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Michelle

Ce mémoire examine les effets des méthodes de traitement des graines d'hévéa sur la digestibilité des nutriments chez le lapin. Réalisé à l'Université de Dschang, il atteste de l'originalité du travail et n'a pas été présenté pour un autre grade universitaire. Les résultats sont basés sur des études menées à l'URPRONAN entre février et mars 2020.

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Ce mémoire examine les effets des méthodes de traitement des graines d'hévéa sur la digestibilité des nutriments chez le lapin. Réalisé à l'Université de Dschang, il atteste de l'originalité du travail et n'a pas été présenté pour un autre grade universitaire. Les résultats sont basés sur des études menées à l'URPRONAN entre février et mars 2020.

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FICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITE DU TRAVAIL

Je soussigné, CIEMENI Michelle Aimee, atteste que le présent Mémoire intitulé «


Effets des méthodes de traitement des graines d’hévéa sur la digestibilité des nutriments
chez le lapin (Oryctolagus cuniculus) » est le fruit de mes propres travaux, effectués à la
Ferme d’Application et de Recherche et à l'Unité de Recherche en Production et Nutrition
Animales (URPRONAN) de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles de
l’Université de Dschang, sous la direction du Pr DEFANG F. Henry, enseignant au
Département des Productions Animales de la dite faculté.

Ce Mémoire est authentique et n’a pas été antérieurement présenté pour l’acquisition de quel
que grade universitaire que ce soit.

Visa de l’auteur

CIEMENI Michelle Aimee


Date……………………………….

Visa du Directeur

Pr DEFANG F. Henry
Date……………………………….

Visa du Chef de Département

Pr. NGOULA Ferdinand


Date…………………………..…

Page i
TABLE DES MATIERES
Pages
FICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITE DU TRAVAIL………………………. i
TABLE DE MATIERES………..………………………………………………………………... ii
DEDICACE…………………………………………….………………………………………… v
REMERCIEMENTS……………………………….…………………………………………….. vi
LISTE DES ABREVIATIONS…………………………………………………………………... vii
LISTE DES TABLEAUX……………………………………………….……………………….. viii
LISTE DES FIGURES…………………………………………………….…………………….. ix
RESUME…………………………………………………………………………………………. X
ABSTRACT…………………………………………………………………………………….…. Xi
INTRODUCTION………………………………………………………………….……………... 1
CHAPITRE 1 : REVUE DE LITTERATURE…………………………………………………. 4
1.1. Besoins nutritionnels des lapins…………………………………………………………. 5
1.1.1. Besoins en énergie……………………………………………………………………….. 5
1.1.2. Besoins en fibres………………………………………………………………………..... 5
1.1.3. Besoins en protéines……………………………………………………………………… 6
1.1.4. Besoins en minéraux…………………………………………………………………..… 7
1.1.5. Besoins en vitamines…………………………………………………………………..… 8
1.1.6. Besoins en eau………………………………………………………………………..….. 9
1.1.7. Facteurs de variation des besoins nutritionnels du lapin………………………………… 10
[Link]. Facteurs endogènes ou intrinsèques………………………………………………….….. 10
[Link]. Facteurs exogènes ou extrinsèques……………………………………………………… 11
1.2. Digestion chez le lapin……………………………………….………………………….. 12
1.2. 1. Principales caractéristiques anatomique de l’appareil digestif du lapin……………….… 12
1.2.2. Particularité digestive chez le lapin…………..………………………………………….. 12
[Link]. Transit digestif……………………………………………………………...……………. 13
[Link]. Caecum fonctionnel……………………………………………………………….……... 13
[Link]. Caecotrophie et importance………………………………………..................................... 14
[Link]. Fermentation microbienne………………………………………………………….……. 15
[Link]. Flore bactérienne dans le gros intestin …………………………………………………... 16
[Link]. Importance des microbes chez le lapin …………………………………………..……… 16
1.3. Digestibilité chez le lapin…………………………………………………………...……. 16
1.3.1. Définition et méthodes d’évaluation …………………………………………………….. 16

Page ii
[Link]. Définition ………………………………………………………………………………... 16
[Link]. Méthodes de mesure de l’utilisation digestive chez le lapin…………………………….. 17
1.3.2. Facteurs de variation de la digestibilité………………………………………………….. 18
[Link]. Facteurs intrinsèques …………………………………………………………………….. 18
[Link]. Facteurs extrinsèques ……………………………………………………………...…….. 19
1.3.3. Digestibilité des nutriments ……………………………………………………..………. 21
[Link]. Digestibilité de la matière sèche et de la matière organique……………………………. 21
[Link]. Digestibilité de l’énergie ……………………………………………………………….... 21
[Link]. Digestibilité de la matière azotée alimentaire………………………...………………….. 22
[Link]. Digestibilité de la cellulose ………………………………..……………………………. 22
1.4. Utilisation des ressources alimentaires non conventionnelles (R.A.N.C) en alimentation
des lapins : cas du tourteau de graine d'Hevea brasiliensis……………………………… 23
1.4.1. Contexte et utilisation des ressources alimentaires non conventionnelles ……………... 23
1.4.2. Hévéa (Hevea brasiliensi)………………………………..…………….………………… 23
[Link]. Description……………………………………………………………………………….. 23
[Link]. Classification…………………………………………………………………………….. 25
1.4.3. Répartition géographique d’hévéa en Afrique…………………………………………… 25
1.4.4. Production des graines…………………………………………………………………… 25
1.4.5. Composition chimique des graines d’hévéa……………………………………………… 26
[Link]. Composition bromatologie………………………………………………………………. 26
[Link]. Composition minéralogique……………………………………………………………… 27
[Link]. Utilisation de la poudre des graines d’hévéa en alimentation animale ………...……….. 28
1.5. Facteurs antinutritionnels………………………………………………………………… 29
1.5.1. Définition et généralité…………………………………………………………………… 29
1.5.2. Facteurs antinutritionnels présents dans la graine d’hévéa 30
1.5.3. Méthodes de traitement de facteurs antinutritionnels……………………………………. 32
[Link]. Méthodes physiques……………………………………………………………………… 32
[Link] Méthodes chimiques……………………………………………………………………… 33
[Link] Méthodes biologiques……………………………………………………………………. 34
Chapitre 2 : MATERIEL ET METHODES……………………………………………………... 35
2.1. Période et zone de l’étude……………………………………………………………….. 36
2.2. Animaux et prophylactiques……………………………………………………………... 36
2.3. Logement ……………………………………………………………….……………….. 36
2.4. Matériel végétal… ……………………………………………………………………….. 37
2.5. Traitement des graines ……………………………………….………………………….. 37

Page iii
2.6. Dosage des facteurs antinutritionnels…………………………………………...……….. 38
2.7. Evaluation de la composition chimique et minérale ……………………………………. 38
2.8. Alimentation……………………………………………………………………………… 39
2.9. Dispositif expérimentales et conduite d’essais…………………………………………... 40
2.10. Paramètres étudiés et collecte de données………………………………………………. 40
2.10.1. Evaluation de l’ingestion et de la digestibilité des nutriments…………………………… 41
2.10.2. Composition chimique des fèces et des urines…………...……………………………… 42
2.10.3. Paramètres étudiés et calculés….………………………………………………………… 43
2.11. Analyses statistiques………………………………………….…………………………. 44
Chapitre 3: RESULTATS ET DISCUSSION……………………………….……………… 45
3.1. Résultats…………………………………………………………………………………. 46
3.1.1. Effet des traitements sur la teneur en facteurs antinutritionnels de la graine
d’hévéa…………………………………………………………......……………………. 46
3.1.2. Effet des traitements sur la composition bromatologique des graines
d’hévéa…………………………………….............……………….……………………. 46
3.1.3. Effet des traitements sur composition minérales des graines d’hévéa…………………. 47
3.1.4 Effet des différents traitements sur l’ingestion alimentaire……………………………… 48
3.1.5. Effets des traitements sur le Coefficient de digestibilité apparente de la MS, de la MO,
PB et CB…………………………………………………………………………………. 48
3.1.6. Effet des traitements sur ingestion et la digestibilité de l’azote des différentes rations…. 49
3.2. Discussion……………………………………………………………………………….. 50
CONCLUSION, RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVE……………………………… 53
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………………………………………………………... 55

DEDICACE

Page iv
A mes parents

Papa MIEDEE Jean-Paul et maman TCHAMAKO Anastasie

Que le DIEU tout puissant vous bénisse.

Page v
REMERCIEMENTS

La réalisation de ce travail n’aurait jamais abouti sans l’aide divine de l’Eternel Dieu Tout-
Puissant, ainsi que la collaboration et le soutien de nombreuses personnes à qui j’exprime ma
profonde et sincère gratitude. J’adresse ainsi mes vifs et sincères remerciements :
- au Professeur Defang F. Henry de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles de
l’Université de Dschang qui, malgré ses multiples occupations, a accepté de tout cœur de
diriger ce travail ;
- à tous les enseignants du Département des Productions Animales pour les multiples
sacrifices et efforts consentis par chacun d’eux au cours de notre formation. Il s’agit des
Professeurs Tchoumboue J., Manjeli Y., Pamo T. E., Teguia A., Fonteh F., Ngoula F.,
Kana J. R., Kenfack A., Tendonkeng, Kouam M., Niba T. A., des Docteurs Miegoue
E., Kouam M., Meutchieye F., Lemoufouet J. Je vous resterai infiniment
reconnaissante ;
- aux ainés du Département en particulier les Docteurs Vemo B. N., Mouchili A. à Mme
Matho A., M Tchakounte F., pour leur assistance et leurs encouragements tout au long de
ce travail ;
- à tous le personnel de la Ferme d’Application et de Recherche de l’Université de Dschang
pour leur collaboration et leurs encouragements ;
- à tous mes camarades de promotion, particulièrement M Ousmane H., Poude M., Maliki
I., Camille N C., Nguedia V., Dansi L., Nkang R., avec qui nous avons partagé beaucoup
de bons et difficiles moments, pour vos encouragements, l’esprit de collaboration et
d’entraide, la solidarité, l’unanimité et la convivialité que nous avons fait prévaloir ;
- à mon père chéri M Deutchou Maurice pour tout ce que tu fais pour moi, pour chaque
sacrifice, encouragements et conseil ;
- à la famille Siewen pour votre présence et soutien inconditionnel ;
- à tous mes frères et sœurs, particulièrement Mme Deukoue., Womeni L., Siewen M., et
M. Kameni M. pour votre soutien multiforme tout au long de ma formation ;
- à mes amis Dafeu D., Kamguia F., Dadjo B., Mboyom. E., NKouenezi N. et Djagou B
pour leur soutien moral et physique ;
- tous les résidents de la mini-cité «Hollywood», pour les encouragements et la convivialité ;
tous ceux qui m’ont aidé et dont les noms n’ont pas été cités, ce travail est aussi le vôtre et je
vous resterai infiniment reconnaissante.

Page vi
LISTE DES TABLEAUX

Pages
Tableau 1 Recommandations des fibres dans aliments complets pour lapins….......… 6
Tableau 2 : Recommandations diététiques de protéine et d'acide aminé pour
lapins…………………………………………………………………….…. 7
Tableau 3 : Recommandations diététiques des minéraux pour lapins …………………. 8
Tableau 4 : Recommandations pratiques pour les apports vitaminiques dans l’aliment
complets équilibrés pour lapins …………………………………………..... 9
Tableau 5 : Composition des crottes molles et dures du lapin ……………………….… 15
Tableau 6 : Composition bromatologique de la graine d’hévéa …………………….….. 27
Tableau 7 : Composition minéralogique des graines d’hévéa ………………………….. 27
Tableau 8 : Teneur en facteurs antinutritionnels de la graine d’hévéa………………….. 31
Tableau 9 : Composition centésimale et les caractéristiques bromatologiques analysées
des différentes rations expérimentales.……...……….…………………...… 38
Tableau 10 : Facteurs antinutitionnels présent dans les graines d’hévéa traitées………… 45
Tableau 11 : Composition chimique des graines d’hévéa...…………………………….... 46
Tableau 12 : Effets des traitements sur la composition minéralogique des graines
d’hévéa ……………………………………………………………………... 46
Tableau 13 : Ingestion alimentaire………..................................................................... 47
Tableau 14 : Coefficient de digestibilité apparente de la MS, de la MO, PB et CB …….. 48
Tableau 15 : Ingestion et digestibilité de l’azote des différentes rations chez la lapine….. 48

Page vii
LISTE DES FIGURES

Pages
Figure 1 : Fonctionnement de la caecotrophie chez le lapin…………………………… 15
Figure 2 : photo de l’arbre d’hévéa…………………………………………………..... 24
Figure 3 : Photo des graines d’hévéa.…… ………………………………………..…... 26
Figure 4 Dispositif de digestibilité……………………………………………………. 37
Figure 5 : Schéma du traitement des graines…………………………………………... 38
Figure 6 : Schéma expérimental de la digestibilité…………………………………….. 40

Page viii
LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES

ADF : Acid Detergent Fiber

ADL : acid Detergent lignin

AOAC : Association of Official Analytical Chemist

CUDa MS : Coefficient d’Utilisation Digestive apparente de la Matière sèche

CUDa MO : Coefficient d’Utilisation Digestive apparente de la Matière Organique

CUDa MAT : Coefficient d’Utilisation Digestive apparente de la matière azotée totale

Fans : Facteurs antinutritionnels

FAR-UDs : Ferme d’Application et de Recherche de l’Université de Dschang

INRA : Institut National de Recherche Agronomique

LAPRONAN : Laboratoire de Production et de Nutrition Animale

MO : Matière Organique

MS : Matière sèche

NDF : Neutral detergent Fiber

FAO : Food and Agriculture Organization

PB : Protéines Brutes

PH : Potentiel d’hydrogène

SPSS : Statistical Package for Social Sciences

Page ix
RESUME
Dans le but de valoriser les sources de protéine non conventionnelle en alimentation animale,
une étude a été conduite entre Février et Mars 2020 à l’URPRONAN’ à fin d’évaluer les
effets des traitements des graines d’hévéa sur la composition chimique de ces dernieres et la
digestibilité des nutriments chez la lapine. Les graines d’hévéa ont été récoltées, scindées en 4
lots et chaque lot a été soumis à un traitement (non traitée, toastée, trempée et bouillie). Un
échantillon de chaque traitement a été séché à l’étuve jusqu’à poids constant pour l’analyse de
la composition chimique et de la teneur en facteurs antinutritionnels (Fans). 30 lapines âgées
entre 5 et 6 mois ont été utilisées. Ces dernières ont été assignées à l’un des groupes de
traitement de 6 animaux chacun. Les lapines étaient logées dans des cages individuelles
munies d’un dispositif de digestibilité avec un accès ad libitum à l’eau. Cinq rations ont été
constituées à savoir : une ration témoin négatif ne contenant pas les graines d’hévéa (T0-), et
4 rations contenant chacune 20% de la poudre des graines d’hévéa (non traitées, toastées,
trempées, et bouillies respectivement pour les rations T0+, T1, T2, et T3). Les périodes
d’adaptation et de collecte de données étaient respectivement de 10 à 5 jours. Chaque lapine
recevait en moyenne et par jour pendant cette période une ration de 150 g d’aliment. Les fèces
et les urines ont été collectées individuellement pendant 5 jours consécutifs. Ensuite, les fèces
et l’aliment ont été séchés dans une étuve jusqu’à poids constant pour l’analyse chimique. Les
résultats ont montré que les graines bouillies ont présenté la teneur la plus élevé en protéine
brute (20,61) et la plus faible en Fans (30,53 ; 21,26 et 3,67 respectivement pour les phénols,
flavonoïdes et tannins) comparé aux graines d’autres traitements. Les animaux recevant la
ration avec les graines d’hévéa bouillies à 100°C pendant 45 minutes (T3) ont présenté une
meilleure ingestion et un meilleur taux de coefficient d’utilisation digestive de la MS, MO,
PB et CB : (32,24. 38,55 ; 61,03 et 80,58) respectivement. La ration contenant les graines
d’hévéa brasiliensis ayant subi le traitement à l’eau bouillante à 100°C pendant 45 min a
permis d’obtenir une meilleure ingestion des nutriments et les meilleurs coefficients
d’utilisation digestive chez les lapines.

Mots clés : Digestibilité, Hévéa brasiliensis lapines, traitement, valeur nutritive,

Page x
ABSTRACT

In order to promote unconventional protein sources in animal feed, a study was conducted
between February and March 2020 at URPRONAN ’to assess the effects treatments of rubber
seeds on the chemical composition of the latter and the digestibility of nutrients in rabbits.
The rubber seeds were harvested, split into 4 batches and each batch was subjected to
treatment (untreated, toasted, soaked and boiled). A sample of each treatment was oven dried
to constant weight for analysis of chemical composition and content of anti-nutritional factors
(Fans). 30 elderly rabbits between 5 and 6 months have been used. These have been assigned
to one of the groups of treatment of 6 animals each. The rabbits were housed in individual
cages with a digestibility device with ad libitum access to water. Five rations were made
namely: a negative control ration not containing rubber seeds (T0-), and 4 rations each
containing 20% of the powder of the rubber seeds (untreated, toasted, soaked, and boiled
respectively for the T0 +, T1, T2, and T3 rations). The periods of adaptation and data
collection were 10 to 5 days respectively. Each rabbit received on average and per day during
this period a ration of 150 g of food. Faeces and urine were collected individually for 5
consecutive days. Then the faeces and food were oven dried to constant weight for chemical
analysis. The results showed that the boiled seeds exhibited the highest crude protein content
(20,61) and the most low in Fans (30.53; 21.26 and 3.67 respectively for phenols, flavonoids
and tannins) compared to seeds from other treatments. Animals receiving the ration with
seeds of rubber boiled at 100 ° C for 45 minutes (T3) showed better ingestion and best rate of
digestive utilization coefficient of DM, MO, PB and CB: (32.24. 38.55; 61.03 and 80.58)
respectively. The ration containing the seeds of hevea brasiliensis having undergone treatment
with boiling water at 100 ° C for 45 min resulted in better nutrient intake and the best
digestive utilization coefficients in rabbits.

Key words: Digestibility, Hevea brasiliensis rabbits, treatment, nutritional value,

Page xi
INTRODUCTION

Page 1
L’alimentation reste le défi majeur pour la réussite des élevages (Niba et al., 2012). Elle
représente 60- 70% des coûts de production en élevage intensif (Defang et al., 2014). Ceci
pourrait s’expliquer par l’augmentation régulière du prix de certains intrants tels que le soja
ou le tourteau de soja qui est importé, et de la concurrence entre les filières agroalimentaires
et animales (Quino et al., 2011). Face à ceci certains éleveurs réduisent le taux
d’incorporation de certains ingrédients couteux dans l’alimentation, ce qui pourrait conduire à
un aliment déséquilibré et par conséquent à une mauvaise expression du potentielle génétique
de l’animal. D’où la recherche des nouvelles sources de protéines comme ingrédients
alimentaires alternatifs, disponibles localement et moins coûteux (Hamzat et Babatunde,
2006) capables de substituer partiellement ou totalement des aliments conventionnels dans
l’alimentation animale (Amaefule et Osuagwu, 2005). Tel est le cas des graines d’hévéa.

L’hévéa ou arbre à caoutchouc du nom scientifique Hevea brasiliensis, est une espèce
d’arbres du genre Hévéa et de la famille des Euphobiaceae. Généralement cultivé pour son
latex qui est ensuite transformé en caoutchouc, il est originaire du Brésil et a été introduit un
peu partout dans le monde. Au Cameroun on retrouve près de 55000 ha d’hévéa (Edéa, Souza,
Ebolowa, Kribi, Eséka, Dibombari et Kienké) avec une production de 150 kg de graine par
hectare et par an (Onoji et al., 2016), donc 8250 tonnes de graines produites par an et
seulement 10% utilisés pour la pépinière.

Les graines d’hévéa contiennent : 23,31% de protéines (Akwa et Micheal, 2016) ; 37,3-50%
de lipides (Ukpebor et al., 2007 ; Oyekunle et Omode., 2008) ; 4,7% de fibre (Sovanno,
2002) ;. 3,6% de cendres et 18,2% de glucides, ainsi que des quantités raisonnables d'oligo-
éléments (Udo et al., 2016). Ces graines ont fait l’objet de plusieurs études. Ainsi, elles ont
été efficacement utilisées dans l’alimentation des pondeuses (Ocho et al., 2008), des porcs en
gestation et en lactation (Koné et al., 2016), des poulets (Aguihe et al., 2017 ; N’Goran et al.,
2018), des canards (Amanidja et al., 2019). De ce faite, elles constituent un important
potentiel alimentaire chez ces derniers.

Toutefois, la présence des facteurs antinutritionnels dans les graines fraichement récoltées tels
que l’oxalate, le cyanure d’hydrogène, les tannins, les saponines, l’inhibiteur de la trypsine et
l’acide phytique, affectent son acceptabilité à l’état naturel chez les animaux avec pour
conséquence une mauvaise utilisation digestive de l’aliment, (Akwa et Micheal, 2016). Afin
que les graines aient une acceptabilité plus large dans la production des animaux en générale
et des lapins en particulier, les chercheurs ont recommandé différentes méthodes de
traitements tels que le trempage et la fermentation dans de l’eau froide, le trempage dans de
Page 2
l’eau bouillante pour une courte durée et le toastage (Udo et al., 2016 ; Aguihe et al., 2017),
pour réduire ces facteurs antinutritionnels. Il serait donc important de procéder à un traitement
avant leur incorporation dans l’aliment des animaux, afin de réduire la quantité de facteurs
antinutritionnels qui peut complexer les autres nutriments présents. C’est dans cette logique
que ce travail a été initié afin de contribuer à la valorisation des sous-produits agricoles et
agro-industriels en alimentation des animaux d’élevage. Plus précisément, il s’est agi
d’évaluer chez le lapin les effets de 3 méthodes de traitements sur :
 la teneur en facteur antinutritionnel de la graine d’hévéa non traitée et traitées ;
 la valeur nutritive des graines d’hévéa non traitée et traitées et la composition
chimique de la ration ;
 l’ingestion alimentaire et la digestibilité.

Page 3
Chapitre 1 :
REVUE DE LA LITTERATURE

Page 4
1.1. Besoins nutritionnels
Les besoins nutritionnels expriment la quantité de nutriments, de micronutriments et d’énergie
qui permet de couvrir les besoins nets en tenant compte de la quantité réellement absorbée
(Schlienger, 2018). Ils peuvent aussi être définis comme la quantité de nutriments dont les
animaux ont besoin pour maintenir leurs activités, maximiser l'efficacité d'utilisation
alimentaire et optimiser leurs performances de production (Chinrasri, 2004). D’ après Lebas
(2004), les lapins sont des monogastriques herbivore ayant des besoins en protéine, énergie,
vitamines, minéraux et en eau. A cela s’ajoutent des besoins en fibres et en acides gras
essentiels (bindelle et picron, 2013). Ces besoins varient en fonction des facteurs endogènes et
exogènes.

1.1.1. Besoins en énergie


L’énergie est le carburant que l’organisme utilise pour se maintenir en vie et pour satisfaire
ses besoins de production. L’énergie apportée par l’aliment sert d’une part à couvrir les besoin
d’entretien et de thermorégulation et d’autre part sert à la reproduction de l’animal. Le besoin
en énergie chez le lapin est exprimé en termes d’énergie digestible (ED). C’est l’énergie
contenue dans les nutriments. Elle est à la disposition des cellules, mais ne sera pas
entièrement utilisée par celle-ci, puisque les déchets tels que l’urée de l’urine en élimine une
partie. Ce besoin en énergie du lapin en croissance ou en reproduction (gestation, lactation)
peut être couvert par des aliments distribués à volonté contenant de 2200 à 2700 kcal d'énergie
digestible par kg de matière sèche (MS) (Yaou et al., 2012). La source d’énergie dans
l’aliment est fournie par les glucides (sucres et féculents), les lipides (ou graisses), la fraction
digestible des fibres et secondairement par l'apport de protéines. Un excès d’énergie dans la
ration crée un dépôt de gras corporel excessif qui peut induire un problème de fertilité
(bindelle et picron 2013).

1.1.2. Besoins en cellulose


La cellulose est le composant naturel le plus abondant de la nature. Elle entre dans la
composition de la paroi cellulaire des végétaux. Elle joue un rôle important dans la régulation
du transit digestif et a un effet favorable sur l’activité microbienne caecale et sur la santé
digestive du lapin en croissance (Gidenne et al., 2010). Le lapin étant un monogastrique
herbivore, a besoin de beaucoup d’aliment de lest dans sa ration pour assurer le bon
fonctionnement de son système digestif, ceci étant fourni par les parois végétales qu’il mange,
en plus sa flore caecale est responsable de la dégradation en partie de ces fibres. Une
alimentation déséquilibrée en fibre est responsable de trouble graves chez le lapin. Un taux

Page 5
élevé, réduit la digestibilité des éléments nutritifs, de la matière organique. Par contre, un taux
faible entraine une entéropathie, avec une mortalité élevée chez le lapin (Gidenne, 2003). Pour
les lapins en engraissement, le taux de cellulose brute d'un aliment complet devra être de
l'ordre de 14 à 16%. Taux nettement plus élevés que celui des aliments pour volailles. Les
lapines reproductrices pourront se satisfaire d'un aliment ne contenant que 12 à 13% de
cellulose brute (Djago et al., 2007). Le tableau 1 présente les niveaux recommandés de fibres
dans l’alimentation des lapins à tous les états physiologiques de production.

Tableau 1 : Recommandations des fibres dans aliments complets pour lapins

Composants d’un aliment Aliment


Jeune en croissance Lapine
«mixte»engraissement,
(4-12 semaines) allaitante
à 89% de matière sèche maternité, etc…
Cellulose brute (méthode
15 12 14
de Weende) %
Ligno-cellulose (ADF) %
19 14 16
minimum
Lignine (ADL)%
5 3 5
minimum
Cellulose "vraie" (ADF –
13 9 11
ADL) % mini
Ratio lignine / cellulose
0,4 0,35 0,4
vraie
Hémicellulose (NDF –
12 9 10
ADF) % mini
ADF : Acid Detergent Fiber ; ADL : Acid Detergent Lignin ;NDF : Neutral Detergent Fiber

Source: Lebas (2004)

1.1.3. Besoins en protéines


Les protéines sont des macromolécules constituées de l’association de plusieurs acides aminés
liés entre eux par des liaisons peptidiques. Ils jouent plusieurs rôles dans l’organisme : le rôle
de construction, ce sont les « briques » de l’organisme car permettent de fabriquer les
muscles, les os, les cheveux, les ongles, tous les organes mais aussi les hormones, les
enzymes et les anticorps (Eakeren et al., 2007). Elles ont aussi un rôle énergétique. Les
animaux ont besoin de protéines pour assurer leur croissance, leur reproduction, la production
du lait et de la viande. Compte tenu du régime herbivore et de la caecoprophagie, le lapin
n’est pas très exigeant sur le plan quantitatif en protéines comme les carnivores. Un taux de
protéines d’origine végétale de bonne qualité et à hauteur de 13% de matière sèche (MS)

Page 6
suffit pour couvrir les besoins du lapin à l’entretien. Cependant, ce taux doit être adapté
comme présenté dans le Tableau 2.

Tableau 2 : Recommandations diététiques de protéine et d'acide aminé pour des lapins


Niveau diététique (à 89- 90% Jeunes au Lapins en
Reproduction
de MS) sevrage engraissement
Protéines brutes (%) 17,5 16,0 15,5
Protéines digestibles (%) 12,7 11,0 10,8
Arginine (%) 0,85 0,90 0,90
Histidine (%) 0,43 0,33 0,35
Isoleucine (%) 0,07 0,65 0,60
Leucine (%) 1,25 1,10 1,05
Lysine (%) 0,85 0,75 0,70
Méthionine + Cystine (%) 0,62 0,65 0,65
Phénylalanine + Tyrosine
1,40 1,20 1,20
(%)
Thréonine (%) 0,65 0,60 0,60
Tryptophane (%) 0,15 0,13 0,13
Valine (%) 0,85 0,70 0,70
Source : Lebas (2000).

1.1.4. Besoins en minéraux


Les minéraux sont des micronutriments jouant un rôle plastique dans l’organisme car
contribuent à la formation des os, des dents et utilisés comme cofacteurs dans certains
réactions enzymatiques. Le besoin en minéraux chez le lapin est beaucoup représenté par le
besoin en calcium et en phosphore (Quinton, 2003) ; Cependant, pour le bon fonctionnement
de son métabolisme, le lapin a besoin d’autres minéraux en plus. Ainsi, les besoins de
croissance en minéraux correspondent aux quantités de calcium et de phosphore qui, une fois
fixées, assurent la minéralisation optimale. Ils dépendent à la fois de la vitesse de croissance
et du degré de minéralisation souhaité (Quinton, 2003). Il est souhaitable que les matières
minérales représentent 8,7% de la ration et qu’un équilibre soit maintenu entre les apports de
calcium (Ca), de phosphore (P), de magnésium (Mg) et de potassium (K), car ces différents
minéraux sont liés par de nombreuses interactions métaboliques. Le rapport phosphocalcique
(Ca/P) idéal est 2,1 (Lebas et al., 1998). Les besoins en calcium augmentent naturellement
pendant la croissance, la gestation et la lactation. Cependant, il y a un niveau minimum des
conditions diététiques des minéraux pour des lapins à tous les états physiologiques de
production. Par ailleurs, un déséquilibre entre les apports de sodium, potassium et chlore peut
entrainer des néphrites et des accidents de reproduction. Ce risque est particulièrement élevé

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dans le cas de végétaux cultivés avec une forte fumure potassique. Toutefois, une
amélioration des performances de croissance avec l’apport de sulfate de cuivre dépassant
largement les besoins (2000 ppm) aurait été enregistrée (Lebas et al., 1996). Le Tableau 3
récapitule les besoins minéralogiques du lapin.

Tableau 3 : Recommandations diététiques des minéraux pour des lapins


Jeune en Aliment «mixte»
Composants d’un aliment Lapine
croissance engraissement,
à 89% de matière sèche allaitante
(4-12 semaines) maternité, etc…
Calcium 0,7 1,2 1,1
Phosphore 0,4 0,6 0,5
Potassium 0,7 1 1
Sodium 0,22 0,25 0,22
Chlore 0,28 0,35 0,3
Magnésium 0,3 0,4 0,3
Source : Lebas (2004).

1.1.5. Besoins en vitamine


Les vitamines sont des molécules organiques essentielles, ce sont des micronutriments dont
l’organisme a besoin en petites quantités pour le bon fonctionnement de son métabolisme.
Elles interviennent sur de nombreux processus vitaux. On en trouve 13 groupes dans la
nature, quatre d’entre elles sont des vitamines liposolubles (A, D, E et K) les 9 autres étant
hydrosolubles. Les vitamines sont apportées par la ration chez la plupart des animaux car ils
sont incapables d’en synthétiser. Cependant, le lapin grâce à l’activité de sa flore bactérienne
produit toutes les vitamines hydrosolubles et la vitamine K (Blum, 1989), ce qui le met à
l’abri de certaines carences. Mais dans certaines conditions comme la mise-bas ou en cas de
stress, la lapine aura besoin d’un supplément venant de l’alimentation. Tout excès ou carence
en une vitamine s’accompagne de plusieurs conséquences, c’est le cas de la vitamine D dont
l’excès entraine une calcification anormale des tissus mou (rein, artère…), par contre une
carence en vitamine E entraine une dystrophie musculaire, une mort subite et une perturbation
de la reproduction (Lebas, 2000). Les besoins recommandés en différentes vitamines chez le
lapin se trouvent dans le Tableau 4 :

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Tableau 4 : Recommandations pratiques pour les apports vitaminiques dans l’aliment
Vitamines Supplémentation Supplémentations Teneurs dans les
(Unité par kg ou ppm) conseillée utilisées sans trouble aliments associées
(Aliments non purifiés) à des troubles
Mini Maxi Carence Toxicité
Vitamine A (rétinol UI) 10 000 (1) 6 000 20 000 2 000 100 000
Vitamine D (UI) 1 000 600 2 000 300 3500
Vitamine E (ppm) 50 25 10 000 17 (2)
Vitamine K (ppm) 2 0 5 0 (2)
Vitamine B1 (thiamine, ppm) 2 (3) 0 (5) - 200
Vitamine B2 (riboflavine, ppm) 6 (3) 0 (5) - (5)
Nicotinamide (vit PP, ppm) 30 (3) 0 (5) - (5)
Acide pantothénique (ppm) 20 (3) 0 (5) - (5)
Vit B6 (pyridoxine, ppm) 4 (3) 0 (5) - (5)
Acide folique (ppm) 1 (3) 0 (5) - (5)
Vitamine B12 (ppm) 0,02 (3) 0 (5) - (5)
Biotine (ppm) 0,10 (3) 0 (5) - (5)
Choline (ppm) 200 (3) 0 (5) - (5)
Vitamine C (ppm) 250 (4) 0 10 000 - (2)
(1) peut être fourni par 30 ppm de β-carotène. Pas de toxicité connue du β-carotène ; (2) pas d'effet néfaste connu associé à un
apport massif ; (3) apport conseillé en cas de risque élevé de troubles digestifs (post-sevrage, …) ; (4) conseillé en situation
de stress (chaleur, …) à incorporer sous forme protégée ; (5) Pas de travail disponible sur des doses fortes à très fortes, mais
le risque d'intoxication par excès de vitamine du groupe B est très faible en raison de faible capacité de stockage dans
l'organisme des vitamines de ce groupe.
Source : Lebas (2000).

1.1.6. Besoin en eau


Contrairement à ce que beaucoup de personne pense le lapin boit de l’eau. Cet élément est
essentiellement indispensable aux lapins surtout s’ils ne consomment que les aliments secs.
La quantité d’eau consommée quotidiennement par des jeunes en croissance peut être jusqu’à
1,5 à 2 fois supérieure à la quantité d’aliment sec ingérée lorsque l’animal se trouve dans la
zone de neutralité thermique (15 à 18 °C) (Yaou et al., 2012). Cette eau doit être propre,
fraiche, donc constamment renouvelée. Une baisse de la consommation d’eau provoque une
baisse de l’ingestion alimentaire et des néphrites pouvant conduire à la mort. D’après Yaou et
al. (2012), l’eau est un facteur de réussite dans l’élevage du lapin. Un accès à l’eau de boisson
augmente l’indice de conversion des animaux et améliore les performances de reproduction
(nombre de petit nés et sevrés vivants) et la santé des femelles en lactation (Chauca de
Zaldiva, 1997). Par contre, une privation hydrique ou un déficit dans la ration fait chuter la
prise alimentaire et peut avoir des effets néfastes sur la croissance des animaux et sur la
reproduction (diminution de la fertilité, augmentation des mortalités embryonnaires). Ainsi,

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un lapin en croissance a besoin de 0,2 à 0,3 litre d'eau par jour et de 0,6 à 0,7 litre d'eau pour
une lapine allaitante (Kpodekon et al., 2009).

1.1.7. Facteur de variation des besoins nutritionnels du lapin


Les besoins nutritionnels du lapin comme chez la plupart des animaux dépendent de plusieurs
facteurs regroupés en deux groupes : les facteurs endogènes liés à l’animal et les facteurs
exogènes qui ne dépendent pas de celui-ci.

[Link]. Facteurs endogènes ou intrinsèques


Les facteurs endogènes sont spécifiquement liés à l’animal et permettent de déterminer les
besoins alimentaires de ce dernier. Ainsi, les besoins des animaux sont influencés par le type
génétique (espèce, la race, souches), l’âge de l’animal, le sexe, l’état physiologique, le niveau
de production et bien d’autres.

- Types génétiques
Chez le lapin nous avons plusieurs races : la race naine, moyenne et lourde. Chez ces
différentes races, l’ingestion, le gain de poids, la vitesse de croissance et les besoins
nutritionnels vont varier. Comme exemple le lapin angora ou producteur de poil doit avoir
dans son alimentation un surplus en acide animés soufrés pour lui permettre de couvrir sa
production en kératine (8 g/kg contre 4,3g/kg). (Gidenne et al., 2015).

- Age
Les besoins en énergie, en protéines et lipides, la consommation alimentaire et l’indice de
consommation varient en fonction de l’âge. Le besoin en cellulose est plus important chez le
jeune (15%) que chez l’adulte (12%), les lapins adultes ont besoin de 2700 kcal d’énergie
digestible contre 2400 kcal chez le jeune en croissance (Yaou et al., 2007).

- Sexe
Les mâles n'ont pas besoin d'un aliment très riche comparés aux femelles dont l’aliment doit
être le plus concentré du fait de leur activité de reproduction (Lebas, 1996).

- L’état physiologique
Les besoins nutritionnels des lapines varient en fonction de leur stade physiologique, qu’elle
soit gestante, allaitante, ou en engraissement. Les femelles allaitantes qui doivent recevoir
l'aliment le plus riche, le plus concentré. En effet une lapine en engraissement a besoin de 15
à 16% de protéines brutes tandis qu’une lapine gestante ou allaitante a besoin de 17 à 18%.
Les besoins en minéraux des lapines en engraissement sont nettement inférieurs à ceux des

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lapines allaitantes. En fait les lapins en croissance ont besoin de 4000 et 3000 ppm calcium et
phosphore respectivement tandis que les lapines en reproduction ont besoin d’un optimum de
12000 ppm et 6000 ppm. Ces dernières exportent des quantités importantes de minéraux dans
leur lait : 7 à 8 g par jour en pleine lactation, dont près du quart sous forme de calcium (Lebas,
1996).

[Link]. Facteurs exogènes ou extrinsèques


Ce sont les facteurs qui ne dépendent pas de l’animal, mais de l’environnement dans lequel il
se trouve.

- Température
La température ambiante influence fortement plusieurs paramètres de nutrition notamment,
l’ingestion alimentaire, le gain de poids et les besoins alimentaires. Les écarts de température
sont néfastes au lapin et sont à l’origine de nombreux problèmes respiratoires et digestifs. En
cas d’une hausse de température au-delà de la température de confort thermique 21°C (Abdel
et al., 2008), la quantité d’aliment ingéré diminue, le besoin en énergie diminue et les besoins
en eau augmentent (Djilali, 2011).Car les dépenses énergétiques du lapin pour maintenir la
température corporelle sont réduites. Ainsi, une température en deçà de 16°c entraine une
hausse du besoin énergétique, énergie utilisée pour la thermorégulation et par conséquent le
lapin s’adapte en augmentant son ingestion (Gidenne et al., 2015).

- Alimentation
L’aliment est un facteur important pour le zootechnicien car il lui permet d’atteindre ses
objectifs. La variation d’un ingrédient a des conséquences plus ou moins grandes sur les
performances de croissance de l’animal qui consomme cet aliment. Le lapin régule son appétit
en fonction de la teneur en énergie de la ration alimentaire. Ainsi, dès que son besoin en
énergie est couvert, le lapin n’ingère plus, même si les autres besoins tels que le besoin en
protéines ne le sont pas (Gidenne et al., 2015).

- Logement
Le logement permet de contrôler la densité, le climat et bien d’autres. Si la densité des lapins
en croissance en cage collective est trop élevée (> 20 sujets/m², soit 48 à 50 kg de PV/m²),
l’ingestion diminue sensiblement, pouvant même altérer l’efficacité alimentaire. Rappelons
qu’au-dessus d’un seuil de 18-20 lapins/m² (43 à 46 kg PV/m²), les risques sanitaires
s’accroissent. Le même phénomène est observé lorsque, à densité identique exprimée en
lapins par m², la taille du groupe, et donc celle de la cage ou du parc, s’accroissent. À

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l’inverse, une faible densité et une cage de grande taille favorisent l’ingestion du fait que les
lapins ont une plus grande mobilité et donc des dépenses énergétiques plus élevées (Combes
et al., 2003).

1.2. Digestion chez le lapin


1.2.1. Principales caractéristiques anatomique de l’appareil digestif du lapin

 Appareil digestif
L’appareil digestif du lapin est presque le même que celui de la plupart des mammifères
monogastriques. Sa cavité buccale présente des dents profondément insérés dans la mâchoire,
à croissance continue (2 à 3 cm par semaine) (Djago et al., 2007). La particularité de sa
mâchoire est l’existence d’une deuxième paire d’incisives à la mâchoire supérieure,
dissimulée derrière la première paire.

 Estomac
Son estomac est identique à celui des autres monogastriques et c’est le lieu où débute la
digestion des protéines sous l’action de la pepsine. Il a un pH compris entre 1,5 et 3,5. Les
aliments y séjournent 3 à 6h de temps avant d’être évacués vers l’intestin grêle (Djago et al.,
2007).

 Intestin grêle
L’intestin grêle représente plus de la moitié de la longueur du tube digestif. Il fonctionne
exactement comme chez les monogastriques. C’est le lieu de digestion des lipides, glucides,
protéines et lieu d’absorption des nutriments. Le digesta y séjournent 1 à 3h avant de
déboucher dans le caecum (Djago et al., 2007).

 Caecum
Les particules qui ont échappés à la digestion se retrouvent dans le caecum et sont dégradés
par la flore bactérienne s’y trouvant. Son pH est de 6 et varie suivant l’âge et la période de la
journée. Il fonctionne exactement comme le pré-estomac des herbivores (vilmouth, 2015).

 Colon
Le colon du lapin est subdivisé en 3 parties. Le colon proximal mesurant 50 cm, caractérisé
par un renflement en forme de poche ou haustra coli. C’est le siège d’absorption des acides
gras volatiles, des minéraux et de l’eau, et le lieu de production d’une grande quantité de
mucus. Le fusus coli c’est la seconde partie, elle mesure 1 à 1,5 cm et contient les cellules en
gobelet, des entérocytes et des cellules glandulaires. Le fusus coli est un pacemaker qui

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contrôle l’excrétion des deux types de fèces du lapin. La 3 ème partie est appelée côlon distal,
c’est le lieu où se déroule la plupart des échanges hydrominéraux. A l’extrémité du côlon se
trouve le return (vilmouth, 2015).

1.2.2. Particularité digestives chez le lapin


Le lapin est un monogastrique herbivore possédant un estomac constitué d’une seule poche,
par opposition aux bovins ou aux chèvres qui ont un estomac constitué de plusieurs poches. Il
se distingue des autres monogastriques par l'importance de son cæcum dans la digestion. C’est
le lieu de la digestion microbienne.

[Link]. Transit digestif


Après leur ingestion, les particules alimentaires séjournent brièvement dans l'estomac,
progressent dans l'intestin grêle et y sont attaquées par les sécrétions de l'intestin et du
pancréas. La bile provenant du foie facile l'action des enzymes contenues dans les sécrétions
pancréatiques et intestinales. Les éléments assimilables sont alors libérés et absorbés par la
paroi de l'intestin. Cette première phase dure environ 4 à 5 heures (3-4 h dans l'estomac + 1½
h environ dans l'intestin grêle) (Djago et al., 2007).
Les particules non digérées et les restes des sécrétions arrivent dans le caecum et sont
attaquées par les enzymes des bactéries qui y vivent et s'y multiplient. Des éléments
assimilables issus de l’activité des bactéries sont là aussi directement absorbés. Après 12 à 18
heures, le contenu du caecum est évacué dans le côlon, partie terminale de l'intestin. En
fonction de l’heure de la journée, le colon produira soit les crottes molles (au courant de la
matinée) en forme de grappes de 5 à 10 boules, enrobé de mucus qui seront consommées par
le lapin ou les crottes dures (aux autres moments de la journée) de forme ronde qui seront
évacuées dans la litière (Djago et al., 2007). Les crottes molles vont donc se retrouvées dans
l’estomac et suivre le même procédé que les autres aliments. Par conséquent une particule
donnée très peu digestible peut faire plusieurs fois (de 1 jusqu'à 3 ou 4 fois) le trajet bouche -
anus avant d'être éliminé dans une crotte dure (Djago et al., 2007).

[Link]. Caecum fonctionnel


Le caecum du lapin du point de vue fonctionnel peut être comparé au rumen chez les
ruminants. Il est le siège d’activités fermentaires intenses dues à la flore microbienne dont les
acides gras volatils (AGV) sont les produits terminaux. Ils couvrent 10 à 40% des besoins
énergétiques d’entretien du lapin. Le profil fermentaire est constitué majoritairement de
l’acétate (70 à 80%), ensuite du butyrate (8 à 20%) et du propionate (3 à 10%) (Kimse, 2009).

Page 13
[Link]. Caecotrophie et importance
La caecotrophie est un comportent qui consiste à la production de deux types de fèces dont
l’un dur et l’autre mou. Les crottes dures sont rejetées dans la litière, les crottes molles sont
récupérées par le lapin dès leur émission. Pour ce faire il tourne la tête vers l’anus et les aspire
lorsqu’elles sortent. Il les avale ensuite sans les mâcher (Burgau, 2010). Elle se produit
pendant deux périodes distinctes : de 02 à 09h avec 40% de l'excrétion totale et de 13 à 17h
avec 60% d'excrétion totale et donc une absence d'excrétion de 09 à 13h (Lorente et al.,
1988). La caecotrophie permet au lapin de :
- récupérer les matières azotées de qualité et de vitamines B et C d’origine microbienne. Cet
apport est si essentiel pour les vitamines hydrosolubles qu’il est souvent conseillé de donner
un complément externe de vitamines quand il existe un risque de perturbation digestive des
lapins (dans les jours suivant le sevrage par exemple) (Tchibozo et al., 2017) ;
- valoriser une alimentation non équilibrée ou de qualité moyenne (Tchibozo et al., 2017) ;
- maintenir une teneur élevée en flore microbienne dans l’intestin.
En effet, tout comme celui des autres monogastriques, le tube digestif du lapin est le siège
d’une activité motrice permettant le brassage des aliments avec les sucs digestifs, favorisant
ainsi l’action des enzymes digestives (ParigiBini et al., 1992).
Chez un lapin sain recevant un aliment complet équilibré, la caecotrophie fournit à l’animal
15 à 25% des protéines ingérées quotidiennement (Burgau, 2010). Plusieurs facteurs, selon
Djago et Kpodekon (1999), jouent un rôle favorable à la caecotrophie. Ces facteurs sont : le
calme et une bonne ambiance générale de l’élevage, le respect de la densité dans les cages et
une eau de qualité en permanence. A ces trois facteurs, Laplace (1978) augmente celui d’une
ration de composition adéquate, c’est-à-dire équilibrée en protéines, en cellulose et en
amidon. La Figure 1 présente le schéma général du fonctionnement de la caecotrophie chez le
lapin.

Page 14
Figure1 : Fonctionnement de la caecotrophie chez le lapin (Lebas, 2009).
La composition des caecotrophes peut légèrement varier selon l’alimentation. De même
la quantité de caecotrophes émise par jour semble être liée à la teneur en fibres du régime. On
peut ainsi estimer cette production (en g de MS/j) à 20 % de l’ingéré total sec « aliments +
caecotrophes » (Gidenne et Lebas, 2005). Le Tableau 5 présente la composition moyenne des
fèces normales et des caecotrophes (Lebas, 2005).

Tableau 5 : Composition des crottes molles et dures du lapin


Composition Crottes dures Caecotrophes

Matière sèche (%) 58,3 27,1

Protéines (% MS) 13,1 29,5

Cellulose brute (% MS) 37,8 22,0

Lipides (% MS) 2,6 2,4

Minéraux (% MS) 8,9 10,8

Vitamine B2 (mg/kg) 40 140

Vitamine B3 (mg/kg) 9 35

Vitamine B5 (mg/kg) 9 60

Vitamine B12 (mg/kg) 0,1 3

Source : Lebas (2005).

Page 15
[Link]. Fermentation microbienne
La digestion cæcale caractérisée par la fermentation est précédée par une dégradation
enzymatique. Cette activité métabolique est l’œuvre de divers microorganismes,
majoritairement dominés par les bactéries protéolytiques, uréolytiques et par les bactéries
utilisatrices de NH3. Ce sont principalement les Clostridium et Bacteroides vulgates
(Forsythe et Parker, 1985). Ensuite, suit le groupe des bactéries fibrolytiques, composées de
bactéries cellulolytiques (Eubacterium et Bacteroides) et de bactéries pectinolytiques et
xylanolytiques (Prevotella ruminicola), des bactéries amylolytiques et des bactéries
méthanogènes telles que Methanosphaera cuniculi. L’activité amylolytique et cellulolytique
aboutissent à la production de glucides simples qui sont ensuite fermentés par d'autres
bactéries pour aboutir à la production d’AGV. Les AGV majeurs sont l’acétate, le propionate
et le butyrate et les AGV mineurs sont l’acide valérique C5, l’isobutyrate (iC4) et l’iso
valérique (iC5) (Kimse, 2009).

[Link]. Flore bactérienne dans le gros intestin


La flore bactérienne du gros intestin se trouve principalement dans le caecum. Elle se
compose majoritairement des bactéries gram négative Bacteroides spp, mais on trouve
également d’autres bactéries gram positives et négatives : Bifidobacterium, Endophorus,
Clostridium, Streptococcus, Acuformis entre autre. Lactobacillus et E. coli sont généralement
absentes sauf en cas de régime alimentaire riche en glucide et pauvre en fibre (Vilmouth,
2015). Contrairement au rumen, le microbiote caecal du lapin ne contiendrait ni protozoaires,
ni champignons anaérobies (Bennegadi et al., 2003).

[Link]. Importance des microbes chez le lapin


Le microbiote caecal est un élément clé dans la physiologie digestive du lapin tant du point de
vue de la santé digestive que du point de vue de l’efficacité de la digestion. En effet, le tube
digestif du lapin étant dépourvu d’enzyme capable de dégrader les fibres, la digestion de
celles-ci n’est rendu possible que grâce à la fermentation microbienne. De plus le
métabolisme de la flore microbienne produit en plus des acides gras volatiles, des vitamines
de la famille B qui met le lapin à l’abri de certaines carences vitaminiques. En fin, ce
microbiote sert de source de protéines pour son hôte grâce à la caecotrophie (Djago et al.,
2007).

1.3. Digestibilité chez le lapin


1.3.1. Définition et méthodes d’évaluation

Page 16
[Link]. Définition
L’utilisation digestive des aliments ou la digestibilité est le degré d’utilisation des aliments ou
des nutriments issus de cet aliment (Rivière, 1991). Selon cet auteur, c’est une notion
quantitative qui se traduit par le coefficient d’utilisation digestive (C.U.D) ou coefficient de
digestibilité (C.D.). Cette donnée se réfère à la proportion des divers constituants d’un aliment
qui est retenue par l’organisme (Rivière, 1991 ; Lhoste et al., 1993). Elle consiste à faire le
bilan entre les nutriments ingérés et ceux excrétés dans les fèces (Roberge et Tourtain, 1999),
et permet d’apprécier la valeur nutritive des aliments pour les animaux (Franchoné et al.,
2009). La digestibilité est déterminée par plusieurs méthodes : la méthode directe ou in vivo,
la méthode in sacco et in vitro. Chez le lapin, on utilise de préférence la méthode in vivo.

[Link]. Méthodes de mesure de l’utilisation digestive chez le lapin


Chez le lapin comme chez la plupart des animaux, plusieurs méthodes peuvent être employées
pour déterminer la digestibilité :

 La méthode directe ou in vivo


C’est la plus utilisée, elle se fait dans des cages appelées cages de digestibilité qui ont été
aménagées de manière à permettre un contrôle rigoureux des quantités d’aliments et d’eau
consommées et une récolte séparée des matières fécales et des urines. Elle consiste à
déterminer la fraction d'un aliment donné qui est digérée par l'animal, par pesée des quantités
offertes, des refus et des fèces, et par analyse chimique d'échantillons homogènes prélevés sur
ces trois éléments. (Noumbissi et al., 2014). Le rapport entre les quantités de chaque
nutriment dans les produits ingérés et dans les fèces permet le calcul des coefficients de
digestibilité ou coefficients de l’utilisation digestive (CUD), ceci en fonction du type de
digestibilité. La digestibilité in vivo évaluée dans de nombreuses études n’est qu’apparente car
il existe dans les fèces des produits qui ne proviennent pas des ingesta, ce sont les substances
endogènes ou d’origine microbienne, dont il est très difficile d’évaluer l’importance (Gadoud
et al., 1992). Le nutritionniste étudie généralement la digestibilité apparente en se bornant à
faire le bilan entre les nutriments ingérés (ingestats) et ceux excrétés dans les fèces (excrétas)
(Gadoud et al., 1992 ; Roberge et Tourtain 1999). Elle se détermine de manière suivante :

Elément ingéré−Elément fécal


CUDa = X 100
Element ingéré

Page 17
Le physiologiste quant à lui cherche à discriminer dans la composition des fèces la part qui
revient à l’aliment de celle qu’on ne peut lui attribuer, constituée des déchets métaboliques.
C’est le problème de la digestibilité réelle qui se détermine de la façon suivante :

ingéré−(fèces−fèces endogènes)
CUDréel= × 100
ingéré

La mesure de ce CUD réel est toujours délicate et souvent même irréalisable car le nutriment
métabolique est pratiquement impossible à déterminer chez les animaux (Gadoud et al., 1992)

 Méthodes indirectes
- Méthode in sacco
Elle peut se faire en utilisant de marqueurs ou des sacs de nylon contenant quelques grammes
de l’aliment à étudier, préalablement broyé et inséré dans le tube digestif. Elle s’adapte aux
ruminants car elle fait appel aux animaux porteurs d’une fistule du rumen.
- Méthode in vitro
C’est la méthode de détermination de la valeur nutritive d’un aliment par utilisation du jus
rumen, des réactifs et de l’échantillon dans les seringues maintenus dans un bain-marie, mais
reproduisant les conditions physico-chimiques (température, pH, atmosphère) très proches de
celles de la panse (Menke et al., 1979). Cette technique utilise surtout du jus de rumen comme
inoculum et la question qui se pose alors pour monogastrique concerne la nature de
l’inoculum à utiliser. Les auteurs à l’instar d’Ahrens et al. (1991) et Cobs (2005) utilisèrent
des contenus caecaux comme inoculum. Mais le prélèvement du contenu caecal implique le
sacrifice des animaux.

1.3.2. Facteurs de variation de la digestibilité


La digestibilité d’un aliment dépend de plusieurs paramètres regroupés en deux groupes : les
facteurs intrinsèques et extrinsèques.

[Link]. Facteurs intrinsèques


Ce sont les facteurs internes qui tiennent compte de l’animal utilisateur. Ils sont
essentiellement l’espèce, la race, l’âge, l’état physiologique et pathologique (Lhoste et al.,
1993).

 L’espèce et la race
La particularité du tube digestive de chaque espèce, leur besoin métabolique, les
caractéristiques du tube digestif, la structure et la flore qui diffèrent suivant les espèces font

Page 18
que la digestibilité d’un aliment varie également en fonction de l’espèce (Rivière, 1991;
Lhoste et al., 1993). Par exemple pour une ration contenant 10 kg de cellulose, une vache
digérera 85% de cette cellulose et rejettera 15% contre seulement 20% digéré et 80% rejeté
par le lapin s’il consomme le même aliment.
La race semble avoir peu d’influence sur la digestibilité. Toutefois, Bernali et al. (2011) en
comparant l’efficacité d’utilisation digestive de la matière sèche, matière azotée totale et de
l’énergie étaient significativement plus élevée chez la population blanche issue “d’hybridesˮ
commerciaux importés que chez la population locale Kabyle.

 L’âge et le sexe

Chez le lapin, les femelles ont une digestibilité plus élevée que le mâle (Lebas, 1975). Les
femelles en effet digèrent beaucoup plus que le mâle (Ibrahim, 2014). Par contre Niba et
al. (2004) ont remarqué que l’efficience alimentaire était plus élevée chez les cobayes
mâles que chez les femelles. Lebas (1996) rapporte que le coefficient de digestibilité de la
matière et de la matière organique des femelles est plus élevé que celui des mâles ; il note
une différence de 2,5 points.

Les lapereaux comme la plupart des herbivores en bas âge sont incapables de digérer
correctement la cellulose du fait d’une flore microbienne peu développée. Il en est de
même pour le l’amidon. Maertens (1992) recommande un apport alimentaires de 14%
d’amidon pour les petits de moins de 42 jours et de 18% pour les adultes car les secrétions
d’enzymes amylotiques commencent à partir du 42 jours et surtout pour ne pas perturber
la flore fibrolytique qui est en phase de développement (Scapinello et al., 1999).

 les états physiologiques et pathologiques


Les troubles de l’appareil digestif diminuent considérablement l’utilisation digestive des
aliments. C’est ainsi que les entérites accélèrent le transit intestinal alors que les infestations
parasitaires qui agissent surtout par l’intermédiaire des antienzymes sécrétés par les parasites,
ont une action très importante sur la digestibilité (Rivière, 1991).

[Link]. Facteurs extrinsèques


Ce sont les facteurs externes à l’animal. Il s’agit essentiellement de l’alimentation.

 L’alimentation
C’est le facteur qui a la plus nette influence sur la digestibilité. Elle intervient notamment par
les caractéristiques de la ration, son volume, sa structure, et par la nature des aliments qui le
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composent, leur état physique, leur composition, la qualité et rapport entre divers constituants
(Rivière, 1991).

 Composition chimique de la ration


La qualité de fibre présente dans une ration influence fortement la digestibilité. Pour un
aliment de lapin ne contenant que la lignine comme fibre, le pourcentage de fibre non digéré
dans les fèces sera presque de 100% car la flore caecale n’a pas des enzymes capables de
digérer la lignine. La lignine ici est utilisée uniquement comme aliment de lest. (Djago et al.,
2007).

 Méthode de traitement de l’aliment


La façon dont les fourrages sont traités affecte considérablement leur digestibilité. Les
méthodes de traitement comme le frottement, la granulation, la cuisson, le trempage et le
hachage affectent le coefficient de digestibilité de l'aliment (Ranjhan, 1999). La digestibilité
des protéines est amoindrie lorsque les protéines sont endommagées par la chaleur. En effet,
sous l’effet de la chaleur, certains acides aminés ont tendance à se combiner avec d’autres
composants et ne peuvent plus être assimilés (Holnes, 1994).

 Rythme des repas


Les travaux de Meo et al. (2007) ont démontré qu’une restriction alimentaire chez les lapins
augmentait la digestibilité des nutriments. Une différence significative était observée pour les
animaux nourris à volonté et ceux dont l’alimentation avait été limitée. La digestibilité de la
matière sèche avait un pourcentage de digestibilité apparente de 62,7 % et 65,2% pour ceux
alimenté à volonté et ceux dont l’alimentation a été restreint respectivement, celle de la
matière organique était de 63,5 % et 66,0 %, celle des protéines était de 79,8 % et 79,9 %,
celle des NDF était de 34,1 % et 41,7 % et enfin celle des ADF était de 19,1 % et 24, 5%.

 Présences de facteurs antinutritionnels


Les fourrages, surtout les légumineuses, comportent dans leurs parties végétatives (vacuoles
des cellules des feuilles, des tiges, des racines) des composes secondaires qui ont une
influence sur l’utilisation des protéines. En effet, on y retrouve des composés tels que les
tannins, la lectine, les facteurs antytrypsiques, l’acide phythique, les alpha- galactosides et la
vicine-convicine qui réduisent l’aptitude des microbes à digérer les nutriments dont elles sont
constituées. La présence des tannins, ou des inhibiteurs de trypsines dans l’aliment affecte
considérablement la digestibilité des protéines. Les tannins en plus de complexer les
protéines, réduisent également les fonctions catalytiques et hydrolytiques des enzymes

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(Murray et al., 2000) ; tandis que l’inhibiteur de trypsine inhibe l’action de la trypsine. Wafar
et al. (2017) rapporte une réduction de la digestibilité chez le lapin lorsque ceux-ci sont
nourris avec les graines de kapotier crue. Cette réduction de la digestibilité est a été attribuée
à la présence des facteurs antinutritionnels dans cette graine (tannin, Alcaloïdes, phenols,
flavonoïdes, saponines, inhibiteur de trypsin, hemagglutinine et l’oxalate).

1.3.3. Digestibilité des nutriments


La composition nutritionnelle des aliments est insuffisante pour être sûre de la couverture des
besoins d’un animal. Il faut s’assurer de la disponibilité des éléments nutritifs qui constituent
la ration et de la capacité qu’a cet animal à utiliser les éléments présents. Par exemple, un
aliment riche en cellulose chez l’homme ne sera pas dégradé mais servira plutôt d’aliment de
lest or chez la chèvre cet aliment est source d’énergie. La digestibilité des aliments étudie
plutôt la disponibilité des nutriments des fourrages, et elle mesure donc le rendement de la
digestion.

[Link]. Digestibilité de la matière sèche et de la matière organique


Les résultats bilans de digestibilité sont souvent exprimés en pourcentage de la digestibilité de
la matière sèche (dMS) ou de la matière organique (dMO). La digestibilité de la matière
organique (dMO) est le principal facteur de variation de la valeur énergétique. Chez le lapin,
la digestibilité de la matière organique (MO) varie en fonction du taux de fibres dans la
ration : elle est fortement corrélée au taux d’ADF (Gidenne, 1996). Des travaux ont montré
que la digestibilité de la MO augmentait de 1,35 points lorsque la teneur en ADF diminuait de
1 point. Aguihe et al. (2018) rapportent de leurs travaux sur la poule de chair nourrie aux
graines d’hévéa traitées, la digestibilité de la matière sèche suivante : lot témoin 71,76 ;
graines trempées 70,55 ; bouillies 71,45 toastés 72,96 ; fermentées72, 76. Lounaouci (2014)
lors d’une étude comparative sur la digestibilité de certains protéagineux (pois, féverole)
comme source alternative de protéine au soja a obtenu un coefficient de 79,8 ; 75,8 ; 78,2 de
la matière sèche et 79,2 ; 75,6 et 78,0 de la matière organique. Pour les graines de soja, de
pois et de féverole respectivement.

[Link]. Digestibilité de l’énergie


L’énergie contenue dans les aliments est transformée progressivement dans le tube digestif
des animaux, puis dans les tissus de ceux-ci. Ainsi, nous avons l’énergie brute (EB) qui
représente la quantité de chaleur produite quand l’aliment est entièrement brulé dans

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l’oxygène. Néanmoins, son évaluation reste problématique, car elle ne fait l’objet d’aucune
méthode officielle et internationale de mesure directe (Perez, 1994). Etant donné que l’animal
ne peut entièrement tirer profil de cette énergie, on distinguera l’énergie digestible (ED). Il
s’agit du contenu en énergie brute (EB) dont est soustraite la fraction indigestible qui se
retrouve dans les fèces. Le coefficient de digestibilité de l’énergie (ED) définit le rapport
EB/ED (Jean-Blain, 2002). L’énergie métabolisable (EM) correspond à la quantité d’énergie
réellement disponible pour la réalisation de différents processus physiologiques. Elle tient
compte des pertes d’énergie dans l’urine et les gaz comestibles. L’énergie nette (EN) enfin,
traduit des pertes relatives aux processus biologiques. La conversion énergétique n’est en effet
jamais de 100%. L’énergie nette est donc l’énergie qui est contenue dans le produit final du
processus physiologique. La même analyse est valable pour tous les nutriments (Jean-Blain,
2002).

[Link]. Digestibilité de la matière azotée alimentaire


 La digestibilité de la matière azotée est étroitement liée à leur structure fibreuse ou
globulaire, leur masse moléculaire et à la présence d’autres composants dans l’aliment tels
que les glucides à faible digestibilité, cette partie de matière azotée enfermée dans les cellules
végétale qui résiste à la digestion ne sera pas digérée aux mêmes endroits que celles non liées
car il faudrait préalablement digérer ces fibres (au niveau du caecum), c’est pourquoi il sera
utile de distinguer les fractions protéiques en fonction de leurs lieu de digestion (Roberge,
2000). La valeur nutritionnelle des protéines alimentaires est estimée par le pourcentage
d’azote ingéré utilisé pour la synthèse protéique. Quant à la disponibilité d’un acide aminé,
elle correspond par définition au pourcentage utilisé pour la synthèse protéique lorsque cet
acide aminé constitue le seul facteur limitant du régime (INRA, 2007). Grâce à la
caecotrophie, le lapin tire profit des matières azotées inaccessibles aux enzymes digestives
endogènes lors de leur premier passage, ce qui optimise l’utilisation protéique. Lounaouci.
(2014) a obtenu les résultats suivants 86,9 ; 83,6 et 85, 8 pour le CUDa de la protéine lorsque
les lapins sont nourris avec le soja, pois et féverole respectivement comme source de protéine.
De même Cunha (1993) a obtenu un coefficient de digestibilité de 60,9 et 61,4 lorsque le soja
est remplacé à 20% par Vicia benchalensis dans la ration des lapins.

[Link]. Digestibilité de la cellulose


La cellulose est utilisée comme aliment de lest chez le lapin. Sa digestion est de très faible
ampleur et a lieu dans le caecum. Son utilisation digestive est étroitement liée à sa teneur dans
l’aliment. Pour un aliment très riche en fibre, la digestion sera faible, due au transit digestif

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très rapide. Wafar et al. (2017) ont obtenu 58,14 pour le CUDa de la cellulose lorsque les
lapins sont nourris avec les graines de kapotier crue. Aguihe et al. (2017) ont obtenu avec les
graines d’hévéa, un CUDa de 43,97 (lot témoin), 40,08 (trempée), 43,47 (boullie), 42,17
(toastée) et 44,20 (fermentée) pour la cellulose brute chez les poules de chaires.

1.4. Utilisation des ressources alimentaires non conventionnelles (R.A.N.C) en


alimentation des lapins : cas du tourteau de graine d'Hevea brasiliensis.

1.4.1. Contexte et utilisation des RANC

Les ressources alimentaires non-conventionnelles (RANC) sont des aliments d'origine


végétale, animale ou minérale utilisées aussi bien chez les animaux que chez l'homme et qui
n'entrent pas en concurrence avec l'alimentation humaine. Les RANC, peu connues de la
plupart des éleveurs sont représentées par les sous-produits de transformations industrielles
des produits agricoles, des déchets des productions végétales ou des cultures spécifiques
inhabituelles (Dahouda et al., 2009). Il s'agit en fait d'aliments de substitution partielle ou de
remplacement total des aliments conventionnels. Ce sont notamment des graines (Mucuna
spp., Lablab purpureus, Canavalia ensiformi, sésame, hevea brasilensis), de feuilles (Cassia
tora, Moringa oleifera, Leucaena leucocephala, Azolla pinnata, Gliricidia sepium,
Centrosoma pubescens, Cajanus cajan, hevea brasilensis, ...), ainsi que de tubercules et de
produits animaux divers (Dahouda et al., 2009 ; Olugbeni et al., 2010). Ces RANC peuvent
constituer, à moindre coût, un apport alimentaire d'appoint ou une alimentation de base,
permettant une valorisation de produits qui seraient éliminés par ailleurs. L'absence de
toxicité et la bonne appétibilité, la disponibilité en quantité suffisante et régulière, un bon
stockage, l'absence de concurrence homme-animal ou avec d'autres productions et leur
intégration dans des rations équilibrées sont autant de conditions pour une utilisation
rationnelle de ces ressources. De nos jours, l'attention des chercheurs est de plus en plus
tournée vers d'autres RANC comme les graine d'hevea brasilensis, pseudiacacia, Cajanus
cajan, Azola pinnata, etc. Parmi ces plantes, hevea brasilensis a fait l'objet de plusieurs études
aussi bien en alimentation animale à cause de sa richesse en éléments nutritifs (Ocho et al.,
2001 ; Ocho et al., 2008 ; Udo et al., 2016). En effet, l'attention accordée à l'utilisation de
cette plante est non seulement liée à ses potentialités nutritionnelles, mais aussi à ses
propriétés agronomiques.

1.4.2. Hévéa (Hevea brasiliensi)

Page 23
[Link]. Description
L’hévéa ou arbre à caoutchouc est originaire du Brésil avant d’être répandu un peu de partout
dans le monde, en Asie du Sud-Est, en Amazonie et en Afrique. C’est une plante des zones
tropicales qui nécessite un climat chaud et humide avec des températures allant de 20 à 35°c
et des précipitations assez reparties d’environ 1800 à 2000 mm par an (Ashraful et al., 2014).
Grand arbre de forêt, l’hévéa a un tronc droit légèrement renflé à la base, recouvert
entièrement par une écorce vert-grisâtre et pouvant atteindre de fortes dimensions, 40 m de
hauteur et 5 m de circonférence, ceci dans son environnement naturel. Dans la nature sa durée
de vie peut aller jusqu’à 100 ans, contre 35 à 40 ans en système d’exploitation. Cette
différence de durée étant principalement due à la saignée en système d’exploitation (Fox,
2013).
L’hévéa a des feuilles caduques formant trois folioles allongées au bout d’un pétiole assez
long. Étant une plante annuelle, il perd ses feuilles chaque saison sèche. Cette défoliation est
appelée hivernage et s’accompagne d’un ralentissement de la croissance et d’une baisse de la
sécrétion de latex. La refoliation se fait plus moins vite en fonction des caractéristiques
climatiques de la région et du type génétique de la plante, elle s’accompagne généralement
d’une floraison (Nguyen, 2013).
Les fleurs de l’arbre à caoutchouc sont de couleur jaune clair, unisexuées et rassemblées en
grappes qui après 4 à 5 mois de floraison donneront des fruits.
Ses graines sont contenues dans une enveloppe mince et dure, de couleur marron tacheté de
crème, dont l’épaisseur est de 0,1 mm. Avec une longueur de 2 à 2,5 cm, elles ont un poids
compris entre 1,85 et 5,17g dépendant fortement de leur l’état de fraicheur (Loba, 2017). La
figure 2 présente la photo de l’arbre d’hévéa brasiliensis.

Page 24
Figure 2 : photo de l’arbre d’hévéa

[Link]. Classification
Lhévéa occupe la position taxonomique suivante :
Règne : Plantae (plantes)
Sous règne : Traqueobionta (plantes vasculaires)
Embranchement : Magnoliophyta (plantes à fleur),
Classe : Magnoliopsida (dicotylédones),
Sous-classe : Rosidae
Ordre : Euphorbiales
Famille : Euphorbiaceae
Genre : Hevea
Espèce : Hevea brasiliensis
Sources : Müll. (1865)

1.4.3. Répartition géographique d’hévéa en Afrique


L’hévéa fut introduire en Afrique en 1893, au jardin botanique d’Aburi au Ghana par les
anglais puis en Guinée en 1897 par Alexandre Godefroy-Lebeuf au jardin botanique de
Camayenne. Ensuite on verra se développer les plantations d’hévéa dans quelques pays
d’Afrique (Serier et Van, 1983). De nos jours le Nigéria et la Côte d’ivoire sont les plus

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grands producteurs d’hévéa en Afrique avec respectivement 345000 ha et 135000 ha de
plantation d’hévéa. On retrouve aussi des plantations d’hévéa en République Démocratique
Du Congo (50500 ha), en Centre Afrique (1250 ha), au Ghana (26800 ha), au Gabon (15000
ha), en Guinée (10800 ha), au Congo (2400 ha), au Liberia (76000 ha) et au Cameroun (55000
ha). Avec une densité en champ de 350 arbres/ ha et une production d’environ 150 kg /ha de
graine (Onoji et al., 2016)
Au Cameroun HEVECAM (hévéa Cameroun) et la SOCAPALM (Société Camerounaise de
Palmeraies) sont les plus grand producteur d’hévéa avec des plantations reparties un peu
partout sur le triangle nationale ( Souza, Ebolowa, Kribi, Edea, Eséka, Dibombari, Kienké).
Avec une plantation de 42000 ha l’hevecam est le premier producteur national, la
SOCAPALM quant à elle a une plantation d’une superficie de 2067 ha (fiche technique de la
SOCAPALM 2018) avec une production de 2082 tonnes de caoutchouc.

1.4.4. Production des graines

Hevea brasiliensis commence à porter des fruits quand il a quatre ans ; il atteind son plein rendement
à l'âge de huit ans. Chaque fruit contient de 3 à 5 graines ; il éclate quand il est mûr en répandant les
graines à terre. On peut en faire une première récolte, la plus importante, en septembre-octobre et
une autre, plus faible, en janvier-février. Chaque arbre, en plein rendement, porte 700 à 800 graines.
Ce nombre diminue avec l'altitude, et à 300 m on n'en compte plus qu'une centaine, à 600 m
quelques-unes et au-dessus de 800 m plus du tout. Un hévéa adulte donne en moyenne 1 kg 250 g
de graines, mais l'arbre dont on a extrait le latex en fournit moins (Nouke et al., 2008). La figure 3
présente la photo des graines d’hévéa.

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Figure 3 : Photo des graines d’hévéa.

1.4.5. Composition chimique des graines d’hévéa

[Link]. Composition bromatologie


La graine d’hévéa est une oléagineuse qui contient environ 20% de protéines, 50% de lipide
riche en acides gras polyinsaturés. Plusieurs auteurs ont étudié sa composition
bromatologique. Les résultats de quelques travaux ont été regroupés dans le Tableau 6 :

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Tableau 6 : Composition bromatologique de la graine d’hévéa
Auteurs Humidité Cendre Protéines Lipides Fibres NFE
brutes

Nwokolo et al. (1988) 5,8 7,9 19,3 48,3 10,3 ND

Oyewusi et al. (2007) 2,60 2,30 21,90 6,40 73,70 ND

Mmereole (2008) ND 3,10 34,10 10,12 4,40 ND

Eka et al. (2010) 3,99 3,08 17,41 68,53 ND 6,99

Onwurah et al. (2010) 3,90 2,60 22,30 42,50 ND 29,00

Sharma et al. (2014) 16,00 0,24 25,40 39,10 75,00 33,20

Hossain et al. (2015) 14,30 1,80 26,10 11,00 43,00 13,80

Suprayudi et al. (2015) 1,50 3,14 21,87 49,30 3,19 21,00

Udo et al. (2016) 3,09 3,77 23,31 38,47 5,88 ND

Aguibe et al. (2017) 5,01 5,34 30,68 22,27 5,61 33,53

Lalabe et al. (2017) 2,80 5,90 19,40 45,50 4,50 ND

Aguihe et al. (2017) 4,8 5,34 33,25 22,57 5,61 33,23

ND: Non Déterminé; NFE: Nitrogen Free Extract

[Link]. Composition minéralogique

Le Tableau7 suivant regroupe la composition minéralogie des graines d’hévéa obtenue par plusieurs
auteurs.

Tableau 7 : Composition minéralogique des graines d’hévéa

Auteur Calcium Fer Magnésium Phosphore Sodium Cuivre Potassium


(mg/kg) (mg/kg) (mg/kg) (mg/kg (mg/kg) (mg/kg)
(mg/kg)

Nwokolo et 700 70 2400 5600 3700 25 9300


al. (1988)

Page 28
Oyekunle et 2,4 1,7 ND ND ND ND ND
al. (2008)

Eka et al. 850 10 9290 ND ND ND ND


(2010)

Hannah 3000 ND 2700 4200 ND ND 1590


(2015)

Udo et al. 1740 67,60 2066 2187 63,70 17,70 1864


(2016)

ND : Non Déterminé

1.4..5.3. Utilisation de la poudre des graines d’hévéa en alimentation animale

L’hévéa comme la plupart des oléagineux est une source de protéines pour l’alimentation animale,
de ce fait plusieurs auteurs se sont penchés sur sa valorisation en alimentation animale.

 En aviculture

Gningnini-Alain Kone (2019) dans ses travaux sur les effets de l’incorporation de tourteaux de graines
d’hévéa en remplacement partiel du soja n’a eu aucun effet négatif sur les performances de
croissance de la pintade, mais une diminution du gras abdominal, du cholestérol sanguin et un
enrichissement de la viande en acide gras polyinsaturé n-3 ont été notés. Aguihe et al. (2017) ont
constaté que les poulets de chair nourri avec les graines d’hévéa bouillies ou fermentées ont obtenu
les meilleures qualités de carcasses à des coûts plus élevé. D’après leurs travaux la cuisson et la
fermentation ont tendance à améliorer le potentiel nutritif des graines d’hévéa. Ainsi les graines
fermentées ont eu une teneur élevées en protéines brutes et les graines bouillies une teneur plus
faible en cyanure d’hydrogène. Ils ont aussi noté une diminution de la digestibilité des protéines dans
l’aliment contenant les graines d’hévéa trempée, la digestibilité des autres nutriments étant
comparable dans tous les traitements. Les travaux Ahaotu (2018) ont montré que les graines d’hévéa
associées à la farine de sang dans l’alimentation de la volaille n’avaient aucun effet négatif sur les
performances de croissance de celles-ci. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec une association
de 30% de farine de graine d’hévéa et 4% de farine de sang. Loba (2017) dans ces travaux sur les
effets d’un aliment à base de tourteau d’hévéa sur les performances de croissances du canard
(Cairina moschata), rapport que les animaux nourris avec le tourteau d’hévéa ont eu un gain de poids
supérieur à ceux du lot témoin. Aussi, cet aliment a base de tourteau a amélioré le gain moyen
quotidien, l'indice de consommation accompagné d'une augmentation de l'ingestion alimentaire.

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 En porciculture

Les études rapportées par Kinh et al. (2006) ont montré que les graines décortiquées, dégraissées,
homogénéisées puis sécher avaient perdue 98% de leur teneur en acide cyanhydrique. Ces graines
traitées pouvaient donc remplacer le soja dans l’alimentation des porcs en croissance et en
engraissement avec un taux d’inclusion de 20% sans affecter le gain de poids. Madubuike et al.
(2006) lors de leurs travaux sur le porc ont constaté qu’une ration dans laquelle le tourteau
d’arachide a été complètement substitué par le tourteau d’hévéa avait le gain de poids plus élevé et
un faible coût de production.

 En aquaculture

Il a été démontré que les graines d’hévéa détoxifiées peuvent être utilisées comme source
alternative de protéines dans l’alimentation des tilapias (Oreochromis sp). (Seong et al., 2017).
Suprayudi et al. (2015) rapportent une réponse positive sur la carpe nourrie avec les graines d’hévéa
hydrolysées. En effet, pour un niveau d’inclusion de 50% ils notent des performances de croissance
comparable aux autres sources de protéines.

De même un essai d’alimentation a été mené par Sharma et al. (2014) sur le Labeo rohita (Hamilton)
pendant 60 jours, sur la base de cette étude, un niveau d’inclusion de 20% a donné les meilleurs
résultats sans compromettre les performances de croissance et l’état de santé des animaux.

 En cricétomiculture

Orok et al. (1974) ont aussi rapporté une utilisation des graines d’hévéa dans l’alimentation des rats.
Il en ressort de cette étude qu’aucune différence significative n’a été notée sur le gain de poids, la
digestibilité de l’énergie, de l’azote, et la composition de la carcasse entre les animaux alimentés
avec les graines d’hévéa et ceux sans, mais l’ingestion alimentaire de rats nourris à hévéa était faible.

 Chez les polygastriques

Les travaux d’Udo et al. (2018) ont montré qu’un taux d’incorporation de 20% de la farine de graines
d’hévéa bouillies était recommandé pour la production et l’engraissement des chèvres avec un coût
de production par kilogramme de gain de poids faible.

1.5. Facteurs antinutritionnels

1.5.1. Définition et généralité

Les facteurs antinutritionnels sont des composés qui réduisent la valeur nutritionnelle des
aliments. Ils peuvent par exemple réduire la biodisponibilité de certains composés ou inhiber
Page 30
les enzymes nécessaires à la digestion (Richter et al., 2003). De nombreuses composantes de
plantes et des graines de légumineuses et d’autres sources végétales contiennent à l’état brut
de grandes variétés de facteurs antinutritionnels potentiellement toxiques (Makkar et Becker,
1996). Ce sont des métabolites secondaires biologiquement actifs pour la plupart. Donc la
présence dans l’organisme provoque des réactions biologiques nocives, cependant certains
sont utilisés comme agent pharmacologiquement actifs (Jean-jaques et al., 2005).

1.5.2. Facteurs antinutritionnels présents dans la graine d’hévéa

La graine d’hévéa est une riche source de protéines et d’énergie. Cependant, elle contient des
niveaux élevés en facteurs antinutritionnels qui entravent son utilisation comme aliment pour les
animaux.

 Le cyanure d’hydrogène

C’est le facteur antinutritionnel le plus abondant et le plus toxique dans la graine d’hévéa. C’est un
composé volatile qui s’évapore facilement dans l’air à température supérieure à 28°c et se dissout
facilement dans l’eau, il peut facilement être perdu lors de l’entreposage. On le retrouve
naturellement chez plusieurs végétaux (amandes amères, les noyaux d’abricots, les racines de
manioc). C’est un poison très puissant car inhibe les processus de transport de l’oxygène au niveau
de hémoglobine et l’oxydation cellulaire au niveau du cytochrome c oxydase. Il contribue aussi aux
problèmes gastro-intestinaux et réduit l’activité métabolique en cas d’ingestion (Thangaraj, 2016).

 L’acide phytique

C’est une molécule végétale phosphorée, présente à l’état naturel. Il se lie par chélation à des
minéraux (Zn, Fe, Ca, Mg, Cu) et oligoéléments pour former des sels insolubles: les phytates. Ce
phénomène empêche l’assimilation de certains minéraux d’où leur carence dans l’organisme. On
note aussi une acidose généralisée et une importante déminéralisation (Ramamonjy, 2016). D’après
ce même auteur une partie de l’acide phytique peut être neutralisée par trempage dans de l’eau
pendant 4 à 12h.

 Oxalate

Aussi appelé acide oxalique, c’est un acide organique présent dans beaucoup de plantes dont les
légumes. Une fois consommé l’oxalate peut se lie au calcium ou au fer et former des composés tels

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que l’oxalate de calcium et l’oxalate de fer, réduisant ainsi leur disponibilité pour l’organisme. Il a été
démontré que bouillir les légumes riches en oxalate permettait de réduire le taux d’oxalate dans
ceux-ci de 30 à 90% environ.

 Inhibiteur de trypsine

Sa présence dans l’aliment des monogastriques entraine une diminution de la croissance


accompagnée d’un dysfonctionnement pancréatique. En fait, cet inhibiteur réduit l’absorption des
protéines limitant l’assimilation des acides animés soufrées (Berger et al., 2015). La chaleur inhibe
l’action de ce facteur antinutritionnel.

 Les tannins
Ce sont des substances végétales de la famille des polyphénols. On distingue deux types de
tannins : le tannin hydrosoluble et le tannin condensé. Ils peuvent être à la fois bénéfique ou
toxiques selon leur concentration, leur nature, l’espèce et l’état physiologique de l’animal qui
les consomme (Barry et al., 2001 ; Makkar, 2003). Présents dans l’aliment, ils interfèrent avec
les protéines. Soit les protéines de l’aliment, réduisant dont leur digestibilité ou aux protéines
salivaires ou intestinales inhibant ainsi les enzymes. Comme action bénéfique, les tannins ont
la capacité de resserrer les tissus et de modifier la perméabilité membranaire par complexation
avec leur chaines glycoprotéiques d’où leur usage comme antidiarrhéique, anti tumoral, action
anti-inflammatoire, antimicrobien (Jean-Jacques et al., 2005). En somme, les effets des
tannins sur les animaux, qui les consomment, varient de bénéfiques à toxiques et ils peuvent
même être létaux (Sweeney et al., 2001 ; Makkar, 2003).

 Les saponines
Ils confèrent le goût amère à l’aliment ce qui réduit son appétibilité. Ils sont également
hémolytiques, modifient la perméabilité des membranes cellulaires et produisent des effets
toxiques sur les tissus de organisme lorsqu'ils sont ingérés. La luzerne, les trèfles blancs et
rouges, le tourteau de mahua et le soja sont de riches sources de saponines. Tremper et laver
dans l'eau est très efficace pour éliminer une plus grande proportion de saponines (Nityanand,
1997). Selon Rajhan (2001), les ruminants peuvent détruire les saponines, mais les
monogastriques ne le peuvent pas. Le tableau 8 récapitule la teneur en facteurs
antinutritionnels des graines d’hévéa obtenues par différents auteurs.

Tableau 8 : Teneur en facteurs antinutritionnels de la graine d’hévéa


Auteurs Cyanure Tannins Oxalate Acide Saponine Inhibiteur de

Page 32
(%) (%) (%) phytique (%) trypsine(%)

Ononogbo et al. ND 4,23 ND 3,7×10-4 ND 0,423


(1998)
g/ml unité

Ahaotu (2018) ND 4,23 ND ND ND 0,432 unité

Eka et al. (2010) 18,6 ND ND ND ND ND

Udo et al. (2016) 24,89 0,07 0,18 0, 51% 0,76 18,87

Cette différence de composition pourrait être due au type génétique de la plante, à l’effet de
l’environnement, du type de sol et la saison. De nombreuses méthodes ont été mises sur pied afin de
réduire les facteurs antinutritionnels présents dans les légumineuses et ainsi améliorer la valeur
nutritive.

1.5.3. Méthodes de traitement de facteurs antinutritionnels

Des études ont été menées pendant plusieurs années afin d’améliorer la valeur nutritive des résidus
de récoltes utilisés dans l’alimentation des animaux via les traitements physiques, chimiques ou
biologiques (Vadiveloo, 2003, Sarinklong et al., 2010). Ces traitements réduisent la teneur en facteurs
antinutritionnels des aliments tout en modifiant leur composition chimique.

[Link]. Méthodes physiques.

Les traitements physiques sont des techniques qui consistent à appliquer différents procédés
mécaniques (hachage, lacération ou défibrage et broyage) et thermique (à la vapeur et par
irradiation) afin de réduire la taille des fourrage (FAD, 1997).

 L’ébullition et le séchage
Il a été démontré que la chaleur a un effet positif sur la réduction des fans des graines de
Delonix regia lorsqu’elles ont été préparées respectivement pendant 15, 30, 45, 60, 75 et 90
minutes à 100°C (Kaga et al., 2015). Puganlenthi et al. (2005) ont montré que la chaleur
humide réduit le taux d’acide cyanhydrique de près de la moitié. La chaleur humide réduit
aussi le taux de phytate de 38% (Janardhanan et al., 2003). Ils ont aussi montré une réduction
de près de 60% de la L-dopa dans la graine de mucuna. Il a été établit par Chakam (2006) que
la cuisson était le meilleur traitement pour détoxifier les graines de niébé et que ce traitement
permettait d’inclure ce produit jusqu’à 20% dans l’aliment de poulet en phase finition sans

Page 33
affecter négativement les performances de croissance. Aguihe et al. (2017) aboutissent à la
même conclusion sur les graines d’hévéa cuites avec une réduction de près de 85,69% de la
teneur en acide cyanhydrique et une baisse de 8,66% de la teneur en protéine de ces graines.
Les inhibiteurs de trypsine sont réduits de presque 100% sous l’effet de la chaleur
(Akinmutimi, 2007). Les travaux de Udo et al. (2016) ont montrés, une augmentation de la
teneur en protéine des graines bouillies (de 23,31 pour la graine crue à 24,60 pour la graine
bouillie), ainsi qu’une augmentation de la teneur en différent minéraux. De même, Anya
(2012) a montré que le traitement thermique est si efficace pour réduire la teneur en saponine.
Ogundipe et al. (2008), ont montré que 71,91 % de tannins sont détruits après à 30 minute
d’ébullition des graines de mucuna.

 L’ensilage et le séchage
L’ensilage en tant que technique de traitement aide à décomposer la teneur en fibres du
produit de récolte, réduit les fans et augmente la digestibilité ainsi que la teneur en matière
sèche. Son principe repose sur le stockage de l’herbe en absence d’air dans un contenant
étanche et sur l’acidification rapide et efficace de la masse. Cette acidification est assurée par
les bactéries lactiques présentes sur l’herbe lors de la mise en silo.

 Le trempage et le séchage
Le trempage peut être un procédé pour réduire les facteurs antinutritionnels hydrosolubles.
Les méthodes physiques comme le trempage et le séchage peuvent réduire le niveau toxique
des tannins (Reddy, 2001). Ramamonjy (2016), affirme qu’une partie de phytate peut être
neutralisée après trempage des céréales ou des légumineuses dans une eau purifiée pendant 4
à 12h. Aguihe et al. (2017) ont montré une réduction d’environ 49,99% d’acide cyanhydrique
après trempage des graines d’hévéa dans une eau froide pendant 72 heures, une réduction de
la teneur en protéine de 33,25 à 30,68 de même qu’une réduction en fibre de 5,61 à 4,54 des
graines crue aux graines trempées respectivement. Desphande et Cheryan (1983), ont reporté
une réduction de 98 à 99% de l’activité des inhibiteurs de trypsine lorsque les cultivars de
Phaseolus vulgaris ont été trempés pendant 18h dans de l’eau. Par contre Lui et Markakis
(1987) ont observé que le trempage des graines de soja dans de l’eau à 22°C pendant 24h n’a
aucun effet sur l’activité de l’inhibiteur de trypsine. Néanmoins le trempage des graines de
lentilles dans de l’eau distillée pendant 24h réduit l’activité antitrypsine de 58 à 66% (Batra et
al., 1986). Hannah (2015) note une réduction de 82,11% de la teneur en acide cyanhydrique
après trempage de la graine d’hévéa et une augmentation de 11, 87 de la teneur en protéine.

 Toastage
Page 34
Méthode de traitement par chaleur sèche, qui consiste à poser un échantillon sur une plaque
chauffante et de retourner au fur et à mesure jusqu’à la durée souhaitée. Elle est efficace pour
réduire la teneur des aliments en facteurs antinutritionnels thermolabiles comme l’inhibiteur
de trypsine, l’oxalate et une partie de cyanure d’hydrogène. Les inhibiteurs de trypsine sont
presque totalement détruits par le toastage (à environ 95%) (Siddhuraju et al., 1996) ; le
cyanure est éliminé de 67% par toastage dans les graines de mucuna (Pugalenthi et al., 2005).
Le toastage diminue également d’un tiers les teneurs en acide phytique. Lors de ses travaux
sur les graines d’hévéa, Aguihe (2017) note une réduction de 65,63% de la teneur en acide
cyanhydrique des graines lorsque celles-ci sont toastées pendant 45 min. De même Udo et al.
(2016) rapportent une élimination complète de l’acide cyanhydrique et de l’inhibiteur de
trypsine lorsque les graines d’hévéa sont toastées pendant 30 min, une réduction de 9,56% de
la teneur en protéine et une réduction de la teneur en tous les minéraux dans ces graines ;
Hannah (2015) fait la même observation sur la teneur en minéraux des graines d’hévéa
toastées en comparaison avec les graines crue.

[Link]. Méthodes chimiques


Le traitement chimique est basé sur l’utilisation des agents alcalins, acides ou oxydatifs.
Parmi ces agents, les alcalins sont les plus utilisés car ils peuvent être absorbés dans les parois
cellulaires et briser les liaisons ester entre la lignine, la cellulose et l’hémicellulose (Chenost
et Kayouli, 1997). Une étude récente a montré que le trempage des graines entières de
mucuna dans une solution de NaHCO3 à 0,2 % (pH 8,6), pendant 4 h à température ambiante
d’environ (32°C) et dans un ratio graines/solution de 1:1, réduit de 66% la concentration en L-
dopa (Vadivel et Pugalenthi, 2009). Fortuna et al. (2015) ont rapporté qu’un ajout de la
cendre de paille de riz réduisait la teneur en acide cyanhydrique des graines d’hévéa trempées
ou bouillies.

[Link]. Méthodes biologiques


La méthode biologique de traitement est basée sur l’utilisation des composés ou des
organismes (champignons et enzymes). Syahruddin (2019) lors de ses travaux sur les effets
des microorganisme tels que Trichoderma spiralis , Rhizopus oligosporus et Neurospora
sitophila sur les feuilles et graines d’hévéa, rapporte que la valeur nutritionnelle de celles-ci
peut être améliorée, à savoir par une augmentation de la teneur en protéines de 60,67% ;
s’élevant à 32,58% de rétention de l’azote et 36,67% de l’énergie métabolisable et une
réduction 39,02% de la teneur en fibres.

Page 35
Chapitre 2 :
MATERIEL ET METHODES

Page 36
2.1. Zone de l’étude
L’essai a été mené à la Ferme d’Application et de Recherche de l’Université de Dschang
(FAR-UDs). La FAR est située à 05°44’-05°36’ et 05°44’-05°37’ de Latitude Nord et
010°06’-09°94’et010°06’-09°85’ de Longitude Est et à une altitude de 1420 m. Le climat de
la région est équatorial de type Camérounien, modifié par l’altitude. Les températures
oscillent entre 10°C (Juillet-Août) et 25°C (Février). L’insolation annuelle est de l’ordre de
1800 heures, l’humidité relative varie entre 40-97%. Les précipitations sont comprises entre
1500 et 2000 mm par an. La saison sèche va de mi-novembre à mi-mars et la saison des pluies
de mi-mars à mi-novembre correspondant à la période des cultures (Pamo et al., 2005). Les
analyses des échantillons ont été faites à l’Unité de Recherche en Production et Nutrition
Animales (URPRONAN) et à l’Unité de Recherche des analyses des Sols et de Chimie de
l’Environnement de l’UDs.

2.2. Animaux et prophylactiques


Pour ce test, trente (30) lapines de races locales âgées entre 5 et 6 mois ont été utilisées pour
l’évaluation de l’ingestion alimentaire et de la digestibilité in vivo des graines d’hévéa
soumises à différents traitements. Les lapines ont été traitées à titre préventif contre les
parasites internes et externes par injection sous-cutanée d’Ivermectine® (0,2 ml/kg poids vif).
Elles ont reçus également un antistress avant ou après chaque manipulation via l’eau de
boisson servie à volonté. Les mangeoires, les abreuvoirs, les cages, les gouttières
d’évacuation ainsi que le bâtiment ont été lavés et désinfectés deux semaines avant le début de
l'expérience.

2.3. Logement
Les animaux ont été logés dans des batteries de cages grillagées faites en métal galvanisé de
dimensions 97 cm x 46 cm x 26 cm placées dans un bâtiment d’élevage en matériaux
définitifs à la ferme d’application et de recherche de l’Université de Dschang, surmonté au
tiers supérieur par un grillage assurant l’aération et l’éclairage. Chaque cage a été équipée de
deux boîtes cylindriques fixées dans la cage par des fils de fer et servant respectivement de
mangeoire et d’abreuvoir. Le dispositif de digestibilité était constitué d’une cage tapissée
d’une toile de moustiquaire pour recueillir les fèces, surmontée d’un plastique pour piéger les
urines qui coulaient directement dans une bouteille et munies d’une mangeoire et d’un
abreuvoir cylindrique (800 ml de capacité).

Page 37
Figure 4 : Dispositif de digestibilité

2.4. Matériel végétal


Les graines d’hévéa frais ont été moissonnées dans les plantations d’hévéa de la SOCAPALM
(Société Camerounaise de Palmeraies) dans le Département de Moungo, Région du Littoral.
Elles ont été décortiquées manuellement et soumises à différents traitements. Les graines
traitées ont été séchées au séchoir électrique à 40°C, broyées à l’aide d’un moulin, stockées
dans des sacs hermétiquement fermés, jusqu’à leur utilisation dans les rations expérimentales.
Des échantillons de poudre ont été analysés selon les méthodes de l’AOAC (2000), pour
déterminer leur composition bromatologique.

2.5. Traitement des graines


Toutes les graines d’hévéa ont été ramassées dans les champs d’hévéa de la SOCAPALM,
réparties en 4 lots et traités différemment. Le premier lot a été séché au soleil jusqu’à poids
constant ; le deuxième lot a été trempé dans de l'eau froide à l'intérieur d'un fût en inox fermé
pendant 72 heures, rincé puis égoutté et séché au soleil jusqu’à poids constant. Le troisième
lot a été introduit dans de l'eau bouillante dans une cocotte-minute pendant 45 minutes, rincé
puis égoutté et séché au séchoir électrique à 40°C et le quatrième lot a été grillé à l'aide d'une
poêle à tapioca pendant 45 minutes au four à charbon et séché au soleil jusqu’à poids
constant. Toutes les graines d’hévéa traitées ont été broyées séparément et conservés dans les
sacs en plastiques. Les échantillons de 200g ont été prélevés pour les analyses
bromatologiques, des minéraux et des facteurs antinutritionnels avant la formulation
expérimentale du régime alimentaire. La figure 5 représente le schéma du traitement des
graines d’hévéa.

Page 38
Graines d’hévéa
Ramasser dans les
champs d’hévéa de
la SOCAPALM
Décorticages
manuelle

Ebullition Toastage Trempage (72heures)


Non traitées
(45minutes) (45 minutes) dans de l’eau à
température ambiante

• Séchage au soleil
• Broyage,
• Stockage dans les
sacs

Figure 5 : Schéma du traitement des graines

2.6. Dosage des facteurs antinutritionnels


Les échantillons de 100g des différents traitements ont été prélevés, trempés avec le méthanol
pendant 24h dans des bouteilles de mayonnaise d’un litre et extraits. Après extraction les
différentes solutions obtenues ont été séché à l’étuve à 60°C. Une quantité de 2 mg/mL des
extraits a été prélevé pour le dosage de la teneur en phénols totaux par la méthode décrite par
Ramde-Tiendrebeogo et al. (2012) ; de la teneur en flavonoïdes totaux utilisant la méthode
colorimétrique au chlorure d’aluminium (Chang et al., 2002) ; de la teneur en tannins par la
méthode à la Folin-Ciocalteu telle que décrite par Govindappa et al. (2011).

2.7. Evaluation de la composition chimique et minérale


Un échantillon de 100 g de poudre des graines d’hévéa avant et après traitement et de chaque
ration formulée était prélevé et conservé dans des sachets plastiques en vue de déterminer
leurs teneurs en matière sèche (MS), cendres, matière organique (MO), cellulose brute et les
matières azotées totales (MAT) à l’URPRONAN selon les méthodes décrites par AOAC
(2000). La détermination de leurs teneurs en sodium (Na), potassium (K), calcium (Ca),
Page 39
phosphore (P) et magnésium (Mg) ont été effectuées au Laboratoire de Chimie du Sol et de
l’Environnement de l’Université de Dschang, suivant les méthodes décrites par Pauwels et al.
(1992).

2.8. Alimentation
Pendant toute la durée de l’essai, les animaux des différents lots ont reçu à volonté de l’eau
potable et l’une des rations expérimentales R0-, R0+, R1, R2 et R3. Les rations
expérimentales sont présentées au tableau 9.

Tableau 9 : Composition centésimale et les caractéristiques bromatologiques analysées des


différentes rations expérimentales.
Ingrédients (% MS) Rations (niveau d'inclusion de PGH)
R0- (0%) R0+ (20%) R1 (20%) R2 (20%) R3 (20%)
Mais 37 25 25 25 25
PGH non traitée 0 20 0 0 0
PGH traitées 0 0 20 20 20
Son de blé 20 20 20 20 20
Tourteau de soja 49 4 1 1 1 1
Farine de poisson 60 3 1 1 1 1
Tourteau de palmiste 11 11 11 11 11
Tourteau de coton 4 1 1 1 1
Trypsacum laxum 18 18 18 18 18
Coquillage 1 1 1 1 1
Huile 1 1 1 1 1
Sel iodé 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
*Prémix 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
Total 100 100 100 100 100
Composition chimique analysée des rations
Matière sèche (%) 94,22 95,06 96,33 95,57 96,50
MO (% MS) 85,79 87,35 90,69 90,60 90,58
Cendres (% MS) 8,64 7,71 5,71 4,85 5,99
PB (% MS) 16,89 16,70 17,42 16,90 16,65
EM (kcal) 2659,12 2745,53 2773,96 2759,38 2753,45
CB (% MS) 12,14 12,67 13,71 13,38 12,95
* Composition du prémix 5% : Vit A : 3,000,000 IU, Vit D : 50,0000 IU, Vit E : 6,000 mg, Vit K :600 mg, Vit B1 : 600 mg, Vit B2 :800
mg, Vit B3 :1800 mg, Vit B6 :400 mg, Vit12 :6 mg, acide folique :250 mg, Niacine :600 mg, Cl :86,500 mg, Fe :12,000 mg, Cu :1200 mg,

Page 40
manganèse :12,000 mg, Zn :10,000 mg, I :100 mg, Se :40 mg, magnésium :3397 mg, Na :283 mg, CA :215.166 mg, Méthionine :130,000
mg, lysine :50,000 mg. Tx : Tourteau, PGH : poudre de graines d’hévéa. MS= Matière Sèche, MO= Matière Organique, PB= Protéine Brute,
CB= Cellulose Brute. R0- : Ration ne contenant pas de graines d’hévéa, R0+ : Ration témoin avec 20% de poudre de graines d’hévéa non
traitées, R1 : Ration avec 20% de poudre de graines d’hévéa trempées dans une eau bouillante pendant 45 minutes, R2 : Ration avec 20% de
poudre de graines d'hévéa trempées dans l’eau à température ambiante pendant 72 heures, R3 : Ration avec 20% de poudre de graines
d’hévéa toastées pendant 45 minutes.

2.9. Schéma expérimental et conduite de l’essai


Au début de l’essai, les animaux ont été pesés, identifiés à l’aide des boucles d’oreille et
repartis selon un dispositif factoriel (ration) en 5 lots de 6 animaux chacun, comparables en
terme de poids corporel. Ces animaux ont été disposés de façon aléatoire dans les cages.
Pendant toute la durée de l’essai (2 semaines), les sujets du lot témoin (T0-) ont reçu la ration
témoin (R0-) ne contenant pas de poudre de graines d’hévéa, les sujets du lot témoin (T0+)
ont reçu la ration témoin (R0+) contenant la poudre de graines d’hévéa non traitées à 20%,
tandis que ceux des lots T1, T2 et T3 ont été nourris avec les rations R1, R2 et R3, contenant
respectivement 20 % de poudre de graines d’hévéa trempées dans l’eau bouillante, trempées
dans de l’eau froide et toastées. Au cours de l’essai, certaines données ont été collectées. La
Figure 6, illustre le Schéma expérimental de l’essai.

30 lapines

6 lapines 6 lapines 6 lapines 6 lapines 6 lapines

R0 R1 R2 R3 R4

Figure 6: Schéma expérimental de la digestibilité

2.10. Paramètres étudiés et collecte des données


2.10.1. Evaluation de l’ingestion et de la digestibilité des nutriments
La durée de l’essai a été de deux semaines scindées en 2 périodes :
- Une première période d’adaptation de dix jours qui avait pour but de permettre aux
animaux de se familiariser aux cages de digestibilité et à leur nouvelle ration. Pendant cette
période, chaque animal a reçu par jour 150 g de la ration expérimentale. L’eau était disponible
à volonté et renouvelée quotidiennement.
- Une seconde période de digestibilité proprement dite de cinq jours. Au cours de
laquelle les rations ont été pesées et servies le matin entre 8 et 9 h. L’eau a été servie à ad

Page 41
libitum et renouvelée quotidiennement. Chaque matin, les refus et les fèces de chaque animal
ont été collectés et pesés à l’aide d’une balance digitale de marque « FS-400 » de sensibilité 1
g et de portée maximale 7000 g. 25g de ces fèces ont été introduits dans des enveloppes
identifiées et séchés à 60°C jusqu’à poids constant dans une étuve ventilée. Par la suite, les
fèces sèches ont été pesées à nouveau et broyées à l’aide d’un Moulinex et conservées dans
les sachets en plastiques en vue de déterminer leurs teneurs en MS, cendres, MO, cellulose
brute, et les matières azotées totales (MAT). De même, les urines produites par chaque animal
été ont collectées grâce à des bouteilles reliées au dispositif de digestibilité à l’intérieur
desquels de l’acide sulfurique (H2SO4) concentré à 10% a été préalablement introduit en
fonction du volume moyen d’urine produit par chaque animal pendant la période d’adaptation
(2,5 ml d’acide pour 100 ml d’urine), ceci en vue de stabiliser l’azote urinaire. Les urines
ainsi collectées ont été mesurées tous les matins dans une éprouvette graduée de 500 ml et 10
ml ont été prélevés à l’aide d’une seringue de 10 ml et introduits dans des tubes à essai,
conservés à -20°C au congélateur du Laboratoire de Physiologie et Santé Animales pour le
dosage de l’azote urinaire.

2.10.2. Composition chimique des fèces et des urines


La détermination des teneurs en MS, Cendres, MO, CB, lipides, MAT et l’analyse de l’azote
excrété (fécal et urinaire) des différentes rations ont été effectuées selon les méthodes décrites
par AOAC (2000). Les protéines brutes (PB) par la méthode de Kjeldhal.

2.10.3. Paramètres étudiés et calculés.


A partir des données collectées nous avons calculé les paramètres suivants :
 La quantité d’aliment ingéré était obtenue par la différence entre la quantité d’aliment
servie la veille et les refus collectés le matin.
Ingestion = Ration jour N – Refus jour N+1.
 Les coefficients d’utilisation digestive apparents de la matière sèche (CUDa MS), de la
matière organique (CUDa MO), des Protéines brutes (CUDa PB), de la cellulose brute
(CUDa CB) et de l’azote ont été calculés suivant la formule de Roberge et Toutain
(1999) ; ainsi que la digestibilité de l’azote.
MS ingérée−MS fécale
CUDa MS (%) = ×100
MS ingérée
MOingérée−MO fécale
CUDaMO (%) = ×100
MO ingérée

Page 42
PB ingérée−PB fécale
CUDaPB (%) = ×100
PB ingérée
CB ingérée−CB fécale
CUDaCB (%) = ×100
CB ingérée
Azote ingéré− Azote excrété (fécal et urinaire)
Digestibilité de l’Azote (%) = ×100
Azote ingéré

2.11. Analyses statistiques


Les données de l’ingestion et de la digestibilité in vivo ont été soumises à l’ANOVA un
facteur (ration alimentaire) suivant le Model Linéaire Général (MLG) en utilisant le logiciel
SPSS version 21.0. Lorsque les différences significatives existaient entre les traitements, les
moyennes étaient séparées par le test de Duncan au seuil de 5% (Steel et Torrie, 1980).

Page 43
Chapitre 3 :

RESULTATS ET DISCUTIONS

Page 44
3.1. Résultats

3.1.1. Effet des traitements sur la teneur en facteurs antinutritionnels de la graine


d’hévéa
L’effet des traitements sur la teneur en facteurs antinutritionnels des graines d’hévéa est
présenté dans le Tableau 10. Il en ressort de ce tableau que les traitements ont réduire la
teneur en Fans des graines comparé aux graines non traitées. Les graines bouillies (T3) ont eu
les teneurs significativement plus faible (P<0,05) par rapport aux autres traitements. Mais leur
teneur en flavonoïdes reste comparable à celle du traitement T1 (toastées).

Tableau 1: Facteurs antinutritionnels présent dans les graines d’hévéa


Fans Traitement des graines
T0 T1 T2 T3 ESM P
Phénol Tx 90,71±0,07a 68,29±0,61b 43,53±0,10c 30,53±0,03d 6,97 0,01

Flavonoides Tx 45,47±0,15a 22,46±0,12c 43,14±1,10b 21,26±0,03c 3,39 0,00

Tanins Tx 16,04±0,04a 10,55±0,04b 5,63±0,07c 3,67±0,02d 1,44 0,00

a, b, c,d
: les moyennes portants les mêmes lettres dans la même ligne ne sont pas significativement différentes au seuil de 5%.
T0 : graines non traitées ; T1 : Toastées ; T2 : Trempées ; T3 : Bouillies ; ESM : erreur standard moyenne ; P : probabilité

3.1.2. Effets des traitements sur la composition bromatologique des graines d’hévéa
L’effet des différents traitements sur la composition bromatologique des graines d’hévéa est
présenté dans le Tableau 11. Il en ressort qu’à l’exception du toastage (T1), les traitements ont
significativement améliorés la composition bromatologique des graines d’hévéa. Les graines
bouillies (T3) ont eu les résultats significativement plus élevé (p< 0,05), mais leur teneur en
matière grasse a été la plus faible. Les graines toastées (T1) malgré le fait que leur teneur en
d’autres composants nutritives soit significativement plus faible comparé aux graines non
traitées, elles ont cependant eu la teneur la plus élevé en matière grasse.

Page 45
Tableau 2: effets des traitements sur la composition bromatologique des graines d’hévéa
Composition Traitement des graines
chimique T0 T1 T2 T3 ESM p
(%)
MS 92,20±0,20b 89,20±0,20c 96,43±0,20a 92,00±0,01b 0,79 0,00
MO 96,50±0,01b 95,68±0,09c 96,17±0,02b 97,53±0,07a 0,23 0,00
PB 19,53±0,20b 18,39±0,20c 19,80±0,09b 20,61±0,15a 0,26 0,00
CB 11,24±0,02d 14,99±0,04c 17,32±0,02b 18,90±0,05a 0,87 0,00
MG 37,04±0,08c 48,94±0,10a 42,17±0,03b 27,50±0,05d 2,36 0,00
Cendre 3,50±0,01c 2,31±0,09d 3,80±0,05b 4,43±0,07a 0,23 0,00
EM(Kcal) 4526,61 3939,44 4826,29 4835,57 1,78 0,00
±1,90c ±0,61d ±0,05b ±1,84a

a, b, c,d
: les moyennes portants les mêmes lettres dans la même ligne ne sont pas significativement différentes au seuil de 5%. T0 : graines non
traitées ; T1 : Toastées ; T2 : Trempées ; T3 : Bouillies ; ESM : erreur standard moyenne ; P : probabilité MS : matière sèche ; MO : matière
organique ; PB : protéine brute ; CB : cellulose brute ; MG : matière grasse ; EM : énergie métabolisable.

3.1.3. Effets des traitements sur la composition minéralogique des graines d’hévéa
Les résultats de la composition minéralogique des graines d’hévéa sont résumés dans le
tableau 12. De manière générale il ressort que les traitements ont significativement influencé
les teneurs en minéraux comparé au lot non traité (p<0,05) Les meilleurs résultats ont été
obtenus avec le traitement T3 (graines bouillies) pour ce qui est de la teneur en calcium,
potassium, sodium et phosphore et avec le traitement T2 (graines trempées) et T0 (graines non
traitées) pour le magnésium.

Tableau 3: composition minéralogique des graines d’hévéa traitées

Minéraux Traitements

(%) T0 T1 T2 T3 ESM p

Ca 0,09±0,01b 0,04±0,01c 0,02±0,00d 0,11±0,01a 0,011 0,00

Mg 0,29±0,03a 0,04±0,01c 0,27±0,02a 0,18±0,04b 0,030 0,00

P 0,24±0,01b 0,08±0,00d 0,20±0,01c 0,32±0,01a 0,025 0,00

K 0,23±0,00b 0,15±0,01c 0,24±0,01b 0,29±0,01a 0,015 0,00

Na 0,02±0,00a 0,01±0,00b 0,02±0,00a 0,02±0,00a 0,001 0,00

Page 46
a, b, c,d
: les moyennes portants les mêmes lettres dans la même ligne ne sont pas significativement différentes au seuil de 5%.
T0 : graines non traitées ; T1 : Toastées ; T2 : Trempées ; T3 : Bouillies; ESM: erreur standard moyenne ; P : probabilité ;
Ca : calcium ; Mg : magnésium ; P : phosphore ; K : potassium ; Na : sodium.

3.1.4. Effets des différents traitements des graines d’hévéa sur l’ingestion alimentaire
des lapines
Le tableau 13 présente l’effet des traitements des graines d’hévéa sur l’ingestion alimentaire
des lapines. Il ressort de ce tableau que l’ingestion de tous les nutriments a augmenté avec
l’ajout des graines d’hévéa dans la ration comparé à la ration T0- (ne contenant pas de graines
d’hévéa). Néanmoins, l’ingestion alimentaire de la matière sèche et de la matière organique
des animaux des lots T0+ a été significativement inférieur (p<0,05). A celui du lot T0-. Le
traitement T3 (graines bouillies) a obtenu les valeurs significativement plus élevés (P<0,05).

Tableau 4: effets des traitements sur l’ingestion alimentaire


Ingestion Rations expérimentales
T0- T0+ T1 T2 T3 ESM P
MS 114,90± 110,35± 116,67± 118,53± 125,17± 1,30 0,00
0,29d 0,67e 0,12c 0,36b 0,39a
MO 108,46± 102,85± 109,77± 110,27± 121,64± 1,63 0,00
0,26c 0,69d 0,31b 0,34b 0,41a
PB 19,24± 20,33± 20,58± 21,10± 22,01± 0,24 0,00
0,31d 0,29c 0,70c 0,59b 0,13a
CB 16,33± 18,10± 18,90± 18,98± 19,06± 0,28 0,00
0,20c 0,19b 0,37a 0,19a 0,30a

a, b, c, d, e
: les moyennes portants les mêmes lettres dans la même ligne ne sont pas significativement différentes au seuil de
5%.T0- : sans graines d’hévéa ; T0+ : avec graines non traitées ; T1 : Toastées ; T2 : Trempées ; T3 : Bouillies ; ; ESM :
erreur standard moyenne ; P : probabilité ; MS : matière sèche ; MO : matière organique ; PB : protéine brute ; CB : cellulose
brute.

3.1.5. Effets des traitements sur la digestibilité apparente des composants des rations
expérimentales
Le Tableau 14 présente les effets des traitements sur la digestibilité des composants des
différentes rations chez les lapines. De manière générale, Il ressort de ce tableau que les
coefficients d’utilisation digestive de la MS, MO, PB ont significativement augmenté pour les
rations contenant la poudre de graines d’hévéa traitées (T1, T2 et T3) comparé à la ration
témoin (T0-) et celle contenant des graines d’hévéa non traitée. Par contre les coefficients

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d’utilisation digestive de tous les nutriments ont diminué pour La ration T0+ excepté celui de la
protéine brute qui est resté comparable à celui de la ration T0-.

Tableau 5 : Coefficient de digestibilité apparente de la MS, de la MO, PB et CB


CUDa Rations expérimentales
(%) T0- T0+ T1 T2 T3 ESM P

MS 21,16±0,14c 18,90±0,67d 26,79±0,26b 28,80±0,36b 32,24±2,47a 1,33 0,00

MO 18,15±1,33c 14,68±0,26d 31,10±0,73b 32,34±0,45b 38,55±1,93a 2,42 0,00

PB 55,02±2,48b 56,07±0,21b 55,46±0,80b 60,30±1,07a 61,03±1,81a 0,75 0,00

CB 64,86±1,83b 53,84±1,51d 57,63±2,71c 80,57±0,11a 80,58±0,67a 3,02 0,00


a, b, c,d
: les moyennes portants les mêmes lettres dans la même ligne ne sont pas significativement différentes au seuil de
5%.T0- :sans graines d’hévéa ;T0+ : avec graines non traitées ;T1 : Toastées ; T2 : Trempées ; T3 : Bouillies; ESM : erreur
standard moyenne ; P : probabilité ; MS : matière sèche ; MO : matière organique ; PB : protéine brute ; CB : cellulose brute.

3.1.6. Effets des traitements sur ingestion et la digestibilité de l’azote des différentes
rations
Le Tableau 15 présente l’effet des différents traitements des graines d’hévéa sur l’utilisation
digestive de l’azote. Il en ressort que les traitements ont significativement influencé
l’ingestion et la digestibilité de l’azote. La ration T3 (contenant les graines bouillies) a eu les
meilleurs résultats cependant la teneur en azote ingéré a été significativement comparable
pour toutes les rations.

Tableau 6 : Ingestion et digestibilité de l’azote des différentes rations chez la lapine


Bilan azoté Rations expérimentales
(g/j) T0- T0+ T1 T2 T3 ESM P
Azote ingéré 2,51± 2,45± 2,52± 2,60± 2,62± 0,02 0,34
0,13a 0,17a 0,05a 0,53a 0,03a
Azote fécal 1,28± 1,05± 1,52± 1,59± 1,77± 0,07 0,00
0,02c 0,19d 0,08 b
0,07 ab
0,11a
0,41± 0,43± 0,53± 0,38± 0,64± 0,02 0,00
Azote urinaire
0,02c 0,01c 0,02 b
0,05 c
0,06a
Azote retenue 0,73± 0,36± 0,46± 0,62± 0,74± 0,04 0,00
0,005a 0,01d 0,02c 0,01b 0,04a
CUDa (%) 29,25± 13,16± 18,20± 24,07± 30,29± 1,69 0,00
1,65a 0,31d 0,54c 0,31b 0,72a
a, b, c,d
: les moyennes portants les mêmes lettres dans la même ligne ne sont pas significativement différentes au seuil de
5%.T0- :sans graines d’hévéa ;T0+ : avec graines non traitées ;T1 : Toastées ; T2 : Trempées ; T3 : Bouillies ; ESM : erreur
standard moyenne ; P : probabilité ; CUDa : coefficient d’utilisation digestive apparente

Page 48
3.2. Discussion

Les graines d’hévéa bouillies ont eu les valeurs les plus faibles en facteurs antinutritionnels,
ceci pourrait s’expliquer par le fait que la chaleur à détruire une partie des Fans et l’eau de
cuisson en a lessivée une autre. Ce résultat corrobore avec celui d’Ogundipe et al. (2008), qui
ont montré que 71.91 % de tannin sont détruits après 30 minutes d’ébullition des graines de
mucuna. De même Chakam (2006) à conclure que la cuisson est le meilleur traitement pour
détoxifier les graines de niébé. Les graines trempées prennent la seconde place pour cette
faible teneur, puis suit les graines toastées. Ceci pourrait s’expliquer par l’action unique de la
chaleur d’une part (toastage) et de l’eau d’autre part (trempage) or dans le traitement par
ébullition les deux facteurs interagissent.

Les graines d’hévéa non traitées ont une teneur en protéines de 19,53 ce qui est en accord
avec les résultats de Lalabe (2017) (19,40), mais inférieur à de ceux de Mmereole (2008),
Sharma (2014), Udo (2016) et Aguihe, (2017) 34,10 ; 25,40 : 23,31 ; 33,25 respectivement.
Sa teneur en cellulose brute est en accord avec celle de Nwokolo (1988) (10,3) mais
significativement différent d’autres auteurs. Cette différence pourrait s’expliquer par la
différence de variété ou de pratique agronomique et l’effet des conditions pédoclimatiques qui
varient en fonction des pays. L’ébullition des graines d’hévéa a présenté la plus grande teneur
en protéines brutes tandis que le toastage a présenté la plus petite valeur, ceci corrobore avec
les résultats d’Udo (2016) qui a rapporté une augmentation de la teneur en protéine brute
lorsque les graines d’hévéa sont bouillies et une réduction de cette teneur lorsqu’elles sont
toastées. Ceci s’expliquerait par l’effet de la chaleur, qui a dénaturée une partie des protéines
lors des deux traitements. Mais la réduction d’autre nutriment lors de l’ébullition a augmenté
le pourcentage de protéine par gramme de matière sèche. Par contre Aguihe (2017) note une
baisse du niveau de protéine des graines bouillies de 8,52% comparé aux graines non traitées.
Cette différence serait due au fait que chez Aguihe il y’a moins de perte en d’autre composant
dans les graines bouillies comme c’est le cas dans notre essai et celui mené par Udo (2016) au
cours desquelles on note une perte de 25,75% et 39,87% respectivement en matière grasse
contre 7,85% de perte obtenu par Aguihe (2017). Pour ce qui est de la teneur en cellulose et
en matière grasse on note une augmentation pour les différents traitements, sauf pour le
traitement par l’ébullition où la teneur en lipide est réduite. Ce résultat est en accord avec
celui d’Udo (2016). Ceci pourrait être due à la fragmentation des fibres lors des diffèrent
traitement et à la perte par lessivage de la matière grasse dans l’eau de cuisson au cours de
l’ébullition.

Page 49
La teneur en minéraux de la graine crue est inférieure à celle d’Udo (2016) (1740 et 2066
mg/kg pour le calcium et le magnésium respectivement). De même la teneur en minéraux de
nos graines non traitées est inférieure de celle obtenu par Hannah (2015). Cette différence
pourrait être due à l’effet pédoclimatique ou à la différence de variété. L’augmentation des
minéraux après l’ébullition serait due au fait que les minéraux piégés par les facteurs
antinutritionnel ont été libérés par la chaleur. Ce résultat est en accord avec celui d’Udo
(2016) et celui de Hannah (2015) qui ont tous deux notés une augmentation de la teneur en
minéraux lors de l’ébullition et une réduction de ceux-ci lors du toastage des graines d’hévéa.

L’ingestion des nutriments la plus marquée dans la ration T3 (contenant les graines bouillies)
s’expliquerait par le fait que la chaleur qui est un traitement efficace pour réduire les
inhibiteurs de trypsine, cyanure, les saponines, les tannins etc… (Janardhanan 2003, Chakam
2006) aurait une influence sur ces composées qui empêcheraient entre autres la palatabilité de
l’aliment. Ce résultat est en accord avec ceux de Aguihe (2017) et Hannah (2015) qui notent
une meilleure ingestion pour la ration contenant les graines bouillies comparé à celles
contenant les graines d’autres traitement.

Le coefficient de digestibilité de la matière sèche et de la matière organique le plus élevé a été


obtenu avec la ration T3 (bouillie), mais inférieur à ceux de Lounaouci (2014) qui a obtenu un
coefficient de digestibilité de la matière sèche (79, 8 ; 75,8 ; 78,2) et de la matière organique
(79,2 ; 75,6 et 78,0). Lorsque les lapins étaient nourris avec les graines de soja, de pois et de
féverole comme source de protéines respectivement. De même Cunha (1993) a obtenu un
coefficient de digestibilité de la matière sèche de 60,9 et un CUDa de la matière organique de
61,4 lorsque le soja était remplacé à 20% par Vicia benchalensis dans la ration des lapins. En
effet ces résultats pourraient être dus aux effets composition chimique de la ration, sexe, âge
et race car la digestibilité est fonction de ces facteurs. A cet effet Cunha (1993) a travaillé
avec les animaux de 3 mois d’âge de race Néozélardaires. Or dans cette étude les animaux
utilisés étaient âgés de 5 à 6 mois d’âge. Pour ce qui est du coefficient d’utilisation digestible
de la protéine les résultats obtenus dans le cadre de cette étude étaient inférieur à ceux obtenu
par Aguihe et al. (2017) (72,54) lorsque les poules de chairs ont été nourri avec une ration
contenant les graines d’hévéa bouillies mais comparable à ceux de Wafar et al. (2017) qui a
obtenu un coefficient de digestibilité de (60,45) lorsque les lapins étaient nourris avec les
graines de kapotier crue. Le meilleur coefficient de digestibilité de la cellulose brute a été
obtenu avec la ration T3 contenant les graines d’hévéa bouillies résultat comparable à celui de
Wafar et al (58,14) mais supérieur à celui de Aguihe (2017) (43,47) Cette différence pourrait

Page 50
être due à la composition chimique de la ration et à l’espèce animale, qui rejoint l’assertion de
Riviére (1991) qui a montré que l’aliment et l’espèce animale influence fortement sur la
digestibilité des nutriments. Le coefficient de digestibilité de l’azote a été meilleur avec la
ration contenant les graines de d’hévéa bouillies (T3) (30,29). Ce CUDa de l’azote de T3 a été
comparable à celui de la ration T0- ne contenant pas les graines d’hévéa (29,25) mais
supérieur à celui de la ration T0+ contenant les graines non traitées (13,16). Ceci
s’expliquerait par la présence des facteurs antinutritionnels dans la ration T0+, qui auraient
interférés sur l’utilisation digestive de l’azote.

Page 51
CONCLUSION,
RECOMMANDATION ET
PERSPECTIVES

Page 52
CONCLUSION
Au terme de cette étude relative à l’évaluation des effets des méthodes de traitement des
graines d’hévéa sur la digestibilité des nutriments chez le lapin, il en resssort que :

- Le traitement par ébullition a le plus réduit la teneur en facteurs antinutritionnels de la


graine d’hévéa.

- La teneur en matière sèche, matière organique, protéines, en cellulose, cendres et en


énergie a plus augmentées chez les graines d’hévéa bouillies.

- L’ingestion des nutriments et le coefficient de digestibilité des différents nutriments les


meilleurs ont été obtenus avec la ration contenant les graines bouillies.

RECOMMANDATION
Au vu des résultats obtenus au cours de cette étude, la poudre des graines d’hévéa bouillies
pendant 45 minutes à 100°C pourrait être utilisée dans l’alimentation des lapines. En cas de
son utilisation nous recommandons le taux de 20%, car de façon globale, les résultats ont été
meilleurs à ce taux.

PERSPECTIVES
Dans nos prochaines investigations, nous nous proposons de :
- évaluer l’effet de l’ébullition sur la teneur en acides cyanhydrique de la graine d’hévéa ;
- évaluer l’effet de ces traitements sur les performances de production chez les lapins.

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