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CR TP - Essais de Traction

Ce document présente les résultats d'essais de traction sur différents matériaux, notamment l'acier S355, un alliage d'aluminium-magnésium, des polymères POM C et PMMA, ainsi qu'un composite carbone époxy. Les tests ont permis de mesurer des propriétés telles que la résistance élastique, la résistance à la rupture et l'allongement à la rupture, révélant des différences significatives de comportement entre les matériaux en fonction des conditions de test. Les résultats soulignent l'importance des caractéristiques thermiques et mécaniques des matériaux dans des applications industrielles variées.

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CR TP - Essais de Traction

Ce document présente les résultats d'essais de traction sur différents matériaux, notamment l'acier S355, un alliage d'aluminium-magnésium, des polymères POM C et PMMA, ainsi qu'un composite carbone époxy. Les tests ont permis de mesurer des propriétés telles que la résistance élastique, la résistance à la rupture et l'allongement à la rupture, révélant des différences significatives de comportement entre les matériaux en fonction des conditions de test. Les résultats soulignent l'importance des caractéristiques thermiques et mécaniques des matériaux dans des applications industrielles variées.

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BARBOSA Jonathan

FUINA Yoann
GUEDON Axel

TP Métallurgie GMP S1 :
Essai de traction de différentes classes de matériaux

Introduction:
Lors de ce TP, nous avons testé différents matériaux en traction pour visualiser leur
comportement et leur résistance à la rupture. Lors de ces essais de traction nous avons pu obtenir les
valeurs de la ténacité, les contraintes maximales admissibles ainsi que l’allongement à la rupture. Les
matériaux testés sont de l’acier de construction S235, de l’alliage d'aluminium-magnésium, du
polymère PMMA 5083, du polymère POM ainsi que du composite carbone époxy. Ces matériaux
étaient sous forme d’éprouvette pour le test. Les essais de ces matériaux ont été effectués sur une
machine de traction de la marque SHIMADZU. ( voir ci-en dessous)

Procédure :

En amont, mesurer l’éprouvette : Mesurer la largeur l puis la longueur L


entre les arrondis de l’éprouvette.

On trouve les mesures suivantes : e = 3mm


l = 15mm
L = 75mm

Une fois les mesures effectuées, nous avons pu commencer la mise en place de la machine de
traction.

1
Essai 1 - Acier de construction S355 :

Pour débuter l’étude, nous avons utilisé une éprouvette d’acier S355. Cette étude a
été réalisée en une seule fois (pas d'interruption, ou de changement sur la machine en cours
d’expérience) et pour des valeurs de base (température ambiante, …).
Voici le graphique réalisé par le logiciel informatique :

Courbe représentant la déformation (en %) de l’éprouvette en acier de construction selon la


contrainte exercée (en N/mm²)

Sur cette courbe, nous remarquons très rapidement que la traction a eu raison de
l’éprouvette en acier, avec une chute significative de la courbe dans les alentours de 39% de
déformation.
Dans le cadre de l’étude nous avons décidé de dresser un tableau présentant les différentes
valeurs significatives calculées lors de l’étude :

Résistance élastique Résistance à la Allongement à la Énergie de rupture


(Re) rupture ( Rm) rupture (A%)

248.056 N/mm² 381.250 N/mm² 38.5107 % 248.125 N/mm²

Bien que ces valeurs soient significatives, elles ne peuvent pas à elles seules
constituer une étude.

2
Nous avons ensuite équipé notre éprouvette d’un extensomètre. Une fois ce dernier mis en
place, nous remarquons sur le logiciel, l’apparition d’une nouvelle case de mesure, en plus
de celles présentant la contrainte exercée et le crouse effectuée.
Notre étude a été menée jusqu’à 80% de la résistance élastique de notre acier S355. Voici
les résultats obtenus lors de l’expérience :

Courbes représentants la déformation (en %) de l’éprouvette en acier de construction équipée


d’un extensomètre selon la contrainte exercée (en N/mm²)

D’après les tableaux dressés lors de la formation de ces courbes, nous remarquons
la donnée “Pente maxi”. Nous savons que le module de Young s’avère être la pente initiale
de la courbe de déformation/contrainte d’un matériau. Le module de Young de notre
éprouvette serait donc de 28952.5 N/mm², soit 28,952GPa. L’acier de construction présente
en temps normal un module de Young de 210 GPa. L’éprouvette semble alors posséder un
module de Young assez faible pour le type de matériau la composant.

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Essai 2 - Alliage d'Aluminium-Magnésium 5083 (95% d’Aluminium pour 5% de Mg) :

Nous avons donc poursuivi l’étude avec une éprouvette faite d’un alliage d’aluminium
et de magnésium.
Cette fois-ci, l’étude a été réalisée en trois fois : la première de la même manière que pour
l’acier de construction, la seconde a été interrompue avant la rupture de l’éprouvette (80%
de sa Rm), la troisième a été réalisée sur l’éprouvette déjà usée lors de l’expérience
précédente.

Courbe représentant la déformation (en %) de l’éprouvette en alliage d’Aluminium lors de la


première étape de son étude, selon la contrainte exercée (en N/mm²)

Tout d’abord, nous pouvons remarquer que la courbe n’est pas aussi linéaire que
pour l’acier de construction. Ces variations sont provoquées par la constitution de
l’aluminium. En effet ce matériau est constitué de petit cristaux, ainsi, la contrainte exercée
dessus est différente sur un cristal ou dans le vide présent entre deux cristaux.
Comme prévu par l’expérience, l’éprouvette s’est brisée pendant l’étude.

Passons maintenant à la seconde étape de l’essai sur l’alliage d’aluminium. À l’aide


des résultats trouvés lors de la première étape, nous allons arrêter l’expérience peu de
temps avant d’atteindre la résistance à la rupture (Rm) de l’éprouvette.
Voici la courbe tracée par le logiciel informatique durant l’expérience :

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Courbe représentant la déformation (en %) de l’éprouvette en alliage d’Aluminium lors de la
seconde étape de son étude, selon la contrainte exercée (en N/mm²)

Comme prévu, la contrainte exercée sur la pièce ne chute pas brutalement cette
fois-ci : l’éprouvette ne s’est pas brisée. Nous remarquons cependant que sur cette étude, la
Résistance élastique (Re) atteint son terme plus tôt que lors de l’expérience. Cela démontre
soit une irrégularité de la résistance élastique des éprouvettes, soit un mauvais
positionnement de celles-ci lors de leur installation dans la machine de traction.

Pour finir, intéressons-nous désormais à la courbe tracée lors de la troisième phase de


l’étude : la rupture de l’éprouvette déjà usée.

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Courbe représentant la déformation (en %) de l’éprouvette en alliage d’Aluminium lors de la
dernière étape de son étude, selon la contrainte exercée (en N/mm²)

Lors de cette troisième et dernière phase de l’étude sur l’alliage d’aluminium, nous
apercevons donc nécessaire une rupture assez rapide de l’éprouvette. Bien que déjà
dépassée lors de la seconde phase, nous pouvons voir la présence d’une résistance
élastique. Celle-ci est donc évidemment plus haute que celles trouvées lors des deux
premières phases.

Voici un tableau de comparaison des différentes phases réalisées durant l’étude :

Résistance Résistance à la Allongement à Énergie de


élastique (Re) rupture ( Rm) la rupture (A%) rupture

Phase 1 95.1563 N/mm² 213.151 N/mm² 31.8286 % 93.5938 N/mm²

Phase 2 65.3646 N/mm² 189.844 N/mm² 24.2211 % /

Phase 3 240.118 N/mm² 248.649 N/mm² 7.01957 % 236.742 N/mm²

Dans ce tableau nous pouvons donc remarquer que les deux éprouvettes ont eu au total le
même allongement à la rupture mais ne sont cependant pas brisées sous la même contrainte. Tandis
que la contrainte nécessaire à rompre la première éprouvette était de 93,6 N/mm², il aura fallu 236,7
N/mm² pour arriver à bout de la seconde.
Nous pouvons également remarquer que la résistance à la rupture de la troisième phase est plus
élevée que celle de la phase 1. Il semble alors plus difficile d’atteindre la rupture d’une pièce sur
laquelle une déformation avait déjà été appliquée (Re dépassée) que sur une pièce n’ayant subi
aucune modification.

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Essai 3 - POM C ( Delrin )

Ensuite nous avons changé de famille de matériaux et sommes passés sur la famille des polymères
en prenant une éprouvette en POM C. Le POM C, est un thermoplastique et voici quelques propriétés
principales : il est très dur et rigide et cela lui associe une haute résistance mécanique. De plus, il
détient une longue durée de vie en fatigue, il à une haute résistance aux chocs et cela même à de
basses températures : en effet il conserve sa résistance à l’impact sur une large plage de température
de -40°C à +90°C.

Cet essai à été effectué en une seule fois, c'est-à-dire sans interruption et cela a été fait sous
température ambiante à 20 degrés avec une vitesse de 3 millimètres par minute.

Courbe représentant la déformation (en %) de l’éprouvette en POM C en fonction de la


contrainte exercée sur celle ci (en N/mm2) pour une température ambiante

Premièrement, on observe que la courbe a une allure plutôt constante une fois arrivée à sa
résistance à la rupture Rm. Celle-ci est d’environ 45 N/mm2, ce qui est inférieur aux données de sa
fiche technique indiquant un Rm de 68 N/mm2.
Nous constatons toutefois que l’allongement à la rupture est assez important avec environ 48% de
déformation/d’allongement, ce qui est plus important que la valeur de la fiche technique qui indique un
allongement à la rupture de 35%.

C’est un résultat assez correct qui correspond bien à une courbe d’essai de traction d’un matériau
polymère, seulement les résultats obtenus sont un peu différents des informations théoriques de la
fiche technique.

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Nous avons ensuite reproduit l'expérience à la suite de deux modifications de la température :
une à très basse température et une à très haute température. Ce type d’étude est importante lorsque
nous nous intéressons aux caractéristiques d’un matériau. En effet, en négligeant cette expérience,
l’utilisation d’un matériau dans un système peut s’avérer dangereux. Dans un cas plus optimiste, un
matériau dont les caractéristiques ont été modifiées par un changement de température peut s’avérer
être plus efficace dans un système que d’autre matériau semblant plus intéressant au premier abord.

Nous avons donc réalisé un essai de traction sur une éprouvette ayant été congelée. Sa
température était proche des -40°C. L’éprouvette à froid à montrer une très grande faiblesse et a
cédé rapidement.
Nous avons alors réalisé un essai de traction sur une éprouvette de POM sortant du four et
dont la température s’était élevée dans les alentours des 90°C.
L’éprouvette à cette fois-ci présenté des caractéristiques bien plus intéressantes avec une large
résistance élastique. Sa résistance à la rupture Rm a été atteinte au bout d’un bon nombre de
minutes.

Les changements de température, en froid ou chaud, ont donc un impact important sur les
caractéristiques de la pièce. Dans le cadre du POM C les caractéristiques semblent bien plus
intéressantes pour une température plus élevée.

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Essai 4 - Polymère PMMA (plexiglass) :

L’étude s’est ensuite portée sur le plexiglass, appartenant lui aussi à la famille des
polymères. Deux essais ont été effectués.

Courbes représentants la déformation (en %) de l’éprouvette en plexiglass selon la contrainte


exercée (en N/mm²)

Sur cette courbe, il est intéressant de noter que l’éprouvette à céder dès lors que la
résistance à la rupture a été atteinte. Cette résistance Rm est de 45,37 N/mm 2. Ce chiffre
est semblable à celui trouvé lors de l’étude du POM C en conditions classiques. Nous
pouvons donc rapprocher la résistance Rm des éprouvettes en fonction de leur classe de
matériau.

Nous avons ensuite étudié l’éprouvette de plexiglass une fois sa température


modifiée. Nous avons donc réalisé que lorsque le PMMA subissait un changement de
température (température plus élevée) il devait alors facilement modelable.
Cette propriété mécanique fait du plexiglass un matériau très intéressant lorsque nous
souhaitons des caractéristiques similaires au verre, plus facilement modelable et moins
dangereux en cas d’accident. Le plexiglass est donc utilisé dans le domaine de l’automobile
par exemple, dans lequel il sert à la création de visière de casque de moto ...

éprouvette de plexiglass éprouvette de plexiglass ayant subit une hausse de


initiale à côté d’une cassée température et devenue modelable

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Essai 5 - Composite carbone époxy (préimprimé HexPly M81)

Pour cet essai nous allons de nouveau changer de famille de matériau. L’étude portera
maintenant sur la famille des matériaux composites.
Comme son nom l’indique, le carbone époxy est un mélange de carbone et d’époxy. Le
mélange obtenu à subit un traitement au HexPly M81. Le HexPly M81 est une matrice époxy
résistante haute performance pour une utilisation dans des applications industrielles nécessitant un
bon impact, une résistance et une tolérance aux dommages, comme dans l’industrie automobile.
Cette matrice trempée détient d’excellentes propriétés mécaniques, avec des performances de
température qui peuvent s’élever jusqu’à 200 degrés. Son cycle de durcissement est polyvalent (de
135 à 180 degrés) et il est disponible sur divers renforcements.
Notre éprouvette est un assemblage de plusieurs couches de fibre de carbone tissé de
manière différentes l’une par rapport aux autres (des tissages soit en 0 - 90° soit en -45 - 90°) une
seule et unique couche connaît de fortes résistances sur un axe et des défauts sur d’autres, et c’est
pour cela que notre éprouvette à plusieurs couches tissé différemment. Les axes où le tissage est
faible sont compensés par l’autre couche qui est résistante sur cet axe.

Nous avons donc effectué cet essai en une seule fois également, toujours à température ambiante
avec une éprouvette de carbone époxy préimprimée au HexPly M81. Cette fois-ci la vitesse est de 4
millimètres par minute.

Courbe représentant la force exercée (en Newton) sur l’éprouvette en fonction du déplacement
(en millimètres) que la machine a parcourue

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On remarque que l’effort exercé de la machine sur l’éprouvette s’étend sur 5 millimètres. On observe
que la limite élastique est à environ 3600 Newton avec un déplacement de 1 millimètre. La limite à la
rupture est plus élevée quant à elle, en effet elle est égale à environ 11 000 Newton. Nous allons
maintenant voir le même essai, mais cette fois-ci avec la courbe de la déformation.

Courbe représentant la déformation (en %) de l’éprouvette en carbone époxy en fonction des


contraintes subies (en N/mm2)

On observe une déformation d’environ 5.9 %, avec une limite élastique de 100 N/mm2 et la
déformation jusqu’à ce seuil est de 1.5%. Ensuite, 310 N/mm2 est la contrainte maximale que peut
encaisser l’éprouvette jusqu’à sa rupture, c’est donc sa limite à la rupture et la déformation jusqu’à ce
seuil est de 5.9 %. C’est un résultat correct étant donné que le carbone époxy peut encaisser des
chocs sur le long terme sans beaucoup se déformer pour autant. Sa limite à la rupture est
convenable, pour un emploi dans l’automobile par exemple. En effet, il a une bonne ténacité vis-à-vis
de la traction, étant donné qu’en automobile les pièces subissent tous types d’efforts dont de la
traction et bien ce matériau est bien adapté.

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Conclusion :

Afin de conclure l’expérience, nous avons décidé de dresser un tableau de


comparaison de la résistance élastique Re et de la résistance à la rupture Rm de chacun
des matériaux.
Les résultats trouvés nous permettront de classer les matériaux de la rupture la plus haute à
la plus faible.
Le tableau ne tient en compte que les résultats trouvés lors de conditions d’expériences
classiques (température ambiante, traction en un coup, …)

Matériau Acier de Aluminium-Magné POM C Polymère Composite carbone


construction S355 sium 5083 PMMA époxy

Résistance Élastique 248.056 N/mm² 95.1563 N/mm² 17.000 17.9027 100 N/mm²
(Re) N/mm² N/mm²

Position 1 3 5 4 2
Tableau de comparaison des matériaux en fonction de leur résistance élastique Re :

Matériau Acier de Aluminium-Magné POM C Polymère Composite carbone


construction S355 sium 5083 PMMA époxy

Résistance Élastique 381.250 N/mm² 213.151 N/mm² 45.8542 45.3745 312.983 N/mm²
(Re) N/mm² N/mm²

Position 1 3 4 5 2
Tableau de comparaison des matériaux en fonction de leur résistance à la rupture Rm
:

Ces deux tableaux nous montrent donc que la résistance élastique Re et la


résistance à la rupture Rm sont liées. Le POM C et le polymère PMMA ayant une résistance
élastique similaire se retrouvent avec un écart semblable en résistance à la rupture Rm.

L’acier de construction et le composite carbone époxy sont en tête de liste avec les
résistances les plus hautes.
Les matériaux polymères quant à eux se voient être derniers de la course.

D’après l’étude, les résistances des familles de matériaux plastiques semblent donc moins
bonnes que celles des aciers et fers.

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