CPGE Al Qalam
Concours d’accés à la classe MP*
Durée : 3 heures
Énoncé
Problème 1
Partie 1
Généralités
Pour tout 𝑛 ∈ N, on note ∫ 𝜋
2
𝐼𝑛 = cos𝑛 (𝑡)𝑑𝑡 .
0
𝐼𝑛 est appelée l’intégrale de Wallis d’ordre 𝑛.
∫𝜋
1. Montrer que, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝐼𝑛 = 0 2 sin𝑛 (𝑡)𝑑𝑡.
2. Calculer 𝐼 0 et 𝐼 1 .
3. Pour tout entier 𝑛, exprimer 𝐼𝑛+2 en fonction de 𝐼𝑛 et de 𝑛.
4. Montrer que, pour tout 𝑛 ∈ N,
(2𝑛)! 𝜋 22𝑛 (𝑛!) 2
𝐼 2𝑛 = et 𝐼 2𝑛+1 = .
2 (𝑛!) 2 2
2𝑛 (2𝑛 + 1)!
5. Montrer que 𝐼𝑛 v 𝐼𝑛+1 .
𝑛→+∞
Partie 2
∫ +∞ 2
Calcul de l’intégrale de Gauss 0
𝑒 −𝑢 𝑑𝑢 et de
Γ 𝑛 + 21 .
√
6. Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que, pour tout 𝑢 ∈ [0, 𝑛],
−𝑛
𝑢2 𝑢2
𝑛
−𝑢 2
1− 6𝑒 6 1+ .
𝑛 𝑛
∫ √𝑛 2 𝑛
7. Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que 𝐼 2𝑛+1 = √1𝑛 0 1 − 𝑢𝑛 𝑑𝑢.
√
8. Effectuer le changement de variable 𝑢 = 𝑛 tan 𝑡 dans l’intégrale
∫ √𝑛 −𝑛
𝑢2
1+ 𝑑𝑢.
0 𝑛
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Énoncé
9. Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que (𝑛 + 1)𝐼𝑛+1 𝐼𝑛 = 𝜋2 .
√ √︁
10. En déduire que 𝑛𝐼𝑛 −→ 𝜋2 .
𝑛→+∞
11. On admet le théorème de la limite monotone : Soit 𝑎 ∈ R. Soit 𝑔 est une application croissante de
[𝑎, +∞[ dans R. Alors il existe 𝐿 ∈ R ∪ {+∞} tel que 𝑔(𝑥) −→ 𝐿.
√ 𝑥→+∞
∫𝑥 2
Montrer que lim𝑥→+∞ 0 𝑒 −𝑢 𝑑𝑢 = 2 .
𝜋
12. Pour 𝑥 ∈ R, lorsque c’est défini, on pose
∫ +∞ ∫ 𝐴
Γ(𝑥) = −𝑡 𝑥−1
𝑒 𝑡 𝑑𝑡 = lim lim −𝑡 𝑥−1
𝑒 𝑡 𝑑𝑡 .
0 𝐴→+∞ 𝜀→0+ 𝜀
√
a. Montrer que Γ est défini et que Γ 12 = 𝜋.
1
2
√
(2𝑛)! 𝜋
b. Soit 𝑛 ∈ N. Montrer que Γ 𝑛 + 12 est défini et que Γ 𝑛 + 12 =
2𝑛
2 𝑛!
.
Partie 3
Formule de Stirling
√
𝑛 (2𝑛)!
13. Montrer la formule de Wallis : −→ √1 .
22𝑛 (𝑛!) 2 𝑛→+∞ 𝜋
1
𝑛𝑛+ 2
14. Pour tout 𝑛 ∈ N∗ , on pose 𝑢𝑛 = ln 𝑛!𝑒 𝑛 .
1
𝑥2
a. Montrer que, pour tout 𝑛 ∈ N∗, 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 =
∫
2
𝑑𝑥.
− 12 (𝑛+ 12 ) 2 −𝑥 2
b. En déduire que, pour tout 𝑛 ∈ N∗, 0 6 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 6 1 1 1
12 𝑛 − 𝑛+1 .
15. Montrer que la suite (𝑢𝑛 )𝑛 ∈N∗ converge vers une limite 𝜆 ∈ R.
√
16. On pose 𝜇 = 𝑒 −𝜆 . A l’aide de la formule de Wallis question 13, montrer que 𝜇 = 2𝜋.
En déduire la formule de Stirling :
√
𝑛! ∼ 2𝜋𝑛𝑛𝑛 𝑒 −𝑛 .
𝑛→+∞
Problème 2
Dans tout le problème K = R ou C, on désigne par 𝐸 un espace vectoriel sur K de dimension 𝑛, 𝑛 > 1 et
par L (𝐸) le K-espace vectoriel des endomorphismes de 𝐸. On note M𝑛 (K) l’espace vectoriel des matrices
carrées d’ordre 𝑛 à coefficients dans K, 𝐺𝐿𝑛 (K) le groupe des matrices inversibles de M𝑛 (K) et 𝐼𝑛 la
matrice unité de M𝑛 (K). Pour 𝑓 ∈ L (𝐸), on note 𝑓 0 = 𝐼 et pour tout entier naturel 𝑘, 𝑓 𝑘+1 = 𝑓 𝑘 ◦ 𝑓 où 𝐼
désigne l’application identité de 𝐸.
On dit que 𝑓 est un endomorphisme nilpotent s’il existe un entier naturel non nul 𝑝 tel que 𝑓 𝑝 = 0, le
plus petit entier naturel non nul 𝑝 vérifiant cette propriété est appelé indice de nilpotence de 𝑓 .
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Énoncé
Partie 1
Noyaux itérés
Soit 𝑓 ∈ L (𝐸), on note pour tout entier naturel 𝑘, N𝑘 = ker 𝑓 𝑘 et I𝑘 = Im 𝑓 𝑘 .
1. Montrer que la suite (N𝑘 )𝑘 ∈N est croissante et que la suite (I𝑘 )𝑘 ∈N est décroissante pour l’inclusion.
2. Justifier l’existence d’un plus petit entier naturel 𝑞 tel que N𝑞 = N𝑞+1 .
3. Montrer que I𝑞 = I𝑞+1 .
4. Montrer que N𝑞 ⊕ I𝑞 = 𝐸.
5. On considère pour tout entier naturel 𝑘, 𝜑𝑘 la restriction de 𝑓 à I𝑘 .
a. Montrer que dim I𝑘 − dim I𝑘+1 = dim (ker(𝑓 ) ∩ I𝑘 ).
b. En déduire que la suite (dim N𝑘+1 − dim N𝑘 )𝑘 ∈N est décroissante.
Partie 2
Les endomorphismes nilpotents de rang 𝑛 − 1.
Soit 𝑈 une matrice de M𝑛 (C), de rang 𝑛 − 1. On note 𝑢 l’endomorphisme de 𝐸 canoniquement associé à
𝑈.
2-a.
Soient 𝑟 et 𝑠 deux entiers naturels et 𝑣 la restriction de 𝑢 𝑠 à Im (𝑢 𝑟 ).
6. Vérifier que Im(𝑣) = Im (𝑢 𝑠+𝑟 ).
7. Montrer que ker(𝑣) ⊂ ker (𝑢 𝑠 ).
8. Montrer que dim (ker (𝑢 𝑟 +𝑠 )) 6 dim (ker (𝑢 𝑟 )) + dim (ker (𝑢 𝑠 )).
9. En déduire que pour tout entier naturel 𝑖, dim ker 𝑢 𝑖 6 𝑖.
2-b.
On suppose dans cette sous-partie que 𝑈 𝑛 = 0.
10. Montrer que pour tout entier 𝑖 tel que 1 6 𝑖 6 𝑛, dim ker 𝑢 𝑖 = 𝑖.
11. Montrer que l’indice de nilpotence de 𝑢 est égal à 𝑛.
12. En déduire qu’il existe un vecteur 𝑒 de 𝐸 tel que B𝑒 = 𝑒, 𝑢 (𝑒), . . . , 𝑢 𝑛−1 (𝑒) soit une base de 𝐸.
13. Écrire la matrice de 𝑢 dans la base B𝑒 .
14. Montrer que deux matrices nilpotentes de M𝑛 (C) de rang 𝑛 − 1 sont semblables.
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Corrigé
Corrigé
Problème 1
Partie 1
𝜋
1. Par le changement de variable 𝑡 = 2 − 𝑢.
1 pt
∫ 𝜋 ∫ 𝜋 𝜋
2. 𝐼0 = 0
2
𝑑𝑡 = 𝜋
2 et 𝐼 1 = 0
2
sin 𝑡𝑑𝑡 = [− cos 𝑡] 02 = 1.
1 pt
3. Soit𝑛 ∈ N. Par intégration par parties, les fonctions 𝑡 ↦→ cos 𝑡 et 𝑡 ↦→ sin𝑛+1 𝑡 étant de classe C 1
sur 0, 𝜋2 , on a :
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2 𝜋2 2
𝑛+1 𝑛+1
𝐼𝑛+2 = sin 𝑡 × sin 𝑡 = cos 𝑡 sin 𝑡 0
− cos 𝑡 (𝑛 + 1) (− cos 𝑡 sin𝑛 𝑡) 𝑑𝑡
0 0
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2 2
sin𝑛 𝑡 cos2 𝑡𝑑𝑡 = (𝑛 + 1) sin𝑛 𝑡 cos2 𝑡 1 − sin2 𝑡 𝑑𝑡
= (𝑛 + 1)
0 0
= (𝑛 + 1)𝐼𝑛 − (𝑛 + 1)𝐼𝑛+2 .
𝑛+1
On en déduit que (𝑛 + 2)𝐼𝑛+2 = (𝑛 + 1)𝐼𝑛 puis que 𝐼𝑛+2 = 𝑛+2 𝐼𝑛 .
1 pt
4.
2𝑛 − 1 (2𝑛 − 1) (2𝑛 − 3)
𝐼 2𝑛 = 𝐼 2𝑛−2 = 𝐼 2𝑛−4
2𝑛 (2𝑛) (2𝑛 − 2)
(2𝑛 − 1) (2𝑛 − 3) (2𝑛 − 5) (2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 3) × · · · × 1
= 𝐼 2𝑛−6 = · · · = 𝐼0
(2𝑛) (2𝑛 − 2) (2𝑛 − 4) (2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2
[(2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 3) × · · · × 1] × [(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2] 𝜋
= ×
[(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2] 2 2
(2𝑛)! 𝜋 (2𝑛)! 𝜋
= × = ×
(2𝑛 𝑛!) 2 2 4𝑛 (𝑛!) 2 2
et de même :
2𝑛 (2𝑛) (2𝑛 − 2)
𝐼 2𝑛+1 = 𝐼 2𝑛−1 = 𝐼 2𝑛−3
2𝑛 + 1 (2𝑛 + 1) (2𝑛 − 1)
(2𝑛) (2𝑛 − 2) (2𝑛 − 4) (2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2
= 𝐼 2𝑛−5 = · · · = 𝐼1
(2𝑛 + 1) (2𝑛 − 1) (2𝑛 − 3) (2𝑛 + 1) × (2𝑛 − 1) × · · · × 3
[(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2] 2
=
[(2𝑛 + 1) × (2𝑛 − 1) × · · · × 3] × [(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2]
(2𝑛 𝑛!) 2 4𝑛 (𝑛!) 2
= =
(2𝑛 + 1)! (2𝑛 + 1)!
1+1 pt
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Corrigé
5. Soit 𝑛 ∈ N, on a 𝐼𝑛+2 6 𝐼𝑛+1 6 𝐼𝑛 (car la suite (𝐼𝑛 )𝑛 ∈N est décroissante). Comme 𝐼𝑛 > 0 , on en déduit
que :
𝑛 + 2 𝐼𝑛+2 𝐼𝑛+1
= 6 61
𝑛 + 1 𝑊𝑛 𝐼𝑛
𝐼𝑛+1
avec la question 3 Le théorème de convergence par encadrement nous donne alors −→
𝐼𝑛 𝑛→+∞ 1
donc 𝐼𝑛 ∼ 𝐼𝑛+1 .
𝑛
2 pt
Partie 2
6. Soit 𝑓 :] − 1, +∞[→ R, 𝑢 ↦→ 𝑢 − ln(1 + 𝑢). 𝑓 est dérivable sur ] − 1, +∞[ (comme combinaison
1
linéaire de fonctions qui le sont), et pour 𝑢 ∈] − 1, +∞ , 𝑓 0 (𝑢) = 1 − 1+𝑢
𝑢
= 1+𝑢 est de même signe
que 𝑢. 𝑓 est donc décroissante sur ] − 1, 0] et croissante sur [0, +∞[, donc admet un minimum en 0
. On a 𝑓 (0) = 0, donc pour tout 𝑢 ∈] − 1, +∞[, 𝑓 (𝑢) > 𝑓 (0) = 0, ce qui montre que ln(1 + 𝑢) 6 𝑢.
2 2
En donnant successivement à 𝑎 la valeur 𝑢𝑛 et − 𝑢𝑛 , on obtient les inégalités souhaitées.
3 pt
√ √
7. Le changement de variable 𝑡 = 𝑛 cos 𝑢 équivaut à 𝑢 = arccos √𝑡𝑛 . Il donne 𝑑𝑡 = − 𝑛 sin 𝑢𝑑𝑢 et
les bornes deviennent 𝜋2 et 0 :
√ 𝜋
0
𝑡2
𝑛
√ √
∫ 𝑛 ∫ ∫
2
2
sin2 𝑢
𝑛 𝑛
1− 𝑑𝑡 = 1 − cos 𝑢 (− 𝑛 sin 𝑢)𝑑𝑢 = 𝑛 sin 𝑢𝑑𝑢
0 𝑛 𝜋
2 0
𝜋
√ √
∫
2
= 𝑛 sin2𝑛+1 𝑢𝑑𝑢 = 𝑛𝐼 2𝑛+1
0
1 pt
√
8. On pose le changement de variable√𝑡 = 𝑛 tan 𝑢 dans l’intégrale proposée, qui équivaut à 𝑢 =
arctan √𝑡𝑛 . Ceci transforme 𝑑𝑡 en 𝑛 1 + tan2 𝑢 𝑑𝑢 et les bornes en 0 et 𝐵 = arctan(1) = 𝜋4 . On
obtient donc :
∫ √𝑛 −𝑛 ∫ 𝜋
𝑡2 4 −𝑛 √
1 + tan2 𝑢 𝑛 1 + tan2 𝑢 𝑑𝑢
1+ 𝑑𝑡 =
0 𝑛 0
∫ 𝜋 −𝑛+1 ∫ 𝜋
√ 4 1 √ 4
= 𝑛 2
𝑑𝑢 = 𝑛 cos2(𝑛−1) 𝑢𝑑𝑢
0 cos 𝑢 0
√ −𝑛 𝜋
𝑡2 √
∫ 𝑛 ∫
4
1+ 𝑑𝑡 = 𝑛 cos2(𝑛−1) 𝑢𝑑𝑢
0 𝑛 0
1 pt
9. Pour 𝑛 ∈ N, Notons 𝐽𝑛 = (𝑛 + 1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 . On a
𝐽𝑛+1 − 𝐽𝑛 = (𝑛 + 2)𝐼𝑛+1 𝐼𝑛+2 − (𝑛 + 1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 = (𝑛 + 1)𝐼𝑛+1 𝐼𝑛 − (𝑛 + 1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 = 0
𝜋
donc (𝐽𝑛 )𝑛 ∈N est constante, de valeur 𝐽0 = 𝐼 0 𝐼 1 = .
2
1 pt
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Corrigé
𝜋
10. Vient du fait que = (𝑛+1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 v 𝑛𝐼𝑛2 . 1 pt
2 𝑛→+∞
∫ 𝑥
2
11. Soit 𝐹 : 𝑥 → 𝑒 −𝑡 𝑑𝑡, F est croissante par la positivité de la fonction integrande. donc 𝐹 admet
0
une limite finie ou infinie, et on a
∫ ∫ √
𝑥 𝑛
−𝑡 2 2
lim 𝑒 𝑑𝑡 = lim 𝑒 −𝑡 𝑑𝑡
𝑥→+∞ 0 𝑛→+∞ 0
et par les questions 6,7,8, on obtient :
√ 𝜋
√ √ √
∫ 𝑛 ∫
4
−𝑡 2
𝑛𝐼 2𝑛+1 6 𝑒 𝑑𝑡 6 𝑛 cos2𝑛−2 (𝑡)𝑑𝑡 6 𝑛𝐼 2𝑛−2
0 0
et par la question 10, on obtient le résultat.
2 pt
12. a. Soit 𝑥 > 0, on a par le changement de variable 𝑡 = 𝑢 2
𝑥2
𝑒 −𝑡
∫ 𝑥 ∫
2
√ 𝑑𝑡 = 2 𝑒 −𝑢 𝑑𝑢
0 𝑡 0
1
D’où l’existence de Γ( ) et en faisant tendre 𝑥 → ∞, on obtient :
2
1 √
Γ( ) = 𝜋
2
1 pt
1
b. Montrons par récurrence que Γ(𝑛 + ) est bien défini.
2
Pour 𝑛 = 0, c’est la question précédente.
1
Supposons que Γ(𝑛 + ) est bien défini, soit 𝑥 > 0, par une IPP :
2
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
−𝑡 𝑛+ 12
h
−𝑡 𝑛+ 12
i𝑥 1 1
𝑒 𝑡 𝑑𝑡 = −𝑒 𝑡 + (𝑛 + ) 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑛− 2 𝑑𝑡
0 0 2 0
∫ 𝑥
1 1
Par existence des limites : lim −𝑒 −𝑥 𝑥 𝑛+ 2 et lim 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑛− 2 𝑑𝑡, on obtient l’existence de
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 0
3
Γ(𝑛 + ), et nous avons la formule de récurence :
2
3 1 1
Γ(𝑛 + ) = (𝑛 + )Γ(𝑛 + )
2 2 2
Une égalité qui va servir pour démontrer par récurence la formule demandée.
3 pt
Problème 2
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Corrigé
Partie 1
• Soit 𝑘 ∈ N. Soit 𝑥 ∈ Ker 𝑓 𝑘 . Ainsi, 𝑓 𝑘 (𝑥) = 0𝐸 . En appliquant
1. 𝑓 de part et d’autre de l’égalité,
on obtient : 𝑓 𝑘+1 (𝑥) = 𝑓 (0𝐸 ) = 0. Ainsi, 𝑥 ∈ Ker 𝑓 𝑘+1 .
∀𝑘 ∈ 𝑁 , Ker 𝑓 𝑘 ⊂ Ker 𝑓 𝑘+1
• Soit 𝑗 ∈ N Soit 𝑦 ∈ Im 𝜌 𝑗+1 . Il existe donc 𝑥 ∈ 𝐸 tel quee : 𝑦 = 𝑓 𝑗+1 (𝑥). Ainsi :
𝑦 = 𝑓 𝑗+1 (𝑥) = 𝑓 𝑗 (𝜌 (𝑥))
et donc 𝑥 ∈ Im(𝑃).
∀𝑗 ∈ N, Im 𝑓 𝑗+1 ⊂ Im 𝑓 𝑗
1+1 pt
2. Posons 𝑑 𝑗 = dim(𝑁 𝑗 ) la suite 𝑑 𝑗 est croissante majorée par 𝑛, donc stationnaire, d’où l’existence
d’un 𝑗 tel que 𝑑 𝑗 = 𝑑 𝑗+1 , auquel cas 𝑁 𝑗 = 𝑁 𝑗+1 , si on prend le plus petit 𝑞, on obtient l’existence
d’un tel 𝑞.
2 pt
3. On a une inclusion 𝐼𝑞+1 ⊂ 𝐼𝑞 et puis l’égalité des dimension par la formule du rang.
1 pt
4. Montrons d’abord que ∀𝑖 > 𝑞, 𝑁𝑖 = 𝑁𝑞 , par récurrence.
Le cas 𝑖 = 𝑞 est trivial, soit 𝑗 > 𝑞, soit 𝑥 ∈ 𝑁 𝑗+1 , donc 𝑓 (𝑥) ∈ 𝑁 𝑗 = 𝑁𝑞 , c’est à dire 𝑥 ∈ 𝑁𝑞+1 = 𝑁𝑞 .
D’où 𝑁 𝑗+1 ⊂ 𝑁𝑞 , l’autre inclusion étant évidente.
On a déjà par le théorème du rang (appliqué à 𝑓 𝑞 que dim(𝐸) = dim 𝑁𝑞 + dim 𝐼𝑞 .
Montrons que 𝑁𝑞 ∩ 𝐼𝑞 = {0𝐸 }. Soit 𝑦 ∈ 𝑁𝑞 ∩ 𝐼𝑞 . Il existe 𝑥 ∈ 𝐸 tel que 𝑦 = 𝑓 𝑞 (𝑥). Alors on a :
𝑓 𝑞 (𝑦) = 0𝐸 ⇒ 𝑓 2𝑞 (𝑥) = 0𝐸 .
Donc 𝑥 appartient à Ker 𝑓 2𝑞 , qui est égal à Ker (𝑓 𝑞 ). On obtient :
𝑦 = 𝑓 𝑞 (𝑥) = 0𝐸
Ainsi 𝑁𝑞 ∩ 𝐼𝑞 = {0𝐸 }, et on a bien :
𝐸 = 𝑁𝑞 ⊕ 𝐼𝑞 .
3 pt
5. a. Nous avons 𝑓 (𝐼𝑘 ) = 𝐼𝑘+1 . On en déduit que 𝜑𝑘 ∈ 𝐿(𝐼𝑘 , 𝐼𝑘+1 ). D’autre part Ker(𝜑𝑘 ) = 𝐼𝑘 ∩ Ker(𝑓 ),
par la formule du rang, on déduit que dim I𝑘 − dim I𝑘+1 = dim (ker(𝑓 ) ∩ I𝑘 ).
2 pt
b. Par la formule du rang, nous avons :
dim 𝑁𝑘+2 − dim 𝑁𝑘+1 = dim 𝐼𝑘+1 − dim 𝐼𝑘+2
= dim(Ker(𝑓 ) ∩ 𝐼𝑘+1 )
> dim(Ker(𝑓 ) ∩ 𝐼𝑘 )
= dim 𝐼𝑘 − dim 𝐼𝑘+1
= dim 𝑁𝑘+1 − dim 𝑁𝑘
2 pt
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Énoncé
Partie 2
2-a.
6.
𝑦 ∈ Im(𝑣) ⇐⇒ ∃𝑧 ∈ Im(𝑢 𝑟 ), 𝑦 = 𝑢 𝑠 (𝑧)
⇐⇒ ∃𝑥 ∈ 𝐸, 𝑦 = 𝑢 𝑠 (𝑢 𝑟 (𝑥)) = 𝑢 𝑠+𝑟 (𝑥)
⇐⇒ 𝑦 ∈ Im(𝑢 𝑠+𝑟 )
1 pt
7. Ker(𝑣) = Ker(𝑢 𝑠 ) ∩ 𝐼𝑚(𝑢 𝑟 ) ⊂ Ker(𝑢 𝑠 ).
1 pt
8. Par la formule du rang appliquée à 𝑣, nous avons :
dim Im(𝑢 𝑟 ) = dim Ker(𝑣) + dim Im(𝑣) 6 dim Ker 𝑢 𝑠 + dim Im(𝑢 𝑠+𝑟 )
Il s’en suit que
dim Ker 𝑢 𝑠+𝑟 − dim Ker 𝑢 𝑟 = dim Im 𝑢 𝑟 − dim Im 𝑢 𝑠+𝑟 6 dim Ker 𝑢 𝑠
2 pt
9. Le résultat se montre par récurrence en utilisant
dim Ker 𝑢 𝑖+1 6 dim Ker 𝑢 𝑖 + 1
2 pt
2-b.
10. Par récurrence sur i.
Pour 𝑖 = 1 c’est vrai.
Soit 1 6 𝑖 6 𝑛−1, supposons que dim Ker 𝑢 𝑖 = 𝑖, on a alors 𝑖 6 dim 𝑘𝑒𝑟𝑢 𝑖+1 6 𝑖+1, si dim Ker 𝑢 𝑖+1 = 𝑖,
alors Ker 𝑢 𝑖 = Ker 𝑢 𝑖+1 , et donc ∀𝑗 > 𝑖, Ker 𝑢 𝑗 = Ker 𝑢 𝑖 , en particulier 𝑛 = dim Ker 𝑢 𝑛 = 𝑖 ce qui est
impossible, donc dim Ker 𝑢 𝑖+1 = 𝑖 + 1.
2 pt
11. Puisque ∀𝑖, 1 6 𝑖 6 𝑛 − 1, dim Ker 𝑢 𝑖 = 𝑖 < 𝑛, alors ∀𝑖, 1 6 𝑖 6 𝑛 − 1, 𝑢 𝑛−1 ≠ 0, ainsi l’indice est 𝑛.
1 pt
12. Si 𝑒 tel que 𝑢 𝑛−1 (𝑒) = 0, alors on montre classiquement que 𝛽𝑒 est libre et donc base.
2 pt
0
1 0 (0) ®
© ª
13. 𝑁 = 𝑀𝑎𝑡 𝛽𝑒 𝑢 = .. . .
.. ®
®
. . . ®
«0 · · · 1 0 ¬
1 pt
14. Puisqu’elles seront semblables à la même matrice 𝑁 .
2 pt
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