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PB Enocor

Le document présente un énoncé de concours pour l'accès à la classe MP*, comprenant des problèmes mathématiques sur les intégrales de Wallis et les endomorphismes nilpotents. Il inclut des questions sur le calcul d'intégrales, la démonstration de théorèmes et des propriétés des espaces vectoriels. Les solutions sont également fournies pour chaque problème, détaillant les étapes nécessaires pour arriver aux résultats.

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CPGE Al Qalam

Concours d’accés à la classe MP*


Durée : 3 heures

Énoncé

Problème 1

Partie 1
Généralités
Pour tout 𝑛 ∈ N, on note ∫ 𝜋
2
𝐼𝑛 = cos𝑛 (𝑡)𝑑𝑡 .
0
𝐼𝑛 est appelée l’intégrale de Wallis d’ordre 𝑛.
∫𝜋
1. Montrer que, pour tout 𝑛 ∈ N, 𝐼𝑛 = 0 2 sin𝑛 (𝑡)𝑑𝑡.
2. Calculer 𝐼 0 et 𝐼 1 .
3. Pour tout entier 𝑛, exprimer 𝐼𝑛+2 en fonction de 𝐼𝑛 et de 𝑛.
4. Montrer que, pour tout 𝑛 ∈ N,

(2𝑛)! 𝜋 22𝑛 (𝑛!) 2


𝐼 2𝑛 = et 𝐼 2𝑛+1 = .
2 (𝑛!) 2 2
2𝑛 (2𝑛 + 1)!

5. Montrer que 𝐼𝑛 v 𝐼𝑛+1 .


𝑛→+∞

Partie 2
∫ +∞ 2
Calcul de l’intégrale de Gauss 0
𝑒 −𝑢 𝑑𝑢 et de
Γ 𝑛 + 21 .



6. Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que, pour tout 𝑢 ∈ [0, 𝑛],
 −𝑛
𝑢2 𝑢2
 𝑛 
−𝑢 2
1− 6𝑒 6 1+ .
𝑛 𝑛
∫ √𝑛  2 𝑛

7. Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que 𝐼 2𝑛+1 = √1𝑛 0 1 − 𝑢𝑛 𝑑𝑢.

8. Effectuer le changement de variable 𝑢 = 𝑛 tan 𝑡 dans l’intégrale
∫ √𝑛   −𝑛
𝑢2
1+ 𝑑𝑢.
0 𝑛

page 1 / 8
Énoncé

9. Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que (𝑛 + 1)𝐼𝑛+1 𝐼𝑛 = 𝜋2 .


√ √︁
10. En déduire que 𝑛𝐼𝑛 −→ 𝜋2 .
𝑛→+∞

11. On admet le théorème de la limite monotone : Soit 𝑎 ∈ R. Soit 𝑔 est une application croissante de
[𝑎, +∞[ dans R. Alors il existe 𝐿 ∈ R ∪ {+∞} tel que 𝑔(𝑥) −→ 𝐿.
√ 𝑥→+∞
∫𝑥 2
Montrer que lim𝑥→+∞ 0 𝑒 −𝑢 𝑑𝑢 = 2 .
𝜋

12. Pour 𝑥 ∈ R, lorsque c’est défini, on pose


∫ +∞  ∫ 𝐴 
Γ(𝑥) = −𝑡 𝑥−1
𝑒 𝑡 𝑑𝑡 = lim lim −𝑡 𝑥−1
𝑒 𝑡 𝑑𝑡 .
0 𝐴→+∞ 𝜀→0+ 𝜀
 √
a. Montrer que Γ est défini et que Γ 12 = 𝜋.
1

2

(2𝑛)! 𝜋
b. Soit 𝑛 ∈ N. Montrer que Γ 𝑛 + 12 est défini et que Γ 𝑛 + 12 =
 
2𝑛
2 𝑛!
.

Partie 3
Formule de Stirling

𝑛 (2𝑛)!
13. Montrer la formule de Wallis : −→ √1 .
22𝑛 (𝑛!) 2 𝑛→+∞ 𝜋
 1

𝑛𝑛+ 2
14. Pour tout 𝑛 ∈ N∗ , on pose 𝑢𝑛 = ln 𝑛!𝑒 𝑛 .
1
𝑥2
a. Montrer que, pour tout 𝑛 ∈ N∗, 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 =

2
𝑑𝑥.
− 12 (𝑛+ 12 ) 2 −𝑥 2
b. En déduire que, pour tout 𝑛 ∈ N∗, 0 6 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 6 1 1 1

12 𝑛 − 𝑛+1 .
15. Montrer que la suite (𝑢𝑛 )𝑛 ∈N∗ converge vers une limite 𝜆 ∈ R.

16. On pose 𝜇 = 𝑒 −𝜆 . A l’aide de la formule de Wallis question 13, montrer que 𝜇 = 2𝜋.
En déduire la formule de Stirling :

𝑛! ∼ 2𝜋𝑛𝑛𝑛 𝑒 −𝑛 .
𝑛→+∞

Problème 2
Dans tout le problème K = R ou C, on désigne par 𝐸 un espace vectoriel sur K de dimension 𝑛, 𝑛 > 1 et
par L (𝐸) le K-espace vectoriel des endomorphismes de 𝐸. On note M𝑛 (K) l’espace vectoriel des matrices
carrées d’ordre 𝑛 à coefficients dans K, 𝐺𝐿𝑛 (K) le groupe des matrices inversibles de M𝑛 (K) et 𝐼𝑛 la
matrice unité de M𝑛 (K). Pour 𝑓 ∈ L (𝐸), on note 𝑓 0 = 𝐼 et pour tout entier naturel 𝑘, 𝑓 𝑘+1 = 𝑓 𝑘 ◦ 𝑓 où 𝐼
désigne l’application identité de 𝐸.
On dit que 𝑓 est un endomorphisme nilpotent s’il existe un entier naturel non nul 𝑝 tel que 𝑓 𝑝 = 0, le
plus petit entier naturel non nul 𝑝 vérifiant cette propriété est appelé indice de nilpotence de 𝑓 .

page 2 / 8 CPGE Al Qalam


Énoncé

Partie 1
Noyaux itérés
 
Soit 𝑓 ∈ L (𝐸), on note pour tout entier naturel 𝑘, N𝑘 = ker 𝑓 𝑘 et I𝑘 = Im 𝑓 𝑘 .
1. Montrer que la suite (N𝑘 )𝑘 ∈N est croissante et que la suite (I𝑘 )𝑘 ∈N est décroissante pour l’inclusion.
2. Justifier l’existence d’un plus petit entier naturel 𝑞 tel que N𝑞 = N𝑞+1 .
3. Montrer que I𝑞 = I𝑞+1 .
4. Montrer que N𝑞 ⊕ I𝑞 = 𝐸.
5. On considère pour tout entier naturel 𝑘, 𝜑𝑘 la restriction de 𝑓 à I𝑘 .
a. Montrer que dim I𝑘 − dim I𝑘+1 = dim (ker(𝑓 ) ∩ I𝑘 ).
b. En déduire que la suite (dim N𝑘+1 − dim N𝑘 )𝑘 ∈N est décroissante.

Partie 2
Les endomorphismes nilpotents de rang 𝑛 − 1.
Soit 𝑈 une matrice de M𝑛 (C), de rang 𝑛 − 1. On note 𝑢 l’endomorphisme de 𝐸 canoniquement associé à
𝑈.

2-a.

Soient 𝑟 et 𝑠 deux entiers naturels et 𝑣 la restriction de 𝑢 𝑠 à Im (𝑢 𝑟 ).


6. Vérifier que Im(𝑣) = Im (𝑢 𝑠+𝑟 ).
7. Montrer que ker(𝑣) ⊂ ker (𝑢 𝑠 ).
8. Montrer que dim (ker (𝑢 𝑟 +𝑠 )) 6 dim (ker (𝑢 𝑟 )) + dim (ker (𝑢 𝑠 )).

9. En déduire que pour tout entier naturel 𝑖, dim ker 𝑢 𝑖 6 𝑖.

2-b.

On suppose dans cette sous-partie que 𝑈 𝑛 = 0.



10. Montrer que pour tout entier 𝑖 tel que 1 6 𝑖 6 𝑛, dim ker 𝑢 𝑖 = 𝑖.
11. Montrer que l’indice de nilpotence de 𝑢 est égal à 𝑛.

12. En déduire qu’il existe un vecteur 𝑒 de 𝐸 tel que B𝑒 = 𝑒, 𝑢 (𝑒), . . . , 𝑢 𝑛−1 (𝑒) soit une base de 𝐸.
13. Écrire la matrice de 𝑢 dans la base B𝑒 .
14. Montrer que deux matrices nilpotentes de M𝑛 (C) de rang 𝑛 − 1 sont semblables.

page 3 / 8 CPGE Al Qalam


Corrigé

Corrigé

Problème 1

Partie 1

𝜋
1. Par le changement de variable 𝑡 = 2 − 𝑢.
1 pt
∫ 𝜋 ∫ 𝜋 𝜋
2. 𝐼0 = 0
2
𝑑𝑡 = 𝜋
2 et 𝐼 1 = 0
2
sin 𝑡𝑑𝑡 = [− cos 𝑡] 02 = 1.
1 pt
3. Soit𝑛 ∈ N. Par intégration par parties, les fonctions 𝑡 ↦→ cos 𝑡 et 𝑡 ↦→ sin𝑛+1 𝑡 étant de classe C 1
sur 0, 𝜋2 , on a :
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2   𝜋2 2
𝑛+1 𝑛+1
𝐼𝑛+2 = sin 𝑡 × sin 𝑡 = cos 𝑡 sin 𝑡 0
− cos 𝑡 (𝑛 + 1) (− cos 𝑡 sin𝑛 𝑡) 𝑑𝑡
0 0
∫ 𝜋 ∫ 𝜋
2 2
sin𝑛 𝑡 cos2 𝑡𝑑𝑡 = (𝑛 + 1) sin𝑛 𝑡 cos2 𝑡 1 − sin2 𝑡 𝑑𝑡

= (𝑛 + 1)
0 0
= (𝑛 + 1)𝐼𝑛 − (𝑛 + 1)𝐼𝑛+2 .
𝑛+1
On en déduit que (𝑛 + 2)𝐼𝑛+2 = (𝑛 + 1)𝐼𝑛 puis que 𝐼𝑛+2 = 𝑛+2 𝐼𝑛 .
1 pt
4.
2𝑛 − 1 (2𝑛 − 1) (2𝑛 − 3)
𝐼 2𝑛 = 𝐼 2𝑛−2 = 𝐼 2𝑛−4
2𝑛 (2𝑛) (2𝑛 − 2)
(2𝑛 − 1) (2𝑛 − 3) (2𝑛 − 5) (2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 3) × · · · × 1
= 𝐼 2𝑛−6 = · · · = 𝐼0
(2𝑛) (2𝑛 − 2) (2𝑛 − 4) (2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2
[(2𝑛 − 1) × (2𝑛 − 3) × · · · × 1] × [(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2] 𝜋
= ×
[(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2] 2 2
(2𝑛)! 𝜋 (2𝑛)! 𝜋
= × = ×
(2𝑛 𝑛!) 2 2 4𝑛 (𝑛!) 2 2
et de même :
2𝑛 (2𝑛) (2𝑛 − 2)
𝐼 2𝑛+1 = 𝐼 2𝑛−1 = 𝐼 2𝑛−3
2𝑛 + 1 (2𝑛 + 1) (2𝑛 − 1)
(2𝑛) (2𝑛 − 2) (2𝑛 − 4) (2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2
= 𝐼 2𝑛−5 = · · · = 𝐼1
(2𝑛 + 1) (2𝑛 − 1) (2𝑛 − 3) (2𝑛 + 1) × (2𝑛 − 1) × · · · × 3
[(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2] 2
=
[(2𝑛 + 1) × (2𝑛 − 1) × · · · × 3] × [(2𝑛) × (2𝑛 − 2) × · · · × 2]
(2𝑛 𝑛!) 2 4𝑛 (𝑛!) 2
= =
(2𝑛 + 1)! (2𝑛 + 1)!

1+1 pt

page 4 / 8 CPGE Al Qalam


Corrigé

5. Soit 𝑛 ∈ N, on a 𝐼𝑛+2 6 𝐼𝑛+1 6 𝐼𝑛 (car la suite (𝐼𝑛 )𝑛 ∈N est décroissante). Comme 𝐼𝑛 > 0 , on en déduit
que :
𝑛 + 2 𝐼𝑛+2 𝐼𝑛+1
= 6 61
𝑛 + 1 𝑊𝑛 𝐼𝑛
𝐼𝑛+1
avec la question 3 Le théorème de convergence par encadrement nous donne alors −→
𝐼𝑛 𝑛→+∞ 1
donc 𝐼𝑛 ∼ 𝐼𝑛+1 .
𝑛
2 pt

Partie 2

6. Soit 𝑓 :] − 1, +∞[→ R, 𝑢 ↦→ 𝑢 − ln(1 + 𝑢). 𝑓 est dérivable sur ] − 1, +∞[ (comme combinaison
1
linéaire de fonctions qui le sont), et pour 𝑢 ∈] − 1, +∞ , 𝑓 0 (𝑢) = 1 − 1+𝑢
 𝑢
= 1+𝑢 est de même signe
que 𝑢. 𝑓 est donc décroissante sur ] − 1, 0] et croissante sur [0, +∞[, donc admet un minimum en 0
. On a 𝑓 (0) = 0, donc pour tout 𝑢 ∈] − 1, +∞[, 𝑓 (𝑢) > 𝑓 (0) = 0, ce qui montre que ln(1 + 𝑢) 6 𝑢.
2 2
En donnant successivement à 𝑎 la valeur 𝑢𝑛 et − 𝑢𝑛 , on obtient les inégalités souhaitées.
3 pt
√   √
7. Le changement de variable 𝑡 = 𝑛 cos 𝑢 équivaut à 𝑢 = arccos √𝑡𝑛 . Il donne 𝑑𝑡 = − 𝑛 sin 𝑢𝑑𝑢 et
les bornes deviennent 𝜋2 et 0 :
√ 𝜋
0
𝑡2
𝑛
√ √
∫ 𝑛  ∫ ∫
2
2
sin2 𝑢
𝑛 𝑛
1− 𝑑𝑡 = 1 − cos 𝑢 (− 𝑛 sin 𝑢)𝑑𝑢 = 𝑛 sin 𝑢𝑑𝑢
0 𝑛 𝜋
2 0
𝜋
√ √

2
= 𝑛 sin2𝑛+1 𝑢𝑑𝑢 = 𝑛𝐼 2𝑛+1
0

1 pt

8. On pose le changement de variable√𝑡 = 𝑛 tan 𝑢 dans l’intégrale proposée, qui équivaut à 𝑢 =
arctan √𝑡𝑛 . Ceci transforme 𝑑𝑡 en 𝑛 1 + tan2 𝑢 𝑑𝑢 et les bornes en 0 et 𝐵 = arctan(1) = 𝜋4 . On
obtient donc :
∫ √𝑛   −𝑛 ∫ 𝜋
𝑡2 4  −𝑛 √
1 + tan2 𝑢 𝑛 1 + tan2 𝑢 𝑑𝑢

1+ 𝑑𝑡 =
0 𝑛 0
∫ 𝜋   −𝑛+1 ∫ 𝜋
√ 4 1 √ 4
= 𝑛 2
𝑑𝑢 = 𝑛 cos2(𝑛−1) 𝑢𝑑𝑢
0 cos 𝑢 0

√  −𝑛 𝜋
𝑡2 √
∫ 𝑛  ∫
4
1+ 𝑑𝑡 = 𝑛 cos2(𝑛−1) 𝑢𝑑𝑢
0 𝑛 0

1 pt

9. Pour 𝑛 ∈ N, Notons 𝐽𝑛 = (𝑛 + 1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 . On a

𝐽𝑛+1 − 𝐽𝑛 = (𝑛 + 2)𝐼𝑛+1 𝐼𝑛+2 − (𝑛 + 1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 = (𝑛 + 1)𝐼𝑛+1 𝐼𝑛 − (𝑛 + 1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 = 0


𝜋
donc (𝐽𝑛 )𝑛 ∈N est constante, de valeur 𝐽0 = 𝐼 0 𝐼 1 = .
2
1 pt

page 5 / 8 CPGE Al Qalam


Corrigé

𝜋
10. Vient du fait que = (𝑛+1)𝐼𝑛 𝐼𝑛+1 v 𝑛𝐼𝑛2 . 1 pt
2 𝑛→+∞
∫ 𝑥
2
11. Soit 𝐹 : 𝑥 → 𝑒 −𝑡 𝑑𝑡, F est croissante par la positivité de la fonction integrande. donc 𝐹 admet
0
une limite finie ou infinie, et on a
∫ ∫ √
𝑥 𝑛
−𝑡 2 2
lim 𝑒 𝑑𝑡 = lim 𝑒 −𝑡 𝑑𝑡
𝑥→+∞ 0 𝑛→+∞ 0

et par les questions 6,7,8, on obtient :


√ 𝜋
√ √ √
∫ 𝑛 ∫
4
−𝑡 2
𝑛𝐼 2𝑛+1 6 𝑒 𝑑𝑡 6 𝑛 cos2𝑛−2 (𝑡)𝑑𝑡 6 𝑛𝐼 2𝑛−2
0 0

et par la question 10, on obtient le résultat.


2 pt

12. a. Soit 𝑥 > 0, on a par le changement de variable 𝑡 = 𝑢 2


𝑥2
𝑒 −𝑡
∫ 𝑥 ∫
2
√ 𝑑𝑡 = 2 𝑒 −𝑢 𝑑𝑢
0 𝑡 0

1
D’où l’existence de Γ( ) et en faisant tendre 𝑥 → ∞, on obtient :
2
1 √
Γ( ) = 𝜋
2
1 pt
1
b. Montrons par récurrence que Γ(𝑛 + ) est bien défini.
2
Pour 𝑛 = 0, c’est la question précédente.
1
Supposons que Γ(𝑛 + ) est bien défini, soit 𝑥 > 0, par une IPP :
2
∫ 𝑥 ∫ 𝑥
−𝑡 𝑛+ 12
h
−𝑡 𝑛+ 12
i𝑥 1 1
𝑒 𝑡 𝑑𝑡 = −𝑒 𝑡 + (𝑛 + ) 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑛− 2 𝑑𝑡
0 0 2 0
∫ 𝑥
1 1
Par existence des limites : lim −𝑒 −𝑥 𝑥 𝑛+ 2 et lim 𝑒 −𝑡 𝑡 𝑛− 2 𝑑𝑡, on obtient l’existence de
𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 0
3
Γ(𝑛 + ), et nous avons la formule de récurence :
2
3 1 1
Γ(𝑛 + ) = (𝑛 + )Γ(𝑛 + )
2 2 2
Une égalité qui va servir pour démontrer par récurence la formule demandée.
3 pt

Problème 2

page 6 / 8 CPGE Al Qalam


Corrigé

Partie 1

• Soit 𝑘 ∈ N. Soit 𝑥 ∈ Ker 𝑓 𝑘 . Ainsi, 𝑓 𝑘 (𝑥) = 0𝐸 . En appliquant



1.  𝑓 de part et d’autre de l’égalité,
on obtient : 𝑓 𝑘+1 (𝑥) = 𝑓 (0𝐸 ) = 0. Ainsi, 𝑥 ∈ Ker 𝑓 𝑘+1 .
   
∀𝑘 ∈ 𝑁 , Ker 𝑓 𝑘 ⊂ Ker 𝑓 𝑘+1

• Soit 𝑗 ∈ N Soit 𝑦 ∈ Im 𝜌 𝑗+1 . Il existe donc 𝑥 ∈ 𝐸 tel quee : 𝑦 = 𝑓 𝑗+1 (𝑥). Ainsi :


𝑦 = 𝑓 𝑗+1 (𝑥) = 𝑓 𝑗 (𝜌 (𝑥))

et donc 𝑥 ∈ Im(𝑃).  
∀𝑗 ∈ N, Im 𝑓 𝑗+1 ⊂ Im 𝑓 𝑗
1+1 pt

2. Posons 𝑑 𝑗 = dim(𝑁 𝑗 ) la suite 𝑑 𝑗 est croissante majorée par 𝑛, donc stationnaire, d’où l’existence
d’un 𝑗 tel que 𝑑 𝑗 = 𝑑 𝑗+1 , auquel cas 𝑁 𝑗 = 𝑁 𝑗+1 , si on prend le plus petit 𝑞, on obtient l’existence
d’un tel 𝑞.
2 pt

3. On a une inclusion 𝐼𝑞+1 ⊂ 𝐼𝑞 et puis l’égalité des dimension par la formule du rang.
1 pt

4. Montrons d’abord que ∀𝑖 > 𝑞, 𝑁𝑖 = 𝑁𝑞 , par récurrence.


Le cas 𝑖 = 𝑞 est trivial, soit 𝑗 > 𝑞, soit 𝑥 ∈ 𝑁 𝑗+1 , donc 𝑓 (𝑥) ∈ 𝑁 𝑗 = 𝑁𝑞 , c’est à dire 𝑥 ∈ 𝑁𝑞+1 = 𝑁𝑞 .
D’où 𝑁 𝑗+1 ⊂ 𝑁𝑞 , l’autre inclusion étant évidente.  
On a déjà par le théorème du rang (appliqué à 𝑓 𝑞 que dim(𝐸) = dim 𝑁𝑞 + dim 𝐼𝑞 .
Montrons que 𝑁𝑞 ∩ 𝐼𝑞 = {0𝐸 }. Soit 𝑦 ∈ 𝑁𝑞 ∩ 𝐼𝑞 . Il existe 𝑥 ∈ 𝐸 tel que 𝑦 = 𝑓 𝑞 (𝑥). Alors on a :

𝑓 𝑞 (𝑦) = 0𝐸 ⇒ 𝑓 2𝑞 (𝑥) = 0𝐸 .

Donc 𝑥 appartient à Ker 𝑓 2𝑞 , qui est égal à Ker (𝑓 𝑞 ). On obtient :




𝑦 = 𝑓 𝑞 (𝑥) = 0𝐸

Ainsi 𝑁𝑞 ∩ 𝐼𝑞 = {0𝐸 }, et on a bien :


𝐸 = 𝑁𝑞 ⊕ 𝐼𝑞 .
3 pt

5. a. Nous avons 𝑓 (𝐼𝑘 ) = 𝐼𝑘+1 . On en déduit que 𝜑𝑘 ∈ 𝐿(𝐼𝑘 , 𝐼𝑘+1 ). D’autre part Ker(𝜑𝑘 ) = 𝐼𝑘 ∩ Ker(𝑓 ),
par la formule du rang, on déduit que dim I𝑘 − dim I𝑘+1 = dim (ker(𝑓 ) ∩ I𝑘 ).
2 pt
b. Par la formule du rang, nous avons :

dim 𝑁𝑘+2 − dim 𝑁𝑘+1 = dim 𝐼𝑘+1 − dim 𝐼𝑘+2


= dim(Ker(𝑓 ) ∩ 𝐼𝑘+1 )
> dim(Ker(𝑓 ) ∩ 𝐼𝑘 )
= dim 𝐼𝑘 − dim 𝐼𝑘+1
= dim 𝑁𝑘+1 − dim 𝑁𝑘

2 pt

page 7 / 8 CPGE Al Qalam


Énoncé

Partie 2

2-a.

6.

𝑦 ∈ Im(𝑣) ⇐⇒ ∃𝑧 ∈ Im(𝑢 𝑟 ), 𝑦 = 𝑢 𝑠 (𝑧)


⇐⇒ ∃𝑥 ∈ 𝐸, 𝑦 = 𝑢 𝑠 (𝑢 𝑟 (𝑥)) = 𝑢 𝑠+𝑟 (𝑥)
⇐⇒ 𝑦 ∈ Im(𝑢 𝑠+𝑟 )

1 pt
7. Ker(𝑣) = Ker(𝑢 𝑠 ) ∩ 𝐼𝑚(𝑢 𝑟 ) ⊂ Ker(𝑢 𝑠 ).
1 pt
8. Par la formule du rang appliquée à 𝑣, nous avons :
dim Im(𝑢 𝑟 ) = dim Ker(𝑣) + dim Im(𝑣) 6 dim Ker 𝑢 𝑠 + dim Im(𝑢 𝑠+𝑟 )
Il s’en suit que
dim Ker 𝑢 𝑠+𝑟 − dim Ker 𝑢 𝑟 = dim Im 𝑢 𝑟 − dim Im 𝑢 𝑠+𝑟 6 dim Ker 𝑢 𝑠
2 pt
9. Le résultat se montre par récurrence en utilisant
dim Ker 𝑢 𝑖+1 6 dim Ker 𝑢 𝑖 + 1
2 pt

2-b.

10. Par récurrence sur i.


Pour 𝑖 = 1 c’est vrai.
Soit 1 6 𝑖 6 𝑛−1, supposons que dim Ker 𝑢 𝑖 = 𝑖, on a alors 𝑖 6 dim 𝑘𝑒𝑟𝑢 𝑖+1 6 𝑖+1, si dim Ker 𝑢 𝑖+1 = 𝑖,
alors Ker 𝑢 𝑖 = Ker 𝑢 𝑖+1 , et donc ∀𝑗 > 𝑖, Ker 𝑢 𝑗 = Ker 𝑢 𝑖 , en particulier 𝑛 = dim Ker 𝑢 𝑛 = 𝑖 ce qui est
impossible, donc dim Ker 𝑢 𝑖+1 = 𝑖 + 1.
2 pt
11. Puisque ∀𝑖, 1 6 𝑖 6 𝑛 − 1, dim Ker 𝑢 𝑖 = 𝑖 < 𝑛, alors ∀𝑖, 1 6 𝑖 6 𝑛 − 1, 𝑢 𝑛−1 ≠ 0, ainsi l’indice est 𝑛.
1 pt
12. Si 𝑒 tel que 𝑢 𝑛−1 (𝑒) = 0, alors on montre classiquement que 𝛽𝑒 est libre et donc base.
2 pt

0
­1 0 (0) ®
© ª
13. 𝑁 = 𝑀𝑎𝑡 𝛽𝑒 𝑢 = ­ .. . .
­ .. ®
®
­. . . ®
«0 · · · 1 0 ¬
1 pt
14. Puisqu’elles seront semblables à la même matrice 𝑁 .
2 pt

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