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Le Guide Du Technicien

Le guide du technicien de laboratoire en biochimie-hématologie présente les étapes essentielles pour la réalisation des prélèvements, l'analytique et la post-analytique des analyses biologiques. Il souligne l'importance de la précision et de la fiabilité des résultats pour une meilleure prise en charge des patients. Ce document sert de référence pour les techniciens afin d'améliorer la qualité des soins dans le système sanitaire.

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Le Guide Du Technicien

Le guide du technicien de laboratoire en biochimie-hématologie présente les étapes essentielles pour la réalisation des prélèvements, l'analytique et la post-analytique des analyses biologiques. Il souligne l'importance de la précision et de la fiabilité des résultats pour une meilleure prise en charge des patients. Ce document sert de référence pour les techniciens afin d'améliorer la qualité des soins dans le système sanitaire.

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CENTRE HOSPITALIER NATIONAL ET UNIVERSITAIRE DE FANN

CENTRE DE DIAGNOSTIC ET D’IMAGERIE MEDICALE


LABORATOIRE DE BIOCHIMIE-HEMATOLOGIE

LE GUIDE DU TECHNICIEN DE LABORATOIRE


BIOCHIMIE-HEMATOLOGIE

REDACTION

DR Pape Matar KANDJI


Pharmacien Biologiste
Ancien interne des hôpitaux

Dr Pape Matar KANDJI 1


Ancien interne des Hôpitaux
Les structures sanitaires sont connues pour leurs activités dans le
cadre de la prévention, du dépistage et aux traitements de plusieurs
pathologies. La médecine générale et d’autres spécialités médicales
(la Cardiologie, la Gastro-Entérologie, Neurologie, Dermatologie,
Pneumologie….) entre autres sont également présentes. Le
diagnostic des pathologies par rapport aux différentes spécialités
reposent sur la base des arguments cliniques et biologiques. Les
principaux défis du laboratoire sont, de maintenir et d’améliorer la
justesse et la fiabilité de leurs analyses. Les résultats d’analyses
doivent être aussi précis que possible, tous les aspects des activités
de laboratoire doivent être fiables et le rendu des résultats doit être
correct afin d’être utilisé à des fins cliniques ou de santé publique.
Dans l’espoir d’apporter notre contribution pour un système sanitaire
de meilleure qualité, l’idée de mettre à la disposition des techniciens
de laboratoire un guide a été émise, permettant ainsi l’exécution des
différents actes biologiques (Biochimie-Hématologie) auxquels les
cliniciens auront besoin pour une meilleure prise en charge des
patients.

Dr Pape Matar KANDJI 2


Ancien interne des Hôpitaux
SOMMAIRE
I- La phase pré-analytique (prélèvements) ………………………………
II- La phase analytique………………………………………………
III- La phase post-analytique………………………………………………
IV- Le spectrophotomètre………………………………………………
V- Paramètres Biochimiques……………………………………………
1. Acide urique (uricémie) …………………………………………
2. ALAT/ASAT………………………………………………
3. Albumine sérique………………………………………………
4. Albuminurie………………………………………………
5. Azotémie (Urée sanguine) ………………………………………
6. Bilan lipidique………………………………………………
7. Calcémie………………………………………………
8. Chimie LCR………………………………………………
9. Chimie des liquides d’épanchement……………………………
10. Créatinémie………………………………………………
11. CRP………………………………………………
12. CPK………………………………………………
13. Electrophorèse de l’hémoglobine………………………………
14. Electrophorèse des protéines sériques…………………………
15. GGT………………………………………………
16. Glucosurie………………………………………………
17. Glycémie à jeun………………………………………………
18. HbA1c………………………………………………
19. Ionogramme sanguin…………………………………………
20. LDH………………………………………………
21. Magnésium………………………………………………
22. PAL………………………………………………
23. Protéinurie des 24h………………………………………………
24. Protidémie………………………………………………
25. Les hormones et marqueurs tumoraux…………………………

Dr Pape Matar KANDJI 3


Ancien interne des Hôpitaux
VI- Paramètres Hématologiques………………………………………
1. Groupage sanguin Rhésus (GSRH) ……………………………
2. Test d’Emmel (TE) ………………………………………
3. Vitesse de sédimentation (VS) …………………………………
4. Taux de réticulocyte………………………………………….
5. Temps de Quick (Taux de prothrombine et INR )……………
6. Temps de céphaline kaolin………………………………………
7. Dosage du fibrinogène……………………………………
8. Numération formule sanguine ou Hémogramme …………
VII- Annexe……………………………………………………………
VIII- Références bibliographiques………………………………………

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Ancien interne des Hôpitaux
LES PRELEVEMENTS (PHASE PRE-ANALYTIQUE)

Dr Pape Matar KANDJI 5


Ancien interne des Hôpitaux
I-Les prélèvements (phase pré-analytique)

Ce processus comprend plusieurs étapes détaillées ci-après :


 L’enregistrement et la gestion administrative du dossier patient

 Le prélèvement

 L’étiquetage des échantillons

 Le transport et la réception au laboratoire s’il y a lieu

 Le contrôle de leur conformité et leur prétraitement

I-1-Le choix des tubes

Tubes Analyses réalisées


Héparinate de Sodium Acide urique Fer sérique
(Vert) ASAT / ALAT Gamma-glutamyl-transférase
Bilirubine totale/conjuguée (GGT)
Calcium Lactate déshydrogénase (LDH)
Ionogramme sanguin Magnésium
Cholestérol total/ HDL/ LDL /TG Phosphore
Créatinine Phosphatase alcaline (PAL)
Créatine Phospho-Kinase (CPK) Protéines totales
Protéine C réactive (CRP) Urée
Electrophorèse de l’hémoglobine Procalcitonine (PCT)

Protéine C réactive (CRP) TSH


Sec (sans additif : Electrophorèse des protéines sériques T4, T3
rouge) Ferritine CA 125
Protéines totales CA 153
Cortisol PSA total
FSH/LH AFP (Apha foetoprotéine)
Oestradiol βHCG
(avec gel séparateur : Progestérone AgHBs
jaune) Prolactine Facteur rhumatoide
Testostérone ASLO
TPHA/RPR
TOXO/RUBEOLE

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Ancien interne des Hôpitaux
EDTA (Violet) Hémoglobine glyquée (HBA1C)
NFS
Taux de réticulocytes
Electrophorèse de l’hémoglobine
Groupage sanguin rhésus
Test d’Emmel
VS

Fluorure de sodium Glycémie à jeun


(Gris)

Citrate de sodium TP
(Bleu) TCK
Fibrinémie
Groupage sanguin rhésus

I-2-ordre de remplissage

L’ordre de remplissage des tubes permet d’éviter des interférences par transfert
des additifs entre les tubes via l’aiguille ou le bouchon. Il faut remplir les tubes
selon l'ordre préconisé :

Il est très important de respecter l’ordre des tubes défini ci-dessus et


d’homogénéiser, par retournement du tube, le sang avec les anticoagulants.

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Ancien interne des Hôpitaux
I-3-Le matériel nécessaire

I-3-1-Les prélèvements sanguins

 Choix des tubes en fonctions des analyses demandées


 Garrot.
 Seringues
 Portoir.
 Gants.
 Coton, pansements ou ruban adhésif.
 Désinfectant : Alcool à 70°, Solution de Dakin.
 Boîte de déchets pour aiguilles, poubelle pour DASRI (Déchets
d'Activités de Soins à Risques Infectieux) et poubelle pour déchets
non-contaminés (déchets de ville).

I-3-2- Les prélèvements urinaires


 Pot, tube destinés à l’analyse biochimique de l’urine par bandelettes
 Flacon destinés au recueil des urines de 24H

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Ancien interne des Hôpitaux
Remarque :

Le matériel de prélèvement est en général remis avec une date de péremption


éloignée. En cas d’usage peu fréquent ou de stock non renouvelé, il se peut que
les dates de péremption soient dépassées. Vérifier que le matériel n’est pas périmé
au moment de son utilisation.

I-4- Précautions à prendre avant le prélèvement

I-4-1-Heures de prélèvement

Les prélèvements sanguins peuvent être pratiqués à toute heure de la journée au


lit du malade. Ils ont lieu la matinée entre 7h et 10h en veillant à respecter
certaines conditions quand c’est nécessaire. Cependant des horaires de
prélèvement sont à respecter pour certaines analyses :

 La prolactine se prélève après 20 minutes de repos le matin après 9h (au


moins 2h après le lever).
 Le cortisol doit être prélevé après un jeûne et le matin entre 8h et 9h.
 Les hormones : FSH, LH, OEstradiol doivent être prélevées
préférentiellement le matin et selon la période du cycle précisé par le
prescripteur (entre le 3e et le 5e jour du cycle en cas d’exploration de la
réserve ovarienne). Chez une patiente en aménorrhée, il n’y a pas de jour
particulier
 La PSA doit être prélevée en dehors de tout examen clinique préalable
(toucher rectal).

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Ancien interne des Hôpitaux
I-4-2-Le jeûne

Le jeûne assure une meilleure qualité des sérums et des plasmas. Durant le jeûne,
il est possible de boire un verre d’eau la veille et il est recommandé de prendre un
repas léger la veille au soir. Bien que le jeûne est à respecter pour certains
paramètres il reste quand même judicieux de l’imposer la veille de chaque
prélèvement car les analyses portent généralement sur différents paramètres.En
raison du fait que les analyses demandées contiennent le plus souvent plusieurs
bilans, il est donc nécessaire de faire toujours et d’une manière générale un jeune
d’une durée ≥ à 10h la veille du prélèvement afin de palier à tout risque
d’interférence

Exemple :

 Bilan lipidique : 12h


 Glycémie : environ 8h

I-5-Les étapes du prélèvement

 il faut avant tout, Informer le patient sur les raisons et les modalités du
prélèvement et répondre à ses interrogations
 Vérification de l’identité du patient et la conformité entre la fiche de
prélèvement et les tubes destinés à recevoir le prélèvement
Chaque échantillon biologique doit être parfaitement identifié en collant une
étiquette

Dr Pape Matar KANDJI 10


Ancien interne des Hôpitaux
I-5-1-Les prélèvements sanguins

 Le patient doit être confortablement installé. Demander au patient de poser


son bras sur un accoudoir ou un support, il doit être tendu et incliné vers le
bas.

 Identification des tubes. Placer les de telle manière à respecter l’ordre de


remplissage
 Le port de gant est obligatoire.
 Le choix du site de ponction doit être soigneux. Ne jamais prélever sur un
bras qui est perfusé, désinfection large du site de ponction.
 Le garrot doit être positionné approximativement à 10 cm au-dessus du site
de ponction sans être excessivement serré. Son maintien en place ne doit
pas excéder 1 minute et il doit être relâché dès que le sang s’écoule dans le
1er tube. Dans le cas de l’ionogramme, le prélèvement se fait sans garrot.
 Sélectionner la veine à piquer en demandant au patient éventuellement de
serrer le poing. Choisir une veine palpable compacte et souple.
 Désinfecter la zone de prélèvement avec un coton ou une lingette imbibée
d’alcool à 70°, et ne plus la toucher la zone après la désinfection.
 Introduction de l’aiguille d’un geste sec et contrôlé, desserrer le garrot dès
que les premières gouttes de sang affluent dans le premier tube.
 Veiller au bon remplissage des tubes et au respect du rapport
sang/anticoagulant.
 A chaque changement de tube, homogénéiser par plusieurs retournements
lents (6 à 8) tous les tubes, enlever l’aiguille puis comprimer la veine avec
un coton.
 Maintenir une pression ferme durant au moins 1 minute pour éviter la
formation d’un hématome, mettre un pansement. Conseiller au patient de
le garder 1 ou 2 heures.

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Ancien interne des Hôpitaux
 S’assurer à nouveau que le patient va bien et qu’il ne saigne plus. En cas de
malaise causé par l’angoisse, le jeûne… etc, allonger le patient, lui lever les
jambes, lui desserrer les vêtements, le faire respirer à fond, et lui donner un
sucre.
 Eliminer le coton, les aiguilles, les gants et tout le matériel usagé dans les
poubelles qui sont spécialement destinées.

NE JAMAIS RECAPUCHONNER une aiguille usagée, en raison du risque


de piqûre ! Danger d’infection !

I-5-2-Les prélèvements urinaires

I-5-2-1-Prélèvement urinaire classique au laboratoire


Il est recommandé de ne pas uriner durant les 3h précédent l’examen.
 se laver les mains;
 faire une toilette soigneuse des parties intimes (autour du méat urinaire) à
l’aide de lingettes désinfectantes remises par le laboratoire ou à l’aide d’un
savon antiseptique ;
 éliminer le premier jet dans les toilettes ;
 uriner ensuite dans le flacon stérile fourni par le laboratoire sans toucher le
bord supérieur du flacon ;
 fermer hermétiquement le flacon;
 identifier le flacon avec votre nom et prénom si cela n’a pas été fait par le
laboratoire et indiquer la date et l’heure du recueil.
Exemples d’analyses effectuées : albuminurie, glycosurie

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Ancien interne des Hôpitaux
I-5-2-2- Prélèvement des urines de 24h

Le recueil des urines de 24H permet de doser certains paramètres de biochimie


urinaire et de déterminer le débit de ceux-ci sur 24H (ex : protéinurie de 24H).
Le recueil est effectué par le patient lui-même.
 le matin au lever, uriner dans les WC ;
 après avoir uriné dans les WC, noter l'heure (exemple 07h00), le test
commence à ce moment ;
 recueillir la miction suivante dans le bidon, si un agent conservateur doit
être ajouté, le verser dans le bidon après ce premier recueil d'urines ;
 recueillir ensuite toutes les urines émises durant 24 heures ;
 entre chaque recueil, conserver le bidon au réfrigérateur ;
 le lendemain matin à la même heure (p.ex. 07h00), vider une dernière fois
le contenu de la vessie dans le bidon (on obtient ainsi la totalité des urines
émises durant 24 heures).
 bien refermer le bidon ;
 inscrire le nom et la date.
NB : Entre les recueils, le flacon doit être conservé à 4°C.

Avertissement:
 il est indispensable de recueillir la totalité des urines émises durant 24
heures ;
 si une partie de l'urine n'a pas été recueillie, il faut recommencer le test
avec un nouveau récipient ;
 éviter de contaminer l'urine avec les selles (recueillir les urines avant d'aller
à la selle) ;
 éviter de contaminer l'urine avec du sang menstruel (porter un tampon ou
effectuer le recueil d'urine à une date ultérieure) ; on peut boire
normalement durant toute la durée du test

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Ancien interne des Hôpitaux
I-6-Transport du prélèvement au laboratoire

Le transport des échantillons doit respecter des règles qui assurent l’intégrité de
l’échantillon et la sécurité du personnel. Des délais maximum de transmission au
laboratoire sont définis : le délai de 2 heures est applicable aux analyses les plus
courantes sauf l’ionogramme (1 heure) et pour certains paramètres dont le délai
de conservation est très court.

D’une manière générale et en raison de leur stabilité parfois très limitée, les
échantillons doivent être transmis au laboratoire aussi rapidement que possible,
au maximum dans l’heure qui suit le prélèvement.

Exemples d’erreurs pré-analytiques

 Prélèvement de mauvais échantillon


 Mauvais étiquetage ou pas d’étiquette sur l’échantillon
 Mauvais stockage de l’échantillon avant son analyse
 Transport de l’échantillon inapproprié.
 Réactifs ou kits endommagés à cause d’un stockage incorrect

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Ancien interne des Hôpitaux
LA PHASE ANALYTIQUE

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Ancien interne des Hôpitaux
II-La phase analytique
C’est l’ensemble des processus techniques permettant l'obtention d’un résultat
d'analyse Biologique.

II-1-Validation des procédures analytiques

Lors de l’introduction d’une nouvelle procédure analytique, les performances sont


validées en se référant, le cas échéant, aux Guides techniques d’accréditation. La
vérification et le suivi des performances analytiques des méthodes sont détaillés
dans des procédures transversales. La validation peut inclure, suivant les
examen(s) et la technique, l’étude de la limite de détection, du domaine de mesure,
de la répétabilité, de la reproductibilité, de l’étude des interférences et de la
comparaison avec une autre technique. Pour les examens effectués au laboratoire
pour les mêmes patients à l’aide de différentes méthodes ou équipements, une
étude de corrélation est préalablement effectuée afin de s’assurer de la
comparabilité des résultats pour tout l’intervalle des valeurs observées en clinique.
De plus, les mêmes contrôles de qualité sont utilisés pour les différents
équipements/méthodes. Les intervalles de référence signalés sur les comptes
rendus d’examens correspondent soit à ceux fourni par le fabricant pour la
méthode ou les réactifs utilisés, soit à des intervalles réalisés au laboratoire sur
une population de sujets sains adultes, soit aux données de la littérature (lorsque
les 2 solutions précédentes ne sont pas disponibles).

II-2-Réalisation des analyses

La réalisation des analyses est décrite dans la documentation disponible dans


chaque secteur technique (fiches techniques, procédures…). Chaque unité de
biologie est responsable de la rédaction de ses procédures et modes opératoires.

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Ancien interne des Hôpitaux
II-3-Validation technique (contrôles et calibrations)

Les procédures techniques de chaque paramètre décrivent les modalités et fixent


les périodicités de calibration des matériels d’analyse s’il y a lieu. Ensuite, pour
valider les techniques d’analyses utilisées, le laboratoire se soumet à plusieurs
types de contrôles qualité (il s’agit de la validation technique) :

II-3-1-Définition du contrôle de qualité


Dans un sens large, le contrôle de qualité peut se définir comme un ensemble de
moyens pour assurer la fiabilité des résultats jour après jour et sur une longue
période de temps. Il est constitué du contrôle interne et externe de qualité. Selon
le type de la méthode et la catégorie de matériaux de contrôle utilisés, il renseigne
sur les indicateurs de performance telle que l’exactitude, la fidélité et la justesse.

 Le Contrôle interne de qualité (CIQ)

Un système de CQI est en place dans toutes les unités. Son suivi est assuré par
les responsables d’unité ou de secteur. Il a pour but de valider les conditions de
réalisation des examens afin de déceler et de remédier rapidement aux anomalies
ou erreurs éventuelles. Il s’agit, le plus souvent, d’échantillons de contrôle de
composition connue analysés dans les mêmes conditions que les échantillons des
patients. Chaque responsable de secteur a défini pour chaque examen le choix
des échantillons de contrôle, les modalités de réalisation du contrôle, le mode
d’exploitation et d’archivage des résultats et les critères d’acceptabilité
permettant de valider la série d’examens. Les instructions concernant les
mesures à prendre en cas d’anomalies constatées sont également définies en
fonction des examens.

 Le Contrôle externe de qualité (CEQ)

Lorsque des programmes de CEQ existent, chaque examen est soumis dans ce cas
à un programme. Les inscriptions se font annuellement sous la responsabilité du

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Ancien interne des Hôpitaux
biologiste. Ces programmes sont ponctuels sur des échantillons inconnus. En
l’absence de CEQ l’unité doit impérativement participer à des CIL
(Comparaisons inter-laboratoires)

 Les Comparaisons inter-laboratoires (CIL)


Des programmes de CIL sur des échantillons sont également mis en place dans
certains services en fonction des besoins. Des conventions et/ou procédures
sont alors mises en place entre les différents participants pour définir
l’organisation de ces programmes. Les résultats sont interprétés par les
responsables de secteurs ou d’unité et discutés lors des réunions d’unités. Ces
responsables sont aussi en charge du choix des programmes et de l’archivage
des résultats. Les écarts sont analysés en revue de direction.

II-3-2-Les Matériaux de contrôle

Les matériaux de contrôle (MC) ou matériaux de référence (MR) sont des


matériaux de valeurs connues (quantitatives, semi-quantitatives ou qualitatives)
simulant le plus possible les échantillons réels de patients. Ils ont des propriétés
d’homogénéité et de stabilité spécifiées et, idéalement, sont disponibles en grande
quantité. Ils sont soumis, en tout ou en partie, au même processus analytique que
les échantillons de patients. Ils permettent de vérifier, tout au long de la série de
mesures, la qualité des résultats produits. Ils ne doivent pas être confondus avec
les étalons ou les calibrateurs qui ne peuvent en aucun cas être utilisés comme
matériaux de contrôle.

Dr Pape Matar KANDJI 18


Ancien interne des Hôpitaux
Remarque : le contrôle de qualité doit être effectué journalierement avant de
valider les résultats des patients.

Les techniciens, après avoir contrôlé la qualité des analyses par la validation des
contrôles, valide la cohérence des résultats obtenus avant de les enregistrer pour
La validation définitive par le biologiste. Une procédure de validation analytique
décrit à la fois les modalités pratiques de validation, et également les critères sur
lesquels se base cette validation (valeurs normales, antécédents, analyses
complémentaires, interférences éventuelles…).

Exemples d’erreurs de la phase analytique

 Algorithme établi non suivi


 Rendu de résultats quand les tests de contrôles sont hors limite.
 Mauvaise dilution ou pipetage de l’échantillon ou des réactifs
 Réactifs pas stockés correctement, ou utilisés après péremption

Dr Pape Matar KANDJI 19


Ancien interne des Hôpitaux
LA PHASE POST-ANALYTIQUE

Dr Pape Matar KANDJI 20


Ancien interne des Hôpitaux
III-La phase post-analytique

III-1-Définition

La validation biologique est le contrôle de la vraisemblance et de la cohérence


de l’ensemble des résultats des analyses d’un même dossier. Elle a lieu avant
que le compte-rendu définitif ne soit transmis aux patients et aux médecins. Elle
peut nécessiter la confrontation des résultats à valider avec les résultats
antérieurs, l’état clinique du patient, et les traitements mis en oeuvre.

III-2-Interet

Laboratoire de Biochimie médicale a pour mission, de produire des données


biochimiques fiables pour une meilleure prise en charge des patients. L’utilisation
des paramètres Biochimiques et Hématologiques permettent :

 de faire le dépistage : détection des situations infra cliniques


 de poser le diagnostic : confirmation ou infirmation du diagnostic clinique
 d’assurer le suivi : évolution du patient ou de la réponse au traitement
 d’évaluer le pronostic : informations sur l’évolution d’une pathologie

III-3-Interpretation des résultats

Le biologiste doit se poser questions concernant les résultats :


 normaux, Anormaux?
 significativement différents des résultats précédents ?
 compatibles avec données cliniques ?
 compatibles avec données épidémiologiques ?
 compatibles avec traitement ?
 compatibles avec état physiologique ?

La validation biologique doit intégrer des paramètres explorant un organe ou un


syndrome et à les interpréter ensemble.
Dr Pape Matar KANDJI 21
Ancien interne des Hôpitaux
Exemples

 glycémie réponse insulinique


 l’urémie + créatininémie le rein (filtration glomérulaire)
 transaminases syndrome de cytolyse hépatique, cardiaque…
 GGT et PAL syndrome de cholestase

III-4-Les étapes de la validation

La validation biologique est effectué par un Biologiste (DES de biologie clinique),


elle est réalisée apes la validation technique des résultats et comprend différentes
étapes :

 Il faut vérifier la complétude des analyses demandées (prescription


demandée est réalisée)
 Vérifier la prescription des analyses demandées (nom du prescripteur,
l’âge du patient, le traitement, le diagnostic……)
 Vérifier la transcription fidèle des résultats (si le nom, l’âge, les paramètres,
les résultats, les valeurs de référence sont corrects)
 Tenir compte des interférences analytiques
 Tenir compte des facteurs biologiques affectant l’interprétation des
résultats :
 Sexe
 Âge
 Alimentation
 Heure du prélèvement
 Etat physiologique
 Médication….

Dr Pape Matar KANDJI 22


Ancien interne des Hôpitaux
Remarque : certains résultats doivent être rendus en urgence

 Hypoglycémie ou hyperglycémie
-Vérifier l’identité
-Validation technique
-Validation biologique
-Alerter si résultat identique (Prescripteur ou patient)
 Hyponatrémie, hyper-hypokaliémie
 hyper uricémie chez la femme enceinte

La validation biologique intègre l’ensemble des étapes pré- analytiques,


analytiques et post-analytiques afin de mieux contribuer au dépistage, au
diagnostic, au suivi et au pronostic des patients

Dr Pape Matar KANDJI 23


Ancien interne des Hôpitaux
LE SPECTROPHOTOMETRE

Dr Pape Matar KANDJI 24


Ancien interne des Hôpitaux
IV-Le spectrophotomètre
IV-1-Principe général

La spectrophotométrie est une technique d’analyse qualitative et quantitative, de


substances absorbant un rayonnement électromagnétique de longueur d’onde
comprise entre 300 et 900 nm avec le type d’appareil utilisé.

Soit un faisceau parallèle de lumière monochromatique (de longueur d’onde λ)


d’intensité P0 traversant une solution absorbante de concentration C sur une
longueur de cuve de 1 cm.L’intensité du faisceau émergeant est P.

 On définit la transmittance par:

 On définit l’absorbance de la façon suivante :

Dr Pape Matar KANDJI 25


Ancien interne des Hôpitaux
IV-2- Loi de Beer-Lambert

Elle permet de déterminer l’absorbance (A) grâce à la relation empirique


suivante :

A= ε.l.c

C : concentration (mol.L-1) dans un solvant non absorbant ou dont l’absorption


est compensée.

ε : coefficient d’extinction molaire du soluté.

l: longueur de la cuve (cm).


Exemples d’automates

BTS 350, Biosystems (Barcelone, Espagne) Mindray BA-88A (Shenzhen, en Chine)

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Ancien interne des Hôpitaux
LES PARAMETRES BIOCHIMIQUES

Dr Pape Matar KANDJI 27


Ancien interne des Hôpitaux
V-Paramètres Biochimiques
V-1-Acide urique (uricémie)
 Principe

L’acide urique est oxydé en allantoïne par l’uricase, ceci s’accompagne de


production de peroxyde d’hydrogéne (H2O2) .le peroxyde réagit avec un
chromogène incolore pour former un complexe coloré sous l’action d’une
peroxydase. L’intensité de la coloration est proportionnelle à la concentration en
acide urique présent dans l’échantillon.

 Réactions de dosage

Acide urique + 2H2O + O2 Uricase Allantoine + CO2 +2H2O2

2H2O2 +4-aminophenazone +Diclorophénol sulphonate Peroxydase quinonaimine + 4H 2O

 Prélèvement

Le prélèvement doit être effectué à jeun, le dosage peut être effectué sur :

 Plasma obtenu après prélèvement sur tube hépariné

 Sérum, prélèvement sur tube sec

Les échantillons sont stables pendant 8jours à 2-8°C

 Mode opératoire

Il faut placer le réactif de travail à la température ambiante pendant quelques


minutes puis pipeter dans les tubes :

Blanc : 1ml réactif

Contrôle : 1ml réactif + 25µl de sérum contrôle (normal, pathologique)

Dr Pape Matar KANDJI 28


Ancien interne des Hôpitaux
Echantillon : 1ml réactif +25µl échantillon

Bien agiter et incuber pendant 10 minutes à la température ambiante ou


pendant 5 minutes à 37ºC, puis lire les concentrations au spectrophotomètre

 Valeurs usuelles :

Homme : 35-72mg/l

Femme : 26-60mg/l

 Intérêt clinique

L’acide urique est issu de la dégradation des bases puriques : adénine et la guanine
qui sont dégradées en acide inosinique puis en hypoxanthine.Sous l’action de la
xanthine oxydase, l’hypoxanthine est transformée en xanthine et la xanthine en
acide urique. L’acide urique subit une filtration glomérulaire, une réabsorption
tubulaire au niveau du tube contourné proximal et une sécrétion tubulaire au
niveau du tube contourné distal. Le taux augmente dans le sang en cas
d’insuffisance rénale (diminution de la filtration).la diminution du taux sanguin
peut être observé suite à une anomalie du métabolisme. Les principales
complications d’une hyperuricémie sont la goutte et les lithiases uriques.

Remarque : Le dosage de l’acide urique chez la femme enceinte constitue une


urgence (HTA gravidique)

V-2-ALAT/ASAT (transaminases)

 Principe

Il repose sur la détermination de l’activité enzymatique, les transaminases


permettent le transfert du groupement aminé d’un acide aminé sur un acide α
cétonique on distingue : l’aspartate amino transferase (ASAT) et l’alanine amino
transferase (ALAT).les mesures des activités sont effectuées à l’aide de rections

Dr Pape Matar KANDJI 29


Ancien interne des Hôpitaux
couplées au coenzyme NADH, H+ dont la vitesse de disparition est
proportionnelle à l’activité catalytique des transaminases.

 Réaction de dosage
Aspartate amino transferase ou TGO

L-aspartate + 2oxoglutarate ASAT oxaloacetate + L-glutamate

Oxaloacetate + NADH,H+ Malate déshydrogénase L-malate +NAD+

Alanine amino transferase ou TGO


L-alanine + 2oxoglutarate ALAT pyruvate +L-glutamate

Pyruvate + NADH,H+ lactate déshydrogénase L-lactate +NAD+

 Prélèvement : Le dosage est effectué sur sérum, obtenu après prélèvement


sur tube sec ou avec anticoagulant (Héparine).Il faut éviter l’hémolyse (les
transaminases sont localisées aussi dans les hématies).les transaminases en
échantillon sont stables 7 jours à 2-8°C

 Mode opératoire
 Placer le réactif de travail à la température ambiante pendant quelques
minutes
 Pipeter dans les tubes à essais
o 50µl de sérum de contrôle +1ml de réactif de travail ; mélanger
et lire directement au photomètre à 340nm
o 50µl d’échantillon +1ml de réactif de travail ; mélanger et lire
directement au photomètre à 340nm.
o La lecture s’effectue à 37°C

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 Valeurs usuelles
ASAT 10-40 U/l
ALAT 10-35U/l

 Intérêt clinique

L’ASAT est localisé dans le foie, muscle cardiaque, muscle squelettique, cerveau,
rein et l’ALAT majoritairement dans le foie. Les transaminases sont des
marqueurs du syndrome de cytolyse (hépatique, cardiaque, musculaire,
érythrocytaire…..).ASAT est généralement inférieure à l’ALAT lors de cytolyse
hépatique sauf en cas d’origine alcoolique (déficit en pyridoxal : cofacteur de la
synthèse d’ALAT, ASATmitochondrial ). Une élévation modérée d’ASAT peut
aussi traduire une cytolyse musculaire et doit être confirmée par le dosage d’autres
enzymes (LDH, CK).

V-3- Albumine sérique

 Principe

L’albumine réagit avec le vert de bromocresol en milieu acide pour donner un


complexe coloré quantifiable au spectrophotomètre à 630 nm.

 Prélèvement

Le dosage peut être effectué sur :

o Plasma obtenu après prélèvement sur tube avec anticoagulant (Héparine,


EDTA, oxalate)
o Sérum, prélevé sur tube sec

L’albumine en échantillon est stable 3 jours à 2-8°C

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 Mode opératoire

Placer le réactif de travail à la température ambiante pendant quelque minute,


pipeter ensuite dans les tubes à essai suivant l’ordre :

Blanc : 1ml réactif

Contrôle : 1ml réactif+10µl de serum de contrôle

Echantillon : 1ml réactif+10µl d’échantillon

Bien agiter et incuber pendant 1 minute à la température ambiante puis lire les
concentrations au spectrophotomètre.

 Valeurs usuelles
Enfant : 28-44g/l
Adulte : 35-50g/l
60 ans : 34-48g/l

 Intérêt clinique

L’albumine est l’une des protéines plasmatiques les plus importantes produite par
le foie. Parmi ses multiples fonctions, on retiendra ,le maintien de la pression
oncotique et le transport des substances telles que la Ca++,la bilirubine, les acides
gras, les drogues et les stéroïdes……

Les principales variations pathologiques sont :

o Hypo albuminémie, qui peut être due à un défaut d’apport, de


synthèse, syndrome inflammatoire, syndrome néphrotique, cirrhose
hépatique….
o Analbuminemie (absence) qui est compatible avec la vie, et la
bisalbuminemie (2 pics à l’électrophorèse) ces deux pathologies sont
des anomalies génétiques

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V-4-Albuminurie

 Principe

Il consiste à mettre en évidence de l’albumine dans les urines à l’aide de


bandelettes réactives, grâce au virage de couleur d’un indicateur de pH

 Prélèvement (cf phase pré-analytique)

Le dosage est effectué à l’aide des urines après miction.

 Mode opératoire

La détermination de l’albuminurie est effectuée à l’aide de bandelette urinaire :

o Homogénéiser (mélanger) correctement l’urine en tournant lentement, à


plusieurs reprises, le gobelet.
o Immerger la bandelette 1 seconde (au maximum) dans l’urine en
humectant entièrement toutes les zones réactives
o Egoutter rapidement en passant la tranche de la bandelette sur un papier
absorbant afin de supprimer l’excédent d’urine.

La lecture peut se faire visuellement en comparant la bandelette avec la gamme


colorimétrique indiquée sur l’emballage ou à l’aide d’un instrument spécifique.

 Valeurs usuelles : Négative (absence d’albumine)

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Remarque : chez la femme enceinte il existe une protéinurie physiologique en
raison d’une modification des constantes hémodynamiques et la protéinurie
orthostatique du sujet jeune

 Intérêt clinique

L'albuminurie traduit la présence d'albumine dans les urines, ce terme est souvent
remplacé par protéinurie car l'albumine n'est pas la seule protéine pouvant être
présente dans les urines en cas de problème rénal (filtration glomérulaire).
L’albumine en raison de son poids moléculaire élevé ne doit pas traverser le
glomérule, si toute fois la filtration glomérulaire est défectueuse elle passe dans
les urines. Le dosage quantitatif de la microalbiminurie est un paramètre de
diagnostic d’une néphropathie liée au diabète.

V-5- Azotémie (Urée sanguine)

 Principe

L’urée en présence de l’urease s’hydrolyse avec production d’ammonium.les ions


ammonium réagissent en milieu alcalin avec du chlorure et du salicylate pour
former un complexe coloré dont l’intensité de la coloration est proportionnelle à
la concentration de l’urée dans l’échantillon.

 Réaction de dosage
Urée + H2O Urease (NH4+)2 +CO2

NH4+ + Salicylate +NaClO Nitroprussate Indophenol

 Prélèvement

Le dosage peut être effectué avec le sérum (tube sec) ou avec le plasma (tube
héparine), à jeun.

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 Mode opératoire

Placer le réactif de travail à la température ambiante pendant quelques minutes,


puis pipeter dans les tubes à essai :
Blanc : 1ml réactif 1
Contrôle : 1ml réactif 1 +10µl sérum de contrôle
Echantillon : 1ml réactif 1 +10µl d’échantillon

 Bien agiter et incuber les tubes pendant 5 minutes à la


température ambiante
 Ajouter ensuite 1ml du réactif 2
 Incuber pendant 5 minutes
 Lire les concentrations au spectrophotomètre à 600nm

 Valeurs usuelles : 0,10-0,45g/l


 Intérêt clinique

L’urée est un déchet azoté provenant de la dégradation des protéines par le foie,
filtré par reins et éliminé par les urines. Un taux élevé d’urée dans le sang peut
être le signe d’une altération rénale.

 Urée élevée un taux d’urée élevé dans le sang peut être le signe : une
atteinte rénale (glomérulonéphrite, pyélonéphrite, ischémie), un syndrome
urémique (destruction des globules rouges), une atteinte cardiaque, une
déshydratation, une hémorragie gastro-intestinale……
 Urée basse un taux d’urée bas dans le sang peut être le signe : une hépatite
toxique, une insuffisance hépatique sévère, une tumeur hépatique,
alcoolisme, malnutrition.

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V-6- Le bilan lipidique

Le bilan lipidique comporte le dosage du cholestérol total, des triglycérides, du


cholesterol HDL et le calcul de la fraction LDL par la formule de Friedwald.
(Bilan systématique)

Le prélèvement doit être effectué à jeun au moins 12 heures sur tube sec, tube
hépariné.

V-6-1-Dosage du Cholesterol total

 Principe

Le dosage est effectué par une méthode enzymatique et colorimétrique. Les


molécules de cholestérol estérifié sont clivées par l’action de la cholestérol
estérase en du cholestérol libre et des acides gras. Ensuite la cholestérol oxydase
catalyse l’oxydation du cholestérol en ∆4- Cholesténone et en peroxyde
d’hydrogène. En présence de la peroxydase, le peroxyde d’hydrogène formé
induit le couplage oxydatif du phénol et de l’amino-4-phenazone pour donner de
la quinone imine colorée. L’intensité de la coloration de la quinone imine qui est
mesuré par spectrophotométrie (à une longueur d’onde de 500 nm), est
directement proportionnelle à la concentration du cholestérol présente dans
l’échantillon du sérum.

 Réaction de dosage

Cholestérol estérase
Ester de cholestérol + H2O Cholestérol + R-COOH

Cholesterol + O2 Cholestérol oxydase


∆4- Cholesténone + H2O2
Peroxydase
2H2O2 + amino-4-phenazone + phénol 4 H2O + Quinone imine

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 Mode opératoire

Placer le réactif de travail à la température ambiante pendant quelques minutes,


pipeter ensuite dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle: 1ml réactif + 10µl de sérum de contrôle
Echantillon : 1ml reactif+10µL de sérum (échantillon)

Agiter et incuber les tubes pendant 10 minutes à la température ambiante ou 5


minutes à 37ºC puis lire les absorbances respectivement : Blanc, contrôle (normal
et pathologique) puis les échantillons.

 Valeurs usuelles : 1,5-2,4g/l

V-6-2-Dosage des triglycérides

 Principe

Il repose sur le dosage enzymatique du glycérol libéré après l’action de la lipase,


qui sous l’effet du glycérol-kinase et de la glycérol déshydrogénase conduit à la
formation d’un complexe coloré dont l’intensité est proportionnelle à la
concentration en triglycérides.

 Réaction de dosage

Triglycerides + H2O lipase glycerol + acides gras


Glycerol + ATP glycerol kinase glycerol-3-P + ADP
Glycerol-3-P + O2 G-3-P-oxidase dihydroxyacetone-P + H2O2
2 H2O2 + 4-Aminoantipyrine + 4-chlorophenol peroxidase Quinoneimine + 4 H2O

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 Mode opératoire

Placer le réactif de dosage à la température ambiante pendant quelques minutes,


pipeter dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif +10µl étalon +10µl sérum de contrôle
Echantillon : 1ml réactif +10µl échantillon

Bien agiter et incuber pendant 15 minutes à la température ambiante puis lire les
concentrations au photomètre

 Valeurs usuelles : Les concentrations en triglycérides doivent être


inférieures à 1,5 g/l

V-6-3-Dosage du cholesterol HDL (HDLc)

 Principe

Les HDL (lipoprotéines), précipitent en présence de phosphotungstate et d’ions


magnésium. Dans le surnageant de la centrifugation il y’a la présence de ces
lipoprotéines qui seront dosés par le même principe que le cholestérol total.

 Mode opératoire

 Placer le réactif de travail à la température ambiante pendant 5 minutes,


 pipeter ensuite dans les tubes à centrifuger : 200 µl d’échantillon et 500µl
de précipitant (réactif A).
 Agiter le mélange et laisser pendant 10 minutes à la température ambiante
 centrifuger (4000 tours pendant 10 minutes).
 Pipeter à partir du surnager dans des tubes à essai :
Blanc : 1ml réactif
Contrôle : 50µl etalon+1ml réactif B
Echantillon : 50µl surnageant +1ml réactif B

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Bien agiter et incuber à la température ambiante pendant 30 minutes ou pendant
10 minutes à 37ºC, lire ensuite les absorbances au spectrophotomètre.

 Valeurs usuelles : 0,35-0,70 g/l

V-6-4- Détermination du cholesterol LDL (LDLc)

La concentration du LDL-c est déterminée par calcul en utilisant la formule de


Friedwald : LDL (g/L) = CT - (HDLC+TG/5).

Cette formule est valable si le taux de triglycéride est inférieur à 4g/l. Dans le cas
contraire, il faudra réaliser un dosage direct du LDL cholestérol.

Remarque : si le taux de triglycéride>3.8g/l, il faut demander un nouveau


prélèvement en respectant la durée du jeun (12heures) et réaliser le test de
crémage.

Principe du test de crémage : placer le sérum à 4°C pendant 24 heures et vérifier


la présence de chylomicrons (couche crémeuse).

V-6-5-Interet du bilan lipidique

Le bilan initial (systématique) d’une exploration des anomalies lipidiques doit


toujours être réalisé à jeun (12h) et comprend :

 Aspect du sérum à jeun après décantation à 4°C

 Dosage des triglycérides

 Dosage du cholestérol total

 Dosage du cholestérol HDL

 Calcul du cholestérol LDL

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Il permet l’exploration de dyslipidémie dont l’une des complications est la
survenue de l’athérosclérose.

Le bilan lipidique est à interpréter en fonction du nombre de facteurs de risque de


maladie cardio-vasculaire.Devant un bilan lipidique perturbé : éliminer les causes
de dyslipidémies secondaires : hypothyroïdie, syndrome néphrotique, IRC,
cholestase, alcoolisme, iatrogène (corticoïdes, oestroprogestatif, â-bloquants,
diurétiques …).

Remarque : lorsqu’il existe une anomalie du bilan lipidique classique, d’autres


paramètres doivent être demandés (bilan lipidique orienté) pour poser le
diagnostic de dyslipidémies.il s’agit :

 Dosage des constituants protéiques des lipoprotéines (Apo A, B)


 Lipoprotéinogramme : électrophorèse des lipoprotéines
 Dosage des acides gras, phospholipides
 dosages Lp AI, et Lp(a)

V-7- Calcémie

 Principe

C’est la réaction au bleu de methylthymol (MTB) .Le calcium sanguin, en milieu


alcalin, réagit avec le MTB, pour former un complexe coloré quantifiable par
spectrophotométrie.

 Prélèvement

Le dosage peut être effectué avec le plasma (tube héparine),ou avec le sérum (tube
sec).

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 Mode opératoire

Le réactif de travail est conservé à la température ambiante, pipeter ensuite dans


les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml reactif+10µl étalon +10µl sérum de contrôle
Echantillon : 1ml réactif +10µl échantillon

Bien agiter et incuber pendant 2 minutes à la température ambiante, lire ensuite


les concentrations au photomètre.

 Valeurs usuelles : 86-103 mg/l


 Intérêt clinique

Le calcium est le principal cation bivalent extracellulaire, il joue un rôle important


dans la coagulation sanguine et la contraction musculaire. Les principales
variations sont :

Hypercalcémies : il y’a les causes néoplasiques (Métastases osseuses,


Myélome) et non néoplasiques (Adénome parathyroïdien, Intoxication
vitamine D…..)
Hypocalcémies : douleurs musculaires, IRC, carence en vitamine D,
Hypoparathyroïdie, PTH anormale.

V-8- Chimie LCR

L’exploration biochimique consistant en l’analyse des principaux constituants du


LCR en rapport avec des pathologies données. Les principaux examens réalisés
au laboratoire sont le dosage des protéines (Protéinorachie) et du glucose
(Glycorachie).

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V-8-1-Prélevement

Le prélèvement LCR (liquide céphalorachidien) est effectué par ponction


lombaire (acte médical) :

 Patient en position assise ou allongé sur le côté, dos courbé, genoux fléchis
sur la poitrine
 Repérage du site de la ponction (L4-L5 ou L5-S1) où l’aiguille de PL est
enfoncé sur une profondeur de 4 à 5 cm
 LCR coule naturellement en gouttes dont 3 à 5 ml sont recueillis dans 3
tubes (bactériologie, cytologie, biochimie) directement envoyés au labo
(urgence)
 Une fois le prélèvement réalisé, aiguille retirée, pansement mis en place, le
patient reste allongé sur le dos pour obturation de la brèche méningée

V-8-2- Dosage des protéines (Protéinorachie)

 Principe

Le dosage peut se faire par méthodes turbidimétriques ou colorimétriques


(routine). Les protéines en présence de colorants (rouge de pyrogallol, bleu
brillant de Coomassie) donnent une coloration dont l’intensité est proportionnelle
à la concentration de protéines présente dans le LCR.

 Mode opératoire

Le réactif (protéine urine) est conservé à la température ambiante, pipeter


ensuite dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif (


Contrôle :1ml réactif (protéine urine) +20µl de LCR
Echantillon:1ml reactif+20µl de LCR

Agiter et incuber pendant 10 minutes à la température ambiante puis lire les


concentrations au spectrophotomètre
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Ancien interne des Hôpitaux
 Valeurs usuelles :
Adultes: 0,20-0,40g/L
Enfants et personnes âgées: Valeurs plus augmentées

 Intérêt clinique

Le LCR est un élément biologique accessible en périphérie permettant une


exploration du cerveau et constitue une urgence médicale. La Protéinorachie est
modifiée dans les situations pathologiques suivantes :

 Augmentation liée processus inflammatoire

- Méningites tuberculeuses

- Tumeurs cérébrales

- Hémorragie cérébrale

- accidents vasculaires cérébraux

 Diminution liée perte régulière de LCR (ponctions trop fréquentes)

V-8-3- Dosage du glucose (Glycorachie)

 Principe

Le glucose est oxydé, suite à l’action du glucose-oxydase en acide gluconique et


peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde d’hydrogène formé H2O2 réagit avec le
phénolaminophénazone en présence de peroxydase, intensité de la coloration du
quinone est proportionnelle à la concentration de glucose présent dans le LCR.

 Réaction de dosage

Glucose + H2O + O2 Glucose oxydase acide gluconique + H2O2

H2O2 + phénol Peroxydase quinone + H2O + ½ O2

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 Mode opératoire

Placer le réactif de dosage à la température ambiante pendant 5 minutes puis


pipeter dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif + 10µl de LCR
Echantillon : 1ml réactif +10µl de LCR

Bien agiter et incuber les tubes pendant 10 minutes à la température ambiante ou


pendant 5minutes à 37ºC/ .lire ensuite les concentrations au spectrophotomètre.

 Valeurs usuelles : 0,4 -0,6 g/l (environ 60% de la glycémie)


 Intérêt clinique
Diminution du glucose associée à
*Méningites purulentes
*Méningite tuberculeuse
*Méningites à liquide claire
Augmentation du glucose en liaison avec hyperglycémie

V-9-Chimie des Liquide d’épanchement

Les liquides d’épanchement sont des liquides internes divers, selon la localisation
on distingue :

 Liquide péricardique
 Liquide pleural
 Liquide abdominal
 Liquide d’ascite.
 Liquide péritonéal

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L’exploration biochimique de ces liquides consiste au dosage des protéines et du
glucose.

V-9-1-Prélèvement (acte médical)

Prélèvement réalisé dans des conditions anaérobies : seringue sans bulle d'air
bouchée stérilement et hermétiquement (supérieur ou égal à 3ml).

III-9-2-Dosage des protéines

 Principe

Il repose sur la propriété des liaisons peptidiques à réagir avec le sulfate de cuivre
à pH alcalin, pour donner un complexe violet quantifiable par spectrophotométrie
à 535nm.

 Prélèvement : sujet à jeun, tube sec (sérum), tube héparine (plasma)


 Mode opératoire

Le réactif est conservé à la température ambiante, pipeter ensuite dans les tubes
à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif +20µl de sérum contrôle
Echantillon:1ml reactif+20µl d’échantillon

Agiter et incuber pendant 10 minutes à la température ambiante puis lire les


concentrations au spectrophotomètre.

V-9-3-Dosage du glucose

 Principe
Le glucose est oxydé, suite à l’action du glucose-oxydase en acide gluconique et
peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde d’hydrogène formé H2O2 réagit avec le
phénolaminophénazone en présence de peroxydase, intensité de la coloration du
quinone est proportionnelle à la concentration de glucose présent dans le LCR.

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 Réaction de dosage
Glucose + H2O + O2 Glucose oxydase acide gluconique + H2O2

H2O2 + phénol Peroxydase quinone + H2O + ½ O2

 Mode opératoire
Placer le réactif de dosage à la température ambiante pendant 5 minutes puis
pipeter dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif + 10µl d’échantillon
Echantillon : 1ml réactif +10µl d’échantillon
Bien agiter et incuber les tubes pendant 10 minutes à la température ambiante ou
pendant 5minutes à 37ºC/ .lire ensuite les concentrations au spectrophotomètre.

V-9-4-Interet clinique

Le dosage des protéines permet de séparer les épanchements en exsudats et


transudats.En effet, les transudats qui se caractérisent par un taux de protides
inférieur à 30g/l sont liés à un petit nombre de causes par opposition aux
nombreuses étiologies responsables des exsudats (protides>30g/l).Le taux de
glucose est souvent effondré, voir indosable, au cours des pleurésies rhumatoïdes
et des pleurésies purulents. Cet effondrement du taux de glucose pleural est dû à
une diminution du transport intra pleural et l’augmentation de la consommation
locale par des bactéries et les polynucléaires.

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V-10- La Créatinémie

 Principe

La créatinine réagit avec l’acide picrique en milieu alcalin (soude), pour former
un complexe coloré dont l’intensité est proportionnelle à la concentration de la
créatinine 500nm (réaction de jaffé).

 Prélèvement

Le dosage peut être effectué avec le sérum (tube sec) ou le plasma (tube héparine)
en dehors de tout effort physique.

 Mode opératoire

Le réactif de travail est conservé à la température ambiante. Pipeter dans les tubes
à essai respectivement:

100µl de l’étalon +1ml de réactif ; mélanger et lire directement au


photomètre
100µl de sérum de contrôle +1ml de réactif ; mélanger et lire directement
au photomètre
10 µl d’échantillon + 1ml de réactif, mélanger et lire directement au
photomètre

NB: le réactif de travail est obtenu par mélange de volume égal d’acide picrique
et de soude.

 Valeurs usuelles
Homme : 9-13mg/l
Femme : 6-11mg/l

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 Intérêt clinique

La créatinine provient de la déshydratation, constante, non enzymatique de la


créatine, dérivé d’acide aminé impliqué dans le métabolisme énergétique en
particulier musculaire (Créatine-phosphate), suite à un effort musculaire la
Créatine-kinase libère la créatine dans le milieu intérieur et le phosphate sera
utilisé comme source d’énergie. La créatinine est un indicateur sensible de la
filtration glomérulaire et permet d’évaluer cette fonction rénale, ainsi le taux
augmente en cas d’altération de la filtration rénale et son dosage est le plus
souvent associé à celui de l’urée.

Certains facteurs font varier le dosage de la créatininémie :

 Variation de la masse musculaire


 Ingestion de viande cuite
 Etat d’hydratation
 Variation diurne (exercice musculaire…)

V-11-La protéine C réactive (CRP)

 Principe

La CRP sérique provoque une agglutination des particules de latex recouvertes de


l’anti-protéine C réactive pour des concentrations ≥ 6mg/l.

 Prélèvement

Le prélèvement doit être effectué à jeun depuis au moins 8-10 heures. Le


dosage est effectué sur le sérum, prélèvement sur tube sec. La CRP est stable
pendant 7 jours à 2-8°C.

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 Mode opératoire
 Placer les réactifs et les échantillons à température ambiante
 Déposer 50µl de l’échantillon à tester et une goutte chaque contrôle dans
des cercles séparés de la carte test.
 Homogénéiser doucement le réactif avant le test.
Maintenir le flacon de réactif en position verticale et ajouter dans chaque
cercle une goutte de réactif à côté de l’échantillon à analyser.
 Homogénéiser à l’aide d’un bâtonnet jetable en étalant le mélange sur toute
la surface inférieure du cercle. Utiliser des bâtonnets distincts pour chaque
échantillon.
 Agiter la carte pendant 2 minutes. Puis examiner macroscopiquement la
présence ou l’absence d’agglutination dans la minute suivant l’arrêt de
l’agitation.

 Résultats
 Résultats positif : la présence d’agglutination indique un contenu en CRP
dans le serum ≥ 6mg/l.Un sérum positif doit être titré, pour cela faire des
dilutions avec de l’eau physiologique. Le titre d’un sérum est défini comme
étant le produit entre l’inverse de la plus grande dilution donnant Une
agglutination et le seuil pathologique (6mg/l).
 Résultats négatifs : L’absence d’agglutination indique un contenu en
CRP ≤ 6mg/l.
 Intérêt en clinique
La protéine C-réactive CRP a été nommée de cette façon pour sa capacité
polysaccharide-C de Streptococcus pneumoniae et a été la première
protéine de phase aigüe à être décrite comme étant un marqueur
d’inflammation. C’est la protéine de l’inflammation de cinétique rapide la
plus performante pour faire le diagnostic précoce du syndrome
inflammatoire.

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V-12-La créatine phospho-kinase (CPK)

 Principe

La créatine kinase (CK) catalyse la phosphorylation de l’ADP en présence de la


créatine phosphate pour former de l’ATP et de la créatine.la vitesse de formation
du NADPH, est proportionnelle à l’activité de l’enzyme, mesurée à 340nm.

 Réaction de dosage

Créatine phosphate + ADP Créatine kinase Créatine +ATP


ATP + Glucose Hexokinase ADP +Glucose-6-phosphate
Glucose-6-phosphate +NADP+ G6PDH 6-phosphogluconate +NADPH+H+

 Prélèvement

La mesure de l’activité de la CK se fait sur sérum de préférence, sur plasma


hépariné. Le temps de pose du garrot doit être court, les prélèvements hémolysés
sont à proscrire.

 Mode opératoire

Le réactif de travail est conservé à la température ambiante. Pipeter dans les tubes
à essai respectivement:

50µl de l’étalon +1ml de réactif ; mélanger et lire directement au


photomètre

50µl de sérum de contrôle +1ml de réactif ; mélanger et lire directement au


photomètre

50 µl d’échantillon + 1ml de réactif ; mélanger et lire directement au


photomètre

 Valeurs usuelles : CK < 190 U/l


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 Intérêt médical

C’est une enzyme localisée dans le cytosol ou les mitochondries des cellules. Elle
catalyse la phosphorylation de la créatine par l’ATP en créatine-phosphate elle est
présente majoritairement dans les muscles squelettiques et le muscle cardiaque,
elle intervient dans la contraction musculaire par échange de phosphates dans les
tissus. L’élévation du taux de CK traduit une souffrance cellulaire avec lésion de
la membrane cytoplasmique qui libère l’enzyme dans la circulation. L'intérêt du
dosage de des CPK réside essentiellement dans le diagnostic de l’infarctus du
myocarde et des pathologies musculaires. Il existe trois isoformes de la CK : CK-
MB (cœur), CK-MM (muscle) et CK-BB (cerveau) qui peuvent être séparées par
électrophorèse permettant ainsi de faire le diagnostic différentiel.

V- 13-Electrophorèse de l’hémoglobine

L’hémoglobine est une molécule complexe composée de quatre chaînes


polypeptidiques, identiques deux à deux, chaque chaîne étant liée à l’hème, noyau
tétrapyrrolique (porphyrine) lié à un atome de fer. L’hème est commun à toutes
les hémoglobines. La partie protéique responsable du type d’hémoglobine est
appelée globine. On connaît principalement les chaînes polypeptidiques α, β, δ et
γ. Chez l'homme, on peut trouver les hémoglobines normales suivantes :

 hémoglobine A ................................... = α 2 β 2
 hémoglobine A2 .................................. = α 2 δ 2
 hémoglobine fœtale F........................ = α 2 γ 2
La chaîne α est commune à ces trois hémoglobines.
 Principe de l’électrophorèse

Placées dans un champ électrique, les hémoglobines se déplacent en fonction de


leur charge, de la taille de la molécule, de la force ionique, du pH (alcalin ou
acide) du tampon et de la nature du support. Les variants de l’hémoglobine sont
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dus à des mutations de certains acides aminés entraînant des charges de surface
différentes et donc des mobilités différentes en électrophorèse.

 Prélèvement

Le prélèvement de choix pour l’étude de l’Hb est un échantillon de sang frais


prélevé sur Tube contenant de l’EDTA. Le délai de conservation ne doit pas
excéder une semaine en raison de l'apparition de fractions dénaturées dans le
prélèvement ainsi que la dégradation de certaines fractions comme l'hémoglobine
fœtale. Une transfusion sanguine récente peut fausser l’interprétation des résultats
et doit absolument être connue par le biologiste de même que l’origine
géographique du patient. L’âge du patient est aussi un élément important à prendre
en compte pour le diagnostic d’une hémoglobinopathie.

 Mode opératoire (méthode semi-automatique )


 Agiter le tube primaire avant de prélever le volume de sang total à
traiter.
 Centrifuger le sang total, pendant 5 minutes à 5 000 tr/min.
 Éliminer le plasma.
 Laver 2 fois les globules rouges par 10 volumes d’eau physiologique.
 -Éliminer l’excès d’eau physiologique à la surface du culot
globulaire lavé, les agiter au vortex avant de prélever les 40 μL à
hémolyser.
 Hémolyser 40 μL de globules rouges par 100 μL de solution
hémolysante.
 Agiter au vortex pendant 10 secondes puis incuber 5 minutes à
température ambiante.
 Centrifuger l’hémolysat pendant 5 minutes à 10 000 tr/min.
 L’analyse est réalisée sur le surnageant de cet hémolysat avec le
programme de migration (fournisseur)

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 Valeurs usuelles (adulte)

La lecture à 570 nm par densitomètre permet de définir les concentrations


relatives (pourcentages) de chaque fraction.

Hémoglobine A ≥ 96,5 %

Hémoglobine F < 2,0 %

Hémoglobine A2 ≤ 3,5 %

 Intérêt

L’électrophorèse permet de poser le diagnostic et de différencier les formes


homozygotes (SS) des traits drépanocytaires (AS), ainsi que la présence
éventuelle d'une autre anomalie de l'hémoglobine associée (autre mutation ou
thalassémie).

Les anomalies de l’hémoglobine sont de deux sortes :

• anomalies qualitatives ou de structure constituant le groupe des


hémoglobinopathies

• anomalies quantitatives ou de régulation constituant le groupe des thalassémies.

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 Exemples de profils éléctrophorétiques

Profil de type AA

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Profil de type AS avec un taux Hbs<35% : association avec une carence martiale
et/ou une alpha thalassémie.

Profil de type SS.

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Profil de type AS

V-14-Electrophorèse des protéines sériques


 Principe

Soumises à un champ électrique sur un support donné (acétate de cellulose, gel


d’agarose), les protéines se déplacent à des vitesses différentes, qui résultent de
plusieurs facteurs :

 leur mobilité propre, sous l’effet du champ électrique et du tampon


 l’électroendosmose du support
 le courant d’évaporation ;
 la texture du support

Les protéines sont ensuite colorées (rouge ponceau, amidoschwarz) et les


fractions sont intégrées par lecture densitométrique.

Remarque : La séparation éléctrophorétique des protéines sur gel d’agarose met


en évidence cinq fractions tandis que l’électrophorèse capillaire en révèle six
(séparation des deux fractions β).

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 Prélèvement

L’analyse se fait sur échantillons frais, sur sérum de préférence, sur plasma
hépariné.

Remarque :

 Ne pas utiliser d’échantillon hémolysé. L’hémolyse entraîne une


augmentation des zones alpha-2 et bêta.
 Ne pas utiliser de plasma. Le fibrinogène donne une bande proche du point
de dépôt. Cette bande peut fausser l’interprétation du test (confusion avec
une gammapathie et augmentation du pourcentage de la fraction
correspondante).

 Mode opératoire
 Poser un applicateur à plat sur la paillasse
 Déposer 10 μl de sérum pur ou d’urine concentrée dans chaque puits
 Placer l’applicateur dans la chambre humide, dents vers le haut.
 Laisser diffuser 5 minutes après le dépôt du dernier échantillon
 Ouvrir le capot du module de migration et relever les chariots porte-
applicateurs et porte-électrodes.
 Sélectionner le programme de migration (protéine)
 Sortir les mèches tamponnées de leur emballage en les manipulant par les
languettes plastiques.
 Fixer les mèches sur le chariot porte-électrodes à l'aide des languettes
perforées.
 La face de la mèche fixée sur la languette vient en contact avec l'électrode
 Sortir le gel de son emballage
 Éliminer rapidement l’excès de liquide en surface, en effleurant le gel avec
un papier-filtre fin.

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 Déposer 120 μl d'eau distillée ou déminéralisée, sur le plateau de
Migration dans le tiers inférieur du cadre sérigraphié.
 Placer le gel (face gel orientée vers le haut) sur le plateau contre la barrette,
à l'intérieur du cadre sérigraphié
 Relever légèrement le gel pour éliminer les bulles d'air éventuellement
piégées, puis dérouler totalement le gel au contact du plateau. La goutte
d’eau doit s’étaler sous toute la surface du film.
 Abaisser l'ensemble des chariots jusqu'en butée. Dans cette position, les
mèches tamponnées ne touchent pas le gel
 Sortir l’applicateur de la chambre humide en le manipulant par la protection
plastique.
 Éliminer la protection des dents.et placer l’applicateur à sa position idéale
 Fermer le capot du module de migration.
 Démarrer immédiatement la séquence.

 Valeurs usuelles

Les pourcentages et concentrations de référence chez l’adulte figurent dans le


tableau suivant

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Dans l’électrophorèse des protéines sériques, chaque fraction doit être rapportée
au taux de protéines sériques (g/l) pour interpréter les anomalies quantitativement.

 Intérêt clinique

Couramment utilisée en pratique clinique, cette analyse reflète l’ensemble des


protéines sériques. Accompagnée d’un commentaire d’interprétation, elle apporte
de nombreux renseignements en particulier sur l’état inflammatoire, nutritionnel,
et permet le dépistage et le suivi d’une immunoglobulinopathie. Elle oriente vers
les examens complémentaires nécessaires (immunofixation et/ou dosages
spécifiques des protéines, bilan hématologique, exploration rénale ou digestive).

Elle permet de mettre en évidence plusieurs syndromes selon la variation des


différentes fractions :

 Syndrome inflammatoire (aigue, chronique)


 Syndrome néphrotique
 Hypogammaglobulinémie
 Hypogammaglobulinémie
 Gammapathie monoclonal
 Réaction immunitaire

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Exemples de quelques profils éléctrophorétiques

Profil normal

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Profil inflammatoire

Syndrome néphrotique

Gammapathie monoclonale

Cirrhose décompensée

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V-15- Dosage de la gamma glutamyl transférase (GGT)

 Principe

La détermination de l’activité enzymatique se fait selon la réaction suivante :

L-G-Glutamyl-3-carboxy-4-nitroanilide + glycineglycine GGT L-G-Glutamyl- glycineglycine+2- Nitro-

5-acide aminobenzoique

La vitesse de formation de l’acide 2-nitro-5-aminobenzoique est proportionnelle


à l’activité de GGT présent dans l’echantillon.

 Prélèvement

Le dosage est effectué à partir du sérum sur tube sec, sur plasma hépariné.
 Mode opératoire

Ramener le réactif de dosage à la température ambiante :

Pipeter dans un tube 1ml du réactif de dosage


Ajouter 10µl de serum,
Agiter doucement, puis incuber pendant 1 minute
Lire au photomètre

 Valeurs usuelles

Homme : 11-50 UI/L

Femme : 7-32 UI/L

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 Intérêt clinique

Elle est localisée au niveau des membranes cellulaires de nombreux organes.


Le dosage de la γGT sert au diagnostic et au suivi de maladies du foie ou des
voies biliaires (Elle est très utile pour discuter de la cause de l’augmentation
des phosphatases alcalines) .Elle permet également de détecter l'alcoolisme
chronique car sa synthèse est augmentée par l'alcool. C’est une enzyme très
sensible mais peu spécifique (c’est-à-dire que son augmentation trouve
plusieurs causes différentes).

V-16-Mesure du glucose dans les urines (Glucosurie)

 Principe

L’analyse des urines à l’aide d’une bandelette permet de détecter une

glycosurie. Elle correspond à la présence de sucres dans les urines. La

glycosurie apparaît lorsque la glycémie (taux de sucre dans le sang) est

supérieure à 1,80 g/l (taux de réabsorption rénal).

 Prélèvement : La glycosurie peut être déterminée à partir d’une urine

fraichement émise.

 Mode opératoire

 Recueillir les urines dans un récipient propre rincé à l’eau

 Trempée la bandelette dans l’urine

 On secoue doucement la bandelette pour éliminer l’excès d’urine

 On lit les résultats de l’analyse d’urine

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Sur l’étiquette, les valeurs de la glycosurie sont indiquées en gramme pour

100 millilitre (%). La correspondance avec les valeurs en croix ou en

gramme par litre est la suivante :

 Valeurs usuelles : la valeur normale est nulle.

 Intérêt du dosage : Elle permet d’apprécier l’équilibre du diabète (groupe


d’affection métabolique caractérisé par une hyperglycémie chronique,
résultant d’un défaut de sécrétion et/ou d’action de l’insuline).

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V-17-Glycémie à jeun

 Principe

Le glucose est oxydé, suite à l’action du glucose-oxydase en acide gluconique et


peroxyde d’hydrogène. Le peroxyde d’hydrogène formé H2O2 réagit avec le
phénolaminophénazone en présence de peroxydase, intensité de la coloration du
quinone est proportionnelle à la concentration de glucose présent dans
l’échantillon.

 Réaction de dosage

Glucose + H2O + O2 Glucose oxydase acide gluconique + H2O2

H2O2 + phénol Peroxydase quinone + H2O + ½ O2

 Prélèvement

Le dosage de la glycémie doit se faire à jeun (8-10), sur tube contenant du fluorure
de sodium (anti glycolytique) ou bien sur tube sec (dosage dans les 1h).

 Mode opératoire

Placer le réactif de dosage à la température ambiante pendant 5 minutes puis


pipeter dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif + 10µl sérum de contrôle
Echantillon : 1ml réactif + 10µl de sérum patient

Bien agiter et incuber les tubes pendant 10 minutes à la température ambiante ou


pendant 5minutes à 37ºC/ .lire ensuite les concentrations au spectrophotomètre

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 Valeurs usuelles
Glycémie à jeun 0,75-1,15g/l
Glycémie post prandiale <2g/l

 Intérêt clinique

La glycémie est par définition le taux de glucose dans le sang, sa régulation est
sous la dépendance de deux hormones : insuline et le glucagon d’origine
pancréatique. Le dosage présente un intérêt dans le diagnostic et de suivi du
diabète (groupe d’affection métabolique caractérisé par une hyperglycémie
chronique résultant d’un défaut de sécrétion et ou d’action de l’insuline), elle est
utilisée aussi pour le diagnostic d’une hypoglycémie. Les critères de définition du
diabète selon l’OMS sont :

 Une glycémie à jeun > 1.26g/l, à deux reprises


 Une glycémie casuelle >2g/l avec les signes cliniques (polyurie,
polyphagie, polydipsie, amaigrissement)
 Une hyperglycémie provoquée par voie orale (HPGO) >2g/l au bout de
deux 2 heures

V-18-HbA1c (Hémoglobine glyquée)

 Principe

Le dosage de l’HbA1c repose sur une méthode de chromatographie liquide haute


performance (CLHP) certifiée NGSP (National Glycohaemoglobin
Standardization Program).Au laboratoire de Biochimie-Hématologie le dosage
se fait à l’aide du système D-10 (Biorad, Paris, France).

 Prélèvement : le dosage s’effectue à partir du sang total, prélevé sur tube


EDTA.

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 Mode opératoire

Les échantillons sont automatiquement dilués dans le système D-10, puis injectés
dans le circuit d’écoulement analytique et appliqués à la cartouche analytique. Le
système D-10 envoie un gradient programmé de tampon de force ionique
croissante dans la cartouche, les molécules d’hémoglobine sont alors séparées en
fonction de leur interaction ionique avec le matériau contenu dans la cartouche.
Elles traversent ensuite la cellule à circulation du photomètre filtre où sont
mesurés les changements d’absorbance à 415 nm. Le logiciel D-10 intègre les
données brutes recueillies lors de chaque analyse. Un compte rendu d’analyse et
un chromatogramme sont générés pour chaque échantillon.

 Valeurs usuelles : <6%


 Intérêt clinique

L’HbA1c est donc le produit résultant d’une réaction de fixation non enzymatique
de glucose sur l’aminoacide valine N-terminal de l’une ou des deux chaînes
polypeptidiques β de l’HbA. L’HbA1c est le reflet de l’équilibre glycémique des
2 derniers mois précédant son dosage. Il existe de nombreux facteurs
physiologiques, pathologiques et techniques susceptibles d’interférer avec le
dosage de l’HbA1c : modification de la demi-vie des hématies (diminution de la
durée de vie des hématies, augmentation de la destruction des hématies,
antécédents transfusionnels répétés et récents), présence d’un variant de
l’hémoglobine, grossesse

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V-19-Ionogramme sanguin

 Principe

Le dosage s’effectue par un potentiomètre utilisant une électrode sélectionneur


d’ion (ISE) qui permet de mesurer une différence de potentielle créée par la
présence des ions en solution, le système de mesure se comporte comme une pile :

 L’électrode de référence donne un potentiel stable.


 L’électrode de mesure est munie d’une membrane sélective dont le
potentiel va changer en fonction de l’activité de lion à doser (Na+,K+ ,Cl-).

 Prélèvement

Il se fait à jeun sur tube sec ou un tube contenant l’héparine de lithium comme
anticoagulant. Rejeter les prélèvements de sang hémolysés (libération du K +
cellulaire).Les échantillons de sérum ou de plasma aliquotés peuvent être
conservés une semaine à +4°C

 Mode opératoire
 Ouvrir la porte de l’analyseur
 Patienter, signal sonore
 Introduire l’échantillon, âpres le signal puis retirer le tube
 Fermer la porte
 Patienter 40 secondes, les résultats s’affichent
 Enregistrer les résultats
 Valeurs usuelles

Na+ :137-145mEq/L

K+ :3.6-5.0mEq/L

Cl- :95-105mEq/L

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 Intérêt clinique

L’ionogramme sanguin est le dosage des principaux électrolytes du plasma,


les principales indications du test sont :

 Au cours de l’hypertension artérielle


 L’insuffisance rénale
 Cardiopathie ischémique
 Déshydratation
 Dénutrition
 Troubles digestifs…

V-20- 14.Dosage du lactate déshydrogénase (LDH)


 Principe

La LDH ou lactate déshydrogénase catalyse la réaction de réduction du pyruvate


en lactate en utilisant le coenzyme nicotinamide.la vitesse de disparition du
NADH, mesurée est proportionnelle à l’activité de la LDH présente dans
l’échantillon.

 Réaction de dosage

Pyruvate + NADH+H+ LDH L-lactate + NAD+

 Prélèvement

Le dosage est effectué à partir du sérum sur tube sec, vérifier l’absence
d’hémolyse (la LDH est localisée aussi dans les hématies).

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 Mode opératoire

Ramener le réactif de dosage à la température ambiante, pipeter ensuite dans les


tubes :

3ml du réactif de dosage et 100µl de sérum à doser si la température se situe


25-30ºC
3ml du réactif de dosage et 50µl de sérum à doser si la température est de
37 ºC
Agiter et incuber pendant 1 minute
Lire au photomètre

 Valeurs usuelles
120-240 U/L (25 ºC)
160-320 U/L (30 ºC)
230-460U/L (37 ºC)

 Intérêt clinique

La lactate-déshydrogénase est une enzyme importante dans le métabolisme des


sucres retrouvée dans les cellules de différents organes et tissus : rein, cœur,
muscles, pancréas, rate, foie, cerveau, poumons, peau, globules rouges, placenta.
Une augmentation importante du taux de LDH est le signe d'une souffrance
cellulaire sans indication (à elle seule) sur l'organe atteint. Son dosage est donc
couramment associé à d'autres évaluations. Le taux est augmenté au cours:
-Maladies musculaires, dystrophies, myopathies inflammatoires
-Lymphomes, leucémies aiguës
-Certaines anémies Certaines tumeurs.etc

La LDH est composé de cinq isoformes et dont la détermination par


électrophorèse permet de faire le diagnostic différentiel

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V- 21-Dosage du Magnésium

 Principe

Le magnésium, en milieu alcalin, réagit avec le bleu de xylidyle pour former un


complexe coloré dont l’intensité est quantifiable par le spectrophotomètre à
505nm.

 Prélèvement

Le dosage peut être effectué à partir du plasma (tube héparine) ou du sérum (tube
sec)

 Mode opératoire

Placer le réactif de dosage à la température ambiante pendant quelques minutes,


puis pipeter dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif +10µl de sérum de contrôle
Echantillon : 1ml réactif +10µ échantillon

Bien agiter et incuber pendant 2 minutes à la température ambiante, lire les


concentrations au photomètre à 505 nm

 Valeurs usuelles : 17-24 mg/l


 Intérêt clinique

Le magnésium est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de


l'organisme. Il intervient dans un grand nombre de métabolismes (utilisation par
le corps). Certaines réactions biochimiques, et physiologiques, ont besoin du
magnésium, comme : le métabolisme des glucides, lipides, des protéines,
excitabilité neuromusculaire.

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Ancien interne des Hôpitaux
V-22-La phosphatas alcaline (PAL)

 Principe

Il est basé sur l’étude cinétique de l’hydrolyse enzymatique du paranitrophenyl


phosphate (incolore) en paranitrophenol (couleur jaune). L’intensité de la
coloration (lecture à 405nm) est proportionnelle à l’activité de l’enzyme.

 Réaction de dosage

paranitrophenyl phosphate + H2O PAL paranitrophenol + phosphate

 Prélèvement
Le dosage est effectué sur tube sec ou hépariné. Le sérum ou le plasma décantés
peuvent être conservés pendant 3j à 4° .Toute trace d’hémolyse fausse
complètement la mesure

 Mode opératoire

Placer le réactif de dosage à la température ambiante pendant quelques


minutes, puis pipeter dans les tubes à essai :

Blanc : 1ml réactif

Contrôle : 1ml réactif +20µl de sérum de contrôle

Echantillon : 1ml réactif +20µ échantillon

Bien agiter et lire les concentrations au photomètre à 405 nm.

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 Valeurs usuelles
Adulte : 30 à 100 UI/L.
Enfant : 100 à 300 UI/L (2 à 3 fois plus élevées)

 Intérêt clinique

En pratique médicale courante, la PAL explore deux domaines très différents de


la pathologie : Le foie et les voies biliaires (syndrome de cholestase), tissu osseux
dans son ensemble. La PAL est augmentée physiologiquement chez l’enfant mais
aussi au cours de la grossesse (isoforme placentaire).

En cas de cholestase, l’augmentation des PAL est > 2N à 4N.

 Si cette augmentation est accompagnée d’une bilirubinémie on parle de


cholestase ictérique.

 Si cette augmentation est isolée on parle de cholestase anictérique.

Nb : son dosage est associé à celui de la GGT et de la 5 ’NU.

V-23-Protéinurie des 24h

 Principe

La protéine présente dans l’échantillon réagit avec le rouge de pyrogallol et le


molybdate en milieu acide pour former un complexe coloré quantifiable par
spectrophotométrie.

 Prélèvement

Le recueil des urines de 24H permet de doser certains paramètres de biochimie


urinaire et de déterminer le débit de ceux-ci sur 24H (ex : protéinurie de 24H).

Le recueil est effectué par le patient lui-même et se déroule comme suit :

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Ancien interne des Hôpitaux
 Le matin au lever, uriner dans les WC (toilette)
 Après avoir uriné dans les WC, noter l'heure (exemple 07h00), le test
commence à ce moment
 Recueillir la miction suivante dans le récipient
 Recueillir ensuite toutes les urines émises durant 24 heures ;
 Le lendemain matin à la même heure (p.ex. 07h00), vider une dernière fois
le contenu de la vessie dans le bidon (on obtient ainsi la totalité des urines
émises durant 24 heures).

NB : Entre les recueils, le récipient doit être conservé à 4°C.

Remarque
 Il est indispensable de recueillir la totalité des urines émises durant 24
heures
 Si une partie de l'urine n'a pas été recueillie, il faut recommencer le test
avec un nouveau récipient ;
 Eviter de contaminer l'urine avec les selles (recueillir les urines avant d'aller
à la selle) ;
 Eviter de contaminer l'urine avec du sang menstruel (porter un tampon ou
effectuer le recueil d'urine à une date ultérieure)
 Le patient peut boire normalement durant toute la durée du test

 Mode opératoire
 Mesurer le volume (litre/24h) des urines
 Prélever un échantillon des urines pour le dosage des
protéines (concentration):

Le réactif est conservé à la température ambiante, pipeter ensuite dans les tubes
à essai :

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Ancien interne des Hôpitaux
Blanc : 1ml réactif
Etalon : 1ml réactif +20µl étalon
Echantillon:1ml reactif+20µl d’échantillon (urine)

Agiter et incuber pendant 10 minutes à la température ambiante puis lire les


concentrations au spectrophotomètre

 Calculer la concentration des protéines de 24 heures :

PU24h (mg/24h) =C (mg/l) x V (l/24h)

 Valeurs usuelles : < 150mg/24h


 Intérêt clinique
Le glomérule se comporte comme un filtre des protéines plassmatiques.Le
degrés de filtration membranaire normal de chaque proteine est fonction de
sa masse et de sa charge mais aussi de sa concentration plasmatique.
En dehors des variations physiologiques (grossesse, PU d’effort…), une
augmentation de la concentration des proteines urinaires peut être due à une
hémorragie, une augmentation de la perméabilité glomérulaire, une
réabsorption tubulaire défectueuse, une augmentation des proteines de bas
poids moléculaire (comme les chaines légères d’immunoglobulines).
La protéinurie apparait au cour de certaines maladies rénales comme ; le
syndrome néphrotique, glomérulonéphrite et tumeurs rénales.

V-24-Protidémie (Proteine totale)

 Principe

Il repose sur la propriété des liaisons peptidiques à réagir avec le sulfate de cuivre
à pH alcalin, pour donner un complexe violet quantifiable par spectrophotométrie
à 550nm. (Réaction de Biuret)

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 Prélèvement : sujet à jeun, tube sec (sérum), tube héparine (plasma)
 Mode opératoire

Le réactif est conservé à la température ambiante, pipeter ensuite dans les tubes
à essai :

Blanc : 1ml réactif


Contrôle : 1ml réactif +20µl de sérum contrôle
Echantillon:1ml reactif+20µl d’échantillon

Agiter et incuber pendant 10 minutes à la température ambiante puis lire les


concentrations au spectrophotomètre

 Valeurs usuelles :
Adulte: 66-75 g/l
Enfant: 46-70 g/l

 Intérêt clinique

Les protéines sériques totales qui sont composées de plus d’une centaine
de protéines ont plusieurs fonctions biologiques : La régulation de la
pression osmotique, Le rôle tampon, transport de substances (lipides,
vitamines, hormones, ions métalliques, hydrates de carbone), Activité
enzymatique, Activité immunologique (rôle de défense).l’électrophorèse
permet de voir les grandes fractions de protéines :
Le groupe des albumines : pré-albumine, RBP, albumine
Groupe des α globulines : antitrypsine, orosomucoide, AFP,
haptoglobine, α2macroglobuline, céruleoplasmine
Groupe des β globulines : transferrine, hemopexine, fraction C3 et C4 du
complément
Groupe des γ globulines : on y retrouve les anticorps

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Ancien interne des Hôpitaux
Les variations physiologiques :

On distingue l’hémoconcentration (diminution des protéines et de l’hématocrite)


et l’hémodilution (augmentation des protéines et de l’hématocrite)

 Les variations pathologiques

Hypoprotidémie : défaut de synthèse hépatique, apport


exogène faible, fuite rénale…

Hyperprotidemie : Déshydratation, Dysglobulinémie….

V-25-Les hormones et marqueurs tumoraux

III-25-1-Les prélèvements

Le dosage des hormones et marqueurs tumoraux se fait avec le sérum, prélevé


dans un tube sec, hépariné.

Le dosage peut être effectué aussi dans d’autres liquides biologiques :

Exemple

 liquide amniotique pour AFP


 urines pour le cortisol

V-25-2-ACE (antigène carcinoembryonnaire)

 Définition-intérêt

L'antigène carcinoembryonnaire est une glycoprotéine normalement présente


dans l'épithélium embryonnaire de l'endoderme. L'CEA appartient à un groupe de
marqueurs tumoraux appelés protéines oncofoetales. Des concentrations élevées
en CEA sérique ont été détectées chez les personnes atteintes :

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Ancien interne des Hôpitaux
 d'un cancer colorectal primitif
 de cancers du système gastro-intestinal
 de cancers du sein, du poumon, de l'ovaire, de la prostate, du foie et du
pancréas.

L'CEA est un outil pratique pour le suivi et la prise en charge du traitement des
cancers, et il apporte au médecin des informations complémentaires sur le
pronostic du patient.

 Principe du dosage

Le dosage est un immunodosage à deux sites (sandwich), utilisant une


Technologie de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux
anticorps. Le premier anticorps est un anticorps polyclonal purifié de lapin anti-
CEA, marqué (réactif). Le second anticorps est un anticorps monoclonal de souris
anti- CEA couplé de façon covalente à des particules paramagnétiques (Phase
Solide).

V-25-3-AFP (alpha-foetoprotéine)

 Définition-intérêt

L'AFP est une glycoprotéine monocaténaire dont le poids moléculaire est


d'environ 70 000 daltons. Elle a été décrite en 1956 par Bergstrand et Czar comme
une protéine fœtale. La synthèse de l'AFP fœtale se déroule dans le foie, la
vésicule ombilicale, et le tractus gastro-intestinal .L'AFP produite par le fœtus est
sécrétée dans le sérum fœtal, atteint son maximum à 13 semaines de grossesse,
puis baisse de manière progressive au cours de la grossesse. Peu de temps après
la naissance, le taux d'AFP du nouveau-né atteint le taux normal d'un adulte .Chez
les adultes, les concentrations en AFP dans le sérum restent basses sauf pendant
la grossesse, en cas de maladies bénignes du foie (hépatite, cirrhose), de

Dr Pape Matar KANDJI 78


Ancien interne des Hôpitaux
carcinome hépatocellulaire primitif et de certaines tumeurs des cellules
germinatives.

 Principe de dosage

Le dosage de l’AFP est un immunodosage de type sandwich à deux sites utilisant


une technologie de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux
anticorps. Le premier anticorps, est un anticorps polyclonal de lapin anti-AFP
purifié par affinité et marqué à l'ester d'acridinium. Le second anticorps est un
anticorps monoclonal de souris anti-AFP couplé de façon covalente à des
particules paramagnétiques dans la Phase Solide. Il existe une relation directe
entre la quantité d'AFP présente dans l’échantillon du patient et la quantité
d’unités de lumière relatives (RLU) mesurées par le système.

V-25-4-CA 125
 Définition-intérêt
Le CA 125 (Carbohydrate Antigen 125) est identifié comme étant une
glycoprotéine de type mucine de 200 à 1 000 kDa. Il s'agit d'un antigène de surface
associé au cancer épithélial non mucineux de l'ovaire. Cette protéine est excrétée
ou sécrétée à la surface des cellules du cancer de l'ovaire et se retrouve dans le
sérum ou le liquide ascitique. Le CA 125 est un marqueur tumoral utile pour
l'évaluation des traitements et le suivi de l'évolution de la maladie chez les
patientes traitées pour cancer ovarien. En période postopératoire, le taux de CA
125 est mis en relation avec le volume de la tumeur et constitue un indicateur du
pronostic clinique.

 Principe du dosage
Le dosage est un immunodosage de type sandwich sur deux
Sites, qui fait appel à une technologie de chimioluminescence directe utilisant
deux anticorps monoclonaux de souris propres au CA 125. Le premier anticorps

Dr Pape Matar KANDJI 79


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est dirigé vers le domaine antigénique M11 et marqué à l'ester d'acridinium. Le
deuxième anticorps est dirigé vers le domaine antigénique OC 125 et marqué à la
fluorescéine. Le complexe immunologique formé avec le CA 125 est capturé par
l'anticorps monoclonal de souris anti-fluorescéine couplé à des
Particules paramagnétiques dans la phase solide. Il existe une relation directe entre
la quantité de CA 125 présente dans l'échantillon de patiente
et la quantité d'unités relatives de lumière (RLU) mesurées par le système.

V-25-5-CA 15-3

 Définition-intérêt
CA 15-3 est une glycoprotéine hautement polymorphe qui appartient à la famille
des mucines et provient du gène MUC-1. Le cancer du sein métastasé est
généralement associé à des antigènes tumoraux circulants tels que le CA 15-3. Un
marqueur tumoral circulant, tel que le CA 15-3, qui permet de contrôler la réponse
au traitement utilisé et d'indiquer le stade de la maladie, est un outil précieux pour
le suivi de ces patientes.

 Principe du dosage
Le dosage est un immunodosage de type sandwich en deux étapes, utilisant une
technique chimiluminescente directe. Le Réactif est composé de l’anticorps
monoclonal de souris DF3, spécifique du CA 15-3, marqué à l’ester d’acridinium.
Le Réactif Conjugué est composé de l’anticorps monoclonal de
Souris 115D8, spécifique du CA 15-3, marqué à la fluorescéine. La Phase Solide
est composée d’un anticorps monoclonal de souris de capture purifié, qui est
couplé de façon covalente à des particules paramagnétiques. L’échantillon est
incubé simultanément avec le Réactif Conjugué et la Phase Solide pendant 4,66
minutes. Après cette première incubation, l’immunocomplexe est lavé et le
Réactif est ajouté, pour une incubation de 21,66 minutes supplémentaires,

Dr Pape Matar KANDJI 80


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Puis lavé à nouveau. Il existe une relation directe entre la quantité de CA 15-3
présente dans l’échantillon de la patiente et la quantité d’unités de lumière
relatives (RLU) mesurées par le système.

V-25-6-CA 19-9

 Définition et intérêt
Le CA 19-9 est un antigène tumoral réactif vis-à-vis d'un anticorps produit en
réponse à une immunisation par une lignée de cellules de cancer du côlon humain.
Bien que l'anticorps soit dérivé d'une lignée de cellules de cancer du côlon, des
études ont montré que les dosages du CA 19-9 étaient plus utiles dans le cadre du
diagnostic et de la prise en charge des patients atteints de néoplasie du pancréas
plutôt que chez les patients atteints de néoplasie du côlon. Il a été également
montré que le CA 19-9 constituait un marqueur plus sensible et plus
Spécifique du cancer du pancréas que d'autres marqueurs sérologiques

 Principe du dosage
Le dosage est un immunodosage de type sandwich en deux étapes, qui utilise une
technologie chimiluminescente directe et un seul anticorps monoclonal, pour la
phase solide et le réactif. L'anticorps est couplé de manière covalente à des
particules paramagnétiques dans la Phase Solide et le même clone d'anticorps est
marqué à l'ester d'acridinium dans le Réactif. L'échantillon et la phase solide sont
incubés à 37°C pendant 21 minutes et passent ensuite par une étape de lavage pour
éliminer les antigènes non liés en excès. Le réactif réagit alors avec les antigènes
CA 19-9 liés à la phase solide pendant une période d'incubation supplémentaire
de 22 minutes. Il existe une relation directe entre la concentration en CA 19-9
présente dans un échantillon de patient et la quantité d’unités de lumière relatives
(RLU) mesurées par le système.

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V-25-7-Dosage du cortisol
 Définition-intérêt

Le cortisol est la principale hormone glucocorticoïde synthétisée et sécrétée par


le cortex surrénal. Il est essentiel à la vie car il régule les métabolismes des
hydrates de carbone, des protéines et des lipides, maintient une tension artérielle
normale et inhibe les réactions allergiques et inflammatoires. Le cortisol est
synthétisé et sécrété par le cortex des glandes surrénales sous la dépendance de
l'hormone adénocorticotrope (ACTH). L'ACTH est sécrétée selon un rythme
circadien par le lobe antérieur de l'hypophyse en réponse à la sécrétion de
l'hormone de libération de la corticotrophine (CRH) par l'hypothalamus. Des
concentrations élevées en ACTH stimulent la sécrétion du cortisol. Les
concentrations circulantes en cortisol varient de façon nycthémérale chez les
individus en bonne santé, les concentrations sont maximales le matin (8heures)
au réveil et minimales le soir.

Les troubles de l'axe hypothalamo-hypophysaires perturbent le rythme


nycthéméral. Les insuffisances surrénales primitives ou secondaires provoquent
une baisse des concentrations en cortisol.

Nb : La mesure du cortisol urinaire sur 24 heures est la méthode la mieux adaptée


au dépistage initial du syndrome de Cushing car elle donne le meilleur reflet de la
production de cortisol.

 Principe de dosage

Le dosage est un immunodosage par compétition utilisant une technologie


chimiluminescente directe. Le cortisol contenu dans l'échantillon du patient entre
en compétition avec du cortisol marqué à l'ester d'acridinium (réactif ) vis-à-vis
d'un anticorps polyclonal de lapin anti-cortisol (phase solide). L'anticorps
polyclonal de lapin anti-cortisol est lié à un anticorps monoclonal de souris anti-
lapin, couplé de façon covalente à des particules paramagnétiques dans la phase

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solide. Il existe une relation inverse entre la quantité de cortisol présente dans
l'échantillon du patient et le nombre d'unités relatives de lumière (RLU) mesurées
par le système.

V-25-8- Estradiol

 Définition et intérêt

Chez la femme normale non enceinte, l’estradiol est principalement sécrété par la
fonction combinée des cellules thécales et des cellules de la granulosa du follicule
en cours de développement et par le corps jaune. Pendant la grossesse, le placenta
constitue une source de sécrétion d’estradiol. L’estradiol passe dans la circulation
sanguine où 1 à 3 % ne sont pas liés aux protéines, 40 % sont liés à la globuline
de liaison des hormones sexuelles (SHBG) et le reste est lié à l’albumine.
L’estradiol joue un rôle essentiel au cours du cycle menstruel de la femme et sa
fonction principale de l’estradiol est de stimuler la croissance des organes
génitaux féminins et le développement des caractères sexuels secondaires.

La mesure des concentrations circulantes en estradiol joue un rôle important pour


l’évaluation de la fonction ovarienne et la surveillance du développement
folliculaire au cours des protocoles de procréation assistée.

 Principe du dosage

L’estradiol endogène présent dans un échantillon est libéré de ses protéines de


liaison par un agent de relargage. Un anticorps monoclonal anti-estradiol marqué
est alors ajouté pour lier l’estradiol disponible. Une phase solide de capture du
dérivé d’estradiol est finalement ajoutée à la réaction pour entrer en compétition
avec l’estradiol pour la liaison de l’anticorps marqué. Après lavage, les réactifs
acide et base sont distribués pour initier la réaction de chimiluminescence.

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V-25-9- Ferritine

 Définition et intérêt

La ferritine est un composé constitué de molécules de fer liées à une enveloppe


protéique, l’apoferritine. Elle constitue la forme de stockage du fer, la ferritine est
retrouvée dans de nombreux types de cellules de l'organisme, en particulier dans
celles du foie, de la rate, de la moelle osseuse et dans les cellules
réticuloendothéliales. La ferritine joue un rôle important dans l’absorption, le
stockage et la libération du fer. En tant que forme de stockage du fer, elle demeure
dans les tissus jusqu’au moment où elle est nécessaire pour l’érythropoïèse. Les
molécules de fer sont alors libérées de l'enveloppe d’apoferritine et se fixent sur
la transferrine, la protéine circulante du plasma qui est chargée de transporter le
fer jusqu’aux cellules érythropoïétiques. Son dosage présente un intérêt majeur
pour le diagnostic des anémies ferriprives.

 Principe de dosage

Le dosage est un immunodosage à deux sites (sandwich) utilisant une technologie


de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux anticorps anti-
ferritine. Le premier anticorps est un anticorps polyclonal de chèvre antiferritine
marqué à l’ester d’acridinium (réactif Lite). Le second anticorps est un anticorps
monoclonal de souris anti-ferritine couplé de façon covalente à des particules
paramagnétiques (Phase Solide). Il existe une relation directe entre la quantité de
ferritine présente dans l’échantillon du patient et le nombre d’unités relatives de
lumière (RLU) mesurées par le système.

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V-25-10-FSH (L'hormone folliculo-stimulante)

 Définition-intérêt

L'hormone folliculo-stimulante (FSH) est une hormone glycoprotéique constituée


de deux sous-unités. La sous-unité alpha est similaire à celle de la LH (hormone
lutéinisante), de la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) et de la
thyrotropine (TSH). La sous-unité bêta est différente de celles des autres
hormones glycoprotéiques, c'est elle qui lui confère sa spécificité biochimique.

La FSH est sécrétée par l'hypophyse antérieure en réponse à la gonadolibérine


(GnRH) sécrétée par l’hypothalamus. Chez l'homme comme chez la femme, la
sécrétion de FSH est contrôlée par un équilibre entre les mécanismes de
rétrocontrôle positif et négatif qui mettent en jeu l'axe hypothalamo -
hypophysaire, les organes reproducteurs, les hormones hypophysaires et les
stéroïdes sexuels. La FSH et la LH jouent un rôle capital dans le fonctionnement
normal des systèmes reproductifs chez l'homme et chez la femme.

Des concentrations élevées en FSH sont observées lors de la ménopause, dans


l'hypofonctionnement ovarien primitif chez la femme et dans l'hypogonadisme
primitif chez l'homme. Des concentrations basses en FSH sont observées dans les
hyperfonctionnements ovariens primitifs chez la femme et dans l'hypergonadisme
primitif chez l'homme

 Principe du dosage

Le dosage de la FSH est un immunodosage à deux sites (sandwich) utilisant une


technologie de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux
anticorps spécifiques de la molécule de FSH intacte. Le premier anticorps est un
anticorps polyclonal de mouton anti-FSH marqué à l'ester d'acridinium (réactif
Lite). Le second anticorps est un anticorps monoclonal de souris anti-FSH couplé
de façon covalente à des particules paramagnétiques (Phase Solide).

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V-25-11-FT3

 Définition-intérêt

La tri-iodothyronine libre (FT3) est une hormone synthétisée et sécrétée par la


glande thyroïde et formée par une désiodation périphérique de la thyroxine (T4).
T3 et T4 sont sécrétées dans la circulation en réponse à l'hormone hypophysaire
(TSH) et jouent un rôle important dans la régulation du métabolisme. La sécrétion
de T3 et de T4 est régulée par un mécanisme de rétrocontrôle négatif impliquant
la thyroïde, l'hypophyse et l'hypothalamus

Dans la circulation, 99,7 % de la T3 sont liés de façon réversible à des protéines


de transport, principalement la TBG (Thyroxine-Binding Globulin) et, dans une
moindre mesure, l’albumine. La T3 restante n'est pas liée à des protéines de
transport, mais est libre dans la circulation. Cette partie non liée de la
concentration en T3 totale est la triiodothyronine libre (T3 libre ou FT3). La T3
non liée est active dans le métabolisme.

Dans les cas d’hypo- et d’hyperthyroïdie, les concentrations en T3 libre varient


parallèlement aux concentrations en T3 totale. Il peut être utile de mesurer la T3
libre lorsqu’on constate des concentrations anormales en T3 totale dues à un
changement intervenu au niveau des protéines de liaison de la T3, en particulier
la TBG. Les concentrations en TBG restent relativement constantes chez les sujets
en bonne santé, toutefois certaines circonstances telles qu'une grossesse normale
ou un traitement stéroïdien peuvent les modifier.

 Principe du dosage

Le dosage FT3 est un immunodosage par compétition utilisant une technologie de


chimiluminescence directe. La FT3 contenue dans l’échantillon entre en
compétition avec un analogue de la T3, lequel est couplé de façon covalente à des
particules paramagnétiques (Phase Solide) vis-à-vis d’une quantité limitée
d’anticorps monoclonal de souris anti- T3 marqué à l’ester d’acridinium (réactif
Dr Pape Matar KANDJI 86
Ancien interne des Hôpitaux
Lite). Il existe une relation inverse entre la quantité de FT3 présente dans
l’échantillon de patient et le nombre d’unités relatives de lumière (RLU) mesurées
par le système.

V-25-12-FT4

 Définition-intérêt

La thyroxine (3,5,3',5'-tétra-iodothyronine, L-thyroxine ou T4) est une hormone


synthétisée et sécrétée par la glande thyroïde qui joue un rôle important dans la
régulation du métabolisme. La sécrétion dans la circulation se fait en réponse à
l'hormone hypophysaire TSH (Thyroid-Stimulating Hormone) et elle est régulée
par un mécanisme de rétrocontrôle négatif impliquant la thyroïde, l'hypophyse et
l'hypothalamus. Dans la circulation, 99,95 % de la T4 sont liés de façon réversible
à des protéines de transport, principalement la TBG (Thyroxin Binding Globulin)
et, dans une moindre mesure, l’albumine et la TBPA (Thyroxin-Binding
PreAlbumin). La T4 restante n'est pas liée à des protéines de transport, mais est
libre dans la circulation. Cette partie non liée, la T4 libre (FT4), est à la fois active
dans le métabolisme et joue le rôle de précurseur de la triiodothyronine (T3).

Dans les cas d’hypo- et d’hyperthyroïdie, les concentrations en FT4 varient


parallèlement aux concentrations en T4 totale. Il peut être utile de mesurer la T4
libre lorsque des concentrations anormales en T4 totale dues à un changement
intervenu au niveau des protéines de liaison de la T4, en particulier la TBG, sont
observées. Les concentrations en TBG restent relativement constantes chez les
sujets en bonne santé, toutefois certaines, circonstances telles qu'une grossesse
normale ou un traitement stéroïdien peuvent les modifier. Dans ce cas, les
concentrations en T4 libre restent inchangées, tandis que les concentrations en T4
totale et en TBG vont être modifiées parallèlement.

Dr Pape Matar KANDJI 87


Ancien interne des Hôpitaux
 Principe du dosage

Le dosage FT4 est un immunodosage par compétition utilisant une technologie


chimiluminescente directe. La FT4 contenue dans l'échantillon du patient entre en
compétition avec la T4 marquée à l'ester d'acridinium (réactif Lite) vis-à-vis d'une
quantité limitée d'anticorps polyclonal de lapin anti-T4 biotinylé. L'anticorps anti-
T4 marqué à la biotine se lie à l’avidine couplée de façon covalente à des
particules paramagnétiques (phase solide).

V-25-13-HCG

 Définition et intérêt

La gonadotrophine chorionique hormone (hCG) est une glycoprotéine constituée


de deux sous-unités liées de façon non covalente. La sous-unité alpha est similaire
à celle de l'hormone lutéinisante (LH), de l'hormone folliculo-stimulante (FSH) et
de la thyréostimuline (TSH). La sous-unité bêta de la hCG diffère de celles des
autres glycoprotéines hypophysaires, ce qui explique les propriétés biochimiques
et immunologiques spécifiques de cette hormone. La hCG est synthétisée par les
cellules du placenta et joue un rôle dans le maintien du corps jaune pendant la
grossesse. Elle peut être détectée dès la première semaine qui suit la conception.
Pendant la grossesse, les concentrations en hCG augmentent de façon
exponentielle pendant environ 8 à 10 semaines après le dernier cycle menstruel.
Plus tard, environ 12 semaines après la conception, la concentration en hCG
commence à diminuer quand le placenta commence à produire des hormones
stéroïdiennes.

Les grossesses extra-utérines, les menaces de fausse-couche et les interruptions


de grossesse récentes provoquent également une augmentation des concentrations
en hCG.

Dr Pape Matar KANDJI 88


Ancien interne des Hôpitaux
 Principe du dosage

Le dosage Total hCG (ThCG) est un immunodosage à deux sites (sandwich)


utilisant une technologie chimiluminescente directe et des quantités constantes de
deux anticorps. Le premier anticorps est un anticorps polyclonal de chèvre anti-
hCG, purifié par chromatographie d'affinité et marqué à l'ester d'acridinium
(Réactif). Le second anticorps est un anticorps monoclonal de souris anti-hCG,
purifié et couplé de façon covalente à des particules paramagnétiques (Phase
Solide). Ces deux anticorps sont spécifiques de différents épitopes présents à la
fois sur la sous-unité β libre et sur la sous-unité β de la hCG intacte. Il existe une
relation directe entre la quantité d'hCG présente dans l'échantillon du patient et le
nombre d'unités relatives de lumière (RLU) mesurées par le système.

V-25-14- LH

 Définition-intérêt

L'hormone lutéinisante (LH) est une hormone glycoprotéique constituée de deux


sous-unités. La sous-unité alpha est similaire à celle de l'hormone folliculo-
stimulante (FSH), de la gonadotrophine chorionique humaine (hCG) et de la
thyrotropine (TSH). La sous-unité bêta est différente de celles des autres
hormones glycoprotéiques, c'est elle qui lui confère sa spécificité biochimique. La
LH est sécrétée par l'hypophyse antérieure en réponse à un facteur
hypothalamique, le GnRH (Gonadotropin-Releasing Hormone). Chez l'homme
comme chez la femme, la sécrétion de LH est contrôlée par un équilibre entre les
mécanismes de rétrocontrôle positif et négatif qui mettent en jeu l'axe
hypothalamo-hypophysaire, les organes reproducteurs, les hormones
hypophysaires et les hormones stéroïdes sexuelles. La LH et la FSH, l'autre
gonadotrophine hypophysaire, jouent un rôle capital dans le fonctionnement
normal des systèmes reproductifs chez l'homme et chez la femme.

Dr Pape Matar KANDJI 89


Ancien interne des Hôpitaux
Des concentrations élevées en LH sont observées lors de la ménopause, dans
l'hypofonctionnement ovarien primitif et les ovaires polykystiques chez la femme
et dans l'hypogonadisme primitif chez l'homme. Des concentrations basses en LH
sont observées dans les hyperfonctionnements ovariens primitifs chez la femme
et dans l'hypergonadisme primitif chez l'homme.

 Principe de dosage

Le dosage LH est un immunodosage à deux sites (sandwich) utilisant une


technologie de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux
anticorps spécifiques de la sous-unité bêta de la molécule de LH intacte. Le
premier anticorps est un anticorps monoclonal de souris anti-LH marqué à l'ester
d'acridinium (réactif). Le second anticorps est un anticorps monoclonal de souris
anti-LH couplé de façon covalente à des particules paramagnétiques (Phase
Solide). Il existe une relation directe entre la quantité de LH présente dans
l'échantillon du patient et le nombre d'unités relatives de lumière (RLU) mesurées
par le système.

V-25-15- Progestérone

 Définition-intérêt

La progestérone, en synergie avec les estrogènes, régule les fonctions du système


de reproduction pendant le cycle menstruel. La progestérone joue un rôle
primordial dans la préparation de l'endomètre pour l'implantation du blastocyte et
le maintien de la grossesse. Les sources principales de progestérone sont le corps
jaune et le placenta chez la femme. Des sources moins importantes de
progestérone sont la corticosurrénale chez l'homme et la femme et les testicules
chez l'homme. La concentration en progestérone est basse pendant la phase
folliculaire du cycle menstruel.

Dr Pape Matar KANDJI 90


Ancien interne des Hôpitaux
Après l'ovulation, la production de progestérone par le corps jaune augmente
rapidement, elle atteint sa concentration maximale 4 à 7 jours après l'ovulation.
Ces concentrations sont maintenues pendant 4 à 6 jours, puis reviennent au niveau
de base, ce qui provoque les règles. Une production inadéquate de Progestérone
par le corps jaune peut indiquer une insuffisance lutéale, ce qui est associé à la
stérilité et aux fausses couches précoces. Les femmes sous contraceptifs oraux ont
des concentrations en progestérone diminuées

 Principe du dosage

Le dosage Progestérone est un immunodosage par compétition, utilisant une


technologie de chimiluminescence directe. La progestérone contenue dans
l'échantillon de patient se lie à un anticorps monoclonal de souris anti-
progestérone marqué à l'ester d'acridinium (réactif). Les anticorps restants se lient
à un dérivé de la progestérone, couplé de façon covalente à des particules
paramagnétiques (Phase Solide). Il existe une relation inverse entre la quantité de
progestérone présente dans l'échantillon de patient et le nombre d'unités relatives
de lumière (RLU) mesurées par le système.

V-25-16-Prolactinine

 Définition-intérêt

La prolactine est une hormone polypeptidique monocaténaire sécrétée par


l’hypophyse antérieure sous le contrôle de facteurs inhibiteurs et stimulants. Ces
facteurs inhibiteurs et stimulants sont sécrétés par l'hypothalamus. La prolactine
est également synthétisée par le placenta et elle est présente dans le liquide
amniotique. La prolactine provoque et maintient la lactation chez la femme. Elle
joue également un rôle important dans la régulation des fonctions gonadiques chez
l'homme et la femme

Dr Pape Matar KANDJI 91


Ancien interne des Hôpitaux
En dehors de la grossesse et de la lactation post-partum, des concentrations en
prolactine sérique supérieures à 30 ng/ml (636 μUI/ml) indiquent une
hyperprolactinémie. L'hyperprolactinémie se traduit souvent par une galactorrhée,
une aménorrhée et une stérilité chez la femme, une impuissance et un
hypogonadisme chez l'homme. Des concentrations en prolactine anormalement
élevées sont aussi observées en cas d'insuffisance rénale, d'hypothyroïdie et
d'adénomes hypophysaires sécrétant de la prolactine

 Principe du dosage

Le dosage Prolactine est un immunodosage à deux sites (sandwich), utilisant une


technologie de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux
anticorps. Le premier anticorps est un anticorps polyclonal de chèvre anti-
prolactine marqué à l'ester d'acridinium (réactif Lite). Le second anticorps est un
anticorps monoclonal de souris anti-prolactine couplé de façon covalente à des
particules paramagnétiques (Phase solide). Il existe une relation directe entre la
quantité de prolactine présente dans l'échantillon de patient et le nombre d'unités
relatives de lumière (RLU) mesurées par le système.

V-25-17- PSA

 Définition-intérêt

L'antigène spécifique de la prostate (PSA) est une glycoprotéine monocaténaire


normalement présente dans le cytoplasme des cellules épithéliales des
corpuscules et des canaux de la prostate. Le PSA est une sérine-protéase neutre de
240 acides aminés intervenant dans la dissolution du gel séminal.Le PSA est
détecté dans le sérum des hommes dont le tissu prostatique est normal ou atteint
d’hypertrophie bénigne ou d’une lésion maligne. Le PSA n’est pas détecté dans
le sérum des hommes dépourvus de tissu prostatique (à la suite d’une
prostatectomie radicale).
Dr Pape Matar KANDJI 92
Ancien interne des Hôpitaux
Le fait que le PSA soit spécifique du tissu prostatique en fait un marqueur
approprié pour le suivi des hommes atteints d’un cancer de la prostate. Le PSA,
utilisé avec d’autres indices de diagnostic, est également utile pour évaluer le
risque d’éventuelles récidives après traitement. Il n’est pas recommandé d’utiliser
le dosage du PSA sérique comme outil de dépistage du cancer de la prostate, car
des concentrations élevées en PSA sont également retrouvées chez des patients
atteints d’hypertrophie bénigne de la prostate. Certaines études suggèrent
toutefois que le dosage du PSA, associé à un examen par toucher rectal et à
l’échographie, est un meilleur outil de détection du cancer de la prostate que le
toucher rectal utilisé seul.

 Principe du dosage

Le dosage PSA est un immunodosage à deux sites (sandwich), utilisant une


technologie de chimiluminescence directe et des quantités constantes de deux
anticorps. Le premier anticorps est un anticorps polyclonal de chèvre anti-PSA
marqué à l'ester d'acridinium (réactif Lite). Le second anticorps est un anticorps
monoclonal de souris anti- PSA couplé de façon covalente à des particules
paramagnétiques (Phase Solide). Il existe une relation directe entre la quantité de
PSA présente dans l’échantillon de patient et le nombre d’unités relatives de
lumière (RLU) mesurées par le système.

Dr Pape Matar KANDJI 93


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V-25-18-TSHhs

 Définition-intérêt

La TSH est synthétisée et sécrétée par l’hypophyse antérieure en réponse à un


mécanisme de rétrocontrôle négatif mettant en œuvre la FT3 (T3 libre) et la FT4
(T4 libre). En outre, la production de TSH est stimulée directement par un
tripeptide hypothalamique, la TRH (Thyrotropin-Releasing Hormone). La TSH
interagit avec des récepteurs cellulaires spécifiques à la surface de la cellule
thyroïdienne, et exerce deux actions principales. D'une part, la TSH stimule la
reproduction et l'hypertrophie cellulaire. D’autre part, la TSH stimule la synthèse
et la sécrétion de T3 et de T4 par la thyroïde. Il est important de doser les
concentrations en TSH circulante pour évaluer la fonction thyroïdienne. Ce
dosage est particulièrement utile pour le diagnostic différentiel de l'hypothyroïdie
primaire (thyroïde), secondaire (hypophyse) et tertiaire (hypothalamus).
L'hypothyroïdie primaire est caractérisée par des concentrations en TSH
nettement supérieures à la normale, alors que dans les cas d'hypothyroïdies
secondaire et tertiaire, les concentrations en TSH sont basses.

 Principe du dosage

Le dosage TSH est un dosage de troisième génération qui utilise un anticorps


monoclonal anti-FITC lié de façon covalente à des particules paramagnétiques,
un anticorps monoclonal de capture anti-TSH marqué au FITC et un traceur
composé d'ester d'acridinium propriétaire et un anticorps mAb anti-TSH conjugué
à de l'albumine sérique bovine (BSA) pour effectuer une détection par
chimiluminescence. Il existe une relation directe entre la quantité de TSH présente
dans l'échantillon du patient et le nombre d'unités relatives de lumière (RLUs)
mesurées par le Système.

Dr Pape Matar KANDJI 94


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V-25-19-Testostérone

 Définition-intérêt

La testostérone est l'androgène principal chez l'homme et elle est contrôlée par
l'hormone lutéinisante (LH). La LH est sécrétée par l'hypophyse antérieure qui
exerce un contrôle primaire sur la production de testostérone et qui agit
directement sur les cellules de Leydig dans les testicules. La testostérone stimule
le développement des organes génitaux externes et des organes sexuels
secondaires, l'apparition de la barbe et des poils axillaires et pubiens. Par ailleurs,
la testostérone a des effets anabolisants favorisant la croissance staturale, la
rétention azotée et le développement musculaire. L'évaluation clinique de la
testostérone sérique, associée à la LH sérique, fait partie de l'évaluation des
hommes hypogonadiques. Les principales causes de la diminution de testostérone
chez l'homme sont l'hypogonadisme hypogonadotrophique, l'insuffisance
testiculaire, l'hyperprolactinémie, l'hypopituitarisme, certains types d'affections
hépatiques et rénales, et les maladies graves. Chez la femme, les manifestations
cliniques de l'excès de testostérone sont l'infertilité, l'hirsutisme, l'aménorrhée et
l'obésité.

 Principe du dosage

Le dosage Testostérone est un immunodosage par compétition utilisant une


technologie de chimiluminescence directe. La testostérone de l'échantillon de
patient est en compétition avec la testostérone marquée à l'ester d'acridinium du
réactif Lite vis-à-vis d'un anticorps polyclonal de lapin anti-testostérone en
quantité limitée, lié à un anticorps monoclonal de souris anti-lapin lui-même
couplé à des particules paramagnétiques dans la Phase Solide. Le dosage utilise
de l'agent de relargage de la testostérone pour libérer la testostérone des protéines
de liaison endogènes de l'échantillon. Il existe une relation inverse entre la quantité

Dr Pape Matar KANDJI 95


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de testostérone présente dans l’échantillon de patient et le nombre d’unités
relatives de lumière (RLU) mesurées par le système.

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LES PARAMETRES HEMATOLOGIQUES

Dr Pape Matar KANDJI 97


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VI-Paramètres Hématologiques
VI-1-Groupage sanguin

VI-1-1- Groupage sanguin dans les systèmes ABO

Le groupage sanguin dans le système ABO repose sur deux épreuves réalisées
simultanément et complémentaires, toutes deux étant des réactions
d’agglutination directe :

 épreuve de Beth Vincent (ou épreuve globulaire) : les hématies à tester


sont mises en contact avec des anticorps sériques connus afin d’identifier
les allo-antigènes de ces hématies.
 épreuve de Simonin (ou épreuve sérique) : des hématies tests, dont les allo-
antigènes du système ABO (H) sont connus, sont mises en contact avec le
sérum à tester afin d’identifier les anticorps du système ABO(H) présents
dans ce sérum

Remarque :

 Les deux épreuves doivent toujours être réalisées: deux fois, par deux
manipulateurs différents
 Il existe plusieurs techniques :
-technique en plaque (+++)
- technique en tube à hémolyse
- technique en microplaque (technique manuelle ou automatisée
- technique en gel (technique manuelle ou automatisée)

VI-1-1-1-Prélèvement

La méthode de Beth Vincent est effectuée à partir du sang total prélevé sur tube
avec anticoagulant (EDTA, Citrate) et la méthode de Simonin à partir du sérum
prélevé sur tube Sec.

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VI-1-1-2- Epreuve globulaire directe de Beth Vincent

Sur une plaque déposer dans l’ordre :

 une goutte de sérum test anti-A


 une goutte de sérum test anti-B
 une goutte de sérum test anti-AB
 ajouter à côté de chaque goutte de sérum test, une goutte de culot
d’hématies à tester (une petite goutte ou des hématies diluées)
 mélanger soigneusement les deux gouttes puis animer la plaque d’un
mouvement rotatoire lent
 observer au bout d’une minute et rechercher s’il y a ou non agglutination

VI-1-1-3- Epreuve sérique indirecte de Simonin

Sur une plaque déposer dans l’ordre :

 une goutte de suspension d’hématies-tests A


 une goutte de suspension d’hématies-tests B
 ajouter à côté de chaque goutte deux gouttes de culot du sérum à tester
(une petite goutte ou des hématies diluées)
 mélanger soigneusement les deux gouttes puis animer la plaque d’un
mouvement rotatoire lent
 observer au bout d’une minute et rechercher s’il y a ou non agglutination

Nb: Lorsque l’antigène est présent, l’anticorp correspondant est absent dans le
sérum.

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Résultats du système ABO

Les épreuves de Simonin et de Beth Vincent doivent être obligatoirement validées


par des témoins :

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 Témoin «AB» :

Mélanger une goutte de sérum AB et une goutte de culot d’hématies à tester. Ce


témoin ne doit pas présenter d’agglutination. Il permet de s’assurer que les
hématies testées ne sont pas agglutinées par des anticorps sériques autres que les
Ac anti-A ou anti-B. La présence d’agglutination signifie une poly agglutinabilité.
Le témoin AB permet de contrôler l’épreuve de Beth Vincent

 Témoin « allo »

Mélanger une goutte de sérum à tester et une goutte de culot d’hématies tests O.
Ce témoin ne doit pas présenter d’agglutination. Il permet de s’assurer qu’il n’y a
pas dans le sérum à tester, d’Ac susceptibles de réagir avec des structures
érythrocytaires autres que les Ag A et B. La présence d’agglutination attesterait
de la présence d’allo Ac en dehors du système ABO.Le témoin allo permet donc
de contrôler l’épreuve de Simonin

 Témoin « auto »

Mélanger une goutte de sérum à tester et une goutte de culot d’hématies à tester
Ce témoin, réalisé à partir des hématies et du sérum du sujet ne doit pas présenter
d’agglutination. Il permet de s’assurer que dans le sérum du sujet, il n’y a pas
d’auto-anticorps dirigés contre des structures de membrane des hématies et que
les hématies ne sont pas auto-agglutinables.

Il permet donc le contrôle des agglutinations observées dans les deux épreuves.

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VI-1-2-groupage dans le système rhésus

 Principe

La détermination du groupe Rhésus se fait par la méthode globulaire, et consiste


à mettre en évidence l’AgD à l’aide d’anticorp anti-D.

 Mode opératoire
 Laisser le sérum test à température ambiante au moins 30 min avant
l’emploi
 Sur une plaque d’opaline, déposer 1 goutte du culot érythrocytaire du
patient
 Déposer une goutte du sérum anti-D à côté de la goutte de sang
 Mélanger avec le fond d’un tube à hémolyse les gouttes d’un mouvement
circulaire et essuyer le fond du tube entre chaque réaction.
 Agiter la plaque doucement par rotation
 Lecture au bout de quelques minutes

 Résultats
 S’il y’a agglutination alors le sujet est de Rh+
 S’il y’a absence d’agglutination le sujet est Rh- : il faut faire la recherche
de l’antigène Rh faible ou Du

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 Recherche de l’Ag D faible

Il consiste à vérifier si les hématies possèdent l’Ag D faible (lorsqu’elles se sont


avérées sans Ag D avec le test précédent), en utilisant des Ac anti-D lors d’une
réaction d’agglutination active indirecte (artificielle) utilisant comme artifice des
antiglobulines. L’antigène D faible se recherche d’abord par 1 préchauffage des
hématies à l’aide d’un rhésuscope afin de mieux mettre à nu les épitopes de
l’antigène.

Schémas des compatibilités (règles immunologiques de la transfusion


sanguine)

Les flèches indiquent quelles sont les transfusions possibles (donneur vers
receveur).

VI-2-Test d’Emmel (TE)

 Principe

C’est un examen basé sur la révélation de la forme en faucille des hématies


contenant l’HbS en milieu désoxygéné in vitro.

 Prélèvement

On réalise un prélèvement veineux dans un tube EDTA.

Nb : Le prélèvement peut se faire à jeun

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 Mode opératoire

IL faut d’abord déposer sur une lame propre une goutte de sang et une goutte de
la solution de métabisulfite de sodium à 2% puis mélanger doucement. Recouvrir
avec une lamelle en évitant les bulles d’air et essuyer délicatement l’excès du
mélange avec du papier buvard (à défaut utiliser une compresse), sceller ensuite
les bords de la lamelle avec du vernis à ongles ou de la paraffine, le but étant
d’empêcher le contact des hématies avec l’oxygène de l’air ambiant. Attendre 15
à 20 min puis lire au microscope à l’objectif 40.

 Résultats

Test négatif : les hématies gardent leur forme régulièrement arrondie.

Test positif : présence d’hématies en forme de « faucille ».

 Causes d’erreurs

- Etalement mal fait avec hématies « traumatisées »

- Présence de bulles d’air

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Le test d’Emmel est un test de dépistage de la drépanocytose. Le diagnostic de
certitude se fait à l’aide d’autres techniques (électrophorèse, CLHP, biologie
moléculaire) .

VI-3-La Vitesse de sédimentation (VS)

 Principe

C’est la vitesse à laquelle les hématies contenues dans le plasma sédimentent au


fond d’un tube calibré et gradué, appelé tube de Westergreen. Elle correspond à
la hauteur de chute des particules sanguines dans le tube. La vitesse de
sédimentation permet de dépister et de surveiller des processus inflammatoires et
infectieux.

 Prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ; le tube de prélèvement


contient un anticoagulant : EDTA ou citrate trisodique à 3,8% dans une proportion
de 20% (1 volume d’anticoagulant pour 4 volume de sang).Le prélèvement est
réalisé de préférence à jeun

 Mode opératoire
 Aspirer le sang, bien homogénéisé, dans la pipette de Westergreen jusqu’au
trait 0 en tirant sur la languette présente dans la pipette.
 Placer aussitôt la pipette sur le support.
 Lire la hauteur du plasma surnageant (exprimée en mm) au bout d’une
heure
 Valeurs usuelles

Les valeurs normales sont :

 enfant : 6 à 25 mm
 femme adulte : 4 à 20 mm
 homme adulte : 3 à 10 mm

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 causes d’erreurs

La sédimentation des hématies peut être ralentie artificiellement si :

 l’échantillon sanguin est partiellement coagulé


 la mesure est faite à partir d’échantillon sanguin prélevé depuis plus de 2
heures
 la température du laboratoire est basse

La sédimentation des hématies peut être augmentée artificiellement si :

 la pipette de Westergreen est inclinée


 l’échantillon sanguin est hémolysé ou prélevé avec un excès
d’anticoagulant
 la température du laboratoire est élevée

VI-4- Taux de réticulocyte

 Principe

Les réticulocytes sont des globules rouges jeunes qui possèdent encore des
ribosomes et des mitochondries. Ils sont dès lors capables d’un métabolisme assez
intense et ils synthétisent encore activement de l’hémoglobine. On les reconnaît
le plus facilement au moyen de colorations utilisant le bleu de crésyl ou le bleu de
méthylène nouveau : dans ces conditions les organites cellulaires cités plus haut
sont rendus visibles sous la forme d’une “substance granulo-filamenteuse”
caractéristique.

 Prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ; le tube de prélèvement


contient un anticoagulant (EDTA).

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 Mode opératoire
 dans un tube à hémolyse, déposer 1goutte de sang et 1goutte de bleu de
crésyl (si le taux d’Hb est inférieur à 11g/dL, mettre 2 gouttes de sang et 1
goutte de bleu de crésyl)
 incuber au bain marie à 37°C pendant 20 mn
 puis confectionner un frottis et lire au microscope au grossissement 100
avec de l’huile à immersion (idéalement lire sur dix champs ; compter le
nombre de réticulocytes et de globules rouges et exprimer le pourcentage
de réticulocytes sur le nombre globules rouges)

Réticulocytes au microscope optique (x100)

 valeurs usuelles

Le résultat est exprimé en pourcentage et surtout en valeur absolue de


réticulocytes par mm3 de sang. Il faut compter 1000 hématies sur différents
champs et noter le nombre de réticulocytes.

% Ret = (R/G) x 10 R=réticulocytes, G=hématie

Le taux normal est de :

 0,2 à 2% chez l’adulte (généralement 0,5 à 1,5%)


 2 à 6% chez le petit enfant
Dr Pape Matar KANDJI 107
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 Intérêt clinique

Le taux des réticulocytes traduit l’activité de l’érythropoïèse médullaire. Il est un


indicateur du type d’anémie

 Hyper réticulocytose (>120G/L) : anémie régénérative


 Reticulocytopénie (<120G/L) : anémie aregénérative

VI-5- Temps de Quick (Taux de prothrombine et INR )

 Principe

C’est le temps de coagulation d’un plasma citraté, pauvre en plaquettes recalcifié


en présence de thromboplastine tissulaire. Le TQ explore la voie extrinsèque de
la coagulation.

 Prélèvement
 Patient à jeun
 Prélèvement par ponction veineuse, recueilli sur tube citraté après avoir
éliminer les premières gouttes de sang pour éviter la thromboplastine
tissulaire
 Prélever en respectant le rapport 9 volumes de sang pour 1 volume
d’anticoagulant
 Agiter doucement le tube après prélèvement
 Rejeter tout prélèvement coagulé, hémolysé ou fait à la seringue.
 Centrifuger à 4000 tours/min pendant min pour obtenir un plasma pauvre
en plaquettes

 Mode opératoire
 déposer les barrettes dans la zone d’incubation
 distribuer une bille dans chaque cupule
 mettre 50μL de plasma citraté dans chaque cupule

Dr Pape Matar KANDJI 108


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 incuber pendant 1mn
 transférer dans la zone de lecture
 déclencher la coagulation en distribuant 100μL de
thromboplastine calcique (pré incubée à 37°C) dans chaque
cupule

Le temps de coagulation se mesure par l’arrêt du mouvement de billes

 valeurs usuelles
 Expression en pourcentage d’activité prothrombinique

En pratique courante, le temps de Quick (TQ) est converti en taux de


prothrombine (TP) exprimé en pourcentage. La conversion du TQ en TP se fait à
l’aide d’une droite d’étalonnage ou droite de « Thivolle », établie à partir de
plasmas normaux testés en dilution.

Les valeurs moyennes normales sont comprises entre 70 et 100%

 Expression des résultats en INR (rapport de normalisation international)

 Intérêt clinique
 Le TP permet d’explorer le foie (au cours de l’insuffisance
hépatocellulaire)
 Pour la surveillance des traitements aux AVK le pourcentage utilisé dans
l’expression du TQ ne convient pas, car les thromboplastines commerciales
utilisées ont une sensibilité inégale aux AVK. L’INR est un nombre sans
dimension, égal au rapport entre le TQ du malade (TQm) et le TQ du témoin
(TQt), rapport élevé à l’index international de sensibilité (ou International
Sensitivity Index : ISI)

L’ISI est déterminé pour chaque thromboplastine commerciale par rapport à une
préparation de référence. Il est fourni par le fabricant à chaque utilisateur

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Les valeurs exprimées en termes d’INR définissent deux niveaux
d’anticoagulation :

 anticoagulation faible : INR= 1,5 à 3


 anticoagulation élevée : INR= 3 à 5Un INR supérieur à 5 est associé à un
risque hémorragique excessif

VI-6-Temps de céphaline kaolin (TCK)

 Principe

C’est le temps de coagulation d’un plasma citraté, pauvre en plaquettes, recalcifié


à 37°C en présence de substitut plaquettaire (céphaline) et d’un activateur (kaolin,
silice ou acide ellagique) standardisant l’activation des facteurs contacts et en
présence de calcium. Le TCA explore la voie endogène de la coagulation.

 Prélèvement
 Patient à jeun
 Prélèvement par ponction veineuse, recueilli sur tube citraté après avoir
éliminer les premières gouttes de sang pour éviter la thromboplastine
tissulaire
 Prélever en respectant le rapport 9 volumes de sang pour 1 volume
d’anticoagulant
 Agiter doucement le tube après prélèvement
 Rejeter tout prélèvement coagulé, hémolysé ou fait à la seringue.
 Centrifuger à 4000 tours/min pendant min pour obtenir un plasma pauvre
en plaquettes

Dr Pape Matar KANDJI 110


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 Mode opératoire
 placer les barrettes dans la zone d’incubation
 mettre une bille dans chaque cupule
 ajouter 50μL de plasma citraté et 50μL de céphaline activateur
 incuber pendant 3mn
 transférer la barrette en zone de lecture
 déclencher la coagulation en ajoutant 50μL de solution de CaCl2

Le temps de coagulation se mesure par l’arrêt du mouvement de billes

 valeurs usuelles
 20 et 40 secondes selon le réactif utilisé.
 Un écart de 8 secondes par rapport au contrôle est considéré
pathologique
 Chez les enfants de moins de 5 ans, le TCA est souvent à la limite
supérieure des valeurs normales voire légèrement allongé, sans
anomalies associées.
 CAT devant un TCA allongé

Si le TCA d’un patient est allongé TCA corrigé

On réalise un TCA sur le mélange à volume égal du plasma du malade et du


plasma du témoin :

 une correction du TCA indique un déficit en un ou plusieurs facteurs de la


voie intrinsèque
 une non correction du TCA indique la présence d’anticoagulants circulants.

VI-7- Dosage du fibrinogène

 Principe

Le temps de coagulation d’un plasma citraté pauvre en plaquettes, dilué dans des
proportions adéquates, mis en présence d’un excès de thrombine à 37°C et en

Dr Pape Matar KANDJI 111


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optimum calcique, est directement fonction du taux de fibrinogène fonctionnel
plasmatique.

 Prélèvement
 Patient à jeun
 Prélèvement par ponction veineuse, recueilli sur tube citraté après avoir
éliminer les premières gouttes de sang pour éviter la thromboplastine
tissulaire
 Prélever en respectant le rapport 9 volumes de sang pour 1 volume
d’anticoagulant
 Agiter doucement le tube après prélèvement
 Rejeter tout prélèvement coagulé, hémolysé ou fait à la seringue.
 Centrifuger à 4000 tours/min pendant min pour obtenir un plasma pauvre
en plaquettes

 Mode opératoire
 réaliser une dilution du plasma au 1/20 avec le tampon
 mettre 100μL de la dilution dans les cupules placées en zone d’incubation
et contenant des billes
 incuber 1mn
 Transférer la barrette en zone de mesure et déclencher la coagulation en
ajoutant 50μL de solution de thrombine calcique.

 valeurs usuelles

Le taux de fibrinogène normal est compris entre 2 et 4 g/L (le temps de


coagulation mesuré est compris entre 8 et 20 secondes.

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VI-8-L’Hémogramme ou Numération Formule Sanguine (NFS)

VI-8-1-Définition

La NFS est l’étude qualitative (frottis sanguin) et quantitative des éléments figurés
du sang (examen automatisé). Ses indications sont très nombreuses et dépassent
largement le cadre des pathologies hématologiques. Il est réalisé à partir d'un
échantillon de sang prélevé par ponction veineuse et recueilli dans un tube
contenant un anticoagulant sec de type EDTA.

VI-8-2-Principe général des automates

Le passage de cellules en suspension dans un liquide conducteur à travers un


orifice modifie la résistance électrique entre deux électrodes (principe Coulter).
Cette variation d’impédance est enregistrée sous forme d’impulsions dont la
hauteur est proportionnelle au volume de la cellule détectée d’où identification.

Le comptage et la mesure du volume se font à partir d'une suspension cellulaire.

 La Numération des GR/plaquettes et discrimination se font par seuil


volumétrique : toute particule d'un volume supérieur à 36 fl est comptée
comme un globule rouge et les particules de volumes compris entre 2 et 20
fl sont comptées en tant que Plaquettes.
 La numération leucocytaire est réalisée après lyse des érythrocytes.
 Dosage de l’hémoglobine par méthode colorimétrique
 Calculs : hématocrite, CCMH, TCMH,VGM.

VI-8-3-Les indications de l’hémogramme

Elles sont très nombreuses et difficiles à standardiser, un hémogramme doit


être pratiqué devant :

 Syndrome anémique : pâleur et/ou signes d'anoxie (palpitations,


dyspnée…)

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 Syndrome hémorragique aigu, purpura, ecchymoses ou hématomes
anormaux…
 Syndrome infectieux inexpliqué, persistant, récidivant ou grave.
 Certaines situations systématiques ou bilans :
 Grossesse
 Médecine de dépistage
 Bilans pré-opératoires
 Bilans pré-thérapeutiques

VI-8-4-Les valeurs normales

IV-8-4-1-Hémoglobine

La limite inférieure de l'hémoglobine (anémie) est la suivante :

 Nouveau-né : 140 g/L


 Homme adulte : 130 g/L
 Femme adulte : 120 g/L
 Femme enceinte (à partir du second trimestre de grossesse) : 105 g/L

Cette mesure d'hémoglobine s'exprimant en concentration, il faut se méfier des «


fausses anémies » par hémodilution :

 physiologique chez la femme enceinte


 pathologique lors des Hyperprotidemies importantes (par exemple les

gammapathies monoclonales), l'insuffisance cardiaque et l'hypersplénisme.

La limite supérieure normale de l'hémoglobine est la suivante :

● Nouveau-né : 23g/dl

● Homme adulte : 17g/dl

● Femme adulte : 16g/dl

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Il existe une polyglobulie physiologique chez le nouveau-né avec une
hémoglobine variant entre 17 et 18 g/dl. Une hémoconcentration peut augmenter
l'hémoglobine (déshydratation, diurétiques).

VI-8-4-2-Le volume globulaire moyen (VGM)

Il peut être calculé par le rapport entre l'hématocrite et le nombre d'hématies. La


valeur normale est de 82 à 98 fl.

VGM (fl) = Hématocrite (%) / nombre de GR (en millions) ×10

En pratique on retient généralement les définitions suivantes :

● Microcytose = VGM < 80 fl

● Macrocytose = VGM > 100 fl

● Normocytose = 100 < VGM > 80

VI-8-4-3-Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine (CCMH)

La Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine (CCMH) correspond


à la concentration moyenne en hémoglobine par hématie (hémoglobine divisée
par hématocrite).

CCMH (%) = Hb (g/dl) / Ht (%) × 100

Les valeurs normales sont comprises entre 32 et 36 g/dl et permettent de définir :

 CCMH < 32 : Hypochromie


 36 < CCMH > 32 : Normochromie

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VI-8-4-4-Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine (TCMH)

La Teneur Globulaire Moyenne en Hémoglobine (TGMH) correspond au poids


moyen d'hémoglobine contenu dans une hématie (Hb divisé par le nombre
d'hématies).

TCMH (pg) = Hb (g/dl) / nombre de GR (en millions) ×10

Les valeurs normales sont de 27 à 32 pg par cellule.

VI-8-4-5-La numération des leucocytes sanguins

Elle varie en fonction de l'âge :

 Naissance : 10 à 26 G/L
 3 mois : 6 à 12 G/L
 1 an : 6 à 15 G/L
 3 à 6 ans : 10 à 15 G/L
 10 à 12 ans : 4,5 à 13,5 G/L
 Adulte : 4 à 10 G/L

Leucocytes (chez l'adulte) :

> 10 G/L = hyperleucocytose

< 4 G/L = leucopénie

VI-8-4-6-La formule leucocytaire

La formule leucocytaire, exprimée en %, n'a aucun intérêt prise isolément.

Il faut privilégier les valeurs absolues. Les normes de la numération-formule


leucocytaire sont les suivantes chez l'adulte

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La numération-formule leucocytaire du nouveau-né donne de façon
physiologique des résultats plus élevés pour chaque type de leucocytes

VI-8-4-7-La numération plaquettaire

Plaquettes (quel que soit l'âge et le sexe) :

● 150 – 400 G/L = Normale

● < 150 G/L = Thrombopénie

● > 400 G/L = Hyperplaquettose (Thrombocytose)

Toute thrombopénie sans signe hémorragique doit faire rechercher une fausse

Thrombopénie à l'EDTA par agglutination des plaquettes.

VI-8-5-Le frottis sanguin

Le frottis sanguin a pour but d’observer et de dénombrer les cellules sanguines


d’une goutte de sang étalée sur une lame de verre d’un microscope. Cette
technique permet de faire une étude morphologique des cellules du sang, de
Dr Pape Matar KANDJI 117
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repérer les anomalies cellulaires et la présence de certains parasites dans le sang
comme, par exemple, celui du paludisme (Plasmodium falciparum).

 Les indications du frottis sanguin (hématologie)


 Lorsque les résultats de la numération des cellules sanguines
(hémogramme) sont anormaux, on effectue un frottis sanguin avec lecture
au microscope pour regarder :
 la forme des globules rouges (Ex :hématies en faucille de la
drépanocytose)
 rechercher des agrégats es plaquettaires
 déterminer la formule leucocytaire ou rechercher des cellules
anormales (par exemple: lymphocytes bleutés de la mononucléose
infectieuse) ou immatures (blaste d’une leucémie)
 Lorsque le médecin soupçonne une carence, une maladie ou un trouble qui
peut affecter la production des cellules sanguines
 Lorsque le malade est traité pour une maladie avec des médicaments qui
peuvent avoir une incidence sur la production des cellules sanguines

 Prélèvement

Un échantillon de sang est obtenu par ponction veineuse (Tube avec EDTA), ou
par piqure au bout du doigt, ou dans le cas d'un nourrisson, par piqure au talon

 Technique
 Identifier la lame (nom,prénom,numéro..) à l’aide d’un crayon
 Déposer à 1 cm de l’extrémité d’une lame parfaitement propre, une goutte
de sang
 Placer le bord de la lamelle à étalement en contact avec la lame, à proximité
de la goutte de sang.
 Faire glisser la lamelle inclinée à 45° sur la lame jusqu’à atteindre la goutte
de sang. Le sang s’étend par capillarité sur toute la largeur de la lamelle.
Dr Pape Matar KANDJI 118
Ancien interne des Hôpitaux
 Tirer la lamelle d’un mouvement régulier et rapide. Il faut conserver
l’inclinaison et ne pas trop appuyer sur la lamelle. Tout le sang doit être
étalé avant d’atteindre le bout de la lame.
 Sécher à l’air.
 Verser sur la lame 5 gouttes de colorant May-Grünwald pur de façon à
recouvrir complètement le frottis. Laisser agir 3 minutes. Laver à l’eau
tamponnée (à défaut utiliser l’eau de robinet) :c’est la fixation
 Préparer une dilution du Giemsa au dixième avec de l’eau tamponnée (eau
neutre)
 Recouvrir le frottis de la solution diluée
 Laisser agir pendant 20 mn,puis laver à l’eau
 Laisser sécher la lame à l’air, en position inclinée, après avoir essuyé la
face inférieure de la lame avec du papier filtre.
 Attendre au moins 5 minutes avant l’examen microscopique du frottis.

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ANNEXES

Dr Pape Matar KANDJI 120


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 ANNEXE 1 : ANALYSES DE LABORATOIRE - VALEURS DE RÉFÉRENCE

Les valeurs de référence (valeurs normales) des analyses de laboratoire les plus
usuelles sont indiquées dans la liste ci-dessous (exprimées en unités SI [système
international] ainsi qu'en unités traditionnelles). Les résultats d'analyses fournis
au cours de l'examen doivent être interprétés en fonction de ces valeurs. La
plupart de ces valeurs s'appliquent aux adultes et seront indiquées
lorsqu'elles diffèrent pour les enfants. Certaines analyses d'usage moins
courant n'apparaissent pas dans cette liste. Les valeurs de référence dans ce cas
seront indiquées entre parenthèses à la suite des résultats fournis dans les
questions d'examen.

Analyses de laboratoire Unités SI Unités traditionnelles


Acide urique (sérum) (enzymatique) 120-420 μmol/L 2,0-7,0 mg/dL
Albumine (sérum) 35-50 g/L 3,5-5,0 g/dL
Aspartate (ASAT) (AST) 7-40 UI/L 7-40 mU/mL
Alanine (ALAT) (ALT) 5-35 UI/L 5-35 mU/mL
Amylase (sérum) 25-125 UI/L 25-125 U/L
Antigène carcino-embryonnaire (CEA) (sérum) < 3,0 µg/L < 3,0 ng/mL
Antigène prostatique spécifique (PSA, APS) 0-4,0 µg/L 0-4,0 ng/mL
Azote uréique (BUN) (plasma ou sérum) Voir Urée 8-23 mg/dL
Bicarbonate (HCO3) (sérum) 23-29 mmol/L 23-29 mEq/L
Bilirubine (sérum)* - Nouveau-né (directe) 0-10 μmol/L 0-0,6 mg/dL
(totale) 1,7-180 μmol/L 1,0-10,5 mg/dL
Adulte (directe) 0-5 μmol/L 0-0,3 mg/dL
(totale) 3-22 μmol/L 0,2-1,3 mg/dL
Calcium (sérum)**
Total 2,10-2,50 mmol/L 8,4-10,6 mg/dL
Ionisé 1,15-1,35 mmol/L 4,6-5,1 mg/dL
Calcium (urine) < 6,2 mmol/jour < 250 mg/24 h
Capacité de fixation de la transferrine (sérum) (TIBC) 45-73 μmol/L 250-410 μg/dL
Céphaline (temps de) (PTT) Voir aPTT, TCA Voir aPTT, TCA
Céphaline activée (temps de) (aPTT, TCA) 25-40 sec 25-40 sec
Chlorure (sérum) 96-106 mmol/L 96-106 mEq/L
Chlorure (urine) - Nourrisson 2-10 mmol/jour 2-10 mEq/24 h
Enfant 14-50 mmol/jour 14-50 mEq/24 h
Adulte 110-250 mmol/jour 110-250 mEq/24 h
Cholestérol (sérum)** < 5,2 mmol/L < 200 mg/dL
CO2 total** 22-29 mmol/L 22-29 mEq/L
Cortisol (plasma) - 8 h 170-635 nmol/L 6-23 μg/dL
16 h 82-413 nmol/L 3-15 μg/dL
Créatinine (sérum) 50-110 μmol/L 0,6-1,2 mg/dL
Créatinine (urine) - Homme 8,8-17,6 mmol/jour 1,0-2,0 g/24 h
Femme 7,0-15,8 mmol/jour 0,8-1,8 g/24 h
Créatine kinase (CK, CPK) - Homme (dépendant de la 20-215 UI/L 20-215 U/L
race)
Femme (dépendant de la 20-160 UI/L 20-160 U/L
race)
Érythrocytes (G.R.) - Enfant** 4,5-5,1 x 1012/L 4,5-5,1 million/mm3
Homme 4,6-6,2 x 1012/L 4,6-6,2 million/mm3

Dr Pape Matar KANDJI 121


Ancien interne des Hôpitaux
Femme 4,2-5,4 x 1012/L 4,2-5,4 million/mm3
Fer (sérum) -- Homme 13-31 μmol/L 75-175 μg/dL
Femme 5-29 μmol/L 28-162 μg/dL
Ferritine (sérum) 20-200 μg/L 20-200 ng/mL
Formule leucocytaire - Totale 3,5-12,0 x 109/L 3500-12,000/mm3
Différentielle : Neutrophiles 3000-5800 x 106/L 3000-5800/mm3
Lymphocytes 1500-3000 x 106/L 1500-3000/mm3
Monocytes 300-500 x 106/L 300-500/mm3
Éosinophiles 50-250 x 106/L 50-250/mm3
Basophiles 15-50 x 106/L 15-50/mm3
Glucose (à jeun) (plasma ou sérum) 3,9-6,1 mmol/L 70-110 mg/dL
Hématocrite - Nouveau-né 0,49-0,54 49-54 %
Enfant** 0,35-0,49 35-49 %
Homme 0,40-0,54 40-54 %
Femme 0,37-0,47 37-47 %

Analyses de laboratoire Unités SI Unités traditionnelles


Hémoglobine (Hb) - Nouveau-né 165-195 g/L 16,5-19,5 g/dL
Enfant** 112-165 g/L 11,2-16,5 g/dL
Homme 140-180 g/L 14,0-18,0 g/dL
Femme 120-160 g/L 12,0-16,0 g/dL
Hormone de croissance (hGH) (sérum, adulte) à jeun 0-10 μg/L 0-10 ng/mL
Hormone folliculostimulante (FSH) (plasma) - Homme 1-10 UI/L 1-10 mU/mL
Femme, phase lutéale 20-50 UI/L 20-50 mU/mL
Femme, ménopause 40-250 UI/L 40-250 mU/mL
Hormone lutéinisante (LH) (sérum) - Homme 1-9 UI/L 1-9 IU/L
Femme (phase folliculaire) 2-10 UI/L 2-10 IU/L
(milieu de cycle) 15-65 UI/L 15-65 IU/L
(phase lutéale) 1-12 UI/L 1-12 IU/L
(ménopause) 12-65 UI/L 12-65 IU/L
Hormone parathyroïdienne (PTH) 1,4-6,8 pmol/L 13,2-64,1 pg/mL
Hormone thyréostimulante (TSH) (sérum) – Adulte 0,4-4,8 mUI/L 0,4-4,8 mUI/L
- Nouveau-né à terme (0-1 jour) 1-39 mUI/L 1-39 mUI/L
(1-4 jours) 1-17 mUI/L 1-17 mUI/L
(2-20 semaines) 1,7-9,1 mUI/L 1,7-9,1 mUI/L
(21 semaines-20 ans) 0,7-6,4 mUI/L 0,7-6,4 mUI/L
INR, RNI 0,9-1,1 0,9-1,1
Lactate déshydrogénase (LDH) (sérum) - Adulte 45-90 UI/L 45-90 U/L
Enfant 60-170 UI/L 60-170 U/L
> 60 ans 55-100 UI/L 55-100 U/L
Lipoprotéines de basse densité (LDL) (recommandé) < 3,4 mmol/L < 130 mg/dL
Lipoprotéines de haute densité (HDL) (recommandé) > 0,91 mmol/L > 35 mg/dL
Magnésium (sérum) 0,65-1,05 mmol/L 1,3-2,1 mg/dL
Magnésium (urine) 3,0-4,3 mmol/jour 6,0-8,5 mEq/24 h
Numération plaquettaire 150-400 x 109/L 150,000-400,000/mm3
Numération des spermatozoïdes 20-150 x 106/mL 20,000-150,000/mm3
Osmolalité (sérum) 285-295 mmol/kg 285-295 mOsm/kg
Osmolalité (urine) 38-1400 mmol/kg 38-1400 mOsm/kg
Oxygène (saturation artérielle) 94-99 % 94-99 %
pCO2 (sang artériel) 35-45 mm Hg 35-45 mm Hg
pH (sang artériel) 7,35-7,45 7,35-7,45
Phosphatase alcaline (sérum) 40-160 UI/L 40-160 U/L
Phosphate - Adulte 1,0-1,5 mmol/L 3,0-4,5 mg/dL
Enfant 1,3-2,3 mmol/L 4,0-7,0 mg/dL
pO2 (sang artériel) 80-100 mm Hg 80-100 mm Hg
Potassium (sérum) - Nouveau-né 3,7-5,9 mmol/L 3,7-5,9 mEq/L
Nourrisson 4,1-5,3 mmol/L 4,1-5,3 mEq/L
Enfant 3,4-4,7 mmol/L 3,4-4,7 mEq/L
Adulte 3,5-5,1 mmol/L 3,5-5,1 mEq/L
Potassium (urine)*** 25-125 mmol/jour 25-125 mEq/24 h

Dr Pape Matar KANDJI 122


Ancien interne des Hôpitaux
Progestérone (sérum) (adulte) - Homme 0,0-1,3 nmol/L 0,0-0,4 ng/mL
Femme (phase folliculaire) 0,3-4,8 nmol/L 0,1-1,5 ng/mL
(phase lutéale) 8,0-89,0 nmol/L 2,5-28,0 ng/mL
Prolactine (sérum) - Homme 1-20 μg/L 1-20 ng/mL
Femme 1-25 μg/L 1-25 ng/mL
Protéines (sérum) - Totales 60-80 g/L 6,0-8,0 g/dL
Albumine 35-55 g/L 3,5-5,5 g/dL
Protéines (urine) 10-150 mg/jour 10-150 mg/24 h
Prothrombine (temps de) (PT, TP) 9-12 sec 9-12 sec
Réticulocytes (numération des) 25-75 x 109/L 25,000-75,000/mm3
Sodium (sérum ou plasma) 135-145 mmol/L 135-145 mEq/L
Sodium (urine)*** 40-220 mmol/jour 40-220 mEq/24 h
Temps de saignement (Ivy) < 5 min < 5 min
Testostérone - Homme 9,5-30 nmol/L 275-875 ng/dL
Femme 0,8-2,6 nmol/L 23-75 ng/dL
Femme enceinte 1,3-6,6 nmol/L 38-190 ng/dL
Thrombine (temps de) (plasma) < 17 sec < 17 sec
Thyroxine totale (T4) (sérum)** 66-155 nmol/L 5-12 μg/dL
Thyroxine libre (T4 libre) (sérum)** 13-27 pmol/L 1,0-2,1 ng/dL
Triglycérides 0,45-1,71 mmol/L 40-150 mg/dL
Triiodothyronine totale (T3) (sérum) 1,1-2,9 nmol/L 70-190 ng/dL
Triiodothyronine libre (T3 libre) (sérum) 3,5-6,5 pmol/L 2,4-5,0 pg/mL
Urée (plasma ou sérum) 2,9-8,2 mmol/L Voir Azote uréique
Vitesse de sédimentation (VS) 0-15 mm/h 0-15 mm/h
Volume globulaire moyen (VGM) 76-100 fL 76-100 µm3

*Les résultats dépendent des méthodes utilisées


**Les résultats varient selon l'âge
***Les résultats varient selon le régime alimentaire

Dr Pape Matar KANDJI 123


Ancien interne des Hôpitaux
 ANNEXE 2 : Paramètres hématologiques

 ANNEXES 3 : Délai maximal de conservation des échantillons


biologiques avant leur analyse

Ce délai est fonction de l’analyse à effectuer et de la température de


conservation. En cas de dépassement de ces délais, le prélèvement pourra être
refusé sur décision d’un biologiste ou analysé et rendu avec un commentaire
selon les cas

Dr Pape Matar KANDJI 124


Ancien interne des Hôpitaux
 ANNEXE 4 : Interférences possibles lors de la phase pré-analytique

La position du patient Le temps de pose du garrot


La position debout prolongée diminue Avec l’utilisation du système
le volume plasmatique entraînant des VACUTAINER, le garrot peut être
variations des triglycérides de 5 à relâché dès que le premier tube est
11% et des HDL de 8%. Il est inséré dans le cas d’un prélèvement
recommandé de manière générale de de routine. Par contre, de manière
prélever le patient après 15 mn de générale, le temps de pose du garrot
repos. ne doit pas excéder 3 mn : en effet la
stase veineuse augmente la protidémie
d’environ 20% après 5 mn, les
transaminases (ALAT, ASAT) et la
bilirubine dès la 3ème
minute,potassium
Le remplissage du tube L’additif
Le non-respect des proportions sang / Un échantillon qui est prélevé sur le
anticoagulant recommandées peut mauvais anticoagulant peut empêcher
affecter de manière significative le la réalisation de l’analyse : à ce
résultat des examens d’hématologie niveau, il faut insister sur
(NFS, VS) et de coagulation l’information des préleveurs et
(Tp,TCK). l’utilisation du catalogue des actes
biologiques.
ordre de prélèvement des tubes L’homogénéisation de l’échantillon
Lors la réalisation d’un bilan, l’ordre Une agitation trop brutale des tubes
de prélèvement des tubes doit être peut entraîner une hémolyse de
scrupuleusement respecté l’échantillon de sang. L’absence
d’homogénéisation ou une
homogénéisation insuffisante de
l’échantillon peut entraîner une
répartition partielle de l’anticoagulant
ou de l’activateur de coagulation d’où
la formation de micro-caillots ou
de caillots dans le premier cas et la
présence de fibrine retard dans le
second.

Dr Pape Matar KANDJI 125


Ancien interne des Hôpitaux
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Selection Of Medically Useful Quality Control Procedures For Individual
Tests Done In A Multi-Test System.
Clinical Chemistry .1990 ;36 :230.

2. NATIONAL COMMITTEE FOR CLINICAL LABORATORY STANDARDS.


Internal Quality Control :Principles and Definitions.

3. FAIRBANKS VF.
Hemoglobinopathies and thalassemia: Laboratory methods and case
studies.
Brian C. Decker.1980.New York.

4. COOPER, GREG AND GILLIONS, TRUDY.


Producing Reliable Test Results in the Médical Laboratory.
Irvine : Bio-Rad Laboratories, 2007.

5. GARNIER JP, LAURENT D, DANON F, BOUSQUET B, DREUX C.


Dosages des protéines sériques : cause d’erreur en cas d’immunoglobuline
monoclonale.
Act. Pharm. Biol. Clin.1987 ;4 :275 à 278.

6. WENDLING A.
Procédures de diagnostic ou de dépistage : justification et validité d’un
test de diagnostic ou de dépistage-sensibilité-spécificité.
Impact-Internat, Septembre 1986

7. ASSOCIATION CANADIENNE DE NORMALISATION.


Norme nationale du Canada, Analyses de biologie délocalisées (ADBD) -
Exigences concernant la qualité et la compétence,
CAN/CSA-Z22870-07.2007.

Dr Pape Matar KANDJI 126


Ancien interne des Hôpitaux
8. ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION
(ISO), Évaluation de la conformité – Exigences générales concernant les
essais d’aptitude, Norme internationale, ISO/CEI 17043, Genève (Suisse),
Première édition, 2010.

9. RESEAU NATIONAL DE LABORATOIRES DU SENEGAL.


manuel de procedures des techniques de laboratoires d’analyses medicales
Janvierv2004 : 1ère Edition

Dr Pape Matar KANDJI 127


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