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Cours Fondations Profondes - Semi Profondes

Le document traite des fondations profondes et semi-profondes, en définissant les types de fondations, notamment les puits et pieux, ainsi que leurs caractéristiques mécaniques. Il aborde également les essais de chargement statique pour déterminer la charge limite et la charge critique de fluage des pieux, ainsi que les mécanismes de frottement latéral. Enfin, il présente des méthodes de calcul basées sur des essais au pressiomètre pour dimensionner ces fondations.

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Cours Fondations Profondes - Semi Profondes

Le document traite des fondations profondes et semi-profondes, en définissant les types de fondations, notamment les puits et pieux, ainsi que leurs caractéristiques mécaniques. Il aborde également les essais de chargement statique pour déterminer la charge limite et la charge critique de fluage des pieux, ainsi que les mécanismes de frottement latéral. Enfin, il présente des méthodes de calcul basées sur des essais au pressiomètre pour dimensionner ces fondations.

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IV Fondations profondes

et semi -profondes
MASTER 1: STRUCTURE

Dr: Serbah B
[email protected]
2019-2020
université de Tiaret
Fondations profondes
A. Définitions: Une fondation profonde est une fondation élancée (D/B ≥
4) qui reporte les charges de la structure sur des couches de terrain de
caractéristiques mécaniques suffisantes pour éviter :
• La rupture du sol
• Limiter les déplacements à des valeurs très faibles

On désigne par pieu

 Puits: une fondation profonde creusée à la main sous


la protection d’un blindage.
 Pieu: une fondation profonde réalisée
mécaniquement;
 Barrette: est un pieu foré de section allongée ou
composite (en T ou en croix par exemple)
 Puits
Les puits sont des fondations creusées à la main. De section
circulaire, ils doivent avoir un diamètre supérieur à 1,20m, de
section quelconque ils doivent avoir une largeur minimale de 0,80m
et une section minimale de 1,1 m2.
Les parois du puits sont soutenues par un blindage qui peut-être
récupéré ou abandonné. Après curage du fond du puits, le forage est
bétonné à sec.
 Pieux
Le Document technique unifié DTU 13-12 définit le type de fondation
profonde D/B  10 .
Les trois parties principales d’un pieu sont la tête, la pointe, et le fût
compris entre la tête et la pointe. La longueur d’ancrage h est la
longueur de pénétration du pieu dans les couches de terrain résistantes.

Couche de sols
médiocre

 La longueur d’ancrage h est la


longueur de pénétration du pieu dans
les couches de terrain résistantes.

Couche de sols
d’ancrage
Définitions de la hauteur d’encastrement
géométrique D et mécanique De.
D’un point de vue mécanique on distingue la longueur D du pieu de
la hauteur d’encastrement mécanique De. Cette valeur de De tient
compte du fait que les caractéristiques mécaniques de la couche
d’ancrage sont nettement supérieures à celles des sols de couverture
traversés par le pieu (Fig.)
B. Principaux types de pieux
On distingue deux grands groupes de pieux :
 les pieux mis en œuvre avec refoulement du sol (exemple :
pieux battus);
 les pieux réalisés par excavation du sol (exemple : pieux
forés).
Les principaux types de pieux sont les suivants.
Types Description mis en œuvre
Ce sont des pieux soit façonnés à pieux métalliques et en BA :
Pieux l’avance(pieux en métal et préfabriqués par battage ou par vibration.
battus en BA) et soit à tube battu exécutés en
place(pieux battus moulés remplir le tube
de béton pendant son extraction).
Leur exécution nécessite un forage le pieu est bétonné en
Pieux préalable exécuté dans le sol avec les utilisant une colonne de
forés outils appropriés avec ou sans protection bétonnage, selon la technique
d’un tubage ou de boue permettant du tube plongeur qui descend
d’assurer la stabilité des parois du forage. jusqu’à la base du pieu.
Ils sont très utilisées dans les fondations Le principe consiste à visser
de bâtiment. Grâce à l’amélioration dans le sol une tarière à axe
spectaculaire du matériel de forage on creux sur une longueur totale
pieux à la peut exécuter des pieux de 0.60m à au moins égale à la longueur
tarière 1.20m de diamètre jusqu ’à des du pieu à réaliser, puis à
creuse profondeurs allant jusqu’à 30-35 m. l’extraire du sol sans dévisser
Actuellement les pieux à la tarière creuse pendant que, simultanément,
sont parmi les moins chers sur le marché. le béton est injecté par l’axe
creux de la tarière.
C. Essai de chargement statique d’un pieu sous compression axiale
C’est un essai à charges contrôlées, essai par paliers de fluage,
qui consiste à mettre le pieu en charge par incréments ΔQ égaux
à 0,1Qmax jusqu’à Qmax.

Il permet de déterminer :
• la charge limite conventionnelle Qle
• la charge critique de fluage conventionnelle Qce.

Pendant chaque palier de fluage, maintenu 60 minutes, on


enregistre le déplacement de la tête du pieu en maintenant
la charge rigoureusement constante.

Pour chaque palier Qn on calcule la pente αn du segment de


la courbe de déplacement en fonction du logarithme décimal
du temps entre 30 et 60 minutes (Fig.).
La charge critique de fluage est déterminée par la construction
effectuée sur la courbe de αn en fonction de la charge au palier Qn
(Fig.).

Cette courbe permet de distinguer une première partie pour


laquelle le fluage est faible et peut être supporté par la structure
portée par la fondation profonde.

une seconde partie où le fluage du sol entraînerait des


déplacements incompatibles avec le bon fonctionnement de la
structure.

Considérons, pour simplifier, un pieu de longueur D, dans un sol


homogène mécaniquement, soumis à un chargement vertical de
compression axiale.
Si on enregistre pendant le chargement du pieu l’effort et le
déplacement en tête on obtient la courbe effort-déplacement de
la figure n°18.3.

Cette courbe donne la charge limite QLE ou QU qui correspond à


la rupture du sol pour un grand déplacement. Cette charge limite
est équilibrée par deux réactions limites :

La résistance de pointe qu qui donne la charge limite


de pointe QPU = qU. A (A : section droite de la pointe du
pieu).
Le frottement latéral qs qui s’exerce sur la surface
latérale du pieu qui donne la charge limite de frottement
latéral QSU = qs.π.B.D.

QLE = QPU + QSU


Figure Détermination de la charge critique de fluage Qce (vitesses de fluage
αn et calcul de Qce)
Fig. Essai de chargement de pieu. Courbe effort déplacement en tête.
Pour atteindre cette charge limite QLE, le pieu s’est déplacé en tête
de st et en pointe de sp (st > sp). Si on considère maintenant le
chargement progressif du pieu de la charge 0 à la charge QLE on
constate qu’on mobilise d’abord le frottement latéral puis l’effort de
pointe.
Sous une charge Q la tête du pieu se déplace de st et la pointe de sp
(st > sp) et tout point du fût du pieu se déplace de s par rapport au
sol.

Toutes les mesures qui ont été faites sur chantier montrent qu’on
mobilise beaucoup plus vite le frottement latéral qs que la résistance
de pointe qu (Fig.).

On peut estimer en première approximation qu’il faut de l’ordre de


5 mm pour atteindre le frottement latéral limite et de l’ordre de
5cm pour atteindre la résistance de pointe limite.
Fig. Loi de mobilisation simplifiée du Fig. Loi de mobilisation simplifiée de la
frottement latéral unitaire qs. résistance de pointe qu.
Le pieu se déplaçant plus vers la tête que vers la pointe et le
frottement latéral se mobilisant beaucoup plus vite que la
résistance de pointe, le pieu mobilisera d’abord sous les
premières charges Q le frottement latéral.

Quand le frottement latéral sera complètement mobilisé les


charges supplémentaires seront transmises à la pointe.

Enfin quand la résistance de pointe sera complètement


mobilisée, on atteindra la rupture totale du sol.

En général, compte tenu des coefficients de sécurité


appliqués aux résistances limites, le pieu sous les charges de
service travaillera essentiellement au frottement latéral et
peu en pointe.
Toutefois, des pieux courts et/ou des pieux traversant des terrains
très médiocres travailleront principalement en pointe (Fig.).

Fig. Pieu court traversant un sol très


médiocre ancré dans un sol résistant
Evolution de la résistance de pointe qu en
fonction de la profondeur

Quand on enfonce un pieu à partir de la surface du sol dans un


terrain homogène, la résistance de pointe augmente pratiquement
linéairement en fonction de la profondeur jusqu’à une profondeur
appelée profondeur critique DC et reste quasi-constante ensuite
(Fig.).
La valeur de DC varie avec le type de sol, elle augmente avec le
diamètre du pieu et la résistance du sol. Pour simplifier et dans les
cas courants on pourra adopter les valeurs de DC préconisées par la
norme DTU 13-2 / P 11-212 :
pour une seule couche de sol DC= 6B avec un minimum de 3 m,
pour un sol multicouche pour lequel la contrainte effective σv’
due au poids des terrains au-dessus de la couche d’ancrage est au
moins égale à 100 kPa (environ 7 à 10 m de terrain) DC = 3B avec
un minimum de 1.5 m ; c’est la règle classique des 3 diamètres
d’ancrage du pieu dans la couche résistante.
Fig. Evolution de la résistance de pointe qu en
fonction de la profondeur d’enfoncement du pieu
Définitions et mécanismes du frottement latéral positif et négatif

Pour qu’il y ait frottement latéral il faut qu’il y ait un déplacement


relatif entre le pieu et le sol. Si le pieu se déplace plus vite que le
sol, le sol par réaction en s’opposant au déplacement exercera un
frottement latéral positif fP, vers le haut (Fig.).

Si le sol se déplace plus vite que le pieu (terrain médiocre qui tasse
sous des surcharges appliquées au niveau de la surface du sol), le sol
en tassant entraîne le pieu vers le bas et lui applique un frottement
négatif fn qui le surcharge (Fig.).

Pour un même pieu on pourra avoir la partie supérieure soumise à un


frottement négatif et la partie inférieure à un frottement positif. Le
point neutre est le point pour lequel le déplacement du pieu est égal à
celui du sol.
Le frottement négatif
se produit généralement dans des sols fins saturés qui se
consolident avec le temps. Il augmente donc avec la consolidation
du sol et devient maximal à long terme (généralement plusieurs
années).
Le frottement négatif maximal dépend :
- de la compressibilité du sol,
- des surcharges de longue durée appliquées sur le terre-plein,
- de l’interface entre le sol et le pieu.

Il pourra être évalué conformément à la méthode de


COMBARIEU préconisée par le fasc.62–titre V.
Fig.. Mécanismes du frottement latéral positif et négatif
Calcul des fondations profondes à partir des essais au pressiomètre
Ménard (Fascicule 62 titre V et DTU 13.2)

Les valeurs de la résistance de pointe qu ont été établies


empiriquement à partir d’essais de chargement de pieux.
La banque de données qui a permis de fournir les valeurs de qU est
basée sur les résultats d’environ 200 essais sur des chantiers de
référence concernant l’ensemble des types de pieux utilisés en
France dans la plupart des natures des sols.
On ne traite dans ce chapitre que la méthode pressiométrique, la
méthode pénétrométrique étant similaire (cf.fasc.62-titreV).
Charge limite et charge de fluage Charge limite Ql :
Considérons un pieu dont la base est située à la profondeur D
dans un sol homogène (figure). Ce pieu, dont on néglige le
poids, est chargé axialement en tête par une charge Q.

Ql 0 Qc Ql Q

Pieu

D qs

St

qp

Figure . Courbe de chargement d’un pieu


La contrainte de rupture est donnée par l’expression :
Si l’on accroît progressivement Q à partir de 0, le pieu s’enfonce
en tête, de st et la courbe présentant Q en fonction de st a l’allure
indiquée sur la figure 1, avec une charge limite Ql correspondant à
la rupture du sol.
L’enfoncement ne se stabilise plus sous la charge et la vitesse
d’enfoncement est relativement grande.

Conventionnellement, Ql sera la charge correspondant à st = B/10


(avec B diamètre du pieu) ou à une vitesse d’enfoncement de 1 à 5
mm/min.

Au moment de la rupture, la charge Ql est équilibrée par les


réactions limites du sol suivantes:
• résistance unitaire du sol sous la pointe qp, conduisant à la
charge limite de pointe :
Qp = qp.Ap
avec Ap section droite de la pointe;
• résistance qs due au frottement du sol sur la surface latérale
du pieu ; si qs est le frottement latéral unitaire limite, la
charge limite par frottement latéral est :
Qs = qs . As
avec As surface latérale du pieu, et l’on a :
Ql = Qp + Qs

Charge de fluage Qc : La courbe représentant la charge


appliquée au pieu en fonction de l’enfoncement présente une
partie sensiblement linéaire se limitant à une charge Qc appelée
charge de fluage. Pour les charges supérieures à Qc
l’enfoncement du pieu ne se stabilise plus dans le temps, à
charge constante.
On peut retenir:
 pour les pieux refoulant le sol :
Qc  Qp Qs  Ql
1.5 1.5
 pour les pieux ne refoulant pas le sol :
Qc  Qp  Qs
2 1.5

 pour les pieux travaillant à l’arrachement :

Qs
QcT 
1 .5

 La méthode de dimensionnement vise à déterminer la


charge limite Ql et Qc. Qp = 0 et
Encastrement équivalent - Pression limite équivalente -
Profondeur critique

A. Encastrement équivalent :
la hauteur d’encastrement équivalent De est un paramètre
conventionnel de calcul destiné à tenir compte que les
caractéristiques mécaniques des sols de couverture sont généralement
plus faibles que celles du sol porteur.
De est donnée par l’expression :

D
De  1
ple
*  pl*(z).dz
d

- pl*(z) est obtenue en joignant par des segments de droite sur
une échelle linéaire les différents pl*.
- d : pris égal à 0 sauf s’il existe des couches de très mauvaises
caractéristiques en surface dont on ne désire pas tenir compte
dans le calcul de l’encastrement.
B. Pression limite équivalente : c’est la pression moyenne
autour de la base de la fondation. Elle est déterminée à partir
de l’expression suivante :
D3a
* 
ple 1
3a  b  pl*(z).dz
Db

avec a = B/2 si B > 1 m


a = 0.5 m si B < 1 m
b = min {a,h}
h : hauteur de l’élément de
fondation dans la
couche porteuse
Pieu isolé sous charge axiale (prévision de la charge
limite Ql par la méthode pressiométrique)

Pour le dimensionnement des fondations à partir du pressiomètre


Ménard ou du pénétromètre statique, le fascicule 62, titre V définit
les catégories conventionnelles de sols données par le tableau 1, en
fonction de la pression limite pl mesurée par le pressiomètre
Ménard ou de la résistance de pointe qc mesurée par le
pénétromètre statique.
DEFINITION DES CATEGORIES CONVENTIONELLES DES SOLS
Pressiomètre Pénétromètre
Classe de sol
pl (MPa) qc (MPa)
A Argiles et limons mous < 0.7 < 3.0
Argiles , Limons B Argiles et limons fermes 1.2 à 2.0 3.0 à 6.0
C Argiles très fermes à dures > 2.5 > 6.0
A Lâches < 0.5 <5
Sables, graves B Moyennement compacts 1.0 à 2.0 8.0 à 15.0
C Compacts > 2.5 > 20.0
A Molles < 0.7 <5
Craies B Altérées 1.0 à 2.5 > 5.0
C Compactes > 3.0
Marnes A Tendres 1.5 à 4.0
Marno-calcaires B Compacts > 4.5
A Altérées 2.5 à 4.0
Roches
B Fragmentées > 4.5
Calcul de la charge limite de pointe Qp
Selon le fascicule 62, titre V, la charge limite de pointe est donnée
par la formule:
Qp = A.kp.ple*

avec A : section de pointe du pieu,


ple* : pression limite nette équivalente
k : facteur de portance.

Pour les fondations profondes et les fondations semi-profondes


dont les techniques sont assimilables à celles des fondations
profondes, les valeurs du facteur de portance kp sont données par
le tableau .
Tableau : valeur du facteur de portance kp
Eléments mis en
Eléments mis en
œuvre avec
Nature des terrains œuvre sans
refoulement du
refoulement du sol
sol
A 1.1 1.4
Argiles
B 1.2 1.5
Limons
C 1.3 1.6
A 1 4.2
Sables
B 1.1 3.7
Graves
C 1.2 3.2
A 1.1 1.6
Craies B 1.4 2.2
C 1.8 2.6
Marnes
1.8 2.6
Marno-calcaires
Roches altérées 1.1 à 1.8 1.8 à 3.2
La formule pour le cas particulier des tubes métalliques
battus ouverts et les profilés métalliques non obturés à la base
est donné par la formule suivante.
Qp = rp.A.kp.p*le

avec rp coefficient minorateur donné par le tableau .


La section A à considérer est comme indiquée dans la
figure .

Figure : sections à considérer pour les pieux


tubulaires et profilés métalliques ouverts à la
base
Calcul de la charge limite de frottement latéral Qs
L’effort total limite mobilisable par frottement latéral sur toute
la hauteur H concernée du fût du pieu est calculé par
l’expression suivante: H
o
Qs  P qs(z).dz

Dans cette expression, P désigne le périmètre du pieu et qs (z) le


frottement latéral unitaire limite à la cote z. Ces termes sont
explicités ci-après.
La formule pour le cas particulier des tubes métalliques battus
ouverts et les profilés métalliques non obturés à la base est donné
par la formule suivante.
H
Qs  rs . P o qs(z).dz
avec rs coefficient minorateur donné par le tableau
La hauteur H est celle où s’exerce effectivement le frottement
latéral. C’est la hauteur de pieu dans le sol, diminuée:

 de la hauteur où le pieu comporte un double chemisage,


 de la hauteur où s’exerce le frottement négatif (Le frottement
négatif se produit en général dans le sol compressible. Il est
pris en compte lorsque le tassement du sol est supérieur au
tassement du pieu qui le traverse)

Frottement latéral unitaire limite qs :


Le frottement latéral unitaire limite est donné en fonction de
la pression limite nette p*l (qui exprime la compacité ou le
serrage du sol) par les courbes de la figure.
Figure : Frottement latéral unitaire limite le
long du fut du pieu
Tableau : coefficients réducteurs rp et rs pour les profilés métalliques ouverts
à la base

Nature du sol Argiles Sables


Type de pieu rp rs rp rs
Tubulaire ouvert 0.5 1.0 0.5 1.0
Pieu H 0.5 1.0 0.75 1.0
Palplanches 0.5 1.0 0.3 0.5

Périmètre P

Pour tous les pieux à périmètre convexe, le périmètre de calcul


est le périmètre réel du pieu. Le cas particulier des tubes
métalliques battus ouverts et des profilés métalliques non obturés
à la base le périmètre est celui enveloppe pour les tubes et le
périmètre développé pour les pieux H et les palplanches.
Calcul de la charge limite totale Ql

Dans le cas général des pieux travaillant en compression, on a:


Ql = Qp + Qs
Dans le cas des pieux travaillant en arrachement, on a:
Ql = Qs

Tassement d’un pieu isolé : (fascicule 62 titre V annexe G4) :


Le tassement d’un pieu isolé et chargé axialement a été évalué
par la méthode de Frank et Zaho et reprise par le fascicule 62
titre V.

Si l’on connaît la loi de mobilisation de l’effort en pointe qp en


fonction du déplacement vertical sp, et si l’on connaît les lois de
mobilisation du frottement latéral qsi en fonction du déplacement
vertical si , on peut alors tracer le diagramme Qlj en fonction de
sj = sp + si.
•On découpe le sol en tranches ne dépassant pas 2 m d’épaisseur
(voir figure ) ;
•On détermine les modules pressiomètriques Ménard EMi des
différentes couches
hn
EMn
hi
h3
EMi
h2
h1
EM3

EM2

EM1

Figure
•On calcule le terme de pointe :
Qp = Ap . kp.ple* = Ap . qp
 On calcule les termes de frottement unitaires correspondants
aux couches
qsi = f(pli*) : voir figure
 On trace les graphes (figures 4.15 et 4.16 )
qsi = f(si) et qp = g(sp) tel que

 pour les sols fins :


2 EM 11 EM
k  , kq 
B B
 pour les sols grenus :

0.8 EM 4.8 EM
k  , kq 
B B
Figure . (une seule courbe) Figure (n courbes)

 On détermine les couples (Qlj , Sj) tel que

j j
Qlj  Qp  
i1
qsi . hi et s j  sp  
i1
si
 On trace le diagramme charge-enfoncement (figure );

 Pour évaluer le tassement d’un pieu, on rentre la charge


appliquée sur le pieu Qa dans la courbe et on obtient le
tassement s correspondant.
Remarque : les résultats de cette méthode ne sont représentatifs
que pour les charges variant de 0 à 0.7 Qc (QC étant la
charge de fluage).

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