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Larmoiement Voies Lacrymales Perm Les

Les larmoiements à voies lacrymales perméables (LVLP) sont un problème courant caractérisé par un larmoiement chronique sans cause évidente, malgré une exploration instrumentale normale. Ce phénomène résulte d'un déséquilibre entre la production et l'élimination des larmes, et peut être causé par diverses anomalies anatomiques ou des conditions cliniques spécifiques. Un examen ophtalmologique approfondi et des tests aux colorants sont essentiels pour diagnostiquer et traiter efficacement ce type de larmoiement.

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Larmoiement Voies Lacrymales Perm Les

Les larmoiements à voies lacrymales perméables (LVLP) sont un problème courant caractérisé par un larmoiement chronique sans cause évidente, malgré une exploration instrumentale normale. Ce phénomène résulte d'un déséquilibre entre la production et l'élimination des larmes, et peut être causé par diverses anomalies anatomiques ou des conditions cliniques spécifiques. Un examen ophtalmologique approfondi et des tests aux colorants sont essentiels pour diagnostiquer et traiter efficacement ce type de larmoiement.

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Larmoiements à voies lacrymales perméables

B. FAYET * J.-M. RUBAN", J.-A. BERNARD*

Problème de consultation quotidienne, les larmoiements à voies lacrymales perméables (LVLP)


apparaissent comme un larmoiement chronique, sans cause évidente,
et d'autant plus déroutant que l'exploration instrumentale est normale.

Plusieurs points méritent d'être soulignés demblée : tout Élimination des larmes
larmoiement résulte d'un déséquilibre entre la production Elle emprunte trois voies :
des différentes composantes des lannes et le mode d'éli - une résorption coméo-conjonctivale. relativement importante
mination. Ainsi, les mêmes désordres anatomiques objectifs dans les conditions basales ;
sont susceptibles d'engendrer des eiïets indésirables éminemment - l'évaporation : variable selon le climat, l'environnement, la
variables, voire aucun effet sur le plan subjectif si la balance taille de la fente palpébrale ;
lacrymale n'est pas rompue. - l'excrétion active, au sein des VLE, impose la présence simul
L'exploration instrumentale (El) ne renseigne que sur la tanée d'une lumière perméable associée à une pompe efficace.
perméabilité anatomique des voies lacrymales d'excrétion (VLE),
qui ne constituent qu'une partie — et une partie seulement — Le circuit d'élimination des larmes débute au niveau des fornix
du circuit lacrymal, lui-même n'étant qu'un des trois aspects de supéra-externes où s'abouchent les canaux excréteurs des glandes
l'évacuation des lannes de la fente palpébrale. lacrymales principales.
Cliniquement, l'efficacité pratique de la pompe lacrymale Les battements palpébraux brassent les différentes sécrétions
(drainage actif des larmes) est difficile à évaluer. sous forme d'un film lacrymal situé contre la cornée et la
La solution de ce problème passe par un interrogaloire systé conjonctive. Ils drainent les larmes dans les rivières, supérieure
matique associé à un examen ophtalmologique qui empruntera et inférieure, qui reposent sur le bord libre de chacune des deux
le « circuit lacrymal ». Deux points sont particulièrement impor paupières.
tants : l'examen à la lampe à fente ei les tests aux colorants Les voies lacrymales d'excrétion (VLE) proprement dites débu
(fluorescéine et rosé Bengale). tent au niveau des méats lacrymaux.
La compréhension du mécanisme d'un LVLP est fondamentale Les méats sont normalement invisibles, car dirigés vers l'ar
pour l'efficacité du traitement qui ne sera pas nécessairement rière, plongeant dans les rivières lacrymales : ils se prolongent
chirurgical. par la portion verticale du canalicule. Ce court cylindre mesure
0.5 mm de diamètre et I à 2 mm de long. La portion horizontale
Rappels physiologiques descanalicules lacrymaux leur fait suite, jusqu'à s'aboucher
dans le sac lacrymal. Les canalicules sont entourés parles fibres
Production de larmes de l'orbiculaire qui reçoivent leur innervation motrice du Vil.
Elle est complexe. La partie aqueuse provient des glandes L'aspiration des larmes ne peut se faire que si la statique palpc-
lacrymales principales, situées à la paitie supéro-externe de brale applique le méat un peu en arrière dans sa rivière.
l'orbite. La régulation de la sécrétion est complexe, mal connue, Le clignement (pompe lacrymale) propulse les lannes dans le
faisant intervenir des facteurs humoraux, nerveux et psychiques. sac lacrymal en ■< essorant » le canalicule. Cette contraction
Physiologiquement, la sécrétion diminue vers la soixantaine. ressemble un peu à une « pompe à galet ».
La composante muqueuse provient des glandes lacrymales Le sac lacrymal est un réservoir contenu dans la gouttière
accessoires disséminées dans les conjonctives. Les glandes de lacrymale (donc accessible à la palpation).
Meibomius. situées dans les tarses, participent à la production Le sac se prolonge par le canal lacrymo-nasal qui s'abouche
de la composante lipidique des larmes. dans le méat inférieur de la fosse nasale, sous le cornet inférieur.
Seul l'excès de liquide sera évacué dans le méat inférieur. Cette
étape lacrymo-nasalc, mal connue, ne se produit pas clans les

* Hôtel-Dieu de Paris,
conditions basales car, dans le sac, la majeure partie des larmes
** Hôpital 13. Hcrriot, Lyon. est résorbée par endocytose.

13
DUSSE

Balance lacrymale Cothêtêrisme du conolieule inférieur


C'est la résultante de la production diminuée de l'évacuation Le caihétérisme du canalicule inférieur avec la canule d'Ane!
des larmes. Il existe un larmoiement chaque fois que les capacités OU la sonde lacrymale ne nécessite aucune dilatation méatique
d'élimination des larmes sont inférieures à la production. 11 peut préalable. Le diamètre normal du méat inférieur chez l'adulte
s'agir d'une hypersécrétion, ou d'une hypoexcrétion voire de es! en moyenne de 0.5 mm ci celui du méat supérieur de 0.3 mm.
l'association des deux. H faut se renseigner sur les dimensions du matériel disponible
Celte notion esi capitale et rappelle qu'une anomalie anatomique car il n'existe aucune standardisation entre les différents fabri
quelle qu'elle suit n'entraîne pas obligatoirement de sympto- quants. Si. pour réaliser l'exploration instrumentale, une dila
matologie. tation méatique est nécessaire, c'est que cette voie lacrymale
n'est pas normalement perméable, par définition,
Exploration instrumentale Ainsi, l'exploration instrumentale des voies lacrymales d'ex
crétion est jugée normale lorsque simultanément ces trois
II est impossible de parler de I.V1 ,P sans définir l'exploration conditions sont remplies.
instrumentale normale.
Causes des hypersécrétions
Recherche du contact osseux
Le contact osseux est recherché avec une sonde à voie lacry Dans les hypersécrétions, l'épiphora est dû à une production
male. Il e-si soit présent, soit absent. Le qualificatif de contact excessive de larmes qui saturent les capacités normales de
" matelassé » ne l'ait que décrire la présence d'un peu de tissu résorption.
qui s'interpose entre l'extrémité de la sonde lacrymale et la paroi
interne du sac lacrymal. H est rare que ce larmoiement soil chronique et qu'il domine le
Lorsque le contact osseux n'est pas obtenu nettement, il doit tableau clinique. Il est plus volontiers aigu et s'intègre dans un
être considéré comme absent et celte voie lacrymale ne peut cadre clinique plus vaste.
plus être considérée comme perméable. Deux éléments d'interrogatoire attirent l'attention (lorsqu'ils
sont présents} vers ce mécanisme :
Lavage lacrymale - rhhrorrhée satellite du larmoiement : elle suggère la per
Lors du lavage lacrymal à la canule, le sérum injecté doit passer méabilité anatomique des VLE. La rhmorrhée n'a de valeur que
directement dans le nez (ou la gorge ) et ce. sans aucun reflux positive. Dans les pathologie naso-sinusiennes. la rhînorrhée
satellite. est au premier plan du tableau et sa liaison avec le larmoiement
L'existence d'un reflux, même minime, affirme l'existence est moins nette. De plus, l'apparition de ce dernier lui succède en
d'un obstacle plus ou moins complet et cette voie lacrymale règle ;
ne doit plus être considérée comme normalement perméable. - une gÊne oculaire un pértoculafre, voire une douleur, asso
par dé lin il ion. ciée au larmoiement suggère instantanément une origine réflexe.
L'examen à la lampe à fente et les tesis aux colorants (rosé Ben
gale et lluorescéiue) sont très utiles pour le diagnostic.
Les causes des larmoiements par hypersécrétion sont très variées.
Citons les plus fréquents, l'entropion spasmodique, le triebia-
sis, les fils d'incision coméenne non enfouis (ou secondaire
ment détendus}, les kératites chroniques, la rosacée oculaire,
etc.

Deux entités méritent une mention particulière.

Le larmoiement •< induit >• pur le mouchoir


(maladie du lotus)
Cesi le type même d'un LVLJP.
Les patients signalent un épiphora d'intensité variable, avec une
gêne oculaire ci parfois même quelques sécrétions le matin.
mais elles n'agglutinent pas les cils.
Figure i.— Larmoiement lié a une sclérose méalique. L'exploration
instrumentale apparais normale, mais après dilatation canaliculaire. L'examen est normal on presque. Au biomicroscope on constate
Il s'agit de l'erreur d'interprétation la plus fréquente. une discrète rougeur conjonctiv aie avec une rivière lacrymale

14
normale ou à peine augmentée, II existe le plus souvent quelques Dans les hypuexcrétions. le larmoiement est passif. Rappelons
anomalies palpéfarales ci lacrymales liées à l'âge mais qui n'ex qu'en dehors des distensions aiguës du sac lacrymal (abcès,
pliquent pas en elles-mêmes l'intensité du larmoiement. colique lacrymale) les larmoiements par liypocxcrétion sont
C'est le test an rosé Bengale qui suggère le diagnostic. 11 existe totalement indolores. Soulignons enfin que les associations
une pdse de colorant sur la caroncule el en conjonctive en regard lésionnelles sont possibles.
de la projection du bord libre de la paupière. Tous le reste de la
conjonctive ne prend pas de colorant. Rappelons que la prise Nous adopterons le plan du « circuit lacrymal » pour décrire les
de colorant n'est pas spécifique d'un diagnostic. Sa localisa différentes anomalies.
tion ou sa répartition dans l'aire de la lente palpébrale est hau
tement évocatrice. Le diagnostic est assuré par l'interroga LVLP d'origine préinéiilkjue
toire (de l'entourage) ou, mieux, par l'observation lorsque
l'on assiste en consultation au geste caractéristique devenu A nomaHe tic position, acquise ou congénitale,
réflexe : le patient éponge sa rivière lacrymale en faisant entrer tic la rivière lacrymale inférieure
en contact, plus ou moins énergiqueniem, son mouchoir et la Celle-ci peut-être anormalement basse, particulièrement dans
région earonetilo-lunaire. sa position externe. Il existe un scierai show patent. Citons :
les bu plu al mies, les exophtalmies, les myopies fortes, les mal-
Ce larmoiement est induit ( ou aggravé I par le mouchoir. Cènes, Formations orbilo-faciales type Ooii/on. ■< l'œil rond » après
la quantité de larmes diminue, mais le contact a provoqué l'équi chirurgie palpébrale à visée esthétique.
valent d'empreintes conjonctivalesà répétition. L'irritation liée
ait contact est responsable d'une hypersécrétion qui majore le
larmoiement Le prurit et les larmes appellent un nom eau pas
sage du mouchoir. De plus, la valse des collyres avec conser
vateurs, risque d'ajouter une kérato-conjonctivite toxique à bas
bruit. 1-e larmoiement du mouchoir persistera tant que ce geste,
qui devient rapidement réflexe, ne sera pas supprimé.

l-'luppy eyeïid syndrom


Cette atonie considérable de la paupière supérieure, au mini
mum, affecte les sujets obèses souvent tabagiques. Une traction
externe exercée sur la paupière supérieure démasque une
conjonctivite angulaire supérieure en regard de la glande lacry
male principale. Celte éversion se produit spontanément la nuit,
exposant la conjonctive et le globe en regard.

Figure 3.— Anomalies de position de la nviere lacrymale intérieure


dans une mal/ormaiion orbito-'aciate type Crouzon.

Effet mèche
Lors de l'occlusion palpébrale, une certaine quantité de tissu est
enserrée entre les deux bords libres. Les larmes ruissellent le
long du tissu considéré et gagnent la joue par capillarité. Le tissu
est. de plus, le siège d'une irritation en raison de contact avec le
mouchoir (voir plus haut].
Le lissu peut être anormal. ré\ élant une tumeur conjonctivale
et palpébrale. Il peut être normal (ou presque), tel un excès
conjonctival, sénileou inflammatoire. Le cas le plus fréquent
reste la caroncule hypertrophiée.

Effet clapet
11 est produit par une interposition tissulaire entre la rivière lacry
Figure 2.—■ Floppy Eyelid Syndrom >■. male et le méat, qui est recouvert comme par un couvercle.

™ 15
Figure 4— Effet mèche liée à une caroncule hypertrophiée. Figure 5.— Elle! mèche, par un excès sénile de conjonctive.

Figure 6.— L'effet « clapet ». L'excès de conjonctive recouvre le méat, Figure 7.— Varice conjonctivale.
comme le ferait un couvercle.

Le larmoiement est la conséquence d'un débordement de la


rivière lacrymale. Il est parfois intermittent, variable avec les
positions du regard. En réclinant l'excès lissulaire, on obser
verait un méat parfaitement normal, voire un phénomène de
Krebiel qui affirmerait la perméabilité des voies lacrymales
sous-jacentes {visualisation du flux lacrymal d'excrétion, de la
rivière lacrymale vers le méat}.
Les étiologics sont les mêmes que précédemment, dominées
par les excès séniles de conjonctives.

Anomalies déposition du méat lacrymal


• Dans le plan antéro-postérieur
L'entropion pose surtout le problème des interactions entre les
cils et la cornée.
L'éversion du méat peut êû-e patente (luxation ciu tarse) ou plus Figure 8.— Éversion du méat associée à une fistule posttraumatique, ce
discrète, notamment lorsque l'cctropion se limite à la partie interne qui souligne qu'une intubation n'est pas une garantie de succès en soi,

16
DOSSIER

de la paupière. Dans ces formes mineures, pour confirmer le dia


gnostic, on étudiera le passage de la ligne de Marx produite après
instillation d'une goutte de rosé Bengale. Normalement, la ligne
de colorant longe la partie posicrieure du bord libre en passant par
le méat. En cas diversion du méat, elle passe en dedans, sur la
conjonctive palpébrale.
Le syndrome du centurion est un aspect patticulier. Congéniia-
lement le faisceau antérieur du tendon canthal interne s'insère
anormalement en avant de la crête lacrymale antérieur, ce qui
entraîne une antéposition du méat. Cette antéposition méatique
a été rapportée avec le port de lunettes de plongée (JMR) et peut
s'observer anecdotiquement lorsque les monrures sont mal adaj>
lées et trop lourdes.
Figure 9.— Syndrome du centurion. Congénitalement le faisceau
antérieur du tendon canthal interne s'insère anormalement en avant • Dans le plan transversal
de la crête lacrymale antérieure, ce qui entraine une antéposition La cause la plus fréquente est riiypertonie du muscle de Duvemey
du méat. Le conformateur placé dans le méat supérieur ne présente
aucun intérêt car la sclérose du méat est secondaire à l'antéposition. (J.-A. Bernard), appelé à toit muscle de Horner (J.-P. Adenis).
Paupières ouvertes, le méat inférieur se projette en dedans de son
homologue supérieur, ce qui est anomal. Ainsi, les deux méats ne
s'affronteront pas lors de l'occlusion.

Figure 10.— Ectropion induit par la monture des lunettes

Figure 12.— Hypertonie du muscle de Duverney (J.-A, Bernard).


Paupières ouvertes, le méat inférieur se projette en dedans de son
homologue supérieur, ce qui est anormal. Ainsi, les deux méats ne
s'affronteront pas fors de l'occlusion.

Les hypotonies du muscle de Duvemey et l'hyperlaxité de la sangle


palpébrale interne peuvent aussi être en cause. Une traction externe
sur la paupière inférieure est capable de déplacer le méat inférieur
bien au-delà du limbe sur4 heures du côté droit, et au-delà de
8 heures du côté gauche (Figure 10).

Altérations île la pompe lacrymale


Les séquelles de paralysie faciale (lagophtalmie) illustrant totale
ment ce mécanisme. L'ectropion associé est la règle. Les hernies
graisseuses, lorsqu'elles sont considérables, peuvent également
Figure 1 7.— Ectropion par eczéma atopique. altérer le jeu palpébral et donc la pompe laciymale.

17
DOSSIER

et désamorce la pompe lacrymale. Pour devenir fonctionneile-


menl parlante il faut que la section atteigne au moins le tiers
moyen du canalicule. 11 n'existe aucune différence fonction
nelle ( ni analomique) entre les stricturotoniies accidentelles
(complication d'une Bl-Ka) et les stricturotomies iatrogènes.
Ces dernières n'ont, avec le temps, révélé aucun intérêt théra-
peutique.
Remarque : la sclérose partielle du méat lacrymal ne lait pas
partie, stricto sensu, des LVP.

Larmoiements d'origine canal i eu la ire

La slrielurotomie a été détaillée avec les anomalies méatiques


(voir plus liaul).

Figure 13.-— Altérations de la pompe lacrymale par hernies graisseuses.


Le larmoiement des canaliculites à concrétions es! secondaire
à un obstacle iniracanaliculaire. Ces affections sont rares, et
l.YI.P d'origine méatique lors des anomalies la symptomatologie reste longtemps trompeuse. Le tableau
de diamètre du méat lacrymal n'est souvent caractéristique qu'après plusieurs années de lar
moiement, il comporte le faux cliala/ion.
L;i stncturotomie est une section longitudinale du eanalieule qui Le canalicule est le siège d'une tuméfaction indolore, pouvant
transforme un tube en gouttière. Tous les intermédiaires exis atteindre un centimètre. Les téguments en regard sont volontiers
tent entre la section de ta partie interne de l'anneau méatique, de couleur rouge. Il n'existe pas d'adénopathie préauriculaire.
en règle inférieure, et la section totale des deux ainalicules éten
dues jusqu'au sac. La taille du capteur lacrymal est démesurée

Figure 15a.

Figure 14,— La sfncturoiomie est une section longitudinale du canalicule


qui transforme un tube en gouttière. Tous les intermédiaires existent Figures 15a et 15b.— Canaliculiles a concrétions.
entre la section de la partie interne de l'anneau méatique. en règle
inférieure, et la section totale des deux canalicules étendue jusqu'au sac.

18
La pression rétrograde sur le canalicule peut parfois faire
apparaître au .sein d'une goutte de pus (canaliculite supputée)
une concrétion plus ou moins jaunâtre. Le diagnostic de cana
liculite à concrétions esi posé. Seul l'examen bactériologique
permettra de préciser la nature du germe en cause.
Dans ces amaliculites à concrétion, l'exploration instrumentale
semble normale. Les concrétions soni trop friables pour arrêter
la sonde lacrymale qui ne rencontre, en apparence, aucun obs
tacle. Le lavage à la canule est perméable. L'appui sur le pision
projette le sérum sous une haute pression, bien plus importante
que ne pourrait développer la jximpe lacrymale. A l'état basai !a
propulsion des larmes est arrêtée par les sécrétions.
Les fistules canaliculaiies sont trop Flagrantes pour poser un
quelconque problème diagnostique,

LVLP d'origine sacculaire Figure 16.— Fistule canaliculatre sacuio-cutanée congénitale.


Noter l'aspect de pseudo-anneau méatique.

Corps étranger saccuMre


11 obture les VLB par intermittence. La symptomatologie carac
téristique est la crise de colique lacrymale. Elle associe douleur Plusieurs signes les distinguent cependant des mueocèles ùu sac
de la région canlhale et œdème local. La palpalion du sac est lacrymal. Le larmoiement est absent ou très modéré, dans la
très douloureuse alors que. paradoxalement, il n'est que très pou tonne typique ( sans sténose Iacrymo-nasale associée). La tumeur
distendu. Entre les crises, le larmoiement peut disparaître tota canthale interne peut être vidée en exerçant une pression avec
lement et la perméabilité (donc l'exploration instrumentale) des le doigt.
voies lacrymales redevenir totalement normale. La récidive est Le reflux de mucus par lescanalicules est inconstant, l'éva
fréquente et petit imposer une daeryoeyslorhinoslomie. cuation se faisant dans le sac. puis par le canal lacrymo-nasal.
Le maximum de la distension ne se situe pas juste sous le
Fistule sacuïo-catanée congénitale tendon canthal interne, mais un peu plus en dehors, se pro
Les fistules congénitales du sac lacrymal sont rares. Elles sont longeant dans la paupière inférieure, parfois même jusqu'à
localisées préférentiellement I ou 2 mm sous le tendon canihal. l'aplomb du méat inférieur. L'exploration instrumentale est
L'examen de la région canthale objective la partie distale de la normale, le contact osseux présent et le lavage perméable
llstnle sous forme d'un équivalent d'anneau méatique. Le recours sans reflux.
au biomicroscope est souvent nécessaire en déplissant la peau,
Les LVLP vrais sans aucune explication probante existent, mais
Direrticiiles dit sac lacrymal sont rarissimes. □
Ils se piésenlent comme une mucocèle ùu sac lacrymal et consti
tuent une cause classique d'échec des dacryocystorhinostomîes, • Ce texte correspond à l'exposé des auteurs, luis des Ateliers
lorsqu'ils sont méconnus. d'Ophtalmologie Pratique de décembre 1995.

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