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C123 Appareillage

Le document traite des généralités sur l'appareillage électrique, y compris sa définition, ses classes de protection et ses fonctions de base telles que le sectionnement, la protection et la commande des circuits. Il aborde également le choix et la classification de l'appareillage selon divers critères tels que la fonction, la tension, la destination et les conditions d'installation. Enfin, il décrit les caractéristiques essentielles d'un appareillage électrique, les phénomènes liés aux courants, ainsi que les protections nécessaires contre les surintensités et les court-circuits.

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C123 Appareillage

Le document traite des généralités sur l'appareillage électrique, y compris sa définition, ses classes de protection et ses fonctions de base telles que le sectionnement, la protection et la commande des circuits. Il aborde également le choix et la classification de l'appareillage selon divers critères tels que la fonction, la tension, la destination et les conditions d'installation. Enfin, il décrit les caractéristiques essentielles d'un appareillage électrique, les phénomènes liés aux courants, ainsi que les protections nécessaires contre les surintensités et les court-circuits.

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I.

GENERALITES SUR L'APPAREILLAGE


1.1. Définition

Un appareil électrique est un dispositif formé d’un assemblage de pièces destinées à fonctionner ensemble,
pour effectuer une tâche spécifique, selon la Commission Internationale d’Électrotechnique.
Le terme d’appareillage électrique est applicable aux appareils de connexion et à leur combinaison avec des
appareils de commande, de mesure, de protection et de réglage qui leur sont associée.

1.2. Classe des matériels électriques

Le matériel électrique doit être conçu pour assurer une protection efficace contre les contacts directs, il doit
également être doté d’une protection contre les contacts indirects :
 Une première protection contre les décharges électriques mais dont la défaillance doit être prise en compte
cette protection dite protection principale ;
 Une deuxième protection contre les décharges électriques en cas où la protection principale est défaillante
cette protection dite protection supplémentaire.

La norme IEC 60950-1 présente quatre classes de protection électrique, présentées dans le tableau suivant :

1.3. Fonctions de base de l’appareillage électrique

Il existe trois fonctions de base destinées à l’appareillage électrique, c’est d’assurer la protection électrique,
le sectionnement et la commande des circuits.
1.3.1. Sectionnement

Le but de sectionnement, c’est de séparer un circuit électrique sous tension pour l’isoler du reste de
l’installation ceci pour garantir la sécurité des personnes lors de l’entretien ou la réparation. Pour garantir un
sectionnement parfait, on doit accomplir les conditions suivantes : La coupure doit être omnipolaire1. Il doit
avoir un verrouillage, ou peut être cadenassé en position ouverte. La vérification de l’ouverture des contacts
soit visuelle, soit mécanique (appareils à coupure pleinement apparente)
1.3.2. Protections
D’une façon générale, la protection électrique présente les mesures nécessaires à prendre pour protéger les
usagers et les installations électriques contre le danger présenté par l’utilisation de l’énergie électrique. Voici
les types des protections :
a) Protection contre les surintensités :

C’est la protection de l’installation électrique (l’appareillage électrique, canalisation…) contre les surcharges
et le court-circuit. En général, cette protection est assurée par des disjoncteurs qui doivent être installés à
l’origine de chaque circuit.
b) Protection contre les défauts d’isolement :

C’est la protection des personnes et des animaux. La protection est assurée par disjoncteurs, dispositifs
différentiels.
c) Protection contre les risques d’échauffement des moteurs :

Ces risques sont dus aux surcharges ou blocage mécanique d’un moteur, ou la perte d’une phase lors d’un
fonctionnement en triphasé. La protection de surcharge des moteurs est relative à tous les pôles, y compris le
neutre consacrée aux relais thermiques accompagnés d'un fusible type aM assurant la protection contre le
court-circuit, ou directement par un disjoncteur magnétothermique.
d) Protection contre les effets de la foudre et les surtensions :

Se protéger contre la foudre consiste la mise en place de paratonnerres assurant la protection des structures
et des personnes contre les impacts de foudre (effets directs). De plus, il faut assurer la protection de
l’équipement électrique au cas où la foudre tombe sur une installation électrique où à sa proximité
produisant ainsi des surtensions transitoires (effets indirects).

1.3.3. Commande des circuits électriques

La commande représente les actions d’intervention volontaires aux différents niveaux d’une installation
électrique en charge.
a) Commande fonctionnelle

Cette commande a pour rôle la mise sous ou hors tension d’une l’installation électrique en service normal
partiellement ou complètement.
b) Coupure d'urgence

Cette commande est destinée à la mise hors alimentation d’une l’installation électrique au cas où le
fonctionnement devient dangereux.
c) Coupure pour entretien mécanique

Cette fonction est destinée à assurer l’interruption de l'alimentation électrique d'une machine pendant des
interventions sur les parties mécaniques.

II. CHOIX ET CLASSIFICATIONS DE L’APPAREILLAGE


 Le choix d’un appareillage électrique doit être conforme à une norme nationale ou un document
d’harmonisation, au MALI, on doit se référer à la norme AMANOR (Agence Malienne de
Normalisation). En l’absence d’une norme, le matériel électrique doit être conforme à la norme
C.E.I.

 Choisir l'appareillage électrique adapté au récepteur demande une bonne connaissance du


comportement du récepteur lors de l'utilisation normale et lors de dysfonctionnement en prenant en
considération la cadence de fonctionnement, le risque de surcharge, la résistance aux court-circuits et
la résistance aux surtensions.
L’appareillage électrique est classé en plusieurs catégories selon.

2.1. La fonction :
Pour adapter la source d'énergie au comportement du récepteur, il est défini cinq grandes fonctions à
remplir par l’appareillage électrique :
a) Appareillage de raccordement ou de sectionnement :
Il assure la liaison électrique entre deux ou plusieurs systèmes conducteurs. Son but est d'isoler, en tout
ou partie, les circuits, les récepteurs de leur source d'énergie afin de pouvoir intervenir sur les
installations en garantissant la sécurité des intervenants
Exemples : bornes de raccordement, prises, sectionneurs ; douilles....
b) Appareillage de commande :
Il assure, en service normal, la mise "en et "hors" tension d’une partie de l’installation
Exemple : Interrupteur, contacteur, rupteur disjoncteur commandé
c) Appareillage de protection :
Assure la protection des installations électrique ainsi que des biens
Exemple : fusible, disjoncteur, relais thermique...
d) Appareillage de réglage :
Il agit sur les grandeurs électriques afin de les adapter à l’utilisation.
Exemple : Rhéostat, potentiomètre inductance, condensateur, dispositif électronique
e) Appareils de mesure et de contrôle :
Ils permettent d’effectuer les mesures et le contrôle des grandeurs électriques
Exemple : ampèremètre, voltmètre fréquencemètre, oscilloscope
2.2. Sa tension :
On distingue les domaines de tension suivants :
 La basse tension BT qui concerne les tensions inférieures à 1 kV ;
 La moyenne tension (HTA) qui concerne les tensions entre 1 kV et 50 kV ;
 La haute tension HT (HTB) qui concerne les tensions supérieures à 50 kV.

2.3. Sa destination :
L’appareillage électrique est destiné à fonctionner dans les réseaux ou installations principaux suivants :
 Installations domestiques BT (< 1 kV)
 Installations industrielles BT (< 1 kV)
 Installations industrielles HT (3,6 à 24 kV)
 Réseaux de distribution (< 52 kV) ;
 Réseaux de répartition ou de transport (≥ 52 kV) ;
2.4. Son installation :
On peut distinguer :
 Le matériel pour l’intérieur, qui est destiné à être installé uniquement à l’intérieur d’un bâtiment, à
l’abri des intempéries et de la pollution,
 Le matériel pour l’extérieur, qui est prévu pour être installé à l’extérieur des bâtiments, et qui par suite
doit être capable de fonctionner dans des conditions climatiques et atmosphériques contraignantes.
2.5. Le type de matériel :
Deux types sont distingués :
 Le matériel ouvert, dont l’isolation externe est faite dans l’air ;
 Le matériel sous enveloppe métallique ou blindé, muni d’une enveloppe métallique, reliée à la terre, qui
permet d’éviter tout contact accidentel avec les pièces sous tension.
2.6. La température de service :
L’appareillage est prévu pour fonctionner avec les températures normales de service suivantes :
 La température maximale de l’air ambiant n’excède pas 50 °C et sa valeur moyenne, mesurée pendant
une période de 24 h, n’excède pas 35 °C ;
 La température minimale de l’air ambiant n’est pas inférieure à - 5 °C ou - 10 °C.
2.7. Sa technique de coupure :
L’histoire de l’appareillage électrique est riche d’inventions diverses, de principes de coupure performants,
de technologies très variées utilisant des milieux aussi différents pour l’isolement et la coupure que l’air à
pression atmosphérique, l’huile, l’air comprimé, l’hexafluorure de soufre et le vide.
Historiquement, on peut résumer les milieux suivants qui ont été choisis pour la coupure :
 Air ;
 Huile ;
 Air comprimé ;
 SF6
 Vide.

III. CARACTERISTIQUES D’UN APPAREILLAGE

L’appareillage électrique doit correspondre aux conditions et aux caractéristiques de fonctionnement de


l’installation électrique où il doit être aménagé, ils doivent en particulier satisfaire aux prescriptions suivantes.
3.1. Tension
L’appareillage constituant une installation électrique doit être adapté au type de tension (continu ou alternatif)
et à la valeur maximale de la tension permanente appliquée par le réseau, en plus, il doit supporter les
surtensions pour une durée prévue.
3.2. Courant
Le courant est variable dans une installation suivant la variation de la charge, le matériel électrique doit être
choisi compte tenu de la valeur maximale de l'intensité du courant (valeur efficace en courant alternatif) qui
les parcourt en service normal. Il faut également faire des considérations aux surintensités en cas d’une
anomalie.
3.3. Fréquence
Une augmentation de la fréquence provoque l’échauffement par l’effet des courants de Foucault, la fréquence
nominale de l’appareillage doit correspondre à la fréquence de la tension d’alimentation.
3.4. Puissance
En se fondant sur la puissance absorbée par la charge pour le dimensionnement d’une installation électrique,
on doit prendre en compte la puissance maximale qu'ils absorbent avec un coefficient d'utilisation dans les
conditions normales de service.

3.5. Conditions d'installation


Pour le choix du matériel électrique, on doit prendre en compte de son l’environnement pour qu’il puisse
supporter toutes les contraintes internes et externes, et pour qu’il puisse remplir sa fonction avec fidélité et
efficacité.

3.6. Prévention des effets néfastes


L’insertion de l’appareillage dans une installation électrique doit être choisie de manière à ne pas introduire
aucun effet néfaste ni aux autres équipements voisins ni au réseau d'alimentation, parmi les facteurs qui
peuvent avoir une influence, on peut citer :
 Appels de courant ;
 Déséquilibre des charges ;
 Facteur de puissance ;
 harmonique.

L'ouverture d'un interrupteur ou d’un sectionneur a généralement pour but d'interrompre le courant
électrique ou de mettre hors tension (d’isoler) un circuit électrique, le récepteur peut être capacitif , une
charge inductive ,l'interruption du courant n'est pas instantanée puisque la bobine va libérer son énergie
magnétique emmagasinée, ceci sous forme d’étincelle (arc électrique) et pour les circuits capacitifs, lors de
son ouverture ou de sa fermeture, l’énergie stockée entre les contacts de l’appareil peut être très forte de sort
qu’elle peut faire la rupture du diélectrique, d’où la naissance d’un arc électrique qui peut provoquer des
dégâts catastrophiques.

I. PHENOMENES LIÉS AUX COURANTS


Le passage exagéré du courant dans un appareil peut provoquer des dommages considérables ou diminution
de la durée de vie du matériel si le contrôle ou la protection nécessaire n’a pas été prise en considération. Le
courant électrique est lié à l’apparition de plusieurs phénomènes...
1.1. Effet des surintensités
Les surintensités présentent une contrainte thermique correspondant à un courant supérieur au courant normal
(surcharge ou court-circuit) traversant l’appareillage électrique, la surintensité provoquent l’augmentation de
température due à l’effet joule important, ce phénomène provoque la dégradation des isolants.
1.2. La surcharge
Le courant de surcharge est en général une faible surintensité se produisant dans un circuit électrique sain.
L’exemple type en est le circuit alimentant des prises de courant sur lesquelles on a raccordé un trop grand
nombre d’appareil
1.2.1. Caractéristiques :

Le terme “surcharge” est utilisé pour un courant excessif circulant dans un circuit en bon état
électriquement. Les surcharges sont en général inférieures à 10 fois le courant nominal du circuit.
Les surcharges de courant ne sont pas beaucoup plus élevées que le courant maximum permanent d’une
installation, mais si elles se maintiennent trop longtemps elles peuvent faire des dégâts et plus
particulièrement sur les matières isolantes en contact avec les conducteurs de courant.
1.2.2. Protection contre les surcharges :

La protection contre une surcharge est réalisée par un dispositif de protection capable de diminuer la durée
de la surcharge. .

1.2.3. Causes habituelles des surcharges :

Causes Exemples
Manque de maintenance Accumulation de poussières, salissures, particules étrangères
Vieillissement des équipements Pièces usées, lubrification insuffisante
Problème thermique Isolement dégradé, composants défaillants
Mauvaise utilisation Capacité insuffisante, usage excessif
Qualité de l’énergie Surtensions et sous tensions transitoires
Défauts de terre de faible amplitude Particules métalliques, dégâts des eaux

1.3. Le court-circuit
Le courant de court-circuit est en général une forte intensité produite par un défaut de résistance négligeable
entre des points présentant une différence de potentiel en service normal.
1.3.1. Caractéristiques

. Le défaut de court-circuit peut être monophasé (phase/terre ou phase/neutre) biphasé (entre deux phases)
ou triphasé (entre trois phases et celui le plus important de point de vue valeur d’intensité). Les valeurs des
intensités des courants de court-circuit sont très élevées (typiquement supérieures à 10 fois la valeur du
courant nominal de l’installation).
Il est souvent dû à une défaillance électrique importante comme la rupture d’un isolant, la chute d’un objet
métallique sur des barres ou la défaillance d’un semi-conducteur. Il en résulte un courant de défaut dont la
valeur efficace est très élevée (typiquement supérieure à 10 fois la valeur du courant nominal de
l’installation).
1.3.2. Causes habituelles des court-circuits

Causes Exemples
Eléments étrangers Boulons, tournevis ou autre objets conducteurs
Défaillances de composants Claquage de semi-conducteur
Surtensions Foudre, commutations, interruptions
Défauts de terre de grande amplitude Court-circuit à la terre
Influences externes Inondations, incendies, vibrations
1.4. Efforts électrodynamiques
 L’électrodynamique, c’est l’étude des actions mécaniques des courants électriques. L’appareillage
électrique est souvent soumis à des efforts électrodynamiques présentant une contrainte mécanique dû à
la forte intensité des courants de défaut.
 Les efforts mécaniques ont pour effet de déformer ou de modifier les caractéristiques techniques des
éléments constituants l’appareil. Le calcul des efforts mécaniques n’est pas si simple, puisqu’il dépend
non pas du courant de défaut seulement, mais aussi de la forme géométrique et leur mode de fixation.
1.4.1. Calcul simple de l’effort électrodynamique

On rencontre souvent le cas d’un conducteur parcouru par un courant et soumis à un champ magnétique.
Sachant aussi que :
la vitesse
La valeur de la force différentielle exercée sur un élément de courant peut s’écrire :

Si le champ est constant tout le long du conducteur et supposé en outre rectiligne, on peut calculer la force
totale : F =𝐼𝐿𝐵𝑠𝑖𝑛𝛼

1.4.2. Calcul des forces pour deux conducteurs filiformes parallèles de longueur infinie

Deux fils conducteurs parcourus par des courants de court-circuit exercent une force magnétique l’un sur
l’autre (figure). Considérons deux longs fils rectilignes parcourus par des courants 𝐼1𝑐𝑐 et 𝐼2𝑐𝑐 .Ils sont
parallèles et séparés par une distance « d ». Calculer le module des forces F 1-2 et F 2-1 ?

La figure suivante représente la variation de l’effort dynamique pour un courant de court-circuit supposé
sinusoïdale et 𝑘=2.
II. PHENOMENES LIÉS AUX TENSIONS
Les perturbations au niveau du réseau sont multiples, provoquant des variations de tension par une baisse ou
une hausse de tension, la diminution de la tension (creux de tension) d’alimentation dû par exemple a un
démarrage d’un moteur de grande puissance provoque ainsi, l’augmentation du courant, par contre une
foudre qui tombe sur une ligne ou lors d’ouverture d’une ligne provoque des surtensions, ce phénomène peut
cependant détériorer durablement l’appareil électrique.

2.1. Creux de tension


Un creux de tension est défini comme étant une chute brusque de la valeur efficace de tension par rapport à
la tension nominale dépassant les 10 %, la durée de ce creux peut aller de quelques dizaines de
millisecondes à quelques secondes, voir figure ci-dessous.

2.2. Surtension
Une surtension est définie comme une hausse brusque de la tension par rapport à la tension nominale, les
causes de surtension sont divers, dues à des causes atmosphériques (foudre), ce type peut atteindre des
milliers de volts pour une durée de 100 µs, l’autre type de surtension est due à la pollution industrielle
(utilisation de l’électronique de puissance) de fréquence de 100kHz à 1MHz (figure ci-dessus).

Figure 1 : exemple de surtension

Elle désigne le fait pour un élément particulier d'un dipôle électrique d'avoir à ses bornes une tension
supérieure à celle aux bornes du dipôle complet. C'est le cas par exemple de la tension aux bornes d'un
condensateur dans un dipôle RLC série en résonances

2.3. Caractéristiques
Un réseau peut se trouver accidentellement porté à une tension supérieure de sa tension nominale : on parle
alors de surtension. Les surtensions sont une des causes possibles de défaillances d'équipements électriques
ou électroniques, bien que ceux-ci soient de mieux en mieux protégés contre ce type d'incident.
Une surtension perturbe les équipements et produit un rayonnement électromagnétique. En plus, la durée de
la surtension (T) cause un pic énergétique dans les circuits électriques qui est susceptible de détruire des
équipements. Elle est caractérisée (voir fig.2) par :
- Le temps de montée tf (en μs),
- La pente S (en kV/μs).

Figure 2 : principales caractéristiques d’une surtension

2.4. Types de surtension dans les réseaux électriques


Quatre types de surtension peuvent perturber les installations électriques et les récepteurs :
2.4.1. Surtensions de manœuvre :

Surtensions à haute fréquence ou oscillatoire amortie causée par une modification du régime établi dans un
réseau électrique (lors d’une manœuvre d’appareillage) elles sont d'une durée de quelques dizaines
microsecondes à quelques millisecondes. La manœuvre d'un sectionneur dans un poste électrique à isolation
gazeuse engendre en particulier des surtensions à fronts très raides.
2.4.2. Surtensions à fréquence industrielle :

Surtensions à la même fréquence que le réseau (50, 60 ou 400 Hz) causées par un changement d’état permanent
du réseau (suite à un défaut : défaut d’isolement, rupture conducteur neutre,). Parmi ces surtensions, on peut
citer : surtension provoquée par un défaut d’isolement, surtension sur une longue ligne à vide (effet Ferranti),
et surtension par Ferro résonance.
2.4.3. Surtensions causées par des décharges électrostatiques :

Surtensions à très haute fréquence très courtes (quelques nanosecondes) causées par la décharge de charges
électriques accumulées (Par exemple, une personne marchant sur une moquette avec des semelles isolantes se
charge électriquement à une tension de plusieurs kilovolts).
2.4.4. Surtensions d’origine atmosphérique :

L’orage est un phénomène naturel connu de tous, spectaculaire et dangereux. Mille orages éclatent en
moyenne chaque jour dans le monde. Les surtensions d’origine atmosphérique sont causées par le coup de
foudre direct ou indirect sur les lignes électriques.
2.5. Tension de tenue diélectrique (TTD)
C’est la tension disruptive du milieu existant entre deux électrodes juste après la coupure. Si la vitesse de
renaissance de la TTD est plus grande que la vitesse d’accroissement de la TTR, l’arc électrique s’éteint et la
coupure est réussie.

2.6. Tension transitoire de rétablissement (TTR)


La tension transitoire de rétablissement (TTR cette tension spécifiée par la norme C.E.I. 61071) est une
tension électrique transitoire qui se restitua aux bornes des contacts d'un appareillage électrique lorsqu’on
essaie d’interrompre le passage d’un courant alternatif. Pour réussir une bonne coupure de courant, il faut
que la variation de « 𝑑𝑟/𝑑𝑡 » du diélectrique accroisse d’une façon plus rapidement que celui de la tension
transitoire de rétablissement (voir la figure suivante).

En cas de remplacement d’un appareil de protection par un autre, les calculs de TTR doivent être révisés. Il
faut vérifier les surtensions générées lors de la coupure qu’ils sont conformes aux niveaux d’isolement
définir par la C.E.I. des organes de coupure. Si les niveaux de surtension sont trop élevés, des dispositifs de
protection contre la surtension doivent être changés. La norme C.E.I. 60056 définit pour chaque tension
nominale une valeur enveloppe qui correspond aux besoins normalement rencontrés.

III. AUTRES PHENOMENES LIES AUX COURANTS ET TENSIONS


3.1. Isolation
L’isolation électrique, c’est la séparation entre deux conducteurs électriques par un diélectrique. Les
séquelles de défaillance l’isolation sont soumises à de nombreux effets, dégâts mécaniques, vibration,
excès de chaleur ou de froid, dépôt des impuretés diminuant la résistance d’isolation ou le vieillissement.

3.2. Rigidité
C’est l’intensité maximale du champ électrique supporté par un milieu isolant, ceci avant la naissance
des décharges électriques, cette valeur est généralement exprimée en kV/cm. Au-delà de ce palier de
champ, il y a rupture diélectrique ou claquage, la rigidité est irréversible pour les isolants solides
(carbonisation), mais elle est réversible pour les isolants gazeux et liquides. Ci-dessous la rigidité
diélectrique de quelque isolant.

3.3. Claquage
C’est un phénomène qui se produit dans un isolant électrique manifesté par la perte brusque de ces
propriétés d’isolement, soumis à un champ. Tout claquage entraîne une détérioration plus ou moins
importante du matériau.
L’énergie d’ionisation 𝑊 est l’énergie qui retient l’électron dans l’orbite de l’atome. W𝑖 = 𝑒𝑖 .𝑉𝑖
ei : Charge élémentaire d’un électron, 𝑉𝑖: Potentiel d’ionisation.
3.4. Ionisation des gaz
Parmi les caractéristiques des diélectriques des gaz, c’est que le nombre d'atomes par unité de volume qu’il
est très faible par rapport aux diélectriques solides, pour cette raison, ils sont utilisés pour éviter
l'écoulement des courants électriques. Les électrons sont liés et ne se détachent que si on leur fournit une
énergie suffisamment grande et supérieure à l’énergie d’ionisation de l’atome.
3.5. Effet d’arc sur les contacts
L’appareillage électrique à contacts électriques est chargé d’assurer physiquement l’ouverture et la
fermeture du circuit à chaque manœuvre. Un arc électrique apparaît entre les deux faces des contacts
provoquant l’endommagement les matériaux.
De plus, avec l’accroissement très rapide de la température qui peuvent atteindre les 1.000.000 °C/s, les
matériaux subissent des efforts mécaniques, hydrodynamiques et électromagnétiques agressifs.
L’effet de ces contraintes sollicite de nombreux effets d’endommagements : faïençage thermique,
propagation de fissures, ségrégation microscopique et macroscopique, formation de croûtes de matériau
fondu et solidifié.
.
.
L’interruption d’un courant électrique soit en courant continu ou en courant alternatif, impose l’étude de
plusieurs phénomènes physiques et chimiques. Le phénomène le plus prononcé est l’apparition de l’arc
électrique. Le concepteur de l’appareillage électrique doit prendre en compte de ce point précis pour
développer un appareillage plus performant et plus fiable.
Plusieurs solutions et des techniques de coupure ont été proposées, le but principal est de trouver la solution
optimale pour diminuer le nombre de composants constituant l’appareil électrique et de minimiser son
volume pour des courants de court-circuit importants.
I L’ARC ELECTRIQUE
L’arc électrique est un déplacement d’un flux d’électron et d’un flux d’ions circulant en sens opposé dans un
milieu ionisé (plasma), il apparaît entre deux contacts lors de l’ouverture d’un circuit électrique ou le
claquage d’un diélectrique pour un seuil de champ électrique.

1.1. Naissance de l'arc


Dès la séparation de deux contacts d’un appareil de protection (d=0.1mm) s’établit une tension d’arc
comprise entre 15 et 20V, il apparaît un point cathodique lumineux brillant dû à l’intensité forte du champ
électrique 𝐸 ⃗⃗ (figure 7) ; ce qui génère un rayonnement thermoélectronique, les électrons accélérés par ce
champ provoque l’ionisation des molécules par collision.

Les ions résultants de cette collision répétée provoquent un bombardement de l’anode, produisant une
augmentation de la température (de 2500 à 5000°C) et un rayonnement thermoélectronique. Cet
environnement de gaz ionisé (plasma) composé de molécules de gaz décomposées favorise l’allongement de
l’arc jusqu’à l’avalanche va atteindre l’anode.
1.2. Calcul de l'arc électrique
Lors de l’ouverture d’un circuit électrique, surtout, les circuits inductifs, il apparaît fréquemment un arc
électrique entre les deux contacts de séparation du dispositif de manœuvre. Pour le maintien de l’arc électrique,
un champ électrique est nécessaire, correspond à une chute de tension dite tension d’arc, qui comporte trois
zones distinctes.

1.3. Chute de tension dans l’arc électrique


La chute de tension d’un arc électrique dépend de plusieurs paramètres, la chute de tension cathodique, le
gradient de tension, la nature des électrodes, le milieu diélectrique et de la pression du gaz du milieu. La chute
de tension comporte trois zones :
 La chute de tension cathodique.
 La chute de tension anodique.
 La chute de tension de la portion d’arc.

Finalement, la chute de tension est donnée par la relation suivante :

Pour des courants de court–circuit l’intensité 𝑖 est très élevée, ce qui nous permet de négliger le troisième
terme de l’équation 6, ce qui donne :

Généralement la valeur de 𝑎 varie entre 20V et 40V et le gradient b=50 à 100 V/cm quand l’arc est stabilisé
en allongement dans son contexte d’équilibre pression-température. Le signe de 𝑈𝑎 change en même temps
que le signe du courant d’arc.

1.4. Résistance d’arc


La relation entre la tension d’arc et le courant, n’est pas similaire à la relation applicable dans le cas d’un
conducteur métallique. La caractéristique 𝑈a (𝑖) (figure 10) montre que la tension d’arc diminue lorsque le
courant augmente, contrairement aux conducteurs. En outre, la pente de la courbe ∆𝑈𝑎 /∆𝑖 est équivalente à
une résistance négative. La tension d’arc est plus importante à courant croissant qu’au courant décroissant.
1.5. Énergie produite par l’arc électrique
L’énergie produite par l’arc électrique durant l’instant de son développement est donnée par :

L’énergie produite par l’arc électrique fait fondre les composantes et remplit l’air par des particules
conductrices.
1.6. .Effets de l’arc électrique

L’arc électrique est constitué de plusieurs manifestations développées par son énergie :
 Un effet thermique provoquant l’éclat de métal à très haute vitesse, le métal fondu et les éclats se
déplacent à une vitesse de 445 m/s, ce phénomène peut provoquer des incendies.
 L’augmentation de la pression du volume gazeux dû à l’augmentation brusque de la température dans un
volume restreint. La température de l’arc peut atteindre les 20000 °C (20273.15 °K). L’effet de la
pression s’accompagne d’un effet sonore, produisant un bruit qui peut facilement dépasser les 160 dB.
 Rayons lumineux très intenses émettant un rayonnement couvrant une grande gamme étendue de
longueurs d'onde, 0.2 à 1.4 micromètres. Ce spectre englobe trois domaines, le domaine de l'ultraviolet
U.V, de la lumière visible de 400 à 700 nm et de l'infrarouge de 700 à 1400 nm. Ces rayons lumineux
sont très nocifs pour la peau et les yeux.

.1.7 Conditions d'extinction de l'arc


Pour qu’on puisse éteindre l’arc électrique, il faut que la tension d’arc 𝑈𝑎 devienne supérieure à la tension
𝐸 du générateur de tension qui alimente le circuit. De ce fait, l’intensité de courant descend jusqu’à son
annulation.

L’équation électrique du circuit équivalent :

Le principe général de l’extinction d’arc vise à atteindre cet accroissement de tension. Les principes utilisés
sont :
 Action sur « a », augmentation du nombre de chutes de tension cathodiques
 Accroissement de la longueur « X » par allongement en utilisant les diverses techniques d’allongement.
 Augmentation du gradient « b » par refroidissement du diélectrique (gaz ou liquide).
 Augmentation de la vitesse de coupure.

II PRINCIPES DE COUPURE DE L'ARC ELECTRIQUE


Il existe plusieurs techniques d’extinction d’arc :
• soit par accroissement de la longueur «X» de l’arc électrique par allongement de différentes
techniques,
• soit par augmentation du gradient «b» par refroidissement du diélectrique, et l’augmentation de la
vitesse de coupure.
2.1. Techniques par multiplication du nombre de chutes des tensions cathodiques
L’augmentation de la chute de tension de l’arc électrique va accélérer son extinction, les techniques
d’augmentation de la chute de tension sont basées sur la division de l’arc en le fragmentant en plusieurs
parties ce qui va décroître la tension d’arc jusqu’au niveau de la tension génératrice et par la suite son
extinction rapide.
2.1.1. Allongement par fractionnement utilisant des plaquettes ferromagnétiques

Cette technique est basée sur l’augmentation de la résistance d’arc par fractionnement en forçant l’arc à
passer dans une chambre de coupure (figure 12) constituée de plaquettes ferromagnétiques qui accroissent
les chutes de tension au voisinage des électrodes. Les plaquettes permettent d’absorber la chaleur dégagée
par l’effet joule et participent ainsi à fractionner l’arc et multipliant le nombre de chutes de tension
cathodiques.

2.1.2. Fractionnement par multiplication du nombre de pôles

Une autre technique de fractionnement de l’arc permet de diviser le chemin de l’arc électrique en deux
parties, la procédure consiste à utiliser de deux pôles fixes et deux pôles mobiles au lieu d’un seul pôle.

2.2. Techniques d’allongement de la longueur d’arc


Les techniques d’allongement d’arc pour son refroidissement, utilisent généralement la force de Laplace et
les principes des phénomènes thermiques. Ces techniques utilisent généralement l’air sous tension
atmosphérique comme diélectrique de coupure.
2.2.1. Allongement par soufflage par auto ventilation

Chaque pôle est placé dans une chambre en plastique dur, muni d’un grand orifice a la partie inférieure et un
deuxième trou réduit à une fente à la partie supérieure créant ainsi un petit cheminé. Lorsque l’arc électrique
apparaît, à cause de sa température élevée, l’air chaud mente vers le haut en raison de sa plus faible densité
va entraîner l’arc vers la partie supérieur, par contre l’air frais entrant de la partie inférieure va refroidir l’arc
qui lui facilite son extinction. Ce principe est utilisé pour les faibles puissances.

2.2.2. Allongement par soufflage magnétique

L’arc électrique de par sa nature est sensible à la force de Laplace qu’engendrerait un champ magnétique. En
créant un champ magnétique, on peut alors soumettre l’arc à une force qui tend à allonger l’arc. Ce champ
magnétique peut être produit soit par une bobine en série avec les contacts qui sera parcourue par le même
courant circulant dans d’arc, soit par la création d’un champ magnétique fixe qui utilise l'aiment permanent
en U.
La troisième solution, c’est l’utilisation des tôles ferromagnétiques permettant de générer un champ
magnétique créé par le courant propre de l’arc et en même temps de son refroidissement.
D’autre part, remarquons aussi que le sens de la force de Laplace est inchangé ce qui permet d’utiliser ces
techniques en courant alternative et en continu.

2.2.3. Fractionnement d’arc pour son allongement par des plaquettes réfractaires

Le principe est basé sur la division par des plaques réfractaires en céramiques, entre lesquelles l’arc s’attire.
Lorsque le courant décroît, l’arc sera soumis aux efforts électromagnétiques, il s’introduit entre les
plaquettes. L’allongement d’arc entre les plaques le fait refroidir au contact du matériau réfractaire ce qui
fait augmenter sa résistance. La puissance de refroidissement augmente et la coupure d’arc devient
effective...
Une autre technique très efficace utilisée pour l’extinction de l’arc. Cette technique est utilisée pour les
fusibles. Le principe est simple, mais complexe, l’élément chauffant est entouré généralement du sable de
silice pur. Son rôle est de dissiper l’énergie emmagasinée par l’arc et d’assurer l’extinction d’arc. Après
extinction d’arc et la fusion de l’élément fondu, des fulgurites obtenues présentés sous trois formes :
• Gouttelettes liquides, solidifiées au périphérique dans les parties latérales de la fulgurite.
• Particules fines de la fulgurite adjacente aux grains de sable de silice solides.
• Vapeurs métalliques dégagées par la création du plasma d’arc qui se referment sur la surface des
grains.

Le sable de silice, étouffe l’arc électrique par conduction ce qui permet de refroidir l’environnement
entourant l’élément chauffant.

Le fusible est donc à usage unique, il doit être remplacé après sa fusion, c’est l’un des inconvénients
majeurs.
III TECHNIQUES DE COUPURE PAR AUGMENTATION DU GRADIENT
DE POTENTIEL DU MILIEU DE COUPURE
 La technique d’extinction d’arc dépend du niveau de tension électrique, pour chaque niveau, on
utilise un milieu diélectrique approprié. La coupure dans l’air est utilisée pour des tensions
atteignant les 24 kV.
 Par contre, l’air comprimé est utilisé pour des tensions variant du 12 à 800 kV, le vide et l’huile,
dont la tension minimale est de 3kV et des niveaux maximaux de 36 et 220kV respectivement.
 Le gaz SF6 qui présente une grande rigidité par rapport aux diélectriques déjà évoqués, il couvre
une large plage de tension allant de 3 à 800kV.
 Le choix final de la technique de coupure dépend des facteurs techniques et des considérations
économiques.

La coupure d’arc électrique ne réussit que si le milieu d’extinction est favorisé par certaines conditions
d’environnements. La puissance de refroidissement du milieu diélectrique doit être supérieure à la puissance
thermique dégagée par effet joule lors de la coupure d’arc.
L’environnement de coupure est donc un élément primordial dans la phase de conception d’un appareil de
protection.

3.1. Coupure dans l’air


Ce procédé utilise l’air sous la pression atmosphérique comme diélectrique, sachant que l’air est caractérisé
par une rigidité de 3kV (76 cm mercure – 25°C), les techniques de coupure sont déjà citées au paragraphe
(3.2.2) utilisant la technique d’allongement d’arc. Ces techniques sont utilisées en basse tension.

3.2. Technologie de coupure dans l'air comprimé


Dans cette technique, l'arc électrique est éjecté par un intense flux d’air comprimé, caractérisé par une
densité moléculaire supérieure à celle de l'air sous sa pression atmosphérique. La haute pression est générée
à l’aide d’un compresseur d’air permettant de maintenir la haute pression variant de 20 à 35 bars. Le
soufflage d’arc permet de régénérer la tenue diélectrique et améliorer les performances thermiques afin
d’assurer une bonne coupure. Les disjoncteurs équipés de cette technique sont capables d’interrompre des
courants allant jusqu’à 275 kA sous 36kV avec une durée d’élimination du défaut instantanément.
3.3. Technologie de coupure dans l'huile
Lors de la séparation des contacts, l’arc électrique va décomposer l’huile en dégageant les gaz comme le
dioxyde de carbone, du méthane, l’acétylène et spécialement de l’hydrogène en grande quantité. La grande
température provoque la formation d’une bulle de gaz sous une grande pression (100 à 150 bars). Au
passage du courant par zéro naturel, l’arc s’éteint du fait de la présence de l’hydrogène.
Remarquons qu’en réalité la coupure d’arc s’effectue dans l'hydrogène caractérisé par une constante de
temps d’ionisation très faible. L'inconvénient mangeur de l'hydrogène, c’est le risque d’explosion en
présence de l’air
3.4. Technologie de coupure dans le vide
Le vide est un environnement diélectrique idéal pour la coupure d’arc électrique vu l’absence théorique de la
matière conductrice. La pression est de 10-6 à 10-7 mm de mercure, la rigidité diélectrique est de 200
kV/cm. Dans le vide, les porteurs de charges font peu de chocs et sont très rapidement capturés par les
électrodes.
Lors de séparation des contacts, les matériaux s’évaporent créant un environnement très ionisé, générant un
arc électrique. Cet arc est maintenu par la contribution d’énergie externe jusqu’au passage suivant du
courant par zéro

Il en résulte une fusion intense les matériaux des contacts et une augmentation de l’évaporation au zéro de
courant, ce qui détermine le pouvoir de coupure d’une chambre de coupure sous vide. C’est ainsi qu’un arc
dans le vide est un véritable arc de vapeur métallique. L’apparition de l’arc est approvisionnée par les
particules issues de la vaporisation des contacts.
3.5. Technologie de coupure dans l'hexafluorure de soufre SF6
Le SF6 c’est un gaz pur, il est environ 5,5 fois plus lourd que l’air, incolore, inodore, il n’est ni toxique, ni
agressif pour l’environnement. De plus, sous la même pression, la rigidité diélectrique du SF6 est trois fois
plus supérieure à celui de l’air. En outre, d’autres caractéristiques lui permettent de se présenter comme un
bon capteur d’électrons libres dans le plasma, ce qui réduit la conductivité électrique. Sur le plan thermique,
la température de dissociation5 est de l’ordre de 1830°C pour laquelle il est pratiquement isolant. L’état
hyper-conducteur généré se comporte comme un bon refroidisseur. Les électrons libres, qui ne croissent
vraiment qu'au-delà d’une température de 3700°C vont être capturés par les atomes de Fluor en absorbant
les calories stockées dans l’arc, ce qui permet le refroidissement rapide de l’arc et par conséquent son
extinction.

3.6. Coupure sans arc


Le développement moderne des recherches en matériaux, surtout le domaine des semi-conducteurs a permis
de réussir une coupure de courant sans l’apparition d’arc. La coupure est presque idéale vu l’absence des
agents extérieurs. L’utilisation des varistances caractérisées par des résistances variables par la variation du
courant, c’est avérée une solution idéale pour limiter les forts courants. La CTP (Cœfficient de Température
Positif, en anglais PTC, Positive Température Cœfficient) c’est une thermistance dont la résistance
augmente fortement avec la température dans une plage de température limitée. Pour cette raison, elle est
utilisée pour limiter le courant, si le courant augmente dans le cas d’une sur charge ou un court-circuit, la
température monte du fait de l'effet Joule. La résistance CTP s’accroît avec la température et limite le
courant.
L’inconvénient majeur des semi-conducteurs, ce sont les limites dues aux contraintes thermiques. Sur le
plan technologique, ce procédé est utilisé en parcimonie et dans des domaines spécifiques limités par le
niveau des courants supportés par le semi-conducteur.
3.7. Choix de la technique de coupure
Le tableau suivant présente les différentes techniques de coupure et l’appareillage correspondant ainsi que
les rapports entre l’énergie de coupure et l’énergie efficace.

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