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Rapport Echangeur de Chaleur (Saddouk, Lemsyeh)

Le document traite des échangeurs de chaleur, en se concentrant sur les échangeurs à plaques, leur fonctionnement, leurs avantages et inconvénients, ainsi que leur classification selon le sens d'écoulement. Il aborde également les applications industrielles et domestiques des échangeurs de chaleur, ainsi que des fournisseurs au Maroc. Enfin, il présente une démarche de dimensionnement et les méthodes de transfert thermique associées.

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Rapport Echangeur de Chaleur (Saddouk, Lemsyeh)

Le document traite des échangeurs de chaleur, en se concentrant sur les échangeurs à plaques, leur fonctionnement, leurs avantages et inconvénients, ainsi que leur classification selon le sens d'écoulement. Il aborde également les applications industrielles et domestiques des échangeurs de chaleur, ainsi que des fournisseurs au Maroc. Enfin, il présente une démarche de dimensionnement et les méthodes de transfert thermique associées.

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Dimensionnement d’un système énergétique :

Echangeur de chaleur à plaque

Rédigé par Encadré par


SADDOUK FATIMA-ZAHRA M. BAKKAS
LEMSYEH AYA

1
Table des matières
Chapitre 1 : Généralité sur les échangeurs de chaleur ............................................................................. 3
1. Les types des échangeurs de chaleur : ................................................................................................ 4
1.1. Les Echangeurs tubulaires :......................................................................................................... 4
1.2. Échangeur à Plaques : ................................................................................................................. 5
1.3. Échangeur à ailettes :.................................................................................................................. 6
2. Les avantages et les inconvénients des échangeurs à plaque : ......................................................... 7
2.1. Avantages : ......................................................................................................................................... 7
2.2. Inconvénients : ................................................................................................................................... 7
3. Classification des échangeurs selon le sens d’écoulement : ............................................................... 7
3.1. Échangeur à co-courant : ............................................................................................................ 7
3.2. Échangeur à courant croisé :....................................................................................................... 8
3.3. Échangeur à contre-courant : ..................................................................................................... 8
4. Application des échangeurs de chaleur:.............................................................................................. 9
5. L’angle de chevron : ......................................................................................................................... 11
6. Calcul du cout d’un échangeur de chaleur : ..................................................................................... 11
Chapitre 2 : Transfert thermique. ........................................................................................................... 13
o La Méthode de Nombre d’Unité de transfert ( NUT) ; .............................................................. 13
o La Méthode de la différence de température moyenne logarithmique (DTML) : .................... 13
o L’approche numérique et stimulation :..................................................................................... 13
1. Transfert thermique :........................................................................................................................ 14
2. Coefficient de transfert de chaleur : ................................................................................................ 14
2.1. Nombre de Nusselt : ................................................................................................................. 14
3. Convection forcée : .......................................................................................................................... 14
3.1. Ecoulement laminaire : ............................................................................................................. 15
3.2. Ecoulement Turbulent : ........................................................................................................... 15
4. Convection libre : .............................................................................................................................. 16
Conclusion :............................................................................................................................................... 16
Chapitre 3 : Démarche de dimensionnement. ........................................................................................ 17
1. Organigramme de calcul : ................................................................................................................ 17
2. Etude de dimensionnement d’un échangeur de chaleur à plaque: ................................................. 18
2.1. Calcul initial :............................................................................................................................. 18
2.2. Calcul itératif :........................................................................................................................... 20
Conclusion : .............................................................................................................................................. 22

2
Chapitre 1 : Généralité sur les échangeurs de chaleur
Le principe des échangeurs de chaleur repose sur la circulation de deux fluides à travers des conduits
permettant un contact thermique. En général, ces fluides sont séparés par une paroi métallique qui favorise le
transfert de chaleur. L'un des fluides, plus chaud, cède de la chaleur à l'autre, plus froid, entraînant ainsi son
refroidissement tandis que le fluide froid se réchauffe.

Ce transfert thermique dépend de plusieurs facteurs, notamment la surface d’échange entre les fluides, les
températures d’entrée, ainsi que les propriétés thermiques des fluides comme leur chaleur spécifique et leur
conductivité thermique. De plus, les coefficients d’échange par convection jouent un rôle clé, car ils varient en
fonction de la configuration des écoulements. C'est pourquoi l’étude de ces systèmes nécessite une analyse
approfondie en mécanique des fluides afin d’optimiser leur performance.

Figure 1: Echangeur de chaleur

3
1. Les types des échangeurs de chaleur :

Les échangeurs de chaleur se déclinent en plusieurs types en fonction de leur conception et de leur mode
de fonctionnement, la présence ou non d’un changement de phase, et la structure de l’échangeur. Voici
les principaux types :

1.1. Les Echangeurs tubulaires :

Échangeur à Coque et Tubes (Shell & Tube) : Ce type d’échangeur est le plus couramment utilisé dans
l’industrie, notamment dans les raffineries et les centrales thermiques. Il est
composé d’une calandre (coque) contenant un faisceau de tubes où l’un des fluides circule à l’intérieur des
tubes, tandis que l’autre s’écoule autour dans la calandre. Il peut être
configuré en plusieurs passes pour améliorer l’efficacité thermique. Bien qu’il offre une grande surface
d’échange et résiste aux hautes pressions et températures, il est volumineux, coûteux et peut s’encrasser
facilement.

Figure 2 : Echangeur tubulaire à coque et tube.

Échangeur à Double Tube (Tube-in-Tube) : Cet échangeur est constitué de deux tubes
concentriques où un fluide circule dans le tube intérieur et l’autre dans l’espace annulaire entre les tubes. Il
est particulièrement adapté aux petits débits et aux grandes différences de température. Grâce à sa
conception simple, il est facile à nettoyer et efficace pour les fluides visqueux. Cependant, sa surface
d’échange est limitée, ce qui le rend inadapté aux applications nécessitant des transferts thermiques
élevés.

Figure 3 : Echangeur tubulaire à double tube.

4
Échangeur Tubulaire Spiralé : Dans cet échangeur, les tubes sont enroulés en hélice, ce qui optimise la
répartition des flux et réduit les pertes de charge. Il est principalement utilisé dans les industries chimiques
et alimentaires, où il offre un bon transfert de chaleur tout en minimisant l’encrassement. Compact et
efficace, il est cependant plus complexe à fabriquer et peut être difficile à nettoyer si les dépôts se forment
à l’intérieur des tubes.

Figure 4 : Echangeur tubulaire spiralé.

1.2. Échangeur à Plaques :

Il est constitué d’un ensemble de plaques métalliques minces empilées, séparées par des joints ou des
interstices, formant des canaux où circulent les fluides. Un fluide chaud et un fluide froid alternent entre
ces plaques, permettant un échange thermique efficace grâce à une grande surface de contact.

Échangeur à Plaques Brasé : Dans ce type d’échangeur, les plaques sont soudées entre elles au moyen
d'un brasage à haute température, généralement en cuivre ou en acier inoxydable. Cette conception
compacte et robuste permet de supporter des pressions et des températures élevées, ce qui le rend idéal
pour les circuits de réfrigération et les applications industrielles. Toutefois, son principal inconvénient est
qu’il n’est pas démontable, ce qui complique l’entretien et le nettoyage en cas d’encrassement.

Figure 5: Échangeur à Plaques Brasé

Échangeur à Plaques Soudé : Contrairement à l’échangeur brasé, cet échangeur utilise une soudure
complète sans matériau de brasage, ce qui le rend encore plus résistant aux hautes températures et aux
fluides agressifs. Il est souvent utilisé dans les industries pétrochimiques et les centrales énergétiques.
Son efficacité thermique est excellente, mais il est également non démontable, ce qui rend sa
maintenance plus difficile.

5
Figure 6 :Échangeur à Plaques Soudé.

Échangeur à Plaques et Joints Semi-Soudé : Ce modèle combine des plaques soudées en paires pour
supporter des pressions élevées, tout en conservant la possibilité de démontage pour l’entretien grâce aux
joints présents entre les paires de plaques. Il est utilisé lorsque l’un des fluides est agressif ou sous haute
pression, comme dans les systèmes de réfrigération au CO₂. Bien qu’il offre un bon compromis entre
résistance et entretien, il reste plus coûteux que les modèles entièrement démontables.

Figure 7 :Échangeur à Plaques et Joints Semi-Soudé.

1.3. Échangeur à ailettes :


Dans cet échangeur, des ailettes métalliques sont fixées sur les surfaces des tubes ou des plaques afin
d’augmenter la surface d’échange thermique et d’améliorer le transfert de chaleur entre un fluide (air, gaz,
liquide) et une paroi métallique.

Le fluide chaud transfère son énergie à la paroi métallique, qui à son tour la diffuse dans l’air ou un autre
fluide via les ailettes, accélérant ainsi le refroidissement ou le chauffage.

6
Figure 8: Echangeur à ailettes

2. Les avantages et les inconvénients des échangeurs à plaque :

2.1. Avantages :

• Compacité : Surface d’échange élevée par rapport à leur volume, ce qui les rend efficaces dans des
espaces restreints.
• Grande efficacité thermique : Grâce à la large surface de contact entre les fluides et aux écoulements en
contre-courant qui maximisent le transfert de chaleur.
• Facilité d’entretien : Les plaques sont démontables, ce qui facilite la maintenance et le nettoyage.

2.2. Inconvénients :

• Limitation de la pression : Les échangeurs à plaques ne supportent pas des pressions aussi élevées que
les échangeurs tubulaires.
• Sensibilité à l’encrassement : La conception des plaques peut entraîner l’accumulation de dépôts.

Nous présentons dans le tableau ci-dessous une comparaison entre les échangeurs à plaque, tubulaire et les
échangeurs à ailette :

Critère Échangeur à plaques Échangeur tubulaire Échangeur à ailettes


Compacité Très élevée Moyenne Faible
Efficacité Très élevée Moyenne Moyenne
Maintenance Facile Difficile Difficile
Pression supportée Faible à moyenne Élevée Faible
Coût Moyen Difficile* Moyen

3. Classification des échangeurs selon le sens d’écoulement :

3.1. Échangeur à co-courant :


7
Dans cet échangeur, le fluide chaud et le fluide froid entrent côte à côte dans l’échangeur et s’écoulent
parallèlement dans la même direction. Au fur et à mesure de leur progression, le fluide chaud transfère de la
chaleur au fluide froid à travers une paroi séparatrice.

Figure 9: Echangeur à courant parallèle ou co-courant.

3.2. Échangeur à courant croisé :

Un échangeur de chaleur à courants croisés est un type d'échangeur de chaleur dans lequel les deux
fluides circulent perpendiculairement l'un à l'autre. Cela signifie que le fluide chaud et le fluide froid entrent
dans l'échangeur de chaleur de côtés opposés et circulent perpendiculairement l'un à l'autre. Dans un
échangeur de chaleur à courants croisés, les fluides sont généralement séparés par un matériau de transfert
de chaleur, tel qu'un échangeur de plaques, des tubes, ou des ailettes. Ce matériau permet un transfert de
chaleur efficace entre les deux fluides tout en les empêchant de se mélanger.

Figure 10: Echangeur à courant croisé.

3.3. Échangeur à contre-courant :


Un échangeur de chaleur à contre-courant est un dispositif dans lequel les deux fluides circulent en sens
opposé. Autrement dit, le fluide chaud entre dans l’échangeur à l’extrémité opposée de celle où entre le fluide
froid, et ils s’écoulent en directions inverses tout au long du système. Cette configuration permet de maintenir
une différence de température élevée entre les fluides sur toute la longueur de l’échangeur, optimisant ainsi le
transfert thermique.

8
Figure 11 : Echangeur de chaleur à contre-courant.[1]

4. Application des échangeurs de chaleur:

Les échangeurs de chaleur sont utilisés dans une multitude d’applications industrielles et domestiques.
Ces systèmes jouent un rôle fondamental dans l’amélioration de l’efficacité énergétique et la réduction des
pertes thermiques. Que ce soit dans l’industrie énergétique, le secteur agroalimentaire, la climatisation,
l’automobile ou encore l’électronique, les échangeurs de chaleur permettent d’optimiser les performances
des équipements tout en réduisant la consommation d’énergie. Voici quelques applications des échangeurs
de chaleur dans le domaine de l’industrie et domestique :

• Industrie énergétique :
Dans les centrales thermiques et nucléaires pour récupérer et transférer la chaleur dans les circuits de
refroidissement. Ils sont utilisés dans la cogénération, où la chaleur des gaz d’échappement est utilisée pour
produire de l’électricité et du chauffage.

• Chauffage, Ventilation et Climatisation (HVAC):


Les échangeurs de chaleur sont présents dans les chaudières et radiateurs pour assurer l’échange
thermique entre l’eau chaude et l’air ambiant. Ils sont aussi utilisés dans les pompes à chaleur pour
transférer la chaleur entre l’intérieur et l’extérieur des bâtiments. Enfin, les systèmes de ventilation double
flux exploitent ces dispositifs pour récupérer la chaleur de l’air extrait et préchauffer l’air frais entrant,
améliorant ainsi l’efficacité énergétique.

• Industrie Automobile et Aéronautique :


Les radiateurs de moteur dissipent la chaleur vers l’air ambiant, tandis que les échangeurs air-air et air-
liquide permettent le refroidissement des turbocompresseurs afin d’optimiser leurs performances. De plus,
les condenseurs et évaporateurs intégrés aux circuits de refroidissement garantissent un bon fonctionnement
des systèmes de climatisation des véhicules.

9
• Électronique et Informatique :
Les échangeurs de chaleur sont utilisés pour éviter la surchauffe des équipements. Ils assurent le
refroidissement des serveurs et data centers en utilisant des systèmes air-eau. Ils sont aussi intégrés aux
supercalculateurs pour réguler la température et prévenir tout risque de détérioration des composants
sensibles.
• Secteur Médical et Pharmaceutique :
Ils sont utilisés dans les autoclaves pour générer de la vapeur stérilisante et assurer une désinfection
efficace des instruments médicaux. Ils interviennent aussi dans la cryogénie et la conservation, où ils
régulent la température des fluides médicaux et du matériel biologique pour préserver leur intégrité.

Au Maroc, plusieurs entreprises spécialisées proposent des échangeurs de chaleur adaptés à


divers besoins industriels et commerciaux. La majorité des échangeurs de chaleur vendus au
Maroc sont importés, et les entreprises marocaines jouent surtout un rôle de distributeur,
installateur et intégrateur. Voici une liste de quelques fournisseurs :
• CASATHERM : Avec plus de 40 ans d'expérience, CASATHERM offre une
expertise en services énergétiques, notamment des échangeurs de chaleur
à plaques.
● VM distribution : Spécialisée dans la distribution d'équipements
thermiques, VM Distribution propose des échangeurs de chaleur à
plaques brasées pour le chauffage, le refroidissement et la récupération de
chaleur.
● AQUACONCEPT : Fournisseur de solutions pour piscines et spas,
AquaConcept propose des échangeurs de chaleur pour le chauffage des
piscines.
● ATLAS TABRID : Spécialisé dans l'importation et la distribution
d'équipements de réfrigération et de climatisation, Atlas Tabrid offre
également des échangeurs de chaleur
● FXL : Distributeur des échangeurs de chaleur Alfa Laval, notamment le
modèle T21, adapté à une vaste gamme d'applications.
● SMEE : Fabricant sur mesure, SMEE conçoit des échangeurs de chaleur
adaptés aux besoins spécifiques de ses clients, incluant des radiateurs et des
échangeurs à ailettes.
● AQUA6: Fournisseur d'échangeurs de chaleur multitubulaires en titane
pour piscines et spas, compatibles avec divers systèmes de chauffage.
● SPIRAX SARCO NWA : Offre des solutions d'échangeurs de chaleur
tubulaires et à plaques, sécurisées, efficaces et stériles pour le transfert de
chaleur dans diverses industries.

10
5. L’angle de chevron :
La disposition des plaques n'est pas définie de la même manière que dans les échangeurs tubulaires. Pour
les échangeur à plaque c'est plutôt l'angle de chevron ou l’angle de cannelures des plaques, c’est l’angle
formé entre les ondulations (ou nervures) de la plaque et l’axe horizontal de l’échangeur. Il influence
directement le transfert thermique et la perte de charge :
L’angle de chevron faible (≈ 30° - 45°) : dans un échangeur de chaleur à plaques permet un
écoulement plus laminaire du fluide, ce qui réduit la turbulence et diminue la perte de charge. Cette
configuration est avantageuse car elle nécessite moins d’énergie pour le pompage, ce qui améliore
l’efficacité énergétique du système. De plus, elle facilite le nettoyage et l’entretien, car l’accumulation de
dépôts est moins importante. Elle est donc particulièrement adaptée aux fluides visqueux ou chargés,
comme les huiles thermiques ou l’eau de mer, et aux applications où la maintenance fréquente est
nécessaire. Cependant, cette disposition présente un transfert thermique moins efficace, car le fluide circule
plus régulièrement avec moins de mélange, ce qui limite l’échange de chaleur entre les plaques.

L’angle de chevron élevé (≈ 60° - 65°) : il favorise un écoulement plus turbulent, ce qui
améliore considérablement le transfert thermique. Cette disposition permet d’obtenir une meilleure efficacité
énergétique en maximisant les échanges de chaleur entre les fluides. Elle est particulièrement adaptée aux
applications où une forte performance thermique est requise, comme dans les systèmes de réfrigération, les
centrales thermiques ou les échangeurs de récupération de chaleur. Cependant, cette efficacité accrue a un
coût : la perte de charge est plus élevée, ce qui signifie que le système a besoin de plus d’énergie pour faire
circuler le fluide. De plus, l’entretien est plus complexe, car l’augmentation des turbulences peut entraîner
une accumulation plus rapide des dépôts sur les plaques, nécessitant un nettoyage plus fréquent.

Figure 12 : L'angle de chevron.[2]

6. Calcul du cout d’un échangeur de chaleur :

Formule Empirique Simplifiée

𝐶 = 𝑎 × 𝐴𝑏 [3]
11
• C : Coût estimé de l'échangeur (en euros)
• A : Surface d'échange thermique (en mètres carrés)
• a, b : Coefficients empiriques dépendant du type d’échangeur
▪ Le coefficient a est le prix de référence pour 1 m². Le coefficient b < 1 traduit une économie d'échelle : quand la surface
double, le coût n'est pas multiplié par deux, mais par un facteur plus faible.

Formule détaillée de type industriel


𝐶𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡 = 𝑘 × 𝑨𝒏 × 𝐹𝑚𝑎𝑡 × 𝐹𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 × 𝐹𝑡𝑦𝑝𝑒 [3 ]

• Cachat: Coût d'achat total estimé


• K : Coût de base unitaire d’un échangeur standard (en €/m²)
• A : Surface d'échange thermique
• n : Coefficient d'échelle (<1)
• F mat : Coefficient de correction selon le matériau (inox, cuivre...)
• F pression : Coefficient selon la pression de service
• F type : Coefficient selon le type (tubulaire, plaques...)

Détail des coefficients :


• K : Coût de base pour une unité de surface (référence)
• n : Coefficient qui traduit l'économie d'échelle : plus la surface est grande, plus le coût
augmente lentement.
• F mat: Si on passe d’un matériau standard à un matériau spécial, ce facteur augmente (ex :
inox = 1.1, cuivre = 1.3)
• F pression: Plus la pression de service est élevée, plus le facteur augmente.
• F type : Dépend du type d’échangeur utilisé (valeurs typiques : tubulaire = 1.0, plaques = 0.95,
ailettes = 1.1).

Coût des Matériaux


𝐶𝑚𝑎𝑡 = ρ × 𝑉 × 𝑃𝑚𝑎𝑡

• ρ: Densité du matériau (kg/m³)


• V : Volume total utilisé (m³)
• P mat : Prix du matériau (€/kg)

Coût Indirect (Administration, Gestion...)

𝐶𝑖𝑛𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡 = 0.2 × (𝐶𝑚𝑎𝑡 + 𝐶𝑓𝑎𝑏)


Représente 20 % des coûts directs : frais de gestion, bureaux d'études, etc. Les coûts indirects sont souvent
forfaitaires. 20 % est une moyenne utilisée dans l'industrie pour estimer la charge non technique.

Formule Industrielle Complète

𝐶 = 𝑐 × 𝑆 × 𝐹0 × 𝐹1 × 𝐹2 × 𝐹3 × 𝐹4 × (𝐹5 + 𝐹6)
• c : Coût unitaire de référence (en €/m²)
• S : Surface d’échange thermique
• F0 : Type d'échangeur
• F1 : Matériau
• F2 : Pression
• F3 : Température
• F4 : Complexité de conception
12
• F5 : Main d’œuvre
• F6 : Accessoires et structure

C’est une version détaillée avec toutes les corrections possibles selon les conditions de service. La formule
permet une personnalisation précise du coût, adaptée aux réalités industrielles.

Chapitre 2 : Transfert thermique.

Le dimensionnement d’un échangeur de chaleur est une étape importante pour assurer un bon
fonctionnement et une meilleure efficacité énergétique. Le dimensionnement consiste à déterminer les
caractéristiques géométriques et thermiques optimales afin de garantir un transfert de chaleur entre les deux
fluides, tout en minimisant les pertes énergétiques. Cette démarche repose sur plusieurs paramètres,
notamment la puissance thermique à transférer, le débit, les températures d’entrée et de sortie des fluides,
leurs propriétés thermophysiques (chaleur spécifique, conductivité thermique, viscosité) et les coefficients
d’échange thermique.
Le dimensionnement d’un échangeur de chaleur nécessite une approche méthodique combinant des calculs
thermiques, hydrauliques et mécaniques pour répondre aux exigences spécifiques de chaque application.
Parmi ces approches, on trouve les approches analytiques comme la Méthode de Nombre d’Unité de transfert
(NUT), ou la Méthode de la différence de température moyenne logarithmique (DTML). On trouve aussi
l’approche numérique et de simulation qui se base sur l’utilisation des logiciels de simulation thermique comme
COMSOL, ANSYS FLUENT et TRNSYS.

o La Méthode de Nombre d’Unité de transfert ( NUT) ;


Cette méthode se repose sur le calcul du nombre d’unités de transfert thermique (NTU) et de l’efficacité
de l’échangeur pour estimer sa performance. Elle est particulièrement utile lorsque les températures de sortie
des fluides ne sont pas connues. Son principal avantage est sa simplicité
d’application, notamment pour les configurations standards comme les échangeurs à flux croisés ou à contre-
courant. Cependant, elle est moins précise pour des systèmes complexes avec des variations importantes de
température ou de débit.

o La Méthode de la différence de température moyenne logarithmique


(DTML) :
Cette méthode se base sur la moyenne logarithmique des différences de température entre les fluides à
l’entrée et à la sortie de l’échangeur. Elle permet de calculer la surface d’échange thermique nécessaire pour
un transfert de chaleur donné. Facile à appliquer en régime stationnaire, elle est particulièrement adaptée aux
échangeurs à contre-courant ou co-courant. Toutefois, elle ne prend pas en compte les variations locales de
température et devient moins efficace pour les configurations plus complexes ou les systèmes en régime
stationnaire.

o L’approche numérique et stimulation :


En utilisant de logiciels comme ANSYS Fluent, COMSOL ou TRNSYS, permet de modéliser précisément
le comportement des fluides et les transferts thermiques au sein de l’échangeur. Elle est idéale pour analyser
des géométries complexes, des écoulements turbulents ou des systèmes en régime transitoire. Cette
méthode offre une grande précision et une flexibilité accrue, mais elle nécessite des ressources informatiques
importantes et une expertise technique avancée. Elle est souvent privilégiée pour des applications
industrielles complexes ou pour optimiser la conception des échangeurs de chaleur dans des conditions de
fonctionnement variables.

13
1. Transfert thermique :
Le transfert thermique est un phénomène fondamental en thermodynamique qui joue un rôle important
dans de nombreux domaines tels que l’ingénierie, l’architecture et les sciences de [Link] désigne le
mouvement de chaleur d’un corps à un autre en raison de la différence de température Le transfert thermique
fait référence au processus de déplacement de chaleur entre deux systèmes ou objets qui sont à des
températures différentes.
Conduction : La conduction est la propagation de la chaleur de molécules à molécules (ou d'atomes à
atomes ou d'ions à ions) dans un corps ou dans plusieurs corps adjacents sans qu'il y ait mouvement de ce
milieu. Le processus de transfert de chaleur par conduction s’appuie sur un milieu matériel sans mouvement
ou déplacement de matière. Il est dû à des phénomènes microscopiques (agitation des atomes ou des
molécules). La conduction peut être vue comme transfert d’énergie de proche en proche entre les particules
les plus agités (les particules chaudes ayant une énergie de vibration élevée) et les particules les moins agités
(les particules froides ayant une énergie de vibration moins élevée).

Convection : La convection est le mode de transfert thermique permettant de réaliser les échanges
thermiques grâce à des mouvements macroscopiques de matière dans un fluide (écoulements de liquide ou de
gaz). On distingue deux types de convection :
➢ La convection libre ou naturelle : le fluide est mis en mouvement sous le seul effet des différences de
masse volumique résultant des différences de températures sur les frontières et d’un champ de forces
extérieures (la pesanteur).
➢ La convection forcée : le mouvement du fluide est induit par une cause indépendante des différences
de température (pompe, ventilateur, …). L’étude du transfert de chaleur par convection permet de déterminer
les échanges de chaleur se produisant entre un fluide et une paroi.

Rayonnement : Le transfert de chaleur par rayonnement est le transfert de chaleur par l’intermédiaire d’un
champ électromagnétique dans un milieu vide ou semi-transparent. Le transfert de chaleur ne nécessite pas
du support matériel.

2. Coefficient de transfert de chaleur :


Le coefficient de transfert thermique par convection h (W/m²·K) est un paramètre clé dans le calcul des
performances des échangeurs de chaleur. Il représente la capacité d’un fluide à transférer la chaleur par
convection. Son calcul dépend de plusieurs facteurs, notamment le type d’écoulement (laminaire ou turbulent),
la géométrie de l’échangeur et les propriétés thermo-physiques du fluide.
L’analyse du transfert thermique par convection s’appuie sur des nombres adimensionnels tels que le
nombre de Nusselt (Nu), qui exprime le rapport entre le transfert de chaleur par convection et celui par
conduction. Dans le cas de la convection forcée, le mouvement du fluide est généré par une source externe
(ventilateur, pompe), et l’évaluation du coefficient de convection repose sur des corrélations impliquant les
nombres de Reynolds (Re) et de Prandtl (Pr).

2.1. Nombre de Nusselt :


On peut établir une relation entre le coefficient d'échange de chaleur, h, et le gradient de température à la paroi,
comme à l'interface (y=0) la chaleur s'écoule seulement par conduction, quand la vitesse du fluide est faible, en
écrivant :
∂𝑇
𝑄 = −λ𝑆 ∂𝑦 | = ℎ𝑆(𝑇𝑝 − 𝑇∞ )
𝑦=0
Le nombre de Nusselt peut être interprété physiquement comme étant le rapport du gradient de température dans le
fluide en contact immédiat avec la surface solide sur le gradient de température de référence :
𝜕𝑇
− | ⋅𝐿
ℎ𝐿 𝜕𝑦 𝑦=0
𝑁𝑢 = = [4]
λ 𝑇𝑝 − 𝑇∞

3. Convection forcée :
14
La convection forcée est un mode de transfert de chaleur où le mouvement du fluide est imposé par une
source externe, comme une pompe, un ventilateur ou un écoulement dans un conduit.

3.1. Ecoulement laminaire :


L'écoulement laminaire est un état où les particules du fluide se déplacent en couches lisses et
parallèles, Si le nombre de Reynolds est inférieur à environ 2300, le flux à l'intérieur des tubes sera donc
laminaire.
Dans la plupart des cas, h est obtenu à partir du nombre de Nusselt (Nu) et le nombre de
Reynolds(Re), la conductivité thermique du fluide (k) et une dimension caractéristique (di) :

ℎ𝑑𝑖
𝑁𝑢 = 𝑘
=7.54
Nu=7.54 pour écoulement laminaire pleinement développé entre plaques parallèles à paroi à
température constante.
Dans un tube long et lisse pour un flux uniforme ou différence de température constante : Nu = 4.36
Température de la surface constante : Nu = 3.66.[5]

3.2. Ecoulement Turbulent :

Pour les flux à l’intérieure des tubes qui sont des écoulements turbulents, le coefficient h peut être
déterminé à partir de la relation suivante :

ℎ𝑑𝑖
𝑁𝑢 = = 0.023 ⋅ 𝑅𝑒 0.8 ⋅ 𝑃𝑟 0.33
𝑘

Figure 13: corrélation pour le calcul de coefficient de transfert de chaleur.[4]

15
4. Convection libre :
La convection libre, aussi appelée convection naturelle, est un mode de transfert de chaleur
dans lequel le mouvement du fluide est induit par les différences de densité dues aux variations de
température, sans intervention d’une force externe comme une pompe ou un ventilateur.
Il est déjà mentionné qu'une corrélation de trois nombres adimensionnels (en l'occurrence: Re, Pr et
Nu) est nécessaire afin de décrire un phénomène de transfert de chaleur par convection forcée. Dans
le cas de la convection naturelle ou libre, les nombres adimensionnels sont ceux de Rayleigh,
Grashoff et Prandtl. On notera que le nombre de Rayleigh a remplacé celui de Reynolds pour la
détermination du régime d'écoulement (laminaire ou turbulent).

• Le nombre de Grashof (Gr) est un nombre adimensionnel qui caractérise l'importance des
forces de flottabilité (dues aux différences de densité) par rapport aux forces de viscosité
dans un écoulement.

𝑔β(𝑇𝑠 − 𝑇𝑓 )𝐿3
𝐺𝑟 =
ν2
Avec :
• g: accélération de la pesanteur (m/s²),
• β : coefficient de dilatation thermique du fluide (K−1^{-1}−1)
Pour un gaz
parfait : β=1/T
Ts : température de la surface
(k)
• Tf : température du fluide environnant (K),
• L : longueur caractéristique de l’écoulement (m),
• ν : viscosité cinématique du fluide (m²/s).

Le tableau ci-dessous donne des formules pratiques pour estimer h en convection naturelle dans
différentes situations, en tenant compte de la géométrie et du régime d’écoulement.

Figure 14: Corrélations pour le calcul du coefficient de transfert de chaleur.[5]

Conclusion :
Le calcul du coefficient de transfert thermique par convection est essentiel pour analyser et optimiser les
échanges de chaleur dans divers systèmes. Qu'il s'agisse de convection forcée ou libre, l'utilisation des
nombres adimensionnels permet d'établir des corrélations fiables pour estimer ce coefficient en fonction des
conditions d’écoulement et des propriétés du fluide. Une meilleure compréhension de ces mécanismes
contribue à l’amélioration de l’efficacité énergétique des équipements thermiques et industriels.

16
Chapitre 3 : Démarche de dimensionnement.

1. Organigramme de calcul :
Un organigramme des relations pour le dimensionnement d’un échangeur de chaleur, montre les
étapes clés et les relations entre les grandeurs physiques à prendre en compte lors du dimensionnement d’un
échangeur à chaleur.

Figure 15 : Organigramme pour le dimensionnement de l'échangeur

Cet organigramme résume les étapes clés pour dimensionner un échangeur de chaleur :
de l’analyse des besoins thermiques au choix du type d’échangeur (tubulaire ou à plaques), en passant par le
calcul des surfaces, du coefficient global d’échange et la vérification des pertes.

Avant d'entamer la partie du dimensionnement, il faut élaborer plusieurs hypothèses pour qu’on
puisse effectuer une étude, ces hypothèses sont :
• L’échangeur fonctionne en régime permanent à simple passe
• Le flux principal est réparti de manière égale dans les canaux qui composent chaque passage.
• Le profil de vitesse dans les canaux est uniforme
• La perte de chaleur à l’extérieur est négligeable
• L’écoulement est monophasique (pas de changement de phase)
• Les propriétés physiques des fluides restent constantes tout au long du processus .

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ÉTAPE 1 – Entrée des Données:
• Débits massiques des fluides (chaud et froid)
• Températures d’entrée et de sortie des deux fluides.
• Propriétés physiques des fluides (masse volumique, viscosité, chaleur spécifique, conductivité
thermique)
• Coefficient global d’échange thermique initial estimé : U0.
• Caractéristiques géométriques des plaques :
longueur, largeur, espacement, type de motif (chevrons, etc.)

ÉTAPE 2 – Calcul Initial de la Surface d’Échange (A₀):

• Calcul de la puissance thermique échangée :


• Q=m * Cp *ΔT
• Calcul de la différence de température logarithmique moyenne (ΔTlm) :
• ΔTlm= (ΔT 1 - ΔT2)/ln(ΔT1/ΔT2)
• ΔT 2= Tce- Tfe et ΔT 1 =Tcs - Tfs
• Tce, Tcs : températures à l’entré et la sortie du fluide chaud.
• Tfe, Tfs : températures à l’entré et la sortie du fluide froid.
• Calcul de la surface d’échange initiale :
• A0=Q* U0*ΔTlm (1)
• Choix du modèle de plaque adapté parmi les modèles existants (dimensions standard, type de profil,
nombre de canaux…)

ETAPE 3 – Calcul des Coefficients de Transfert de chaleurs:


• Calcul des coefficients (hc et hf) à partir des corrélations.
• Calcul du coefficient global de transfert de chaleur (U1).

ETAPE 4 - Réitération du calcul de A :


• Utiliser la formule (1) pour le calcul de la surface d’échange A.
• Reprendre l’étape 2 ,3 refaire la suite jusqu’à un certain nombre d’itération.

Étape 5. Calcul de la Perte de Charge et Comparaison:


• Calcul de la perte de charge dans l'échangeur.
• Comparaison avec la perte de charge admissible :
• Si Perte de charge ≤ Perte admissible : Configuration acceptable.
• Si Perte de charge > Perte admissible : Ajuster la surface d'échange ou la géométrie.

2. Etude de dimensionnement d’un échangeur de chaleur à plaque:


2.1. Calcul initial :
• Calcul Initial de la Surface d’Échange (A₀):

On commence par le calcul de la différence de


température moyenne logarithmique

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(𝑻𝒄𝒆 − 𝑻𝒇𝒔) − (𝑻𝒄𝒔 − 𝑻𝒇𝒆)
ΔTm = [6]
𝑻𝒄𝒆 − 𝑻𝒇𝒔
𝒍𝒏( )
𝑻𝒄𝒔 − 𝑻𝒇𝒆

On calcule la quantité de chaleur du système :

𝑄𝑐ℎ𝑎𝑢𝑑 = ṁc ∗ 𝐶𝑝𝑐ℎ𝑎𝑢𝑑 ∗ (𝑇𝑐𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒 − 𝑇𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 )

Supposons que la perte de charge est négligeable, et on applique le bilan thermique pour déterminer
le débit massique du fluide froid :
|Qchaud| = 𝑄𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 =Q
Avec :
𝑄𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 = ṁf ∗ 𝐶𝑝𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 ∗ (𝑇𝑓𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒 − 𝑇𝑓𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒 )
Alors :
|Qchaud|
ṁf =
𝐶𝑝𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 (𝑇𝑓𝑠−𝑇𝑓𝑒)

La surface d’échange initiale est de :

Q
A0 = [6]
𝑈0∗ΔTm
Après détermination de la surface d’échange A0 et selon le modèle convenable choisi on
détermine les différents paramètres de l’échangeur initial.

Puis on passe au calcul du coefficient d’échange global U1 :


Le coefficient global de transfert de chaleur combine les résistances thermiques des fluides chaud et
froid ainsi que celle de la paroi (plaque), et due à la résistance de l’encrassement, dans l’enceinte
chaude et froide de la plaque, Le coefficient de l’échangeur global :

1
𝑈= 1 𝑒 1 [6]
+𝑅𝑒𝑐+ + +𝑅𝑒𝑓
ℎ𝑓 λp ℎ𝑐
• hf : coefficient de convection côté fluide froid
• hc: coefficient de convection côté fluide chaud
• λp: conductivité thermique de la paroi
• e: épaisseur de la plaque
• Rec, Ref : résistances d’encrassement (côté chaud et froid)

On passe au calcul des corrélation :

Pour le nombre de Reynolds

𝒎̇ 𝒄
La vitesse des fluides : 𝒗𝒄 = 𝛒
𝒄 ⋅𝒏⋅𝒍⋅𝒅𝒉

𝒎̇ 𝒇
𝒗𝒇 = 𝛒
𝒇 ⋅𝒏⋅𝒍⋅𝒅𝒉

Pour le nombre de Reynolds

𝝆×𝑽𝒄×𝑫𝒉
𝑹𝒆𝒄 =
𝝁

Au niveau du paroi :

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𝑻𝒇𝒎+𝑻𝒄𝒎
Tp= 𝟐

𝛍 ⋅𝑪𝒑
Pour le nbr de Prandtl 𝑷𝒓 =
𝛌
𝝁𝒄 ⋅𝑪𝒑𝒄
Fluide chaud : 𝑷𝒓𝒄 = 𝝀𝒄
𝝁𝒇 ⋅𝑪𝒇
Fluide froid : 𝑷𝒓𝒇 =
𝝀𝒇

La corrélation pour le calcul de nombre de Nusselt d’un échangeur à plaque est donnée par une relation qui dépend
du type d’écoulement.

On prendra la résistance d’encrassement par Renc et Rencf

Donc les coefficients d’échange du fluide froid et chaud sont :

𝑁𝑢𝑓 ⋅λ𝑓
ℎ𝑓 =
𝐷ℎ

𝑁𝑢𝑐 ⋅λ𝑐
ℎ𝑐 =
𝐷ℎ

Après le calcul de toutes les relations nécessaires, on passe au calcul du nouveau coefficient global d’échange :

1
𝑈0 = 1 𝑒 1
+𝑅𝑒𝑐+ + +𝑅𝑒𝑓
ℎ𝑓 λp ℎ𝑐

2.2. Calcul itératif :

Après le calcul initial des différents paramètres nécessaires au calcul itérative en passe au calcul sur
MATLAB pour déterminer la surface d’échange et le nombre de plaque nécessaire à un échangeur de
chaleur à plaque optimisé.

% Nettoyage de l’environnement
clc;
clear;
close all;

% Données générales
Q = ...; % Puissance thermique échangée [W]
dTlm = ...; % Différence de température logarithmique moyenne [°C]
U0 = ...; % Coefficient d’échange initial [W/m².K]
s = ...; % Surface d’une plaque [m²]
n_iterations = ...; % Nombre d’itérations

% Propriétés des fluides


Cp_c = ...; Cp_f = ...; % Capacité calorifique [J/kg.K]
mu_c = ...; mu_f = ...; % Viscosité dynamique [Pa.s]
lambda_c = ...; lambda_f = ...; % Conductivité thermique [W/m.K]
rho_c = ...; rho_f = ...; % Masse volumique [kg/m³]
mvc = ...; mvf = ...; % Débit massique [kg/s]

% Encrassement
res = ...;

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% Géométrie des plaques
L = ...; % Hauteur de la plaque
l = ...; % Largeur de la plaque
Dh = ...; % Diamètre hydraulique
ep = ...; % Epaisseur de la plaque
lambda_pl = ...; % Conductivité thermique de la plaque
d_p = ...; % Distance entre 2 plaques

% Propriétés de la paroi
mu_p = ...; Cp_p = ...; lambda_p = ...;

% Nombres de Prandtl
Pr_c = (mu_c * Cp_c) / lambda_c;
Pr_f = (mu_f * Cp_f) / lambda_f;
Pr_p = (mu_p * Cp_p) / lambda_p;

% Initialisation
U_results = zeros(n_iterations, 1);
A_results = zeros(n_iterations, 1);
n_results = zeros(n_iterations, 1);
Delta_P_results = zeros(n_iterations, 1);

% Valeurs initiales
A0 = Q / (U0 * dTlm);
n0 = A0 / s;

% Boucle principale
for i = 1:n_iterations

% Vitesses moyennes dans les canaux


v_c = (mvc * 2) / (rho_c * n0 * l * d_p);
v_f = (mvf * 2) / (rho_f * n0 * l * d_p);

% Calcul des nombres de Reynolds


Re_c = (rho_c * v_c * Dh) / mu_c;
Re_f = (rho_f * v_f * Dh) / mu_f;

% Calcul des nombres de Nusselt selon le régime d’écoulement


if Re_c < 2300
Nu_c = 7.54;
else
Nu_c = 0.023 * Re_c^0.8 * Pr_c^0.33;
end

if Re_f < 2300


Nu_f = 7.54;
else
Nu_f = 0.023 * Re_f^0.8 * Pr_f^0.33;
end

% Coefficients de convection
h_c = Nu_c * lambda_c / Dh;
h_f = Nu_f * lambda_f / Dh;

% Coefficient global d’échange thermique


U_n = 1 / (1/h_c + 1/h_f + ep/lambda_pl + 2 * res);
U_results(i) = U_n;

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% Calcul de la nouvelle surface d’échange
A_n = Q / (U_n * dTlm);
A_results(i) = A_n;

% Mise à jour du nombre de plaques


n0 = A_n / s;
n_results(i) = round(n0);

% Coefficients de frottement (à définir selon les données)


f_c = ...;
f_f = ...;

% Pertes de charge
Delta_P_c = f_c * (L / Dh) * (0.5 * rho_c * v_c^2);
Delta_P_f = f_f * (L / Dh) * (0.5 * rho_f * v_f^2);
Delta_P_results(i) = (Delta_P_c + Delta_P_f) / 2;

end

Conclusion :
Ce code MATLAB permet de simuler et d’optimiser le fonctionnement d’un échangeur de
chaleur à plaques en tenant compte des propriétés thermophysiques des fluides, des paramètres
géométriques de l’échangeur et des conditions de fonctionnement. À partir de la puissance thermique
à transférer, il calcule de manière itérative la surface d’échange nécessaire, le nombre de plaques à
installer, le coefficient global d’échange thermique, ainsi que les pertes de charge hydrauliques. Le
code identifie également le régime d’écoulement (laminaire ou turbulent) en calculant le nombre de
Reynolds, et adapte en conséquence le calcul du nombre de Nusselt, ce qui permet d’évaluer
précisément les coefficients de convection côté chaud et côté froid. En prenant en compte
l’encrassement et la résistance thermique de la paroi, le modèle aboutit à une estimation réaliste de
la performance thermique de l’échangeur.

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Références :
[1] changeurs-de-chaleur-connaissances-de-base_french.

[2] Dimensionnement d’un échangeur à plaques et joints de la section de production


de la margarine du complexe agro-alimentaire CEVITAL de Béjaia, Rapport de PIFE,
HANI, KADRI, 2016-2017.

[3] Livre Plant Design and Economics for Chemical Engineers, 5ᵉ édition (Peters,
Timmerhaus & West), 2003.
[4] Notes de cours, transfert de chaleur, Pr. B. KHARBOUCH, 2018/2019.
[5] [Link]
[6] Cours, les échangeurs de chaleur, département de génie civil, INSA Toulouse, B. Bourret.

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