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TFE Pendule de Paris

Ce travail de fin d'année explore l'histoire et les caractéristiques des pendules de Paris, une forme classique d'horlogerie française. Il met en lumière l'évolution des mécanismes et des designs de ces pendules, ainsi que leur importance culturelle et historique. L'auteur exprime sa passion pour l'horlogerie et son engagement à enrichir les connaissances sur ce sujet.

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TFE Pendule de Paris

Ce travail de fin d'année explore l'histoire et les caractéristiques des pendules de Paris, une forme classique d'horlogerie française. Il met en lumière l'évolution des mécanismes et des designs de ces pendules, ainsi que leur importance culturelle et historique. L'auteur exprime sa passion pour l'horlogerie et son engagement à enrichir les connaissances sur ce sujet.

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Nom :

Prénom :
Classe :
Date :
IATA
Namur

TFE :

La pendule de Paris

Option : Horlogerie
Pendulerie (Mr Denayer)
IATA Namur
1
Avant-propos

Avant de plonger dans le vif du sujet, permettez-moi de commencer par exprimer mon
admiration et mon respect pour touts les horlogers et scientifiques de l’histoire qui ont
contribué à l’évolution de l’horlogerie.
Je voudrais également exprimer ma reconnaissance envers les horlogers et les experts en
pendulerie qui ont généreusement partagé leur connaissance sur internet. Leurs
connaissances techniques, leur expertise historique et leur passion pour l'horlogerie m'ont
permis de mieux comprendre les subtilités des pendules de Paris et de leur mouvement.
Le sujet du travail de fin d'année porte donc sur les pendules de Paris, une forme classique
de pendule française de précision qui a été largement utilisée au cours des siècles passés.
En explorant les mécanismes complexes qui régissent le mouvement de ces pendules, j'ai
pu approfondir ma compréhension de la conception et de la fabrication de ces machines à
mesurer le temps.
En somme, ce travail de fin d'année représente pour moi une étape importante de mon
parcours d'horloger. Il témoigne de mon engagement envers l'art de la pendulerie et de ma
passion pour l'horlogerie. J'espère que ce travail contribuera à la richesse des
connaissances sur les pendules de Paris et inspirera d'autres passionnés à poursuivre des
recherches similaires.

2
Table des matières

1. Introduction…………………………………………………………………………………………………………………..p5

2. Histoire des pendules de Paris………………………………………………………………………………...…..p6-21


2.1. Origines des pendules de Paris……………………………………………………………………………...….p6
2.2. Les différentes pendules et époques qui retracent l’histoire de la pendule de Paris…… …...p6-18
2.2.1. Les pendules de table……………………………………………………………………….……………………p6
2.2.2. La pendule Louis XIV (1643-1715) « religieuse »…………………………………………………………...p7-9
La phase de transition
La phase grand style
La 3e phase
2.2.3. Régences (1715-1723) avec cartel…………………………………………………………………………p10-11
Identifier un cartel marqueté de la fin du XVIIe siècle au début du XVIIIe siècle
2.2.4. Louis XV (1723-1750)…………………………………………………………………………………………...p11
2.2.5. Louis XVI (1750-1790)………………………………………………………………………………………..…p12
Les pendules d’officiers, vases et lyres
2.2.6. Pendules aux nègres ou « bons sauvages » (1750-1820)………………………………………………….p13
2.2.7. Directoire (1795-1800)…………………………………………………………………..………………………p14
2.2.8. Empire (1800-1835)…………………………………………………………………………………….………..p15
2.2.9. Napoléon III (1830-1870) et Louis Philippe………………………………….……………………………p16-18
2.3. Evolution du mouvement de Paris et ses caractéristiques……………………………….…………p19-21
2.3.1. Caractéristiques avant 1810……………………………………………………………………………………p19
2.3.2. Caractéristiques vers 1810…………………...…………………………………………………………………p19
2.3.3. Caractéristiques après 1810…………………………………………………………………………………….p20
2.3.4. Caractéristiques vers 1830…………………………………………………………………………………...…p20
2.3.5. Caractéristiques vers 1870…………………………………………………………………...…………………p21
2.3.6. Caractéristiques entre 1910 et 1920 et vers 1930……………………………………………………………p21

3. Caractéristiques mécaniques des pendules de Paris…………………………………………….………p22-38


3.1. Les différents types d’échappement …………………………………………………………………...…p22-26
3.1.1. L’échappement à roue de rencontre…………………………………...………………………………………p22
3.1.2. L’échappement de Clément dit « à petit ancre »…………………………………..…………………………p23
3.1.3. L’échappement de Graham…………………………………………………………………………………p23-24
3.1.4. L’échappement anglais……………………………………………………….…………………………………p24
3.1.5. L’échappement à ancre en toit…………………………………………………….……………………………p24
3.1.6. L’échappement à rouleaux et à repos de Louis Brocot…………………………………………………..p24-25
3.1.7. L’échappement à rouleaux et à repos d’Achille Brocot………………………………………………………p25
3.1.8. L’échappement d’Aman, dit « à roue et à chevilles »………………………………………………………..p25
Synthèse sur les échappements
3.2. Les différentes suspensions………………………………………………………….………..……………p26-32
3.2.1. La suspension à fil……………………………………………………………………………………………p26-27
3.2.2. La suspension à couteau………………………………………………………………………………………..p27
3.2.3. La suspension à lame simple ou double…………………………………………………………………..p27-28
3.2.4. Les suspensions Brocot……………………………………………………………………………………..p28-31
La suspension Brocot à came excentrique
La suspension Brocot à coulisseau et came excentrique
La suspension Brocot à lame
3.2.5. La suspension Valley…………………………………………………………………………………….………p31
3.2.6. La suspension Pannard…………………………………………………………………………………………p31
3.2.7. La suspension Duvoye……………………………………………..……………………………………………p32
3.3. Les balanciers…………………………………………………………………………………………..………p32-38
Balanciers à compensation
3.3.1. Le balancier à mercure………………………………………………………………………………………p32-33

3
3.3.2. Le balancier à gril………………………………………………………………………….…………………p33-34
3.3.3. Le balancier à biellettes………………………………………………………………………………………….p34
3.3.4. Le balancier de Brocot…………………………………………………………………………………………...p34
3.3.5. Le balancier de Jacot…………………………………………………………………………………………….p35
Balanciers à lentilles
3.3.6. Le balancier à fil…………………………………………………………………………………………………..p35
3.3.7. Le balancier à lame de Brocot et le balancier Thieble……………………………………………………….p35
3.3.8. Le balancier sans vis de réglage de lentilles………………………………………………………………….p36
3.3.9. Le balancier à lentille plate et écrou de réglage………………………………………………………………p36
3.4. Remplacer un balancier perdu sur un mouvement de Paris ………………………………………p36-38
3.4.1. Le poids du balanciers…………………………………………………………………………………………..p36
3.4.2. La longueur du balanciers…………………………………………………………………………………...p37-38
Calcul de la longueur du balancier à partir de la petite platines
Calcul de la longueur du balancier à partir du nombre de dents du rouage

4. Datation……………………………………………………………………………………………….…………………p39-40
4.1. Mouvement signé………………………………………………………………………………………p39
4.1.1. Signé sur la petite platine……………………………………………………………………………………….p39
4.1.2. Nom et/ou prénom et nom d’une ville sur le cadran………………………………………………………….p39
4.2. Mouvement non-signé……………………………………………………………………………………………p40
4.2.1. Le calibre………………………………………………………………………………………………………….p40

5. Quelques pendules de Paris célèbres…………………………………………………………………………p41-46


5.1. Pendule lyre de Louis XVI en porcelaine de Sèvre ……………………………………………...……p41-42
5.2. Pendule au char d’Apollon ………………………………………………………………………………..…p43-44
5.3. Pendule squelette à complications à trois cadrans ………………………………………………...…p45-46
6. Lexique……………………………………………………………………………………………………………………………
7. Bibliographie et webographie…………………………………………………………………………………………….

4
1. INTRODUCTION

Les premières pendules rondes à balancier furent créent à Paris vers 1750. Ce n’est que
plus tard qu’elles furent appelées « Pendule de Paris » pour préciser ‘à la façon de Paris’.
La particularité de se mouvement est que les rouages sont maintenu entre deux platines
circulaires.

Ce type de pendule a connu son apogée au XVIIIe siècle en France ; une époque de
grande prospérité culturelle, artistique et intellectuelle. En effet, dès Louis XV, il y a une
évolution de l’habitat urbain pour les bourgeois; l’appartement parisien naît. Les
conduits de cheminée deviennent plus performant et moins encombrant, on orne alors
les pièces de belles cheminées dont les plateaux en marbres laissent la place aux objets
décoratifs.

Comme à Versailles, on pense y placer des pendules mais en y adaptant les proportions.
Avec les connaissances déjà acquises des horlogers de l’époque, la configuration des
pendules est claire : les rouages, l’échappement à ancre et la sonnerie à chaperon.
Il faudra attendre Brocot pour de nettes améliorations.

Au fur et à mesure du temps, elles deviennent un objet de prestige, un symbole de


richesse et de raffinement. Sa forme en chaperon, son ornementation riche et ses
mouvements précis ont fait de la pendule de Paris un objet de collection très prisé dans
les maisons aristocratiques. Elles étaient souvent produites en série par des horlogers
parisiens et étaient exportées dans toute l'Europe.

Outre leur importance culturelle, les pendules de Paris ont également une grande
importance historique. En effet, les mouvements de ces pendules ont été conçus pour
être précis et fiables, ce qui a conduit à des avancées significatives dans l'horlogerie.
Elles ont également servi de modèles pour d'autres types de pendules, ce qui a contribué
à l'évolution de l'horlogerie en général.
Au cours de cette présentation, nous allons explorer ses origines, son histoire, ses
caractéristiques et les plus extraordinaires d’entre elles.

5
II. HISTOIRE DES PENDULES DE PARIS

2.1 Origines des pendules de Paris


Les pendules à chaperon ont été inventées en France au XVIIe siècle mais les premiers
modèles de pendules étaient des horloges de table, qui étaient souvent placées sur des
tables de chevet ou des bureaux. La pendule de Paris, elle, est née en 1750.

2.2 Les différentes pendules et époques qui marquent l’histoire de la


pendule de Paris

2.2.1. Les pendules de table :

Les horloges ont une longue histoire qui remonte à l'Antiquité, mais elles ont connu une
évolution significative jusqu'au XVIIIe siècle.
Les premières horloges étaient équipées de cadrans solaires pour mesurer le temps.
Cependant, ces instruments étaient peu pratiques pour une utilisation en intérieur, car
ils dépendaient de la lumière du soleil pour fonctionner.
Au Moyen Âge, les horloges à eau ont commencé à être utilisées pour mesurer le temps,
et elles ont été suivies par les horloges à poids, qui étaient plus précises et pouvaient être
utilisées à l'intérieur.
Au XVIe siècle, les horlogers ont commencé
à concevoir des horloges de table à
mouvement mécanique, qui utilisaient un
système de rouages et de ressorts pour
mesurer le temps avec précision. La
généralisation des instruments de précision,
et surtout la forte demande d'une clientèle
qui voit dans les nouvelles horloges
portatives un objet autant décoratif
qu'utilitaire, transforme le métier d'horloger.
De 'mécanicien' il devient artiste. Les formes
et les décors qui circulent dans toute
l'Europe varient. Ces horloges étaient
souvent décorées avec des sculptures et des
gravures et étaient considérées comme des
objets de luxe.
Au XVIIe siècle, les horloges de table sont
devenues plus populaires et plus abordables
et ont été produites en plus grand nombre.
Les horlogers ont également commencé à
expérimenter avec des designs plus élaborés, y compris des pendules en forme
d'animaux et de personnages. Au XVIIIe siècle, les horloges de table ont atteint leur
apogée en termes de sophistication et de design. Les horlogers ont créé des pendules de
table avec des mécanismes complexes et des boîtiers ornés de sculptures et de gravures
en relief.

6
2.2.2. La pendule Louis XIV (1643 — 1715) ou « religieuse »:

Les pendules dites « religieuses » datent pour la plupart du début du règne de Louis XIV
(1638-1715). Leurs caisses sont très architecturées car elles imitent la façade d’un
palais. On les appelle souvent, et à tort, pendules Louis XIII. La valeur des pendules
religieuses varie considérablement en fonction de la notoriété de l’horloger, de la qualité
et de la richesse du décor, ainsi que de l’état de conservation et des restaurations subies.
Elles étaient souvent commandées par le roi lui-même ou par des membres de la
noblesse et de la bourgeoisie pour orner les grands espaces de leurs châteaux et de leurs
palais.
Ces horloges étaient souvent de grande taille et richement décorées avec des sculptures
en bronze doré*, des médaillons, des guirlandes et d'autres ornements élaborés. Elles
étaient souvent conçues pour être placées sur une console ou une commode, ou pour
être suspendues au mur, et étaient considérées comme des symboles de pouvoir et de
prestige.

Ce style évoluera en 3 phases distinctes :

1) Phase de transition : Elle s’étend de 1643 à 1655. Le


style est encore fort influencé par la lourdeur du style
Louis XIII. L’ornementation est dans le même ton, mais
la composition évolue tandis que les proportions se
simplifient.

2) Phase de grand style : Elle s’étend de 1656 à 1699


La décoration va s’embellir à cette époque. L’ensemble
devient imposant, les lignes se simplifient, les
proportions s’affinent, l’ornement devient plus sobre, et
une certaine fermeté plane sur le tout. Cette évolution va
donner à l’ensemble une grandiose majesté. Dans les Phase de transition ; influence Louis XIII
macarons*, on
retrouvera toutes sortes d’emblèmes de la royauté,
le soleil au masque représentant le Roi-Soleil, les
deux ‘’L’’ entrecroisés, des emblèmes militaires, la
draperie* aux trois dents arrondie terminée par des
glands. Il est à noter que les sculptures et
ciselures* sont soignées.

Analyse d’une pendule Louis XIV phase de


grand style :
L’architecture
La façade architecturée est encadrée par deux
pilastres*. Le soubassement est soutenu par quatre
pieds en griffes de lion. L’entourage de la porte est
souligné par une rangée de perles avec en clef de voûte
une tête de femme dans un cartouche, le tout en
bronze doré. Le chapeau repose sur une rangée de
Pendule dite « religieuse » d’époque Louis colonnettes en bronze.
XIV, signée Louis Baronneau à Paris.

7
Le mécanisme

Le mouvement est fixe sur une plaque de métal de forme rectangulaire, bouchant la
fenêtre de la façade et recouverte d’un velours noir. Sur cette plaque est fixé le cadran en
étain, qui peut aussi être en laiton et sur lequel sont gravées les heures en chiffres
romains. Des fleurons* séparent les heures. Les minutes sont gravées en chiffres arabes
à la périphérie des heures. On aperçoit sous le chiffre douze le petit trou pour la clé de
réglage de l’avance et du retard. La cage (caisse) de la pendule est en chêne et en noyer,
caractéristique de l’époque. Toutes les moulures des pilastres et de la corniche sont en
ébène massif très finement travaillées.

Applique gravée du nom de l’horloger : Aiguilles dites «Persil»

L. Baronneau à Paris
Le décor
L’ensemble de la décoration est en marqueterie*, laiton et étain sur fond d’écaille rouge
(caret)*. Le décor et la découpe sont d’une extrême finesse. Ils sont composés de
rinceaux*, feuillages et pampres*. Tous les éléments de décor en laiton et en étain sont
gravés. L’applique dorée au mercure est d’une grande qualité. Tous les autres bronzes de
la pendule sont vernis or*, pratique très courante à cette époque. Les aiguilles dites «
persil », caractéristiques de ces pendules, sont finement découpées dans du laiton et
gravées.

L'échappement
C’est un échappement à verge, dit à recul, qui utilise une verge, une tige métallique avec
deux palettes, pour réguler l'écoulement de l'énergie à travers l'échappement. Lorsque la
verge bascule d'un côté à l'autre, les palettes s'ouvrent et se ferment, permettant à
l'énergie de s'écouler à travers l'échappement et de maintenir la vitesse de l'horloge.

Bien que l'échappement à verge soit relativement précis, il est sujet aux variations de
températures et d'autres facteurs environnementaux qui peuvent affecter la longueur de
la verge et donc la vitesse de l'horloge. La suspension originale, dite « à fil », a été changé
étant soumise aux variations hygrométriques.

3) 3e phase : elle s’étend de 1699 à 1715. Elle marque la fin du règne de Louis XIV,
le roi vieillissant se lasse des grandes perspectives. Les artistes vont alors faire des
scultures plus libres et naturelles. Les grandes lignes droites vont se courber, se
superposer et créer un ensemble de volutes*. Par exemple, les colonnes feront place à
des arcs surbaissés retombant sur des pilastres ioniques*. Sur ces arcs apparaît un
vase ou un masque, ce qui ajoutera un peu plus de légèreté a l’ensemble. Les
décorations restent sobres et symétriques, mais les thèmes se font plus légers. On

8
verra des allégories de la nature encadrées de moulures qui se courbent, le tout
encadré de feuillage. Tout dans ce style annonce le style régence.

Analyse d’une pendule Louis XIV


3e phase :
Le décor
En marqueterie de laiton et filets
d'écaille* sur un fond d'étain,
ornementation de bronze ciselé et doré*,
Le cadran est signé L. OURRY à Paris, le
mouvement fermé par un vantail* en
noyer et filet de bois noirci, surmonté
d'une terrasse ornée de pots-à-feu* à
l'antique, reposant sur des pieds
représentés par des pattes de lion.
L’architecture .
C’est une forme très originale appelée «
tête de poupée », elle est caractéristique
de la production horlogère de la fin du
règne de Louis XIV.

Ce nouveau modèle, apparu à la toute fin


du XVIIe siècle, présente un jeu subtil
sur les côtés renflés de courbes et de
contre-courbes reposant sur quatre pieds
griffes.

Cet aspect violoné* se poursuit sur le


fronton décoré d'un treillis de laiton.
Pendule tête de poupée Louis XIV Caisse Dans cette oeuvre, l'artiste fait jouer les
Attribuée à Boulle mouvement signé Ourry
couleurs notamment à travers la noirceur
de l'ébène qui contraste avec l'écaille
rouge, le cuivre et l'étain.
Cette marqueterie s'orne d'un décor finement ciselé composé de rinceaux feuillagés et
d'arabesques parcourant la caisse mouvementée de la pendule ainsi que le socle à
doucine*.
L’échappement
Le mouvement d'origine présente un échappement à ancre et une suspension à lame.

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, ce sont les caisses massives et architecturées adoptant des
formes droites qui dominaient la production horlogère sous le règne de Louis XIV. Avec
cette nouvelle forme en « tête de poupée » de taille plus réduite, le mouvement, la courbe,
la contre-courbe et les volutes vont peu à peu s'imposer jusqu'à la Régence avant d'être
omniprésents sous le règne de Louis XV.

Ce type de pendule, originale et novatrice dans sa forme, agrémentée d'une riche


ornementation en matières précieuses, était très prisée des amateurs.
Ainsi, un exemple est conservé dans le cabinet de travail des appartements de Madame
de Maintenon, épouse secrète de Louis XIV, au Château de Fontainebleau.

9
2.2.3. Régences (1715 — 1723) avec Cartel :
Le style marque la transition entre le style Louis XIV et
le style rocaille de Louis XV. Les lignes et les décors
s’assouplissent, mais la symétrie reste toujours
présente et la coquille est utilisée en motif central, elle
peut être dressée sur des rinceaux de feuilles d’acanthe.

Encadrant des pendules ou des horloges d’applique, le


cartel arbore différents décors au gré des règnes de
Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.

Voici comment identifier un cartel marqueté de la


fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle :
La caisse Feuille d’acanthe sur un Cartel en marqueterie
La première vérification est de s’assurer que le d’écaille et de laiton attribué à A.-C. Boulle vers
1715
mouvement est bien celui d’origine. Le haut de la caisse
ne doit comporter qu’un seul trou pour laisser le passage de la tige du marteau. Il faut
aussi s’assurer qu’il n’a pas été agrandi.
Généralement en chêne, la caisse doit être
assemblée à queues d’aronde.
L’amortissement
Cette partie en bois, en forme de couvercle, qui
supporte une figurine en bronze, est destinée à
cacher le timbre. L’amortissement est posé sur la
caisse et centré grâce à des tourillons qui viennent
se positionner dans des trous aménagés dans la
caisse. Quand le nombre de tourillons de
l’amortissement n’est pas égale au nombre de trou
prévu dans la caisse la fabrication de
l’amortissement est plus tardive.
Les entretoises
Elle servent à maintenir l’écartement des deux
platines. Elles doivent être tournées en forme de
balustres* et clavetées. Des entretoises
cylindriques peuvent dénoter une fabrication du
XIXe.
La roue de compte
Sous Louis XIV et la Régence, elle est constituée
d’un disque de métal avec les chiffres des heures
gravés. A partir de Louis XV, elle aura des rayons.
La suspension
C’est l’élément où est accroché le balancier. Il doit
être à fil jusque sous Napoléon III.
Malheureusement, sur la majorité des cartels, il a
Cartel en marqueterie d’écaille et de laiton attribué à A.-C.
Boulle vers 1715
été remplacé à la fin du XIXe siècle par une
suspension à lame métallique, qui augmentait
considérablement la précision.

10
La fixation des cartouches
Les cartouches émaillés*, portant les heures, ainsi que celui du nom de l’horloger, sont
fixés au cadran par une tige soudée percée d’un trou et tenue par une goupille. Une
fixation avec des tiges filetées et des écrous dénote une fabrication XIXe siècle.
Les trous de remontage
Au XVIIIe siècle, ils sont assez espacés. Dans les petits cartels, ils mordent parfois sur
les cartouches en émail. Ils ne sont pas toujours exactement symétriques. Petits et
rapprochés, ils seraient probablement du XIXe siècle.
Il est malheureusement assez rare de trouver un cartel de cette époque où tout est
d’origine.

2.2.4. Louis XV (1723 — 1750) :


Se style est marqué par l’abandon du classique, de
l’antique et la symétrie. Il portera surtout le nom de
style rocaille dû à ses décorations déchiquetées et
une ornementation naturaliste (d’où il tire d’ailleurs
son nom). Ces formes profitent à une certaine
asymétrie maîtrisée. L’ensemble parait encore plus
léger, libertin, désordonné, mais reste malgré tout
très

Important cartel d'époque Louis XV par


Lépine

gracieux. On verra apparaître le goût pour


l’Extrême-Orient, avec des décors au chinois, le
laquage des bois et les turqueries*. Vers la fin
apparaissent aussi des animaux tels que des
éléphants, rhinocéros et lions. Les bronzes sont
dorés et ciselés, et parfois surmontés de
porcelaines. Les cadrans sont toujours à cartouche,
mais vers le milieu du XVIIIe apparaissent les
premiers grands cadrans en émail fait d’une seule
pièce surmontée d’un verre suivant leurs courbes.

11
2.2.5. Louis XVI (1750 – 1790) et les pendules d’officier :

Dans les années 1760, les


formes et décors des pendules
suivent le nouveau style
impulsé par les ornemanistes :
le décor à la grecque,
abandonnant les courbes de
Louis XV. La clarté de la
composition et l’équilibre des
formes sont privilégiés.
Les pendules Louis XVI
présentent un éventail infini de
modèles et de variantes. Le
bronze reste omniprésent, mais
le marbre est de plus en plus
utilisé. Les cadrans sont
constitués d’une seule pièce
d’émail blanc, souvent ornés de
motifs floraux, les aiguilles sont
ajourées* et ornées de motifs
néo-classiques tandis que l’on
Pendule Louis XVI "La Douleur", Barancourt vers 1781 délaisse peu à peu les chiffres
romains pour les chiffres
arabes. Les mécanismes sont perfectionnés par les
plus grands horlogers du règne. Le mouvement est
régulé par un échappement à ancre associé à un
balancier avec suspension à fil de soie.

Les pendules d’officier, vases et lyre


Les grands modèles sont les pendules d’officier
avec une caisse rectangulaire surmontée d’une
poignée, les pendules portiques qui sont une
innovation du règne de Louis XVI et connaissent
un grand succès, les pendules vases et surtout les
pendules-lyres, qui sont très caractéristiques de
cette période.
Historique
Le modèle des pendules « lyre » en porcelaine fut
créé à la Manufacture royale de porcelaine de
Sèvres* à partir du milieu des années 1780. Il fut
essentiellement décliné en quatre couleurs : bleu
turquoise, vert, rose et bleu nouveau. Ces pendules
exceptionnelles étaient destinées aux plus grands
amateurs de l’époque ; le roi Louis XVI possédait
notamment dans son Salon des jeux à Versailles
une pendule lyre en porcelaine bleue.
Pendule « lyre » fond vert « céladon » et bronze très
finement ciselé et doré à l’or mat ou à l’or bruni
12 Dubuisson (1731-1815)
Manufacture de Locré (1772-1824)
2.2.7. Pendule « au nègre » ou « bon sauvage » (1750 et 1820) :

Contexte
Le XVIIIe siècle est symbolisé par le mouvement européen des Lumières et la Révolution
française, belge et liégeoise. Le début du siècle est notamment marqué par l’interdiction
de la traite des esclaves par les Britanniques. Pourtant cette dernière continue à ce
répandre dans le monde
Le mythe du « bon sauvage » se développe au XVIIIe siècle, chez les explorateurs et
conquérants de la Renaissance. Ces derniers partent à la découverte du continent
américain et découvre des civilisations aux cultures différentes qu’ils décident d’appeler
dans leur écrit « bon sauvage ».
Il est à noter que ce mythe du bon sauvage ne fait aucune différence entre les Africains,
les Indiens d’Amérique et les noirs réduits en esclavage.

Les caractéristiques des pendules


Une pendule « au nègre » ou « bon sauvage » est
une pendule présentant, autour du cadran,
des esclaves. Certains portent le cadran sur
leur dos, d’autres soutiennent une structure,
et certains s’appuient tout simplement sur le
cadran pour se tenir. Dans tous les cas, vous
retrouvez un personnage noir représentant « le
bon sauvage ». Il est donc très souvent mis en
scène : certains fument, d’autres versent un
sac, tirent à l’arc, travaillent… Un socle
soutient le cadran et on peut y apercevoir une
scène avec toujours des « bons sauvages ».
Comme le restant des pendules de cette
époque, les ornements font partie de ce type
d’objet et les matériaux restent les mêmes :
bronze doré et patiné* en grande majorité.

Importante pendule "L'Amérique",


France fin XVIIIe en bronze doré et
patiné finement ciselé, avec applications
en verre émaillé. France, fin du XVIII
siècle

13
2.2.8. Directoire (1795 – 1800) :

Le terme "Directoire" désigne une période historique faisant suite à la Révolution


française (1789) et à la Convention nationale (1792-1795), mais aussi un style
d’ameublement et de décoration couvrant une période plus étendue allant du 1789 à
1804. Il se caractérise par une production de meubles aux formes et ornements
simplifiés, inspirés de décors antiquisants*. Au style étrusque tiré des fresques romaines
succède le style "retour d’Egypte", annonciateur du Premier Empire.

Description
Majestueuse pendule
portique d'époque
Directoire en marbres
blanc et noir orné de
bronzes dorés et
patinés. De style
"Retour d'Égypte", elle
comporte deux bornes
ornées de vestales
cariatides* en gaine
entourées d'urnes
fleuries en ronde-
bosse. Elles sont
surmontées de deux
sphinges ailées
patinées*. Ces deux
parties sont unies par
le cadran circulaire
émaillé blanc protégé
par un verre
présentant les heures
en chiffres romains et
deux aiguilles en
bronze doré. Il est
surmonté d'un aigle
aux ailes déployées et
une guirlande de
fleurs. En dessous se
trouve un drapé* et
une palmette* étirée. Il
est surmonté d'un
aigle aux ailes
déployées et une
guirlande de fleurs. Le
pendule à fil est décoré
d'un angelot
rayonnant. Le tout
repose sur une base
Pendule à portique d'époque directoire, style retour d'égypte en marbre noir à
quatre petits pieds
ornée de bas-reliefs en bronze représentant des enfants jouant. Cette horloge est signée
sur le cadran "Chopin à Paris".

14
2.2.9. Empire (1800-1835) :

Sous l’empire on idolâtre l’antique. Les


artistes ne connaissant pas correctement
le sujet mélangent souvent les époques
dans les décorations. On retrouvera toute
sorte de créatures mythologiques grecques
et romaines, mais aussi les symboles de
l’Égypte comme des scarabées, des
sphinx, des têtes d’Isis, des lions. On
verra aussi des éléments architecturaux
des anciennes civilisations tels que des
chapiteaux, ou des cariatides*. Les
pendules sont faits de bronze doré mat, de
bronze vert*, de marbre, de cristal et de
bois. On verra apparaître des cadrans
argentés ou dorés qui peuvent avoir été
guillochés*. Pour les pendules en marbre,
les heures sont parfois directement
gravées dans la pierre.

Pendule de cheminée en bronze doré Empire


signé « Boileau »

Analyse d’une pendule de cheminée de l’époque Empire :

Une pendule de cheminée en bronze doré, d’époque Empire, extrêmement fine avec une
plaque de porcelaine de Paris. Elle est signée sur le cadran en émail blanc « Boileau ».
Le mouvement
Le mouvement avec suspension en fil de soie, échappement à ancre, sonnerie à l'heure et
à la demi-heure sur une seule cloche, avec roue de compte extérieure. Il a une durée de
huit jours.
Décoration
Le cadran est orné de chiffres romains et arabes et des aiguilles en acier bleui de type
lune pour les heures et les minutes. Le boîtier avec le cadran est dans une lunette à
feuilles rigides dans un socle rectangulaire vertical avec une couronne de laurier et un
arc monté dans un fronton arqué au-dessus d'une frise de cygnes aux ailes déployées,
soutenu à chaque extrémité par des pilastres coiffés de chapiteaux feuillagés, avec des
couronnes nouées en ruban aux angles supérieurs du cadran.
À gauche de la plinthe du cadran est assise une jeune harpiste, vêtue d'une robe
classique et assise sur une chaise Empire avec un dossier à volutes et des pieds en
forme de corne d'abondance. La partie inférieure du socle du cadran est ornée d'une
plaque semi-circulaire en porcelaine de Paris représentant un oiseau, un papillon, une
libellule et des gerbes de fleurs au bord de l'eau. Le tout sur une base rectangulaire
étagée sur pieds de chignon*.

15
2.2.10. Louis-Philippe et Napoléon III (1830 – 1870) :

À partir de 1836, on parlera de


néo-rococo. On croisera donc de
belles pièces avec des décors très
recherchés, mais
l’industrialisation va produire
beaucoup de mauvaises copies
d’anciennes pendules, elle aussi
permettre de faire baisser les
prix et de rendre les pendules
plus accessible aussi. Les
pendules seront considérées
comme des objets plus ou moins
artistiques. Le cadran va
s’agrandir.

Analyse d’une pendule de


cheminée musicale
Napoléon III :
Magnifique pendule de cheminée
Napoléon III en bronze doré et
émail de Limoges* avec grande et
petite sonnerie à huit jours,
signée Louis Fernier.
Magnifique pendule de cheminée Napoléon III en bronze doré et émail de Limoges

Le mouvement
Le mouvement à échappement à levier (ancre en toit) avec grande et petite sonnerie et
option pour le silence, avec un cadran d'alarme subsidiaire marqué 1-12 sur la plaque
arrière et sous l'horloge une barre coulissante marquée 'Heures et quarts/silence/quarts
seule'.

Les décorations
Le cadran en émail champlevé* est orné
d'un tour d'heures doré entourant des
chiffres romains sur fond noir, d'une paire
d'aiguilles percées en laiton doré pour les
heures et les minutes. Le boîtier élaboré en
bronze doré de forme architecturale est
surmonté d'une coupole en oignon avec un
fleuron feuillagé et de griffons ailés dans les
angles extérieurs. Les côtés du coffret sont
ornés de panneaux émaillés rectangulaires,
chacun signé du monogramme "S T" de
Théophile Soyer, l'un représentant un
courtisan de la Renaissance et l'autre
représente une dame de la Renaissance.

"S T" de Théophile Soyer, l'un représentant un


courtisan de la Renaissance

16
Cette horloge très ornée reflète la fascination
de la fin du XIXe siècle pour les styles
historiques passés. Comme ici, l'intérêt pour
les modèles anciens combine des éléments de
chaque période pour produire un nouveau
style éclectique qui inclut des aspects des
styles Renaissance, Régence et Néo-classique.
Par exemple, les termes monopodes masculins
remontent au début du XVIIIe siècle, lorsqu'ils
sont apparus sous forme de montures en
bronze doré sur des horloges et des meubles
Régence. Le décor d'émail en grisaille* à
volutes feuillues autour du cadran rappelle
également la période où de tels motifs
figuraient en marqueterie Boulle*. En
revanche, les bordures à volutes et les patères*
Plaque sur laquelle est représenté une dame de la Renaissance
sont plus typiques du néo-classicisme, tandis
que les panneaux en émail de Limoges situés
de part et d'autre du cadran renvoient à la Renaissance. Enfin, il convient de mentionner
que le dôme surmonté semble plus oriental qu'européen.

Compte tenu de la qualité du travail du bronze, de la somptuosité du dessin et de la


finesse de l'émail, cette horloge pourrait bien avoir été une pièce d'exposition. Le
mouvement a été fabriqué par Louis Fernier, qui opérait à la fois à Besançon et à Paris.

Analyse d’une pendule portique d’époque Louis Philippe :


Ce modèle de pendule, apparu dès l’Empire, est généralement plaqué d’acajou, de ronce
d’acajou ou de bois clairs tels que le frêne, l’érable moucheté, le citronnier, le sycomore,
ou encore conçu totalement en bronze ou en albâtre.

Le style et la caisse

Bien que la garniture de bronze


et le mouvement [photo 2] soient
typiquement dans l’esprit de la
Restauration, la marqueterie de
fleurs [photo 1] ne peut pas être
antérieure à l’époque de Louis-
Philippe. C’est pourquoi cette
pendule peut être datée de
l’époque Louis-Philippe. La
caisse est en chêne plaqué de
palissandre de Rio et marqueté
de fleurs et feuillages en buis. La
marqueterie est découpée en
superposé (méthode Boulle
encore) et légèrement ombrée au
sable chaud*. Les colonnes sont
incrustées de filets de Le mouvement, dit « de Paris », porte la marque sur la platine arrière «
Grange et Betout à Paris ». La suspension du balancier est métallique et la
buis [photo 2], comme les roue de compte est à cinq branches.
modèles d’époque Restauration.
Le caisson inférieur repose sur de petits pieds en buis tourné.

17
Une pendule estampillée Pigneret et Cie
A partir du XIXe siècle, l’estampille* ne reflète plus la compétence d’un homme mais celle
d’un atelier, le corporatisme* ayant été aboli à la Révolution française. Ici apparaît une
marque au feu « Pigneret et Cie » [photo 4].

Le mouvement, les bronzes, la dorure et le globe


Le mouvement de notre pendule est dit « de
Paris ». Il porte la marque « Grange et
Betout à Paris » sur la platine arrière [photo
2]. La suspension du balancier est
métallique et d’origine. La roue de compte
déclenchant la sonnerie est à cinq rayons,
modèle très classique des mouvements
parisiens.
Quatre colonnes en bronze doré au
mercure* sont ornées de feuilles de lotus
très finement ciselées [photo 2]. Le cadran
est en bronze ciselé, guilloché et argenté*. Il
est entouré d’une frise décorative de roses.
Le balancier en bronze doré au mercure,
représente une grande coquille surmontée
de dauphins. Certaines parties sont
rehaussées d’une partie vieux bronze. La
dorure est à l’or moulu*, c’est-à-dire une
dorure au mercure. Les bronzes ont tous été
dorés selon cette technique jusqu’à
l’invention de l’électrolyse sous Napoléon III,
à l’exception des vernis or que l’on
rencontrait déjà sous Louis XIV et que l’on
utilise encore actuellement pour des raisons
économiques, car la dorure au mercure a
toujours coûté extrêmement cher. Comme la
plupart des pendules de cette époque, celle-
ci est recouverte d’un globe de verre soufflé
destiné à protéger les belles dorures. Ce
globe est arrondi dans les angles et bombé
sur le dessus. Le joint entre le socle et le
globe est assuré par une chenille de velours.
Pendule de forme portique, d’époque Louis-Philippe, plaquée
d’acajou à marqueterie de fleurs en buis.

18
2.3 Evolution du mouvement de Paris
Comme expliqué dans l’introduction, il y a peu d’évolution mécanique jusque 1810-1840.
Il est bien évident que ces changements ne se font pas d’un jour à l’autre mais vont
s'étaler sans ordre établi sur des mois et des années au gré des fabricants.

2.3.1. Caractéristiques avant 1810 :

Voici une pendule du Directoire et son mouvement daté


d’avant 1810.

Il n’y a pas d’esse

Les rochets sont goupillés

Vis à tête ronde

Les ponts sont


triangulaires

La roue de temps est


implantée entre les deux
barillets

La roue à cheville passe entre la petite platine et le barillet

L’équerre travaille directement avec la détente

C’est un ressort lame qui appuye sur le couteau

2.3.2. Caractéristiques vers 1810 :

Vers 1810 c’est l’apparition de l'esse qui doit son


nom à sa forme première, les rochets sont toujours
goupillés mais les vis sont à têtes plates.

19
2.3.3. Caractéristiques après 1810 :

La roue de temps est à son emplacement


définitif

Les ponts sont


maintenant trapézoïdaux

On voit que l’esse peut


prendre une nouvelle forme.
Le ressort lame qui était fixé
sur la platine arrière est
passé sur la platine avant et
agit sur l'esse fixé sur la détente. La goupille du
rochet est remplacée par un pont et la roue à chevilles passera au dessus du barillet.

2.3.4. Caractéristiques vers 1830 :

Vers 1830 apparaît une cheville, dans la platine avant, qui a pour but
de stopper le doigt de l'axe du marteau lorsque celui-ci, après la frappe
retombe et donc de ne pas endommager les chevilles de la roue de
chevilles.
Avant 1830, le principe existait déjà mais
c'était une prolongation de l'axe de l’équerre
qui faisait office d'arrêt.
Prolongation de l’axe de l’équerre,
avant 1830

Plus fragile, plus difficile à réparer en cas de


casse et plus compliqué à usiner, le nouvel
axe de l’équerre va perdre son prolongement et
va devenir plus court.
Axe de l’équerre vers 1830

Conjointement à l'apparition de la cheville d'arrêt de


l'axe du marteau, le ressort de marteau voit le jour.

Ce dispositif de ressort de marteau va perdurer jusqu'en


1870 environ et va disparaître au profit d'un système
plus simple et surtout moins onéreux à fabriquer, une
simple goupille va le remplacer. Voici ce ressort fil avec
sa petite platine fixée par vissage sur la platine arrière.
Le but de ce système est de soulever le marteau en fin
de frappe afin que le timbre sonne clair après chaque
coup.

20
2.3.5. Caractéristiques vers 1870 :

Sur le moyeu du marteau, un méplat va être


réalisé et c'est ce méplat qui va stopper et soulever
légèrement le marteau en fin de frappe.

2.3.6. Caractéristiques entre 1910 et 1920 et vers 1930 :

Un petit changement va intervenir concernant la bague de serrage entre l’axe d’une roue
et la roue.

Ce mobile de roue de centre est composé en 3


parties : l’axe, la bague et la couronne.
Roue de centre avec bague en laiton La bague est soudée à l’étain sur l’axe, puis la
roue est sertie dessus

Après 1910-1920, les méthodes de fabrication s'améliorant et


aussi par facilité et soucis d'économie, la bague va faire partie
intégrante de l'axe et va être en acier.

Roue de cheville avec bague en acier


usinée sur l’axe

Les derniers changements ou évolutions techniques interviendront dans les années


trente. Les ponts de rochets et d'ancre ne seront plus taillés dans la masse mais seront
issus d'une tôle de laiton emboutie. La détente qui était en acier forgé va disparaître au
profit d'un axe et d'une tôle sertie sur ce dernier par soucis d'économie sans doute.

21
III. CARACTÉRISTIQUES MÉCANIQUES

3.1 Les différents types d’échappements

3.1.1. L'échappement à roue de rencontre :

L'échappement à roue de rencontre est


un échappement à recul très robuste et
fut très apprécié des horlogers
jusqu'au XIXe siècle.
Ni l'échappement à ancre à recul de
Hooke en 1666, ni l'ancre à repos de
Graham en 1715, ni les nombreux
progrès du XVIIIe n'entamèrent son
prestige. Jusqu'en 1850 la plus grande
partie des montres ordinaires furent
construites avec cet échappement.
Dans toutes les horloges mécaniques
monumentales, on remplaça le foliot
par un pendule très rapidement après
Echappement à verge et roue de rencontre l'invention de Huygens, mais la roue
Charles Gros
de rencontre resta en place.
Pourtant
les frottements sont considérables, il y a un recul lors du
choc avec les palettes, il faut une assez grande amplitude
d'oscillation et le pendule est un bon oscillateur que pour
les faibles amplitudes.

Roue de rencontre en chronométrie


Les gouvernements britannique et espagnol offrirent de
fortes récompenses au savant qui réussirait à construire un
chronomètre transportable ayant une précision et, surtout,
une stabilité suffisante pour faire un point complet en mer.
Un tel instrument de mesure est inventé par l'horloger La quatrième horloge de Harrison H4 qui
remporta le prix des Longitudes
britannique John Harrison en 1737. Après plusieurs
tentatives, il crée un chronomètre
d'une précision et d'une stabilité
étonnantes. Il remporte le prix en
1764 seulement avec son
quatrième prototype.
Voici l'implantation des mobiles
identique à celle d'un mouvement
de Paris, seul l'échappement est
différent.

22
3.1.2. L'échappement de Clément dit « à petit ancre » :

Echappement à ancre à recul de Clément est présent sur les


mouvement à fil avec des balancier de 30gr environ. Il
possède une ouverture de 3 à 5 ⅟₂ dents.

L'échappement
à ancre fut
inventé vers
1670 par
l'horloger anglais William Clément d'après
des recherches de Robert Hooke. Il arriva à
point nommé pour s'intégrer dans l'horloge
à pendule de Huygens difficilement
conciliable avec l'échappement à roue de
rencontre qui nécessitait une grande
amplitude du pendule.
L'angle d'oscillation étant beaucoup plus
faible, les contacts sont également
atténués. L'échappement à ancre fut l'objet Première horloge à échappement à ancre : William Clément pour le King’s
Collège de Cambridge
de nombreux perfectionnements, l'objectif
étant d'avoir le meilleur rendement mécanique et d'apporter le minimum de
perturbations au mouvement de l'oscillateur.

3.1.3. L'échappement de Graham :

Echappement à repos frottant sans recul


Avantage Inconvénient
▪ La période d'oscillation ▪ Friction dû au contact
du pendule est moins permanent de l'organe
perturbé oscillant et de l'ancre
▪ Diminution de ▪ Roue d'échappement et
l'amplitude soit la course ancre en "acier ou laiton" ce
du pendule qui provoqua la rouille à
long terme

▪ Le pendule reçoit une ▪ Casse au niveau des


impulsion quasi- dents de la roue
instantanée lorsqu'il passe d'échappement qui sont
par sa position d'équilibre relativement fines

23
L'échappement de Graham en
apparent sur une pendule Charles X,
avec une suspension à fil.

3.1.4. L'échappement anglais :

L'échappement anglais permet d'avoir des balancier de 75gr en


moyenne et permet un meilleur isochronisme. Son ouverture est
de 7 ⅟₂ dents.

C’est une évolution


de l’échappement dit
à « petite ancre
ordinaire ». Son apparition date de 1860,
mais il sera réellement utilisé qu’à partir de
1880, et ce jusqu’à la fin de la production
des pendules de Paris. Il est particulièrement
bien adapté a ces pendules.

3.1.5. L'échappement à ancre en toit :

L'échappement à ancre en toit, sur les pendules portiques à


lourd balancier de bronze. Il possède une ouverture de 9 ⅟₂
dents.

Les bras des leviers de l’ancre sont beaucoup plus longs, ce qui
provoque des frottements plus importants et donc une usure
plus rapide. C’est ce défaut qui provoqua son abandon durant la
première moitié du XXe siècle.

3.1.6. L'échappement à rouleaux et à repos de Brocot (Louis) :

Échappement à repos autocentrant


inventé par Louis Gabriel Brocot,
breveté en 1841, mais utilisé dans
la pendule de Paris à partir de
1880. L’innovation vient du fait
que l’ancre possède des levées
semi-cylindriques, ce qui a pour
effet la suppression du recul lors
de l’oscillation du balancier. Ses
rouleaux étant faits de pierre, matière qui ne s’use presque

24
pas et lui permet de mieux conserver ses huiles. De plus, sa confection est bien plus
aisée que ses prédécesseurs. L’échappement Brocot fut souvent placé à l’avant-plan. Il
est alors utilisé comme ornement. En effet, l’ancre possède alors une forme élégante, les
rouleaux qui sont en pierre rouge, le pont de la roue d’échappement qui est souvent doré
avec ses vis en acier poli, tout comme la roue d’échappement, sont alors très agréables à
voir.

3.1.7. L'échappement à rouleaux et à repos d'Achille Brocot :

Le fils de Louis
Brocot, Achille
Brocot, tentera de
perfectionner
l’échappement de
son père. Pour ce
faire, il essaya
d’augmenter la
taille des cylindres.
Il espérait ainsi
obtenir une force
supérieure, or, c’est
l’inverse. Mais il
permet une mise d’aplomb automatique et
surtout la fameuse suspension à ressort
Brocot.

Cet échappement est principalement sur les


pendules tambour dites de notaire, un bon nombre d'entre elles battent la demie
seconde.

3.1.8. L'échappement d'Aman dit « à roue et à chevilles » :

Louis Amant invente, en 1741, l'échappement à chevilles. En


1752 Jean-André Lepaute l'équipe de chevilles semi-cylindriques
pour diminuer la chute. Les plans
de repos et d'impulsion sont sur
l'ancre qui est solidaire du pendule.
Les chevilles de la roue font office de
bec de repos et de becs d'impulsion.
Cet échappement découle d'un
échappement à ancre, dont les deux
bras ont été rapprochés. Ce
rapprochement, quand l'ancre et la
roue sont dans des plans parallèles,
et non pas perpendiculaires l'un à
l'autre, ne peut avoir lieu qu'avec
une roue portant, au lieu de dents taillées dans le plan de la
roue, des chevilles implantées.

25
Synthèse
1. Les échappements à contact permanent, dans lesquels le balancier est constamment en
contact avec une pièce de l’échappement; ils comprennent :

►L’échappement à recul dans lequel les surfaces de repos sont excentriques, ce qui
oblige la roue d’échappement à reculer fortement pendant une partie de l’oscillation.
- L'échappement à roue de rencontre
- L'échappement de Clément dit aussi à petit ancre

►Les échappements à repos frottants, dont les surfaces de repos sont concentriques et
ne provoquent de ce fait aucun recul de la roue d’échappement.
- L'échappement de Graham
- L'échappement anglais
- L'échappement à ancre en toit
- L’échappement à rouleaux et à repos de Brocot (Louis)
- L'échappement visible à rouleaux et à repos d'Achille Brocot
- L'échappement d'Aman dit aussi à roue et à chevilles

Conclusion
L’échappement anglais reste le meilleur pour un mouvement de Paris grâce à l’équilibre
entre isochronisme, encombrement et faible coût de production.

3.2 Les différentes suspensions

C’est l’intermédiaire entre l’échappement et le balancier. Grâce à la suspension, le


balancier peut osciller, en utilisant le minimum d’énergie. En modifiant sa longueur
active on modifie le réglage de la marche.

3.2.1. La suspension à fil :

La suspension à fil fut inventée par


Huygens en 1657.
Ce fut la plus courante jusqu'à ce que
Brocot invente la sienne en 1840. A
partir de 1860 la suspension à fil ne sera
plus montée sur les mouvements de Paris
Le système est simple, le balancier est
suspendu à un fil de soie accroché à une
boucle de ce dernier, en tournant le
bouton moleté situé en bout de l'axe en
acier bleui, on allonge ou raccourci cette
boucle en enroulant ou déroulant le fil
sur l'axe, modifiant ainsi la longueur
active du balancier.

26
Sur certains mouvements la tige d’enroulement est prolongée côté cadran et se termine
par un filetage qui permet à l’utilisateur de faire son réglage facilement.
Le fil de soie est insensible à l'étirement, à la chaleur et à l'humidité.

3.2.2. La suspension à couteau :

Ce système se compose d’un petit prisme en


acier trempé et poli glacé qui repose sur une
gorge en forme de ‘V’. Les frottements sont
plus nombreux mais cette suspension permet
l’utilisation de balanciers plus lourds.
Suspension à couteau avec rondelle de sécurité

3.2.3. La suspension à lame simple ou double :


L'adoption de l'ancre anglais va permettre, de supprimer l'ancre en toit sur ces pendules
portiques et aussi la suspension à couteau, la suspension à lame va être adoptée,
inventée par William Clément, vers 1680.

Lame simple
Lame double

Julien Le Roy double la lame, vers 1710, ce qui évitera le mouvement ondulatoire de la
lentille.

27
Ici la double lame est entre deux coquilles assemblées avec deux vis. Une autre vis plus
grosse permet de faire monter ou descendre la suspension grâce à un levier.
Une autre version, comme pour certaines suspensions à fil, avec une tige au bout carré
sort en haut du cadran ce qui permet de régler la hauteur du balancier côté cadran sans
avoir à retourner la pendule.

3.2.4. Les suspensions Brocot :

Avant de déposer le brevet de sa célèbre suspension, Achilles Brocot a beaucoup cherché


a amélioré le réglage de la lame à suspension.

Suspension Brocot à came excentrique :


Voici un exemple d’une suspension de 1835-1838 :

Le système est assez simple, sur


l'axe derrière le bouton moleté, une
came excentrique, un limaçon, est
fixé, si on tourne le bouton, la came
agit sur le bras de levier articulé en
haut du pont d'ancre faisant ainsi
monter ou descendre la lame de
suspension ce qui permet de jouer
sur l'avance ou le retard de la
pendule.

Suspension Brocot à came excentrique de réglage

28
Suspension Brocot à coulisseau et came excentrique :

Encore une autre suspension utilisée sur un


échappement à deux roues d’échappement.

Tenon pince-lame

Trou oblong

Echappement à double roue avec suspension à


coulisseau et came excentrique
Coulisseau

Un coulisseau taillé en queue d'aronde pouvant


monter et descendre dans la partie femelle taillée
dans le pont d'ancre. On remarque une entaille
oblongue pratiquée dans le coulisseau, ce qui
permet à ce dernier de monter et descendre. Le
tenon qui en sort et qui fait office de pince lame
est lui fixé sur le pont d'ancre.
La tige de réglage qui est actionnée depuis le
haut du cadran fait tourner un limaçon, qui, en
tournant agit sur un téton ou une cheville faisant
monter ou descende le coulisseau.
Cette pendule date de 1838 ou 1839, à l'époque,
les fabricants de ressorts dataient et signaient
Tige de réglage qui sort du cadran leurs ressorts et le ressort
de cette pendule est daté de
1838.

La suspension à lame de Brocot :


Le brevet sera déposé en 1840, elle aura du mal à s'imposer, un
question de coût, peut être, on imagine aisément que la fabrication
de ce système doit être plus onéreux que la fabrication d'une
suspension à fil.
Une suspension Brocot de 1840 sans le ressort compte-clics :

29
En 1852, Brocot dépose un autre brevet concernant l'adjonction d'un petit ressort lame
qui permet de compter les "clics" et donne à l’opérateur une notion de la valeur de la
compensation.
Ci-dessous, le brevet de 1852 concernant l'adjonction du ressort lame compte-clics.

Contrairement à la suspension de 1838 où le pince lame est fixe et la lame mobile, sur
cette suspension, la lame est fixe mais le pince lame est mobile. Il monte ou descend
grâce à une vis qui passe dans un trou fileté dans le pince lame.

La rotation de cette vis est actionnée par une


roue dentée solidaire de cette dernière, elle
même actionnée par un renvoi d'angle, une
autre couronne dentée fixée sur la tige de
réglage qui débouche en haut du cadran.
Le système Brocot est un plus, il permet de
corriger les variations thermiques saisonnière.
En effet, sous l'action de la chaleur, certains
métaux se dilatent, la tige du balancier aussi.
En saison froide, l'acier se contracte, la tige du
balancier se raccourci et la pendule prend de
l'avance, en été c'est l'inverse, sous l'effet de la
chaleur la tige du balancier s'allonge, le
balancier bat plus "lentement" et la pendule
prend du retard. Il faut se replacer dans le
contexte du XIXe siècle où les habitations ne sont pas isolées et on ne chauffe pas toutes

30
les pièces, les écarts de température de 5° l'hiver à 30 ° l'été sont importantes et le
système Brocot permet de corriger ces variations de température aisément.
Variante du ressort compte clics :
Voici encore une variante dont le ressort compte
clics se situe non pas en côté du corps du pince
lame et qui appuie sur les crans de la couronne de
la tête de vis mais un ressort lame placé sur le pont
d'ancre et dont le ressort appuie sur les crans du
renvoi d'angle de la tige de réglage de la suspension.
Le mouvement est un Samuel Marti médaille de
bronze 1860.

3.2.5. La suspension Vallet :


Cette suspension est attribuée à Vallet (1872-1875). Ici, la distance entre le point de
pivotement de l’ancre et le point de flexion est constante. En effet le pince-lame est fixe et
c’est la lame qui est mobile mais cela n’apporte pas d’avantage supplémentaires suite au
test qui ont comparé la suspension Vallet avec la suspension Brocot de 1840.

Comparaison entre les deux suspension sans


les coquilles

La suspension Valet est constituée de deux demi-coquilles, d'une fourchette filetée sur
laquelle est fixée la lame de suspension, et d'un écrou fileté sur lequel est sertie une
couronne dentée, laquelle couronne est actionnée comme pour la suspension Brocot par
un renvoi d'angle.

3.2.6. La suspension Pannard :

31
3.2.7. La suspension Duvoye :

3.3 Les balanciers

A compensation :
Sous l'effet du froid ou de la chaleur, les tiges des balanciers raccourcissent ou
s'allongent, de ce fait, la pendule prend de l'avance ou du retard..
Des balanciers à compensation thermique ont été inventés pour remédier à cet
inconvénient et on peut distinguer trois systèmes : le balancier à
mercure, le balancier à biellettes et le balancier à gril.

3.3.1. Le balancier à mercure :

Le premier inventé a été le pendule à mercure ou pendule de


Graham vers1719.
Le principe de fonctionnement est le suivant: sous l'effet de la
chaleur (par exemple) la tige du balancier s'allonge abaissant le
centre de gravité du balancier et provoque de ce fait du retard. Sous
l'effet de cette même chaleur, le mercure contenu dans l'ampoule de
verre se dilate et monte dans l'ampoule remontant ainsi le centre de
gravité. Les deux mouvements s'annulent et le centre de gravité
reste constant. Le volume de mercure contenu dans le cylindre doit
être exactement adapté au pendule pour éviter la sur-compensation
ou la sous-compensation ce qui exigeait un réglage pouvant aller
jusqu'à une année. Les performances étaient alors tout à fait
remarquables.

32
L'idée du balancier à mercure sera reprise plus tard par
Antoine Rédier (1817-1897) sous la forme d'un balancier à
double ampoules de mercure.

Le balancier à double
ampoules de mercure
du fait de sa
nouveauté, de son
esthétisme, sera
utilisé sur les
pendules où il sera
mis en valeur, donc
visible comme les
pendules tambour
(dites de notaire) ainsi
que sur certaines
pendules cages
(vitrées).

Le balancier d'Antoine Rédier.

3.3.2. Le balancier à gril :


Harisson invente le balancier à gril vers 1725. Les tiges
du gril sont alternativement en fer et en laiton. Sous
l'effet de la chaleur (par exemple) les tiges de fer
s'allongent et poussent le balancier vers le bas. Les
tiges de laiton, d'un coefficient de dilatation inverse,
repoussent les traverses supérieures vers le haut
faisant remonter la lentille du balancier. Les deux
mouvements s'annulent et le centre de
gravité reste constant. Ce système est
très efficace à condition que les
coefficients de dilatation des matériaux
soient bien choisis.
Les coefficients de dilatation
Le coefficient de dilatation thermique
linéique moyen du fer est d'environ 11,8 x
10^-6 m/(m.K) dans la plage de
température ambiante (0-100 °C). Cela signifie qu'une barre en fer d'un
mètre de longueur augmentera ou diminuera d'environ 0,0118 mm pour
chaque degré Celsius de changement de température.
Le coefficient de dilatation thermique linéique moyen du laiton, qui est un
alliage de cuivre et de zinc, est d'environ 18,7 x 10^-6 m/(m.K) dans la
plage de température ambiante (0-100 °C). Cela signifie qu'une barre en
laiton d'un mètre de longueur augmentera ou diminuera d'environ 0,0187

33
mm pour chaque degré Celsius de changement de température. Cet alliage se dilate à des
températures normales.
Il convient de noter que les coefficients de dilatation thermique peuvent varier légèrement
en fonction de la composition exacte du matériau et de la plage de température
considérée.
Les scientifiques des années 1800 ont découvert que le pendule à grille avait des
inconvénients qui le rendaient inadapté aux horloges de la plus haute précision. Le
frottement des tiges glissant dans les trous du cadre a amené les tiges à s'adapter aux
changements de température en une série de petits sauts, plutôt qu'avec un mouvement
fluide. Cela a provoqué un changement soudain de la vitesse du pendule, et donc de
l'horloge, à chaque saut.

3.3.3. Le balancier à biellettes :

Vers 1745, le pendule compensateur


d'Ellicot nait. Sous l'effet de la chaleur
(par exemple) les tiges de laiton
agissent sur deux biellettes qui
remontent la lentille du balancier. C’est
une construction ingénieuse, mais qui,
pour bien fonctionner exige un
maximum de précision.

3.3.4. Le balancier de Brocot :

En 1847 Louis Achille Brocot dépose


un brevet concernant trois
balanciers compensés en
température. Ils sont dérivés du
balancier d'Ellicot.

Malheureusement, des copies de


ces balanciers ont été
commercialisées. Il semble aussi
qu'elles soient les plus répandues
sur les pendules de "notaires"
sûrement pour des raisons
économiques puisque les horlogers
ne payaient pas de licences pour les
copies.

34
3.3.5. Le balancier Jacot :

A lentilles :

Se sont les balanciers les plus courant sur les pendules de Paris

3.3.6. Le balancier à fil :


La lentille n'est pas réglable, on
modifie la longueur du balancier
en agissant sur le fil de soie
auquel est accroché ce dernier, le
poids est de 30 grammes environ.
Il sera utilisé de 1750 jusqu'à
l'apparition de la suspension
Brocot brevet en 1840-1842.

3.3.7. Le balancier pour suspension à lame de Brocot et le « Thieble » :


La hauteur de la lentille est réglable, celle-ci coulisse sur un carré de laiton soudé sur la
tige du balancier, la modification
s'effectue en tournant l'écrou
moleté au centre de la lentille, la
tige du balancier étant filetée à
base. Le poids moyen est de 70
gr environ.
L'intérieur de la lentille est en
plomb et deux feuilles de laiton
formées recouvrent ce plomb.

Le balancier "Thieble" :

Le balancier "Thieble" (sigle Thieble, flèche rouge) apparaît vers 1870. Le principe de
fonctionnement est le même que le Brocot, mais la lentille n'est plus guidée par un carré
soudé sur la tige du balancier
mais par une rainure verticale
pratiquée sur la tige du
balancier, la vis de blocage
(flèche orange) prend dans cette
rainure et empêche le balancier
de tourner sur sa tige. La lentille
est identique à la précédente :
en plomb et laiton pour un poids
70 gr.

35
3.3.8. Le balancier sans vis de réglage de lentille :
Il n’y a pas de vis de réglage de lentille mais ont peut cependant monter ou descendre la
lentille en desserrant la vis de blocage de celle-ci mais le déplacement est "pifométrique".
On peut supposer
l’utilisation de ce balancier
pour que certains fabricants
ne versent pas d’argent pour
utilisation d'un brevet ou
d'une licence. La lentille est
en laiton massif pour un
poids de 70 grammes mais
on peut trouver des
variantes et des balanciers
plus lourds.

3.3.9. Le balancier à lentille plate et écrou de réglage :


Le balancier à lentille plate
et écrou de réglage en bas
apparaît vers 1910, La
lentille est en plomb
recouverte par deux feuilles
de laiton, le poids est de 70
grammes.

3.4 Calculer la longueur d’un balancier perdu sur un mouvent de Paris :


Il n’est pas rare, lorsque l’on acquiert une pendule que le balancier soit manquant et le
remplacer n’est pas bien difficile.
Même s’il n’est pas au même numéro, c’est la longueur du balancier le plus important.

3.4.1. Le poids du balancier :


Si votre pendule est à mouvement à fil, le balancier devra peser 20/30 grammes environ
mais certaines pendules fonctionnent avec des balanciers de 50 grammes, voir 60
grammes
Si votre pendule a un mouvement de trois pouces et est à suspension à lame métallique,
c’est à dire à suspension Brocot, Valet, Pannard ou autre, il devra peser 75 grammes
environ.
Il existe quelques exceptions, certains régulateurs, avec ou sans sonnerie, souvent munis
d’échappements Brocot, visibles ou non et qui sont animés par de gros mouvement de
Paris avec de forts ressorts fonctionnant avec des balanciers de 130 grammes voir plus.
Les pendules portiques et les pendules dites de notaires ont des balanciers bien
spécifiques.

36
3.4.2. La longueur du balancier :

Calculs à partir de la petite platine


Sur la plupart des mouvement de la seconde moitié
du XIXe siècle et même un peu avant, la longueur est
indiquée en bas de la platine arrière, de part et
d’autre du pilier milieu. Deux chiffres figurent à cet
endroit, ils indiquent, en pouces (français) et en
lignes, la longueur du balancier et en haut et à
gauche est frappé le N° de série ou le N° du
mouvement.

1 pouce 27,048 mm
*12
1 ligne 2,255 mm

La « ligne », ou « ligne parisienne », est une ancienne mesure de l'horlogerie traditionnelle,


antérieure au système métrique, directement héritée du « pied » français de l'Ancien
régime. Chaque ligne équivaut à 2,2558 mm, arrondis à 2,26 mm. Un pied (‘) valait
autrefois 12 pouces(") de 12 lignes ("') chacun.

Dans l’exemple de la photo se sera (3*27,048)+(7*2,2558) = 96,929mm


Si il n’y a qu’un seul chiffre c’est des pouces.

Cette mesure exprime la longueur utile du balancier qui est celle qui va du point de
flexion de la suspension (soie ou lame) au centre de gravité de la lentille, ce que certains
appellent le poids.

Calculs à partir du nombre de dents du rouage


Si aucune indication en pouces et en lignes n’est gravée sur la platine arrière, il faudra
calculer :

[(Zroue centre * Zroue moyenne * Zroue échappement)*2] / (Zpignon moyenne * Zpignon échappement)=
nb osc/heure

Une fois qu’on a calculer le nombre d’oscillation/heure, on se réfère au tableau (page


suivante) et on trouve la bonne longueur :

37
Il existe un programme où il ne reste plus qu’à entrer la mesure en pouce et en lignes et
il détermine la longueur en mm : http://www.horlogerie49.fr/wa_files/Balancier.exe

1 2

38
IV. DATATION

Dater un mouvement de Paris est difficile car il y peu de repères sûrs puisque les
archives des grands fabricants sont perdues ou inaccessibles.
Cependant, il reste quelques possibilités de pouvoir dater un bon nombre de ses
pendules en se basant sur les caractéristiques du mouvement.

4.1 Mouvement signé

4.1.1. Signé sur la petite platine :


Le nom est gravé entièrement :
Le mouvement peut être signé sur la platine si il s’agit d’un horloger connu ou d’un
maître. Le nom de l’horloger gravé à la main signifie que c’est un travail artisanal
antérieur aux développement des usines. On peut situé cet usage sous le règne de Louis
XV et de Louis XVI et il se perdra après la révolution française (1789-1799) sauf pour
certains grands maîtres horlogers.

Initiales estampées :
Dès l’Empire, les signatures disparaissent à l’exception des grands maîtres horlogers. A
la place on peut voir deux initiales non plus gravés mais estampées. Cela signifie que
c’est le travail d’un finisseur.

Le finisseur est un horloger qui a acheté des mouvements en blanc* (à Saint-Nicolas


d’Aliermont ou en Pays De Montbeliard) et qui va les finir, les assembler et les mettre au
point dans son comptoir d’établissage*. Avant de les envoyer chez l’emboiteur, il va les
signer et leur donner un numéro de série. Il est donc impossible de raccorder ses initiales
avec une époque précise puisque cette pratique a duré de 1800 à la fin de la
commercialisation du mouvement de Paris.

Exceptions :
1) Certains mouvements venant de Saint-Nicolas d’Aliermont entre 1810 et 1860
portent, sur la grande platine, côté cadran, le nom de la fabrique qui a fait le
mouvement blanc.
2) Certains finisseurs ont estampé leur nom en toutes lettres sur
la platine arrière, de 1860 à 1940.

4.1.2. Nom ou prénom et nom d’une ville sur le cadran :


Si c’est le cas il suffit de consulter ‘le dictionnaire des horlogers
français’ de TARDY pour être sûr de la date de mise en service.
Le nom qui figure sur le cadran est celui de l’horloger détaillant
qui a vendu le produit.

39
4.2 Mouvement non-signé

Si il n’y a aucun nom ou initiales il faut utiliser l’évolution des détails techniques du
mouvement (voir point 2.3) qui permettra de situé le mouvement dans une époque même
si, bien souvent, l’écart entre deux dates est important.

4.2.1. Le calibre :
Le mot calibre ne désigne pas uniquement le diamètre nominal, on désigne par le mot
calibre la dimension des platines et la disposition des mobiles dans ces dernières. Les
platines sont les deux plaques de laiton entre lesquelles tournent les rouages.

Les calibres du mouvement de Paris sont :

- Le calibre trois pouces, le plus fréquent, il a été employé durant toute la durée de
fabrication, bien qu’au tout début de Louis XV à Louis XVI, le calibre de 3 1/4 pouces ait
également été très employé.

- Le calibre mignonnette de 2 3/4 pouces est plus rare ; il équipe des pendules de petites
dimensions qui ont toujours été présente sur le marché. Il ne donne pas une idée précise
de l’époque de fabrication.

- Le calibre 3 1/4 pouces et le 3 1/3 pouces.


- Le calibre 4 pouces

Le calibre 3 1/3 pouces Le calibre 3 1/4 pouces Le calibre trois pouces Le calibre mignonnette de 2
3/4 pouces

En bref, quand le mouvement ou le cadran n’est pas signé il faut analysé les
particularités du mouvement, pour être le plus précis possible, en utilisant le chapitre III
du dossier.

40
V. PENDULES DE PARIS D’EXCEPTION

5.1 Pendule lyre de Louis XVI en porcelaine de Sèvre

Le décor
Le corps de la pendule, ou plutôt
la boîte comme on disait au
XVIIIe siècle, a été façonné en
pâte tendre et revêtue d’un fond
beau bleu. Le décor du cadran,
constitué des signes du
zodiaque, entre lesquels on
distingue des émaux sur paillons
d’or d’un extrême raffinement,
est de la main de Coteau, l’un
des meilleurs émailleurs de son
temps, qui l’a signé et daté. Le
mécanisme est doté de quatre
aiguilles qui donnent les heures,
les minutes, les jours et les mois.
La lyre est enrichie d’un
abondant décor de bronze doré,
constitué d’un soleil rayonnant,
de guirlandes de fleurs et de
fruits, d’un rang de grosses
perles et de tores de laurier qui
prennent naissance sous le
cadran.
Histoire
La présence de ces éléments
décoratifs, bien décrits dans les
documents du XVIIIe siècle, est
essentielle car elle a permis de
reconnaître avec une quasi-
certitude, dans cet objet, la
pendule-lyre de Louis XVI. En
effet, on connaît quelques autres
pendules lyres en porcelaine de Sèvres à fond beau bleu, de cette période, dotées d’un
même décor de bronze, mais leurs mécanismes sont dus à d’autres horlogers comme
Garrigues ou Kinable.
Grâce à une facture conservée aux Archives Rothschild, on apprend que la pendule a été
acquise par Salomon le 18 novembre 1863, chez Van Cuyck, pour 5250 francs, une
somme importante quand on songe que la table de Carlin avait été acquise trois mois
plus tôt, chez le même marchand, pour 1050 francs. Par ailleurs, la pendule n’était pas
encore identifiée à cette date comme étant très probablement l’exemplaire de Louis XVI.

41
Mais, revenons à l’histoire de la pendule au XVIIIe siècle. Nous savons que le 4 janvier
1786, Louis XVI acquit 2 lyres « beau bleu » d’un modèle tout nouveau auprès de Sèvres,
pour 192 livres chacune. L’une d’entre elles reçut sans doute peu après un mécanisme
dû à l’atelier de Courieult, tenu par sa veuve après son décès, le 16 janvier 1786, et un
cadran décoré antérieurement par Coteau qui l’a signé et daté de 1785.
La pendule-lyre est mentionnée à Versailles, sur la cheminée du salon des Jeux, dans
plusieurs documents antérieurs à l’époque révolutionnaire, notamment dans un état des
pendules, établi en 1787 : « Une pendule de cheminée en forme de lyre, en porcelaine
bleu, ornée de bronze doré […], les entourages […], en perles, branches de laurier et
guirlandes de roses. Le haut est terminé par un soleil, mouvement marquant les jours du
mois et signes du zodiaque [...] Par Courieult » (O1 35101). Dans l’inventaire de 1791,
dressé dans l’appartement intérieur, elle est à
nouveau décrite dans des termes similaires.
Selon Pierre Verlet et Christian Baulez, la
pendule fut cédée trois ans plus tard, pour
1800 livres au marchand Chandeseigue.
On perd ensuite sa trace jusqu’à l’achat effectué
par Salomon de Rothschild, en novembre 1863.
Comme l’ont montré Christian Baulez, en 1978,
et Pierre Ennès, en 1997, seule cette pendule
présente toutes les caractéristiques énoncées
plus haut. De retour à Versailles, elle contribue
désormais magnifiquement au nouveau
meublement du salon des Jeux de Louis XVI.

Le mécanisme
Le mécanisme est dû à l’atelier de l’horloger
Courieult dont il porte la marque. Le
mécanisme est équipé d’un balancier à gril et de
se qui ressemble à une suspension Valley avec
un échappement à ancre en toit. Les ponts sont
trapézoïdaux.

Datation

Comme le cadran est signé du nom de l’horloger


et que la commande et l’achat sont archivé, on
sait que le mouvement est daté de 1785. La
suspension Valley à sûrement été changé pour
obtenir une meilleure qualité de réglage.

42
5.2 Pendule au char d’Apollon

Le décor
Le cadran de cette spectaculaire pendule est inscrit dans la roue d’un char à quatre
chevaux fougueux dit quadrige conduit par la figure du dieu Apollon dont le manteau
flotte dans l’air et qui est richement décoré de motifs tels que guirlandes, palmettes,
rinceaux feuillagés, griffons, arc, lyre. Le
tout repose sur une arche rehaussée de
motifs de nuages et dont la face présente
les signes du zodiaque dorés sur un fond
bronzé. L’ensemble de la composition est
supporté par une base en marbre vert de
mer soulignée d’une frise de feuilles
stylisées et décorée de motifs d’étoiles et
des phases de la lune et centrée d’un
masque d’Apollon solaire. Enfin, quatre
fortes pattes de lion finement ciselées
terminent la composition.
Histoire
L’exceptionnelle originalité de cette
pendule et son extraordinaire qualité de
ciselure et de dorure témoignent du talent
du bronzier qui créa le modèle à la fin du
XVIIIe siècle ou dans les premières années
du siècle suivant : Pierre-Philippe
Thomire ; cette attribution est confirmée

43
par une mention tirée de la vente après décès du doreur Pierre-François Feuchère en
1829 : « n° 69. Pendule, le char d’Apollon parcourant le zodiaque, bronze et dorure au mat,
nuages argentés, socle griotte profilé, enrichi de phases de la lune. Ce modèle est de
Thomire ; on sait que le prix de commerce était 1500 francs ».
Thomire le déclina en deux types avec d’infimes différences et avec des variantes dans les
proportions, le premier à deux chevaux, le second, beaucoup plus monumental, à quatre
chevaux. Parmi les rares exemplaires répertoriés, mentionnons notamment un premier
modèle à deux chevaux et à nuages argentés illustré dans G. et A. Wannenes, Les plus
belles pendules françaises de Louis XVI à l’Empire, Florence, 2013, p. 354 ; et
particulièrement trois pendules au quadrige : la première, provenant probablement des
anciennes collections impériales russes, est passée en vente à Berlin chez Rudolf Lepke
en février 1929 ; la deuxième, dont le mouvement a été remplacé par Vulliamy,
appartient aux collections royales anglaises (voir E. Niehüser, Die Französische
Bronzeuhr, Munich, 1997, p. 32) ; enfin, la dernière, commandée à Paris en 1798 par le
Tsar Paul Ier pour le château Saint-Michel à Saint-Pétersbourg, est conservée au musée
de l’Ermitage

4,1. La pendule à chaperon de Louis XIV : Cette pendule a été fabriquée par le célèbre horloger
Charles Le Brun en 1669 pour le roi Louis XIV. Elle est ornée de sculptures en bronze doré
représentant des allégories de la Victoire, de la Renommée et de l'Abondance.

4,2. La pendule à chaperon de Marie-Antoinette : Cette pendule a été commandée par la reine
Marie-Antoinette en 1783 et a été fabriquée par le célèbre horloger Abraham-Louis Breguet. Elle
est ornée de sculptures en bronze doré représentant des allégories de la Philosophie, de la Sculpture,
de la Peinture et de l'Architecture.

4,3. La pendule à chaperon de Napoléon Bonaparte : Cette pendule a été fabriquée par le célèbre
horloger Abraham-Louis Breguet en 1806 pour Napoléon Bonaparte. Elle est ornée de sculptures en
bronze doré représentant des allégories de la Justice, de la Force et de la Prudence.

44
Ces pendules à chaperon sont considérées comme des chefs-d'œuvre de l'horlogerie et sont très
appréciées des collectionneurs et des amateurs d'art.

Pendule thomire
https://www.lapendulerie.com/collections/masterpieces/thomire-p317/

Conclusion
Puis elles ont été conçues pour être placées sur une cheminée, avec un boîtier en forme de chapeau
qui protégeait les mécanismes de l'horloge des poussières et des fumées de la cheminée. Le but était
de satisfaire la demande croissante de la noblesse française, qui cherchait à afficher son statut et sa
richesse.

le résultat de l’échange et de l’évolution des connaissances des horlogers de l’époque. D’ailleurs,


son nom, pendule de paris, lui vient du fait qu’elle est faite à la façon de Paris et non à Paris.

Webographie :

45
https://lemouvementdeparis.e-monsite.com/pages/avant-le-mouvement-de-paris.html
pendule avec suspension fil: https://de.cdn-website.com/67ac1ae7d9204a30a1dc7960ac5f74ca/files/
uploaded/ConseilsmouvdeParis-fil.pdf

pendule avec suspension lamz :


https://de.cdn-website.com/67ac1ae7d9204a30a1dc7960ac5f74ca/files/uploaded/
ConseilsmouvdeParis-lame.pdf

LEXIQUE

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BIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE

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