TFE Pendule de Paris
TFE Pendule de Paris
Prénom :
Classe :
Date :
IATA
Namur
TFE :
La pendule de Paris
Option : Horlogerie
Pendulerie (Mr Denayer)
IATA Namur
1
Avant-propos
Avant de plonger dans le vif du sujet, permettez-moi de commencer par exprimer mon
admiration et mon respect pour touts les horlogers et scientifiques de l’histoire qui ont
contribué à l’évolution de l’horlogerie.
Je voudrais également exprimer ma reconnaissance envers les horlogers et les experts en
pendulerie qui ont généreusement partagé leur connaissance sur internet. Leurs
connaissances techniques, leur expertise historique et leur passion pour l'horlogerie m'ont
permis de mieux comprendre les subtilités des pendules de Paris et de leur mouvement.
Le sujet du travail de fin d'année porte donc sur les pendules de Paris, une forme classique
de pendule française de précision qui a été largement utilisée au cours des siècles passés.
En explorant les mécanismes complexes qui régissent le mouvement de ces pendules, j'ai
pu approfondir ma compréhension de la conception et de la fabrication de ces machines à
mesurer le temps.
En somme, ce travail de fin d'année représente pour moi une étape importante de mon
parcours d'horloger. Il témoigne de mon engagement envers l'art de la pendulerie et de ma
passion pour l'horlogerie. J'espère que ce travail contribuera à la richesse des
connaissances sur les pendules de Paris et inspirera d'autres passionnés à poursuivre des
recherches similaires.
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Table des matières
1. Introduction…………………………………………………………………………………………………………………..p5
3
3.3.2. Le balancier à gril………………………………………………………………………….…………………p33-34
3.3.3. Le balancier à biellettes………………………………………………………………………………………….p34
3.3.4. Le balancier de Brocot…………………………………………………………………………………………...p34
3.3.5. Le balancier de Jacot…………………………………………………………………………………………….p35
Balanciers à lentilles
3.3.6. Le balancier à fil…………………………………………………………………………………………………..p35
3.3.7. Le balancier à lame de Brocot et le balancier Thieble……………………………………………………….p35
3.3.8. Le balancier sans vis de réglage de lentilles………………………………………………………………….p36
3.3.9. Le balancier à lentille plate et écrou de réglage………………………………………………………………p36
3.4. Remplacer un balancier perdu sur un mouvement de Paris ………………………………………p36-38
3.4.1. Le poids du balanciers…………………………………………………………………………………………..p36
3.4.2. La longueur du balanciers…………………………………………………………………………………...p37-38
Calcul de la longueur du balancier à partir de la petite platines
Calcul de la longueur du balancier à partir du nombre de dents du rouage
4. Datation……………………………………………………………………………………………….…………………p39-40
4.1. Mouvement signé………………………………………………………………………………………p39
4.1.1. Signé sur la petite platine……………………………………………………………………………………….p39
4.1.2. Nom et/ou prénom et nom d’une ville sur le cadran………………………………………………………….p39
4.2. Mouvement non-signé……………………………………………………………………………………………p40
4.2.1. Le calibre………………………………………………………………………………………………………….p40
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1. INTRODUCTION
Les premières pendules rondes à balancier furent créent à Paris vers 1750. Ce n’est que
plus tard qu’elles furent appelées « Pendule de Paris » pour préciser ‘à la façon de Paris’.
La particularité de se mouvement est que les rouages sont maintenu entre deux platines
circulaires.
Ce type de pendule a connu son apogée au XVIIIe siècle en France ; une époque de
grande prospérité culturelle, artistique et intellectuelle. En effet, dès Louis XV, il y a une
évolution de l’habitat urbain pour les bourgeois; l’appartement parisien naît. Les
conduits de cheminée deviennent plus performant et moins encombrant, on orne alors
les pièces de belles cheminées dont les plateaux en marbres laissent la place aux objets
décoratifs.
Comme à Versailles, on pense y placer des pendules mais en y adaptant les proportions.
Avec les connaissances déjà acquises des horlogers de l’époque, la configuration des
pendules est claire : les rouages, l’échappement à ancre et la sonnerie à chaperon.
Il faudra attendre Brocot pour de nettes améliorations.
Outre leur importance culturelle, les pendules de Paris ont également une grande
importance historique. En effet, les mouvements de ces pendules ont été conçus pour
être précis et fiables, ce qui a conduit à des avancées significatives dans l'horlogerie.
Elles ont également servi de modèles pour d'autres types de pendules, ce qui a contribué
à l'évolution de l'horlogerie en général.
Au cours de cette présentation, nous allons explorer ses origines, son histoire, ses
caractéristiques et les plus extraordinaires d’entre elles.
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II. HISTOIRE DES PENDULES DE PARIS
Les horloges ont une longue histoire qui remonte à l'Antiquité, mais elles ont connu une
évolution significative jusqu'au XVIIIe siècle.
Les premières horloges étaient équipées de cadrans solaires pour mesurer le temps.
Cependant, ces instruments étaient peu pratiques pour une utilisation en intérieur, car
ils dépendaient de la lumière du soleil pour fonctionner.
Au Moyen Âge, les horloges à eau ont commencé à être utilisées pour mesurer le temps,
et elles ont été suivies par les horloges à poids, qui étaient plus précises et pouvaient être
utilisées à l'intérieur.
Au XVIe siècle, les horlogers ont commencé
à concevoir des horloges de table à
mouvement mécanique, qui utilisaient un
système de rouages et de ressorts pour
mesurer le temps avec précision. La
généralisation des instruments de précision,
et surtout la forte demande d'une clientèle
qui voit dans les nouvelles horloges
portatives un objet autant décoratif
qu'utilitaire, transforme le métier d'horloger.
De 'mécanicien' il devient artiste. Les formes
et les décors qui circulent dans toute
l'Europe varient. Ces horloges étaient
souvent décorées avec des sculptures et des
gravures et étaient considérées comme des
objets de luxe.
Au XVIIe siècle, les horloges de table sont
devenues plus populaires et plus abordables
et ont été produites en plus grand nombre.
Les horlogers ont également commencé à
expérimenter avec des designs plus élaborés, y compris des pendules en forme
d'animaux et de personnages. Au XVIIIe siècle, les horloges de table ont atteint leur
apogée en termes de sophistication et de design. Les horlogers ont créé des pendules de
table avec des mécanismes complexes et des boîtiers ornés de sculptures et de gravures
en relief.
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2.2.2. La pendule Louis XIV (1643 — 1715) ou « religieuse »:
Les pendules dites « religieuses » datent pour la plupart du début du règne de Louis XIV
(1638-1715). Leurs caisses sont très architecturées car elles imitent la façade d’un
palais. On les appelle souvent, et à tort, pendules Louis XIII. La valeur des pendules
religieuses varie considérablement en fonction de la notoriété de l’horloger, de la qualité
et de la richesse du décor, ainsi que de l’état de conservation et des restaurations subies.
Elles étaient souvent commandées par le roi lui-même ou par des membres de la
noblesse et de la bourgeoisie pour orner les grands espaces de leurs châteaux et de leurs
palais.
Ces horloges étaient souvent de grande taille et richement décorées avec des sculptures
en bronze doré*, des médaillons, des guirlandes et d'autres ornements élaborés. Elles
étaient souvent conçues pour être placées sur une console ou une commode, ou pour
être suspendues au mur, et étaient considérées comme des symboles de pouvoir et de
prestige.
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Le mécanisme
Le mouvement est fixe sur une plaque de métal de forme rectangulaire, bouchant la
fenêtre de la façade et recouverte d’un velours noir. Sur cette plaque est fixé le cadran en
étain, qui peut aussi être en laiton et sur lequel sont gravées les heures en chiffres
romains. Des fleurons* séparent les heures. Les minutes sont gravées en chiffres arabes
à la périphérie des heures. On aperçoit sous le chiffre douze le petit trou pour la clé de
réglage de l’avance et du retard. La cage (caisse) de la pendule est en chêne et en noyer,
caractéristique de l’époque. Toutes les moulures des pilastres et de la corniche sont en
ébène massif très finement travaillées.
L. Baronneau à Paris
Le décor
L’ensemble de la décoration est en marqueterie*, laiton et étain sur fond d’écaille rouge
(caret)*. Le décor et la découpe sont d’une extrême finesse. Ils sont composés de
rinceaux*, feuillages et pampres*. Tous les éléments de décor en laiton et en étain sont
gravés. L’applique dorée au mercure est d’une grande qualité. Tous les autres bronzes de
la pendule sont vernis or*, pratique très courante à cette époque. Les aiguilles dites «
persil », caractéristiques de ces pendules, sont finement découpées dans du laiton et
gravées.
L'échappement
C’est un échappement à verge, dit à recul, qui utilise une verge, une tige métallique avec
deux palettes, pour réguler l'écoulement de l'énergie à travers l'échappement. Lorsque la
verge bascule d'un côté à l'autre, les palettes s'ouvrent et se ferment, permettant à
l'énergie de s'écouler à travers l'échappement et de maintenir la vitesse de l'horloge.
Bien que l'échappement à verge soit relativement précis, il est sujet aux variations de
températures et d'autres facteurs environnementaux qui peuvent affecter la longueur de
la verge et donc la vitesse de l'horloge. La suspension originale, dite « à fil », a été changé
étant soumise aux variations hygrométriques.
3) 3e phase : elle s’étend de 1699 à 1715. Elle marque la fin du règne de Louis XIV,
le roi vieillissant se lasse des grandes perspectives. Les artistes vont alors faire des
scultures plus libres et naturelles. Les grandes lignes droites vont se courber, se
superposer et créer un ensemble de volutes*. Par exemple, les colonnes feront place à
des arcs surbaissés retombant sur des pilastres ioniques*. Sur ces arcs apparaît un
vase ou un masque, ce qui ajoutera un peu plus de légèreté a l’ensemble. Les
décorations restent sobres et symétriques, mais les thèmes se font plus légers. On
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verra des allégories de la nature encadrées de moulures qui se courbent, le tout
encadré de feuillage. Tout dans ce style annonce le style régence.
Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, ce sont les caisses massives et architecturées adoptant des
formes droites qui dominaient la production horlogère sous le règne de Louis XIV. Avec
cette nouvelle forme en « tête de poupée » de taille plus réduite, le mouvement, la courbe,
la contre-courbe et les volutes vont peu à peu s'imposer jusqu'à la Régence avant d'être
omniprésents sous le règne de Louis XV.
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2.2.3. Régences (1715 — 1723) avec Cartel :
Le style marque la transition entre le style Louis XIV et
le style rocaille de Louis XV. Les lignes et les décors
s’assouplissent, mais la symétrie reste toujours
présente et la coquille est utilisée en motif central, elle
peut être dressée sur des rinceaux de feuilles d’acanthe.
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La fixation des cartouches
Les cartouches émaillés*, portant les heures, ainsi que celui du nom de l’horloger, sont
fixés au cadran par une tige soudée percée d’un trou et tenue par une goupille. Une
fixation avec des tiges filetées et des écrous dénote une fabrication XIXe siècle.
Les trous de remontage
Au XVIIIe siècle, ils sont assez espacés. Dans les petits cartels, ils mordent parfois sur
les cartouches en émail. Ils ne sont pas toujours exactement symétriques. Petits et
rapprochés, ils seraient probablement du XIXe siècle.
Il est malheureusement assez rare de trouver un cartel de cette époque où tout est
d’origine.
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2.2.5. Louis XVI (1750 – 1790) et les pendules d’officier :
Contexte
Le XVIIIe siècle est symbolisé par le mouvement européen des Lumières et la Révolution
française, belge et liégeoise. Le début du siècle est notamment marqué par l’interdiction
de la traite des esclaves par les Britanniques. Pourtant cette dernière continue à ce
répandre dans le monde
Le mythe du « bon sauvage » se développe au XVIIIe siècle, chez les explorateurs et
conquérants de la Renaissance. Ces derniers partent à la découverte du continent
américain et découvre des civilisations aux cultures différentes qu’ils décident d’appeler
dans leur écrit « bon sauvage ».
Il est à noter que ce mythe du bon sauvage ne fait aucune différence entre les Africains,
les Indiens d’Amérique et les noirs réduits en esclavage.
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2.2.8. Directoire (1795 – 1800) :
Description
Majestueuse pendule
portique d'époque
Directoire en marbres
blanc et noir orné de
bronzes dorés et
patinés. De style
"Retour d'Égypte", elle
comporte deux bornes
ornées de vestales
cariatides* en gaine
entourées d'urnes
fleuries en ronde-
bosse. Elles sont
surmontées de deux
sphinges ailées
patinées*. Ces deux
parties sont unies par
le cadran circulaire
émaillé blanc protégé
par un verre
présentant les heures
en chiffres romains et
deux aiguilles en
bronze doré. Il est
surmonté d'un aigle
aux ailes déployées et
une guirlande de
fleurs. En dessous se
trouve un drapé* et
une palmette* étirée. Il
est surmonté d'un
aigle aux ailes
déployées et une
guirlande de fleurs. Le
pendule à fil est décoré
d'un angelot
rayonnant. Le tout
repose sur une base
Pendule à portique d'époque directoire, style retour d'égypte en marbre noir à
quatre petits pieds
ornée de bas-reliefs en bronze représentant des enfants jouant. Cette horloge est signée
sur le cadran "Chopin à Paris".
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2.2.9. Empire (1800-1835) :
Une pendule de cheminée en bronze doré, d’époque Empire, extrêmement fine avec une
plaque de porcelaine de Paris. Elle est signée sur le cadran en émail blanc « Boileau ».
Le mouvement
Le mouvement avec suspension en fil de soie, échappement à ancre, sonnerie à l'heure et
à la demi-heure sur une seule cloche, avec roue de compte extérieure. Il a une durée de
huit jours.
Décoration
Le cadran est orné de chiffres romains et arabes et des aiguilles en acier bleui de type
lune pour les heures et les minutes. Le boîtier avec le cadran est dans une lunette à
feuilles rigides dans un socle rectangulaire vertical avec une couronne de laurier et un
arc monté dans un fronton arqué au-dessus d'une frise de cygnes aux ailes déployées,
soutenu à chaque extrémité par des pilastres coiffés de chapiteaux feuillagés, avec des
couronnes nouées en ruban aux angles supérieurs du cadran.
À gauche de la plinthe du cadran est assise une jeune harpiste, vêtue d'une robe
classique et assise sur une chaise Empire avec un dossier à volutes et des pieds en
forme de corne d'abondance. La partie inférieure du socle du cadran est ornée d'une
plaque semi-circulaire en porcelaine de Paris représentant un oiseau, un papillon, une
libellule et des gerbes de fleurs au bord de l'eau. Le tout sur une base rectangulaire
étagée sur pieds de chignon*.
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2.2.10. Louis-Philippe et Napoléon III (1830 – 1870) :
Le mouvement
Le mouvement à échappement à levier (ancre en toit) avec grande et petite sonnerie et
option pour le silence, avec un cadran d'alarme subsidiaire marqué 1-12 sur la plaque
arrière et sous l'horloge une barre coulissante marquée 'Heures et quarts/silence/quarts
seule'.
Les décorations
Le cadran en émail champlevé* est orné
d'un tour d'heures doré entourant des
chiffres romains sur fond noir, d'une paire
d'aiguilles percées en laiton doré pour les
heures et les minutes. Le boîtier élaboré en
bronze doré de forme architecturale est
surmonté d'une coupole en oignon avec un
fleuron feuillagé et de griffons ailés dans les
angles extérieurs. Les côtés du coffret sont
ornés de panneaux émaillés rectangulaires,
chacun signé du monogramme "S T" de
Théophile Soyer, l'un représentant un
courtisan de la Renaissance et l'autre
représente une dame de la Renaissance.
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Cette horloge très ornée reflète la fascination
de la fin du XIXe siècle pour les styles
historiques passés. Comme ici, l'intérêt pour
les modèles anciens combine des éléments de
chaque période pour produire un nouveau
style éclectique qui inclut des aspects des
styles Renaissance, Régence et Néo-classique.
Par exemple, les termes monopodes masculins
remontent au début du XVIIIe siècle, lorsqu'ils
sont apparus sous forme de montures en
bronze doré sur des horloges et des meubles
Régence. Le décor d'émail en grisaille* à
volutes feuillues autour du cadran rappelle
également la période où de tels motifs
figuraient en marqueterie Boulle*. En
revanche, les bordures à volutes et les patères*
Plaque sur laquelle est représenté une dame de la Renaissance
sont plus typiques du néo-classicisme, tandis
que les panneaux en émail de Limoges situés
de part et d'autre du cadran renvoient à la Renaissance. Enfin, il convient de mentionner
que le dôme surmonté semble plus oriental qu'européen.
Le style et la caisse
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Une pendule estampillée Pigneret et Cie
A partir du XIXe siècle, l’estampille* ne reflète plus la compétence d’un homme mais celle
d’un atelier, le corporatisme* ayant été aboli à la Révolution française. Ici apparaît une
marque au feu « Pigneret et Cie » [photo 4].
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2.3 Evolution du mouvement de Paris
Comme expliqué dans l’introduction, il y a peu d’évolution mécanique jusque 1810-1840.
Il est bien évident que ces changements ne se font pas d’un jour à l’autre mais vont
s'étaler sans ordre établi sur des mois et des années au gré des fabricants.
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2.3.3. Caractéristiques après 1810 :
Vers 1830 apparaît une cheville, dans la platine avant, qui a pour but
de stopper le doigt de l'axe du marteau lorsque celui-ci, après la frappe
retombe et donc de ne pas endommager les chevilles de la roue de
chevilles.
Avant 1830, le principe existait déjà mais
c'était une prolongation de l'axe de l’équerre
qui faisait office d'arrêt.
Prolongation de l’axe de l’équerre,
avant 1830
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2.3.5. Caractéristiques vers 1870 :
Un petit changement va intervenir concernant la bague de serrage entre l’axe d’une roue
et la roue.
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III. CARACTÉRISTIQUES MÉCANIQUES
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3.1.2. L'échappement de Clément dit « à petit ancre » :
L'échappement
à ancre fut
inventé vers
1670 par
l'horloger anglais William Clément d'après
des recherches de Robert Hooke. Il arriva à
point nommé pour s'intégrer dans l'horloge
à pendule de Huygens difficilement
conciliable avec l'échappement à roue de
rencontre qui nécessitait une grande
amplitude du pendule.
L'angle d'oscillation étant beaucoup plus
faible, les contacts sont également
atténués. L'échappement à ancre fut l'objet Première horloge à échappement à ancre : William Clément pour le King’s
Collège de Cambridge
de nombreux perfectionnements, l'objectif
étant d'avoir le meilleur rendement mécanique et d'apporter le minimum de
perturbations au mouvement de l'oscillateur.
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L'échappement de Graham en
apparent sur une pendule Charles X,
avec une suspension à fil.
Les bras des leviers de l’ancre sont beaucoup plus longs, ce qui
provoque des frottements plus importants et donc une usure
plus rapide. C’est ce défaut qui provoqua son abandon durant la
première moitié du XXe siècle.
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pas et lui permet de mieux conserver ses huiles. De plus, sa confection est bien plus
aisée que ses prédécesseurs. L’échappement Brocot fut souvent placé à l’avant-plan. Il
est alors utilisé comme ornement. En effet, l’ancre possède alors une forme élégante, les
rouleaux qui sont en pierre rouge, le pont de la roue d’échappement qui est souvent doré
avec ses vis en acier poli, tout comme la roue d’échappement, sont alors très agréables à
voir.
Le fils de Louis
Brocot, Achille
Brocot, tentera de
perfectionner
l’échappement de
son père. Pour ce
faire, il essaya
d’augmenter la
taille des cylindres.
Il espérait ainsi
obtenir une force
supérieure, or, c’est
l’inverse. Mais il
permet une mise d’aplomb automatique et
surtout la fameuse suspension à ressort
Brocot.
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Synthèse
1. Les échappements à contact permanent, dans lesquels le balancier est constamment en
contact avec une pièce de l’échappement; ils comprennent :
►L’échappement à recul dans lequel les surfaces de repos sont excentriques, ce qui
oblige la roue d’échappement à reculer fortement pendant une partie de l’oscillation.
- L'échappement à roue de rencontre
- L'échappement de Clément dit aussi à petit ancre
►Les échappements à repos frottants, dont les surfaces de repos sont concentriques et
ne provoquent de ce fait aucun recul de la roue d’échappement.
- L'échappement de Graham
- L'échappement anglais
- L'échappement à ancre en toit
- L’échappement à rouleaux et à repos de Brocot (Louis)
- L'échappement visible à rouleaux et à repos d'Achille Brocot
- L'échappement d'Aman dit aussi à roue et à chevilles
Conclusion
L’échappement anglais reste le meilleur pour un mouvement de Paris grâce à l’équilibre
entre isochronisme, encombrement et faible coût de production.
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Sur certains mouvements la tige d’enroulement est prolongée côté cadran et se termine
par un filetage qui permet à l’utilisateur de faire son réglage facilement.
Le fil de soie est insensible à l'étirement, à la chaleur et à l'humidité.
Lame simple
Lame double
Julien Le Roy double la lame, vers 1710, ce qui évitera le mouvement ondulatoire de la
lentille.
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Ici la double lame est entre deux coquilles assemblées avec deux vis. Une autre vis plus
grosse permet de faire monter ou descendre la suspension grâce à un levier.
Une autre version, comme pour certaines suspensions à fil, avec une tige au bout carré
sort en haut du cadran ce qui permet de régler la hauteur du balancier côté cadran sans
avoir à retourner la pendule.
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Suspension Brocot à coulisseau et came excentrique :
Tenon pince-lame
Trou oblong
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En 1852, Brocot dépose un autre brevet concernant l'adjonction d'un petit ressort lame
qui permet de compter les "clics" et donne à l’opérateur une notion de la valeur de la
compensation.
Ci-dessous, le brevet de 1852 concernant l'adjonction du ressort lame compte-clics.
Contrairement à la suspension de 1838 où le pince lame est fixe et la lame mobile, sur
cette suspension, la lame est fixe mais le pince lame est mobile. Il monte ou descend
grâce à une vis qui passe dans un trou fileté dans le pince lame.
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les pièces, les écarts de température de 5° l'hiver à 30 ° l'été sont importantes et le
système Brocot permet de corriger ces variations de température aisément.
Variante du ressort compte clics :
Voici encore une variante dont le ressort compte
clics se situe non pas en côté du corps du pince
lame et qui appuie sur les crans de la couronne de
la tête de vis mais un ressort lame placé sur le pont
d'ancre et dont le ressort appuie sur les crans du
renvoi d'angle de la tige de réglage de la suspension.
Le mouvement est un Samuel Marti médaille de
bronze 1860.
La suspension Valet est constituée de deux demi-coquilles, d'une fourchette filetée sur
laquelle est fixée la lame de suspension, et d'un écrou fileté sur lequel est sertie une
couronne dentée, laquelle couronne est actionnée comme pour la suspension Brocot par
un renvoi d'angle.
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3.2.7. La suspension Duvoye :
A compensation :
Sous l'effet du froid ou de la chaleur, les tiges des balanciers raccourcissent ou
s'allongent, de ce fait, la pendule prend de l'avance ou du retard..
Des balanciers à compensation thermique ont été inventés pour remédier à cet
inconvénient et on peut distinguer trois systèmes : le balancier à
mercure, le balancier à biellettes et le balancier à gril.
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L'idée du balancier à mercure sera reprise plus tard par
Antoine Rédier (1817-1897) sous la forme d'un balancier à
double ampoules de mercure.
Le balancier à double
ampoules de mercure
du fait de sa
nouveauté, de son
esthétisme, sera
utilisé sur les
pendules où il sera
mis en valeur, donc
visible comme les
pendules tambour
(dites de notaire) ainsi
que sur certaines
pendules cages
(vitrées).
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mm pour chaque degré Celsius de changement de température. Cet alliage se dilate à des
températures normales.
Il convient de noter que les coefficients de dilatation thermique peuvent varier légèrement
en fonction de la composition exacte du matériau et de la plage de température
considérée.
Les scientifiques des années 1800 ont découvert que le pendule à grille avait des
inconvénients qui le rendaient inadapté aux horloges de la plus haute précision. Le
frottement des tiges glissant dans les trous du cadre a amené les tiges à s'adapter aux
changements de température en une série de petits sauts, plutôt qu'avec un mouvement
fluide. Cela a provoqué un changement soudain de la vitesse du pendule, et donc de
l'horloge, à chaque saut.
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3.3.5. Le balancier Jacot :
A lentilles :
Se sont les balanciers les plus courant sur les pendules de Paris
Le balancier "Thieble" :
Le balancier "Thieble" (sigle Thieble, flèche rouge) apparaît vers 1870. Le principe de
fonctionnement est le même que le Brocot, mais la lentille n'est plus guidée par un carré
soudé sur la tige du balancier
mais par une rainure verticale
pratiquée sur la tige du
balancier, la vis de blocage
(flèche orange) prend dans cette
rainure et empêche le balancier
de tourner sur sa tige. La lentille
est identique à la précédente :
en plomb et laiton pour un poids
70 gr.
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3.3.8. Le balancier sans vis de réglage de lentille :
Il n’y a pas de vis de réglage de lentille mais ont peut cependant monter ou descendre la
lentille en desserrant la vis de blocage de celle-ci mais le déplacement est "pifométrique".
On peut supposer
l’utilisation de ce balancier
pour que certains fabricants
ne versent pas d’argent pour
utilisation d'un brevet ou
d'une licence. La lentille est
en laiton massif pour un
poids de 70 grammes mais
on peut trouver des
variantes et des balanciers
plus lourds.
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3.4.2. La longueur du balancier :
1 pouce 27,048 mm
*12
1 ligne 2,255 mm
Cette mesure exprime la longueur utile du balancier qui est celle qui va du point de
flexion de la suspension (soie ou lame) au centre de gravité de la lentille, ce que certains
appellent le poids.
[(Zroue centre * Zroue moyenne * Zroue échappement)*2] / (Zpignon moyenne * Zpignon échappement)=
nb osc/heure
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Il existe un programme où il ne reste plus qu’à entrer la mesure en pouce et en lignes et
il détermine la longueur en mm : http://www.horlogerie49.fr/wa_files/Balancier.exe
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IV. DATATION
Dater un mouvement de Paris est difficile car il y peu de repères sûrs puisque les
archives des grands fabricants sont perdues ou inaccessibles.
Cependant, il reste quelques possibilités de pouvoir dater un bon nombre de ses
pendules en se basant sur les caractéristiques du mouvement.
Initiales estampées :
Dès l’Empire, les signatures disparaissent à l’exception des grands maîtres horlogers. A
la place on peut voir deux initiales non plus gravés mais estampées. Cela signifie que
c’est le travail d’un finisseur.
Exceptions :
1) Certains mouvements venant de Saint-Nicolas d’Aliermont entre 1810 et 1860
portent, sur la grande platine, côté cadran, le nom de la fabrique qui a fait le
mouvement blanc.
2) Certains finisseurs ont estampé leur nom en toutes lettres sur
la platine arrière, de 1860 à 1940.
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4.2 Mouvement non-signé
Si il n’y a aucun nom ou initiales il faut utiliser l’évolution des détails techniques du
mouvement (voir point 2.3) qui permettra de situé le mouvement dans une époque même
si, bien souvent, l’écart entre deux dates est important.
4.2.1. Le calibre :
Le mot calibre ne désigne pas uniquement le diamètre nominal, on désigne par le mot
calibre la dimension des platines et la disposition des mobiles dans ces dernières. Les
platines sont les deux plaques de laiton entre lesquelles tournent les rouages.
- Le calibre trois pouces, le plus fréquent, il a été employé durant toute la durée de
fabrication, bien qu’au tout début de Louis XV à Louis XVI, le calibre de 3 1/4 pouces ait
également été très employé.
- Le calibre mignonnette de 2 3/4 pouces est plus rare ; il équipe des pendules de petites
dimensions qui ont toujours été présente sur le marché. Il ne donne pas une idée précise
de l’époque de fabrication.
Le calibre 3 1/3 pouces Le calibre 3 1/4 pouces Le calibre trois pouces Le calibre mignonnette de 2
3/4 pouces
En bref, quand le mouvement ou le cadran n’est pas signé il faut analysé les
particularités du mouvement, pour être le plus précis possible, en utilisant le chapitre III
du dossier.
40
V. PENDULES DE PARIS D’EXCEPTION
Le décor
Le corps de la pendule, ou plutôt
la boîte comme on disait au
XVIIIe siècle, a été façonné en
pâte tendre et revêtue d’un fond
beau bleu. Le décor du cadran,
constitué des signes du
zodiaque, entre lesquels on
distingue des émaux sur paillons
d’or d’un extrême raffinement,
est de la main de Coteau, l’un
des meilleurs émailleurs de son
temps, qui l’a signé et daté. Le
mécanisme est doté de quatre
aiguilles qui donnent les heures,
les minutes, les jours et les mois.
La lyre est enrichie d’un
abondant décor de bronze doré,
constitué d’un soleil rayonnant,
de guirlandes de fleurs et de
fruits, d’un rang de grosses
perles et de tores de laurier qui
prennent naissance sous le
cadran.
Histoire
La présence de ces éléments
décoratifs, bien décrits dans les
documents du XVIIIe siècle, est
essentielle car elle a permis de
reconnaître avec une quasi-
certitude, dans cet objet, la
pendule-lyre de Louis XVI. En
effet, on connaît quelques autres
pendules lyres en porcelaine de Sèvres à fond beau bleu, de cette période, dotées d’un
même décor de bronze, mais leurs mécanismes sont dus à d’autres horlogers comme
Garrigues ou Kinable.
Grâce à une facture conservée aux Archives Rothschild, on apprend que la pendule a été
acquise par Salomon le 18 novembre 1863, chez Van Cuyck, pour 5250 francs, une
somme importante quand on songe que la table de Carlin avait été acquise trois mois
plus tôt, chez le même marchand, pour 1050 francs. Par ailleurs, la pendule n’était pas
encore identifiée à cette date comme étant très probablement l’exemplaire de Louis XVI.
41
Mais, revenons à l’histoire de la pendule au XVIIIe siècle. Nous savons que le 4 janvier
1786, Louis XVI acquit 2 lyres « beau bleu » d’un modèle tout nouveau auprès de Sèvres,
pour 192 livres chacune. L’une d’entre elles reçut sans doute peu après un mécanisme
dû à l’atelier de Courieult, tenu par sa veuve après son décès, le 16 janvier 1786, et un
cadran décoré antérieurement par Coteau qui l’a signé et daté de 1785.
La pendule-lyre est mentionnée à Versailles, sur la cheminée du salon des Jeux, dans
plusieurs documents antérieurs à l’époque révolutionnaire, notamment dans un état des
pendules, établi en 1787 : « Une pendule de cheminée en forme de lyre, en porcelaine
bleu, ornée de bronze doré […], les entourages […], en perles, branches de laurier et
guirlandes de roses. Le haut est terminé par un soleil, mouvement marquant les jours du
mois et signes du zodiaque [...] Par Courieult » (O1 35101). Dans l’inventaire de 1791,
dressé dans l’appartement intérieur, elle est à
nouveau décrite dans des termes similaires.
Selon Pierre Verlet et Christian Baulez, la
pendule fut cédée trois ans plus tard, pour
1800 livres au marchand Chandeseigue.
On perd ensuite sa trace jusqu’à l’achat effectué
par Salomon de Rothschild, en novembre 1863.
Comme l’ont montré Christian Baulez, en 1978,
et Pierre Ennès, en 1997, seule cette pendule
présente toutes les caractéristiques énoncées
plus haut. De retour à Versailles, elle contribue
désormais magnifiquement au nouveau
meublement du salon des Jeux de Louis XVI.
Le mécanisme
Le mécanisme est dû à l’atelier de l’horloger
Courieult dont il porte la marque. Le
mécanisme est équipé d’un balancier à gril et de
se qui ressemble à une suspension Valley avec
un échappement à ancre en toit. Les ponts sont
trapézoïdaux.
Datation
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5.2 Pendule au char d’Apollon
Le décor
Le cadran de cette spectaculaire pendule est inscrit dans la roue d’un char à quatre
chevaux fougueux dit quadrige conduit par la figure du dieu Apollon dont le manteau
flotte dans l’air et qui est richement décoré de motifs tels que guirlandes, palmettes,
rinceaux feuillagés, griffons, arc, lyre. Le
tout repose sur une arche rehaussée de
motifs de nuages et dont la face présente
les signes du zodiaque dorés sur un fond
bronzé. L’ensemble de la composition est
supporté par une base en marbre vert de
mer soulignée d’une frise de feuilles
stylisées et décorée de motifs d’étoiles et
des phases de la lune et centrée d’un
masque d’Apollon solaire. Enfin, quatre
fortes pattes de lion finement ciselées
terminent la composition.
Histoire
L’exceptionnelle originalité de cette
pendule et son extraordinaire qualité de
ciselure et de dorure témoignent du talent
du bronzier qui créa le modèle à la fin du
XVIIIe siècle ou dans les premières années
du siècle suivant : Pierre-Philippe
Thomire ; cette attribution est confirmée
43
par une mention tirée de la vente après décès du doreur Pierre-François Feuchère en
1829 : « n° 69. Pendule, le char d’Apollon parcourant le zodiaque, bronze et dorure au mat,
nuages argentés, socle griotte profilé, enrichi de phases de la lune. Ce modèle est de
Thomire ; on sait que le prix de commerce était 1500 francs ».
Thomire le déclina en deux types avec d’infimes différences et avec des variantes dans les
proportions, le premier à deux chevaux, le second, beaucoup plus monumental, à quatre
chevaux. Parmi les rares exemplaires répertoriés, mentionnons notamment un premier
modèle à deux chevaux et à nuages argentés illustré dans G. et A. Wannenes, Les plus
belles pendules françaises de Louis XVI à l’Empire, Florence, 2013, p. 354 ; et
particulièrement trois pendules au quadrige : la première, provenant probablement des
anciennes collections impériales russes, est passée en vente à Berlin chez Rudolf Lepke
en février 1929 ; la deuxième, dont le mouvement a été remplacé par Vulliamy,
appartient aux collections royales anglaises (voir E. Niehüser, Die Französische
Bronzeuhr, Munich, 1997, p. 32) ; enfin, la dernière, commandée à Paris en 1798 par le
Tsar Paul Ier pour le château Saint-Michel à Saint-Pétersbourg, est conservée au musée
de l’Ermitage
4,1. La pendule à chaperon de Louis XIV : Cette pendule a été fabriquée par le célèbre horloger
Charles Le Brun en 1669 pour le roi Louis XIV. Elle est ornée de sculptures en bronze doré
représentant des allégories de la Victoire, de la Renommée et de l'Abondance.
4,2. La pendule à chaperon de Marie-Antoinette : Cette pendule a été commandée par la reine
Marie-Antoinette en 1783 et a été fabriquée par le célèbre horloger Abraham-Louis Breguet. Elle
est ornée de sculptures en bronze doré représentant des allégories de la Philosophie, de la Sculpture,
de la Peinture et de l'Architecture.
4,3. La pendule à chaperon de Napoléon Bonaparte : Cette pendule a été fabriquée par le célèbre
horloger Abraham-Louis Breguet en 1806 pour Napoléon Bonaparte. Elle est ornée de sculptures en
bronze doré représentant des allégories de la Justice, de la Force et de la Prudence.
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Ces pendules à chaperon sont considérées comme des chefs-d'œuvre de l'horlogerie et sont très
appréciées des collectionneurs et des amateurs d'art.
Pendule thomire
https://www.lapendulerie.com/collections/masterpieces/thomire-p317/
Conclusion
Puis elles ont été conçues pour être placées sur une cheminée, avec un boîtier en forme de chapeau
qui protégeait les mécanismes de l'horloge des poussières et des fumées de la cheminée. Le but était
de satisfaire la demande croissante de la noblesse française, qui cherchait à afficher son statut et sa
richesse.
Webographie :
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https://lemouvementdeparis.e-monsite.com/pages/avant-le-mouvement-de-paris.html
pendule avec suspension fil: https://de.cdn-website.com/67ac1ae7d9204a30a1dc7960ac5f74ca/files/
uploaded/ConseilsmouvdeParis-fil.pdf
LEXIQUE
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BIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE
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