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Devoir Surveillé de Sciences Physiques N 8: Exercice 1: "Peser La Terre": L'expérience de Cavendish

Le devoir surveillé aborde l'expérience de Cavendish pour mesurer la masse de la Terre à l'aide d'un pendule de torsion. Il comprend des exercices sur la dynamique du pendule, l'étude énergétique, ainsi que des calculs expérimentaux pour déterminer des constantes physiques. Le document se termine par des questions sur la chimie du silicium et les températures d'ébullition des composés hydrogénés.

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Devoir Surveillé de Sciences Physiques N 8: Exercice 1: "Peser La Terre": L'expérience de Cavendish

Le devoir surveillé aborde l'expérience de Cavendish pour mesurer la masse de la Terre à l'aide d'un pendule de torsion. Il comprend des exercices sur la dynamique du pendule, l'étude énergétique, ainsi que des calculs expérimentaux pour déterminer des constantes physiques. Le document se termine par des questions sur la chimie du silicium et les températures d'ébullition des composés hydrogénés.

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1er avril 2017 Lycée Thiers – Sciences physiques MPSI1 – Romain Planques

Devoir surveillé de sciences physiques n◦8


Les calculatrices sont autorisées.
Soignez la rédaction et la présentation.

Exercice 1 : "Peser la Terre" : l’expérience de Cavendish :


Le rayon de la Terre, ainsi que les distances entre la Terre et la Lune, ou la Terre et le Soleil, sont
connues depuis l’antiquité, grâce à des arguments de géométrie (parallaxe...).
Pour connaître la masse de la Terre, par contre, il a fallu attendre 1798, année où l’anglais Henry
Cavendish a réussi, grâce à un pendule de torsion, à mesurer la constante de gravitation universelle
G.
Cet exercice traite de cette expérience. La première partie étudie le pendule de torsion en général, et
comment on peut déterminer sa raideur (nécessaire à la mesure de G) tandis que la deuxième partie
étudie plus spécifiquement l’expérience de Cavendish et comment on peut en déduire la masse de la
Terre.

A - Détermination de la constante de raideur d’un fil de torsion

On réalise un pendule de torsion à l’aide de deux fils de torsion, chacun ayant une constante de raideur
k. On rappelle que, lorsque le fil est tordu d’un angle θ0 il exerce par rapport à son axe (ici l’axe vertical
(Oz)) un couple de moment M = −kθ.
Entre ces deux fils de torsion est fixée une tige de longueur 2l = 40cm parallèlement au sol du
laboratoire (voir figure). Aux deux extrémités de cette tige son attachées deux masses. On note I le
moment d’inertie de l’exnsemble {masses + tige} par rapport à l’axe vertical (Oz).

Figure 1 – Schéma du pendule de torsion étudié.

Le système évoluant dans l’air, on supposera que les masses sont chacune soumises à une force de
frottements visqueux de la forme F~f = −h~v où h est une constante positive et ~v est la vitesse de la
masse. On négligera les frottements s’exerçant sur la tige.

1
a) Equation du mouvement

1) Etablir l’équation différentielle satisfaite par l’angle θ(t) et la mettre sous la forme :

d2 θ 2 dθ
+ + ω02 θ = 0
dt2 τ dt
en donnant les expressions de τ et de ω0 en fonction de I, h, l et k.

À l’instant t = 0, le système est làché de sa position de repos (θ = 0) avec une vitesse angulaire initiale
θ˙0 . Les frottements sont suffisamment faibles pour que le régime d’oscillation du pendule de torsion
soit pseudo-périodique.

2) Déduire de l’hypothèse précédente une condition sur h.

3) Déterminer alors, dans le cas des petites oscillations, la solution θ(t) de l’équation différentielle,
puis tracer l’allure de sa représentation graphique.

4) Que devient l’expression de la pseudo-période ω lorsqu’on se trouve en régime de faible amortisse-


ment (c’est à dire lorsque τ << T où T est la période du mouvement).

5) En déduire une expression approchée de la vitesse angulaire Ω(t) = θ̇(t) sous la forme :

Ω(t) = Ae−t/τ cos(ωt)

où l’on précisera les expressions de A et de ω.

b) Etude énergétique

6) Rappeler l’expression de l’énergie cinétique Ec du système en fonction de I et de Ω.

7) On définit l’énergie potentielle associée à un couple de forces conservatif par la relation :

dEp
M =−

où M est le moment du couple par rapport à l’axe de rotation.
En déduire l’expression de l’énergie potentielle associée au couple de torsion.

8) En déduire l’expression de l’énergie mécanique Em (t) du système, dans le régime de faible amor-
tissement, en fonction du temps t, du moment d’inertie I, de τ et de θ˙0 .

9) Sur un même graphique, tracer les allures de Ep (t), Ec (t) et Em (t). Interpréter physiquement.

c) Approche expérimentale
 
θ(t)
10) On appelle décrément logarithmique δ la quantité δ = ln θ(t+T ) , où T est la pseudo-période et
t le temps. Exprimer δ en fonction de T et de τ dans cas du régime de faible amortissement.

Le pendule oscille de 2 pseudo-périodes pendant 32s et l’amplitude des oscillations est réduite d’un
facteur 3 au bout de 10 oscillations. On donne par ailleurs le moment d’inertie I = 2, 6.10−5 kg.m2 .
11) En déduire les valeurs numériques de :

— la pseudo-période T

2
— le décrément logartithmique δ
— la constante de temps τ
— la pseudo-pulsation et la pulsation propre
— la constante de raideur k des fils de torsion

12) Si on suppose que la constribution majeure au moment d’inertie est celle des deux masses, et
que celles-ci peuvent être considérées comme quasi-ponctuelles, donner une valeur approchée de leur
masse.

B - L’expérience de Cavendish

L’expérience menée par Henry Cavendish en 1798 est la suivante : deux petites sphères de platine de
masse m = 50g sont placées aux extrémités d’une tige horizontale de longueur 2l = 50cm. Cette tige
est suspendue à un fil de torsion de même nature que celui étudié précédemment, de constante de
torsion k = 2, 0.10−6 N.m.
Deux sphères de plomb identiques de masse M = 30kg, positionnées dans le plan horizontal de la tige,
sont placées à une distance d = 15cm du centre de chaque petite sphère de platine. Le pendule est
alors dévié d’un angle α.
Lorsqu’on déplace les sphères de plomb dans une nouvelle position symétrique de la précédente et
indiquée en pointillés sur la figure 2, le pendule tourne alors d’un angle 2α.
On négligera l’action de chaque grosse sphère sur la petite sphère la plus éloignée.

Figure 2 – Schéma de l’expérience de Cavendish.

13) Exprimer la force gravitationnelle qui s’exerce sur chaque petite sphère. En déduire la déviation θ
du pendule en fonction de G, M , m, l, k et d.

L’angle dont tourne le pendule lorsque l’on permute les positions des grosses sphères est mesuré à
l’aide d’un miroir fixé sur la tige qui relie les sphères. La déviation du faisceau lumineux est mesurée
sur une échelle placée à une distance b = 4 m du pendule.

14) On mesure une déviation sur l’échelle de a = 9mm. Déduire de cette mesure la valeur de G.

15) Expliquez comment, connaissant la valeur de G, on peut en déduire la masse de la Terre (plusieurs
réponses sont possibles).

17) Déduire de la question précédente une estimation de la masse de la Terre (on pourra éventuellement
utiliser le fait que son rayon mesure 6400km, ou bien que la distance Terre-Lune mesure environ
380 000 km).

3
Exercice 2 : Qui tombe le plus vite ?

Une tige rigide de longueur l et de masse m peut tomber au sol en pivotant autour du point O. On la
lâche, sans vitesse initiale, d’un angle initial θ0 = 30◦ .
Simultanément, on lâche une bille de masse m, d’une hauteur h égale à la hauteur initiale de l’extrémité
A de la tige.
Tous les frottements sont négligés.
Question : Qui touche le sol en premier, l’extrémité de la tige ou la bille ?
On justifiera la réponse par des calculs précis et on pourra utiliser l’intégrale suivante :
Z θ0

p ' 1, 52 , pour θ0 = 30◦
0 sin(θ0 ) − sin(θ)

Exercice 3 : Un peu de chimie !

A - Autour du silicium

Le silicium, de numéro atomique Z = 14, est, en masse, le 8eme élément le plus commun dans l’univers.
C’est également un élément essentiel à nos modes de vie modernes et notre économie puisqu’il consitue
la base des circuits intégrés qui équippent nos téléphones portables, ordinateurs...
1) Donner la configuration électronique du silicium dans son état fondamental. En déduire sa position
dans le tableau périodique (ligne, colonne, bloc).

2) Donner la configuration électronique de l’élément situé au dessus du silicium dans la classification


périodique. Comment s’appelle cet élément ?

3) Comparer les électronégativités du silicium et de l’élément situé au dessus de lui dans la classifica-
tion.

4) Donner la formule de Lewis de la silice SiO2 .

5) Dans l’eau, la silice se dissout pour donner, entre autres, l’anion SiO32− . Donner la formule de Lewis
de cet ion, en écrivant les différentes formes mésomères.

4
6) Les silicates se rencontrent dans un grand nombre de minéraux comme le basalte. Indiquer une
formule de Lewis de l’anion SiO44− . Dans chacun des deux ions, SiO32− et SiO44− , les liaisons Si − O
ont toutes la même longueur, mais elles sont de longueur différente d’un ion à l’autre. Pourquoi ?
Indiquer, en le justifiant, quelle est la liaison la plus longue.

7) On rencontre fréquemment les silicates dans des structures de formules Cax Aly (SiO4 )3 . Quels
ions stables sont obtenus facilement à partir du calcium (Z=20) et de l’aluminium (Z = 13) ? (vous
justifierez votre réponse). En déduire les valeurs des entiers x et y dans la formule précédente.

B - Températures d’ébullition

On a représenté ci-dessous l’évolution des températures d’ébullition sous une pression de 1 bar des
composés hydrogénés des éléments des colonnes 14 et 17 de la classification périodique en fonction de
la masse molaire moléculaire du composé :

On indique également que les molécules de CH4 , SiH4 , GeH4 et SnH4 sont de géométries tétra-
édriques.

8) Pourquoi les composés hydrogénés des éléments de la colonne 14 ont-ils des températures d’ébullition
plus basses que celles des composés hydrogénés des éléments de la colonne 17 ?

9) Pourquoi la température d’ébullition augmente-t-elle de HCl à HI ?

10) Interpréter « l’anomalie apparente » observée pour HF.

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