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Cours

Le document traite du développement cognitif et psychomoteur chez les enfants, en abordant des thèmes tels que le développement perceptivo-moteur, les étapes du développement moteur, et l'importance des facteurs neurologiques et environnementaux. Il souligne également les réflexes archaïques, le développement affectif et social, ainsi que l'évaluation du développement psychomoteur. Enfin, il met en avant l'interaction entre motricité, cognition, langage et affectivité, tout en intégrant des approches contemporaines sur la perception et l'apprentissage.

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Le document traite du développement cognitif et psychomoteur chez les enfants, en abordant des thèmes tels que le développement perceptivo-moteur, les étapes du développement moteur, et l'importance des facteurs neurologiques et environnementaux. Il souligne également les réflexes archaïques, le développement affectif et social, ainsi que l'évaluation du développement psychomoteur. Enfin, il met en avant l'interaction entre motricité, cognition, langage et affectivité, tout en intégrant des approches contemporaines sur la perception et l'apprentissage.

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🧠 Cours : Développement Cognitif et Psychomoteur

Destiné aux étudiants en psychomotricité – Semestre 2 – Module M127

1. Développement perceptivo-moteur

🔹 Source : PDF « le dvt psm »

1.1 Définition

 C’est l’évolution parallèle et interdépendante des fonctions motrices et psychiques


(langage, affectivité, intelligence).
 Dépend de trois facteurs :
o Maturation cérébrale
o Qualité de l’environnement affectif
o Stimulation sensorielle et motrice

1.2 Facteurs influençant le développement

 Neurologiques : myélinisation, synaptogenèse, maturation du cervelet


 Environnementaux : qualité des échanges, apprentissage, nutrition, conditions socio-
affectives

1.3 Réflexes archaïques (Moro, grasping, succion, etc.)

 Disparaissent progressivement avant 6 mois


 Persistence au-delà = signe pathologique

2. Principales étapes du développement moteur

🔹 Correspond à la rubrique "développement moteur" du PDF

 De 0 à 6 mois : Tenue de tête, appui sur avant-bras, position assise avec soutien
 De 6 à 12 mois : Assis sans appui, rampe, marche à 4 pattes, premiers pas avec appui
 15-18 mois : marche seul, commence à courir
 2-3 ans : maîtrise de l’équilibre, monte/descend escaliers, pédale, tape dans un ballon

3. Développement de la préhension

 Évolution du grasping réflexe vers la pince fine (pouce-index) vers 9-10 mois
 2 ans : totale indépendance manuelle
4. Développement sensoriel

4.1 Vision

 Suit objet à 180° dès 2 mois


 Acuité visuelle proche de l’adulte dès 4-6 mois

4.2 Audition

 Réaction aux bruits dès la naissance


 Localisation et reconnaissance des sons dès 3-4 mois

5. Développement affectif et social

 2 mois : sourire réponse


 8 mois : angoisse du 8e mois
 18-24 mois : affirmation de soi ("non"), désir d’autonomie
 3 ans : phase œdipienne, construction du "moi"

6. Développement du langage

🔹 À intégrer comme suite logique du développement cognitif

 1-3 mois : vocalises simples


 6-9 mois : lallations
 12 mois : premiers mots
 2-3 ans : explosion du vocabulaire, phrases simples, apparition de « je » et « moi »

7. Développement cognitif général

🔹 À lier à ce que vous avez déjà traité avec Piaget

 Raisonnement concret dès 6 ans (stade opératoire concret de Piaget)


 Capacité d’abstraction à l’adolescence
 Développement de la mémoire, attention, imitation, résolution de problèmes

8. Évaluation du développement psychomoteur

 Tests : Denver, Gesell, Brunet-Lézine


 Notions de Q.D. et Q.I. à partir de 5 ans
 Appréciation clinique basée sur l’interrogatoire et l’examen neuro-développemental
9. Pathologies du développement psychomoteur (Notions de base)

 Retards fixés (lésions cérébrales, anomalies chromosomiques…)


 Retards évolutifs (maladies métaboliques, hypothyroïdie congénitale)

📌 Remarques pédagogiques :

 Insister sur les interactions entre motricité, cognition, langage et affectivité


 Proposer des schémas (réflexes archaïques, étapes motrices)
 Utiliser des vidéos cliniques ou illustrations si possible

🟣 De l'impulsivité motrice à l'organisation progressive de


la coordination motrice
(et les comportements archaïques et spontanés)

🔹 1. Impulsivité motrice du nouveau-né :

 Le nouveau-né présente des mouvements réflexes involontaires, non coordonnés,


qualifiés d’archaïques (ex. : Moro, grasping, succion).
 Ces mouvements sont automatiques, sans but, et déclenchés par des stimuli simples
(ex. bruit, contact…).
 Leur présence reflète la maturation incomplète du système nerveux central.

🔹 2. Comportements archaïques :

 Ce sont des réflexes primitifs, présents dès la naissance et programmés


génétiquement, sans apprentissage préalable.
 Ils sont observables chez tous les nourrissons, et disparaissent progressivement
(entre 3 et 6 mois) avec la maturation neurologique.
 Exemples :
o Réflexe de Moro : extension brusque des bras suivie d’une flexion
o Grasping : fermeture automatique des doigts sur un objet
o Réflexe de succion : déclenché par le toucher autour de la bouche

Leur persistance au-delà de 6 mois peut être un signe d’atteinte neurologique.

🔹 3. Organisation progressive de la coordination motrice :


 Avec la maturation du cerveau (myélinisation, développement du cervelet,
synaptogenèse), l’enfant passe d’une motricité réflexe à une motricité volontaire et
coordonnée.
 Cela suit une loi céphalo-caudale (de la tête vers les pieds) et proximo-distale (du
tronc vers les extrémités).
 Exemples :
o D’abord contrôle de la tête → puis des bras → puis des mains → puis des
doigts
o Le bébé commence par soulever la tête, puis s’asseoir, puis se déplacer, puis
marcher

🔹 4. Rôle de l’environnement :

 Les stimulations (visuelles, auditives, tactiles, posturales) favorisent la progression


vers des gestes maîtrisés.
 Le lien affectif, le portage, la parole, les jeux... contribuent à intégrer perception et
action, base du développement perceptivo-moteur.

Souhaitez-vous que je transforme cette version en une ou deux diapositives PowerPoint ?

Vous avez dit :

- les principes généraux du développement moteur : corticalisation, maturation et


apprentissage ;
ChatGPT a dit :

Voici une explication détaillée de la partie :

🟣 Les principes généraux du développement moteur : corticalisation,


maturation et apprentissage

🔹 1. Corticalisation

 La corticalisation désigne la prise en charge progressive des fonctions motrices par le


cortex cérébral (zone supérieure du cerveau).
 Chez le nourrisson, les mouvements sont d’abord réflexes et involontaires car
contrôlés par les structures sous-corticales (tronc cérébral).
 Avec la maturation corticale, le cortex prend progressivement le relais :
o Les réflexes disparaissent
o Les mouvements deviennent volontaires, précis et adaptés
 Exemples : contrôle de la tête, de la posture assise, puis des gestes fins.

🔹 2. Maturation
 La maturation correspond à la croissance naturelle du système nerveux,
principalement via :
o La myélinisation (gaine autour des neurones → transmission rapide des
messages nerveux)
o La synaptogenèse (formation des connexions entre neurones)
 La maturation est préprogrammée génétiquement, mais influencée par :
o La santé générale
o La nutrition
o L’absence de pathologies périnatales
 C’est une condition nécessaire, mais non suffisante au développement moteur.

🔹 3. Apprentissage

 L’enfant apprend à travers ses expériences et les interactions avec son


environnement.
 L’apprentissage moteur se fait par essais-erreurs : il répète, ajuste, corrige.
 L’environnement joue un rôle central :
o Stimulation sensorielle (objets, sons, textures…)
o Interaction affective (soutien, sécurité)
o Encouragements et possibilités d’explorer

📌 Conclusion : Le développement moteur est le résultat combiné :

 d’un programme biologique (maturation + corticalisation)


 enrichi par l’environnement (apprentissage)

Voici une explication enrichie et claire de cette partie du cours :

🟣 Intégration de la perception à la motricité : rappels historiques, critiques et


théories contemporaines

🔹 1. Rappels historiques

 Jean Piaget a été l’un des premiers à montrer que la motricité joue un rôle essentiel
dans le développement de l’intelligence.
o Dans le stade sensori-moteur (0-2 ans), l’action précède la pensée.
o L’enfant agit sur le monde pour comprendre : il perçoit, agit, puis mémorise
l’effet de son action.
 La psychomotricité naît de cette idée que perception, motricité et cognition sont
indissociables.
🔹 2. Critiques

 Certaines approches trop « cérébrales » ont longtemps sous-estimé l’importance du


corps et du mouvement dans le développement cognitif.
 On a parfois considéré perception et motricité comme deux fonctions indépendantes,
ce qui a été remis en question par les recherches modernes.
 D'autres critiques concernent les méthodes d’évaluation : les tests mesurent souvent
séparément les habiletés motrices ou perceptives sans les intégrer.

🔹 3. Théories contemporaines

 Le développement de la motricité dépend étroitement de la qualité des perceptions


sensorielles (vue, toucher, audition…).
 Théorie de l’action située : l’intelligence se développe dans l’action, dans un
environnement réel (pas uniquement dans le cerveau).
 Approche dynamique du développement : les progrès moteurs et cognitifs émergent
de l’interaction entre :
o L’enfant
o Sa tâche
o Son environnement

🔹 Exemples concrets :

 Un bébé qui voit un jouet (perception visuelle) va tendre la main pour l’attraper
(motricité).
 En répétant cette action, il développe à la fois :
o Son coordination œil-main
o Sa perception de la distance et des formes
o Son intelligence pratique

Souhaitez-vous que je transforme cette partie en une diapositive PowerPoint également ?

Vous avez dit :

- la perception visuelle : invariants perceptifs et caractéristiques des formes, couleur et


mouvement ;
ChatGPT a dit :

Voici une explication enrichie, claire et adaptée pour vos étudiants psychomotriciens :

🟣 La perception visuelle
Invariants perceptifs et caractéristiques des formes, couleurs et mouvements

🔹 1. Qu’est-ce que la perception visuelle ?

 C’est la capacité à recevoir, organiser et interpréter les informations provenant du


monde via la vision.
 Elle joue un rôle fondamental dans :
o L’exploration de l’environnement
o La coordination des gestes
o L’apprentissage (lecture, écriture…)

🔹 2. Invariants perceptifs

Les invariants sont des propriétés stables d’un objet malgré des changements visuels
(position, éclairage, taille apparente...).

Principaux invariants chez l’enfant :

 La constance de la forme : un cube reste un cube, qu’il soit vu de face ou en biais.


 La constance de la taille : un objet qui s’éloigne ne devient pas "plus petit", l’enfant
apprend que sa taille réelle ne change pas.
 La constance de la couleur : un objet reste rouge même à l’ombre.

🔎 Ces compétences se développent progressivement entre 6 mois et 2 ans.

🔹 3. Caractéristiques des formes

 L’enfant apprend à différencier les formes géométriques (rond, carré, triangle…).


 Il commence par percevoir les contours, puis les détails internes.
 La reconnaissance des formes est essentielle pour :
o L’écriture
o Le dessin
o La lecture (discrimination visuelle des lettres)

🔹 4. Perception des couleurs

 Présente dès les premières semaines de vie (rouge, vert perçus d’abord).
 À partir de 3-4 mois : perception des différences de teintes.
 Vers 2 ans : l’enfant peut nommer et différencier les couleurs de base.
🔹 5. Perception du mouvement

 Très précoce : dès les premiers jours, un bébé suit un objet en mouvement.
 Le mouvement attire l’attention, stimule la fixation visuelle.
 C’est une base essentielle pour :
o Suivre un objet
o Anticiper une trajectoire
o Coordonner vision et action (ex : attraper une balle)

🟣 La perception auditive
Audition in utero, différenciation des sons, reconnaissance et apprentissage
phonématique

🔹 1. Audition in utero

 Le système auditif est fonctionnel dès le 6e mois de grossesse.


 Le fœtus perçoit :
o La voix de sa mère (filtrée par les tissus)
o Les battements cardiaques maternels
o Les bruits internes (intestin, circulation...)
 Ces sons créent une familiarité sonore, qui joue un rôle rassurant après la naissance.

À la naissance, un nouveau-né reconnaît la voix de sa mère et préfère des mélodies


entendues in utero.

🔹 2. Différenciation des sons

 Dès les premières semaines :


o Réaction aux sons forts (sursaut, éveil)
o Préférence pour les sons humains
 Vers 2 mois :
o L’enfant commence à localiser les sons
 Vers 3-4 mois :
o Il tourne la tête vers une source sonore

Ces capacités sont essentielles pour l’orientation dans l’espace sonore.

🔹 3. Reconnaissance des sons familiers


 L’enfant apprend à distinguer :
o Les voix familières (parents, fratrie)
o Les bruits de son quotidien (jouets, objets, musiques)
 Cette reconnaissance permet de lier les sons aux expériences vécues, et donc
d’enrichir la mémoire auditive.

🔹 4. Apprentissage phonématique

 Entre 6 et 12 mois : période clé du développement des phonèmes


 L’enfant :
o Affine sa capacité à distinguer les sons de sa langue maternelle
o Perd la sensibilité aux sons non utilisés dans son environnement linguistique
 Le babillage évolue en fonction de ce qu’il entend
 À partir de 12 mois : apparition des premiers mots significatifs

L’apprentissage phonématique est la base du langage oral et de la conscience phonologique


(essentielle pour apprendre à lire).

Souhaitez-vous que j’ajoute cette partie dans la présentation PowerPoint (1 ou 2


diapositives) ?

Vous avez dit :

Les fonctions cognitives et intellectuelles


ChatGPT a dit :

Voici une version claire, enrichie et pédagogique du contenu sur :

🟣 Les fonctions cognitives et intellectuelles


(selon le descriptif du module : mécanismes cognitifs, attention, imitation, mémoire, langage,
intelligence…)

🔹 1. Mécanismes cognitifs de base

Les fonctions cognitives permettent à l’enfant de recevoir, traiter, stocker et utiliser


l’information.
Parmi elles :

 Saisie et intégration des informations : l’enfant apprend à organiser les perceptions


issues des sens.
 Organisation des données et résolution de problèmes : il cherche des solutions,
explore des alternatives.
 Transitivisme et analogie : il commence à relier les idées entre elles, à faire des
comparaisons logiques.

Ces mécanismes apparaissent progressivement et sont liés à la maturation et à l’expérience.

🔹 2. L’attention

 Capacité à se concentrer sur un stimulus ou une tâche.


 Différents types :
o Attention soutenue : maintenir la concentration sur une longue période
o Attention sélective : ignorer les distractions pour rester concentré
o Attention partagée : gérer plusieurs tâches à la fois (ex. : parler tout en
jouant)
 Se développe dès les premiers mois et s’affine à l’école.

🔹 3. L’imitation

 Présente dès la naissance (imitation néonatale des expressions faciales)


 Elle évolue vers une imitation volontaire et différée.
 Rôle clé dans l’apprentissage :
o Acquisition des gestes sociaux
o Apprentissage du langage
o Construction des schémas corporels

🔹 4. La mémoire

 Mémoire à court terme (ex : retenir un mot)


 Mémoire à long terme (ex : souvenirs, connaissances)
 Mémoire procédurale : gestes et habitudes (ex : lacer ses chaussures)
 Elle s’améliore avec l’âge et dépend de l’attention et de la répétition.

🔹 5. Le langage (vu en détail précédemment mais résumé ici)

 Étroitement lié au développement cognitif


 Permet d’organiser la pensée, de se représenter le monde, de communiquer
 L’explosion lexicale entre 2 et 3 ans marque un bond cognitif majeur
🔹 6. Le développement de l’intelligence

 L’intelligence est la capacité d’adapter sa pensée à une situation nouvelle.


 Elle évolue :
o D'abord concrète (objets, manipulation)
o Puis abstraite (idées, hypothèses, raisonnement)
 On distingue :
o L’intelligence pratique (résoudre une situation réelle)
o L’intelligence verbale/logique (raisonner avec des symboles, des mots)

🔹 7. Psychométrie de l’intelligence

 L’intelligence peut être évaluée par des tests standardisés :


o Q.I. (Quotient Intellectuel)
o Facteur G (facteur général d’intelligence)
 Ces outils doivent être utilisés avec prudence et toujours replacés dans un contexte
clinique global.

🟣 Les mécanismes cognitifs


Saisie et intégration des informations, transitivisme, analogie, organisation des
données et résolution de problèmes

🔹 1. Saisie et intégration des informations

 L’enfant perçoit son environnement par ses sens (vue, ouïe, toucher…).
 Ces perceptions sont ensuite intégrées et organisées dans le cerveau pour produire
une représentation mentale.
 Exemple : reconnaître une chaise même si elle est d’une couleur ou forme différente.
 Cela nécessite la coordination entre les différentes modalités sensorielles (vision +
toucher + langage…).

🔹 2. Transitivisme

 C’est la capacité à faire des déductions logiques entre plusieurs éléments.


 Ex. : si A > B et B > C, alors A > C.
 Cette capacité apparaît vers 7 ans (stade opératoire concret chez Piaget).
 Elle reflète le début d’un raisonnement logique et structuré.
🔹 3. Analogie

 C’est la capacité à comparer deux situations différentes pour en tirer un lien


logique.
 Ex. : « un oiseau est à son nid » comme « un poisson est à son aquarium ».
 L’enfant développe cette aptitude à partir de 4-5 ans, et elle s’affine avec l’expérience.
 L’analogie est un outil puissant d’apprentissage, notamment en mathématiques et en
langage.

🔹 4. Organisation des données et résolution de problèmes

 L’enfant apprend à :
o Classer, ordonner, catégoriser les informations qu’il reçoit.
o Utiliser ces données pour trouver des solutions.
 La résolution de problèmes implique :
o Une compréhension de la situation
o Une élaboration d’hypothèses
o Une planification des actions
o Une évaluation du résultat
 Cette compétence se développe avec l’âge, l’école et les expériences de la vie
quotidienne.

🟣 Les processus attentionnels


Différentes perspectives

🔹 1. Définition de l’attention

L’attention est la fonction cognitive qui permet de sélectionner l'information pertinente et


d’ignorer les distractions.
Elle est fondamentale pour tout apprentissage, pour la perception, la mémoire et la régulation
du comportement.

🔹 2. Types d’attention (perspective cognitive)

 Attention soutenue : capacité à rester concentré sur une tâche pendant une période
prolongée (ex. : écouter un cours).
 Attention sélective : capacité à se focaliser sur un stimulus particulier en ignorant les
autres (ex. : chercher un mot dans un texte).
 Attention divisée : capacité à traiter plusieurs informations en même temps (ex. :
écouter et écrire en même temps).
 Attention alternée : capacité à passer rapidement d’une tâche à une autre (ex. : faire
ses devoirs et répondre à une question).

🔹 3. Perspective développementale

 Chez le nourrisson : attention très brève et dépendante de stimuli sensoriels forts


(mouvement, lumière…).
 Entre 3 et 6 ans : développement rapide de l’attention soutenue et sélective.
 Vers 7-12 ans : amélioration de l’endurance attentionnelle et capacité à gérer des
tâches complexes.

🔹 4. Perspective neuropsychologique

 L’attention implique plusieurs structures cérébrales :


o Cortex préfrontal : contrôle de l’attention volontaire
o Réseaux pariétaux : orientation spatiale de l’attention
o Système réticulaire activant : vigilance et niveau d’éveil
 Toute atteinte (ex. : TDAH) peut entraîner des troubles attentionnels.

🔹 5. Perspective psychopédagogique

 L’attention est influencée par :


o La motivation
o L’intérêt pour la tâche
o L’environnement (calme, bruit, organisation)
 Les enseignants et professionnels doivent créer un environnement structurant,
stimulant mais pas surchargé.

🟣 L’imitation
Imitation néonatale et son devenir, diversité des processus et fonctions

🔹 1. L’imitation néonatale

 Observée dès les premiers jours de vie : un bébé peut reproduire des gestes simples
(ex. : tirer la langue, ouvrir la bouche).
 Cette imitation précoce est spontanée, probablement réflexe, et traduit une capacité de
perception-action.
 Elle repose sur un mécanisme miroir : les neurones miroirs activés lors de
l’observation d’un geste préparent à l’exécuter.

🧠 L’imitation néonatale est la première base de la communication sociale.

🔹 2. Le devenir de l’imitation

 L’imitation évolue avec le développement cognitif :


o Imitation différée : reproduire une action après un délai (vers 18 mois)
o Imitation sélective : choix de ce qui est pertinent à imiter
o Imitation symbolique : ex. : faire semblant de parler au téléphone
 L’enfant intègre les gestes observés dans ses jeux, routines, interactions sociales et
apprentissages.

🔹 3. Diversité des processus d’imitation

 Imitation motrice : gestes, postures, mimiques


 Imitation verbale : sons, mots, intonations
 Imitation sociale : comportements, émotions, rituels

Chaque forme mobilise des circuits cérébraux et cognitifs différents (visuels, auditifs,
moteurs).

🔹 4. Fonctions de l’imitation

 Apprentissage : c’est un outil majeur pour apprendre sans instruction directe.


 Développement du langage : en répétant les sons entendus.
 Développement de la relation sociale : imitation crée du lien, favorise l’interaction.
 Connaissance de soi : en imitant l’autre, l’enfant construit sa propre identité.

🟣 La mémoire
Modalités de fonctionnement

🔹 1. Définition générale
La mémoire est la fonction cognitive qui permet de coder, stocker et récupérer des
informations.
Elle est indispensable à l’apprentissage, au langage, au développement moteur et à la vie
quotidienne.

🔹 2. Les grandes modalités de la mémoire

a) Mémoire sensorielle

 Ultra-rapide et très brève (moins d’une seconde)


 Enregistre les informations captées par les sens
 Ex. : perception visuelle d’un mot lu rapidement, son entendu brièvement

b) Mémoire à court terme (MCT) ou mémoire de travail

 Capacité limitée (~7 éléments)


 Retient temporairement les informations nécessaires à une tâche immédiate
 Ex. : mémoriser un numéro de téléphone le temps de le composer
 Elle est essentielle pour :
o Suivre une consigne
o Résoudre un problème
o Maintenir une attention active

c) Mémoire à long terme (MLT)

 Stockage durable de l'information


 Trois sous-types principaux :
o Mémoire déclarative (consciente) :
 Épisodique : souvenirs d’événements vécus
 Sémantique : connaissances générales
o Mémoire procédurale (inconsciente) :
 Savoir-faire, gestes automatiques (ex. : faire du vélo)

🔹 3. Développement de la mémoire chez l’enfant

 Les capacités mnésiques évoluent avec l’âge :


o Vers 3-4 ans : l’enfant peut se souvenir d’un événement personnel (mémoire
épisodique émergente)
o La mémoire de travail s’améliore jusqu’à l’adolescence
o L’entraînement et la répétition aident à la consolidation en mémoire à long
terme

🔹 4. Facteurs influençant la mémoire


 Attention
 Émotions
 Répétition
 Organisation logique
 Contexte de l’apprentissage

🟣 Le langage
Caractéristiques fondamentales, évolution, développement et acquisition

(du cri à la parole, du geste à la voix)

🔹 1. Caractéristiques fondamentales du langage

 Le langage est un système de communication symbolique basé sur des sons, des
gestes ou des signes.
 Il a trois dimensions principales :
o Phonologique : sons et articulation
o Lexicale et sémantique : mots et significations
o Syntaxique : organisation des mots en phrases

🧠 Le langage est à la fois une compétence innée (prédisposition cérébrale) et apprise (par
l’environnement social).

🔹 2. Évolution du langage : du cri à la parole

Âge approximatif Manifestation du langage


0-2 mois Cri, pleurs, vocalises (a, eu)
3-4 mois Gazouillis, jeux vocaux
5-6 mois Babillage (chaînes de syllabes : ba-ba, da-da)
9-10 mois Sons redoublés, tonalités variables
12 mois Premiers mots : « papa », « maman »
18-24 mois Explosion lexicale, phrases de 2 mots
2-3 ans Usage du « moi », « je », phrases courtes
3-4 ans Langage structuré, âge du « pourquoi »

🔹 3. Du geste à la voix : rôle du corps dans le langage

 Avant de parler, l’enfant communique avec son corps :


o Regards, sourires, gestes (pointer, tendre la main)
o Ces gestes précèdent et soutiennent l’apparition des mots.
 Le développement moteur (ex. : coordination souffle-voix) est étroitement lié à
l’acquisition du langage oral.

🔹 4. Facteurs favorisant le développement du langage

 Audition intacte : condition essentielle


 Stimulation verbale précoce : parler à l’enfant, lui lire des histoires
 Interactions sociales : rôle de l’imitation, du dialogue, des routines
 Climat affectif sécurisant : facilite la prise de parole

🔹 5. Le langage chez l’enfant psychomoteur

 Toute difficulté motrice, sensorielle ou relationnelle peut retarder le langage.


 Le psychomotricien doit observer les interactions, les gestes, la voix pour détecter
d’éventuels troubles de la communication.

🟣 Maturation des processus cognitifs


De la petite enfance à la sénescence

🔹 1. Petite enfance (0-6 ans)

 Période de croissance rapide des fonctions cognitives.


 Développement progressif :
o de l’attention
o de la mémoire
o du langage
o des capacités de raisonnement concret
 Le jeu, l’imitation et la relation affective sont les principaux supports de cette
maturation.
 Le cerveau est très plastique : il s’adapte aux expériences et à l’environnement.

🔹 2. Enfance et âge scolaire (6-12 ans)

 Développement des fonctions dites « exécutives » :


o Planification, inhibition, flexibilité mentale
 Acquisition de compétences plus complexes :
o Lecture, écriture, calcul, logique
 L’enfant devient capable de :
o Résoudre des problèmes
o Organiser ses idées
o Faire preuve de mémoire stratégique (mnémotechnique)
 Début de la pensée logique (opérations concrètes – Piaget)

🔹 3. Adolescence (12-18 ans)

 Apparition de la pensée abstraite :


o Raisonnement hypothético-déductif
o Capacité de réflexion critique
 Affirmation de l’identité et développement de la pensée symbolique
 Maturation du cortex préfrontal, qui gère :
o Le jugement
o La prise de décision
o Le contrôle de soi

🔹 4. Âge adulte (20-60 ans)

 Les fonctions cognitives sont à leur apogée entre 25 et 40 ans.


 L’expérience permet de :
o Résoudre des problèmes complexes
o Prendre des décisions efficaces
o Faire preuve de raisonnement moral et stratégique
 Après 50 ans, on observe un ralentissement de la vitesse de traitement, mais les
compétences acquises restent solides.

🔹 5. Sénescence (après 65 ans)

 Certaines fonctions diminuent progressivement :


o Mémoire de travail
o Flexibilité mentale
o Rapidité cognitive
 D’autres fonctions sont mieux préservées :
o Mémoire sémantique (connaissances générales)
o Jugement
o Langage (vocabulaire riche)
 Le vieillissement cognitif n’est pas pathologique s’il reste stable.
o ⚠️Distinguer le vieillissement normal du déclin pathologique (ex. : démences)
🟣 Les comportements intelligents
Caractères et évolution de l’intelligence

🔹 1. Qu’est-ce qu’un comportement intelligent ?

 C’est la capacité d’un individu à s’adapter à des situations nouvelles, à résoudre


des problèmes et à tirer parti de l’expérience.
 Chez l’enfant, cela se manifeste par :
o L’exploration
o La curiosité
o L’utilisation d’objets ou de gestes de manière inventive
o L’adaptation aux contraintes de l’environnement

🔹 2. Caractères de l’intelligence

L’intelligence n’est pas unique : elle est multidimensionnelle.

💡 Quelques types :

 Intelligence pratique : savoir s’orienter dans l’espace, utiliser un outil, résoudre un


problème concret.
 Intelligence verbale : utiliser efficacement le langage pour exprimer, comprendre,
argumenter.
 Intelligence sociale : capacité à comprendre les émotions, les intentions des autres, à
coopérer.
 Intelligence logico-mathématique : raisonnement, logique, traitement numérique.
 Intelligence émotionnelle (selon Goleman) : conscience de soi, gestion des émotions,
empathie.

🔹 3. Évolution de l’intelligence

📌 Selon Piaget (stades cognitifs) :

 0-2 ans : sensori-moteur → intelligence d’action


 2-6 ans : préopératoire → pensée intuitive, égocentrique
 7-11 ans : opérations concrètes → raisonnement logique sur des objets concrets
 12 ans et + : opérations formelles → pensée abstraite, hypothétique

📌 Au-delà de Piaget :

 L’intelligence évolue aussi selon :


o Le contexte social et culturel
o L’éducation et les expériences
o Le tempérament et les habiletés individuelles

🔹 4. Manifestations de comportements intelligents chez l’enfant

 Utilisation d’un objet pour en atteindre un autre


 Résolution d’un problème sans aide
 Imitation intentionnelle pour apprendre
 Questionnement répétitif pour comprendre
 Jeux de rôle, d’imagination

🟣 Psychométrie de l’intelligence
Notions de test, de standardisation, facteur G, signification et validité des Q.I.

🔹 1. Notion de test psychométrique

 Un test psychométrique est un outil standardisé visant à mesurer objectivement une


fonction mentale (ici, l’intelligence).
 Il est construit pour être fiable, valide et comparatif (normes d’âge, de population...).
 Les tests d’intelligence les plus connus :
o WPPSI, WISC-V (enfants)
o WAIS-IV (adultes)
o Matrices de Raven (culture free)

🔹 2. Standardisation

 La standardisation permet de comparer les résultats d’un individu à ceux d’un groupe
de référence (même âge, même contexte socio-culturel).
 Chaque test possède des normes, des barèmes et une méthode de passation
rigoureusement définie.

🔹 3. Le facteur G (facteur général d’intelligence)

 Théorie de Charles Spearman : derrière les différentes aptitudes (logique, mémoire,


verbal, spatial…) il existerait un facteur commun = facteur G.
 Ce facteur G explique la performance globale d’un individu dans différents domaines
cognitifs.
 Les tests de QI cherchent à mesurer ce facteur G, en plus des sous-compétences.

🔹 4. Signification du Q.I. (Quotient Intellectuel)

 QI = (Âge mental / Âge chronologique) × 100 (ancienne formule)


 Aujourd’hui : score calculé statistiquement autour d’une moyenne de 100 avec un
écart-type de 15.
o QI standard entre 85 et 115
o 130 : Haut potentiel
o <70 : Déficience intellectuelle

🔹 5. Validité des Q.I.

 Un test bien construit doit être :


o Fiable : résultats stables dans le temps
o Valide : mesure bien ce qu’il prétend mesurer
o Sensible : capable de détecter les écarts significatifs

⚠️Limites du QI :

 Ne mesure pas l’intelligence émotionnelle, la créativité, la motivation…


 Doit toujours être interprété dans un contexte clinique global

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