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L'insuffisance rénale chronique terminale nécessite des traitements de substitution comme l'hémodialyse, qui, bien que prolongeant la vie, impacte négativement la qualité de vie des patients à travers des restrictions alimentaires, des effets secondaires et des défis psychologiques. Environ 20 à 30 % des patients souffrent de dépression, ce qui peut nuire à l'adhésion au traitement et à leur bien-être général. Une étude approfondie de l'expérience des patients est essentielle pour identifier des stratégies d'amélioration de leur qualité de vie.

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L'insuffisance rénale chronique terminale nécessite des traitements de substitution comme l'hémodialyse, qui, bien que prolongeant la vie, impacte négativement la qualité de vie des patients à travers des restrictions alimentaires, des effets secondaires et des défis psychologiques. Environ 20 à 30 % des patients souffrent de dépression, ce qui peut nuire à l'adhésion au traitement et à leur bien-être général. Une étude approfondie de l'expérience des patients est essentielle pour identifier des stratégies d'amélioration de leur qualité de vie.

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l'hémodialyse et

son impact sur


la qualité de vie
des personnes
atteintes
d'insuffisance
rénale
chronique
terminale:
cas de Hôpital
Ibn Zohr
MARRAKECH
Encadrants « Mr. Ayoub »

Résumé
LINTRODUCTION
De nombreuses maladies sont considérées comme les principales causes de décès dans le
monde, parmi lesquelles : l'insuffisance rénale chronique (IRC) qui occupe la 12e place selon
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2019.
L'insuffisance rénale chronique à un stade terminal est l'une des maladies graves qui
entraînent une perte irréversible des fonctions rénales.
Cela nécessite le recours à des traitements de substitution tels que la transplantation rénale ou
des interventions thérapeutiques intensives. La dialyse est classée comme le traitement le plus
courant, car elle aide à filtrer le sang des toxines et des déchets. Cependant, malgré son
efficacité médicale, cela a un impact significatif sur la qualité de vie des patients qui y sont
soumis, leur imposant un engagement à long terme avec de nombreuses restrictions telles
que : des régimes alimentaires stricts, des séances de dialyse répétées qui durent plusieurs
heures par semaine, entraînant une fatigue chronique pour le patient, ainsi que d'autres effets
qui engendrent des répercussions psychologiques et sociales affectant divers aspects de la vie
quotidienne des patients.
Cela représente un défi physique et psychologique pour eux et les amène à traverser des
périodes difficiles de tristesse et de désespoir. Cependant, cela varie d'un patient à l'autre,
selon sa personnalité et son mode de vie. Mais dans l'ensemble, les moralités des patients
connaissent des hausses et des baisses tout au long de la période de traitement, durant laquelle
le patient peut souffrir de troubles psychologiques tels que la dépression. Cette dernière
touche environ 20 % à 30 % des personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique et peut
avoir un impact négatif sur l'efficacité du traitement en réduisant l'adhésion au traitement, en
diminuant la qualité de vie et en réduisant la capacité à gérer le stress psychologique causé par
l'insuffisance rénale chronique.
On estime le nombre de personnes atteintes au Maroc à plus de 38 000 patients selon le
ministère de la Santé et de la Protection sociale.
En France, le nombre de personnes atteintes se situe entre 5,4 et 6,7 millions
En Afrique . Selon une étude comprenant environ 98 études provenant de différentes régions
d'Afrique, le taux de prévalence de la maladie rénale chronique (MRC) est d'environ 15,8% de
la population.
En même temps, le taux de prévalence de la maladie aux stades avancés (stades 3-5) est
d'environ 4,6% de la population.
LA PHASE
CONCEPTUELLE
Problématique
L'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) est l'une des principales
problématiques de santé qui connaît une augmentation continue à
l'échelle mondiale. Cette maladie se caractérise par une perte irréversible
de la fonction rénale, obligeant les patients à recourir à des traitements de
substitution, l'hémodialyse étant le plus utilisé et répandu.

Bien que l'hémodialyse contribue de manière significative à prolonger la


vie des patients atteints d'insuffisance rénale terminale, elle a des effets
négatifs évidents sur leur vie quotidienne et sa qualité. Cette technique
thérapeutique, qui nécessite la présence du patient à plusieurs séances
hebdomadaires pendant de longues heures, affecte divers aspects de sa
vie, qu'ils soient physiques, psychologiques, sociaux ou même
professionnels.

Le patient sous hémodialyse se trouve confronté à plusieurs défis et


difficultés, notamment des restrictions alimentaires strictes, une
dépendance continue aux soins médicaux, des effets secondaires associés
au traitement tels que la fatigue, l'hypotension et les douleurs, en plus de
l'impact sur sa vie familiale et sociale.

Cela soulève plusieurs questions fondamentales comme :Dans quelle


mesure l'hémodialyse affecte-t-elle réellement la qualité de vie des
personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique terminale ,et Quels
sont les aspects les plus affectés de leur vie quotidienne, et Existe-t-il des
moyens ou des stratégies qui pourraient contribuer à améliorer la qualité
de vie de ces patients malgré les restrictions imposées par le traitement ?

Il est donc devenu essentiel d'approfondir l'étude de l'expérience vécue


par les patients sous hémodialyse, en analysant les différents facteurs qui
influencent leur bien-être psychologique et physique, afin de mieux
comprendre leurs besoins et de travailler à améliorer leur qualité de vie
grâce à des approches thérapeutiques plus globales et humaines.

Et dans ce contexte, se pose un ensemble de questions qui contribueront à analyser le sujet et


à le discuter de manière plus détaillée et approfondie, tout en offrant une vision globale, qui se
décline comme suit :
* Comment le nombre de séances de dialyse et leur durée affectent-ils l'état psychologique et
physique du patient ?
* Quel est l'impact de la dialyse sur la capacité des patients à travailler et à mener une vie
sociale ?
* Quel est le rôle du soutien psychologique et familial dans l'amélioration de la qualité de vie
des patients sous dialyse ?

La recension des écrits


définition de chaque mot du titre :
L'hémodialyse : Une technique de purification du sang utilisée chez les
patients souffrant d'insuffisance rénale sévère. Elle consiste à éliminer les
déchets, l'excès d'eau et les toxines du sang à l'aide d'un rein artificiel.

Impact : L'effet ou la conséquence qu'un phénomène peut avoir sur une


situation ou une personne.

Qualité de vie : Un concept multidimensionnel qui reflète le bien-être


global d'une personne, incluant la santé physique, mentale, sociale et
émotionnelle.

Personnes : Individus, êtres humains concernés dans ce contexte.

Atteintes : Qui souffrent ou sont affectées par une maladie ou une


condition spécifique.

Insuffisance rénale chronique terminale : Une maladie rénale


avancée où les reins ne fonctionnent plus suffisamment pour maintenir un
équilibre normal du corps, nécessitant une dialyse ou une transplantation
rénale.

Cas : Une situation ou un exemple spécifique servant d’étude ou


d’analyse.

Hôpital Ibn Zohr est un petit CHR (centre hospitalier régional) situé à
Marrakech. Il s'agit d'un hôpital historique de la ville, inauguré en 1913.
L'hôpital est situé dans le sud de la ville, à l'extrémité ouest de la médina
de Marrakech, jouxtant au sud les jardins de la Mamounia, au nord le
cimetière de l'Imam Souhaili et à l'ouest le quartier de Sidi Mimoun.

Insuffisance rénale chronique


Histoire de la maladie : Les maladies rénales ont été observées depuis
l'Antiquité, avec les anciens Égyptiens et Hippocrate enregistrant des
symptômes tels que le gonflement et des changements dans les urines.
Au XVIIe siècle, les médecins ont commencé à associer les maladies
rénales à l'hypertension artérielle. En 1827, le médecin anglais Richard
Bright a décrit la relation entre les maladies rénales et les symptômes
systémiques, ce qui a conduit à la dénomination de la maladie sous le nom
de "maladie de Bright. Au XXe siècle, de nouvelles techniques ont été
développées pour diagnostiquer l'insuffisance rénale chronique, telles que
les analyses de créatinine et d'urée. La première machine de dialyse a été
mise au point par le médecin néerlandais Willem Kolff pendant la Seconde
Guerre mondiale, offrant ainsi un traitement pour les cas avancés de la
maladie. À l'ère moderne, les techniques de transplantation rénale et les
traitements médicamenteux ont beaucoup évolué, augmentant les
chances de survie des patients et améliorant leur qualité de vie.

Définition de l'insuffisance rénale chronique : L'insuffisance rénale


chronique est une condition progressive caractérisée par une détérioration
continue des fonctions rénales sur plusieurs mois ou années. Cette
détérioration empêche les reins de filtrer efficacement le sang des déchets
et des toxines, affectant ainsi l'équilibre des fluides et des minéraux dans
le corps.

Anatomie fonctionnelle des reins : Les reins sont deux organes de la


taille d'un poing, situés de chaque côté de la colonne vertébrale dans la
partie inférieure de l'abdomen. Le néphron est l'unité fonctionnelle des
reins, responsable de la filtration du sang et de la production d'urine.
Vaisseaux sanguins rénaux : l'artère rénale transporte le sang vers les
reins, tandis que la veine rénale ramène le sang purifié dans la circulation
sanguine.

Localisation et forme
Localisation : les reins se situent de chaque côté de la colonne
vertébrale dans la région lombaire, généralement entre les vertèbres T12
et L3. Le rein gauche est souvent légèrement plus élevé que le droit.

Taille et poids : chaque rein mesure environ 10-12 cm de long, 5-7 cm de


large, 3-4 cm d'épaisseur et pèse environ 150-200 grammes chez l'adulte.

Structure externe : Capsule rénale : une enveloppe de tissu conjonctif


qui entoure et protège chaque rein.

Hile rénal : la région à travers laquelle passent les vaisseaux sanguins


(artères et veines

rénales ) et l'uretère, permettant l'entrée et la sortie des fluides.

Structure interne : Cortex rénal : la couche externe du rein, contenant


des glomérules et des tubules rénaux, où se produit le filtrage initial.

Médullaire rénale : la partie interne composée de pyramides rénales qui


se déversent dans les calices rénaux. La médullaire participe à la
concentration de l'urine.
Bassinet rénal : une cavité centrale qui collecte l'urine produite avant
qu'elle ne soit transportée vers l'uretère.

Irrigation sanguine
Artère rénale : une branche de l'aorte abdominale qui vascularise le rein.

Veine rénale : draine le sang filtré vers la veine cave inférieure.

Fonctions principales des reins : Réguler l'équilibre des fluides et des sels
minéraux. Éliminer les déchets métaboliques (comme l'urée et la
créatinine). Produire des hormones telles que l'érythropoïétine (EPO) pour
stimuler la production de globules rouges. Réguler la pression artérielle
par le système rénine-angiotensine-aldostérone.

Causes de l'insuffisance rénale chronique : Diabète : la cause la


plus courante, où une hyperglycémie endommage les vaisseaux sanguins
des reins. Hypertension artérielle : provoque un stress continu sur les
vaisseaux rénaux. Infections rénales chroniques : comme la
glomérulonéphrite. Maladies héréditaires : comme la polykystose rénale.
Utilisation de médicaments néphrotoxiques : tels que certains anti-
inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et antibiotiques. Obstruction
chronique des voies urinaires : due à des calculs rénaux ou une
hypertrophie de la prostate.

Stades de l'insuffisance rénale chronique : L'insuffisance rénale


chronique est classée en 5 stades en fonction du taux de filtration
glomérulaire (GFR) :
Stade 1 (GFR > 90 ml/min) : Lésion légère des reins avec fonction
normale.

Stade 2 (GFR 60-89 ml/min) : Diminution légère des fonctions rénales.

Stade 3 (GFR 30-59 ml/min) : Diminution modérée avec apparition de


certains symptômes.

Stade 4 (GFR 15-29 ml/min) : Diminution sévère des fonctions rénales.

Stade 5 (GFR < 15 ml/min) : Insuffisance rénale terminale, nécessitant une


dialyse ou une transplantation rénale.

Symptômes et signes cliniques : Fatigue et faiblesse générale.


Œdème (gonflement) des pieds et du visage en raison de la rétention de
fluides. Hypertension artérielle. Troubles urinaires (diminution ou
augmentation de la miction). Démangeaisons et peau sèche. Nausées et
vomissements. Troubles du sommeil et changements d'humeur.

La fistule artério-veineuse (FAV) : Définition : Une FAV est


l’anastomose (« communication naturelle ou chirurgicale entre deux
vaisseaux ») réalisée de manière chirurgicale, entre une veine et une
artère afin d’augmenter le débit sanguin de la veine. Sous la pression
sanguine de l’artère, la veine va se développer et ainsi augmenter son
calibre. La fistule peut être utilisée en moyenne 1 mois après sa création.
En règle générale, les FAV sont créées sur le membre supérieur non
dominant.
Surveillance des FAV : Surveillance du thrill : à l’aide d’un stéthoscope
et par palpation. Le thrill est le « bourdonnement » situé au niveau de
l’anastomose. Surveillance de la cicatrisation des points de ponction de la
séance précédente. Surveillance de la présence d’hématome, de rougeur,
de chaleur, de douleur. Surveillance de la présence d’œdème. Il existe
également trois examens pour vérifier le bon fonctionnement de la FAV :
Le transonic : examen réalisé en cours de séance par l’infirmière à l’aide
de capteurs à ultrasons placés sur les lignes du circuit. Cet examen
permet d’évaluer le taux de recirculation et le débit sanguin de la fistule.
L’écho-doppler de fistule : examen réalisé par un radiologue vasculaire et
qui permet de visualiser l’anatomie de la fistule et de mesurer le débit
sanguin. La fistulographie : examen radiologique avec injection de produit
de contraste afin de réaliser des radiographies. Cet examen permet de
visualiser des sténoses et des thromboses. S’il existe une sténose de la
fistule, il sera réalisé une angioplastie qui permet de dilater à l’aide d’un
ballonnet ou d’un stent la veine sténosée.

Complications : Risque d’hématome, Risque de thrombose, Risque de


sténose, Risque de rupture, Risque d’anévrisme, Risque d’infection

Ponction de la FAV :
Afin de réaliser une séance d’hémodialyse il faut ponctionner la FAV à
l’aide de deux cathéters de gros calibre : un dit « artériel » qui aspire le
sang et l’autre dit « veineux » qui réinjecte le sang épuré. Afin de
diminuer les douleurs liées à la ponction la plupart des patients utilisent
une pommade anesthésiante de type Lidocaïne/Prilocaïne. Parfois, il est
impossible de ponctionner la fistule avec deux aiguilles. La séance se
réalise donc en uniponction et le seul cathéter aspire dans un premier
temps le sang pour le traiter puis le réinjecte dans un deuxième.

Complications de l’hémodialyse : Hypotension, Malaise,


Nausées / vomissements, Hémorragies / hématomes, Céphalées, Asthénie,
Œdème pulmonaire, Occlusion de la fistule, Risque infectieux, Coagulation
du circuit, Arrêt cardio-respiratoire, Allergie, Hémolyse aiguë,

Diagnostic : Analyses sanguines : Mesure de la créatinine et de l'urée,


estimation du taux de filtration glomérulaire (GFR). Analyses d'urine : Pour
détecter des protéines ou du sang dans les urines. Imagerie : Comme
l'échographie ou la tomodensitométrie des reins. Biopsie rénale : Pour
déterminer avec précision la cause de la maladie dans certains cas.

Traitement :
A. Traitement médicamenteux : Médicaments antihypertenseurs : tels
que les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA).
Contrôle de la glycémie : pour les patients diabétiques. Diurétiques : pour
réduire l'œdème et la rétention de fluides. Médicaments contre l'anémie :
comme l'érythropoïétine. Contrôle des niveaux de phosphore et de
potassium : par des ajustements alimentaires et des médicaments.

B. Ajustements alimentaires : Réduction de la consommation de


protéines pour alléger la charge de travail des reins. Diminution du sel, du
potassium et du phosphore dans le régime alimentaire .Maintien d'une
bonne hydratation sans excès de liquides.

C. Traitements avancés : Dialyse : pouvant être hémodialytique ou


péritonéale. Transplantation rénale : le traitement le plus efficace pour les
patients en phase terminale.

MACHINE DE DIAYSE RENALE


Le dialyseur : C’est un filtre comportant des fibres synthétiques creuses
dans lesquelles le sang circule, alors que le dialysat circule à contre-
courant à l'extérieur de ces fibres. Ce passage répété tout le long de la
séance de dialyse débarrasse le sang des déchets toxiques, corrige les
anomalies biologiques et élimine l'excédent d'eau accumulé dans
l'organisme

Prevention : Pour prévenir l'hémodialyse, il faut adopter une approche


globale axée sur la prévention de l'insuffisance rénale chronique et la
gestion des risques liés à la dialyse elle-même. Cela implique une
attention particulière à l'alimentation, au mode de vie, et à la surveillance
régulière de la fonction rénale.

Prévention de l'insuffisance rénale chronique : Hygiène de vie,


Arrêt du tabac : Le tabagisme aggrave les maladies rénales et
cardiovasculaires. Réduction de la consommation d'alcool : L'alcool peut
endommager les reins, surtout en excès. Activité physique régulière :
L'exercice aide à contrôler la pression artérielle et le diabète, deux
facteurs de risque majeurs pour les reins. Alimentation équilibrée :
Réduction des protéines animales : Une consommation excessive de
protéines peut surcharger les reins, surtout en cas de maladie rénale
préexistante. Contrôle de l'apport en sodium, potassium et phosphore :
Ces minéraux, essentiels à l'organisme, doivent être consommés avec
modération, surtout si les reins ne les éliminent pas correctement.

Maintien d'une bonne hydratation : Boire suffisamment d'eau est crucial


pour le bon fonctionnement des reins, mais il faut ajuster la quantité en
fonction de la fonction rénale. Vaccination : Se faire vacciner contre
l'hépatite B et d'autres infections potentiellement graves est recommandé,
surtout si on est à risque d'insuffisance rénale. Suivi médical régulier :
Consultations régulières avec un néphrologue : Permet de dépister et de
traiter précocement les problèmes rénaux. Contrôle de la pression
artérielle et du diabète : Ces maladies sont des causes fréquentes
d'insuffisance rénale. Éviter l'automédication : Certains médicaments
peuvent être néfastes pour les reins, il est donc important de consulter un
médecin avant de prendre tout médicament.

Prévention des complications liées à l'hémodialyse : Hygiène


rigoureuse : Utilisation de matériel stérile : Le risque d'infection est élevé
en hémodialyse, il est donc essentiel d'utiliser des dispositifs stériles et à
usage unique. Protection du cathéter de dialyse : Le cathéter doit être
maintenu propre et sec pour éviter les infections. Soins du site de
ponction : Le personnel soignant doit respecter les règles d'hygiène lors de
la ponction de la fistule artério-veineuse et de la pose du pansement.
Formation du personnel et des patients : Information sur les risques : Le
personnel et les patients doivent être informés des risques potentiels et
des mesures à prendre pour les éviter. Maîtrise des gestes techniques : Le
personnel soignant doit être formé à toutes les étapes de la dialyse, y
compris l'utilisation du matériel de sécurité. Formation des patients : Les
patients doivent être formés aux techniques d'autodialyse et aux mesures
d'hygiène à respecter.

Surveillance médicale : Contrôle de la qualité de l'eau : L'eau utilisée


pour la dialyse doit être purifiée pour éviter toute contamination
microbiologique. Surveillance des signes d'infection : Il est important de
surveiller les signes d'infection et de les signaler rapidement au personnel
soignant. Mesures de sécurité spécifiques : Prévention des chutes : Les
patients peuvent être instables après une séance de dialyse, il est donc
important de prendre des précautions pour éviter les chutes. Adaptation
du traitement : Le traitement doit être adapté aux besoins de chaque
patient et tenir compte de son état de santé. Respect du poids sec : Le
poids sec est le poids idéal du patient après la dialyse, il est important de
le respecter pour éviter les complications.

Rôle infirmière : Risques encourus lors d'une séance de dialyse, Une


séance de dialyse comporte plusieurs séquences avec des risques
importants pour le patient. Ces risques peuvent être liés à la machine, aux
matériels, aux produits, mais aussi à l'inattention, à la négligence, au
manquement aux obligations de sécurité. Comme dans toute démarche de
gestion des risques, il appartient aux infirmiers de les identifier, de les
évaluer et d'en faire l'analyse en suivant le déroulement chronologique
d'une séance. Élaboration du planning des patients, Les cadres du service,
ou faisant fonction, sont responsables de l'organisation du service. Le
planning est établi conjointement par le patient et l'équipe en tenant
compte des impératifs médico-sociaux individuels du patient et des
disponibilités du service. Les urgences sont traitées au coup par coup
suivant leur gravité (intervention du SAMU, réorientation…). Séquences
d'une séance de dialyse, Une séance de dialyse peut être analysée en
quatre parties :la préparation ; le branchement ;la surveillance et les soins
en cours de séance ;le débranchement, l'arrêt de la dialyse, la
compression. Responsabilité de l'infirmier dans la préparation de la
séance. L'infirmier est responsable de la préparation du générateur, du
contrôle de la stérilisation, de la traçabilité des tests de contrôle. Il doit
être capable de détecter toute anomalie de fonctionnement et de faire
face à la situation (changement de matériel, de membrane, de ligne,
recours au technicien si besoin). Sa responsabilité peut être engagée en
cas d'oubli de contrôle ou d'erreur. Dans le cadre de son rôle propre, dans
lequel lui sont reconnues une autonomie et une capacité de jugement et
d'initiative, l'infirmier est responsable de l'accueil du patient, de la pesée,
de la prise de pression artérielle, de son installation, du contrôle de l'état
cutané. Il doit veiller à la désinfection...
Cadre de référence

Impact social
Impact
et
physique
professionnel

L’insuffisance
rénale
chronique
terminale

Impact
psychologique Qualité de vie
et émotionnel
But de recherche
Déterminer l’impact de la dialyse sur l’état psychologique et physique du
patient, sa capacité à travailler et sa vie sociale.

Question de recherche
Quel est l’impact de la dialyse sur la qualité de vie des patients atteints
d’insuffisance rénale terminale ?
LA PHASE
METHODOLGIQUE
La définition opérationnelle des concepts
Définition : Une insuffisance rénale est une pathologie qui se définie par le
dysfonctionnement des reins. Les reins permettent de filtrer les déchets
toxiques présents dans le sang afin qu’ils soient éliminés par les urines.
Les reins ont pour autre fonction de réguler la pression artérielle, de
produire des hormones et de maintenir l’équilibre du Ph et des minéraux
dans l’organisme. L’insuffisance rénale signifie que le sang n’est plus ou
mal filtré. Il existe deux types d’insuffisances rénales : L’insuffisance
rénale aigue : qui est caractérisée par une baisse du débit de filtration du
sang. Elle apparaît le plus souvent suite à une hémorragie ou à des
infections. L’insuffisance rénale chronique : qui est caractérisée par une
diminution des fonctions du rein, cette action est irréversible.
L’insuffisance rénale chronique est généralement la conséquence d’une
autre pathologie telle que l’hypertension artérielle ou le diabète. Il existe
différents stades de la maladie, en fonction du débit de filtration :

Stade 1 : maladie rénale chronique avec marqueurs d’atteinte rénale

Stade 2 : insuffisance rénale chronique minime

Stade 3 : insuffisance rénale chronique modérée

Stade 4 : insuffisance rénale chronique sévère

Stade 5 : insuffisance rénale chronique terminale

Symptôme : Les principaux symptômes de l’insuffisance rénale aigue sont


une diminution des urines, des troubles digestifs, une fatigue générale, et
parfois des vomissements, maux de tête et la présence de sang dans les
urines. L’insuffisance rénale chronique ne présente généralement pas de
symptômes dans la première phase. Lorsque les symptômes se
manifestent, la pathologie est à un stade avancé. Les symptômes de
l’insuffisance rénale chronique sont le plus souvent hypertension artérielle,
anémie et coma urémique.

Diagnostic : Le diagnostic se fait généralement à a suite d’une prise de


sang qui permet de calculer le dosage de la créatinine. Le médecin peut
également évaluer le fonctionnement des reins par une analyse du débit
de filtration glomérulaire, qui mesure la quantité de plasma filtré par les
reins. Pour les insuffisances rénales chroniques, des examens d’imagerie
sont préconisés pour visualiser les voies urinaires et les possibles
obstructions.

Traitement : L’insuffisance rénale aigue est traitée généralement en


urgence, par une transfusion et une réhydratation. Si celle-ci est liée à une
obstruction, il est possible que le praticien mette en place une sonde au
niveau de la vessie ou du rein. L’insuffisance rénale chronique ne peut pas
être guérie, cependant les traitements permettent de ralentir ou
empêcher sa progression. Les patients doivent dans un premier temps
adapter leurs habitudes alimentaires, avec un régime pauvre en sel et en
graisses. Il est aussi recommandé de limiter sa consommation de liquides.
Le patient prend également un traitement médicamenteux afin de
maintenir un équilibre des globules rouges et contrôler l’hypertension
artérielle. La dialyse est un des traitements possibles de l’insuffisance
rénale chronique, cette technique permet de recréer les fonctions du rein,
en filtrant et éliminant les déchets toxiques de l’organisme. Il existe
plusieurs types de dialyse : la dialyse péritonéale et l’hémodialyse. Celle-ci
est choisie selon différents critères tels que le stade de la maladie et l’âge
du patient. Dans certains cas, la greffe d’un rein est nécessaire, les
patients sont sur liste d’attente. L’organe doit être compatible et peut
venir d’un donner vivant ou récemment décédé.

Le type de l’étude
Étude quantitative descriptive transversal.

Le milieu de l’étude
Notre étude a été menée au sein de l'unité d'hémodialyse de l'hôpital Ibn
Zohr de Marrakech. Cet environnement a été choisi pour plusieurs raisons,
notamment sa facilité d'accès, grâce à la coopération des autorités
compétentes après l'accomplissement de toutes les procédures légales
requises. L'hôpital Ibn Zohr est un petit hôpital régional situé à Marrakech,
ouvert en 1913. L'unité de dialyse compte neuf lits et les soins aux
patients sont assurés par une équipe soignante composée d'infirmières et
d'une infirmière en chef, qui surveillent en permanence l'état des patients
pendant leur traitement.

La population cible et échantillonnage


La population cible est constituée de patients atteints d'insuffisance rénale
terminale. Le nombre total d’échantillons était de 25 patients.
La méthode de collecte des données
On a utilisé un questionnaire dans notre étude.

Le processus d’analyse des données


Dans le cadre de notre étude intitulée « La dialyse et son impact sur la
qualité de vie des personnes atteintes d’insuffisance rénale terminale »,
les données recueillies via questionnaire seront analysées selon un plan
précis. La méthode d'analyse dépend de la nature de l'étude descriptive et
comprendra principalement : - Analyse statistique descriptive des
réponses à l'aide d'indicateurs tels que des pourcentages et des
graphiques. - Comparaison des résultats entre différentes catégories de
patients (âge, sexe, durée de dialyse, etc.). - Utilisation d'outils
d'information tels qu'Excel pour traiter les données numériques. Ce
processus nous permettra d’interpréter les résultats de manière claire et
objective, afin de comprendre l’impact de la dialyse sur la qualité de vie
des patients atteints d’insuffisance rénale terminale.

La considération éthique
Dans le cadre de cette étude, qui visait à examiner l'impact de la dialyse
sur la qualité de vie des patients atteints d'insuffisance rénale terminale,
tous les principes éthiques ont été respectés. Les patients ont participé à
l'étude volontairement, après avoir reçu des explications détaillées sur les
objectifs de la recherche, et leur consentement libre a été obtenu. Dans le
cadre de cette étude, qui visait à examiner l'impact de la dialyse sur la
qualité de vie des patients atteints d'insuffisance rénale terminale, tous les
principes éthiques ont été respectés. Les patients ont participé à l'étude
volontairement, après avoir reçu des explications détaillées sur les
objectifs de la recherche, et leur consentement libre a été obtenu. La
confidentialité et la vie privée des participants ont été respectées tout au
long de l'étude. L'équipe de recherche s'est engagée à respecter l'intégrité
académique en documentant toutes les sources et en évitant tout plagiat.
Ce travail a été mené conformément aux principes éthiques énoncés dans
le Code de Nuremberg (1947), notamment : - Liberté de participation. -
Respect de la dignité humaine. - Minimisation des préjudices et des
risques. - Honnêteté et intégrité dans le travail scientifique. - Droit de se
retirer à tout moment sans conséquences

Cette recherche a également été approuvée par l'administration de


l'hôpital Ibn Zohr de Marrakech, après avoir soumis les documents
juridiques nécessaires.
LA PHASE
EMPIRIQUE
La présentation des résultats
Les graphiques de l’impact de la dialyse sur la qualité de vie des
personnes atteintes d’insuffisance rénale terminale

Figure 1: Répartition de l'effectif selon le sexe

40%

60%

HOMME FEMME

Le graphique indique que les hommes représentent le pourcentage le plus


élevé 60% par rapport aux femmes 40%
Figure 2: Répartition des effectifs
selon l'âge
24%
76

55+ 48%

45+ 12%

40+
16%
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50

76 55+ 45+ 40+

Le graphique montre que le groupe d’âge de 55 ans et plus constitue le


pourcentage

le plus élevé 48%


Figure 3: Répartition des effectifs selon la situa-
tion familiale
80
72%
70

60 Célebataire
Linear (Célebataire)
50 Mariée
Divorcée
40
Veuf(ve)
30

20
12%
10 8% 8%

0
Célebataire Mariée Divorcée Veuf(ve)

Le pourcentage le plus élevé concerne les personnes mariées, soit 72%


Figure 4 :Répartition des effectifs selon le niveau
d'éducation
60
52%

50
aucun
40 Primaire
32% Secondair
30 Supérieur

20

8% 8%
10

0
Aucun Primaire Secondair Supérieur

Le rapport montre que la majorité, 52% n’a aucun niveau d’éducation


Figure 5: Répartition des effectifs selon la pro-
fession

Non
100%

non

Le graphique montre que 100% des participants n’ont pas de profession


Figure 6: Répartition des effectifs selon
le type de dialyse

100%

Hémodialyse

Le graphique montre que 100% des patients sont sous hémodialyse


Figure 7: Répartition des effectifs selon la durée
de la dialyse

4%

96%

1-11 ans 12-18 ans

Le graphique montre que la grande majorité des patients 96% , subissent


une dialyse pendant une durée comprise entre 1 et 11 ans
Figure 8 : Répartition des effectifs selon
la sentiment de fatigue
60%
toujours

souvent 20%

parfois 12%

jamais
8%
0 10 20 30 40 50 60 70

TOUJOURS SOUVENT PARFOIS JAMAIS

Le graphique montre que 60% des patients se sentent constamment


fatigués de façon permanente
Figure 9 : Répartition des effectifs selon
la ressenti d'une douleur physique
8%

12%
Non
Lègéres
Modérès
Sévères

16%

64%

Le
graphique montre que 64% des patients souffrent de douleurs physiques

10 : Répartition des effectifs selon la difficulté à


effectuer les activités quotidiennes
8%

12%

20%
60%

Non Un peu Beaucoup totalement


Le graphique montre que 60% des patients ont des difficultés totales à
réaliser leurs activités quotidiennes

Figure 11 : Répartition des effectifs se-


lon la présence la perte d'appétit
70
60%
60

50

40

30 28%

20
12%
10

0
Non Oui,légèrement oui,significativement

NON OUI,légèrement oui,significativement

Le graphique montre que 60% des patients souffrent d’une perte d’appétit
importante
Figure 12 : Répartition des effectifs
selon le fait de se sentir déprimé

JAMAIS
8%
PARFOIS
16% SOUVENT
TOUJOURS
52%

24%

Le graphique montre que 52% des patients se sentent déprimés en


permanence
FIGURE 13 : répartition des effectifs
selon les problèmes de sommeil
12
%

16 Non
% Parfois
Souvent
Très fréquemment

64
%

Le graphique indique que 64% des patients souffrent occasionnellement


de troubles du sommeil
figure 14 : Répartition des effectifs
selon la perte d'indépendance

8% Pas du tout
12% Un peu
Beaucoup
Complètement
60% 20%

Le graphique montre que 60% des patients ont perdu leur indépendance
totale en raison de leur état de santé
FIGURE 15 : Répartition des effectifs se-
lon la satisfaction du soutien des amis
et de la famille

12%

36%
12%

40%

Pas du tout Moyenement Satisfait Très satisfait

Le graphique montre que seulement 40% des patients se sentent satisfaits


du soutien de leurs amis et de leur famille
Figure 16 : Répartition des effectifs selon l'impact
de la satisfaction sur la vie sociale

Non
8%

Un peu
Complètement 16%
52%

Beaucoup
24%

Non Un peu Beaucoup Complètement52

Le graphique montre que 52% des patients sont entièrement satisfaits de


leur vie sociale
Figure 17 : Répartition des effectifs
selon l'activité professionnelle

100%

Retraité

Le graphique indique que tous les participants 100% sont des retraités
Figure 18 : Répartition des effectifs
selon que la dialyse est la principale
raison d'absence au travail

100%

Oui
Le
graphique montre que 100% des participants considèrent la dialyse
comme la principale raison de leur absence au travail
Figure 19 : répartition des effectifs
selon la qualité de vie actuelle

8% 16%

24% 12%

40%

Très bonne Bonne Moyenne Mauvais Très mauvais

Le graphique montre que 40% des patients jugent leur qualité de vie
actuelle moyenne
Figure 20 : Répartition des effectifs
selon l'amélioration de la qualité de vie
après la dialyse

100%

OUI

Le graphique montre que 100% des patients ont signalé une amélioration
de leur qualité de vie après le début des séances de dialyse
figure 21 : répartition des effectifs
selon les plus grands défiss
auxquels ils sont confrontés
Impact sur la vie sociale
Tâches ménagères
12% 12%
Voyage
Compter sur les autres
16% état psychologique
Fatigue constante
24%

12%

24%

Le graphique montre que les tâches ménagères et les voyages sont les
principaux défis des patients, à 24 % chacun
figure 22 : Répartition des effectifs
selon les attentes ou désirs d'améliorer
la vie quotidienne

32%
52%

16%

Problème de transport soutien financier


Des soins de santé de haute qualité

Le graphique montre que la majorité des patients (52 %) considèrent le


problème de transport comme leur principale attente pour améliorer leur
vie quotidienne, suivi par 32 % qui souhaitent des soins de santé de
meilleure qualité, et 16 % recherchent un soutien financier.
La discussion des résultats

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