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Le document traite des approches technologiques de la conversion chimique de la biomasse, mettant en avant l'utilisation de la chimie organique pour transformer des molécules comme la lignine et le D-glucose. Il souligne l'importance de la performance et de la sélectivité des réactions, ainsi que le rôle crucial des conditions opératoires et de la cinétique chimique. La conversion de la biomasse par voie chimique nécessite une maîtrise des catalyseurs, des solvants et des mécanismes réactionnels pour optimiser les rendements et minimiser les déchets.

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MODULE 4 : Les approches technologiques de la conversion de la

biomasse

2. La conversion chimique de la biomasse

De nombreuses recherches scientifiques explorent les méthodes et les outils de la chimie


organique industrielle pour transformer la biomasse mais aussi ses molécules constitutives.
Que ce soit par l’utilisation de la catalyse
chimique, par l’usage de liquides ioniques ou
par la fonctionnalisation en présence
d’agents chimiques, ces méthodes purement
chimiques complètent de plus en plus les
approches de conversion enzymatique ou
biologique. La biomasse est donc devenue
progressivement, au fil des années, le
nouveau terrain de jeu la chimie. Un exemple ? Celui de la production de nouvelles voies de
valorisation de la lignine. Pour rappel, la lignine c’est ce bio-polymère à structure aromatique
composé d’unités G, S et H reliées les unes aux autres par des liaisons spécifiques de type
éther ou carbone-carbone et qu'on peut dégrader, c’est-à-dire transformer en molécules
organiques de plus petites masses moléculaires par une rupture spécifique de certaines de ses
liaisons constitutives. Pour ce faire, on peut employer des enzymes très spécifiques qu’on
appelle des laccases mais on peut aussi avoir recours à des techniques purement chimiques
qui utilisent des catalyseurs chimiques homogènes ou hétérogènes. On a ainsi vu exploser le
nombre de recherches et publications scientifiques qui traitent du meilleur choix de
catalyseurs, des meilleures conditions de réaction, du meilleur choix de solvant, ou de la
nécessité de réaliser cette dégradation dans des
conditions oxydantes ou réductrices. Dans
toutes ces approches, qu’elles soient
enzymatiques ou chimiques, ce qui est le plus
important c’est d’une part la performance de la
transformation que nous pouvons traduire sous
la forme d’un rendement de réaction par
exemple ou d’un taux de conversion obtenu après un temps donné dans des conditions de
réaction données. Mais ce qui est aussi primordial, c’est la sélectivité de la réaction. L’objectif
est en effet d’avoir une distribution la plus homogène possible en produits de réaction. Cette
sélectivité optimale permet d’éviter les étapes
ultérieures de purification par exemple qui peuvent
être onéreuses et génératrices de déchets. Prenons
un exemple concret ; celui de la conversion du D-
glucose, molécule emblématique de la biomasse, en
une molécule plateforme en l’occurrence le 5-
hydroxyméthylfurfural désigné sous l’acronyme de
HMF. Ce HMF est généré par une réaction de
déshydratation du glucose, le plus souvent par voie chimique en présence d’un acide. Mais la
réaction est loin d’être évidente. Elle peut se poursuivre si elle est mal contrôlée produisant
ainsi de l’acide lévulinique, mais aussi de l’acide formique. Sans compter des produits
secondaires noirs très compliqués à éliminer et qu’on appelle les "humines". Pour atteindre
le meilleur rendement de réaction combiné à la meilleure sélectivité, les choses sont loin
d’être faciles. Il faut d’une part comprendre le
rôle de l’acide et, d'autre part, étudier les
meilleures conditions opératoires en termes de
temps de réaction et de température. Pour ce
faire, l’exploitation des concepts de cinétiques
chimiques est une plus-value. Ils vont permettre
de comprendre et de vérifier la validité des
mécanismes réactionnels. La cinétique chimique
va également permettre de déterminer des
ordres de réactions mais également des vitesses
de réaction. Le rôle du solvant utilisé est loin
d'être négligeable, il va avoir une influence dans
le cas de la conversion par voie chimique. L’eau,
les solvants organiques, les liquides ioniques et
les autres solvants eutectiques profonds vont
souvent offrir des rendements de réaction et des sélectivités qui vont être différentes. Et c’est
particulièrement le cas par exemple pour notre réaction de conversion du glucose en HMF.
On l’aura donc compris. Faire une conversion par voie purement chimique n’est pas aussi
évidente et triviale qu’il n’y parait. Il faut maitriser impeccablement les conditions opératoires
et pour choisir ces conditions opératoires, il faut bien souvent expérimenter. Il faut aussi et
surtout appréhender la cinétique chimique. C’est en effet théorie indispensable pour
comprendre et optimiser une réaction chimique.

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