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Cours Marché Financiers M1

Le document traite des marchés financiers, soulignant leur importance pour la circulation des capitaux et la santé économique d'un pays, en particulier Madagascar. Il définit les marchés financiers, leur rôle dans l'allocation des ressources et les différents types de financement disponibles pour les entreprises. Enfin, il aborde les caractéristiques d'un marché efficient et parfait, ainsi que les anomalies qui peuvent survenir dans le fonctionnement des marchés financiers.

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Cours Marché Financiers M1

Le document traite des marchés financiers, soulignant leur importance pour la circulation des capitaux et la santé économique d'un pays, en particulier Madagascar. Il définit les marchés financiers, leur rôle dans l'allocation des ressources et les différents types de financement disponibles pour les entreprises. Enfin, il aborde les caractéristiques d'un marché efficient et parfait, ainsi que les anomalies qui peuvent survenir dans le fonctionnement des marchés financiers.

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IUGM Semestre-I Marché Financier MAJDI Mouhamed

Marchés Financiers
1- Généralités
1- Introduction :
L’économie a besoin de circulation continu de capitaux pour bien fonctionner.

Car s’il y a insuffisance → il y aura insuffisance de X° qui se traduit par la diminution de


productivité → engendrera une augmentation de chômage→ une baisse de concurrence→
augmentation du taux d’inflation et baisse de niveau de vie d’une nation.

Les capitaux sont des revenus disponibles non engagés. Et donc il peut provenir de
l’épargnant d’un pays donné (dans notre cas c’est Madagascar) ou bien de l’étranger.

Les capitaux sont mobiles, instables et rares. Autrement dits ils sont très sélectifs.

Donc pour le détenteur de capital qu’on appelle communément investisseurs que ce soit
locaux ou étrangers, il faut prendre en considération le degré de risque qui se mesure par
les 5 aspects suivant avant de financer et investir dans un pays :

- Climats politiques
- Tendance de l’économie (qui se mesure généralement par le PIB)
- Taux d’inflation (les stabilités des prix)
- La politique budgétaire d’un pays (constitutions des impôts indirect ou direct,
régime fiscal intéressant pour les investisseurs)
- La politique monétaire (c.-à-d. volume de masse monétaire qui est dirigé par la
fluctuation du taux directeur de la banque centrale, le taux de change).

Comme les unités déficitaires demandent de l’argent aux unités excédentaires. Les
investisseurs ont comme objectif : -la sécurité.
-le revenu et le rendement exigé.
-des plus-values (reventes des actifs ultérieurs).
-La liquidité.
-Une déduction d’impôt si la loi le permet.

Parlons maintenant de l’entreprise.

L’entreprise a plusieurs moyens pour se financer. Elle peut recourir, soit à l’endettement
auprès des banques, soit à travers le financement par capitaux propres.

Il s'agit notamment :

- des actions (titres à revenu variable) pour les financements par fonds propres.
- des obligations (titres à revenu fixe) pour les financements par dettes à long terme.

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- des titres de créances négociables pour les financements à court terme. (Traites
que l’on escompte après).

2- Définitions, Rôles, Conditions d’existence :


Afin de dégager une définition plus complète, empruntons quelques références :

D’après Mourgues, « le marché financier est le lieu d’émission et de négociation des titres à
long terme mobilisant l’épargne nationale et internationale et de toutes les opérations
destinées à faciliter et à accompagner cette mobilisation ».

D’après Choinel et Rouyer, « le marché financier est tout d’abord un marché de valeurs
mobilières qui constitue une forme nouvelle de la richesse dont l’importance est allée en
grandissant, celle-ci sont des titres négociables qui représentent soit des droits d’associés soit
des droits de créances, qui sont susceptibles de procurer des revenus à leur détenteurs ».

Enfin, d’après Hautcoeur : « en théorie, les marchés financiers incluent l’ensemble des moyens
par lesquels les instruments financiers sont échangés librement, que ce soit entre un prêteur
(marché primaire) ou entre détenteur de ces titres (marché secondaire) »

Ce marché sert pour allouer efficacement des ressources pour mettre en relations direct les
pourvoyeurs de capital ou l’investisseur et les demandeurs de fonds ou ceux qui ont besoin de
financements (ou autrement dits : les agents économiques en excédent de financement et
ceux en besoin de financement). Il sert entre autre à Financer l'économie, mobiliser les
épargnes, à rendre Liquide et diversifier les risques des titres/actions des entreprises cotées.

Les conditions de créations d’un marché financier et/ou d’une bourse dans un pays sont:
-Existence de beaucoup d’Epargnant (sur liquidité)
-Existence de beaucoup de fonds étrangers prêts à investir dans le pays en questions (niveau
de risque modéré)
-Existence de beaucoup de projets intéressants ou d’entreprises prometteuses ayant besoins
de financement.
-Règlementation incontestablement respectée (cela dépend de chaque pays)

3- Classification de système de financement :


Toute activité économique nécessite des moyens financiers ou ressources financières pour
se développer. Alors, il y a plusieurs manières de financer ces agents économiques.
(Exemple l’entreprise)

Le schéma suivant indique les différents types de financement existant, de façons


générales, dans une économie :

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4- Notions sur les marchés des capitaux


Par définition, le marché des capitaux est un marché regroupant l’ensemble des offres et
des demandes de capitaux, il constitue le système financier d’une économie.

Les marchés de capitaux peuvent aussi être définis comme des lieux économiques sur
lesquels des agents vont s'échanger des titres financiers et des liquidités.

Comme montré sur le schéma ci-dessus, le marché des capitaux est composé de deux sous-
ensembles :

a) Marché monétaire (partie courte CT) :


Appelé aussi marché à « très » court terme, les activités effectuées dans ce type de marché
sont :

* Financement des entreprises ; Etats et institutions financières

* Refinancement : Emprunt auprès des autres banques ou de la banque centrale


moyennant un intérêt dont le taux est fixé par la banque centrale (taux directeur)

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b) Marché financier (partie longue LT)


Par définition, le marché financier est le marché sur lequel se rencontrent les demandes et
les offres de capitaux à long terme. C’est également un lieu géographique ou virtuel où
différents types d'acteurs s'échangent des capitaux au comptant ou à terme. Le marché
financier est composé de marché primaire et de marché secondaire.

❖ Le marché primaire

C’est celui où l’émission de nouveau titre. Marché du neuf. C’est l’intermédiation entre
l’investisseur et l’émetteur (généralement il y a des courtiers)

On parle de marché Privée lorsque le marché concerne un nombre limité de personne.

Et elle est publique dans la mesure où l’émission s’adresse à tous les investisseurs.

❖ b- Le marché secondaire

C’est le marché où se transige des titres déjà en circulation. Marché d’occasion.

Et c’est dans le marché secondaire qu’on trouve :

- Le marché boursier (échange des actions)

- Et le marché hors bourse ou obligataire (échange des obligations et actions non cotés en
bourse)

Actifs financiers sont des titres ou un contrat, généralement transmissible et négociable


qui qui est susceptible de produire à son détenteur des revenus et/ou un gain en capital,
en contrepartie d'une certaine prise de risque et qui donnent à l’investisseur le droit de
recevoir des flux monétaires plus tard. (Intérêt périodique=dividendes).

Passifs Financiers sont les titres émis et qui donnent à l’émetteur l’obligation de payer des
flux monétaires plus tard.

5- L’essor du marché financier des capitaux


L'intermédiation financière

Le rôle premier du système financier est de mettre les agents économiques excédentaires
en ressources (par exemple les ménages) en relation avec ceux qui sont déficitaires (par
exemple les entreprises ou l'État), comme l'illustre le schéma suivant :

Cette mise en relation peut se faire directement ou indirectement; on parlera alors de

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finance directe ou de finance indirecte, pour reprendre une typologie établie en 1960 par J.
Gurley et E. Shaw.

Dans le premier cas (finance directe), les agents économiques ayant des excédents de
capitaux financent directement les agents ayant des besoins de financement.

Le système financier sert alors d'intermédiaire, de courtier mettant en rapport


demandeurs et pourvoyeurs de capitaux. Entrent dans ce cadre la souscription à une
augmentation de capital d'une entreprise cotée par un petit actionnaire, ou la souscription
à un emprunt obligataire émis par une entreprise, et placé par une banque auprès de sa
clientèle de particuliers.

Dans le second cas (finance indirecte), les intermédiaires financiers achètent les titres émis
par les entreprises et, pour se financer, émettent eux-mêmes des titres placés auprès des
épargnants ou collectent des fonds sous forme de dépôt ou de livrets. Le monde financier
sert alors d'écran entre demandeurs et pourvoyeurs de capitaux. C'est l'effet de
«transmutation»

Ainsi, lorsque vous déposez des fonds sur votre compte en banque, ceux-ci serviront à
octroyer des crédits à des entreprises. De même, lorsque vous souscrivez à un emprunt
d'une institution financière, les fonds collectés par cet organisme permettront de financer
des entreprises industrielles ou commerciales sous la forme de prêts. Enfin, lorsque vous
souscrivez à un contrat d'assurance-vie, sachez que la compagnie d'assurance placera les
fonds ainsi collectés sur le marché obligataire, sur le marché immobilier, etc.

On parle alors vraiment d'intermédiation financière, ce qui est très différent du simple rôle
d'intermédiaire financier évoqué pour la finance directe.

L'activité d'intermédiaire n'apparaît nulle part au bilan de celui qui la pratique puisqu'il n'a
qu'un rôle de courtier. Seules des commissions apparaîtront à son compte de résultat.

6- Qualités des marchés des capitaux : efficience, perfection et anomalies


a) Marché efficient
Un marché efficient est d’une part, un marché dans lequel le prix des titres financiers
reflète instantanément, toute l’information pertinente disponible (efficience
allocationnelle) et d’autre part, un marché où les coûts de transaction sont faibles
permettant des achats et des ventes rapides de titres (i.e. dans un laps de temps
raisonnable) à des prix voisins de leur valeur marchande (efficience opérationnelle-marché
liquide).

Dans la littérature financière, il existe trois formes d’efficience du marché :

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A- Sur les marchés efficients, les cours historiques d’un titre ne fournissent aucune
information utile permettant de prévoir les changements futurs dans le cours de ce titre :
efficience faible. Les fluctuations du cours d’un titre suivent un marché aléatoire (random
walk). La variation observée du prix de ce même titre entre le jour t et le jour t+1. Le prix
du titre au jour t constitue la meilleure prévision de ce que sera son prix le jour t+1. Ainsi,
les cours ne fluctuent pas au hasard, l’histoire a tendance à se répéter et aucun
investisseur ne peut s’enrichir, en moyenne, de façon anormale.
B- Sur les marchés efficients, les cours des titres incorporent toute publiquement
disponible (rapport annuels, prévisions des analystes, recommandations des lettres
financières, annonce d’un nouveau contrat important, annonces concernant un
changement favorable de politique de dividendes, etc.…) : efficience semi-forte. Dans un
tel marché, puisque tous les investisseurs reçoivent une information instantanément. Il
n’est pas possible qu’il y en a qui réalisent des rendements anormalement élevés en
achetant/vendant des titres d’une société cotée ayant publiée l’information puisqu’elle
sera très rapidement incorporées dans les cours.
C- Sur les marchés efficients, aucun investisseur, y compris les initiés (employés
actionnaires mêmes des entreprises détenant des informations privées ou privilégiées) ne
peut réaliser des profits anormaux sur une basse constante : efficience forte.

Dans les deux derniers cas, en pratique ; les autorités boursières imposent généralement
une suspension des cours avant l’annonce de toute information susceptible d’avoir un
impact important sur le cours, le temps qu’elle soit diffusée auprès de l’ensemble des
investisseurs. Lorsque la cotation reprend, aucun investisseur ne peut donc être spolié. Les
cours s’ajustent en conséquence et le marché retrouve son équilibre.

b) Marché parfait
Un marché parfait, par rapport à un marché efficient, possède les caractéristiques
suivantes :
- Les frais de transaction n’existent pas
- Il n’y a pas d’impôt
- Tous les actifs sont parfaitement divisibles
- L’information est gratuite et également accessibles à tous simultanément

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- Les individus sont rationnels et cherchent à maximiser leur utilité espérée


- Il y a de nombreux acheteurs et vendeurs sur le marché et les transactions
qu’effectue un investisseur donné n’ont aucun impact sur les prix des titres
- Les individus peuvent prêter ou emprunter à un taux d’intérêt uniforme pour tous

c) Les anomalies de marché


Les origines des anomalies au principe d’efficience des marchés financiers sont de quatre
ordres ([Link], 2002) :

- Le marché anticipe et n’anticipe pas ;


- Le marché est irrationnel ;
- Le marché est versatile ;
- Le marché a une mémoire.

Première constatation : Le marché anticipe et n’anticipe pas

En principe, le marché anticipe. Cela signifie que le marché réagit en fonction des
évènements futurs qui lui paraissent probables. Selon le spéculateur Kostolanv
« l’information ne crée pas les cours mais ce sont les cours qui créent l’information ». Par
ailleurs, la lecture des renseignements fournis par les analystes financiers dans leurs
«prédictions » souvent des effets sur les marchés bien que ceux-ci aient un retard par
rapport à la réalité.

D’autres raisonnements sont applicables au marché quand il anticipe l’économie en


intégrant beaucoup plus vite les bonnes nouvelles relatives à celles-ci et quand il
n’anticipe pas l’économie (pas toujours bienᵎ) en n’intégrant pas instantanément les
mauvaises nouvelles qui y sont relatives. Lorsque les économistes annoncent au grand
public des beaux jours, les analystes financières parlent de la bonne santé du marché et les
entreprises communiquent leurs bons résultats, le marché effectue des bonds plus
important (bull attitude). A l’inverse, lorsque l’économie se dégrade, les opérateurs qui
ressentent sur le marché cette dégradation, sont partagés entre le désir de vendre et celui
qui consiste à s’enrichir encore plus. Les initiés voudront rester haussiers afin de profiter
des derniers beaux jours du marché, puis se retireront. Les initiés, quant à ceux,
constituent à jouer la hausse qu’ils espèrent éternelle.

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Deuxième constatation : Le marché est irrationnel

Les acteurs du marché sont rationnels individuellement. Leurs réactions économiques, leur
logique et leur raisonnement sont sains. Pourtant une logique économique parfaite, n’est
pas le seul élément qui caractérise globalement, les acteurs du marché. Ceux-ci sont
partagés entre le désir de gagner de l’argent et la crainte d’en perdre. Enfin, tous les
intervenants ne bénéficient pas des mêmes informations. Les hypothèses dont ils
disposent pour résoudre leurs problèmes d’investissement étant différentes, les solutions
proposées le sont également. Ainsi, alors que vous sentez une hausse très forte sur une
action et que vous achetez ces actions en grande quantité, vous trouverez un vendeur qui
aboutit à une conclusion diamétralement opposée à la vôtre (de telle sorte qu’il vend alors
que vous achetez). Toutes ces hypothèses parcellaires aboutissent à une infinité de
solutions. Statistiquement, si la plus grande partie de ces solutions consiste à dire que le
marché est haussier, les bulls (tendances haussières) seront plus forts et plus nombreux
que les bears (tendances baissières) et le marché se positionne à la hausse.

Tout intervenant sur le marché doit donc intégrer à sa logique économique, à sa peur et
son désir de s’enrichir, la réaction de tous les autres opérateurs. Ces attitudes multipliées
par tous les acteurs du marché aboutissent à l’irrationalité du marché.

Troisième constatation : Le marché est versatile

Le marché ne réagit pas de façon identique à une même situation économique. Au temps
t=0, le marché est haussier et dynamique. Il se porte bien. Les volumes de transaction sont
élevés et les cours montent régulièrement. Cependant, il attend un des indicateurs qu’il
affectionne pour réagir inversement : le montant du déficit de la balance commerciale. Le
raisonnement logique est le suivant : si le déficit creusait, le marché devait baisser. Les
chiffres sont publiés et indiquent le montant de la balance commerciale est tellement
déficitaire. Le marché suit cette tendance (bear attitude)… et ce, depuis un laps de temps.

Au temps t=1, le déficit de la balance commerciale est de nouveau annoncé. Il s’est


beaucoup plus dégradé. Les analystes financiers prédisent des jours encore plus sombres
et anticipent encore une forte baisse. Curieusement, le contraire se produit sur le marché.
Les transactions sur les titres augmentent. La mauvaise nouvelle a catalysé le marché.

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Pourquoi ? Comment expliquer deux réactions différentes à une même mauvaise


nouvelle ?

Cela tient à une vision qu’a le marché de la situation initiale, du contexte et son
appréciation à l’avenir.

Lors de l’annonce de la première nouvelle, le marché était flamboyant. La mauvaise


nouvelle ne pouvait être que le point de départ d’un retournement de tendance et tout
logiquement le marché ne pouvait que s’écrouler. Lors de l’annonce de la deuxième
nouvelle, le marché était morose voire baissier. Les acteurs se dirent donc que le marché
avait anticipé et que les mauvais chiffres fournis par les analystes étaient normaux, mais ils
traduisent le passé. Le mauvais temps était ainsi derrière. Et partant du principe selon
lequel l’économie suit des cycles, il était normal qu’après une récession (que le marché
avait bien anticipé) apparaisse une « expansion » (que le marché ne demandait qu’à
traduire)…

Quatrième constatation : Le marché a une mémoire

Tout de suite, un exemple…

Supposons que vous avez acheté des actions à 200. Lors de cet achat, il vous est important
de savoir si ce cours est le plus bas jamais atteint (ou l’inverse !). Néanmoins, deux
situations opposés sont toujours possibles :i) auparavant, le cours était de 1000. Ce qui est
apriori bon. Vous avez acquis un titre qui valait 1000 pour un prix 200. Dans ce cas, si le
marché a une mémoire, l’action peut parfaitement remonter à 1000. Mais ce
raisonnement n’est pas suffisant car il importe de se demander pourquoi le cours est passé
de 1000 à 200. Si la raison en est la difficulté de la société, le cours de 200 est sûrement
élevé car l’action va encore descendre ; ii) auparavant, le cours était de 20. Ce qui n’est pas
bon a priori. Vous avez payé trop cher votre achat de 200. Là aussi, l’analyse de l’évolution
de la société vous indiquera s’il s’agit là d’une valeur avant un retournement baissier ou
bien d’un pallier avant la pleine croissance.

En bref, les acteurs du marché ont une mémoire (ou un espoir ?) et de ce fait, le marché
aussi. En l’absence, d’évènement particulier (et même si c’est le cas), le marché se
souviendra, dans l’absolu, du cours le plus bas et du cours le plus haut. Les immenses

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moyens informatiques mis à la disposition des opérateurs facilitent tous ces « souvenirs ».
Et qu’en plus, économiquement, il est possible d’intégrer des évènements passés à une
stratégie anticipatrice tout simplement parce que le marché subit des cycles.

7- Les fonctions du système financier


Pour un système financier, six fonctions ont été identifiées ([Link] et [Link] In P .Quiry
et Y. Le Fur, 2002) : Règlement, Financement, Epargne et Endettement. Gestion des
risques, Information et Réduction des conflits.

- Fonction de règlement : facilitation des transactions par des moyens de paiement


et des mécanismes de compensation (chèques, cartes de paiement de crédits,
virements….)

- Fonction de financement : mise en commun des fonds (épargnes) pour l’entreprise


de projets indivisibles de grande taille tout en gardant les fonds disponibles pour les
épargnants (« mutualisation » avec hypothèse d’absence de « ruées vers les guichets »)

- Fonction d’épargne et d’endettement : mécanisme de répartition de ressources


disponibles dans le temps, dans l’espace et entre les secteurs économiques (emprunts des
jeunes ménages pour l’achat d’un logement par rapport aux plus âgés proches de la
retraite épargnant pour la compression d’une baisse probable future des revenus : pays
émergement à besoins de financement de leur développement empruntant aux pays
développés disposant d’excédents de fonds plus qu’ils n’en ont besoin(ᵎ) ; « veille
économie » finançant la « nouvelle économie » grâce à ses surplus…..)

- Fonction de gestion des risques ; placement dans des fonds communs


d’investissement qui diversifient les risques (la loi des grands nombres tend à devenir
faible et transforme une probabilité en une certitude au niveau individuel : coût individuel
vs coût collectif).

- Fonction d’information : les taux d’intérêt, les prix des actifs…sont des informations
pouvant être fournies par le système financier, et ce, à moindre coût afin d’aider la prise
de décision des agents économiques pour épargner, investir, consommer, en bref, répartir
les richesses entre différents actifs.

- Fonction de réduction des conflits : le système financier diminue les asymétries


informationnelles entre les parties prenantes à un contrat, sanctionne la partie défaillante
en le remplaçant par une nouvelle.

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2- Les produits financiers


On appelle « produits » ou « instruments » financiers des titres ou contrats, dont certains
sont négociables sur les marchés réglementés, certains exclusivement utilisés pour
anticiper une rentabilité ou un risque financier ou monétaire. Les instruments financiers
peuvent être côtés ou non.

Les principaux produits financiers sont :


- Les actions (titres de capital),
- Les obligations (titres de créances),
- Les instruments financiers dérivés ou produits dérivés (Forward, Future, Swap, Options,
Warrants et Turbos),
- Les placements collectifs (assurés par des organismes spéciaux comme les SICAV :
sociétés d’investissement à capital variable et les FCP : Fonds communs de placement),
- Les produits financiers structurés et
- Les instruments financiers complexes et non complexes.

Dans ce cours, nous allons juste visiter les instruments les plus courants à savoir : les
actions, les obligations et les options.

3- Les actions.
Une action en termes économiques et financiers est une part de propriété dans une
entreprise. Lorsqu'une société décide de lever des fonds, elle peut émettre des actions, qui
représentent des fractions du capital de l'entreprise. Les personnes ou institutions qui
achètent ces actions deviennent des actionnaires.

Voici quelques points clés à propos des actions :


▪ Types d'actions : Il existe plusieurs types d'actions, notamment les actions ordinaires,
qui donnent des droits de vote et les actions privilégiées, qui donnent souvent droit à
des dividendes prioritaires sans droit de vote.
▪ Dividendes : Certains actionnaires reçoivent des paiements réguliers appelés
dividendes, qui sont une part des bénéfices de l'entreprise.
▪ Cotation en bourse : Les actions de grandes entreprises peuvent être cotées en bourse,
ce qui permet aux investisseurs de les acheter et de les vendre sur des marchés
financiers comme le NASDAQ ou le CAC 40.
▪ Variation de la valeur : La valeur d'une action varie en fonction de plusieurs facteurs,
tels que la performance de l'entreprise, les tendances du marché, ou encore la
conjoncture économique globale.

1- Achat et vente d’action :


a) Il faudrait ouvrir un compte auprès d’un courtier en valeur mobilière.
b) Il faut donner des ordres au courtier : si l’individu désire acheter ou vendre des titres,
il doit transmettre des ordres ou des instructions à son courtier (au marché).

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c) Le courtier va exécuter l’ordre au meilleur prix possible au moment où l’ordre est


acheminé sur le parquet.
ASK Demande (acheté)
Meilleur :
BID Offre (vend)
d) Ordre à cours limité : Exemple : Acheter une action de la compagnie ABC à un prix
unitaire de 10 ou moins.
e) Ordre ouvert : ordre est à exécuter seulement dans la journée.
f) Ordre « tout » ou « rien » : c'est-à-dire le courtier peut acheter ou vendre une quantité
précise de titre à un prix donné.
g) Ordre de vente STOP : permet à l’investisseur de sauvegarder une partie de son profit
ou de limiter ses pertes.
h) Ordre conditionnel : ne sera effectué que lorsqu’une transaction a eu lieu.

2- Evaluations de prix des titres ou des actions


Il y a tellement de procédés existants actuellement mais les plus simples sont les
suivantes :

✓ Les calculs utilisés sont basés sur l’actualisation des dividendes anticipés
✓ Utilisation de ratios pour bénéfices

a) A partir des dividendes anticipés :


La valeur d’une action ordinaire s’obtient par la valeur actualisée des flux monétaire et
financier que recevra le receveur du titre : un flux monétaire pertinent est le dividende qui
est payé à partir des bénéfices réalisés par l’entreprise.

Symbole à utiliser :

Dt: dividende ordinaire versés par l’entreprise à la fin de la période t


D0 : représente le dividende qui vient juste d’être payé
g : taux de croissance annuelle anticipé du dividende versé
k : taux de rendement exigé par les actionnaires ordinaires. Elle correspond au taux sans
risque plus prime de risque
V : c’est la valeur intrinsèque de l’action ordinaire

V D1 D2 D3 ……………... D∞

V=D 1* (1+k)-1 + D2 * (1+k) -1+… +D∞ (1+k)-∞

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𝑉 = ∑ 𝐷𝑡 (1 + 𝑘)−𝑡
𝑖=1
V va être composé au cours ou source (C)
Exemple : V=40>C=3 0 est sous évalué (occasion d’acheter)
V=30<C=40 est sur évalué (occasion de vente)

Hypothèse scientifique : les dividendes sont stables dans les temps D1=D2=D3=…=D∞
𝐷𝑡 1−(1+𝑘)−𝑛
𝑉= ; Explication : V n->+∞ =𝐷𝑡 ( )
𝐾 𝑘
On suppose que g (taux de croissance annuel) restera constante indéfiniment.
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑′ 𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑝𝑒𝑡𝑢𝑖𝑡é à 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
Prochain flux monétaire
=
𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑′ 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑎𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 − 𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒

Dans nos exemples :


1+𝑔 𝑛+1
1( )
1+𝑘
D0 (1+g) = D1 Explication : 𝑉𝑛−>+∞ = 𝐷1 ( 1+𝑔 )
1−( )
1+𝑘
𝐷1 𝐷1 𝐷1 𝑘
= 𝑘−𝑔 = +
𝑘−𝑔 𝑘−𝑔
1+𝑘

𝐷1
𝑉= (Formule de Gordon) Négligeable
𝑘−𝑔

Autres paramètres :
k=Rs + [t(Rm-Rs)] βi
Rm= taux de rendement espéré du portefeuille du marché.
Rs=Taux de rendement sans risque.
βi= le coefficient de l’action ordinaire.
-0,5<Bi<2
βm=1
g= taux de croissance annuel des dividendes et ou à recours aux dividendes versés par
l’entreprise.
D t= D t-n (1+g) n
𝑛 𝐷𝑡
𝑔= √ −1
𝐷𝑡−𝑛
Taux de croissance annuel moyen du dividende versé
Dt : le dividende versé à l’année t
t-n : le dividende versé à l’année t-n
n : le nombre d’année considéré

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b) A partir des ratios pour le bénéfice :


Elle représente le montant disposés par les investissements en ($) Ariary de Bénéfice que
réalise actuellement une entreprise d’où la valeur intrinsèque d’une action ordinaire
s’obtient en multipliant le bénéfice/action produit de la compagnie pour la prochaine
année par son ratios – Bénéfice (RCB) approprié, le RCB prévue ou multiplicateur approprié
des bénéfice. RCB=V/BN

BN : Bénéfice prévue pour la prochaine année.

Dans un contexte pratique, l’estimation du RCB peut être l’une ou l’autre des estimations
suivantes :

1) RCB approprié= (RCB Moyen ou médian du titre observé historiquement)


2) RCB approprié= (Ratio actuel du secteur)
𝐶
𝑅𝑎𝑡𝑖𝑜 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑𝑢𝑡𝑖𝑡𝑟𝑒 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
𝐵
3) RCB approprié=( 𝐶 ) ∗ (𝑅𝐶𝐵𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟)
𝑅𝑎𝑡𝑖𝑜 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑𝑢 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑜𝑏𝑠𝑒𝑟𝑣é ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡
𝐵
RCB moyen du titre observé historiquement
4) RCB approprié= RCB moyen du marché observée historiquement
∗ (𝑅𝐶𝐵 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙 𝑑𝑢 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎé)

4- Les obligations :
Une obligation représente un montant prêté à une entreprise ou à un État. L'emprunteur
émet en retour une reconnaissance de dette, matérialisée sous la forme d'une ou plusieurs
obligations.

1- Types d’Obligations

Il existe plusieurs types d'obligations, pour le financement des entreprises :

• Une obligation à taux fixe : un titre de dette avec un taux d'intérêt constant versé
périodiquement jusqu'à l'échéance.
• Une obligation à taux variable : un titre de dette dont le taux d'intérêt fluctue
périodiquement en fonction d'un indice de référence, comme un taux
interbancaire.
• Les obligations à Coupon Zéro : Aucun coupon n'est versé durant toute la durée de
vie de l'obligation. Les coupons sont capitalisés, et versés dans leur intégralité à
l'échéance de l'obligation.
• Une obligation à coupon unique : un titre de dette qui verse un seul intérêt
(coupon) à l'échéance, en plus du remboursement du capital emprunté.
• Les obligations Remboursable en Actions : L'obligation est obligatoirement
remboursée en actions ;
• Les obligations Convertible en Actions : L'obligation pourra être remboursée en
actions et pas seulement en numéraire ;
• Les obligations à Fenêtre : Le remboursement de l'obligation peut être réalisé
pendant plusieurs périodes appelées fenêtres ;

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Nous allons simplement examiner comment est évaluée la première des obligations mentionnées
ci-dessus.

2- Evaluations d’obligation (à taux fixe)


Détenteur Emetteur

ACTIFS FINANCIERS PASSIFS FINANCIERS

Titre de créance Titre d’emprunt

| INTERETS |

Avec,
V : Valeur de l’obligation,
VN : Valeur nominal,
C : Coupon périodique,
c : Taux de coupon d’intérêt période k (c’est le taux d’intérêt que verse cette obligation à
son détenteur),
i : taux de rendement périodique exigés par le marché (c’est le taux d’actualisation choisi
qui est déterminé par l’observation de ceux déjà appliqués sur le marché à des obligations
comparables par la durée, la liquidité, le risque en général et le risque de crédit présenté).
n: le nombre de versement d’intérêt restant à effectuer d’ici à la date d’échéance de
l’obligation :

V C C C …………….. C

1 2 3 VN

𝑉 = 𝐶𝑎𝑛┐𝑖 + 𝑉𝑁 (1 + 𝑖)−𝑛

VA des intérêts VA du RNB

1−(1+𝑖)−𝑛
Avec 𝑎𝑛┐𝑖 =
𝑖

a) Valeur d’une obligation à une date d’intérêt :


Exemple : vous avez des obligations émises, il y a 8ans et dont l’échéance est de 20ans, elle
présente les caractéristiques suivantes :

C=9% l’an, VN=1 000

Calculez la valeur de cette obligation si :

1) i= 10% capitalisé semestriellement (10%, 2) ; V= 931,01


2) i = (12%, 2) ; V= 811,74

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3) i= (8%, 2) ; V=1076,23

b) Date d’échéance et fluctuation du taux d’intérêt :

Taux de coupon (10%, 1) ; VN= 1 000


Trois obligations qui diffèrent par leur date d’échéance

Taux de Rendement Obligation A à 1 an Obligation R à 5 ans Obligation C à 10


Exigé / marché ans
8% 1 018,52 1 079,85 1 134,20
10% 1 000,00 1 000,00 1 000,00
12% 982,14 927,9 887,00

C= 1 000 * 10% =100


V= 100*a 1┐8% + 1 000 (1+8%)-1
Si ti<t c ; date↗ =>V↗
Au pair ti=tc => V→
Si ti>t c ; date↗ => V↘

c) Taux de coupon et fluctuation de taux d’intérêt :

Obligation A Obligation B
Taux coupon annuel 8% 12%
Valeur Nominale 1 000,00 1 000,00
Echéance 10 ans 10 ans
Si TRE/m : 12% 773,98 1 000
Si TRE/m : 15% 648,69 849,44

Suite AV/v
Quel que soit tc ; ti ↗ ; V↘
Quel que soit ti, tc↗ ; V↗

d) Taux de rendement à l’échéance de l’obligation :

VN= 1 000, n= 18ans, taux de coupon (14%,2)

Quel sera sont taux de rendement annuel si le détenteur conserve son titre à la date
d’échéance s’il a été acheté à 950 ?

1−(1+𝑖)−36
 950 = 70 ∗ ( ) + 1 000 (1 + 𝑖)−36
𝑖

1−(1+0,075)−36
Si 7,5% => 𝑉 = 70 ∗ [ ] + 1 000 (1 + 0,075)-36 = 938,27
0,075
1−(1+0,073)−36
Si 7,3=> 𝑉 = 70 ∗ [ ] + 1 000 (1 + 0,073)-36= 962,16
0,073
7,3%<TRE<7,5%

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Taux : V:
𝑖−0,073 950−962,16
0,075 936,27 =
0,075−0,073 936,27−962,16
i 950,0 d’où i= 7,40%
0,073 962,16 (TRm,2)= 7,40% * 2= 14,8%

e) Evaluation d’une obligation entre deux dates d’intérêts :

Supposons que VN= 1 000, taux de coupon (10%, 2), ils sont versés le 1er mars et le 1er
septembre. On a acheté une obligation au 1er mars N, le taux de rendement exigé était de
12% semestriel (12%, 2) et l’échéance est au 1er septembre N+6. Déterminer la valeur de
l’obligation au 01/11/N.
❖ Détermination de la valeur de l’obligation à la date 01/09/N de versement d’intérêt.
❖ Capitalisation de cette valeur jusqu’à la date 01/11/N.

V(01/09/N) = 50 𝑎12┐6% + 1000 (1+0,06)-12 =916,16

50 50

1/09/N 1/11/N 1/03/N+1

916,16

934,13 (1000x0,05) x1/3=16,67

916,16 (1+0,06) 1/3 = 934,13 +

(1/11/N) : 917,46

5- Les marchés des options


1- Définitions
Sachant qu’une option est un produit dérivé, rappelons d’abord la définition de ce qu’est
un produit dérivé.
« Les produits dérivés sont des instruments financiers reposant sur des valeurs mobilières
ou sur des indices de marché appelés “sous-jacents”. La valeur d’un produit dérivé dépend
de celle de son sous-jacent au cours du temps. L’usage de ces produits permet aux
investisseurs de se couvrir contre l’évolution défavorable d'un marché ou de spéculer en
amplifiant la valorisation du sous-jacent grâce à l’effet de levier. »

Une option est un contrat conclu entre un vendeur (appelé également émetteur ou
signataire) et un acheteur (appelé également preneur) qui donne à ce dernier le droit
d’acheter (mais non l’obligation dans le cas d’une option achat) ou de vendre (dans le cas

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d’une option de vente) d’actif sous-jacent à un prix fixé d’avance et ce avant une date
d’échéance donné.

L’acheteur à qui elle se doit en versant une prime au vendeur de l’option, il est annoté que
plusieurs options peuvent porter sur un même actif sous-jacent.

2- Caractéristiques des options :

Chaque option est assortie d’une caractéristique standard qui sont décrites ci-après :

1) Le prix (P) de l’actif sous-jacent (s) dans le cas des options sur action, il s’agit
simplement du prix de l’action sur le marché secondaire à une date donnée. Par
ailleurs, dans le cas d’une option portant sur un indice, le prix de l’actif sous-jacent est
la valeur de cet indice boursier à une date précise.
2) Le prix (P) de l’exercice ou prix de levée (e ou x) : le prix d’exercice ou de levée est le
prix auquel l’action (l’actif sous-jacent) est achetée ou vendue si l’option est exercée
par son détenteur
3) Prime d’une option : c’est la contrepartie de l’engagement (obligation) du vendeur vis-
à-vis de l’acheteur. C’est le prix versé par l’acheteur au vendeur de l’option.
4) C’est l’échéance (T) : la date d’échéance est la date la plus tardive pour exercer ou
lever une option. Habituellement, il s’agit du 3ème vendredi du mois au cours duquel
expire le contrat d’option : au sujet de la durée de vie des options mentionnant qu’elle
ne peut généralement pas excéder 8mois sauf dans le cas des options à long terme
appelé LEAPS (Longtein Equity Participation Securities). Dans ce dernier cas,
l’échéance peut atteindre 2ans et 8mois.
5) OPTION D’ACHAT (CALL) : une option d’achat octroie à son détenteur le droit mais non
l’obligation d’acquérir l’actif sous-jacent au prix de levée
6) OPTION DE VENTE (PUT) : une option de vente donne à son détenteur le droit mais
non l’obligation de vendre au prix de levée.
7) Valeur intrinsèque (VI)= Ps-Px d’une option d’achat : elle correspond à la différence
entre le prix de l’actif sous-jacent (s) et le prix de l’exercice de l’option (x). Il s’agit au
fait du profit que pourrait réaliser le détenteur en exerçant son option et en revendant
immédiatement sur le marché secondaire. Bien entendu, lorsque le prix de l’actif sous-
jacent est inférieur au prix de l’exercice la VI est égal à 0.
8) Valeur intrinsèque (VI) d’une option de vente= Px-Ps compte tenu de privilège
qu’accorde ce genre de titre à l’investisseur la valeur I d’une option de vente
correspond à la différence entre prix de l’exercice de l’option (x) cours de l’actif sous-
jacent(s). Elle représente le gain que pourrait réaliser le détenteur enlevant
immédiatement son option. Si le prix de l’actif sous-jacent excède la valeur de
l’exercice, la VI est nulle.
9) Valeur temporelle d’une option : la valeur temporelle d’une option est la différence
entre son prix au marché (la prime) et sa VI. Evidemment, elle tend à diminuer au fur
et à mesure que la date s’approche de l’échéance.
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Valeur temporelle

1mois

8 mois délai d’expiration

En général, elle a un rythme croissant. Le taux de diminution est en fait proportionnel


à la racine carré du temps.

t diminution=√t

Considéré les données suivantes concernant trois option canadien

Titre sous-jacent Prix du titre Prix d’exercice Prix de l’option Mois


sous-jacent (s) (x) ou Prime d’expiration
d’option
Banque de 59,85$ 58$ 2,40$ Octobre
Montréal
Biochem P 43,10$ 45$ 3,65$ Octobre
Bombardier 27,85$ 30$ 1,85$ Avril

Calculer la VI et la V temporelle de chacune de ces options

VI= Max [ S- E, o]

Banque de Montréal :

VI= S-E (59,85 - 58) : 1,85

VT= 2,40 – 1,85 : 0,55

Biochem P :

VI= (45 – 43,10) : 190

VT= 3,65 – 1,90 : 175

Bombardier :

VI= (27,85 – 30) = 0

VT= 1,85 – 0 = 1,85

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10) Option de type Américain : une option de type américain peut être levée à tous
moment jusqu’au 3ème vendredi de son mois d’expiration.
11) Option de type européen : une option de type européen ne peut être levée qu’à sa
date d’expiration. Les options sur indice possèdent en générale cette caractéristique.
12) Option d’achat en jeu (en dedans) (in the money) : on dit que l’option d’achat est en
jeu lorsque le prix de l’actif sous-jacent excède de l’exercice Ps>Px
13) Option d’achat à Parité (at the money) : une option se transige à Parité lorsque le prix
de l’actif sous-jacent est égal au prix de l’exercice Ps=Px
14) Option d’achat hors-jeu (out of the money) : elle est hors-jeu lorsque le prix de l’actif
sous-jacent est inférieur au prix de l’exercice. Dans un tel cas, l’option ne comporte
qu’une valeur temporelle Ps<Px (→ Prime =VT)
15) Option de vente enjeu lorsque le prix de l’actif sous-jacent est inférieur au prix d’un
exercice Ps<Px
16) Option de vente à Parité : lorsque le prix de l’actif sous-jacent est identique au prix de
l’exercice Ps=Px
17) Option de vente hors-jeu : lorsque l’actif sous-jacent dépasse de prix de l’exercice
Ps>Px (→ Prime =VT)
18) Assignation : on parle d’assignation lorsque l’acheteur d’une option décide d’exercer
son privilège, dans ce cas le vendeur de l’option recevra un avis d’exercice qui
l’obligera à vendre (dans le cas d’une option d’achat) ou à acheter (dans le cas d’une
option de vente) le titre sous-jacent au prix d’exercice
19) Classe d’option : tous les comptes d’option d’achat et de vente portant sur un même
actif sous-jacent
20) Série d’option : tous les comptes de la même classe possédant le même acte
d’échéance et même type d’exercice
21) LEAPS sont des options sur action à Long terme dont l’échéance peut atteindre 2ans et
8mois. Plus sensible aux taux d’intérêt et de dividendes.

Leur valeur temps est beaucoup plus élevée que les valeurs traditionnelles et diminue
lentement au début. De plus, le prix est beaucoup plus affecté par les variations des
taux d’intérêt et des dividendes que celui des options traditionnelles

22) Volatilité historique : il s’agit de l’écart type de taux de rendement de l’actif sous-
jacent calculé à partir des rendements passé : Ơ(Ra) avec E(Ra) ≈Rendement passé
23) Volatilité implicite : il s’agit de volatilité obtenu en insérant dans un modèle de
valorisation d’option (modèle de Black and Scholes), la prime de l’option observée sur
le marché ainsi que le variable qui détermine la valeur de l’option. Cette volatilité se
calcule par approximation successive.

Il existe sur ces marchés financiers toute une gamme d’option qu’on différencie par la
nature de l’actif sous-jacent. Exemple : option sur action, option sur devise, option sur
indice boursier, option sur contrat à terme, option sur obligation

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24) Le fonctionnement du marché des options

3- Lecture des cotes des options :

Titre sous- Mois Prix Bid Offre Ask Dernière Fermeture


option d’échéance d’exercice Demande transaction de l’action
Barrick janvier 35 $ 0,85 $ 1,00 $ 0,90 $ 31,55 $
Cold
1ère colonne : Elle se négociera sur le marché secondaire jusqu’au 3ème vendredi de Janvier
exclusivement.

2ème c : Une telle option donne à son titulaire la possibilité d’acheter ou d’acquérir des
actions de Barrick Cold et ceux peu importe le cours sur le marché de l’action de cette
compagnie. Comme chaque contrat d’option porte sur 100 actions, l’investisseur qui désire
l’exercice devra débourser au total 3 500 $ plus frais de courtage.

3ème c : Ce genre d’option : c’est une option d’achat les options de vente sont identifier par
∆p pour PUT

4ème c : Offre pour le prix offert (BID=0,85), il s’agit du prix le plus élevé offert par un
investisseur à la fermeture des marchés pour se porter acquéreur de cette option

5ème c : Il s’agit du prix le plus bas exigé par l’investisseur à la fermeture de marché pour
vendre cette option.

6ème c : Il s’agit du prix auquel s’est effectué la dernière transaction puisque 1 et d’option
porte nécessairement sur 100 actions, l’investisseur qui achète l’option en cause a du
débourser 90$ pour 100 actions + les frais de courtage

Il s’agit du nombre de contrat identique négocié le jour à la Bourse

Il peut y avoir une autre colonne : option en cours (Open Interest). Il s’agit du nombre de
contrat identique en circulation une date donnée. Ce nombre varie habituellement d’une
journée à un autre et donne une idée de la liquidité de l’option concernée

7ème c : Cours de l’actif sous-jacent. Il s’agit du prix auxquelles s’est effectuée la dernière
vente d’action de la compagnie Barrick

Fonctionnement proprement dite

Il s’agit au Canada et aux Etats-Unis de nombreux contrats standardisés d’option. Au


Canada, c’est CANADA DERIVATIVES CLEARING CORPORATION qui réagit et supervise la
négociation des différents contrats d’option sur la bourse Canadienne (de Torronto, de
Montréal, …)

Aux Etats Unis, c’est OPTION CLEARING CORPORATION joue le même rôle sur ces marchés
de New York, Philadelphie et Chicago

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Les CLEARING CORPORATION sont des chambres de compensation des instruments dérivés
négociés à la bourse et leur rôle est de garantir le règlement et les livraisons des
transactions.

La CDCC (rôle d’intermédiaire) se veut être un organisme neutre qui veille au bon
déroulement des opérations. Lorsque le détenteur d’une option lève son option, la CDCC
choisit aléatoirement une contrepartie détenant la position de vente pour compléter
l’opération. Mentionnons que l’acheteur et le vendeur de l’option ne se rencontrent jamais
et que la CDCC agit comme intermédiaire entre les deux. La CDCC protège chaque
investisseurs tous contre défaut à la levée de l’option. N’importe quel investisseurs
détenant une position d’achat et de vente peut se retirer avant l’échéance du contrat en
effectuant une vente liquidative (même s’il a initialement acheté ou vendu une option)

La CDCC gère alors la position de chaque investisseur et s’assure qu’à chaque acheteur est
joint un vendeur.

La procuration visant l’établissement des différentes échéances s’avèrent quelque peu


complexe. Mentionnant simplement que pour chaque option sur action, les échéances
suivantes sont disponibles.

Par exemple : les 2mois suivant le mois en cours ainsi que 2autres échéances encourt
allant de 2 à 8mois suivant certaines conditions particulaires

Pour un même actif sous-jacent, il existe plusieurs prix d’exercice disponible qui se situe
autour du prix de négociation de l’action sur le marché secondaire

4- Les stratégies les plus courantes :

Nous allons décrire les stratégies les plus courantes qui peuvent exécuter par l’investisseur
qui désirent acheter et vendre de l’option.

a) L’achat d’une option d’achat :

En général, c’est la stratégie de spéculation. L’investisseur peut vouloir acquérir une option
d’achat pour créer un effet de levier ou encore pour protéger une position à découvert sur
action.

❖ Créer un effet de Levier :

Lorsqu’un investisseur prévoit que le cours des actions d’une compagnie devrait
augmenter pendant les semaines ou mois à venir, il peut soit en acheter ou encore
acquérir une option d’achat portant sur les actions de la compagnie en cause.

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En choisissant de la 2nd possibilité, il peut bénéficier d’un effet de levier considérable. De


plus, cette stratégie compose un risque déterminé puisque sa perte maximale se limite au
prix payé pour le contrat d’option plus les frais de courtage.

Exemple : Barrick Cold

Le cours au moment du contrat ou au début est de 31,55$, Px=35$.


a. En supposant que l’action de Barrick Cold se transigera à Ps = 40$ en janvier 2008.
Déterminer :
▪ Cas 1 : Le rendement de l’investisseur s’il achète maintenant 100 contrats d’options
au prix demandé 1$ (portant sur une action chacun).
▪ Cas 2 : Son rendement s’il acquiert 100 lots d’action de cette compagnie.

Cas 1 : L’investisseur achète un contrat d’option : (au prix demandé donc à 1$ ici) (sur le
marché 40$ à l’échéance).
5−1 4
Donc, on a payé 100$ = 1 = 400% (car 40$-35$= 5$ option exercée)
1
Cas 2 : Acheté 100 actions
40−31,55
On a payé 3.155$ = 26,78%
31,55

b. Si on suppose que l’option de Barrick vaudrait sur le marché 30$


0−1
Cas 1 : -5 ; = −100% (car 30$-35$= perte option non exercée)
1
30−31,55
Cas 2 : = −4,91%
31,55
Achat d’Action : Achat d’option d’Achat

Bénéfice Bénéfice
8,45 40-35-1 = 4 Gain illimité

3,45

0 0
31,55 35 40 Cours de l’action 35 36 Cours de l’action
-1 Perte limitée

❖ Protéger une position à découvert : (Stratégie de protection)

Tout d’abord, vendre à découvert consiste à vendre à terme un actif qu’on ne détient pas
le jour où cette vente est négocié mais qu’on se met à en mesure de le détenir le jour où sa
livraison est prévue.

Cas 1 : Un Investisseur peut également être intéressé à acheter une option d’achat afin de
se protéger une position à découvert. Supposant qu’un investisseur vend à découvert une
action de Boeing à un prix unitaire de 13,850 $. Si par la suite le cours d’une action de

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Boeing grimpe à 20 $. ((20-13,850) * 1 000) car il devra acheter sur le marché secondaire
1 000actions de Boeing au Prix Unitaire de 20. Ce pendant, s’il a pris la précaution
d’acheter 10 contrats d’option d’achat portant sur ce titre (portant sur 100 actions chacun)
pour un prix total de 3 000.

(Il s’agit des gestions d’achat échéant en janvier dont le prix d’exercice est de 11). Sa perte
se limitera à 150 (13 850-11 000-3 000). En effet, il pourra dans tel cas acquérir
1 000actions de Boeing au Prix Unitaire de 11 par l’entremise de cet achat.

Cas 2 : Evidemment, dans l’éventualité de baisse de cours de l’action : l’investisseur qui a


vendu à découvert des actions de Boeing et acquis des options d’achat (pour réduire le
risque), il réalisera un profit moindre que l’investisseur plus téméraire dont la seule
transaction effectuée a été que de vendre à découvert les actions de Boeing.

b) La vente d’option d’achat :

Un Investisseur peut vendre ou émettre 10 options d’achat couvert (lorsque les


investisseurs possèdent dans son portefeuille les actions sous-jacent) pour accroitre le
rendement de son portefeuille et se protège contre une certaine baisse du prix de l’action.

Exemple : un Investisseur achète 100actions de Boeing au Prix Unitaire de 44,45 et vend au


prix de 2,1 une option d’achat échéant en Avril et dont le prix de l’exercice est de 47, 57$.

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