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épicurisme : le but de la vie est la recherche du plaisir, mais d’un plaisir modéré, fondé
sur l’absence de douleur (ataraxie) et une vie simple, loin des excès. Le plaisir n’est pas
débauche, mais paix intérieure.
déterminisme : tout événement (y compris les actions humaines) est causé par des
événements antérieurs, selon des lois nécessaires. En théorie, si on connaissait toutes les
causes, on pourrait prédire tous les effets.
stoïcisme : il faut vivre en accord avec la nature et la raison, accepter ce qu’on ne peut
pas changer, et maîtriser ses passions pour atteindre la sérénité. L’idéal du stoïcien : être
impassible face aux aléas de la vie.
empirisme : toute connaissance vient de l’expérience sensible
humanisme : l’homme est au centre des préoccupations. Il valorise la raison, la liberté,
la dignité humaine et l’éducation. Né à la Renaissance, il s’oppose à la soumission
aveugle à l’autorité religieuse ou dogmatique.
nihilisme: la vie n’a pas de sens objectif, de valeur absolue, ni de vérité universelle.Il
peut mener à un rejet des normes, des croyances et des institutions établies.
existentialisme : l’homme n’a pas de nature prédéfinie : il se définit par ses choix.
L’existence humaine est libre, mais cette liberté s’accompagne d’une grande
responsabilité et parfois d’angoisse face à l’absence de sens donné.
relativisme : idée selon laquelle la vérité, les valeurs ou la morale dépendent du point de
vue, de la culture ou de l’époque.
1. ART
L’art est une activité humaine par laquelle l’homme cherche à exprimer, à représenter
ou à transformer le réel à travers des formes sensibles (sons, couleurs, formes,
mots), dans un but esthétique, expressif ou symbolique. Il ne vise pas l’utilité, mais
l’émotion, la contemplation ou la réflexion.
Platon, La République : L’art est une imitation du réel, parfois trompeuse, car elle éloigne de
la vérité.
Aristote, Poétique : L’art, par exemple la tragédie, permet une catharsis, une purification
des émotions.
Oedipe
Kant, Critique de la faculté de juger : L’art est une finalité sans fin, c’est-à-dire qu’il n’a pas
d’utilité pratique, mais il nous touche par sa beauté.
Hegel, Esthétique ou Philosophie de l’art : L’art exprime les grandes idées d’une époque,
il rend sensibles des vérités profondes.
Exemple 1 : Les Demoiselles d’Avignon (Picasso, 1907)
Contexte : Œuvre fondatrice du cubisme, Picasso brise les règles classiques de la
perspective et de la représentation du corps humain.
Explication : Cette œuvre interroge la définition de l’art : est-ce la reproduction fidèle de la
réalité, ou la création d’une nouvelle forme d’expression
Lien philosophique : Platon critiquait l’art comme imitation trompeuse, ici Picasso propose
une forme d’art qui va au-delà de la simple imitation.
Exemple 2 : Street Art (Banksy)
Contexte : Banksy est un artiste urbain dont les œuvres mêlent esthétique et engagement
politique/social.
Explication : Son art provoque une réflexion sur les questions sociales (inégalités, liberté)
et utilise l’espace public comme support.
Lien philosophique : Interroge la fonction sociale de l’art et sa capacité à critiquer la
société, dépassant l’idée d’art pour l’art.
2. ÉTAT
L’État est une organisation politique et juridique qui détient le pouvoir de faire la loi,
de rendre la justice et d’assurer la sécurité sur un territoire donné. Il est censé
garantir l’ordre, la paix civile et le bien commun.
Hobbes, Le Léviathan : L’État naît d’un contrat social entre les individus pour sortir de l’état
de nature, où règnent la peur et la violence. Il faut un pouvoir absolu (le Léviathan) pour
garantir la paix.
dictature staline
Locke, Deux Traités du gouvernement civil : L’État protège les droits naturels (vie, liberté,
propriété) des individus. Son pouvoir est limité et repose sur le consentement des
gouvernés.
Rousseau, Du Contrat social : L’État doit exprimer la volonté générale ; c’est le peuple qui
est souverain, et non un roi. Le contrat social crée un peuple libre et égal.
Révolution française
Hegel, Principes de la philosophie du droit : L’État est l’aboutissement de l’histoire ; il
incarne la raison et la liberté collective, au-delà des intérêts particuliers.
Etat providence
Marx, Le Capital (Das Kapital) : L’État est un instrument de domination de la classe
dominante (bourgeoisie) sur la classe dominée (prolétariat). Dans une société sans classes,
l’État deviendrait inutile.
Les société capitaliste du début du 20ème siècle ou le prolétariat servait de machine pour
les usines des bourgeois
Exemple 1 : États d’urgence sanitaire (COVID-19)
Contexte : De nombreux États ont imposé des mesures strictes pour limiter la pandémie
(confinement, couvre-feu).
Explication : Montre le rôle de l’État dans la protection de la population, mais aussi les
tensions entre sécurité collective et libertés individuelles.
Lien philosophique : Hobbes justifie le pouvoir de l’État pour garantir la paix, mais
Rousseau rappelle que la souveraineté doit respecter la volonté générale.
Exemple 2 : Révolution française (1789)
Contexte : Renversement de la monarchie absolue, instauration d’une démocratie fondée
sur les droits de l’homme.
Explication : Affirmation du peuple comme source du pouvoir politique.
Lien philosophique : Le contrat social, souveraineté populaire, et la légitimité de l’État.
Exemple 3 : État providence
Contexte : Système où l’État assure la protection sociale (santé, chômage, retraites).
Explication : Illustre le rôle de l’État comme garant du bien-être collectif, mais aussi les
débats sur son interventionnisme.
Lien philosophique : Question de la justice sociale, de la solidarité, et des limites de la
liberté individuelle.
3. CONSCIENCE
La conscience est la capacité qu’a l’être humain de se représenter lui-même et le
monde, de penser, de sentir et de savoir qu’il pense. Elle est à la fois connaissance
de soi et ouverture au monde.
Descartes, Discours de la méthode : La conscience est ce qui nous définit
fondamentalement : « Je pense, donc je suis » (Cogito ergo sum). La pensée est certaine
car je suis conscient de penser.
Kant, Critique de la raison pure : La conscience rend possible l’unité de l’expérience : elle
organise nos perceptions selon des catégories. Il distingue la conscience empirique (liée à
l’expérience) de la conscience de soi, ou a perception transcendantale.
Hegel, Phénoménologie de l’Esprit : La conscience se développe dialectiquement, elle
devient progressivement conscience de soi en se confrontant à autrui (exemple de la
dialectique du maître et de l’esclave).
Sartre, L’Être et le Néant : La conscience est liberté ; elle est toujours conscience de
quelque chose, projet vers le monde. L’homme est condamné à être libre, car il ne peut pas
ne pas choisir.
La fontaine les membres et l’estomac : Lien de conscience de l’utilité de chaque membre
Freud le moi et le ça : justification de la conscience
Exemple 1 : Prise de conscience écologique
Contexte : Aujourd’hui, beaucoup réalisent l’impact de l’activité humaine sur
l’environnement.
Explication : Cette conscience collective engendre des comportements responsables, mais
aussi des conflits d’intérêts.
Lien philosophique : La conscience n’est pas seulement individuelle mais aussi collective,
elle engage la responsabilité morale.
Exemple 2 : Débat sur la conscience artificielle
Contexte : Les avancées en IA poussent à se demander si une machine peut avoir une
conscience.
Explication : Questionne la nature même de la conscience : est-elle liée au biologique ou à
la capacité réflexive ?
Lien philosophique : Interroge les limites de la conscience humaine et la définition même
de la subjectivité.
4. JUSTICE
La justice est un principe moral et politique qui vise à garantir l’égalité, le respect des
droits et la répartition équitable des biens et des devoirs dans une société. Elle
désigne aussi l’institution chargée de faire respecter le droit.
Platon, La République : La justice est une harmonie entre les différentes parties de l’âme et
de la cité. Chacun doit occuper la place qui lui convient selon sa nature.
De la fontaine, L’estomac et les membres
Aristote, Éthique à Nicomaque : La justice consiste à donner à chacun ce qui lui est dû. Il
distingue :
● la justice distributive (répartition selon le mérite),
● la justice corrective (réparation d’un tort),
● la justice légale (respect des lois).
Hobbes, Léviathan : La justice repose sur un contrat social ; elle n’existe qu’à l’intérieur
d’un État, capable de faire respecter les lois. Anarchie donc devient loi du plus fort et l’onu
Rousseau, Du contrat social : Pour qu’une loi soit juste, elle doit exprimer la volonté
générale et garantir la liberté et l’égalité des citoyens. Loi votée par les députés hors 49.3
Rawls, Théorie de la justice (XXe siècle) : Une société juste est fondée sur des principes
équitables choisis derrière un "voile d’ignorance", c’est-à-dire sans savoir quelle sera notre
position sociale. Les députés normalement non pas le droit de faire passer des lois dans leur
intérêt ou pour des future intérêt après son mandat (haute autorité à la transparence de la
vie publique qui est censé vérifier qu’une personne ayant eu du pouvoir politique lorsqu’il se
reconvertit
Marx, Le Capital : La justice dans une société capitaliste est souvent une illusion : les lois
défendent les intérêts des classes dominantes. Les lobbies en europe
Exemple 1 : Mouvement Black Lives Matter
Contexte : Protestations contre les violences policières et les discriminations raciales.
Explication : Réclame une justice égale pour tous, dénonce les injustices systémiques.
Lien philosophique : Illustre la justice comme équité et lutte contre l’injustice structurelle.
Exemple 2 : Procès de Nuremberg
Contexte : Jugement des criminels nazis après la Seconde Guerre mondiale.
Explication : Établissement d’une justice internationale fondée sur des droits universels.
Lien philosophique : La justice dépasse les frontières nationales, s’appuie sur des
principes moraux universels.
Exemple 3 : Justice distributive et corrective au quotidien
Contexte : Un juge tranche un conflit commercial ou un litige civil.
Explication : Il doit appliquer la loi de manière impartiale, en réparant les torts ou en
répartissant équitablement les ressources.
Lien philosophique : Montre la complexité de la justice, entre impartialité, équité, et
application du droit.
5. LIBERTÉ
la liberté c'est le pouvoir de commencer de soi même un état dont la causalité n’est
pas soumise à son tour à une autre cause qui la détermine. Une personnes est libre
si elle ne pose jamais un acte auquel elle n’a pas donné son accord intérieur
Spinoza : La liberté, ce n’est pas faire tout ce qu’on veut, mais comprendre les causes qui
nous déterminent et agir selon la raison.
Kant : La liberté est la condition même de la morale : agir librement, c’est agir selon une
loi que l’on se donne à soi-même (autonomie).
Descartes : La liberté est la puissance de choisir entre plusieurs options.
Sartre : La liberté est radicale et absolue : l’homme est « condamné à être libre » car il ne
peut pas ne pas choisir.
Hobbes : La liberté est l’absence d’obstacles extérieurs au mouvement ; donc, c’est une
liberté physique.
Berlin : Il distingue la liberté positive (pouvoir réaliser sa volonté) et la liberté négative
(absence de contraintes).
Pinocchio : veut devenir humain mais s’en éloigne à cause de ses actions
Le chien attaché et la charrette : chien se débat = pense qu’il n’est pas libre / chien qui suit =
pense qu’il est libre d’avoir choisi
Exemple 1 : Liberté et déterminisme scientifique
Contexte : Les sciences naturelles posent que tout effet a une cause.
Explication : Questionne la possibilité d’une liberté réelle si tout est déterminé.
Lien philosophique : Débat entre libertarisme et déterminisme.
Exemple 2 : Liberté politique et droits civiques
Contexte : Luttes pour les libertés fondamentales (liberté d’expression, de réunion).
Explication : Liberté garantie par l’État, mais limitée par le respect d’autrui.
Lien philosophique : Liberté négative (absence de contraintes) vs liberté positive (pouvoir
d’agir).
6. NATURE
La nature désigne l’ensemble des choses qui existent indépendamment de
l’intervention humaine, ainsi que la réalité physique et les lois qui régissent le monde
vivant et inanimé. Elle est aussi ce qui constitue la condition originelle et essentielle
de l’être humain.
Aristote, Physique : La nature est la cause interne du mouvement et du changement des
êtres, leur essence qui les fait être ce qu’ils sont.
Spinoza, Éthique : La nature (Deus sive Natura) est un tout nécessaire, une seule
substance dont tout fait partie, incluant l’homme.
Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes : La
nature est l’état originel de l’homme, innocent et bon, avant la corruption de la société.
Kant, Critique de la raison pratique et Critique de la faculté de juger : La nature est le
domaine des phénomènes soumis aux lois de la causalité ; elle s’oppose à la liberté morale
qui relève de la raison.
Heidegger, Être et Temps : Il invite à repenser la nature non comme un simple objet, mais
comme un événement et un dévoilement de l’être.
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Par-delà le bien et le mal : Critique l’opposition entre
nature et culture ; il voit la nature comme force créatrice et volonté de puissance.
Exemple 1 : Nature et environnement aujourd’hui
Contexte : Crise écologique, urgence à protéger la biodiversité.
Explication : L’homme doit repenser sa relation à la nature, dépasser la domination.
Lien philosophique : Respect de la nature, éthique environnementale.
Exemple 2 : La nature comme objet scientifique
Contexte : Étude des phénomènes naturels par la science.
Explication : Comprendre la nature pour mieux la maîtriser.
Lien philosophique : Tension entre compréhension rationnelle et dimension
esthétique/spirituelle.
7. LA RAISON
La raison est la faculté propre de l’esprit humain qui permet de penser, de
comprendre, de juger, et d’agir en conformité avec des principes universels. Elle est
ce qui distingue l’homme des autres êtres et oriente la recherche de la vérité et du
bien.
Platon, République : La raison est la partie la plus noble de l’âme, capable d’accéder aux
idées éternelles et de gouverner les passions.
Aristote, Ethique à Nicomaque : La raison pratique guide l’action morale et politique, tandis
que la raison théorique cherche la connaissance scientifique. Politique : L’homme est un
animal qui vit nécessairement en société. Vivre en société nécessite une raison .
Descartes, Méditation métaphysique : La raison est la source première de la connaissance
certaine ; « Je pense, donc je suis » est un exemple de vérité accessible par la raison.
Kant, Critique de la raison pure / pratique : La raison est la faculté qui organise les
connaissances et détermine la morale par la loi universelle (impératif catégorique).
Hume, Traité de la nature humaine : Il souligne les limites de la raison, qui doit être au
service des passions et ne peut pas tout expliquer.
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Par delà le bien et le mal : Critique la primauté donnée
à la raison, soulignant l’importance des instincts et de l’irrationnel dans la vie humaine.
Tous les hommes sont mortel, or socrate est un homme donc Socrate est mortel
Exemple 1 : Galilée et la science
Contexte : Galilée (XVIIe siècle), astronome italien, défend l’idée que la Terre tourne autour
du Soleil.
Explication : Par ses observations au télescope, il remet en question les dogmes de l’Église
catholique. Il affirme que la vérité doit venir de l’expérience et du raisonnement scientifique,
non de l’autorité religieuse.
Lien à la notion : Cet exemple montre que la raison permet de découvrir des vérités
objectives et de libérer l’esprit humain des croyances non fondées. Mais elle peut aussi
entraîner un conflit avec des institutions établies.
Exemple 2 : choisir ses études
Contexte : Un élève hésite entre suivre la voie que veulent ses parents ou celle qu’il juge la
plus adaptée à ses capacités.
Explication : Il fait appel à sa raison pour peser les avantages et inconvénients de chaque
choix.
Lien philosophique : Cela montre que la raison est un outil de décision dans la vie
quotidienne, pour s’orienter librement et de manière responsable.
8. SCIENCE
La science est une activité de connaissance qui cherche à expliquer le réel de
manière rigoureuse, méthodique et rationnelle, en s’appuyant sur l’observation,
l’expérimentation et la démonstration. Elle vise des lois générales et objectives,
indépendantes des croyances ou des opinions.
Descartes : La science repose sur la raison et sur des méthodes claires et rigoureuses (le
doute méthodique, la méthode cartésienne).
Galilée : "Le livre de la nature est écrit en langage mathématique" → la science repose sur
des mesures et des lois universelles.
Bacon : La science doit se baser sur l’expérience et l’induction, pas seulement sur la
spéculation.
Popper (XXe siècle) : La science ne prouve pas, elle falsifie : une théorie scientifique est
toujours provisoire et doit pouvoir être réfutée.
Bachelard : Le savoir scientifique suppose une rupture avec les opinions : on passe de la
connaissance spontanée à la connaissance construite
Exemple 1 : Vaccins contre la COVID-19
Contexte : Développement rapide de vaccins grâce à la méthode scientifique, dont la
vérification expérimentale.
Explication : Montre la puissance de la science pour résoudre des problèmes concrets,
sauver des vies, mais aussi le défi de convaincre face à la peur ou la désinformation.
Lien philosophique : Science comme savoir fiable fondé sur l’expérience et la raison, mais
limitée par les conditions sociales et humaines.
Exemple 2 : Théorie de l’évolution (Darwin)
Contexte : Darwin révolutionne la biologie en proposant que les espèces évoluent par
sélection naturelle.
Explication : Change radicalement la vision du vivant, remettant en cause des croyances
fixes sur l’origine des espèces.
Lien philosophique : La science bouleverse la pensée traditionnelle, questionne la place
de l’homme dans la nature.
Exemple 3 : Intelligence artificielle
Contexte : Progrès dans la création de machines capables de simuler des processus
cognitifs humains.
Explication : Interroge les limites de la science et la définition même de l’intelligence, de la
conscience.
Lien philosophique : Questionne les frontières entre nature et technique, raison humaine et
algorithme.
9. TECHNIQUE
La technique est l’ensemble des moyens inventés par l’homme pour transformer la
nature en vue de satisfaire ses besoins. Elle repose sur un savoir-faire (technè en
grec)., une rationalité pratique, et évolue avec le progrès scientifique.
Platon : Dans le dialogue Gorgias, il distingue la technè (le savoir-faire fondé sur la raison)
de la simple habileté ou de la flatterie. La vraie technique suppose une connaissance
rationnelle.
Aristote : La technique (technè) est une forme de savoir pratique, orientée vers la
production (poièsis) — différente de l’action morale (praxis).
Descartes : La technique est le fruit de la science. Il veut que l’homme devienne "comme
maître et possesseur de la nature" grâce aux techniques fondées sur la connaissance
rationnelle.
Marx : La technique est un facteur économique central ; elle détermine les modes de
production, mais elle peut aussi aliéner les travailleurs dans le capitalisme.
Heidegger : La technique moderne n’est pas neutre : elle est une manière de réduire le
monde à une réserve d’énergie disponible, ce qui risque de faire oublier d’autres rapports
à l’être.
Simondon : Il invite à mieux comprendre les objets techniques, pour dépasser la
coupure entre culture et technique. L’homme n’est pas dominé par la technique, il en est le
créateur.
Exemple 1 : Déploiement de la 5G
Contexte : Nouvelle génération de réseaux mobiles, promettant vitesse et connectivité
accrues.
Explication : Suscite des débats sur la santé, la vie privée, et l’impact social.
Lien philosophique : Questionne la technique comme puissance de maîtrise mais aussi
source d’incertitudes et de risques.
Exemple 2 : Révolution industrielle
Contexte : Machines à vapeur, usines, mécanisation du travail au 18-19e siècle.
Explication : Transformation radicale des modes de production et des sociétés.
Lien philosophique : Technique comme moteur de progrès mais aussi facteur d’aliénation
(Marx).
Exemple 3 : Objets connectés et domotique
Contexte : Maisons intelligentes, assistants vocaux qui automatisent la vie quotidienne.
Explication : Amélioration du confort mais soulève des questions sur la dépendance à la
technologie.
Lien philosophique : La technique modifie le rapport au monde et à soi, entre autonomie et
servitude.
10. VÉRITÉ
La vérité est la correspondance entre un discours (ou une pensée) et la réalité. C’est
ce qui est conforme aux faits, à ce qui est, et ce qui peut être reconnu comme juste
par la raison.
Platon : La vérité est intelligible et se trouve au-delà des apparences sensibles. Seule la
raison permet d’y accéder (cf. le mythe de la caverne).
Aristote : "Dire de ce qui est qu’il est, et de ce qui n’est pas qu’il n’est pas, c’est dire la
vérité." → La vérité est une correspondance entre le langage et le réel.
Descartes : La vérité repose sur l’évidence rationnelle : ce que l’on perçoit clairement et
distinctement est vrai (ex. : Je pense, donc je suis).
Spinoza : La vérité se manifeste par elle-même : elle est évidente à qui la comprend, et
plus forte que l’erreur.
Nietzsche : Il remet en cause l’idée de vérité comme correspondance : pour lui, les "vérités"
sont des illusions devenues utiles, des conventions sociales stabilisées.
Kant : La vérité n’est pas dans les choses en soi, mais dans ce que notre raison construit
à partir des données sensibles.
Peirce / pragmatistes : La vérité est ce qui résiste à l’épreuve du temps, à la vérification
par l’expérience et le dialogue rationnel.
Exemple 1 : Lutte contre les fake news
Contexte : Multiplication des fausses informations sur les réseaux sociaux.
Explication : Met en danger la confiance et la démocratie.
Lien philosophique : La vérité est essentielle au lien social et à la connaissance fiable.
Exemple 2 : Témoignage au tribunal
Contexte : Un témoin raconte ce qu’il a vu pour aider à la justice.
Explication : La vérité est recherchée mais peut être subjective ou déformée.
Lien philosophique : La vérité est parfois complexe, liée à la mémoire, à la perception et
au langage.
11. BONHEUR
Le bonheur est un état de satisfaction complète, durable et globale, dans lequel
l’individu estime que sa vie est bonne, accomplie et conforme à ses désirs profonds.
Il se distingue du plaisir, qui est momentané.
Épicure : Le bonheur est l’absence de trouble (ataraxie) et de douleur (aponie). Il s’atteint
par la maîtrise des désirs et la recherche des plaisirs simples et naturels.
Stoïciens (Épictète, Sénèque) : Le bonheur réside dans la vertu, c’est-à-dire dans le
contrôle de soi et l’accord avec la raison et la nature. Il ne dépend pas des circonstances
extérieures.
Aristote : Le bonheur (eudaimonia) est le but de la vie humaine : il consiste à actualiser
pleinement sa nature raisonnable, en menant une vie vertueuse.
Kant : Le bonheur est un idéal de l’imagination, car il est subjectif et variable. La morale ne
vise pas à rendre heureux, mais à rendre digne du bonheur.
Utilitaristes (Bentham, Mill) : Le bonheur est la somme des plaisirs. Une action est
morale si elle maximise le bonheur du plus grand nombre.
Rousseau : Le bonheur naît de l’harmonie avec soi-même et avec la nature. Trop de
civilisation peut nous éloigner du vrai bonheur.
Schopenhauer : Le bonheur est négatif, c’est-à-dire absence de souffrance. Le désir est
source de malheur, car il ne cesse de renaître.
Exemple 1 : La recherche du bonheur dans les sociétés modernes
Contexte : En Occident, la réussite sociale est souvent associée au bonheur (argent,
réussite).
Explication : Mais ce modèle est critiqué car il ne garantit pas le bien-être réel (stress,
solitude).
Lien philosophique : Questionne le bonheur comme état intérieur vs. réussite extérieure.
Exemple 2 : Le bonheur et la psychologie positive
Contexte : Courant contemporain qui étudie les conditions d’une vie épanouie.
Explication : Le bonheur repose sur des relations sociales, un sens à la vie, la gratitude.
Lien philosophique : Approche intégrative entre émotions, raison et engagement.
12. LE DEVOIR
Le devoir est une obligation morale, c’est-à-dire une règle que l’on se donne à
soi-même ou qui s’impose à nous, et qui nous indique ce que nous devons faire,
indépendamment de nos intérêts ou de nos désirs.
Kant : Le devoir est ce que la raison me commande de faire. Une action n’a de valeur
morale que si elle est accomplie par devoir, et non par intérêt. La maxime morale doit
pouvoir valoir comme une loi universelle (impératif catégorique).
« Agis uniquement d’après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps
qu’elle devienne une loi universelle. »
Rousseau : Le devoir est ce qui nous élève au-dessus de nos penchants ; il affirme que «
le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître s’il ne transforme sa force en
droit », insistant sur la liberté morale
Aristote : Il ne parle pas directement de "devoir", mais de vertu : il faut agir selon la juste
mesure, guidé par la raison, pour atteindre le bien.
Durkheim (sociologue) : Le devoir naît de la morale sociale ; il est ce que la société attend
de nous, et ce que nous intériorisons.
Nietzsche : Il critique le devoir comme soumission à une morale de troupeau imposée
par la société ou la religion. Le vrai libre arbitre suppose de créer ses propres valeurs.
Exemple 1 : Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale
Contexte : Des Français refusent d’obéir au régime de Vichy ou aux nazis, comme Jean
Moulin.
Explication : Ils risquent leur vie pour obéir à leur conscience et défendre la liberté, même
si c’est illégal.
Lien à la notion : Cela illustre un conflit entre devoir moral et devoir légal. La morale peut
primer sur la loi, selon Kant : on doit faire le bien, même si cela coûte cher.
Exemple 2 : Antigone de Sophocle
Contexte : Antigone veut enterrer son frère malgré l’interdiction du roi.
Explication : Elle suit une loi morale intérieure plus forte que la loi politique.
Lien à la notion : Elle montre que le devoir peut être un impératif intérieur, parfois plus fort
que les règles imposées par l’autorité.
13. LANGAGE
Le langage est un système de signes vocaux, écrits ou gestuels, qui permet à
l’homme de communiquer, d’exprimer sa pensée, de nommer le monde et de
construire du sens partagé avec les autres.
Platon : Le langage sert à nommer les réalités et à accéder à la vérité. Mais il peut aussi
être source d’illusions et de discours trompeurs.
Aristote : Le langage est propre à l’homme car il exprime la pensée rationnelle, permettant
la communication et la vie sociale.
Saussure (linguiste) : Le langage est un système de signes où le sens vient de la
différence entre les signes, non de leur lien avec le réel.
Wittgenstein : Le langage est un « jeu » social dont le sens dépend de son usage dans un
contexte donné. Il souligne que le langage façonne notre manière de voir le monde.
Derrida : Il insiste sur la différance, le caractère toujours différé et inachevé du sens dans
le langage.
Chomsky : Le langage repose sur une grammaire universelle innée propre à l’esprit
humain.
Exemple 1 : La linguistique de Saussure
Contexte : Langage vu comme système de signes arbitraires.
Explication : Le sens dépend des différences entre les signes.
Lien philosophique : Le langage est construit socialement, il structure notre rapport au
monde.
Exemple 2 : Langage et mensonge
Contexte : L’usage du langage pour tromper, mentir ou manipuler (ex : propagande
politique).
Explication : Illustre la puissance mais aussi la dangerosité du langage.
Lien philosophique : Questionne la relation entre langage, vérité et morale.
14. TEMPS
Le temps est la dimension dans laquelle se succèdent les événements, marquant le
passage du passé vers le présent et vers l’avenir. C’est aussi une expérience
subjective qui organise la conscience et donne un sens au changement.
Aristote : Le temps est le nombre du mouvement selon l’avant et l’après ; il existe
seulement grâce au changement.
Saint Augustin : Le temps est difficile à définir ; il existe dans la conscience qui mesure la
durée, mais le passé et le futur ne sont que des modes de la mémoire et de l’attente.
Kant : Le temps est une forme a priori de la sensibilité, c’est-à-dire une condition
nécessaire pour percevoir les phénomènes, indépendante de l’expérience.
Bergson : Il distingue le temps mesuré par la science (temps spatial ou quantitatif) du
temps vécu ou durée (qualitatif), qui est continu et indivisible.
Heidegger : Le temps est lié à l’être-au-monde et à la conscience de la mort. Le temps
humain est la projection vers l’avenir et le souci de soi.
Einstein (plus scientifique) : Le temps n’est pas absolu, il dépend du référentiel de
l’observateur.
Exemple 1 : Temps et progrès historique
Contexte : La notion que l’histoire humaine progresse vers plus de liberté ou de raison (ex :
Hegel).
Explication : Le temps est vecteur de développement, mais aussi de conflits.
Lien philosophique : Vision dialectique et dynamique du temps.
Exemple 2 : Le temps dans la physique moderne
Contexte : Théorie de la relativité d’Einstein remet en cause la notion absolue du temps.
Explication : Le temps est relatif, dépend du référentiel de l’observateur.
Lien philosophique : Complexité de la réalité temporelle, au-delà de l’intuition humaine.
15. TRAVAIL
Le travail est une activité humaine par laquelle l’homme transforme la nature en vue
de satisfaire ses besoins. Il est à la fois une condition nécessaire de la vie, une
source d’épanouissement et parfois d’aliénation.
Aristote : Il distingue le travail manuel, pénible et lié à la nécessité, de l’activité proprement
humaine, la contemplation (vie théorique), plus noble.
Marx : Le travail est au cœur de la condition humaine et de la production sociale. Mais dans
le capitalisme, il peut devenir aliénant, car le travailleur est dépossédé du produit de son
travail.
Hegel : Le travail est un processus par lequel l’homme réalise sa liberté en transformant le
monde et en se réalisant lui-même.
Simone Weil : Elle insiste sur le caractère souvent souffrant du travail, mais aussi sur la
nécessité d’un sens et d’une dignité dans l’activité.
Camus : Le travail est un élément de la condition humaine qui peut être absurde s’il est
dénué de sens, mais il permet aussi de donner une structure à la vie.
Exemple 1 : Travail et dignité
Contexte : Le travail donne un sens à la vie, permet d’affirmer son identité et sa place
sociale.
Explication : Absence de travail peut mener à une perte de repères (chômage).
Lien philosophique : Travail comme facteur d’émancipation et d’intégration sociale.
Exemple 2 : Automatisation et futur du travail
Contexte : Robots et IA remplacent certaines tâches humaines.
Explication : Questionne le rôle futur du travail dans la société et ses impacts humains.
Lien philosophique : Réflexion sur la technique, la liberté et le sens du travail.
16. L’INCONSCIENT
l'inconscient est le lieu psychique où sont refoulées toutes les représentations et les
souvenirs inaccessibles à la conscience. L’inconscient désigne une partie de l’esprit
humain qui échappe à la conscience, regroupant des pensées, des désirs et des
souvenirs refoulés, mais qui influence néanmoins nos comportements et nos
décisions.
Freud : L’inconscient est un réservoir de pulsions, de désirs refoulés et de souvenirs
oubliés. Il agit en dehors de la conscience, souvent de façon conflictuelle, et explique des
comportements irrationnels ou paradoxaux. les traumas
Jung : L’inconscient collectif rassemble des archétypes universels partagés par
l’humanité, au-delà de l’inconscient personnel.
Descartes : N’évoque pas explicitement l’inconscient, mais la conscience est pour lui ce qui
fonde la certitude et la connaissance.
Nietzsche : Il souligne l’existence de forces profondes et irrationnelles dans l’âme humaine,
souvent inconscientes.
Philosophies existentialistes : Parfois mettent en avant la conscience de soi, mais
reconnaissent aussi des aspects de la subjectivité qui nous échappent.
Exemple 1 : Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale
Contexte : Des Français refusent d’obéir au régime de Vichy ou aux nazis, comme Jean
Moulin.
Explication : Ils risquent leur vie pour obéir à leur conscience et défendre la liberté, même
si c’est illégal.
Lien philosophique : Cela illustre un conflit entre devoir moral et devoir légal. La
morale peut primer sur la loi, selon Kant : on doit faire le bien, même si cela coûte cher.
Exemple 2 : Antigone de Sophocle
Contexte : Antigone veut enterrer son frère malgré l’interdiction du roi.
Explication : Elle suit une loi morale intérieure plus forte que la loi politique.
Lien philosophique : Elle montre que le devoir peut être un impératif intérieur, parfois
plus fort que les règles imposées par l’autorité.
17. LA RELIGION
la religion désigne l’ensemble des croyances, des dogmes et des pratiques qui
définissent les rapport de l”être humain avec le sacré, c'est -à -dire la transcendance.
Pascal : pensées
Nietzsche : le gai savoir
Exemple 1 : Voltaire, Candide
Contexte : Dans Candide, Voltaire critique les dogmes religieux et le fanatisme.
Explication : À travers l’humour et la satire, il montre comment la religion peut parfois
justifier la violence ou empêcher de penser librement.
Lien à la notion : Voltaire illustre une critique rationnelle de la religion. Il défend une foi
tolérante et libre, et oppose la raison aux superstitions.
Exemple 2 : la prière et le sens de la vie
Contexte : Une personne traverse une période difficile (maladie, deuil).
Explication : Elle se tourne vers la religion pour trouver du réconfort ou du sens.
Lien à la notion : Cela montre que la religion peut répondre à une angoisse existentielle et
offrir une dimension spirituelle au-delà de la raison.