Chapitre III : Le modele conceptuel des données
(MCD)
1- Introduction :
Il s’agit de donner une représentation schématique (un, modèle graphique) des
données déduites de l’étude de l’existant (D.D+ règles de gestion) selon le formalisme
individuel qui se base sur les trois concepts suivants :
-Objet (ou entité)
-Relation
-Propriété
2- Approche intuitive (Exemple)
Dans un établissement scolaire, on a recensé la liste des données suivantes (D.D)
Adresse de l’élève
Matière enseignée
Nombre d’heures
Nom de la classe
Nom de l’élève
Nom du professeur
Note
Numéro de sable
Prénom de l’élève
Soir les règles de gestions appliquées dans cet établissement :
RG1 : À chaque classe est attribuée une et une seule salles de cours.
RG2 : chaque matière n’est enseignée que par un et un seul prof.
RG3 : pour chaque classe et chaque matière est défini un nombre fixe d’heures de
cours.
RG4 : À chaque élève est attribué une seule note pour matière
RG5 : l’établissement gère les employés du temps des prof et des élèves ainsi que le
contrôle des connaissances.
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Il s’agit maintenant de regrouper les données en son ensemble présentent une
cohérence interne et une autonomie les uns vis- à- vis des autres, on obtient :
Les données liées à la classe :
-non de la classe
-numéro de la salle
Les données liées à l’élève
-nom de l’élève
-Prénom l’élève
-adresse de l’élève
Les données liées la matière
-matière enseignée
-nom du professeur
Chacun de ces 3ss-ensembles (classe, élève, matière) a un sens en lui-même-on
dira qui l’on a défini trois objets comportant des propriétés.
Les données note et nombre d’heures ne peuvent- être portées par un seul objet,
donne elles seront portées par la relation « Avoir pour note » qui liera les objets
« Elevé » et « Matière ».
De même, sur les objets « classe » et « Matière », on définira la relation
« enseigner durant »
3- Définition et formalisme :
3-1- Objet : C’est une entité pourvue d’une existence propre et conforme
aux choix de gestion de l’entreprise.
Ex : l’objet « Elève ».
3-2- Relation : C’est une représentation d’association entre objets,
dépourvue d’existence propre et conforme aux choix de gestion de l’entreprise.
Ex : « avoir pour note ».
3-3- Propriété : Donnée élémentaire utilisée pour décrire les objets et les
relations.
Ex : « Adresse de l’élève ».
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3-4- Formalisme : Le formalisme utilisé pour représenter les objets et les
relations est le suivant :
Pour les objets :
Nom de l’objet
- Propriété 1
- Propriété 2
- ……………
Ex :
Elève
- Nom de l’élève
- Prénom de l’élève
- Adresse de l’élève
Pour les relations :
Nom de l’objet Nom de l’objet
- …………… Nom de la relation - ……………
- …………… - Propriété 1 - ……………
- …………..
- …………… - ……………
Ex :
Elève Matière
- Nom Avoir pour note - Matière enseignée
- Prénom - Nom du professeur
- Note
- Adresse
Remarques :
Une propriété ne doit figurer que sur un objet et un seul, sinon elle devra être
portée par une relation.
Un objet possède au moins une propriété sinon c’est un ensemble vide.
Une relation peut ne porter aucune propriété.
Ex :
Elève
- Nom Appartenir
- Prénom
- Adresse
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3-5- Notion d’occurrence :
a) Occurrence d’une propriété :
Les occurrences d’une propriété sont l’ensemble des valeurs que peut prendre
cette propriété.
Ex : « Prénom de l’élève » :
- Omar – Ali – Youcef.
b) Occurrence d’un objet :
Une occurrence d’un objet est un ensemble ayant une existence propre
d’occurrence de ses propriétés (1 occurrence par propriété).
Ex : L’objet « élève » aura 4 occurrences :
Elève
- Benali
Elève - Mohamed
- Mostaganem
- Abbas
Elève - Ali
- Oran
- Benyamina
Elève - Omar
- Relizane
- Saïdi
- Youcef
- Mascara
c) Occurrence d’une relation :
Elle sera définie par référence aux occurrences de ses constituants.
Une occurrence de la relation est constituée de :
Une et une seule occurrence de chacun des objets associés,
L’occurrence de chacune des propriétés qu’elle porte, correspondant aux
occurrences d’objets associés.
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Ex : La relation « Avoir pour note » prendra 5 occurrence que l’on schématisera
comme suit :
Avoir pour note
Elève
6
- Benali
Avoir pour note
Elève
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- Abbas Matière
Avoir pour note
Elève Informatique
8
Benyamina Matière
Avoir pour note
Elève Economie
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- Saïdi Matière
Avoir pour note
Comptabilité
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Remarques :
Un élève ne peut avoir plus d’une note par matière.
Certains élèves peuvent ne pas avoir de notes (Benali).
Certains peuvent ne pas avoir de notes dans certaines matières (Benyamina en
Economie).
Certaines matières ne sont jamais notées (informatique).
3-6- Notion d’identifiant :
a) Identifiant d’un objet (ou clé) :
Parmi les propriétés constituant un objet, au moins l’une d’entre elles doit
permettre de caractériser chacune de ses occurrences de façon unique. Cette pp (ou ces
propriétés) est appelée identifiant de l’objet.
Remarque :
Tout objet doit possède un identifiant.
Un objet peut avoir plusieurs clés ; on doit y choisir un identifiant.
On inscrit l’identifiant en tête des propriétés.
Ex : Pour l’objet « Elève » on prendre le « Matricule ».
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b) Identification d’une relation
L’identifiant d’une relation est le produit caractési en (concaténation) des identifiants
des objets qu’elle associe.
Ex : La relation « Avoir pour note » entre « Elève » et « Matière » aura pour
identifiant le produit : Nom élève x matière.
Remarque : En pratique, on n’utilise pas l’identifiant d’une relation, on se contentera
de son nom.
3-7- Dimension d’une relation :
La dimension d’une relation est égale au nombre d’objets participant à cette
relation.
Ex1 :
Elève Matière
Avoir pour note
- Nom - Matière enseignée
Relation de dimension 2
Ex2 : Relation de dimension 3
Professeur Classe
- Nom du prof. - Nom de la classe
Avoir pour note
-Nbre d’heures
Salle
- N° de salle
Ex3 : Relation de dimension 4 : on l’obtient en ajoutent à l’ex. précédent l’objet
« Matière ».
Remarques :
En pratique il est déconseillé de dépasser la dimension 4 car ceci posera des
problèmes lors du passage aux niveaux logique et physique.
Il est souhaitable de décomposer les relations complexes par les méthodes de
décomposition qu’on verne pas la suite.
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Ex4 : Relation de dimension 1 (dite réflexive)
Une relation de dimension 1 porte sur un seul objet.
Elève
Etre le frère de
- Matricule
- Nom
Remarque :
La participation optionnelle des objets dans une relation est interdite. On dit
qu’il y a dépendance pleine des objets dans les relations.
Le choix des objets et des relations est laissé à l’initiative du concepteur.
Ex : La traduction d’une commande de produits à une date donnée auprès d’un
fournisseur pourra être exprimée de 2 façons :
1)
Salle Etre le frère de Salle
- N° de salle - N° de salle
Salle
- N° de salle
2)
Produit Commande Fournisseur
Appartenir Passera
-N° de comm.
- Date
Dans le 1er cas la commande est une relation, dans le 2éme elle est un objet.
On parlera alors de la commande du produit X chez le fournisseur Y à la date Z. ce qui
est lourd à manipuler. Par contre l’entreprise préférera, pour gérer les commandes,
parler directement de la commande N° de tél, plutôt que de nommer Produit,
Fournisseur et date.
Ce sont donc les choix de gestion de l’entreprise qui guideront le concepteur à
choisir les objets et les relations qui seront d’un intérêt réel pour l’entreprise.
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4- Contraintes fonctionnelles :
4-1- Cardinalité :
a) Cardinalités d’un objet :
Les cardinalités d’un objet dans une relation mesurent, lorsqu’on par court
l’ensemble des occurrences de cet objet, le minimum et le maximum de leur
participation à la relation.
b) Cardinalité minimum :
La cardinalité minimum d’une relation est le nombre minimum de fois où
chaque occurrence d’un objet participe à la relation.
c) Cardinalité Maximum :
La cardinalité maximum d’une relation est le nombre maximum de fois où
chaque occurrence d’objet peut participer à une occurrence de la relation.
d) Types de cardinalité :
(0,1) : Une occurrence de l’objet participe au plus 1 fois à la relation.
(1,1) : Une occurrence de l’objet participe toujours 1 et 1 seule fois à la
relation.
(1,n) : Une occurrence de l’objet participe au moins 1 fois à la relation.
(0,n) : Aucune précision quant à la participation des occurrences de l’objet à
la relation.
Ex1 :
Homme (1,1) Femme
Est fils de (0,n)
- Un homme est fils d’au moins une femme
(1,1)
- Un homme est fils d’au plus une femme
- Une femme a plus fils au moins 0 homme
(0,n)
- Une femme a plus fils au plus n homme
Ex2 :
Prof. (1,n) Matière
Enseigné (0,n)
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- Un professeur enseigné au moins une matière et au maximum plusieurs (1,n)
- Une matière peut ne pas être enseignée (donc au minimum 0)
- Comme elle peut être enseignée pas plus professeur (max. n) (0,n)
Remarque : Influence des règles de gestion sur les cardinalités :
En effet les cardinalités sont déduits des règles de gestion. Soient les règlements
suivantes :
RG1 : Certains professeurs peuvent être dispensés d’enseignement en raison de leurs
travaux de recherche.
RG2 : Toute matière est enseignée par au moins un professeur.
D’où le nouveau MCD :
(0,n) (1,n)
Prof. Enseigné Matière
On dit que les règlements expriment les contraintes d’intégrité du modèle.
4-2- Dépendances fonctionnelles :
4-2-1- Dépendances fonctionnelles entre propriétés :
On dit que 2 propriétés a et b sont reliées par une dépendance fonctionnelle :
a df b, si la connaissance de la valeur de a détermine une et une seule valeur de
b.
Ex : code – client df nom – client.
(la connaissance du code - client détermine 1 et 1 seule valeur de nom – client ; N-e si
on connaît le code, on doit pouvoir connaître son nom et celui-ci sera unique). (la
réciproque n’est pas vraie).
- La dépendance fonctionnelle peut porter sur la concaténation de plusieurs
propriétés.
Ex : N° Bon – de – cde + REF df Qte commande.
(Ici une seule pp ne peut pas déterminer la Qte commande par contre les 2 à la fois le
permettent).
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Dépendance fonctionnelle élémentaire :
On dit qu’il y a dépendance fonctionnelle élémentaire entre les propriétés a et b
on note :
A b si a df b et si aucune partie de a ne détermine b.
Ex : * Code – client + Nom – client df ADR – client.
N’est pas élémentaire (puisque le connaissance de code – client suffit à déterminer
l’adresse).
* Code – client ADR – client.
Est élémentaire.
* N° - Bon – De – CDE + REF QTE – Commande.
Est une dépendance élémentaire.
Dépendance fonctionnelle élémentaire directe :
On dit qu’il y a dépendance fonctionnelle élémentaire directe entre a et b s’il
n’existe pas de propriété c telle que :
a df c et c df b.
Autrement dit on élimine toute transitivité.
Ex : N° - Prof Code – matière
Code – matière Nom – matière
N° - Prof Nom – matière
Les 2 premiers dépendances fonctionnelles sont directes, la 3éme nom en raison
de la transitivité.
N° Prof Code – matière Nom – matière
Clé d’un objet :
La clé d’un objet est une propriété (ou une concaténation de propriétés) de cet objet
telle que toutes les autres propriétés de l’objet dépendant d’elle fonctionnellement et
telle que ceci ne soit plus vrai pour aucune de ses parties.
Ex :
Client
Code –client
Nom
Adresse
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Code - client + nom n’est pas une clé car code – client adresse, par contre
code – client est une clé car elle détermine Nom et Adresse.
Remarque : Un objet peut avoir plusieurs clés. L’identifiant est l’une d’entre elles.
Ex :
Salarie
Matricule
N° SS
4-2-2- Dépendance fonctionnelles entre (entités) objets :
On dit qu’il existe une dépendance fonctionnelle entre 2 objets A et B et on
note : A B.
Si toute occurrence de A détermine 1 et 1 seule occurrence de B.
Définition :
Une dépendance fonctionnelle (ou contrainte d’intégrité fonctionnelle : CIF) sur
plusieurs objets associés au sein d’une même relation exprime que l’un de ces objets
est totalement identifié par la connaissance des autres.
Ex1 :
Elève (1,1) Classe
Appartenir (1,n)
- Nom
N° classe
- Prénom
- Adresse
Ou sont qu’il existe une règlement qui dit :
« Un élève appartient toujours à 1 et 1 seule classe ».
Donc, connaissant l’élève on connaît sa classe. On schématise cette dépendance
fonctionnelle (ou CIF) par l’ajout d’une flèche pointent vers l’objet déterminé.
Elève (1,1) Appartenir (1,n) Classe
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Remarque :
Pour une relation de dimension 2, la présence des cardinalités (0,1) ou (1,1)
sur un objet entraîne l’existence d’une dépendance fonctionnelle (CIF)
pointant vers l’autre objet.
Dans le cas où la relation n’est pas porteuse de propriété et s’il n’existe pas
d’autre relation sur ces deux objets, on pourra remplacer la relation par le
symbole de la dépendance fonctionnelle (CIF).
Ex2 :
Prof Salle
- Nom (0,n) N° salle
(1,n)
Faire cours
- Nbre d’heures Matière
Classe
(1,n) (1,n)
N° classe - Matière
enseignée
Supposons l’existence d’un règlement qui dit :
« Une classe, pour une matière donnée, doit toujours avoir la même professeur ».
Donc la connaissance de la classe et de la matière implique la connaissance de
professeur.
D’où l’existence d’une dépendance fonctionnelle (CIF) entre Classe, Matière et Prof.
Prof Salle
(0,n)
(1,n)
Faire cours
Matière
CIF Classe
(1,n) (1,n)
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5- Règles relatives au MCD :
(Vérification du modèle, normalisation, décomposition d’une relation des et relations)
5-1- Normalisation des objets (ou entités) :
Les objets du MCD doivent vérifier les règles suivantes :
a) Première forme normale (1 FN) :
Dans une entité, toutes les propriétés sont élémentaires et il existe au moins une
clé.
Si la clé est unique, elle sera prise comme identifiant. S’il y a plusieurs clés où
en choisira une comme identifiant.
Toute entité doit donc avoir un identifiant.
Ex : Soit l’entité suivante :
Client
- Nom
- Adresse
- Cette entité n’est pas en 1FN car il n’y a pas de clé (plusieurs clients peuvent
avoir le même nom).
- La propriété Adresse peut être la concaténation de Rue et Ville, donc elle ne
constitue pas une propriété élémentaire.
b) Deuxième forme normale (2FN) :
Toute propriété d’une entité doit dépendre de la clé par une dépendance
fonctionnelle élémentaire.
Ex1 :
Livre – commande
N° Code, Réf.
Désignation, qté
La clé est: N°cde+réf. mais la dépendance fonctionnelle: N°cde+réf df désignation
n’est pas élémentaire puisque : réf désignation.
Cette entité n’est pas en 2FN. Le MCD devrait devenir :
Commande (1,n) Concerne Produit
(0,n)
Qté Réf.
N° Cde Désignation
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Ex2 :
Client
Code –client
Nom
Rue, Ville
Cette entité est en 2FN car Nom, rue et ville dépende de la clé Code – client par
une dépendance fonctionnelle (code nom, code rue, …).
c) Troisième forme normale (3FN) :
Dans une entité toute propriété doit dépendre de la clé par une dépendance
fonctionnelle élémentaire directe.
Ex :
Client
Code –client
Nom, Code–catégorie
Nom – catégorie
Cette entité n’est pas en 3FN car la dépendance fonctionnelle code–client Nom
catégorie n’est pas directe du fait de la transitivité:code–client code–catégorie Nom
catégorie. Le MCD devrait devenir :
Client (1,1) Appartienta Catégorie
(0,n)
Code- client Code -catégorie
Nom Nom– catégorie
d) Forme normale de Boyce – Codd (BCFN) :
Si une entité a un identifiant concaténé, un des éléments composant cet
identifiant ne doit pas dépendre d’une autre propriété.
Ex : Soit la règle de gestion suivante :
Tout professeur enseigne une matière et une seule.
Toute classe n’a qu’un seul professeur par matière.
Dans ce cas l’entité :
Cours
Matière, N° classe
Code – professeur
N’est pas en BCFN, car Matière (partie de l’identifiant Matière + N° classe)
dépend de la propriété Code – professeur.
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Le MCD devrait être :
Professeur (1,n) Fait cours Classe
(1,n)
Code- Prof N° classe
Matière
Remarque : Les normalisations citées ci-dessus ont pour but d’éliminer les
redondances (inutile de répéter la désignation du produit commandé à chaque
commande d’un même produit) et les anomalies de mise à jour (si on annule un client
on veut sans doute conserver la catégorie de ce client).
5-2- Vérification :
Le concepteur doit s’assurer que les règles du formalisme ont été respectées. Il
vérifiera en particulier les points suivants :
Absence de propriété répétitive ou sans signification :
A une occurrence de l’objet ou de la relation qui porte la propriété correspond
une et une seule occurrence de la propriété.
Ex : Si un professeur enseigne plusieurs matières, il ne sera pas possible de faire
figurer la propriété. « Matière » sur l’objet « Professeur ».
Existence d’un identifiant pour tous les objets :
Ex : La propriété « Matricule » pour l’objet « Etudiant ».
Dépendance pleine des objets dans les relations :
Les propriétés portées par une relation doivent dépendre de la totalité des objets
associés, dans la relation (Si certaines ne dépendant que d’un sous ensemble des
objets, on devra, soit les rattacher à un objet, soit concevoir une ou plusieurs relations
supplémentaires pour les porter.
Ex : Un N° de salle qui ne dépend que de la classe et de la matière enseignée devra
être sorti d’une relation « Enseignée » à laquelle participe en plus un objet
« Professeur ».
Respect des règles de gestion :
En particulier, on vérifiera les cardinalités.
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5-3- Décomposition des relations :
Afin diminuer la dimension d’une relation, on cherche s’il existe une ou
plusieurs CIF à l’intérieur de cette relation. En effet une CIF traduit la détermination
complète d’un objet à partir des autres. Il sera alors intéressant de sortir cet objet cible
de la relation et de créer une autre relation, semblable à la CIF, pour l’englober.
Ex :
Professeur Salle
Faire cours
Matière
CIF Classe
CIF : une classe, pour une matière, n’a qu’un seul professeur ».
Donc on pourra remplacer ce MCD par le MCD suivant :
CIF
Professeur
Suivre un cours Salle
Classe
Enseigner Matière
On a remplacé la relation « faire cours » par les deux relations : « suivre un cours » et
« enseigner ».
On a laissé la CIF sur le schéma pour s’en assurer.
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6- Construction du MCD :
Soit le document suivant (bon de commande + Facture) :
N° Bon ……………………… Date ……………………..
Nom Client ………………………………………………….
Adresse ……………………………………………………..
……………………………………………………….
Nom représentant …………………………………………..
Réf Design. Qte PU Montant
…………. …………….. ……… …………. ……………..
…………. ……………. ……… …………. ……………..
Total ………………
Et soit les règles de gestion suivantes :
Règlement1 : Un client peut passer une ou plusieurs commandes ou aucune
commande.
Règlement 2 : Une commande peut concerner un ou plusieurs produits.
Règlement 3 : une commande est passée à un représentant qui n’est pas toujours le
même pour un client donné.
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6-1- Constitution du D.D. :
On établit la liste des propriétés à partir du document donné ci-dessus.
On ajouter dans le D.D. les propriétés code –client et code –représentant.
Nom Signification Type Longueur Nature Règle de calcul ou
anan Eco ca M sig situ intégrité
Nobon N° bon de commande N 4 E M
Date Date commande N 6 E M Forme JJ MMAA
Cocli Code client N 6 E SIG A créer
Nom cli Nom client A 30 E SIG
Adresse Adresse client AN 60 CO SIG Rue + ville
Rucli Rue client AN 30 E SIG
Vilcli Ville client A 30 E SIG
Corep Code représentant N 6 E SIG A créer
Nomrep Nom représentant A 30 E SIG
Ref Réf. produit AN 5 E SIG 1 lettre+ 3 chiffres
Design Désignation A 30 E SIG
Qte Quantité commandée N 3 E M Entier
Pu Prix unitaire N 7 E SIG Forme 9999,99
Montant Montant ligue N 8 CA M PU x QTE
total Total commande N 9 CA M Somme des montants
A : Alphabétique N : Numérique AN : x-mum
E : élémentaire CO : Concaténée CA : Calculée
M : Mouvement SIG : Signalétique SITU : Situation
6-2- Epuration du dictionnaire :
On remarque qu’il n’existe pas de synonymes ni de polysèmes.
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6-3- Graphe des dépendances fonctionnelles :
On extrait du DD la liste des propriétés qui ne sont ni concaténées ni calculées ;
c’est –à- dire toutes les propriétés sauf Adresse (concaténée) et Montant Total
(calculées).
D’où la liste des dépendances fonctionnelles :
NOBON QTE REF
DATE COREP COCLI DESIGN PU
NOMREP NOMCLI RUCLI VILCLI
La propriété QTE est isolée.
Cherchons une dépendance fonctionnelle qui conduit à cette propriété à partir
de propriété concaténée. (Si on n’en trouve pas, elle restera isolée) :
NOBON + REF QTE
D’où le graphe des dépendances fonctionnelles après élimination des transitivités :
NOBON REF
QTE
DATE COREP COCLI DESIGN PU
NOMREP NOMCLI RUCLI VILCLI
6-4- Etablissement du MCD :
Les arcs terminaux obtenus à partir des propriétés élémentaires définissent les
entités. Les origines des ces arcs sont les identifiant.
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Commande Commande
Nobon, Date Nobon, Date
QTE
Représentant Client
Corep, Nomrep Cocli Nomcli
Rucli Vilcli
Les arcs restants mettent en évidence les relations. Les propriétés non isolées
restantes sont affectées à des relations. Les propriétés isolées doivent constituer des
entités isolées.
Les règles de gestion doivent permettre de trouver les cardinalités.
Commande Se compose de Produit
(1,n) (0,n) Réf
Nobon, Date QTE Design, PU
(1,1)
(1,1)
Obtient Passe commande
(0,n) (0,n)
Représentant Client
Corep Cocli Nomcli
Nomrep Rucli Vilcli
Remarque : Il faut absence que les règles de vérification, normalisation et
décomposition sont respectées (c’est le cas ici).
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