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Chapitre 1

Le document présente les concepts fondamentaux de l'électrotechnique, en se concentrant sur les systèmes monophasés et triphasés ainsi que sur les puissances électriques. Il aborde les notions de courant continu et alternatif, les grandeurs sinusoïdales, ainsi que les différentes formes de puissance (active, réactive, apparente) en régime monophasé. Enfin, il introduit la notation complexe et le théorème de Boucherot pour les circuits électriques.

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Chapitre 1

Le document présente les concepts fondamentaux de l'électrotechnique, en se concentrant sur les systèmes monophasés et triphasés ainsi que sur les puissances électriques. Il aborde les notions de courant continu et alternatif, les grandeurs sinusoïdales, ainsi que les différentes formes de puissance (active, réactive, apparente) en régime monophasé. Enfin, il introduit la notation complexe et le théorème de Boucherot pour les circuits électriques.

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Cours Electrotechnique

Chapitre 1 :
Systèmes monophasé et triphasé,
Puissances électriques

Par Dr. ISMAELDRIOUCH

A n n é e universitaire 2023/2024
Introduction
Qu'est ce que l'électrotechnique ?
C'est la partie de la physique qui regroupe les technologies de :
❑ Production,
❑ Transport,
❑ Transformation, de L' Energie Electrique
❑ Exploitation (ou Consommation)

C'est une matière dans laquelle on s'intéresse au domaine de l'électricité


✓ On rencontre de très fortes puissances, de plusieurs mégawatts ( MW ) à quelques
milliers de MW, principalement lors de la production et du transport de l'énergie
électrique ( une tranche de centrale nucléaire a une puissance de 1300 MW ) ;
✓ On rencontre aussi de faibles puissances, de l'ordre du kW ou du W, pour le chauffage,
l'électroménager, etc
2
Notions de base
❖ DC :« direct current » , ou courant continu
➢ Polarité constante ‘’le mouvement de charges est toujours dans le même sens ‘’
➢ Piles, batteries, alimentations DC, panneaux photovoltaïques …
Tension

Temps

❖ AC : « alternating current », ou Courant


alternatif
➢ Polarités alternées « le mouvement alterne
d’un sens à un autre »
➢ Exemple : distribution ONE, courant
purement alternatif et périodique
(sources : alternateurs, transformateurs,
onduleurs …) 3
I. Régime monophasé
Les trois parties d’un circuit électrique sont : la source, le conducteur, la charge

L’énergie est transportée au récepteur par une ligne de distribution, à une seule phase.

Le système (source et récepteur) est dit monophasé.


Les circuits monophasés sont composés d’une seule phase et d’un neutre.
4
1) Rappels sur la description des grandeurs sinusoïdales
Importance du régime sinusoïdal
❑ La plus grande partie de l’énergie électrique est produite sous forme de courant
alternatif sinusoïdal.
❑ Les fonctions sinusoïdales sont simples à manipuler mathématiquement et
électriquement.
❑ Toute fonction périodique de forme quelconque peut être décomposée en une somme
de signaux sinusoïdaux (décomposition en série de Fourier)

Dans le cas d’une tension variable dans le temps et d’un signal centré sur 0
(changement de signe), on parle de tension alternative.
Plus généralement, on décompose le signal en deux composantes:
✓ une composante continue: VDC ou Vcc
✓ une composante alternative: VAC (tension efficace)ou Vca

5
v(t) vAc(t) vcc(t)

Vm Composante alternative Composante continue


V0 V0

Vm
0 t 0 t 0 t

v t = v ca t + v cc t = Vm cos t + v + V0

Représentations des grandeurs sinusoïdales


Un signal sinusoïdal s ’exprime de la manière suivante s(t) = SM cos(t +)

⚫ Domaine temporel

On représente la forme d’onde de la grandeur en fonction du temps : i(t), v(t),..


6
Domaine de Fresnel

On représente géométriquement les grandeurs par des vecteurs tournants : I, V,..

⚫ Domaine du phaseur

On représente symboliquement les grandeurs dans le plan complexe : I, V,..

a. Domaine temporel
Valeurs instantanées
Un signal sinusoïdal s ’exprime de la manière suivante s(t) = SM cos(t +)
✓ SM est l'amplitude de la grandeur, son unité est celle de s.

✓  = 2 f pulsation en rad.s-1,
✓ f=1/T fréquence en Hertz (Hz), 0
✓ T période en seconde (s), t VDC=0
temps en s et  phase à l’origine. 7
Valeur moyenne:

On appelle valeur moyenne d'une grandeur périodique de période T, le résultat


T
1
s = S moy =
T 
0
s(t)
La valeur moyenne d’un signal sinusoïdal est nulle
Valeur efficace
T
1
= = 
2
C’est la racine carrée de la valeur moyenne du carré de S eff s s 2 (t)
la grandeur considérée (en anglais : "root-mean-square" T 0

ou en abrégé « RMS")
SM
S eff =
2
pour un signal sinusoïdal

Quand on parle du réseau électrique domestique à 220 V, il s'agit


bien de la valeur efficace de la tension. 8
Déphasage courant-tension
i
Soit un dipôle linéaire D, soumis à une tension v +
sinusoïdale de pulsation  est parcouru par un courant i v D
sinusoïdal de même pulsation : -
v(t)
v t = Vm cos t + v
{
i t = I m cos t + i i(t)
Vm
Im
Le déphasage i-v est :
t
t
 =  v − i

La formulation du déphasage est :


Ts
t t
= × 2 ≡ × 360°
Ts Ts
9
Convention
I
Le déphasage  est défini du courant vers la tension.
+
V D
-
Signe
Le signe du déphasage dépend de la nature du dipôle D :
❑  = 0 : le courant est en phase avec la tension (résistif)
❑  > 0 : le courant est en retard par rapport à la tension (inductif).
❑ < 0 : le courant est en avance sur la tension (capacitif).

10
b. Représentation vectorielle (vecteurs de Fresnel)
La grandeur s(t) est représentée dans le plan (OXY) par un vecteur
appelé vecteur de Fresnel tournant à la vitesse angulaire  :

x(t)
Y Vitesse
angulaire 
Sm sin(t+)

M Sm
Sm
Ts
t+
X 0 t
O
Sm cos(t+)

11
La valeur instantanée x(t) : projection du vecteur Sm sur l’axe OX
On représente les vecteurs à l’instant t = 0 :
i(t) = Im cos(t+i) ➔ Vecteur I de module Im et déphasé de i.

v(t) = Vm cos(t+v) ➔ Vecteur V de module Vm et déphasé de v.

Y
V ω
+

Vm φ
Im I

φv
φi
X
O

12
Le déphasage entre V et I  = u −i
y
 Récepteur purement résistif, le
tension sont en phase
courant et la
I V  =0
0 x

 Récepteur inductif, le courant y V


est en arrière sur la tension

0
I
x
 0
y

 Récepteur capacitif, le courant est en I  0


0
avance sur la tension  x

V 13
c. Notation complexe
On caractérise également les grandeurs sinusoïdales par les composantes de leurs
vecteurs représentatifs dans le plan complexe.
Forme temporelle : s ( t ) = S M c o s (  t +  )
j(  t +  ) j j t
Forme complexe: s(t) = S M e = SM e e = Se j t
Amplitude et
Pulsation
Phase
j
S = SM e est l’amplitude complexe associée à s(t). m

+
S
s t = S m cos t +   S = S x
m 
e
I O


V = Ve j0 = V
e I = I * e j  = I (cos  + j sin  )
V
0 14
Exemple

Phaseurs de la tension et du courant :


• Tension v : v t = 311 cos 314t + 0.524 V = 220 30° V
• Courant i : i t = 16 cos 314t − 0.262 I = 11.31  − 15° A

Caractéristiques Im
V
• Déphasage :  = 30° − −15° = 45° ω
+
 = 45°
• Pulsation :  = 314 rad/s 30°
O Re
 -15°
• Fréquence : fs = = 50 Hz
2 I
1  > 0 : dipôle D inductif
• Période : Ts = = 20 ms
fs (i en arrière sur v)
15
e. Notation Impédance
On définit également la notion d’impédance complexe comme une généralisation
de la notion de résistance. La loi d’Ohm en régime alternatif, si le courant et la
tension sont orientés en convention récepteur, devient alors : U = Z I

16
17
2) Puissances en régime monophasé
Contexte :
Afin d’évaluer les consommations énergétiques électriques, il faut
quantifier l’énergie (E) consommée par unité de temps (t). Du point de vue
physique, la puissance (p) n’est autre qu’un débit d’énergie (E/t).
tu
dE (J) E =  Pinstantanée (t).dt = P.tu
(W) p(t) = 0

dt (s) Unités: 1 J = 1 W.s,


1 W.h = 3600 W.s = 3,6 kJ
1 kW.h = 3,6 MJ.
Domaines de définition :
Tout comme en mathématiques les fonctions ont un domaine de définition,
la mesure de puissance électrique dépend aussi du type de tension électrique à
laquelle l’on s‘intéresse. Ainsi, en régime continu, la puissance s’écrit:
P = UI = U2/R = RI2.
On va voir par la suite comment cette définition de la puissance évolue en
régime monophasé, puis en régime triphasé. 18
❖ Convention (pour un récepteur) :
✓ Si la puissance est positive alors le système considéré reçoit de l'énergie.
✓ Si la puissance est négative alors il cède de l'énergie.
a. Puissance instantanée.
La puissance en monophasé évolue au rythme des tension et courant dont
elle est le produit instantané. Ainsi à chaque instant t, on écrit :
P (t) = u(t).i(t) Unité : Watt [W]

b. Puissance active
La puissance active est la valeur moyenne de la puissance instantanée ;
dans le cas de grandeurs périodiques de période T :
T
1
P = p =
T  u(t).i(t).dt (en W)

P = UI.cos()
0
Pour des signaux alternatifs sinusoïdaux

avec cos() le facteur de puissance.


❖ La puissance active correspond à une énergie transformée en chaleur
(P=RI2) ou en énergie mécanique comme dans un moteur : P = C *  19
c. Puissance réactive
La puissance réactive est la partie inductive ou capacitive fournit à la charge, plus la
consommation de cette puissance est élevée, plus le courant en ligne est alors important,
ce qui occasionne davantage de pertes.
Q =UI.sin() Unité : Volt-Ampère-Réactif [VAR]

Le signe de la puissance réactive est fonction de l'angle de déphasage produit par le


récepteur considéré :
pour un récepteur inductif ( > 0) la puissance réactive est positive,
pour un récepteur capacitif (< 0) la puissance réactive est négative.

d. Puissance apparente
La puissance apparente permet d'évaluer le facteur de puissance: rapport des
puissances active et apparente, ce facteur n'a rien à voir avec le rendement qui
traduit le transfert des puissances actives.

S = UI Unité : Volt-Ampère [VA]


20
les puissances fournies par les différents récepteurs fondamentaux de
l’électrotechnique
P = UI.cos() Q =UI.sin()

I Z =R P =UI Q=0
U

+j

I Z = L.e 2 P =0 Q = +UI
U (Q  0)

−j

1
I
Z= .e 2 P =0 Q = −UI
C
(Q  0)
U  21
e. Puissance apparente complexe
Pour relier toutes ces grandeurs en régime sinusoïdal pur, on peut faire
apparaître une grandeur de calcul : la puissance apparente complexe
Par extension, la puissance apparente est définie par :

S =U . I *

Cette puissance apparente S s’écrit aussi en identifiant les parties réelle P


et imaginaire Q :

Puissance
P = eS = UI.cos()
S = P+ jQ   active (W)

Q = mS = UI.sin() Puissance


réactive (var)
Puissance apparente (VA)
Voltampère réactif
Voltampère 22
La puissance apparente s’écrit aussi : m

S (VA)
S = P+ jQ
S = P2 +Q2 Q (var) e
 S = S.e+ j avec  P (W)
  Q
 = Arctan  P 
  
Le triangle des puissances dépend de la nature du dipôle considéré :

Q>0 Q<0

Dipôle résistif-inductif Dipôle résistif-capacitif

23
f. Théorème de Boucherot
Dans réseau électrique, constitué de N dipôles (n= 1, 2, …,N) qu'ils soient
placés en série ou en parallèle,
I
U  un circuit passif
constitué de N dipôles
élémentaires en
parallèle entre A et B.

P1,Q1 P1,Q1 … P1,Q1

il y a conservation de la puissance active d'une part et de la


puissance réactive d'autre part. N
=  Qn
N


P = Pn et Q
n=1
n=1

N
S   Sn
mais ce n'est pas le cas de la puissance
! apparente
n=1
24
g. Mesure de puissance

La mesure de puissance reçue par un circuit passif nécessite une mesure


simultanée de tension (U) et d’intensité (I).
I A
I A
A

U  Z U  V Z
B B

L'ampèremètre branché en série utilise une résistance RA (très faible) qui


s'ajoute en série. Sa présence modifie la valeur mesurée. Cette erreur
systématique est minimisée si la résistance interne RA << Z.
Le voltmètre se branche en parallèle et utilise une résistant RV (très grande)
qui modifie la tension à mesurer. Cette erreur systématique est minime si la
résistance interne RV >> Z. 25
h. Problème de facteur de puissance :
En régime sinusoïdal, le facteur de puissance est :
Ajouter la mention :
P
Fp = = cos  • Avant (AV) si  < 0
S • Arrière (AR) si  > 0

Lorsque une puissance active P est fournie I Rligne


A C
à une installation (charge Z), l'utilisateur paye
la puissance active qu’il consomme (l’énergie U
en kW.h).
 Z
Les pertes par effet Joule sont supportées par
le producteur (énergie consommée par la B D
ligne et par l'installation).
Son intérêt est donc de minimiser les pertes. S ligne = PJ P + j.Q
Appelons I la valeur efficace de l'intensité circulant dans la charge Z,
la puissance P consommée par l'impédance Z et les pertes en ligne Pj
par effet Joule sont, respectivement : 26
P = UI.cos
 P 
2

et PJ = Rligne I 2 soit PJ= R ligne  


 U.cos  
En maintenant P et U constantes, on remarque que si l'angle  tend vers +/2,
les pertes Joule deviennent colossales.
Le générateur fournit alors essentiellement de la chaleur dans les fils de ligne.

Cette situation est évidemment interdite par le producteur d'électricité qui pénalise
(financièrement) une telle installation.
Au Maroc, le fournisseur de l’énergie électrique (ONEE)
impose un facteur de puissance minimal : (cos)min = 0.8

Pour une puissance active donnée, plus le facteur de puissance est faible, plus la
puissance apparente est grande et plus le courant sur la ligne d'alimentation est
élevé.
Il y a donc nécessité de relever le facteur de puissance de l'installation. 27
i. Compensation de la puissance réactive :

Application : Relèvement du facteur de puissance d’une installation.

I A I A

U U
C
 Z  Z
B B

S = P+ j.Q S ' = P + j.Q'


Avant compensation: cos() Après compensation: cos(')

P =UI.cos P ' = UI '.cos '


Q =UI.sin Q ' = UI '.sin  '
  28
I A I A

U U
C
 Z  Z
B B

S = P+ j.Q S ' = P + j.Q'


Q = P.tan  Q ' = P.tan  '
Le condensateur apporte : QC = −U 2C
soit P.tan ' = P.tan −U 2C
Au total, on obtient : Q ' = Q + QC

29
I A

U
C
P.tan ' = P.tan −U C
2
 Z
B
P.(tan  − tan  ')
C=
U 2 QC P + j.Q '

Q>0 QC < 0 Q>0

 ' Q'

30
Exemple

Un système électrique est alimenté par une source sinusoïdale : Vs = 220 V,


fs = 50 Hz. Le système consomme une puissance active P = 6 kW avec un
facteur de puissance cos = 0.62 AR.
• Calculer l’intensité efficace IL du courant dans le système ainsi que sa
puissance apparente SL.
• Déterminer la capacité C du condensateur permettant de relever le facteur de
puissance à la valeur cos’ = 0.96.
• En déduire la nouvelle intensité efficace Is fournie par la source.

31
Avant la compensation : cos = 0.62
PL 6000
• Courant de ligne : IL = =
Vs cos  220 × 0.62
= 44 A
PL 6000
S = = = 9.68 kVA
• Puissance apparente : L cos  0.62
QL = S2 − P2 = 9.682 − 6² = 7.6 kVAR
• Puissance réactive : L L

Après la compensation : cos’ = 0.96


PL 6000
• Courant appelé : Is = = = 28.41 A
Vs cos ′ 220 × 0.96
PL 6000
• Puissance apparente : Ss = cos ′ = 0.96 = 6.25 kVA Baisse 35%

Qs = S2 − P2 = 6.252 − 6² = 1.75 kVAR


• Puissance réactive : s s

Éléments de compensation :

• Puissance réactive C : Q C = Q s − Q L = −5.85 kVAR


Ps tg  − tg ′
• Condensateur C : C= = 384 µF 32
Vs2
II. Régime triphasé
1. Introduction
Pour diverses raisons (économiques et techniques), on peut démontrer que la
distribution d’énergie par ligne triphasée est optimale.
➢ Le choix de régime triphasé sinusoïdal pour produire et transporter l'énergie
électrique est basé sur les contraintes liées au transport de l'énergie électrique.
Avantages du triphasé / monophasé :
Au niveau de la production : moins
volumineux et moins cher.

Au niveau du transport : économiser du


câble et de diminuer les pertes par
effet joule.

Au niveau de l’utilisation : deux niveaux


de tensions différentes
33
2. Systèmes triphasés équilibrés
2. 1 Définition
Un système triphasé est un système constitué de trois phases dont les bornes sont
repérées par ( 1, 2, 3 ) ou ( A, B, C ) ou ( R, S, T ).
Il existe une quatrième borne : le neutre noté N.
Les tensions délivrées par les générateurs peuvent s’écrire de deux façons :
avec le neutre comme référence (les tensions sont dites "tensions simples"),
sans référence au neutre (les tensions sont dites "tensions composées").
I1
Phase R 1
v1 I2 u 12
Phase S 2
Côté Côté
générateur
v2 I3 u 31 u 23 récepteur
Phase T 3
Tensions composées
v3
Neutre N
Tensions simples 34
2. 1 Tensions simples
➢ Les trois tensions simples sinusoïdales sont des d.d.p. de même valeur efficace
et de même fréquence, forment un système triphasé dit « équilibré ».
➢ Le système formé par ces trois grandeurs est dit direct si, elles sont déphasées
entre elles de 2π / 3 (120°):
v2 est en retard de 2π / 3 par rapport à V1,
v3 est en retard de 2π / 3 par rapport à V2,
v1 est en retard de 2π / 3 par rapport à V3.
Système triphasé de tensions simples « équilibré direct ».

𝑣1 𝑡 = 𝑉 2sin(𝜔𝑡)
𝑣2 𝑡 = 𝑉 2sin(𝜔𝑡− 2𝜋/3)
𝑣2 𝑡 = 𝑉 2sin(𝜔𝑡− 4𝜋/3)
déphasage

même valeur efficace


même fréquence
35
Représentation des signaux d’entrée

 V1 V2 V3
V (t ) = V sinωt
 1 max

 − 2π 
 2
V (t ) = Vmax sin  ωt  2π 2π

  3  3 3
(rad)

 2π 
V3 (t ) = Vmax sin  ωt + 
0 π π π 2π 5π  7π 4π 3π 5π 11π

6 3 2 3 6 6 3 2 3 6
  3 
2 2
3π 3π



36
Temporel Fresnel Complexe
V3 m
v(t) V3
v1 v2 v3

t
V1
T/3 2T/3 T V1 e
2/3 4/3 2 

- 2/3 - 2/3

V2 V2

On peut vérifier que, à tout V1=VM


instant, la somme de ces trois
tensions est nulle : V2 =VM e− j2/ 3
v1( t ) + v2( t ) + v3( t ) = 0 V1 +V2 +V3 =0 V2 = VM e − j 4/ 3

V1+V2 +V3 = 0 37
2. 3 Tensions composées
Les tensions composées sont :
u12(t) = v1(t) – v2(t)
u23(t) = v2(t) – v3(t)
u31(t) = v3(t) – v1(t)
. Ces tensions composées se calculent aisément. Par exemple :
u12 (t) = v 1(t) − v2 (t)
En remplaçant v1 et v2 par leur définition, on trouve:

2 ) 3 2 sin(t+
 = U 2 sin(t +

u (t) = V sin(t) −V sin(t − =V
12 M M 3 M 6) 6)
De la même façon, on trouve:

u 23 (t) = U 2 sin(  t −
)
2
7
u 31 (t) = U 2 sin( t − )
6 38
Relation tension simple-composée

U =V −V =V −V e− j 2/ 3 = V (1−e− j 2/ 3 )


12 1 2 1 1 1 2 2
= 1− cos +j sin
3 3
V3 3 3 3 1 j
U12 -V2 = +j = 3( + j ) = 3e 6
2 2 2 2

V1 V3
U12
π/6
V2
V1
j / 6 j / 6 j / 6
U 12 = V1 3e =VM 3e = V 2 3e

U = V 3
 V2
déphasage 6 39
Représentation temporelle de trois tensions composées,
Umax = U 2 =V 3 2 =V 6

40
Vecteurs de Fresnel associés
Le tracé des vecteurs de Fresnel associés aux tensions composées
U 
u12   
 
6 
 U 
u 2 3  − 3 
 
 6 
 U 
u 3 1  − 6 
 
 6 
Exemple: ONEE distribue un réseau triphasé : 380 V (valeur efficace entre phases) avec 50 Hz.
Valeur efficace des tensions simples: V = U / 3 = 220V
Chez nous, la tension monophasée (le “secteur”) provient d'un réseau triphasé où l'on
utilise le neutre avec une des trois phases.
41
3. Récepteurs triphasés équilibrés
Récepteurs triphasés : ce sont des récepteurs constitués de trois dipôles identiques,
d’impédance Z.

Equilibré : car les trois éléments sont identiques.

Courants par phase : ce sont les courants qui traversent les éléments Z du
récepteur triphasés. Symbole : J

Courants en ligne: ce sont les courants qui passent dans les fils du
réseau triphasé. Symbole : I

42
3. 1 Récepteur triphasé: Couplages étoile et triangle
couplage étoile Symbole
Même branchement représenté de deux façons différentes
Neutre
commun

Vk 3
La valeur de Ik est donnée en fonction de Zi : I k =
Z
Et IN =  I k
k k =1

Si les trois impédances sont identiques (charge équilibrée), alors les courants en
ligne Ik forment un système triphasé, équilibré et direct comme les tensions.
On a donc: iN=i1 + i2 + i3 = 0. Le neutre n’est donc pas nécessaire
43
Pour un système triphasé équilibré, le fil neutre ne sert à
rien et peut être supprimé. Les couplages en étoile avec
ou sans neutre sont équivalents en régime équilibré.
➢ Relations entre les courants
On constate sur les schémas du couplage étoile que les
courants en ligne sont égaux aux courants par phase :
i1 = j1 ; i 2 = j 2 ; i 3 = j 3
De plus la charge et le réseau sont équilibrés, donc: I1 = I 2 = I 3 = I = J
❖ Pour le couplage étoile I=J V3

I3

❖ Représentation de Fresnel V1

I2 
 I1
Remarque : Système triphasé déséquilibre ⇒ i N  0 V2
Le fil neutre est nécessaire sinon les récepteurs seraient soumis à des tensions différentes et
44
risqueraient d'être détruits. Une surtension peut apparaître aux bornes d'un récepteur.
couplage triangle

✓ Sur un couplage en triangle chaque dipôle Z est soumis à une tension composée
Uij , et est traversé par le courant de phase Jij
✓ Le neutre n’est pas utilisé pas de tensions simples

45
i1 = j12 − j31  I1 = J 12 − J 31
➢ Relations entre les courants i2 = j23 − j12  I2 = J 23 − J 12
i3 = j31 − j23  I3 = J 31 − J 23

I1= I2 = I3 = I
Le système triphasé est équilibré :
J12 = J 23 = J 31 = J

Pour le couplage triangle, la relation entre I et J est la même que la relation entre V et U.
De la même façon que pour les tensions , on a alors :
I=J 3

46
Exemple

Soit un récepteur triphasé équilibré constitué de trois radiateurs R = 100 Ω. Ce


récepteur est alimenté par un réseau triphasé 220 V / 380 V à 50 Hz.
1. Calculer la valeur efficace I du courant de ligne et la puissance active P consommée
quand le couplage du récepteur est en étoile.
2. Reprendre la question avec un couplage en triangle.
3. Conclure
Réponse

1. I= 2,2 A ; la puissance active P= 1,45 Kw.


2. I=6,58 A; la puissance active P= 4,33 Kw
3. Conclure: En couplage triangle, le courant de ligne est 3 fois supérieur qu’avec un
couplage en étoile. De même en puissance active, en triangle, les radiateurs
47
fournissent 3 fois plus de chaleur qu’en étoile,
4. Puissance en triphasé
Grâce au théorème de Boucherot on sait que la somme des puissances consommées ou fournies
est égale à la somme des puissances présentes sur chaque phase (i.e. sur chaque dipôle).
Dans le cas d’une charge équilibré chaque impédance consomme la même puissance Pk, on en
déduit ainsi que la puissance total est donnée selon le couplage choisit.
Couplage étoile Couplage triangle
V =
U
 =(I,V) J =
I =(J ,U)
3
3
Pour une phase du récepteur, la Pk= Vk I k cos Pk = Uij Jij cos
puissance active
Pour le récepteur complet, la P = 3Pk= 3VIcos P = 3Pk = 3UJ cos 
puissance active
= 3UIcos = 3UI cos 
De même, pour le récepteur
Q = 3UI sin  Q = 3UI sin 
complet, la puissance réactive
Puissance apparente
S= 3UI S = 3UI
Facteur de puissance P
cos  =
P cos  = 48
S S
i1
i1 Z1 j1 1
j12
1 u12
j31

i2 v1 Z2 j2 Z12
2 i2
Z31 u31
v2 j3
2
i3 Z3
3 u23 Z23
v3 i3
3 j23

N Charge triangle déséquilibrée


Charge étoile déséquilibrée

P = V1I1 cos1 +V2 I2 cos2 +V3I3 cos3 P = U12 J12 cos12 +U23J23 cos23 +U31J31cos31

Q =V1I1 sin 1 +V2 I2 sin 2 +V3 I3 sin 3 Q = U12 J12 sin 12+U23J23 sin 23 +U31J31 sin31

49
5. Mesure de puissance en triphasé
5.1 Introduction
Sous le terme « mesure des puissances en triphasé », on regroupe les mesures de
puissance active P (W) et de puissance réactive Q (var).
La mesure de puissance apparente S (VA) se résume à des mesures d’intensité et de
tension.
Pour mesurer la puissance active dans un circuit, on utilise un wattmètre. Un
wattmètre peut être considéré comme un appareil combinant un voltmètre et un
ampèremètre.

W
50
5.2 Méthode de mesure utilisant un seul wattmètre

Cette méthode n’est valable que pour une charge triphasée équilibrée.
I1 Z
 Puissance active:
W1
Il suffit de mesurer la puissance Pk consommée
par une seule phase et de La multiplier par trois. V1 I2 Z
Un seul Wattmètre est donc nécessaire. N
La puissance consommée par le récepteur triphasé
est alors : P = 3Pk I3 Z

Par exemple le wattmètre effectuant la mesure


de I1 et V1. Dans ce cas le wattmètre effectue IN
le calcul suivant
w1 = = I1V1N cos  = P1 Ik

La puissance consommée par le récepteur W


triphasé est alors : Vk
P = 3W1 51
 Puissance réactive : I1 Z
Le schéma de montage est représenté ci-contre : W
L’indication du wattmètre est: V1 I2 Z
N
I3 Z
U 23

IN

lLes puissances réactives

Q= 3W
52
Méthode des 3 wattmètres

Cette méthode reste valable pour une charge triphasée déséquilibrée

I1 Z1
 Puissance active :
V1 W1
Il faut mesurer la puissance consommée I2 Z2
par chacun des trois phases et les N
W2
additionner ensuite. Trois wattmetres
V2
I3 Z3
sont donc necessaires. W3
V3
La puissance consommée par le IN
recepteur triphase est alors :
In

W
P = W1 +W 2 +W 3 Vn
53
 Puissance réactive:

I1 Z1
W1
U12
U31 I2 Z2
N
W2
U23 I3 Z3
1
Q= (W1 + W 2 + W 3 ) W3
3 IN

In
W
Un

54
Méthode des deux wattmètres
Méthode des deux wattmètres:
Récepteur triphasé quelconque (Y ou )
On dispose les 2 wattmètres, comme le
représente le schéma ci dessous : 1 R
W1
U12 é
c
 Puissance active: U31 e
2
W2 p

P = W1 +W 2 U23 t
e
3 u
W1 indique : P13 = [u13.i1]moy = [(v1-v3).i1]moy r

W2 indique : P23 = [u23.iB]moy = [(v2-v3).iB]moy

 Puissance réactive: Le montage des deux wattmetres est


valable pour tout système triphasé, qu’il soit

Q= 3(W1 −W 2 ) en équilibre ou non. La seule condition est


qu’il n’y ait pas de fil neutre.
55
Pertes Joule dans les charges triphasées

Charge équilibrée couplée en (Y)


Nous considérons une charge résistive triphasée couplée en étoile.
L’objectif est de déterminer les pertes Joule dans cette charge.
pj(AN)
Charge résistive (Y)
❑ Pertes Joule (AN) : pj AN = R I2
A
IA R
A’
❑ Courant de ligne : IL = I A Rph(Y)
IB R
❑ Résistance entre phases : R ph(Y) = 2 R B’ N’

IC R
❑ Pertes totales : pj(Y) = 3 × pj AN C’
3
Pertes Joule en couplage étoile : pJ(Y) = R ph(Y) IY2
2
56
Pertes Joule dans les charges triphasées

Charge équilibrée couplée en ()


Nous considérons une charge résistive triphasée couplée en triangle.
L’objectif est de déterminer les pertes Joule dans cette charge.
pj(AB)
pj = R J2 Charge résistive ()
❑ Pertes Joule (AB) : AB
AB

I∆ IA R JAB
❑ Courant de triangle : J= A’
3 Rph(Y)
2 IB R JBC
❑ Résistance entre phases : Rph(∆) = R B’
3
IC R JCA
❑ Pertes totales : pj(∆) = 3 × pj AB C’
3
Pertes Joule en couplage triangle : pJ(∆) = R ph(∆) I∆2
2
57
Couplage étoile Couplage triangle

Pour une phase du récepteur


P = rI 2 P = rJ 2
J 1 J1

Résistance vue entre deux 2


=
R = 2r
R r
bornes 3

Pour le récepteur complet 3 2


P = 3.P = 3rI 2
= RI 3 I 3 2
P = 3.P =3rJ 2 = 3 R( )2 = RI
2 2 3 2

58
Conclusion Le couplage en étoile (Y) et en triangle (Δ) est utilisé dans les
systèmes électriques triphasés pour connecter des charges, des moteurs ou des transformateurs de
différentes manières en fonction des besoins spécifiques de l'application.
❑ Couplage en étoile (Y)
Tension réduite : L'un des principaux avantages du couplage en étoile est qu'il permet de réduire
la tension de phase par rapport à la tension de ligne VPh= VL/ √3, ce qui peut être utile pour des
charges qui nécessitent une tension moindre que la tension de ligne nominale du système.
Réduction du courant de ligne : Le courant de ligne (IL)= le courant de phase (IPh), ce qui
signifie que le courant circulant dans les câbles et les composants est réduit par rapport au
couplage en triangle pour une même charge.
Utilisation du neutre : Le couplage en étoile permet l'utilisation d'un neutre, ce qui peut être
nécessaire pour des charges équilibrées ou pour équilibrer les courants de phase.
❑ Couplage en triangle (Δ) :
Tension de ligne égale à la tension de phase : la tension de ligne (VLL) = (VPh).
Courant de ligne plus élevé : Le courant de ligne dans un couplage en triangle est √3 fois plus
élevé que le courant de phase, ce qui peut entraîner des courants de ligne plus importants et
nécessiter des câbles et des composants de plus grande capacité.
59
Pas besoin de neutre : Le couplage en triangle n'utilise pas de neutre

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