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Politi Que de Change

Le document examine l'impact des politiques monétaires et budgétaires dans une économie ouverte, en tenant compte des régimes de change fixes et flexibles ainsi que de la mobilité des capitaux. Il conclut que, dans un régime de change fixe avec mobilité parfaite des capitaux, seule la politique budgétaire est efficace, tandis que dans un régime de change flexible, les politiques budgétaires sont généralement efficaces mais leur efficacité diminue avec une mobilité accrue des capitaux. Enfin, il souligne que la politique monétaire est inefficace dans les deux contextes en raison des sorties de capitaux et de l'augmentation des importations.

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Politi Que de Change

Le document examine l'impact des politiques monétaires et budgétaires dans une économie ouverte, en tenant compte des régimes de change fixes et flexibles ainsi que de la mobilité des capitaux. Il conclut que, dans un régime de change fixe avec mobilité parfaite des capitaux, seule la politique budgétaire est efficace, tandis que dans un régime de change flexible, les politiques budgétaires sont généralement efficaces mais leur efficacité diminue avec une mobilité accrue des capitaux. Enfin, il souligne que la politique monétaire est inefficace dans les deux contextes en raison des sorties de capitaux et de l'augmentation des importations.

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Politique de change et politiques

économiques en économie ouverte


Introduction
Pour remédier aux déséquilibres macroéconomiques tels que le chômage
et l’inflation, les décideurs emploient deux leviers principaux de politique
économique : la politique monétaire et la politique budgétaire. Cependant,
dans une économie ouverte, la réalité est plus complexe : les ménages
consomment des biens étrangers et investissent dans des titres étrangers,
ce qui influence le marché des biens et services, le marché financier et,
par conséquent, la demande agrégée ainsi que l’offre des entreprises du
pays concerné. Ainsi, l’efficacité des politiques budgétaire et monétaire
dépend d’autres facteurs tels que le régime de changes et le degré de
mobilité des capitaux.
Cette dynamique soulève la question de des impacts des politiques
monétaire et budgétaire dans un contexte où le régime de change et la
mobilité des capitaux jouent des rôles déterminants.
Dans ce document, nous explorerons ces interactions complexes afin de
comprendre comment ces variables influencent l'efficacité des politiques
économiques et leurs capacités à rééquilibrer simultanément les
dimensions interne et externe de l'économie. Pour ce faire, nous allons
d’abord définir les mécanismes des régimes de changes fixe et flexible.
Nous étudierons ensuite d’une part l’impact des politiques avec mobilité
parfaite des capitaux et d’autre part avec mobilité imparfaite des
capitaux. Enfin, nous verrons les effets des combinaisons de ces politiques
I. Régimes de changes fixes et flexibles
Dans un régime de change fixe, la banque centrale s'engage à maintenir
le taux de change à un niveau constant. Si l'offre de monnaie nationale sur
le marché des changes excède la demande, un système de change flexible
conduirait à une dépréciation de la monnaie nationale. Cependant, en
régime de change fixe, la banque centrale intervient en absorbant l'excès
d'offre de monnaie nationale en échange de devises étrangères,
entraînant ainsi une contraction de la masse monétaire. Ainsi,
contrairement à un système de change flexible, la masse monétaire n'est
pas contrôlée par la banque centrale, mais est déterminée par le marché
des changes, ce qui rend l'offre de monnaie nationale endogène.
Dans un régime de change flexible, le marché des changes opère sans
intervention systématique de la banque centrale, permettant ainsi aux prix
des devises de fluctuer librement en fonction de l'offre et de la demande. Il
est important de noter qu'il s'agit d'une théorie, car dans la pratique, les
banques centrales interviennent régulièrement sur le marché des changes,
que ce soit pour des opérations techniques visant à assurer le bon
fonctionnement du marché ou pour poursuivre des objectifs de taux de
change spécifiques, même dans le cadre d'un régime de change flexible.
En revanche, tous les régimes de change fixe tolèrent des fluctuations
limitées du taux de change par rapport à sa valeur de référence. De plus,
même dans un régime de change fixe, un pays peut choisir de modifier
cette valeur de référence par le biais d'une dévaluation ou d'une
réévaluation de sa monnaie.
II. Politiques avec mobilité parfaite des capitaux
La mobilité parfaite des capitaux désigne une situation où les capitaux se
déplacent instantanément d’un pays à l’autre à la recherche de la
meilleure rémunération. Ces flux de capitaux dépendent des taux d’intérêt
national (i) et international (i*).
 Si i > i*, il y a entrée massive de capitaux
 Si i < i*, il y a sortie massive de capitaux
III.1. Changes fixes
 Politique budgétaire

L’augmentation des dépenses publiques stimule la demande globale, ce


qui entraîne une augmentation du revenu (Y).
Sur le marché monétaire, cette hausse de Y augmente la demande de
monnaie et par conséquent le taux d'intérêt, comme dans une économie
fermée. Cependant, cette hausse du taux d'intérêt est temporaire et induit
une entrée de capitaux, ce qui exerce une pression positive sur le taux de
change. Normalement, cela aurait un impact négatif sur les exportations
nettes. Cependant, pour maintenir la parité, la banque centrale fournit de
la monnaie nationale, ce qui accroît la masse monétaire. Cette
augmentation de la masse monétaire accroît l'offre de monnaie sur le
marché, ramenant ainsi le taux d'intérêt à son niveau initial. Par
conséquent, il n'y a pas d'effet d'éviction du taux d'intérêt sur la demande.
Après le stimulus budgétaire, le
taux d'intérêt reste inchangé et la
masse monétaire a augmenté.

2
Graphiquement, l'augmentation de G déplace la courbe IS vers la droite.
Pour ramener l'équilibre de la balance des paiements (i=i*), la courbe LM
se déplace également vers la droite. En fin de compte, le niveau de
production passe de Y0 à Y1.

 Politique monétaire

L’augmentation de la quantité de monnaie entraîne une baisse du taux


d'intérêt pour équilibrer le marché monétaire. Par conséquent, une sortie
de capitaux est notée d’où un déficit de la BP. Toutefois, en régime de
change fixe, la baisse du taux d'intérêt n'est pas compensée par une
dépréciation de la monnaie nationale, mais par l'intervention de la banque
centrale, qui réduit la masse monétaire en échangeant la monnaie
nationale contre des devises étrangères demandées par les investisseurs.
Cette réduction de la masse monétaire ramène alors le taux d'intérêt et le
revenu à leurs niveaux initiaux.

On note un déplacement de la
courbe LM vers la droite atteignant
ainsi le niveau Y1. Cependant, cet
équilibre ne respecte pas la
condition de l'équilibre de la BP (i ≠
i*). Les fluctuations sur le marché
des changes ne se stabilisent que
lorsque le taux d'intérêt atteint son
niveau mondial.

Nous en déduisons alors qu’en taux de change fixe et parfaite mobilité des
capitaux, seule la politique budgétaire est efficace
III.2. Changes flexibles
 Politique budgétaire

La hausse des dépenses publiques conduit à une augmentation du revenu


national. Cette augmentation entraîne une hausse du taux d'intérêt sur le
marché monétaire pour restaurer l'équilibre. Cette hausse du taux
d'intérêt attire les capitaux étrangers, ce qui se traduit par une
appréciation du taux de change. Cette appréciation du taux de change
réduit les exportations nettes et donc le revenu. Parallèlement, sur le

3
marché de la monnaie, cette baisse du revenu réduit la demande de
monnaie permettant ainsi un accroissement du taux d'intérêt.
En fin de compte, le taux d'intérêt retrouve son niveau initial (taux
international i*), de même que le revenu Y. Ainsi, il y a un effet d'éviction
complet via la hausse du taux de change.
L'augmentation de G déplace la
courbe IS vers la droite. Le nouvel
équilibre Y1 est incompatible avec
l'équilibre de la balance des
paiements car i > i*. Les entrées de
capitaux entraînent une appréciation
du taux de change, ce qui réduit les
exportations et ramène la courbe IS à
sa position initiale en Y0.
 Politique monétaire

L’augmentation de la masse monétaire diminue le taux d'intérêt sur le


marché monétaire. La baisse du taux d'intérêt stimule l'investissement et
donc le revenu sur le marché des biens. Sur le marché des changes, cela
entraîne des sorties de capitaux, ce qui diminue le taux de change. Cette
baisse du taux de change stimule les exportations nettes et donc le
revenu. L'augmentation du revenu accroît à son tour le taux d'intérêt sur
le marché monétaire, le ramenant à son niveau de référence i*,
rééquilibrant ainsi le marché monétaire. Cela entraîne une réduction de
l'investissement. En fin de compte, l'augmentation du revenu est
compensée par l'augmentation des exportations nettes, le taux d'intérêt
restant inchangé.

L'augmentation de M se manifeste
par le déplacement de la courbe LM
vers la droite. La balance des
paiements est déséquilibrée (i<i*).
Les sorties de capitaux déprécient le
taux de change, ce qui stimule les
exportations nettes. Par suite, la
courbe IS se déplace vers la droite.
Le nouvel équilibre est atteint à Y1.

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III. Politiques avec mobilité imparfaite des capitaux
La mobilité imparfaite des capitaux fait référence à une situation où les
mouvements de capitaux entre les pays ne sont pas complètement libres
et sans restriction. Cela peut inclure divers types de barrières ou de
contrôles qui limitent ou modèrent les flux de capitaux internationaux.
Graphiquement, elle se manifeste par une pente non nulle de la courbe BP.
Si cette pente est plus raide que celle de la courbe LM, cela indique une
mobilité relativement faible des capitaux. En revanche, dans le cas
contraire, on parle de mobilité relativement forte des capitaux.
III.1. Changes fixes
 Politique budgétaire

Lorsqu'une économie applique une expansion budgétaire, on note une


augmentation du revenu national. Cette augmentation du revenu stimule
la demande intérieure, y compris la demande de biens importés, ce qui
conduit à un déficit croissant de la balance des transactions courantes (en
raison de l'augmentation des importations). Cependant, simultanément,
l'expansion budgétaire augmente également le taux d'intérêt national, ce
qui rend les actifs nationaux plus attrayants pour les investisseurs
étrangers et entraîne un afflux de capitaux étrangers.
 Mobilité relativement forte

Si l’afflux de capitaux est massif, il peut compenser le déficit de la BTC,


conduisant à un excédent de la balance courante (BC). En effet, la
politique budgétaire expansionniste déplace initialement l'économie du
point A vers le point B, augmentant le revenu national (Y) tout en
augmentant également le taux d'intérêt (i). Cette augmentation du revenu
entraîne une hausse de la demande intérieure, incluant une demande

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accrue pour des biens importés, ce qui crée un déficit initial dans la
balance des transactions courantes (BTC).
Cependant, en raison de la mobilité élevée des capitaux, l'excès de
demande de biens étrangers est partiellement compensé par un afflux de
capitaux étrangers, conduisant à un excédent dans la BC.
Lorsqu'un excédent se forme dans la balance des paiements, la monnaie
nationale a tendance à s'apprécier. Pour maintenir le régime de change
fixe, la banque centrale intervient sur le marché des changes en vendant
sa monnaie nationale contre des devises étrangères, augmentant ainsi les
réserves de change et la masse monétaire. Cette intervention déplace la
courbe LM vers la droite, rétablissant l'équilibre dans la balance des
paiements au point C.
 Mobilité relativement faible
En revanche, si l'attrait pour les capitaux étrangers est limité, l’entrée de
capitaux ne suffira pas à compenser le déficit de la BTC.
Graphiquement, la courbe IS se déplace vers la droite, conduisant
l'économie du point A au point B. À ce stade, l'augmentation du revenu (Y)
s'accompagne également d'une hausse du taux d'intérêt (i).
L'augmentation du revenu génère un déficit dans la BTC, tandis que
l'augmentation du taux d'intérêt crée un excédent dans la BC.
Globalement, l'effet sur la BP est déficitaire, ce qui signifie que l'impact de
l'augmentation du revenu sur BTC est plus significatif que celui du taux
d'intérêt sur la BC.
Avec une balance des paiements déficitaire, la monnaie nationale a
tendance à se déprécier (hausse de e). Cependant, étant en régime de
change fixe, la banque centrale intervient sur le marché des changes en
achetant de l'euro contre des dollars, ce qui réduit les réserves de change
et diminue l'offre globale de monnaie. En conséquence, la courbe LM se

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déplace vers la gauche jusqu'à ce que l'équilibre dans la balance des
paiements soit restauré au point C.
 Politique monétaire

Partant du point A avec un revenu initial Y0 et un taux d'intérêt i0, une


politique monétaire expansionniste mise en œuvre, déplace la courbe LM
vers la droite conduisant l'économie au point B.
A ce stade, le taux d'intérêt diminue provoquant ainsi une sortie de
capitaux et donc un déficit dans la BC. Simultanément, l'augmentation du
revenu stimule la demande pour des biens importés, amplifiant le déficit
dans la BTC. Dans l'ensemble, la BP de l'économie devient déficitaire,
provoquant une dépréciation de la monnaie nationale.
L’intervention de la banque centrale réduit l'offre de monnaie, déplaçant la
courbe LM vers la droite. Cette intervention vise à restaurer la stabilité du
marché des changes, mais a pour effet de neutraliser l'impact de la

politique monétaire expansionniste.

Ainsi, qu'elle soit confrontée à une mobilité des capitaux forte ou faible, la
politique monétaire se révèle inefficace dans ce contexte. Les effets
combinés d'une sortie de capitaux et d'une augmentation des
importations annulent les bénéfices escomptés de la politique monétaire
expansionniste, réduisant sa capacité à stimuler l'économie dans un
régime de change fixe.
III.2. Changes flexibles
 Politique budgétaire

 Mobilité relativement forte


Une hausse des dépenses publiques entraine une augmentation du revenu
(de Y0 à Y1) ce qui influence positivement le taux d'intérêt. Cette

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augmentation de Y1 conduit à une augmentation des importations,
détériorant ainsi la BTC, mais en parallèle le nouveau taux d'intérêt attire
les capitaux étrangers, créant un excédent dans la BC. Globalement,
l'impact sur la BC est plus significatif que sur la BTC, positionnant le point
B à gauche de la BP indiquant un excédent.
Au point B, le taux de change diminue (appréciation de la monnaie) car
bénéficiant d'un régime de change flexible où la banque centrale
n'intervient pas sur les marchés. Cependant, cette appréciation entraîne
une détérioration de la compétitivité, réduisant les exportations et
augmentant les importations.
La courbe IS se déplace alors vers la gauche et la courbe BM vers le haut.
On atteint finalement un nouvel équilibre (point C) avec un revenu plus
élevé (Y1).
 Mobilité relativement faible
La politique budgétaire expansionniste entraine une hausse de la
demande et donc du revenu. Cette augmentation du revenu s'accompagne
également d'une hausse des taux d'intérêt (i). Le renchérissement du taux

d'intérêt national attire les capitaux étrangers vers le pays, créant un


excédent dans la BC. Parallèlement, l'augmentation du revenu tend à
accroître la demande de biens étrangers, ce qui a pour effet de détériorer
la balance des transactions
courantes (BTC) en augmentant
les importations par rapport aux
exportations.
Malgré l'excédent dans la BC, la
combinaison des effets sur la

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BTC et la BC conduit généralement à un déficit global dans la BP. Cette
situation entraine une hausse du taux de change (dépréciation de la
monnaie nationale). En réponse à cette dépréciation, le taux de change
s'ajuste à la baisse, ce qui, à son tour, stimule les exportations en rendant
les produits nationaux plus compétitifs sur le marché mondial. Finalement,
l'économie retrouve un nouvel équilibre dans sa BP, en tenant compte des
effets combinés de la politique budgétaire expansionniste et de la faible
mobilité des capitaux.

Ainsi, nous retiendrons qu’en régime de change flexible, les politiques


budgétaires s’avèrent être efficaces. Toutefois, il faut remarquer que
l’efficacité cette politique décroît à mesure que le degré de mobilité des
capitaux augmente.
 Politique monétaire

 Mobilité relativement forte


Une politique monétaire expansionniste déplace la courbe LM de LM 0 à
LM1, et l'économie atteint un nouvel équilibre au point B où la BP est
déficitaire, entraînant une dépréciation de la monnaie nationale. Cette
dépréciation conduit à un déplacement de la courbe BP vers BP 1.
La dépréciation de la monnaie nationale favorise les exportations nettes
réduisant les importations. Cela fait passer la courbe IS à IS 1, et l'équilibre
final est établi au point C Y2 plus élevé.

En résumé, l'augmentation du revenu est pleinement réalisée, démontrant


ainsi l'efficacité notable de la politique monétaire dans ce scénario
spécifique.

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 Mobilité relativement forte

Dans le cas d’une mobilité forte des capitaux, on obtient les mêmes
résultats que précédemment : la politique monétaire est très efficace.
En résumé,

Mobilité parfaite des Mobilité imparfaite des


capitaux capitaux
Changes Changes
Changes fixes Changes fixes
flexibles flexibles
Politique
Efficace Inefficace Efficace Efficace
budgétaire
Politique
Inefficace Efficace Inefficace Efficace
monétaire

IV. Politiques mixtes


La combinaison des politiques économiques dépend des objectifs
recherchés par l’Etat. Cette combinaison doit respecter la règle de
Tinbergen qui stipule une condition nécessaire mais non suffisante pour
qu’une politique économique soit efficace est qu’il existe autant
d’instruments indépendants que d’objectifs à atteindre.
En régime de change fixe, la politique monétaire n’est pas un instrument
valable pour l’équilibre. Seule la politique budgétaire peut avoir un impact
sur l’équilibre interne. Le problème est que selon les situations elle va
améliorer ou détériorer la balance des paiements. Dans ces cas, la
politique monétaire peut devenir efficace en combinaison avec la politique
budgétaire pour éviter un déséquilibre de la balance des paiements.

Conclusion
Le modèle Mundell-Fleming illustre clairement les interactions complexes
entre les politiques économiques, le régime de change et la mobilité des
capitaux dans une économie ouverte. Il souligne que l'efficacité des
politiques budgétaire et monétaire dépend étroitement de ces variables.
Dans un cadre de mobilité parfaite des capitaux, la politique monétaire est
efficace en régime de change flexible tandis que la politique budgétaire
est efficace en régime de change fixe. Cette interdépendance rend difficile
l'adoption simultanée d'un régime de change fixe, d'une politique
monétaire autonome et d'une parfaite mobilité des capitaux, selon le

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triangle de Mundell. Ainsi, les décideurs doivent soigneusement considérer
ces facteurs pour formuler des politiques économiques cohérentes et
efficaces qui soutiennent à la fois l'équilibre interne et externe de
l'économie.

Références bibliographiques
[1] L’économie aux concours, Jean-Louis Doney (2017)
[2] Introduction à la macroéconomie, Anne Epaulard et Aude Pommeret

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