Résumé
Ce présent rapport expose les différentes étapes menées lors de mon projet de fin
d'études. L'objectif visé par ce projet est de concevoir et dimensionner, en béton armé,
bois et terre crue une maison d’hôte (usage touristique), composée d’un rez-de-chaussée
et d’un étage avec terrasse accessible tout en respectant l’aspect thermique et acoustique
réglementaire.
Après avoir achevé la conception de la maison d’hôte qui répond aux normes de
classification touristique au Maroc et décidé les matériaux avec lesquels sera construit le
bâtiment, qui s’inscrit dans le cadre d’une unité touristique écologique visant à conserver
l’identité et le timbre local du territoire ou elle est construite.
Cette approche vise à valoriser l’utilisation du matériau local et modérer les coûts de
construire, en effet les murs d’enveloppe seront construits en pisé, les cloisons en adobe
de terre et paille, les planchers en bois et de la terre crue, les enduits seront également en
terre et paille et l’étanchéité sera aussi assurée en matériaux sélectionnés.
Ainsi le coût de revient de cette construction est moins important que celui de
construction en matériau industriel moderne, comme on va voir dans l’étude financière.
Aussi dans ce présent rapport on va traiter l’efficacité énergétique et l’empreinte carbone
du projet.
Le calcul du bâtiment est fait à la base des règles de béton armé aux états limites
(B.A.E.L.91), le RPS pour tout ce qui est lié aux dispositions parasismiques, la NV65
pour le calcul du vent, la RTCM pour le calcul du bilan thermique.
Le calcul manuel est effectué pour quelques éléments structuraux qui répondent aux
hypothèses prescrites dans les normes en vigueurs alors que le calcul de la structure
toute entière est fait en ayant recours aux logiciel Robot Structural Analysis.
Introduction
Depuis l’indépendance, la question du développement rural se pose par excellence au
Maroc, notamment le développement de l’espaces des zones montagneuses, qui est
toujours au cœur des programmes de développement lancé par l’état ou/et les
organismes national et international.
Aujourd’hui, la construction de bâtiments doit répondre aux plusieurs critères :
sécuritaires, économiques et environnemental en outre de la conservation de son aspect
locale et culturelle que ce soit en montagne ou en compagne.
Dans ce sens le projet de construction d’une maison d’hôte écologique en zone
montagneuse vise à créer un espace de vie durable, efficace en énergie et respectueux de
l’environnement.
Ce projet sera réalisé en matériaux locaux et bio-sourcés en exploitant les techniques de
construction local.
Problématique :
La construction de bâtiment en zone montagneuse doit être capable de résister aux
contraintes spécifiques liées aux contraintes géotechniques, aux risques naturels (séisme)
et aux contraintes climatiques vulnérables (neige, vent, amplitudes thermiques) et
également doit bien gérer les eaux et minimiser les déchets et en fin répondre aux enjeux
de durabilité et performances énergétiques tout en respectant l’environnement naturel du
site.
Alors, dans ce cadre :
Comment peut-on palier aux problèmes de stabilité, de résistance aux séismes et aux
conditions climatiques ?
Comment réduire et modérer les impacts économiques du secteur de construction ?
Comment améliorer le service d’hygiène en zone montagneuse ?
Méthodologie de travail :
Pour cerner ce sujet, d’abord la connaissance parfaite du site et les contraintes
éventuelles que je pourrais rencontrer dans l’élaboration de l’avant-projet sommaire,
cette reconnaissance sera bien utile lors de la validation de telles variantes d’études, en
suite se renseigner sur les normes et les règlementations en vigueur de ce type de projet
est indispensable pour sa réussite, finalement je procède aux calculs des différent
paramètres pour justifier les différent choix de procédures ou de démarches .
Plan de travail :
Ce présent rapport d’étude sera traité en 7 chapitres :
Le premier chapitre qui porte sur le contexte général du projet et la justification du choix
de la procédure avec laquelle sera réalisé le projet.
Deuxième chapitre sera consacré au pré dimensionnement des éléments de structure et
sur les caractéristiques des matériaux en question.
Le troisième chapitre concerne le dimensionnement de la structure manuellement et sa
modélisation et l’étude dynamique à l’aide du logiciel Robot structural Analysis.
Le chapitre suivant (4) traite le plancher à la française, concept général et la vérification
des sections selon l’euro code 5.
Le cinquième chapitre va porter sur l’étude énergétique de la structure et proposition des
alternatives de mise en œuvre pour normaliser la consommation d’énergie dans ce
bâtiment.
Le dernier chapitre porte sur l’étude financière de la variante proposée en la comparant
un projet similaire mais en matériaux industrialisés, et l’estimation de l’empreinte
carbone du projet
CHAPITRE I : Contexte général et présentation du projet
Contexte général
Dans un contexte général de réchauffement climatique et de raréfaction des ressources,
l’utilisation des matériaux locaux contenant de l’argile permettraient d’offrir un mode
constructif alternatif particulièrement attractif. En effet, ces matériaux abondants ne sont
pas transformés industriellement, tandis que leur mise en œuvre ne génère pas de déchet
et est largement moins énergivore que celle de la chaux, des briques cuites ou du ciment.
Cependant, malgré le retour d’expérience provenant du large parc immobilier européen
des constructions en terre et montrant de bonnes caractéristiques mécaniques,
thermiques et hydriques, ce mode constructif pour la réalisation d’habitations neuves
reste marginal. Ceci est principalement dû à la complexité associée à leur comportement
qui conduit à préférer d’autre matériaux de constructions, écologiquement moins
performants, mais bénéficiant de procédures de tests normalisés et réputés plus
performant thermiquement et structurellement.
I. La construction durable
La construction durable est un concept de plus en plus central dans le secteur du
bâtiment, cette approche vise à utiliser les matériaux locaux écologiques dans la
construction des bâtiments en adoptant des techniques traditionnelles ;
Ce processus est adopté en zone montagneuse vu l’abondance de la matière première
généralement sur site et ne nécessite plus d’énergie voire peu d’énergie pour son
exploitation.
Ce principe de construction favorise le respect de l’environnement et optimise
l’utilisation des ressources en eau et en énergies en s’adaptant au conditions
géographiques et climatiques de la zone montagneuse.
Face aux défis environnementaux, cette approche vise à concevoir et à réaliser des
bâtiments qui respectent l’environnement tout en offrant confort et performance
énergétique aux occupants.
Cette démarche s’inscrit dans un cadre plus large de développement durable, visant à
réduire l’empreinte écologique des constructions tout au long de leur cycle de vie.
1. Utilisation des matériaux locaux
L'une des pierres angulaires de la construction durable repose sur le choix des matériaux.
Contrairement aux constructions modernes, qui utilisent des matériaux à fort impact
environnemental, la construction durable privilégie l'utilisation de matériaux
écologiques, locaux, renouvelables ou recyclés. Le bois, la terre cuite, la paille ou encore
le chanvre sont des exemples de matériaux utilisés pour leurs faibles émissions de CO2
et leur faible empreinte écologique. En outre, l'approvisionnement local permet de
réduire les coûts liés au transport et d'encourager les circuits courts.
2. L’efficacité énergétique axe clé de la construction durable
L'un des objectifs majeurs de la construction durable est d'améliorer l'efficacité
énergétique des bâtiments. Cela passe par une isolation thermique performante,
l'installation de fenêtres à haute performance énergétique et la réduction des ponts
thermiques. Les bâtiments sont également conçus pour tirer parti des énergies
renouvelables, comme le solaire ou la géothermie, afin de réduire leur consommation
d'énergie fossile. L’optimisation de la ventilation et l’utilisation de systèmes de
chauffage et de refroidissement naturels permettent également de limiter la
consommation d’énergie.
3. L’eau, préoccupation de la construction durable
La construction durable ne se contente pas de se concentrer sur l'énergie, mais intègre
également la gestion de l'eau. Des solutions telles que la récupération d'eau de pluie,
l'installation de sanitaires à faible consommation d'eau ou encore des systèmes de
traitement des eaux usées permettent de réduire l'empreinte hydrique des bâtiments. En
réutilisant l'eau pour l'irrigation ou les toilettes, ces solutions permettent d’économiser
cette ressource précieuse, essentielle à la vie.
4. L’environnement et la construction durable
La réduction des déchets générés par la construction est un autre principe clé de la
construction durable. Cela inclut l'utilisation de matériaux recyclés ou recyclables, ainsi
que la gestion des déchets sur les chantiers de manière à limiter leur impact
environnemental. Par ailleurs, la construction durable vise à réduire l'empreinte carbone
des bâtiments, non seulement à travers le choix des matériaux, mais aussi par une
conception bioclimatique qui prend en compte le climat local et optimise l'orientation du
bâtiment, la lumière naturelle et la ventilation.
5. Les avantages de la construction durable
La construction durable présente de nombreux avantages. D'abord, elle contribue à la
préservation de l'environnement en réduisant l'impact écologique des bâtiments. Ensuite,
elle offre aux occupants un cadre de vie plus sain et plus agréable, avec un meilleur
confort thermique, acoustique et visuel. Enfin, elle permet de réaliser des économies
d'énergie sur le long terme, en réduisant la facture énergétique des bâtiments.
II. Présentation du projet
Mon projet s’intitule : conception et dimensionnement d’une maison d’hôte écologique
en zone montagneuse.
A noter que la montagne fond son identité de ses propres caractéristiques liées à
l’altitude, à la géographie et au climat.
1. Description du projet
Cette présente étude est basée sur un projet de construction d’un bâtiment R+1. Elle est
conçue pour un usage touristique. S’étend sur une surface couverte de 320 m² et une
élévation de10.2m.
Plan de masse du projet
Façade arrière
Le bâtiment en question est composé d’un RDC, étage et une terrasse accessible
Avec les Caractéristiques géométriques suivantes :
Longueur en plan 20.00 m
Largeur en plan 16.00 m
Hauteur sous plafond du RDC 3.00 m
Hauteur sous plafond d’étage courant 3.00m
Hauteur sous plafond de la cage d’escalier m
Hauteur d’acrotère 1.10 m
Hauteur totale 10.20 m
Tableau 1.1 : Caractéristiques géométriques
2. Situation du projet
Le présent projet de fin d’étude est situé à la commune d’Ait hani province de
Tinghir (Haut Atlas Oriental Aride et Saghro), région Draa-Tafilalet.
• Altitude :2000 mètre environ.
• Climat : tempéré méditerranéen, à été chaud et sec.
• Géographie : La commune est située à 70 km au sud d'Imilchil, à 50 km au nord
de Tinghir, à 38 km à l’ouest d'Assoul et à 60 km à l'est de M'semrir.
• Économie : L’économie repose sur l'agriculture, bien que la superficie mise en
culture ne réponde pas aux besoins de la population, le tourisme grâce aux quelques
gîtes et hôtels familiaux et le commerce local.
Plan de situation extrait de la carte topographique de Tinjdad
3. Principe de conception structurale du projet
La conception de la structure porteuse est la phase la plus importante pour l’ingénieur
lors l’élaboration d’un projet. En effet le développement du calcul numérique n’a pas
dispensé l’ingénieur du nécessaire recours à la conception.
Le grand intérêt qu’elle présente est essentiellement de permettre l’optimisation des
dimensions de la structure.
La conception d’une structure doit satisfaire les arts de la construction en tenant compte
des contraintes imposées par la partie architecturale à savoir le type des locaux, le
respect des hauteurs libres, les types des matériaux utilisés et le plus important optimiser
le coût du projet.
On commence d’abord par une lecture détaillée des plans d’architectures ; plans des
différents étages ainsi que les coupes et détails qui permettent une meilleure
compréhension du projet. Cette lecture permet de déceler les différents problèmes et
contraintes à prendre en compte.
Les éléments intervenant dans une conception structurale sont les suivants :
Le respect de la sécurité des personnes et des biens.
Le respect de l’architecture, notamment pour l’emplacement des poteaux et les
retombées.
Le choix des matériaux de constructions.
La facilité de la mise en œuvre.
L’optimisation des coûts grâce à l’étude économique de différentes variantes.
La prise en compte du rapport géotechnique pour le choix du type de fondation.
La conception à proposer doit permettre de :
Choisir le type de système porteur formant l’ossature du bâtiment.
Fixer l’emplacement des éléments de structure : poteaux, poutres, raidisseurs, etc.
Choisir le type de plancher : dalle pleine, nervuré avec corps creux coulé en œuvre
ou préfabriqués (poutrelles en béton armé ou en béton précontrainte).
Choisir le type de fondation : semelle isolée, semelle filante, radier général, pieux,
etc.
Fixer l’emplacement des joints de dilatation ou de rupture.
4. Description des composantes du bâtiment
Les éléments longitudinaux et transversaux définissent le squelette et l’ossature de
chaque ouvrage.
a) Ossature et contreventement
Le contreventement est assuré par une ossature de poteaux et poutres formant un
système de portique transversal et longitudinal.
b) Planchers
Pour ce projet j’ai adopté des planchers à la française, des planchers mixtes en bois et
terre crue, pour leurs faciliter de mise en œuvre et coût économique de ce type de
plancher.
c) Etanchéité
L’étanchéité dans ce projet est assurée par un matériau d’argile sélectionné et d’un
mortier de terre, paille et chaux.
d) Enveloppe du bâtiment
L’enveloppe de l’ouvrage est réalisée en pisé, de 40 cm d’épaisseur, et en adobe de terre
et de la paille en exploitant les techniques de construction locale.
e) Les revêtements
Les revêtements sont comme suit :
Sur murs intérieur et extérieur : enduit de terre et paille
Dans les sanitaires et S.D.B : enduit de chaux (tadlakte)
f) L’acrotère
Au niveau de la terrasse, le bâtiment est entouré d’un acrotère, de 110 cm, conçu en
adobe de paille
g) Terrasse
La terrasse de ce bâtiment est accessible
CHAPITRE II
NORMES EN VIGEURS ET CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX
1. Normes en vigueurs
Chaque étude fait référence à certains nombres de norme nationale ou internationale qui
définissent des règles, méthodes, caractéristiques ou critères à respecter pour garantir la
qualité, la sécurité, la compatibilité et la performance d’un produit, service ou ouvrage.
1.1 BAEL 91 révisées 99
Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et construction en béton armé
suivant la méthode des états limites, état limite ultime qui sert à vérifier la résistance des
structures sous chargements extrêmes (rupture, instabilité, fatigue.) et état limite de
service qui contrôle le bon fonctionnement de la structure en exploitation (flèche,
fissuration, vibration…).
Ces règles traitent également les caractéristiques mécaniques des matériaux béton et
acier, les charges et combinaison de charges, le dimensionnement des sections à savoir
le calcul des sections en flexion, effort tranchant et torsion.
Aussi des règles pour les poteaux, poutres et fondations sous contrôle de fissurations,
flèches et déformations différées.
Le BAEL 91 traite également les dispositions constructives des armatures : enrobage
minimal, ancrage et recouvrement des barres.
1.2 RPS 2011
Le RPS (2000) (Règlement de Construction Parasismique, édition 2011) a pour objectif
de limiter les dommages en vie humaines et matériel susceptible de survenir suite à des
tremblements de terre.
Il définit ainsi la méthode de l’évaluation de l’action sismique sur les bâtiments à
prendre en compte dans le calcul des structures et décrit les critères de conception et les
dispositions techniques à adopter pour permettre à ces bâtiments de résister aux
secousses sismiques.
1.3 RPCT 2011
Le RPCT 2011 définis les performances d’une construction en fonction de l’ampleur de
la secousse sismique, aussi précise que la ductilité et la stabilité de la construction en
terre sont assurés pas le respect des exigences minimales portant sur les règles de
conception architecturale, les caractéristiques des matériaux utilisés, les performances
mécaniques des structures de contreventement, les systèmes de renforcement, les
conditions de liaisons entre les différentes composantes constitutives, les dispositions
constructives et les conditions de mise en œuvre.
1.4 Euro-code 5
Donne les règles de conception et de calcul des structures en bois s'applique au calcul
des bâtiments et ouvrages de génie civil en bois (bois massif, scié, raboté ou sous forme
de poteau, bois lamellé collé ou produits structuraux à base de bois) ou panneaux à base
de bois assemblés avec des adhésifs ou des organes mécaniques. II est conforme aux
principes et exigences relatifs à la sécurité et l'aptitude au service des structures, ainsi
qu'aux bases de calcul et vérification données dans EN 1990 :2002.- EN 1995 traite
uniquement des exigences relatives à la résistance mécanique, l'aptitude au service, la
durabilité et la résistance au feu des structures en bois.
1.5 RTCM
Le Règlement Thermique de Construction au Maroc (RTCM) vise essentiellement à
améliorer les performances thermiques :
Réduire les besoins de chauffage et de climatisations des bâtiments ;
Améliorer le confort des bâtiments non climatisés ;
Réduire la puissance des équipements de chauffage et de climatisation à installer ;
Inciter les architectes, ingénieurs et maîtres d’œuvre à l’utilisation des approches
de conception thermique performante de l’enveloppe du bâtiment ;
Mettre à la disposition des maîtres d’ouvrage, décideurs publics et bailleurs de
fonds, un outil permettant d’améliorer la productivité de leurs investissements ;
Aider à la réalisation de diagnostics énergétiques des bâtiments existants.
III. Caractéristiques des matériaux
1. Béton :
1.1. Caractéristiques Mécaniques
Résistance à la compression :
Élevée, généralement entre 20 et 40 MPa pour le béton standard. Peut atteindre 100 MPa
ou plus dans des formulations spéciales.
Résistance à la traction :
Faible, d'où l'utilisation de l'armature en acier pour compenser. Module d'élasticité :25
000 à 40 000 MPa.
1.2. Caractéristiques Thermiques
Conductivité thermique : 1.0 à 1.5 W/(m·K). Bon isolant thermique, mais dépend de la
composition et du taux d'humidité.
Comportement au feu : Incombustible et ne font pas sous la chaleur, idéal pour les
constructions résistant au feu.
1.3. Données Techniques :
Classe de résistance : C25/30
fck : de 25 MPa à 35 MPa
Masse volumique : 25 kN/m³
Module d'élasticité (Ecm) : 32 kN/mm²
ᵞb : 1,5
2. Bois
2.1. Caractéristiques Mécaniques
Résistance à la compression :
Varie selon l'essence. Généralement entre 30 et 50 MPa pour les bois durs.
Résistance à la traction :
Excellente, similaire à certains types d’acier. Jusqu’à 100 MPa pour certaines
essences.
Module d'élasticité :
Varie selon l’essence, mais généralement entre 10 000 et 16 000 MPa.
2.2. Caractéristiques Thermiques
Conductivité thermique :
Très faible, ʎ= 0.14W/(m·K). Excellent isolant thermique.
Comportement au feu :
Combustible, mais brûle lentement et crée une couche protectrice qui ralentit la
propagation du feu. Mais il est protégé d’une couche de terre crue, ce que lui donne une
résistance considérable au feu.
2.3. Données Techniques
Masse volumique du bois de peuplier : 350 kg/m³ à 450 kg/m³ (avec 12 % d'humidité)
En termes de poids volumique : environ 4 kN/m³.
Module moyenne élasticité en flexion :
Eml* : 6600 à 11600 MPa
E0.05 : 7500 MPa
Contrainte à la rupture en flexion :
fmk : 32 MPA fractile à 5%
La classe de résistance :
LA CLASSE :
Masse Volumique :420Kg/m3
CLASSE: C24
Module axial au 5e Pourcentile: E0.05= 7.4KN/mm²
3. Acier
3.1. Caractéristiques Mécaniques
Résistance à la compression :
Très élevée, entre 200 et 250 MPa pour les aciers standards.
Certains alliages peuvent atteindre des résistances plus élevées.
Résistance à la traction :
Très élevée, allant de 400 à 1 500 MPa, selon le type d'acier.
Module d'élasticité :
Très élevé, environ 200 000 MPa.
3.2. Caractéristiques Thermiques
Conductivité thermique :
40 à 60 W/(m·K), donc moins bon pour l’isolation thermique, mais bon pour dissiper la
chaleur.
Comportement au feu :
Fond à des températures élevées (~1 500°C), donc nécessite souvent une protection
thermique dans les constructions exposées au feu.
3.3. Données Techniques
Acier HA 500 et HA 400 :
fe: 500 MPa et 400 MPa
Module d'élasticité (Es) : 200 kN/mm²
Masse volumique : 7 850 kg/m³
ᵞs : 1,15
4. Terre crue :
Le choix du matériau terre passe par :
1) Prospection des sites de prélèvement
2) Stockage et homogénéisation
3) Essais d’identification :
4) Analyse granulométrique
5) Limites d’Atterberg
6) Valeur au bleu de méthylène
7) Présence de sulfates, chlorures, matières organiques
8) Essai Proctor (répété 3 fois minimum)
4.1. Caractéristiques Géotechniques
a) Granulométrie :
La composition granulométrique idéale pour le pisé est comprise dans les plages
suivantes :
Graviers : 2 à 10 %
Sables : 32 à 58 %
Limons : 8 à 16 %
Argiles : 8 à 26 %
b) Plasticité :
Les terres adaptées doivent présenter :
Indice de plasticité (IP) : 7 à 29 %
Limite de liquidité (LL) < 50 %
Limite de plasticité (LP) > 10 %
Compactibilité (résultats issus de l’essai Proctor) :
Teneur en eau optimale (Wopt) : entre 7 % et 16 %
Densité sèche maximale : entre 1,7 t/m³ et 2,1 t/m³
Densité minimale admise : 1,6 t/m³
Compacité requise : > 90 %
c) Composition chimique :
La terre ne doit pas contenir :
De sulfates (agressifs pour les liants hydrauliques)
De matières organiques (instables à long terme)
De chlorures (corrosifs)
Activité de l’argile (valeur au bleu de méthylène) :
VB < 1,5 : terre apte pour le pisé
1,5 < VB < 5 : terre acceptable sous condition de stabilisation
VB > 5 : terre non recommandée
4.2. Caractéristiques Mécaniques :
Résistance à la compression (fc) :
Résistance minimale exigée : 0,5 MPa (N/mm²)
Dépend fortement de :
L’indice de vide
La cohésion des particules fines
La résistance des agrégats
L’humidité au moment du test
Essais réalisés sur cylindres de 16×32 cm ou 25×50 cm (≥ 6 éprouvettes)
Module de déformation élastique :
Déterminé lors des essais de compression
Résistance à la traction par flexion (ftf) :
Approximée par : ftf = 0,1 × fc
Résistance au cisaillement (fes) :
Approximée par : fes = 0,07 × fc
En absence d'essai : valeur conventionnelle fes = 0,08 MPa
5. Adobe
5.1. Convenance de la terre pour l'adobe
La fraction granulaire de la terre est définie par les pourcentages suivants :
10 - 20% en argile
15 - 25% en limon
50 - 70% en sable
LP et IP compris entre 10% et 25%, LL entre 25% et 45%.
Les pourcentages exacts des différents constitutifs doivent être choisis et justifiés pour
atteindre les performances requises
5.2. Résistance à la Compression des Unités d’Adobe :
a) Essai de compression
Les éprouvettes cubiques sont coupées dans les unités d’adobe. La dimension
des éprouvettes correspond à la plus petite dimension des unités d'adobe (par
exemple, 10x10x10 cm).
Le nombre minimal d'éprouvettes doit être de 6.
Les éprouvettes doivent être parfaitement sèches avant d’être soumises à
l’essai d’écrasement.
b) Résistance ultime à la compression (fo)
La résistance ultime à la compression est définie comme la valeur qui est dépassée
par 80% des éprouvettes écrasées.
La résistance ultime minimale à la compression pour les unités d'adobe est fixée à
:
𝑓𝑜=12kg/cm² (soit environ 1,18 MPa)
Chapitre III :
I. Prédimensionnement des éléments porteurs et Descente de charge :
1. Prédimensionnement des Poutres :
La hauteur h de la poutre doit vérifier la condition de la flèche suivante :
Détermination de hauteur h :
Si la travée est chargée, On prend :
Si la travée est semi-chargée, On prend :
Si la travée est déchargée, On prend :
Application sur le projet :
On a N4 poutre est déchargée, On prend :
On a N5 poutre semi-chargée, On prend :
2. Prédimensionnement des Poteaux :
Pour le pré dimensionnement les poteaux fait recours au règlement parasismique
RPS2011 qui exige une section minimale du poteau de (25×25 cm²)
Dans notre cas en adopte des poteaux de 30×30cm² qu’on vérifiera après.
3. Prédimensionnement des Semelles :
Les semelles adoptées pour ce projet sont des semelles isolées centrées sous
poteaux. Les semelles sont calculées à l’état limite de service pour leurs
dimensions extérieures.
Pour la détermination de la section du béton pour une semelle on suit les étapes
suivantes :
1- On considère des semelles à débord égale :
• Pour une semelle centrée ou excentrée des deux côtés : A/a=B/b ;
• Pour une semelle excentrée d’un seul côté : A-a= (B-b)/2 ;
Avec :
A : la plus petite dimension de la semelle ;
B : la plus grande dimension de la semelle ;
a : la largeur du poteau ;
b: la longueur du poteau.
4. Prédimensionnement des Planchers :
Pour les dimensionnements des planchers on adopte dans ce cas les planchers à la
française avec des poutres maitresses et des solives en bois à remplissage lourd. Sera
traité au quatrième chapitre.
II. Descente de charge :
1. Charges permanentes :
Charges permanentes sont des charges qui sont constantes dans le temps et ne
changent pas pendant la durée de vie du bâtiment (poids des structures, matériaux,
etc.).
2. Charges exploitation :
Les charges d’exploitation sont des charges qui peuvent varier avec le temps, en
fonction de l’utilisation des locaux (charges mobiles, changements d'usage, etc.)
3. Estimation des charges permanentes par éléments de construction
Après avoir défini les différents types de charges, nous allons à présent estimer les
charges permanentes générées par les éléments principaux de la construction. Ces
charges dépendent directement des matériaux utilisés et de leur poids volumique.
Les éléments étudiés
Poteau en béton armé
Poids volumique retenu pour le calcul : 25 kN/m³
Un mur porteur en terre crue
Poids volumique retenu pour le calcul : 18 kN/m³
Un plancher composé de bois de peuplier et de terre crue compactée
(épaisseur 5 cm)
Données :
Épaisseur terre crue compactée = 5 cm = 0,05 m
Épaisseur bois (plancher en peuplier) = 3 cm = 0,03 m
Surface considérée = 1 m²
Poids volumique terre crue = 18 kN/m³
Poids volumique bois de peuplier (masse Volumique moyenne entre
350Kg/m³ a 450Kg/m³ avec 12% d’humidité) = 4 kN/m³
Calcul de charge du Terre crue :
Calcul de charge du Bois de peuplier :
Total charge permanente du plancher :
Revêtement :
Carrelage + mortier de Pose d’épaisseur 5 cm : 1.32KN/m²
Calcul de charge d’étanchéité :
Étanchéité réalisée avec un mélange terre + paille + chaux.
Le mélange : 60% terre + 20% paille + 20% chaux.
Poids volumique (kN/m³) :
Terre = 18KN/m³ ; paille = 1KN/m³ ; chaux = 8.8KN/m³
Ce calcul suppose l’enduit bien compacté (tassé à la main ou à la taloche), on peut
estimer un taux de compacité entre 75 % et 85 % (donc 15 à 25 % de vide).
Avec 80 % de compacité (20 % de vide) :
Le poids volumique de l’enduit terre + paille + chaux compactée à 80 % est d’environ
Données :
Épaisseur de l’enduit : 5 cm = 0,05 m
Poids volumique moyen : 10,20 kN/m³
4. Descente de charges de Poteau P1 :
Niveaux Désignatio Nbr Charges permanente G
n L l H Volume Poid Charge
des (m³) Volumiqu (KN)
éléments e
(KN/m³)
Poteau P1
N2 Mur 1 2.9 0.2 1.1 0.804 18 14.479
3 5
Mur 1 2.4 0.2 1.1 0.667 18 12.004
3 5
Plancher 1 2.9 2.4 7.105 1.05 7.461
3 3
N1 Poteau 1 0.4 0.3 3.2 0.384 25 9.600
Mur 1 2.9 0.4 2.8 3.282 18 59.069
3
Mur 1 2.4 0.3 2.8 2.073 18 37.321
3 5
Plancher 1 2.9 2.4 7.105 1.05 7.461
3 3
Revetemen 1 2.9 2.4 7.105
t 3 3
Etanchiter 1 2.9 2.4 0.0 0.497 18 8.953
3 3 7
RDC Poteau 1 0.4 0.3 3.2 0.384 25 9.600
Mur 1 2.9 0.4 2.8 3.282 18
3
Mur 1 2.4 0.4 2.8 2.765 18
3 5
Mur 1 2.4 0.1 4 0.970 18
3
Mur 2.9 0.1 3.9 1.143 18
3
Total 165.946
Les Charges permanente G :
Niveaux Désignation Nbr Charges permanente G
des éléments L l H Volume (m³) Poid Charge
Volumique (KN)
(KN/m³)
Poteau P1
N2 Mur 1 2.93 0.25 1.1 0.804 18 14.479
Mur 1 2.43 0.25 1.1 0.667 18 12.004
Plancher 1 2.93 2.43 7.105 1.05 7.461
N1 Poteau 1 0.3 0.3 3.2 0.288 25 7.200
Mur 1 2.93 0.4 2.8 3.282 18 59.069
Mur 1 2.43 0.3 2.85 2.073 18 37.321
Plancher 1 2.93 2.43 7.105 1.05 7.461
Revetement 1 2.93 2.43 7.105
Etanchiter 1 2.93 2.43 0.07 0.497 18 8.953
RDC Poteau 1 0.3 0.3 3.2 0.288 25 7.200
Mur 1 2.93 0.4 2.8 3.282 18
Mur 1 2.43 0.4 2.85 2.765 18
Mur 1 2.43 0.1 4 0.970 18
Mur 2.93 0.1 3.9 1.143 18
Total 161.146
Les charges des exploitation Q :
Niveaux Désignation Nbr Charge d'exploitation Q
des
L l H Surface Poid Charge
éléments
(m²) Volumique (KN)
(KN/m³)
Poteau P1
N2 Plancher 1 2.93 2.43 7.11 1.5 10.66
N1 Plancher 1 2.93 2.43 7.11 1.5 10.66
Total 21.31575
Calcule de Nser et Nu :
Les combinaisons Nser = G + Q Nser = 1.35G + 1.5Q
Les charges de Poteau P1 en
MN 0.187 0.256
5. Descente de charges de Poutre N5 :
Niveaux Désignation Nbr Charges permanente G
des éléments L l H Volume Poid Charge
(m³) Volumique (KN)
(KN/m³)
POUTRE N5
Plancher 1
Mur 1 5.90 2.75 0.3 4.868 18 87.615
Poutre 1 5.90 0.30 0.5 0.885 25 22.125
6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14.
15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23.
Calculer la force concentrée :
Pour calculer la force concentrée transmise par chaque "maîtresse" (poutre secondaire en
bois) à la poutre principale (en beton armée).
Données :
Carrelage + mortier de pose: 1.32 kN/m²
Plancher terre crue : 0.98 kN/m²
Charge d’exploitation : 1.50 kN/m²
Poutre Maîtresse en bois :
Type du bois: Peuplier (forme cylindrique)
Diamètre : 0.20 m
Longueur : 2.95 m
Poids volumique du bois: 4 kN/m³
Surface influente par poutre maîtresse : 1.5m×1.0m = 1.5m²
Total charges surfaciques : 3.80 kN/m²
Charge surfacique transmise par le plancher :
Poids propre de la maîtresse en bois (peuplier) :
Cylindre:
Diamètre: 0.20 m
Longueur: 2.95 m
Poids volumique: 4 kN/m³
Pbois= 0.0925 × 4 = 0.37 KN
Force concentrée par poutre maîtresse:
Ftotale=Fplanche + Pbois= 5.70 + 0.37 = 6.07KN
Chaque poutre maîtresse en bois (peuplier, Ø 20 cm, 2.95 m de long) transmet à la
poutre principale en béton armé une force concentrée verticale de 6.07 kN.
Poids propre de la poutre principale:
Section béton armé: 𝑏=0.30m, ℎ=0.50m
qpp= 0.30m×0.5m×25KN/m³ = 3.75KN/m
Réactions aux appuis:
Données:
Force concenters: F=6.07KN
Poids propre réparti: Qpoutre= 3.75KN/m × 5.9m = 22.13 KN
Qmur=14.85KN/m× 5.9m=87.61KN
Q= 109.74KN
Calcule de RA et RB:
Calcule Moment:
On a:
Intervale Efforts trenchant en (KN) Moment fléchissant en (KN.m)
x (m)
0 <x<1.5 T(x) = RA - qx M(x) = RAx – qx²/2
T(x) = - 18.59x + 54.72 M(x) = –9.29x² + 54.72x
T (0) = 54.72KN M (0) = 0 KN.m
T (1.5) = 26.83KN M (1.5) = 61.177 KN.m
1.5 <x<3 T(x) = RA - qx - F M(x) = RAx – qx²/2 – F(x-1.5)
T(x) = - 18.59x + 54.72– 6.07 M(x) = –9.29x² + 54.72x -6.07x + 9.105
T(x) = - 18.59x + 48.65 M(x) = –9.29x² + 48.65x + 9.105
T (1.5) = 20.765 KN M (1.5) = 61.177 KN.m
T (3) = -7.12 KN M (3) = 71.445 KN.m
3 <x<4.5 T(x) = RA - qx – F - F M(x) = RAx – qx²/2 – F(x-1.5) – F(x-3)
T(x) = - 18.59x + 54.72 – 6.07 -6.07 M(x) = –9.29x² + 54.72x -6.07x + 9.105-6.07x+18.21
T(x) = - 18.59x + 42.58 M(x) = –9.29x² +42.58x+27.315
T (3) = -13.19 KN M (3) = 71.445 KN.m
T(4.5) = -41.07 KN M (4.5) =30.80 KN.m
0<x<5.90 T(x) = RA - qx – F – F-F M(x) = RAx – qx²/2 – F(x-1.5) – F(x-3) -F(x-4.5)
T(x) = - 18.59x + 54.72 – 6.07 -6.07 - 6.07 M(x) = –9.29x² + 54.72x -6.07x + 9.105-6.07x+18.21-
T(x) = - 18.59x + 36.51 6.07x + 27.315
T (4.5) =-47.15 KN M(x) = –9.29x² +36.51x+54.63
T (5.9) = -73.18 KN M (3) = 30.80 KN.m
M (5.9) =0KN.m
Conclusion:
Le moment maximum Mser vaut: M (3) =71.45 kN.m
Le moment ultime: Mu = γ⋅M ser=1.5×71.45= 107.18 kN.m
Si les charges permanentes et d’exploitation sont combinées sans distinction →
coefficient global de 1.5 sur le moment de service.
Chapitre IV : Dimensionnement des éléments porteurs :
Les calculs ont été effectués conformément à l’organigramme du BAEL 91 modifié 99,
présenté en annexe.
Dimensionnement des poteaux :
Application sur le projet :
Choix des dimensions du poteau (a, b)
Les dimensions géométriques du poteau sont fixées en fonction du prédimensionnement.
Exemple retenu : poteau carré de 30 × 30 cm.
I. Calcul d’armatures longitudinales :
1. Calcul de l’élancement λ
Avec lf=0.7xl0 (longueur de flambement), l0 étant la hauteur totale
du poteau. L’élancement permet d’évaluer le risque de flambement du poteau.
Le poteau présente une forte sensibilité au flambement en raison de son élancement
élevé.
2. Calcul du coefficient de flambage α :
3. Calcule de la section réduite du béton Br :
4. Calcul de la section d’acier théorique Ath:
5. Calcul de la section d’acier minimale Amin
6. Calcul de la section d’acier finale As:
7. Calcul de la section d’acier maximale Amax :
As<Amax. Donc la condition est vérifiée.
On prend 2HA10 et 4HA12 Vérifiant 6.09cm²
II. Calcul d’armatures transversales :
1. Diamètre des armatures transversales :
On prend :
2. Longueur de la zone critique (Lc) :
Selon le RPS 2011 la longueur de la zone critique est défini par :
On prend :
he : Hauteur sous plafond (en cm ou m, selon l’unité utilisée)
hc : Plus grande dimension de la section du poteau
3. Espacement des étriers dans la zone critique (Sc) :
On prend : Sc = 8cm
: Diamètre minimal des armatures longitudinales (en cm ou mm)
b : Longueur du poteau (en cm ou m)
Cette disposition est précisée dans la section 7.3.1.3.2 du RPS 2011.
4. Espacement des étriers dans la zone courante (St) :
On prend : St=
: Diamètre minimal des armatures longitudinales (en cm ou mm)
b : Longueur du poteau (en cm ou m)
Dimensionnement des Poutre :
Les calculs ont été menés conformément à l’organigramme de dimensionnement d’une
poutre rectangulaire en situation de fissuration non préjudiciable. La combinaison
d’actions considérée pour l’ensemble des poutres est celle de l’État Limite Ultime
(ELU). Il convient de noter que toutes les poutres sont sollicitées en flexion simple.
Application sur le projet:
Calcul des aciers longitudinaux a l'état limite ultime (E.L.U.)
Données :
Sollicitations :
Mu= 107.18 kN.m Mser= 71.45 kN.m
Matériaux :
fc28=25 MPa; γs=1,15; γb=1,5
Calcul des aciers longitudinaux :
: Coefficient d'application d'actions
Moment Ultime Réduit (𝑢) :
Alors :
La condition est vérifiée, la section sera armée par des
armatures tendues.
Calcul la contrainte ultime de l’acier (fsu) :
Calcul αu :
Calcul Z :
Calcule l'aire des armatures tendues (As) :
La vérification de la non-fragilité :
la condition de non-fragilité est satisfaite
Calcul des aciers longitudinaux à l’état Limite Service (E.L.S.)
Donnée :
Contrainte de traction de l’acier
FPP :
La contrainte limite de compression du béton :
Calcul de (α) :
La position de la fibre neutre ( ) :
Le bras de levier Z :
Moment résistant du béton Mrsb :
Avec Mser = 0.0714MN
La condition est vérifiée, la section sera armée par des armatures Simple.
Calcule Aire des armatures nécessaires Aser :
Donc on a : As>Aser
Le dimensionnement des armatures de la poutre sera réalisé en fonction des efforts
ultimes calculés à l’état limite ultime (ELU), afin de garantir la sécurité structurelle
conformément aux prescriptions du BAEL 91 modifié 99. En prend 3HA12 + 3HA10
ARMATURES TRANSVERSALES (cadres/Epingles/Etriers)
Donnée:
Le maximum absolu de l'effort tranchant est : 𝑇max=0.0732MN
Contrainte de cisaillement τu:
Calcule de contrainte limite :
On a Armatures droites (α = π/2) et fissuration peu préjudiciable :
Alors : Donc : Condition est vérifiée
Diamètre de l’armature transversale :
Espacement maximum des cours d’armatures :
Avec At=1.13cm² =1.13×10-4 m²
Espacement des armatures transversales :
Avec:
ft28=0.6+0.06×25=2.1 (ft28: plafonnée à 3.3 Mpa)
k = 0 (Reprise de bétonnage / FTP)
Répartition des armatures transversales
On a :
Alors :
Placer le 1ercours d’armature transversale à une distance du nu de l’appui égale à
Stmax /2.
Disposer les autres cours d’armature à une distance constante égale à Stmax = 0.20
m.
Dimensionnement des Semelle :
Après avoir défini les dimensions des semelles, on procède à l’étude du ferraillage dans
les deux directions principales (A et B). Cette étape repose sur la valeur de l’effort
normal ultime 𝑁𝑢, précédemment déterminée pour chaque poteau.
Les armatures doivent être disposées dans les deux sens de manière que :
Nappe supérieure //A:
A l’ELU :
Nappe inférieure //B :
A l’ELU :
Avec:
Nu en MN
A, B ,a, b, d en m
fsu en MPa
As//A, As//B en cm²
Données :
Effort normal ultime appliquée au niveau supérieur de la semelle Nu= 0.256MN et Nser
= 0.187MN
La largeur de la semelle : A=0.9m
La longueur de la semelle : B=0.9m
Dimensions de la section du poteau (30×30)
Calcul des armatures As//A ; As//B:
Application sur le projet:
2- Calcul de la surface portante de la semelle :
Avec :
Nser : l’effort normal service appliqué sur la semelle provenant du poteau (MN) ;
σs: la contrainte admissible du sol (0.162 Mpa).
3- Déduire des deux formules précédentes :
La largeur A et la longueur B de la semelle (multiple de Cinque) ;
La hauteur utile d de la semelle : d=max ((B-b)/4 ; A-a/4) ;
La hauteur totale de la semelle : Ht=d+5cm.
4- Vérification de condition : σsol< σsol Avec :
Avec :
P.P. semelle=A*B*H*densité de béton (25KN/m³)
Application sur le projet :
Données :
La contrainte admissible du sol :σs=0,162Mpa ;
Effort normale service appliquée au niveau supérieur de la semelle Nser=0.187MN ;
Dimensions de la secton du poteau P1 30 x 30 cm
Calcul de la surface portante de la semelle :
Calcul des dimensions de la semelle S1:
Calcul de la largeur A et la longueur B :
La semelle S1 est centrée donc : A/a=B/b.
Avec :
Alors :
- la largeur de la semelle :
- la longueur de la semelle :
Pour garantir la stabilité au sol et éviter tout risque de tassement excessif, les
dimensions des semelles ont été arrondies à des multiples standards (1.1 × 1.1 m
dans notre cas), dépassant légèrement la surface minimale exigée par le calcul.
Calcul de la hauteur utile d et la hauteur total H :
La hauteur utile : d max ((B-b)/4 ; A-a/4)=0,15m on prend d=20cm
La hauteur totale : H=d+5cm= 20+5=25cm. On prend d=0.25
Vérification de condition σsol< σsol :
P.P. Semelle=1.1×1.1×0.25×0,025=0,00756MN.
σsol= (Nser + P.P. Semelle)/S = (0.187+0,00756)/ (1.1×1.1)=0.132MPa<σsol. Donc la
condition est vérifiée.
Calcul des armatures As//A ;As//B A l’ELU :
Nappe supérieure //A:
A l’ELU : avec :
Nappe inférieure //B :
A l’ELU :
Calcul des armatures As//A ; As//B A l’ELS :
Nappe supérieure //A:
A l’ELS :
Avec :
On Prend :
Nappe inférieure //B :
A l’ELS :