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Forgeage

Le forgeage est une technique de mise en forme de pièces mécaniques par déformation plastique, réalisée à chaud ou à froid. Les procédés incluent le forgeage libre, manuel et mécanique, ainsi que le matriçage, l'estampage, le laminage et le filage. Chaque méthode présente des avantages en termes de résistance, précision et économie de matière, adaptés aux exigences de production variées.

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Forgeage

Le forgeage est une technique de mise en forme de pièces mécaniques par déformation plastique, réalisée à chaud ou à froid. Les procédés incluent le forgeage libre, manuel et mécanique, ainsi que le matriçage, l'estampage, le laminage et le filage. Chaque méthode présente des avantages en termes de résistance, précision et économie de matière, adaptés aux exigences de production variées.

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1 LGM Procédés 2

Chapitre VI
FORGEAGE
1. Introduction
Le forgeage est l'ensemble des techniques permettant d'obtenir une pièce mécanique en appliquant une
force importante sur un tronçon de barre appelé lopin. Il s’effectue à chaud ou à froid par déformation
plastique. Le forgeage est actuellement un procédé de mise en forme très utilisé dans les secteurs
mécaniques.

2. Forgeage libre

Le forgeage libre est le plus ancien des techniques de forgeage. Il permet d'obtenir à chaud des ébauches ou
des pièces mécaniques brutes dont la forme est atteinte au terme d'un nombre plus ou moins grand de
transformations successives :

• Ne nécessitant pas d'outillages spécifiques, cette technique est appliquée lorsqu'il s'agit de produire, dans
des délais parfois courts, des pièces à l'unité ou en très petites séries.

• Ces ébauches peuvent avoir des dimensions importantes et atteindre une masse de plusieurs tonnes.

2.1. Forgeage manuel

Appelé également le travail du forgeron, le forgeage manuel


est la forme de forgeage la plus simple. Le métal à forger est
tout d’abord chauffé au rouge, puis mis en forme à coups de
marteau ou de marteau pilon sur une enclume. L’outillage est
très varié en raison de la diversité des formes à réaliser :
l’enclume, les tenailles, les matériaux, les dégorgeoirs,
poinçons, etc. qui servent à parachever le travail de forge.

Différents outillages utilisés au forgeage manuel


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2.2. Forgeage mécanique

La principale différence entre le forgeage manuel et le forgeage mécanique est que divers marteaux
et presses mécaniques sont utilisés à la place des marteaux manuels. Ces machines permettent à l’opérateur
de donner des coups puissants et rapidement répétés et de produire ainsi très vite les pièces forgées de
grandes tailles et de grandes précisions. Grâce à ces coups de marteaux lourds et puissants, la structure
métallique est de meilleure qualité. En forgeage mécanique on peut distinguer deux modes de
déformations : déformation par chocs et déformation par pression.

- Déformation par chocs : une masse frappante soulevée mécaniquement tombe sur le lopin de métal à
forger qui repose sur l’enclume. La cadence moyenne est de 25 à 50 coups par minute.

- Déformation par pression : on peut distinguer trois sortes de presses. La presse mécanique, la presse
hydraulique et la presses à forger horizontales.

3. Matriçage
Le matriçage est une opération de forgeage effectuée à l'aide d’outillages appelés des matrices (demi-
matrice supérieure et demi-matrice inférieure). Les matrices portent en creux la forme de la pièce. Le
matriçage consiste à former par déformation plastique après chauffage des lopins réalisés en alliages non
ferreux tels que les alliages d’aluminium, de cuivre, de titane, de nickel, etc. L'excédent de métal file en
bavure dans le logement prévu à cet effet. La bavure est ensuite découpée suivant le contour de la pièce.
Cette opération s’appelle le dérasage.

Avantages

 Des avantages mécaniques et techniques tels que : résistance, précision, fiabilité, qualité. Par rapport à
un usinage traditionnel "dans la masse", l’économie de matière est considérable. Le réchauffement à
température adéquate affine le métal sans rompre sa structure fibreuse. L’état de surface sans porosité
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autorise de nombreux travaux de finition tels que le polissage ou traitement de surface.

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 Une parfaite adaptation aux exigences économiques: Ce procédé très ingénieux permet d’obtenir des
pièces mises en forme sans enlèvement de copeaux, uniquement par une déformation très proche du
produit fini. Les travaux d’usinage se trouvent ainsi considérablement réduits, voire supprimés.
Comparé au tournage et au fraisage, le matriçage de précision représente une économie de matière et
un gain en temps de production.

4. Estampage
4.1. Principe

L’estampage est une opération de forgeage en trois coups (ébauche, finition et ébavurage). Le terme
estampage est utilisé lorsque la matière est de l’acier. Ce procédé induit des pertes par bavure : le métal
emprisonné entre les deux matrices qui se rapprochent l’une de l’autre subit de leur part une contrainte qui
l’oblige à s’écouler latéralement, mais l’écoulement latéral est freiné
par le passage de la matière entre les faces des matrices à la sortie de
la gravure. La partie du métal qui s’échappe hors de la gravure se
nomme bavure.

Principe de l’estampage Exemple de pièces estampées


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5. Laminage
Le laminage est une opération de mise en forme par déformation plastique, destinée à réduire la
section d’un produit de grande longueur, par passage entre deux ou plusieurs outils tournant autour de leur
axe ; c’est la rotation des outils qui entraîne le produit dans l’emprise par l’intermédiaire du frottement.
5.1. Laminage à chaud
Le laminage à chaud s’impose pour la raison capitale est que la résistance à chaud du métal décroît
très rapidement avec la température. En pratique, les premières séries de réductions commencent à chaud
afin d’atteindre facilement de fortes déformations du matériau et d’ajuster les propriétés métallurgiques du
produit. Le passage à froid est ensuite nécessaire pour obtenir les caractéristiques géométriques et
mécaniques adéquates, ainsi qu’un bon état de
surface.
Les cages des laminoirs sont généralement
« quarto », composées de deux cylindres de
travail de faible diamètre (de l’ordre de 10 cm),
assurant le laminage, et de deux cylindres d’appui
de diamètre plus grand. Différents actionneurs de
la cage (vis de serrage, vérins, etc.) permettent de
régler l’épaisseur correcte en sortie d’emprise.
5.2. Laminage à froid

Le laminage à froid est généralement réalisé sur laminoirs réversibles multicylindres, où plusieurs
cages se succèdent, on parlera d'un train de laminage (figure ci-dessous). Deux bobineuses sont disposées
de chaque côté des cages pour assurer la traction et contre-traction de la bande. Le laminage s’effectue sous
film d’huile minérale afin de faciliter l’écoulement du métal, éliminer la chaleur produite par le laminage et
lubrifier les équipements internes de la cage de laminage.

Train de laminage
Le laminage à froid n’est nécessaire généralement que pour obtenir des tolérances serrées, et un bon
état de surface. D’un point de vue pratique, la différence entre le procédé à chaud et le procédé à froid tient
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donc surtout à la différence des géométries des produits qu’ils traitent. En l’occurrence, plus épais pour les
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laminages à chaud et plus minces pour les laminages à froid.


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6. Filage - Extrusion
Le filage (en anglais : extrusion) est un procédé de transformation à chaud des métaux et alliages.

Son principe consiste à introduire un bloc de métal, porté à température de forgeabilité optimale, dans une
enceinte fermée, et à le faire ressortir par un orifice de
section plus petite que l’ouverture par laquelle il est
entré, en exerçant sur lui une pression élevée.

L’interposition d’un lubrifiant efficace entre l’ébauche à


déformer et les outillages, ainsi qu’une chauffe
homogène, suffisent pour éviter la plupart des défauts
de filage, en épargnant au métal des contraintes
localement supérieures à sa résistance à la rupture.

6.1. Filage des tubes

Pour exécuter l’opération de filage d’un tube (figure ci-dessous), on utilise une enceinte de forme
cylindrique en acier résistant aux contraintes élevées de déformation (pression et température), appelée
conteneur. Ce conteneur est fermé à une extrémité par une filière dont l’orifice est usiné selon une section
droite similaire à l’extérieur du produit que l’on désire fabriquer. La billette de forme cylindrique, chauffée
à la température optimale de déformation, est introduite dans le conteneur puis poussée contre la filière par
un piston appelé fouloir ou poinçon sur lequel on applique l’effort de la presse.

Schéma de filage d’un tube


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Lorsque cet effort dépasse une valeur, liée aux caractéristiques du matériau et à sa température, la pression
régnant dans le conteneur provoque l’écoulement plastique du métal à travers la filière. On obtient ainsi
une barre de grande longueur dont la section transversale correspond à celle de la filière.

Le filage permet aussi d’obtenir des produits creux ou tubulaires. Pour cela l’ébauche est préalablement
alésée à un diamètre permettant l’introduction d’un outillage appelée aiguille, généralement rétractable à
l’intérieur du poinçon, dont la section droite est celle du profil intérieur désiré. Son extrémité avant vient se
placer au-delà du plan de la filière, lors du démarrage de la phase de filage. Le métal s’écoule ensuite dans
l’espace libre entre ces deux outillages, lesquels peuvent être non concentriques et de profils différents.

Les tubes sont obtenus à l’aide de filières et d’aiguilles de section circulaire, montées coaxialement dans
l’axe de la presse.

6.2. Intérêt du procédé

La souplesse de mise en œuvre du procédé, le prix peu élevé des outillages et la rapidité du changement de
ces derniers en font un moyen de production bien adapté aux fabrications en petites ou moyennes séries, en
dimensions et sections de formes spéciales, ainsi qu’aux alliages, à haute résistance à la déformation,
difficiles ou impossibles à transformer par des procédés de laminage.

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