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Diagnostic 2016 - Maintenance

Le rapport analytique et prospectif 2016 des Instances Bassins Enseignement qualifiant Formation Emploi (IBEFE) de Namur se concentre sur l'adaptation de l'offre de formation aux besoins du marché de l'emploi, en se basant sur des diagnostics sectoriels dans six domaines, dont l'industrie, la construction et la santé. Il présente une méthodologie d'analyse des métiers en demande et des offres de formation, ainsi que des recommandations pour renforcer l'enseignement et la formation professionnelle. Le document final a été validé par l'Instance et est accessible en ligne.

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Diagnostic 2016 - Maintenance

Le rapport analytique et prospectif 2016 des Instances Bassins Enseignement qualifiant Formation Emploi (IBEFE) de Namur se concentre sur l'adaptation de l'offre de formation aux besoins du marché de l'emploi, en se basant sur des diagnostics sectoriels dans six domaines, dont l'industrie, la construction et la santé. Il présente une méthodologie d'analyse des métiers en demande et des offres de formation, ainsi que des recommandations pour renforcer l'enseignement et la formation professionnelle. Le document final a été validé par l'Instance et est accessible en ligne.

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Rapport analytique et prospectif 2016

Industrie – Maintenance, Electricité et HVAC


Introduction

En avril 2014, les Parlements de la Région wallonne, de la Fédération Wallonie –Bruxelles et de la Commission communautaire française adoptaient le Décret portant
assentiment à l’Accord de coopération du 20 mars 2014 relatif à la mise en œuvre des Bassins Enseignement qualifiant formation emploi (Bassins EFE).

Les Instances Bassins Enseignement qualifiant Formation Emploi ont été instaurées en février 2015, avec pour mission d’assurer un rôle d’interface et de
concertation au niveau sous-régional entre les interlocuteurs sociaux, les acteurs locaux de l’enseignement qualifiant, de la formation professionnelle, de l’emploi
et de l’insertion. Elles ont aussi pour rôle d’apporter un appui au pilotage de l’enseignement qualifiant et de la formation professionnelle en orientant l’offre
d’enseignement et de formation en fonction des besoins du marché de l’emploi et de favoriser l’émergence de projets concrets, en synergie avec les acteurs
concernés.

L’Accord de Coopération prévoit que les IBEFE réalisent chaque année un rapport analytique et prospectif, reprenant une série de données et analyses portant
sur le contexte socio-économique du territoire, l’offre d’enseignement qualifiant et de formation professionnelle, les besoins économiques et sociaux et les
ressources permettant l’évolution de l’offre ; ainsi qu’un diagnostic et une série de pistes de travail et de recommandations, principalement en vue d’adapter
l’offre de formation et d’enseignement aux besoins du marché de l’emploi, au niveau local.

Pour 2016, le travail des Instances s’est centré sur l’actualisation de la seconde partie du rapport, relative au diagnostic et aux recommandations en matière
notamment d’options à ouvrir dans l’enseignement secondaire et en matière de formation professionnelle, pour répondre aux besoins d’emploi du territoire.

2
Méthodologie utilisée pour le diagnostic 2016 au sein de l’Instance Bassin EFE de
Namur
Les Instances Bassins Enseignement qualifiant Formation Emploi, avec l’appui de l’IWEPS et de l’IBSA (Instituts wallons et bruxellois de statistique et d’analyse), ont
entamé des travaux en vue de déterminer une méthodologie commune pour l’élaboration des diagnostics et la détermination de thématiques ou pistes de travail
prioritaires, sur base des premières démarches effectuées en 2015. Ce travail n’étant pas encore finalisé, chaque Instance a poursuivi ses travaux en 2016 sur base
d’une méthodologie propre.

L’Instance Bassin EFE de Namur a pris la décision d’investiguer cette année, sur base d’une trame similaire, 6 secteurs/domaines d’activités :

• les trois secteurs/domaines traités en 2015 (actualisation) :


o Industrie (zoom sur les métiers de la Maintenance, de l’Electricité et de l’HVAC – « Heating, Ventilation and Air-Conditioning »)
o Construction - Bois
o Santé - Services aux personnes - Nettoyage
• les deux autres secteurs/domaines priorisés par l’IBEFE Namur en 2015 mais non encore traités :
o Agriculture- Espaces naturels et espaces verts – soins aux animaux
o Horeca -Agroalimentaire
• un sixième secteur/domaine qui a fait l’objet d’une demande d’études dans le cadre des travaux de l’Instance :
o Sciences appliquées (Chimie – Biologie – Pharmacie - …).

1. Elaboration d’un premier diagnostic


Pour chacun de ces secteurs/domaines d’activités, ont été réalisées les étapes suivantes :

• Identification des métiers pour lesquels il existe des perspectives d’emploi sur le territoire du bassin de Namur

Rassemblement, traitement et analyse de données dont :

− Les principales évolutions dans les secteurs et les effets de la transition numérique (prospective) : sur base des études menées par Le Forem –
Métiers d’avenir (2013) et Effets de la transition numérique en termes d’activités métiers et compétences (2016),
− L’insertion au travail des jeunes demandeurs d’emploi wallons sortis de l’enseignement en 2015 (Le Forem – août 2016),
− Les fonctions critiques et métiers en pénurie 2015 et leur évolution entre 2013 et 2015), ainsi que les études qui préparent à une profession pour
laquelle il existe une pénurie significative de main-d’œuvre pour l’année scolaire ou académique 2016-2017 : le Forem - juillet 2016,

3
− Les Métiers d’avenir – Le Forem, septembre 2013 : métiers dont les contenus évoluent et métiers dont les contenus évoluent, avec un potentiel de
croissance d’emploi,
− Les opportunités d’emploi traitées par le Forem en 2015 pour la Direction régionale de Namur (Le Forem),
− Les résultats de l’enquête menée par le Forem en 2014-2015 (données 2013-2014) sur les difficultés de recrutement des agences agréées de travail
intérimaire,
− Les données issues d’un groupe de travail organisé par la Chambre Enseignement de Namur en juin 2016, avec des experts locaux et sectoriels et
qui avait pour objectif d’identifier les pénuries de main d’œuvre au niveau local,
− Les informations communiquées par divers experts consultés individuellement. Exemple : représentants de Manpower Namur, du Cluster Eco-
construction, responsables de centres de formation, …
− Les informations recueillies au sein de rencontres de travail organisées par l’Instance dans le cadre de ses travaux. Exemple : réunion préparatoire
à la mise en place d’un pôle de synergie dans le secteur de la Santé et des Services aux personnes,
− Etc.

• Analyse de l’offre d’enseignement et de formation proposée sur le territoire du Bassin de Namur et de sa fréquentation

Des cartographies ont été réalisées afin de mieux visibiliser la répartition géographique des offres de formation et d’enseignement par secteur/domaine
d’activités : offres de formation du Forem, de l’IFAPME, de l’Enseignement de Promotion sociale, des Centres d’Insertion Socio-Professionnelle, des
CEFA, des Centres de Formation et d’Insertion Socio-Professionnelle adaptés, des établissements d’enseignement secondaire qualifiant, ainsi que les
Centres de Technologies Avancées et Centres de Validation des Compétences.

Celles-ci ont été complétées par des tableaux reprenant, par type d’opérateur, la fréquentation des diverses offres de formation :

• Enseignement secondaire ordinaire du 3ème degré (données au 15/01/2016),


• Offre de formation de l’IFAPME (inscriptions 2014-2015),
• Offre de formation du Forem (2015),
• Offre de formation de l’Enseignement de Promotion sociale (inscriptions, au premier dixième – 2014-2015).

• Prise en compte des travaux du Service Francophone des Métiers et des Qualifications (SFMQ)

• Recensement des Centres de Compétence, Centres de Technologies Avancées, offres en matière de Validation des Compétences, Centres de
formation sectoriels,…

4
Remarque : En l’attente d’une nomenclature commune (cf. ROME V3) pour les intitulés domaines, sous-domaines d’activités et les intitulés d’options ; ainsi
qu’en l’absence actuelle de classification commune des options au sein des domaines et sous-domaines, qui pourraient servir de référence pour l’ensemble
des travaux des Instances, les données utilisées pour la réalisation du présent diagnostic ont été synthétisées et regroupées de manière arbitraire et de
manière empirique dans les secteurs/domaines d’activités. Certains métiers peuvent être repris dans plusieurs secteurs/domaines (exemple : opérateurs de
ligne de production des industries alimentaires).

2. Concertation des acteurs locaux


Les diagnostics réalisés par l’équipe de l’Instance Bassin EFE ont ensuite été soumis à concertation auprès de divers acteurs locaux et experts sectoriels :

- Secteur Santé - Services aux personnes – Nettoyage et Secteur Sciences appliquées (chimie, biologie, pharmacie, ..) : lors de la réunion de l’Instance Bassin
EFE du 10 octobre, dont la composition avait été élargie à des experts pour l’occasion,
- Secteurs Horeca – Agroalimentaire, Construction et Industrie (métiers de la Maintenance, de l’Electricité et de l’HVCA) : lors des réunions des Comités
d’accompagnement de la Chambre Enseignement de Namur des 27 et 28 octobre, dont la composition avait également été élargie,
- Secteur Agriculture – Espaces naturels et espaces verts – Soins aux animaux : procédure de consultation par mail.

Par ailleurs, une présentation des métiers prioritaires qui ressortent de ces travaux, ainsi que des propositions de recommandations en matière d’offre de
formation et d’enseignement pour ces métiers a été effectuée lors de la réunion de la Chambre Enseignement de Namur le 10 novembre 2016, afin que celle-ci
puisse tenir compte de ces éléments dans la détermination de la liste des options éligibles à l’octroi d’incitants pour l’année scolaire 2017-2018 pour le Bassin de
Namur.

3. Thématiques communes et recommandation


Les thématiques (métiers et options) communes et pistes de travail et recommandations issues des travaux de l’Instance Bassin EFE de Namur ont été
synthétisées dans un document à part. Il a été réalisé sur base d’une trame identique pour l’ensemble des Bassins.

Celle-ci est structurée de la manière suivante :


I. Thématiques communes :
- Liste des grappes métiers et/ou profils métiers
. métiers avec perspectives d’emploi sur le territoire du bassin de Namur
. métiers pour lesquels l’offre d’enseignement et/ou de formation est à renforcer et/ou à maintenir sur le territoire du bassin
- Liste des filières et options prioritaires

5
II. Pistes d’actions et recommandations
- Adaptation de l’offre de formation et d’enseignement
- Orientation, promotion des métiers, promotion des filières techniques et professionnelles
- Stages et alternance
- Equipements, ressources
III. Points de vigilance, centres d’intérêt et problématiques spécifiques à explorer
- Points de vigilance et problématiques spécifiques à explorer
- Recommandations au SFMQ
IV. Pôles de synergie

Le présent document a été présenté aux membres de l’Instance et validé lors sa réunion du 12 décembre 2016.

L’ensemble du rapport de l’Instance Bassin EFE de Namur ; à savoir les diagnostics complets pour les 6 secteurs analysés (1. Agriculture-Espaces
naturels et espaces verts-Soins aux animaux, 2. Industrie-zoom sur les métiers de la Maintenance, de l’Electricité et de l’HVAC, 3. Construction-Bois,
4. Horeca-Agroalimentaire, 5. Santé-Services aux personnes-Nettoyage, 6.Sciences appliquées- Chimie, Biologie, Pharmacie,…) et le document de
synthèse des thématiques communes et recommandations de l’Instance peuvent être téléchargés sur le site Internet de l’Instance, à l’adresse
suivante : www.bassinefe-namur.be

6
Champs d’investigation sectorielle
La présente analyse veut cibler plus particulièrement les profils-métiers de la maintenance, de l’électricité et de l’HVAC (« heating, ventilation and air-
conditioning », c’est-à-dire, le chauffage, la ventilation et la climatisation). Puisque ces métiers présentent une certaine transversalité sectorielle, il ne s’agira pas
de cibler le seul secteur de l’industrie. Toutefois, en termes de priorités sectorielles, nous choisissons d’investiguer le marché de l’emploi et les entreprises relevant
des fédérations sectorielles et des commissions paritaires suivantes1 (avec une attention plus particulière pour les CP concernant les travailleurs actuellement
encore sous statut «Ouvrier») :
• Fédération de l’industrie technologique : AGORIA
CP 111 – Commission paritaire des constructions métallique, mécanique et électrique
CP 209 - Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
CP 219 – Commission paritaire pour les services et organismes de contrôle technique et d’évaluation
• Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie : ESSENSCIA
CP 116 – Commission paritaire de l’industrie chimique et des sciences de la vie
CP 207 - Commission paritaire pour employés de l’industrie chimique
• Fédération de l’industrie alimentaire : FEVIA
CP 118 – Commission paritaire de l’industrie alimentaire
CP 220 - Commission paritaire pour employés de l’industrie alimentaire
• Confédération nationale de la construction : CNC
CP 124 – Commission paritaire de la construction
CP 200 - Commission paritaire auxiliaire pour employés
• Association nationale des Patrons Electriciens de Belgique : ELOYA
CP 149 – Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique 149.01 Sous-commission paritaire
des électriciens : installation et distribution
• Fédération nationale des entrepreneurs installateurs-électriciens : FEDELEC - CP 149.01
• Fédération de l’électricité et de l’électronique : FEE - CP 149.01
• Nationaal verbond van zelfstandige elektriciens en handelaars elektrische toestellen : NELECTRA - CP 149.01
En termes de concertation sociale, il existait aussi la Commission Paritaire d’Apprentissage qui réunissait les partenaires sociaux autour des questions des contrats
d’apprentissage industriel (CAI). Depuis le 1er août 2016, elle est remplacée à un niveau régional par la commission CAI gérée administrativement par l’OFFA.

1
Les entreprises affiliées aux fédérations sectorielles répertoriées ci-dessus ressortent parfois également d’autres commissions paritaires. Nous avons renseigné ici les CP qui sont
les plus représentatives des activités menées par les entreprises affiliées.
7
Les fonds sectoriels concernés sont :
• VOLTA : organisation centrale autour du domaine de l’électronique réunissant Formelec (centre de formation du secteur), Tecnolec (le centre de
connaissances technologiques) et FSE (le Fonds de Sécurité d’Existence). CP 149.01
• IFPM : fonds sectoriel de formation pour l’industrie technologique et des constructions métalliques mécaniques et électriques. CP 111 et CP 209
• IFP : Initiatives de Formation professionnelle de l’industrie alimentaire. CP 118 et CP 220
• FVB-FFC Constructiv : le Fonds de Formation professionnelle de la Construction. CP 124
• CO-VALENT : Fonds de formation de l’industrie chimique, des matières plastiques et des sciences de la vie. CP 116 et CP220

Parmi les données statistiques de l’ONSS, on peut ainsi cibler les entreprises relevant des codes Nace suivants. Le tableau ci-après présente la situation de
ces activités sur le territoire de l’IBEFE de Namur au 30 juin 2015 :

Secteur d'activité, NaceBel 2 chiffres Nbr de Postes de Part des postes


travail de travail

Industrie manufacturière
10 Industries alimentaires 2.268 1,8%
11 Fabrication de boissons 109 0,1%
20 Industrie chimique 834 0,7%
21 Industrie pharmaceutique 199 0,2%
25 Fabrication de produits métalliques, à l'exception des machines et des équipements 714 0,6%
26 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 59 0,0%
27 Fabrication d'équipements électriques 370 0,3%
28 Fabrication de machines et d'équipements n.c.a. 529 0,4%
33 Réparation et installation de machines et d'équipements 844 0,7%
Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné
35 Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné 922 0,7%
Construction
41 Construction de bâtiments; promotion immobilière 1.944 1,5%
42 Génie civil 436 0,3%
43 Travaux de construction spécialisés 3.896 3,1%
Commerce
46 Commerce de gros, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles 2.953 2,3%
47 Commerce de détail, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles 9.584 7,6%
Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques
74 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques 74 0,1%
Autres activités de service
95 Réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques 174 0,1%

Total général des postes de travail dans le bassin namurois 126.076 100,0%

Surreprésentation du secteur par rapport au territoire FWB

Sousreprésentation du secteur par rapport au territoire FWB


8
Parmi les grands secteurs d’activités retenus, voici les sous-secteurs qui se distinguent le plus par leur
spécificité namuroise:
Secteur d'activité, NaceBel 4 chiffres Postes dans le Part des postes
bassin dans le bassin

10 Industrie alimentaire 2.268 1,8%


10.39 Autre transformation et conservation de fruits et de légumes 611 0,5%
10.51 Exploitation de laiteries et fabrication de fromage 499 0,4%
10.71 Fabrication de pain et de pâtisserie fraîche 721 0,6%
10.85 Fabrication de plats préparés 47 0,0%
10.86 Fabrication d'aliments homogénéisés et diététiques 18 0,0%
10.89 Fabrication d'autres produits alimentaires n.c.a. 204 0,2%
11 Fabrication de boissons 109 0,1%
11.05 Fabrication de bière 97 0,1%
11.06 Fabrication de malt 11 0,0%
20 Industrie chimique 834 0,7%
20.11 Fabrication de gaz industriels 89 0,1%
20.16 Fabrication de matières plastiques de base 606 0,5%
20.30 Fabrication de peintures, de vernis, d'encres et de mastics 25 0,0%
25 Fabrication de produits métalliques, à l'exception des machines et équipements 714 0,6%
25.11 Fabrication de structures métalliques et de parties de structures 147 0,1%
25.12 Fabrication de portes et de fenêtres en métal 147 0,1%
25.11 Fabrication de structures métalliques et de parties de structures 25 0,0%
26 Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques 59 0,0%
26.52 Horlogerie 5 0,0%
27 Fabrication d'équipements électriques 370 0,3%
27.11 Fabrication de moteurs, de génératrices et de transformateurs électriques 31 0,0%
27.40 Fabrication de lampes et d'appareils d'éclairage électrique 39 0,0%
27.52 Fabrication d'appareils ménagers non électriques 252 0,2%
28 Fabrication de machines et d'équipements 529 0,4%
28.21 Fabrication de fours et de brûleurs 26 0,0%
28.30 Fabrication de machines agricoles et forestières 55 0,0%
28.92 Fabrication de machines pour l'extraction ou la construction 237 0,2%
33 Réparation et installation de machines et d'équipements 844 0,7%
33.17 Réparation et maintenance d'autres équipements de transport 685 0,5%
35 Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné 922 0,7%
35.12 Transport d'électricité 107 0,1%
35.13 Distribution d'électricité 597 0,5%
41 Construction de bâtiments; promotion immobilière 1.944 1,5%
41.20 Construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels 1.868 1,5%
43 Travaux de construction spécialisés 3.896 3,1%
43.21 Installation électrique 620 0,5%
43.22 Travaux de plomberie et installation de chauffage et de conditionnement d'air 663 0,5%
43.29 Autres travaux d'installation 264 0,2%
43.99 Autres travaux de construction spécialisés n.c.a. 334 0,3%
47 Commerce de détail, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles 9.584 7,6%
47.54 Commerce de détail d'appareils électroménagers en magasin spécialisé 196 0,2%
95 Réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques 174 0,1%
95.12 Réparation d'équipements de communication 3 0,0%
95.21 Réparation de produits électroniques grand public 6 0,0%
95.22 Réparation d'appareils électroménagers et d'équipements pour la maison et le jardin 145 0,1%
Total des postes de travail salarié dans le bassin 126.076 100,0%

Forte surreprésentation du secteur par rapport au territoire FWB


Surreprésentation du secteur par rapport au territoire FWB
Sousreprésentation du secteur par rapport au territoire FWB

9
Situation macroéconomique des secteurs et sous-secteurs retenus

L’analyse de ces tableaux statistiques montrent très clairement que les secteurs visés ne sont pas les plus représentatifs et importants du territoire namurois.
Hormis le commerce qui a été repris à la suite de contacts avec des experts sectoriels principalement pour les activités de grossistes, ce sont les activités de
travaux de construction spécialisés qui avec 3896 postes de travail proposent le plus d’emploi salarié dans le Bassin (8ème secteur le plus important du
territoire). L’on peut noter la présence remarquable des travaux de plomberie et installation de chauffage et de conditionnement d’air (malgré un nombre
limité de postes, 663 sur le bassin) et la présence honorable des activités relatives à l’installation électrique.

En ce qui concerne l’industrie manufacturière, les activités qui se distinguent par leurs spécificités et par leur nombre d’emploi relèvent d’abord de l’industrie
alimentaire. Plus précisément, il s’agit des activités d’autre transformation et conservation de fruits et légumes (611 postes et 8 fois plus présent sur le
territoire qu’en FWB), d’exploitation de laiteries et de fabrication de fromage (499 postes et 4 fois plus présent sur le territoire qu’en FWB) et de la fabrication
d’autres produits alimentaires (204 postes et 7 fois plus présent sur le territoire qu’en FWB). Ce secteur est sans doute l’un de ceux qui subit le moins les
effets de la crise que d’autres. Il est pourtant relativement méconnu des candidats à l’emploi, mais aussi du monde de l’enseignement et de la formation. Au
vu de ces considérations et de sa situation dans le bassin namurois, il pourrait constituer un secteur prioritaire pour le territoire.

Ensuite, c’est l’industrie chimique (24ème secteur à Namur) qui est à retenir, particulièrement pour ses activités de fabrication de matières plastiques (606
postes et 4 fois plus présent sur le territoire qu’en FWB) et ses activités de de fabrication de gaz industriels (89 postes et plus de 2 fois plus présent).

Egalement plus de 4 fois plus présent dans le bassin, on relèvera toujours pour le secteur industriel la place importante et spécifique des activités de réparation
et maintenance d’autres équipements de transport qui offre 685 postes de travail salarié. Une analyse plus fine de la nomenclature Nace permet de
comprendre qu’il s’agit surtout des activités liées à l’entretien et à la réparation de locomotives et de wagons (sans doute en lien avec la présence des ateliers
de Ronet de la SNCB).

Enfin, dans le secteur industriel, on notera encore la présence très remarquable des activités de fabrication d’appareils ménagers non-électriques (252 postes
et près de 8 fois plus présent sur le territoire qu’en FWB) et de façon plus globale, des activités relatives à la fabrication de machines et équipements
électriques ou non (sous-secteurs tous plus développés dans le bassin qu’en FWB).

Pour dresser le portrait complet des secteurs concernés, on évoquera encore le secteur de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et
d’air conditionné. Ce sont les activités de transport et distribution qui présentent un développement deux fois plus important en territoire namurois (avec
respectivement 107 et 597 postes de travail salarié). Dans un tout autre secteur, celui des activités de service, l’on peut aussi relever la présence très
remarquable des activités de réparation d’appareils électroménagers et d’équipements pour la maison et le jardin (plus de 10 fois plus développées qu’en
FWB), ceci malgré leur peu de volume d’emploi salarié (145 postes).

10
Pour compléter cette approche statistique du secteur, il faut aussi prendre en compte les photos sectorielles proposées par les fédérations sectorielles. C’est
ainsi que la photo sectorielle du fonds sectoriel Volta (CP. 149.01) pour l’année 20152 confirme l’importance modérée du secteur dans le bassin namurois qui
compterait actuellement 1043 travailleurs ouvriers. La photo sectorielle indique, quant à elle, pour la Province de Namur la présence de 1114 travailleurs
dont 950 ouvriers et 85 stagiaires. Parmi les entreprises, une grande majorité sont des PME voire des TPE. Effectivement, on compte actuellement pour le
territoire 86% d’établissements comptant moins de 10 travailleurs. Il y a donc un contraste saisissant avec un nombre restreint de grosses entreprises (1 à
2%) comptant près de 1000 travailleurs en Belgique et le nombre très importants de petites structures. Les besoins de ces entreprises ne sont donc pas tous
semblables. Dès lors, il n’est pas aisé de recueillir la parole et les besoins de l’ensemble des employeurs concernés et que ceux-ci soient unanimes. C’est
dans tous les cas le défi des fonds sectoriels et des acteurs de l’emploi et la formation.

Il est encore à préciser que les fédérations sectorielles dépassent les frontières des secteurs traditionnellement définis par la nomenclature Nace. Par exemple,
un électricien sur chantier relèvera de la CP 149.01, bien qu’il travaille dans le contexte su secteur de la construction (couvert par la CP124). Des contrôles
sont effectués dans ce sens.

Face à la difficulté de percevoir clairement tous les besoins des employeurs et afin de leur offrir un service sur mesure, le fonds sectoriel Volta a pour projet
la création d’une base de données qui pourra accueillir tant les offres d’emploi et de stages que les demandes d’emploi et de stages. Plusieurs secteurs ont
déjà concrétisé cette démarche dont la construction, http://www.emploiconstruction.be/.

Piste de travail (pôle de synergie) : dans l’objectif de mieux percevoir les besoins et réalités des entreprises, réalisation d’une enquête sectorielle en
partenariat avec le fonds sectoriel Volta

Précisions en ce qui concerne les activités de maintenance (selon le témoignage des experts)

Il y a à considérer à tout le moins trois concepts différents de maintenance :

1. La maintenance des bâtiments (de la ventilation aux éclairages, etc.) (bâtiments résidentiels, tertiaires (p. ex hôpitaux) et industriels) (Volta)
2. La maintenance des chaînes de montage, des installations, de machines de production (relevant plus du secteur industriel). (IFPM)
3. La maintenance des véhicules ou engins (cycles, voitures, machines agricoles, etc.) (EDUCAM)

Ce sont les deux premiers volets qui sont ici l’objet de notre attention.

2
http://www.vormelek-formelec.be/assets/Uploads/Onderzoeksrapporten/VOLTA-photo-secto-2015-FR-def.pdf
11
1. Le marché de l’emploi
1.1. Situation des besoins du secteur en termes de main-d’œuvre qualifiée et de profils-métiers

Informations issues du GT pénuries locales organisé en 2015 et en 2016 dans le bassin de namurois et témoignages de quelques experts
récoltés lors d’entretiens ou de visites d’entreprises3

Selon le témoignage du secteur CP149.01, les profils les plus demandés dans leur domaine sont les profils-métiers de :
Electricien de maintenance tertiaire (équivalent à l’électromécanicien)
Electricien de lignes et réseaux
Technicien de maintenance tertiaire (matériels électriques, électroniques, électromécaniques ou de télécommunication)
Installateur électricien généraliste
Installateur en systèmes de sécurité
Technicien en HVAC (frigoriste, climaticien, chauffagiste avec les agréations si possible).

Exemples Métiers à cheval sur plusieurs secteurs :


Technicien de maintenance, électricien de maintenance sont des métiers qui concernent également l’IFPM.
Electricien automaticien et mécanicien automaticien (besoins importants relevés par l'IFPM)
Electronicien (électricien) automobile est un métier qui concerne également Educam.

Selon le témoignage du secteur CP111 et CP209, il y a aussi des demandes pour les profils-métiers de :

Monteurs d’ascenseurs ou plutôt agent de maintenance d’ascenseurs

Au vu de cette liste, on comprend que ce sont tous les types d'électriciens qui sont recherchés et delà, doivent être soutenues toutes les formations et
filières qui y conduisent.

3
Visite de la Centrale hydroélectrique de Coo-Trois-Ponts (2015) – visite de la Sonaca (mars 2016)- rencontres avec Volta, la MWB FGTB, le Forem Formation Dinant et
Nivelles, Technocampus (juillet et septembre 2016)

12
Le secteur a aussi identifié des métiers émergents pour lesquels les entreprises expriment de plus en plus de besoins:
Tableautier (=câbleur de tableau)
Ventiliste/technicien du froid/climatisation
Domotique
Technicien en électronique
Technicien en systèmes d'automatisation
Télécommunication

Liens avec le secteur de l’automobile


Les métiers de l’automobile ressortent vraiment d’un autre secteur (que la CP 149.01), même si l’électricité est de plus en plus présente dans les véhicules.
De nouvelles évolutions technologiques (apparition des bornes électriques, etc.) feront peut-être apparaître des profils professionnels hybrides mais ce
n’est pas encore le cas actuellement.

Le secteur précise qu’il n’est pas toujours facile d’obtenir des données objectives sur les besoins des entreprises. D’une part, les données quantitatives
actuelles ne captent qu’une partie des offres d’emploi et des besoins (beaucoup de recrutement aussi par agences intérimaires). Les contacts qualitatifs avec
les entreprises ne sont pas systématiques et ne permettent pas d’avoir une vision correcte et globale du marché. En outre, les besoins des employeurs varient
selon le type d’entreprises interrogées : grandes entreprises (marchés internationaux), PME ou TPE. De façon générale, les plus petites entreprises demandent
du personnel plus polyvalent (problématique de l’électromécanicien) et les grandes entreprises souhaitent plus du personnel spécialisé.

Pistes d’actions (si besoins exprimés par l’IBEFE) : réaliser une enquête auprès des entreprises du BW/Namur en partenariat avec Volta

Tendances actuelles : plusieurs secteurs ont décidé de créer leur propre site en vue de collecter les offres d’emplois et de stages de leurs affiliés et de mettre
en concordance les demandes d’emploi et de stages. A titre d’exemples, le site de la construction est déjà opérationnel (http://www.emploiconstruction.be/).
Celui de la CP 149.01 est en projet. Dans l’alimentation, c’est le site www.foodatwork.info.

13
Recherche de compétences de base solides
De façon transversale, divers secteurs sont en recherche de candidats pour un grand nombre des métiers en lien avec la maintenance, l'électricité et l'HVAC
et sont presque en recherche permanente de ces profils trop rares sur le marché de l'emploi. En outre, le personnel de ces entreprises est vieillissant: il va
falloir renouveler la main-d'œuvre et assurer les relais de compétences au sein des entreprises.
Les filières de formation sont donc très porteuses d'emploi. Les entreprises veulent avant tout que les élèves qui sortent des écoles techniques maîtrisent
leur métier de base et aient les « bonnes aptitudes » et les « bons comportements professionnels » (savoir-être) (témoignage de la Sonaca et de Volta). Les
compétences spécifiques peuvent être acquises par la suite grâce à des contacts renforcés avec les entreprises, les formations sectorielles et les formations
"passerelles vers l'emploi" proposées par les centres de compétences.

Recherche de comportements professionnels adaptés (savoir-être)


Les plus grands griefs des employeurs (CP. 149.01) ne sont pourtant pas liés aux lacunes techniques mais plutôt à l'état d'esprit des jeunes qui, selon eux, ne
montrent pas une forte implication dans leur travail et qui manquent profondément de motivation (selon les témoignages recueillis il y a deux ans à
l'occasion d'une assemblée réunissant un grand nombre d'enseignants et d'employeurs). Le secteur CP 149.01 étant composé d'un grand nombre de PME
voire TPE, ce sont surtout ces petites entreprises qui dénoncent fortement ce problème.

Pistes d’actions :
• Approfondir les constats tirés lors du rassemblement "enseignants-employeurs", les actualiser.
• Soutenir les actions visant à travailler les savoir-être en milieu professionnels (parallèle à faire avec les compétences-clefs du Forem):
initiative de Volta = une formation "Attitudes", initiative du FFI (Fonds de Formations pour les intérimaires pour travailler les "soft skills"
(s'informer sur les résultats de l'enquête)

Conditions d'emploi généralement bonnes voire confortables


Les conditions proposées dans le secteur CP 149.01 et CP116/CP207 (chimie) sont souvent bonnes, voire très bonnes. Les heures supplémentaires sont
possibles. Il ya des remboursements pour les frais de déplacements. Les accords sectoriels nationaux s'appliquent pour toutes les entreprises, même celles
qui ne disposent pas de délégation syndicale. Pour les grosses entreprises (telles qu'Engie, GSK, etc.), les négociations peuvent même aller plus loin et proposer
ainsi plus d'avantages encore (le "package" proposé chez GSK avec assurances groupes, ... est très apprécié par les employés). Pour la CP 149.01, tous les
ouvriers qui ont déjà 5 ans d'expérience dépassent déjà tous les grilles salariales négociées. Les employeurs désirent maintenir leur personnel qualifié et éviter
les débauchages.

14
Pour les secteurs de l’enseignement et de la formation : recherche d’enseignants et de formateurs
La plupart des acteurs de l’enseignement et de la formation témoignent de la difficulté de recruter des enseignants et formateurs ayant autant les
compétences techniques (dans une dynamique de formation continue) que les compétences pédagogiques indispensables à l’exercice de la fonction.

Pistes d’actions :
• Travail avec les futures cellules de reconversion à la suite des malheureuses fermetures d’entreprises dans le secteur industriel (dont
Caterpillar)
• Pour les enseignants en place : soutenir les actions visant leur formation continue. (p.ex. Projet ENTR’APPRENDRE de la Fondation pour
l’Enseignement : organisation de stages pour les enseignants dans les entreprises)

Sur base des offres d'emploi gérées par le SPE, le service aux entreprises du Forem relève un manque de main-d'œuvre pour les métiers cibles suivants:
• Mécanicien industriel
• Mécanicien poids lourds
• Electromécanicien
• Dessinateur DAO
• Frigoriste
• Opérateur maintenicien de premier niveau
Le profil de technicien plasturgiste n'est pas en tension selon les données administratives, car les élèves diplômés sont de suite engagés. Cependant, c'est un
profil recherché sur le marché de l'emploi et il n'y a qu'une seule école à Ciney (Havelange) qui propose cette option.
En ce qui concerne le profil d'opérateur de production, il y aurait une surabondance de candidats, alors que le profil est en train d'évoluer par une exigence
plus élevée de compétences vers le profil de Conducteur de ligne. Les profils SFMQ tiennent compte de ces évolutions. Le besoin accru d'enseignants de
l'enseignement technique et professionnel sont aussi relevés tout particulièrement par le SPE.

Afin de compléter ces témoignages et d’obtenir une vision plus large de la situation des profils-métiers concernés, il nous faut aussi analyser les données
administratives disponibles, à savoir les données sur les métiers critiques et en pénuries, sur les difficultés de recrutement dont témoignent les agences de
travail intérimaires, la main-d’œuvre disponible (réserve de demandeurs d’emploi) et le volume d’offres d’emploi publiées par le Service Public de l’Emploi.

Informations issues du Forem sur les métiers du secteur

15
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Personnel du bâtiment, des travaux publics et de l'extraction

Personnel du second œuvre

Electricien du bâtiment et des travaux publics X X X X X X Electricien X - énergies 193 1152


alternatives
Installateur électricien X X X X Electricien 140
Installateur électricien résidentiel
Installateur électricien tertiaire
Installateur en équipements électriques de piscine
Installateur de parafoudre
Installateur en domotique/immotique
Installateur de panneaux photovoltaïques
Installateur électricien industriel

Electricien lignes et réseaux X X X X 40


Electricien d'éclairage public
Monteur de caténaires
Monteur de lignes haute et très haute tension

Technicien d'enseignes lumineuses

Installateur en système de sécurité X X X X 13


Installateur en système d'alarme incendie
Installateur en système d'alarme anti-intrusion
Installateur en système d'accés et contrôle d'accés

Installateur d'équipements sanitaires et thermiques X X X X X X 92 557

Monteur en sanitaire et chauffage (+ panneaux solaires sauf X X X X X X 82


X - poseur
Sanitariste X X X X X X Installateur sanitaire
panneaux
Installateur-
énergies
technicien
alternatives
Chauffagiste X X X X X X chauffagiste

Fontainier
Poseur de compteur d'eau

Monteur en climatisation (air conditionné) X X X X X X Climatisation

Monteur frigoriste X X X X X X Frigoriste X

16
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Personnel de la mécanique, de l'électricité et de l'électronique

Personnel de la construction mécanique et des travaux des métaux

Conducteur d'équipement de formage (des métaux) 47


Conducteur d'équipement de formage des métaux Métiers du métal

Opérateur-régleur sur machine-outil ou Technicien en systèmes


261
d'usinage (métal) X X X X X X X X 36
Technicien en système d'usinage (métal) X X X X X Métiers du métal X X

Personnel de la construction électrique et électronique

Opérateur sur machines automatiques en production électrique


30
et électronique

Opérateur de fabrication de matériel électrique et électronique

Interconnecteur en matériel électrique et électromécanique 60 242

Monteur-câbleur en équipements électriques Electricien


Electricien câbleur de navires
Electricien câbleur d'équipement haute tension
Electricien câbleur avion

Interconnecteur en électronique 34
Monteur-câbleur en équipements électroniques

Bobinier de la construction électrique et électronique 29


Electricien bobineur Electricien

Contrôleur en électricité et en électronique Electricien 24


Contrôleur de matériel électrique et électronique

Personnel d'entretien et de maintenance

Mécanicien de maintenance X X X X X Mécanique X 68 225

Mécanicien d'entretien industriel Mécanique X


Chef mécanicien d'entretien (industrie) 17
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Affûteur 5

Régleur sur machine de production 16

Maintenicien en mécanique aéronautique(Mécanicien


d'aéronautique) Mécanique
14
X

Maintenicien en mécanique aéronautique(mécanicien maritime) Mécanique 2

Mécanicien d'engins de chantier, de levage et manutention et de


100
machines agricoles X X X X X Mécanique 48

Mécanicien en génie civil X X X X X 14


Mécanicien d'engins de levage et de manutention X X X X X
Mécanicien agricole et travaux techniques X X X X X X 34

Mécanique auto
Mécanicien de véhicules particuliers et industriels X X X X (fonds sectoriels) 192 976

Mécanicien d'entretien de voitures particulières et véhicules Mécanique auto


utilitaires légers X X X X (fonds sectoriels) X 67
Mécanicien poids lourds X X X X X 43
Mécanicien polyvalent X X X X 21

Mécanique auto
Technicien de maintenance et de diagnostic automobile (MDA) X X X X (fonds sectorils) X 12
Technicien LPG
Technicien de véhicules hybrides ou électriques (HEV)

Technicien de maintenance et de diagnostic poids lourds (MDT) X X X X X 12

Mécanicien en motocycles, matériels d'entretien et de loisirs 186


Mécanicien cycles
Mécanicien horticole et de parcs et jardins
Mécanicien motocycles

18
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Electricien de maintenance Electromécanique X - dont en 35 356


électricité
Electricien de maintenance industrielle Electromécanique aéronautique 35

Maintenicien en instruments de bord, équipements électriques et


électroniques Electromécanique
15

Maintenicien en instruments de bord


Maintenicien en instruments de bord en aéronautique X X
Maintenicien en instruments de bord en nautique

Polymaintenicien X X X X X X 110 156


Electromécanicien de maintenance industrielle X X X X X X Electromécanique X 110

Personnel des industries de process

Conducteur d'installation des industries chimiques, de production d'énergie


et agro-alimentaire

Pilote d'installation des industries chimiques et de production


12
d'énergie X

Opérateur/conducteur sur appareils de transformation,


84
productionphysique/chimique (automatisés) X X X

Opérateur sur machines de formage des matières plastiques et du


59
caoutchouc X

Pilote des installations en industrie alimentaire X 12

Opérateur sur machines et appareils de fabrication des


967
industries agro-alimentaires 64
Conducteur de ligne de production en industrie alimentaire X 24
Opérateur de production en industries agro-alimentaires X 40

Pilote d'installation de production des métaux 0

Opérateur de production des métaux 116

Pilote d'installation de production cimentière X 5 19


Conducteur de centrale à béton
opérateur de poste centralisé de cimenterie
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Opérateur de production de céramique et de matériaux de


37
construction X

Opérateur de production de panneaux à base de bois X 9

Opérateur de production des pâtes à papier et à carton 0

292
Opérateur sur machines de finition, contrôle et conditionnement

Agent main de finition, contrôle et conditionnement 28 1838

Personnel des autres industries (industries graphiques, ameublement,


bois)

Personnel des industries graphiques

Conducteur de machines d'impression 260

Conducteur de machines de façonnage de papier-carton 12

Opérateur d'exécution de façonnagede papier-carton 12

Personnel des industries ameublement et bois

Opérateur de sciage débit X 39


Opérateur de scierie X
Opérateur de traitement du bois X

Conducteur de machine de fabrication des industries de


33
l'ameublement et du bois (et matériaux associés)
Opérateur de production de l'industrie transformatrice du bois
et de l'ameublement
Opérateur de finition des industries transformatrices du bois et
de l'ameublement

Façonneur bois et matériaux associés (production de série) 140


Opérateur de production d'éléments de construction bois
20
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Maîtrise industrielle

Agents d'encadrement de maintenance

Agent d'encadrement de la construction mécanique X Mécanique 10

Agent d'encadrement de production électrique et électronique Electricien 4

Agent d'encadrement des industries de process 23 33

Agent d'encadrement des industries graphiques 7

2
Agent d'encadrement des industries de l'ameublement et du bois
Contre-maître de l'industrie transformatrice du bois et de
l'ameublement

Agents d'encadrement de maintenance

Agent d'encadrement de maintenance Electromécanique 20


Chef d'équipe en maintenance industrielle

Techniciens industriels

Technicien de la préparation de la production

Dessinateur-projeteur de la construction mécanique et du travail Dessinateur en


18
des métaux mécanique
Dessinateur/concepteur en mécanique

Dessinateur/dessinatrice de la construction mécanique et du Dessinateur en


41
travail des métaux X X mécanique 37
Dessinateur en mécanique X X

Technicien d'études-recherche-développement en électricité et


65
électronique Electricité

Technicien d'études-recherche-développement en électronique


Technicien d'études-recherche-développement en électrique
21
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Dessinateur-projeteur en électricité et électronique X X Electricité 9


Dessinateur-projecteur en électricité X X
Dessinateur-projecteur en électronique X X

Dessinateur en électricité et électronique Electricité 22 26


Dessinateur en électricité
Dessinateur en électronique

Technicien de laboratoire de recherche des industries de process X X 242

Technicien de la préparation de la production

Technicien de fabrication de la construction mécanique et du


15
travail des métaux Mécanique
Technicien d'organisation de la fabrication de la construction
mécanique et des métaux

Technicien de fabrication de la construction mécanique et du


5
travail des métaux Mécanique
Technicien de fabrication de la construction mécanique et du
travail des métaux

Technicien de contrôle-essai-qualité en électricité et électronique Electricité X 23


Technicien d'essais, contrôle, qualité en électricité X
Technicien d'essais, contrôle, qualité en électronique X

Technicien de production des industries de process X X 153

Technicien de laboratoire de recherche des industries de process


Technicien fabrication de papier-carton
Technicien en production de chimie industrielle X
Technicien dragéiste (industrie pharmaceutique)
Thermicien
Technicien en production biopharmaceutique X

Technicien responsable de fabrication (industrie agroalimentaire)


Technicien en production verrière (fabrication)
Technicien en productcion sidérurgique (fabrication)
Technicien en production plasturgique (fabrication) X
Technicien en production de caoutchouc (fabrictaion)
Agent technique d'exploitation ENERGIE 22
Technicien en production de céramique (fabrication)
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Techniciens d'installation et de maintenance

Technicien d'installation d'équipements industriels et


213
professionnels X X X
X dont
X - technicien de
maintenance
maintenance
Technicien d'installation et de maintenance industrielle X X X Electromécanicien parc éolien
Technicien d'installation de matériels de télécommunication X X X

X - technicien de
173
Installateur-maintenicien en systèmes automatisés X X Electromécanicien maintenance

Technicien automaticien X X Electromécanicien X


Technicien en automates programmables
Technicien en automation et régulation

Electro-instrumentiste

Installateur-maintenicien en ascenseurs (et autres systèmes


17
automatiques) Electromécanicien

Ascensoriste
Agent de maintenance d'ascenseurs
Dépanneur d'ascenseurs
Monteur d'ascenseurs

Maintenicien en biens électrodomestiques 46


Dépanneur d'appareils électroménagers
Réparateur en radio-télévision-hi-fi

111
Maintenicien des systèmes thermiques, climatiques et frigoriques X X X X X X X X 68
Technicien
chauffagiste -
équipement X - pompes à
Technicien d'entretien et d'exploitation de chauffage X X X X X X thermique chaleur X 46
Frigoriste - X-
Technicien frigoriste ( voir aussi 4221205) X X X X X X climatisation climatisation X 22

23
Maintenicien en électronique X X Electromécanicien 72
Technicien de maintenance en électronique X X X
Technicien en électronique médicale
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Cadres techniques de l'industrie

Cadres techniques de production

Cadre technique de production X X X X X X X 31 129


Responsable/ingénieur de production X X X X X X

X (dont chimie- X (dont bois et


Cadre technique de contrôle-qualité 188
X X X X X X X pharmacie) chimie-phramacie) 20
X (dont bois et
responsable/ingénieur de qualité X X X X X X X chimie-pharmacie)

Cadres technico-commerciaux et de maintenance

Cadre technique d'entretien, maintenance, travaux neufs X X X 29 66

Responsable de maintenance industrielle X X X 29


Responsable d'entretien, maintenance des équipements et/ou
du matériel
Responsable d'entretien, maintenance des infrastructures et/ou
des bâtiments

24
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Personnel de la formation initiale et de la formation continue

Professionnels de la formation initiale

Enseignant d'enseignement technique (agricole, professionnel,


995
technologie) X - cours techniques X X 260

Enseignants dans le secteur de la construction de l'enseignement


secondaire inférieur X - cours techniques 20
Industrie du bois
Equipement
Equipement du bâtiment thermique

Enseignant dans le secteur de l'Agronomie dans l'enseignement


secondaire inférieur X - cours techniques
Horticulture et maintenance de matériel
Agriculture et maintenance de matériel

Enseignant dans le secteur de l'Industrie dans l'enseignement


secondaire inférieur X - cours techniques 34
Mécanique Auto
Mécanique automobile (fonds sectoriels)
Electroménager et matériel de bureau
Electromécaniques Electromécanique
Scientifique industrielle
Mécanique Auto
Mécanique de garage (fonds sectoriels)
Mécanique Auto
Mécanique polyvalente (fonds sectoriels)
Electricité Electricien

Enseignant dans le secteur de la Construction dans


l'enseignement secondaire supérieur X - cours techniques
Installateur-
technicien
Montage en sanitaire et en chauffage chauffagiste
Equipement
Equipements thermiques thermique
Dessin en construction
Installateur sanitaire
Installation sanitaire
Installateur-
technicien 25
Installation chauffage central chauffagiste
Equipement
Equipement du bâtiment thermique
METIERS selon la nomenclature ROME - Fonctions critiques - hors Métiers en pénurie - hors Dispense ONEM
Métiers d'avenir (Le Forem - 2013)
Nbre opportunités
Nbre de DE
enseignement (Le Forem) enseignement (Le Forem) pour reprise positionnés
REM d'études
d'emploi ≥ à 25 (DR
(DR Namur
Avec potentiel de Namur 2015) rem5
(Horizons emploi. wwww.leforem.be) 2013 2014 2015 2013 2014 2015 (2016-2017) En changement
croissance
2015)

Enseignant dans le secteur des sciences apppliquées dans


l'enseignement secondaire supérieur

Enseignant dans le secteur de l'Agronomie dans l'enseignement


secondaire supérieur

cours technqiues et
profils-métiers
Mécanique,
électromécanqiue,
Enseignant dans le secteur de l'Industrie dans l'enseignement dessinateur, métiers
secondaire supérieur du métal, HVAC 41

Professionnels de la formation continue

Formateur X X 824

Formateur : fonction production


Génie industriel
Manutention
Qualité

Formateur : génie civil, construction, bois


Bâtiment second œuvre
BTP conception organisation

Formateur : production mécanique


Automatisme informatique industrielle
Mécanique construction réparation Mécanique

Formateur : transformation
Agroalimentaire
Energie
Matériau produit chimique

Formateur : électricité, électronique Electricien


Formateur en électronique
Formateur en électrotechnique
Formateur en télécommunication

26
1.2. Principales évolutions dans le secteur

Sources d’informations : Le Forem – Métiers d’avenir - septembre 2013 et témoignages de quelques experts4

A. Evolution générale et transversale dans les secteurs industriels et de la construction

Tendances transsectorielles :

- L'industrie (particulièrement) technologique recherche des profils de plus en plus qualifiés. Il y a une forte tendance à l'automatisation,
l'informatisation et la robotisation des processus de fabrication. Les compétences demandées sont en lien avec ces nouvelles technologies qu'il faut
être capable de maîtriser et sur lesquelles il faut pouvoir intervenir même lorsque l'on se trouve en première ligne de maintenance en tant
qu'opérateur de production.

- Les centres de compétences et les secteurs entretiennent une veille de compétences. De ces veilles (dont il faudra préciser les contours lors des pôles
de synergie), les experts rencontrés ont déjà pu mettre en lumière certaines évolutions à long terme (à mieux cerner au travers des pôles). Parmi ces
évolutions, on évoquera la transition énergétique, véritable enjeu pour tous les secteurs tant le coût de l'énergie est élevé et tant les secteurs en sont
dépendants pour se développer. Pour la construction, on va tendre vers la construction de maisons qui seront capables de produire leurs propres
énergies en toute autonomie (mini-centrale intégrée). Cela va demander de maîtriser de nouvelles technologies et de continuer à mettre les
travailleurs dans un processus de formation continue. Pour l'industrie, elle va devoir se tourner vers des procédés moins énergivores et/ou capables
de récupérer de l'énergie et de recycler les déchets (auto-alimentation ou procédés innovants tels que celui de la centrale de Coo pour la
récupération-transformation de l'énergie nucléaire en surabondance).

- L'industrie subit de fortes pressions au niveau de la concurrence car elle doit se considérer à un niveau international, voire mondial. Les récents
évènements avec l'entreprise Caterpillar mettent en lumière la "fragilité" des activités industrielles dans notre pays qui dans cette dynamique
mondiale éprouvent beaucoup de difficultés à préserver leurs activités sur nos territoires. Sans compter les grandes pertes déjà comptabilisées (textile,
sidérurgie, métal, génie civil, etc.), Il y a vraiment une menace de disparition d'un grand nombre d'emploi moins qualifié. C'est pourquoi il y a une
volonté de la part des politiques à défendre une industrie wallonne à haute valeur technologique. Se pose dès lors la question de l'avenir des profils
de travailleurs moins qualifiés et de la future place dans notre société des chercheurs d'emploi les plus éloignés du marché de l'emploi.

4
Visite de la Centrale hydroélectrique de Coo-Trois-Ponts (2015) – visite de la Sonaca (mars 2016)- rencontres avec Volta, la MWB FGTB, le Forem Formation Dinant et
Nivelles, Technocampus (juillet et septembre 2016)
27
- Problématique du dumping social : perte de près de 20.000 emplois dans la construction et de plus ou moins 2.000 dans le secteur de la maintenance,
l'électricité et HVAC. Le problème est complexe car les pratiques sont légales : elles ont été acceptées par tous les membres de la communauté
européenne. Il n'y a pas d'obligation pour que les travailleurs étrangers prestant en Belgique soient payés au même niveau salarial que les travailleurs
indigènes. Plusieurs démarches sont actuellement initiées par les acteurs politiques, le monde patronal et syndical afin d'enrayer le phénomène. Il
faudrait pouvoir obtenir le paiement des cotisations dans les pays où s'exerce l'activité mais la démarche est compliquée car il faut l'accord des 28
pays européens dont des pays de l'est plutôt satisfaits de cette directive. Les premiers à dénoncer le dumping social étaient les employeurs eux-
mêmes qui se voyaient perdre de nombreux marchés. C'est l'ensemble des acteurs du marché de l'emploi qui est donc impacté par cette
problématique. Une nouvelle menace plane encore sur l'emploi en Belgique, il s'agit du TTIP (Partenariat transatlantique de commerce et
d’investissement) mais il doit être consenti au niveau régional et la Wallonie et d'autres régions comptent le rejeter.

Secteur chimie, pharmacie et biotechnologies (cfr. Rapport concernant les sciences du vivant) :

- Le secteur est l'un des plus gros employeurs de l'industrie en Belgique et constitue la source principale d'investissements et de recherche et
développement du pays (R&D). Sa localisation en Belgique est stratégique : au cœur de l'Europe.
- Le secteur connaît depuis de nombreuses années un manque quantitatif de personnel scientifique et technique qualifié.
- Une transition du secteur chimique s'opère vers la chimie végétale (substitution des matières fossiles par des molécules végétales) et le
pharmaceutique, vers le "micro" et un développement des biotechnologies qui entraînent de nouvelles organisations du travail et de nouveaux
métiers (hausse de demande de compétences).
- Pour le secteur pharmaceutique, la proximité de la fin de certains brevets requiert des adaptations importantes dans le secteur et de nouvelles
stratégies de marché. Le secteur est soumis à des normes et règlements très stricts (REACH, règlement européen).

Secteur industries technologiques :

- Le secteur des technologies comprend des activités plus traditionnelles (travail du métal et métallurgie) mais aussi des technologies de pointe
(aéronautique, nucléaire, etc.). Ces activités sont relatives au travail et à la transformation des métaux mais relèvent aussi de la mécanique, la
mécatronique et l'électronique. Ces technologies de base plus connues évoluent et en font apparaître de nouvelles telles que la pneumatique,
l'automatisme, la domotique, l'immotique, la robotique, etc. Cela conduit à une complexification des matériels (p.ex. machines à commandes
numériques), des tâches, à une intellectualisation des processus de travail et de là à un besoin croissant de compétences et de polyvalence,
particulièrement dans le chef des techniciens de maintenance qui doivent être capables d'intervenir sur ces nouveaux outils.
- Ce secteur industriel est sans doute l'un de ceux les plus soumis à d'importante pressions concurrentielles. Même lorsque les entreprises ont encore
pour actionnaire majoritaire la région wallonne, il est difficile de préserver toutes les activités sur le territoire wallon au risque de perdre des marchés
très importants. La préservation d'une main-d'œuvre wallonne moins qualifiée est un vrai défi. Les entreprises doivent dès aujourd'hui se préparer à
de nouvelles révolutions industrielles en développant des stratégies qui leur assureront une place incontournable sur le marché dans des domaines

28
bien spécifiques. Cette compétitivité est un enjeu complexe, car les prévisions sur le long et moyen terme apparaissent de plus en plus difficiles. Les
développements stratégiques font souvent figure de pari sur le futur.
- Le secteur est particulièrement impacté par les nouvelles normes environnementales mais aussi les normes de sécurité et de qualité,
réglementations que le secteur tente d'anticiper au mieux.
- Le secteur souffre d'un manque de candidats sortant de l'enseignement technique (recrutement de plus en plus de candidats de l'enseignement
général) et du vieillissement de sa main-d'œuvre. Le défi de la formation continue et du transfert de compétences vers les jeunes travailleurs ne
semble toutefois pas être assez pris en considération par les employeurs.

Secteur de l’Industrie alimentaire (cfr. Rapport concernant l’Horeca):

- Le secteur de l’alimentaire se compose d’une série de sous-secteurs : boulangerie, viande, logistique, etc. Il est un des plus gros employeurs de
l’industrie en Belgique (186.700 emplois directs et indirects, dont 24% en Wallonie) et compte un grand nombre de PME. Il devient progressivement
une industrie de haute technologie.
- Le secteur est influencé par l’intensification de la concurrence, l’accélération des mutations économiques, les évolutions technologiques, les nouvelles
technologies et les nouvelles contraintes réglementaires, ainsi que les exigences des clients. Il est impacté par l’automatisation des processus de
production, l’innovation régulière obligatoire, l’amélioration de la traçabilité et du contrôle qualité, ou encore la réduction des gaspillages et déchets.
Au niveau économique, il doit s’adapter à l’augmentation du prix de l’énergie et la fluctuation de celui des matières premières, à la pression de la
grande distribution, … Il doit aussi s’adapter à de nombreuses et fréquentes nouvelles réglementations (qualité, conservation, sécurité alimentaire,
…).
- En Wallonie, l’industrie de production alimentaire est représentée par le pôle Wagralim : industries des secteurs alimentaires, de la fabrication de
boissons et de produits à base de tabac et acteurs de la recherche et de la formation.
- Effets de la transition numérique : développement de produits intelligents (capables de réagir et de s’adapter à des modifications de l’environnement
extérieur (par exemple, lors d’un changement de température, lumière, pression,…), de la traçabilité et de l’identification des produits, d’emballages
actifs et intelligents (cf. sécurité alimentaire), optimisation de l’utilisation des ressources et réduction des consommations électriques et de matières
premières (ex. frigos intelligents, frigos collectifs), impression 3D, création de prototypes virtuels et de simulations de procédés avant le lancement
effectif de la production, robotisation.
- Evolution des métiers et des compétences du secteur : les frontières entre les métiers tendent à se brouiller. Les compétences demandées tendent
à s’élargir et à couvrir des compétences relatives à d’autres secteurs. Demande de travailleurs de plus en plus flexibles et polyvalents. L’évolution des
techniques, technologies nécessiteront une montée générale des compétences des travailleurs et un besoin accru de profils hautement qualifiés,
souvent au détriment des autres postes de travail. De nombreux métiers transversaux aux secteurs industriels et manufacturiers, comme le
préparateur de commande, le réceptionniste en logistique, l’électromécanicien ou l’agent de maintenance sont présents dans l’industrie
alimentaire.
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Compétences souvent citées : capacité de maîtriser de nouveaux outils informatiques et de nouvelles technologies, capacité à s’adapter aux
changements qui deviennent permanents par le suivi de formations continues de plus en plus fréquemment, capacité de pilotage des cobots
(robots non-autonomes, dédiés à la manipulation d’objets en collaboration avec un opérateur humain) ou des robots.

Secteur de l’agriculture : étant donné le seul profil-métier de "mécanicien d'engins agricoles" retenu dans cette analyse, les évolutions de ce secteur ne seront
pas décrites dans ce chapitre. En revanche, les conclusions concernant le "mécanicien d'engins agricoles" ont été retenues.

Secteur de l’automobile : la maintenance de véhicules n'étant pas l'objet premier de ce travail, les évolutions de ce secteur ne seront pas décrites dans ce
chapitre. En revanche, les conclusions concernant les profils-métiers de mécanicien de véhicules particuliers et de technicien MDA auto et poids lourds ont
été prises en compte dans ce rapport. Ils feront l'objet d'un examen plus approfondi en 2017. Un témoin sectoriel nous a toutefois précisé que l'entreprise
Audi allait fabriquer à partir de 2018 des voitures hybrides avec des batteries électriques. Une nouvelle usine de batteries sera construite. En collaboration
avec le centre de compétences IrisTech, ils ont créé un nouveau centre de formation.

Secteur de l’aéronautique :
− Le secteur aéronautique se compose de deux branches : la fabrication et la maintenance. Depuis 2011, l'industrie aéronautique affiche une croissance
soutenue. Car les compagnies renouvellent leur flotte d'avions à la suite de la croissance du transport aérien. En Wallonie, ce sont principalement trois
entreprises qui offrent de l'emploi dans le secteur : la SONACA, la SABCA et TECHSPACE AERO. Le secteur est l'un des six pôles de compétitivité du plan
Marshall.
− L'installation de plus en plus généralisées des systèmes électriques de commande, au détriment des systèmes mécaniques et hydrauliques, constitue un
enjeu majeur dans l'industrie aéronautique. Les gains de temps en termes d'assemblage et de maintenance sont des atouts nons-négligeables. La
composante électrique qui est présente dans les commandes des systèmes d'avions, oblige les mécaniciens de maintenance à se spécialiser de plus en
plus en tant qu'électromécanicien.
− La complexification croissante des avions (part croissante des composites, du numérique et de l'électrique) implique de plus en plus de compétences
variées et diversifiées pour le personnel de maintenance. Il existe un risque que cette demande soit comblée plutôt par des pays d'Asie et au Moyen-
Orient qu'en Europe pour deux raisons : le coût moindre de la main-d’œuvre mais aussi la croissance démographique importante de ces pays
consommateurs importants de transport aérien.
− La compétitivité dans ce secteur est particulièrement élevée.
− En ce qui concerne la maintenance, les constructeurs aéronautiques sont tenus de fournir à leurs clients les méthodes de maintenance et de réparations
de leurs avions. La maintenance s'effectue selon un rythme déterminé par le constructeur, de façon stricte. Tout est normé et cette croissance de rigueur
impacte directement les formations de techniciens de maintenance : études plus longues et plus de formation continue. Les techniciens sont tenus
d'obtenir des brevets pour travailler sur certains types de composants ou d'avions.

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Secteur de l’élastomère et plastiques :
− Ce secteur est fortement lié à d'autres domaines d'activités et contribue directement à leur prospérité (automobile, emballage, construction, transport,
électronique, etc.).
− Trois nouveautés pour le secteur : de nouveaux matériaux, des procédés plus performants et l'intégration de nouvelles technologies. Mais l'impact de
ces évolutions sur les compétences techniques est limité car elles ont continué à être actualisées mais elles ont plus impacté sur les compétences sociales,
à savoir les compétences d'adaptation aux changements.

Secteur du textile : ne figurant pas parmi les secteurs prioritaires de ce travail, les évolutions de ce secteur ne seront pas décrites dans ce chapitre. En
revanche, les conclusions concernant les profils-métiers ciblés par ce travail ont été prises en compte dans ce rapport.

Secteur de l’énergie :

− Ce secteur est au cœur d'intenses recherches technologiques afin de trouver des solutions alternatives de production d'électricité et de chaleur. Comme
il occupe une place centrale dans la question des énergies renouvelables, il est en lien avec d'autres secteurs dont la construction, le bois, l'habitat.
− A long terme, les maisons pourraient devenir des "mini-centrales" électriques avec des possibilités de stockage du surplus d'électricité produite dans les
piles à hydrogène et dans des voitures hybrides. Ce serait le passage de la "maison passive" à la "maison à énergie positive".
− Le secteur pourrait, si un investissement important était fait par les pouvoirs politiques, créer d'ici quelques dizaines d'années une énergie 100%
renouvelable et aurait ainsi l'avantage de créer beaucoup d'emplois et de richesses. Il y a différentes façons de produire de l'énergie alternative. Namur
présentant de nombreuses terres agricoles, des acteurs économiques de la région se posent actuellement la question d'un développement économique
de biogaz.
− Il est à noter que les changements législatifs concernant les certificats verts ont été très dommageables pour le secteur (panneaux photovoltaïques). De
nombreux emplois ont été perdus (témoignage d'un représentant syndical du secteur).

− Le matériel nucléaire vieillissant, des besoins de maintenance ou de démantèlement des centrales nucléaires sont à prévoir et ceci en considérant les
dynamiques au-delà des frontières nationales (exemple : centrale de Chooz en France, située à 15 km de Dinant : grosse opération de maintenance prévue
en 2018, besoin de main-d’œuvre locale et possibilité de reconversion de ces profils ensuite car les compétences demandées sont très transversales et
intéressent de gros employeurs tels Engie (témoignage d’un opérateur de formation)).

Secteur de la construction : (cfr. Rapport quant au secteur de la construction) Sont toutefois mentionnés ici les profils-métiers ciblés par ce travail et relevant
du secteur de la construction.

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B. Evolution des métiers et des compétences des secteurs identifiés

Personnel du second œuvre (construction) :

- Electricien (énergie alternative) (REM. 422110106) : Maintenance (entretien et réparation) des panneaux solaires photovoltaïques (secteurs de la
construction et de l'énergie). Détecte et répare les pannes. L'installateur doit être dans une dynamique de formation continue : se tenir au courant des
nouvelles technologies, nouveaux produits. La diversité des systèmes et des travaux à entreprendre conduisent l'électricien à se spécialiser en énergies
renouvelables. Il y a une tendance à une diversification et spécification des métiers qui entrainera la nécessité de travailler en équipe pluridisciplinaire.
L'électricien devra aussi parfaire ses connaissances en informatique et domotique. Avec le vieillissement des appareils, le métier est appelé à augmenter
ses effectifs. A terme, c'est ainsi que l'installateur de panneaux pourrait évoluer vers le profil d'électricien de maintenance afin d'avoir une expertise globale
des systèmes.
- Electrotechnicien en énergies renouvelables : L'électrotechnicien a la responsabilité d'une étape clé dans la réalisation d'un projet éolien ou
photovoltaïque. Il vérifie la faisabilité d'un point de vue technique, réalise la partie de génie électrique, l'installation et la mise en service et assure parfois
le suivi avec les clients. Le centre de compétences Technifutur en forme et réussit à insérer les chercheurs d'emploi de façon satisfaisante.

- Chauffagiste/technicien chauffagiste (REM. 422120102 -5233201) : le chauffagiste installe les équipements de chauffage, tandis que le technicien
chauffagiste procède à la maintenance préventive et correctives des systèmes techniques d'installation de chauffage. Une adaptation des compétences
doit être faite en lien avec l'apparition constante de nouveaux produits et de nouvelles technologies. Les compétences tendraient à s'élargir aussi au
conseiller énergie. Les chauffagistes se préparent déjà aux changements prévisibles dont la disparition des systèmes de chauffage traditionnel, ceci en se
tenant informé des nouvelles avancées technologiques (pompes à chaleur, raccordements de panneaux thermiques, ventilation, etc.). De nouveaux
système couplant chauffage et ventilation ou plusieurs types de chauffage différents apparaissent : il faut pouvoir les maîtriser. La domotique prend aussi
de plus en plus d'importance.

- Technicien frigoriste (REM. 5233202) : le technicien frigoriste assure la mise en service, la gestion technique, la maintenance et la réparation d'installations
frigorifiques commerciales et/ou industrielles et de climatisation. Le développement des pompes à chaleur pourrait permettre une demande plus accrue
encore de ce profil. Le centre de compétences Technocampus témoigne d'une forte insertion à l'emploi (plus de 90%) à la sortie des formations préparant
à ce métier.

- Monteur frigoriste (REM. 4221205) : avec des compétences plus limitées par rapport au technicien frigoriste, le monteur procède au montage des
installations. Depuis le 1er septembre 2016, un brevet est indispensable pour manipuler les gaz réfrigérants. Cela risque de poser problème car beaucoup
ne sont pas en règle et ne réussiront peut-être pas l'agrément. Il y a une interrogation concernant l'avenir de ce profil-métier.

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Personnel d'entretien et de maintenance :

- Mécanicien industriel (REM. 44311) : le mécanicien industriel est de plus en plus amené à assurer de l'entretien moins conventionnel: entretien plus
préventif, voire prédictif. Il intervient de plus en plus pour calibrer les automates programmables et ajuster les machines. Ses tâches exigent dès lors de
plus en plus de compétences et de connaissances entre autres en électromécanique et en électronique.
- Maintenicien en mécanique aéronautique (REM. 44314) : le maintenicien en mécanique aéronautique exécute tout ou partie des opérations de
maintenance d'équipements et/ou systèmes aéronautiques, notamment hydrauliques et pneumatiques. Les innovations technologiques demandent au
personnel de la maintenance une formation continuée. Si une partie de la maintenance "lourde" peut être délocalisée en dehors de l'Europe, la
maintenance "légère" sur le tarmac n'est pas concernée. La hausse du trafic aérien devrait ainsi faire augmenter le besoin en maintenance des compagnies
aériennes. Toutefois, cette tendance pourrait être contrebalancée en raison des progrès technologiques mis en place par les constructeurs pour réduire
les coûts et la fréquence de maintenance.
- Mécanicien d'engins agricoles (REM. 4431603) : le mécanicien d'engin agricole entretient, répare, adapte des machines, installations ou véhicules utilisés
dans l'agriculture (tracteurs, semoirs, distributeurs d'engrais, etc.). L'évolution technologique et la création d'entreprises de travaux agricoles, spécialisés
dans la fourniture et/ou la conduite d'engins, stimulent les besoins en mécanicien. Remarque : le Forem Formation de Dinant vient de lancer une formation
de mécanicien d'engins agricoles : nous resterons attentifs aux débouchés dans la région namuroise.
- Mécanicien de véhicules particuliers et industriels (REM. 4432103) : le métier devrait évoluer en termes d'interventions purement mécaniques. Ainsi, une
série de tâches mécaniques tendront à disparaître ou deviendront très marginales (en raison de la fiabilisation accrue des pièces mécaniques), et seront
remplacées par des tâches requérant plus de compétences électriques-électroniques-informatiques.
- Technicien MDA auto et poids lourds (REM. 4432108 et 4432109) : le métier évoluera vers des contenus informatiques plus importants, avec un
développement de la communication embarquée, de nouvelles plateformes, etc. Les moteurs se perfectionnent et deviennent encore plus complexes :
des outils de diagnostic sont devenus indispensables. L'évolution des télécoms intervient également dans le métier de technicien auto. Les véhicules
tendront à communiquer entre eux, ou avec un serveur.

- Maintenicien en électronique aéronautique (REM. 4433201) : Le maintenicien en électronique aéronautique exécute tout ou une partie des opérations
de maintenance des instruments, des équipements et des installations (électriques, radioélectriques, électroniques) sur les aéronefs. Le métier de
maintenicien en électronique aéronautique fait face à toute une série de changements technologiques : le développement et l'utilisation de plus en plus
répandu des aspects réseaux et protocoles internet, l'introduction de composants intelligents (variateurs communiquant avec des commandes
numériques, système de diagnostic intégré, etc.), le renouvellement rapide des générations de composants avec de nombreuses familles et versions, etc.
Un profil proche, celui de maintenicien en électrique aéronautique (4433201 ou 4433104) est aussi détecté comme un profil en évolution mais avec en
plu un potentiel de croissance.

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Personnel des industries de process :

− Pilote d'installation/opérateur machine (REM. 451) : à partir d'un tableau de commandes, l'opérateur machine pilote et surveille tout ou une partie d'une
installation complexe d'appareils. Il procède aux contrôles, il met en place des mesures correctives, il peut aussi effectuer la maintenance de premier
niveau. L'automation croissante de l'appareil productif dans l'industrie (dont la chimie et le pharma) renforce le besoin des effectifs de pilotes
d'installation. Ces derniers doivent disposer de bonnes connaissances techniques. De plus, l'évolution technologique peut affecter directement les
installations de production, et modifier en partie le métier d'opérateur machine qui doit désormais développer une grande capacité d'adaptation selon la
machine sur laquelle il travaille.
Pour l'industrie alimentaire, le pilote de ligne (45121) est l'ex-opérateur process, métier qui nécessite généralement un diplôme de bachelier ou au
minimum un diplôme du secondaire supérieur technique ou professionnel en mécanique/électromécanique. En 2013, un besoin d’adaptation de l’offre de
formation pour ce métier était évoqué. Le profil d'Opérateur de fabrication alimentaire (REM. 4512203) est aussi toujours demandé. Il exige un CESS
technique/professionnel en hôtellerie, boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, boucherie, … avec expérience professionnelle. Les entreprises recrutent
d’abord en interne des conducteurs de lignes avec expérience ou débauchent du personnel similaire expérimenté en externe. Des formations spécifiques
telles que des formations orientées sur le produit sont parfois nécessaires.
Pour l'industrie du textile, il s'agit du conducteur des équipements industriels, profil écarté dans notre analyse. En effet, il n'est pas établi qu'il opère des
activités de maintenance de première ligne. Toutefois, l'évolution vers plus de polyvalence peut amener l'évolution des tâches et compétences dans ce
sens.
− Conducteur de machines et de lignes (ex-opérateur de production) (REM. 4512201) : l’automatisation requiert de plus en plus de conducteurs de
machines et de lignes. L’employeur souhaite une flexibilité de ceux-ci qui doivent savoir gérer plusieurs petites lignes de production. De plus en plus, les
conducteurs de lignes assurent la maintenance industrielle de leur équipement. Des profils de techniciens sont de plus en plus demandés pour ce métier.
A présent, à la suite d'un changement de vocable (cfr. profils SFMQ), le conducteur de ligne est vraiment un métier de la maintenance car avant, il devait
juste régler la machine (régler les capteurs, petits ajustements), mais à présent, il doit p.ex. intervenir sur une pompe en panne. Cela se complexifie. Le
profil d'opérateur de production dans le secteur chimique/pharmaceutique est moins demandé à Namur mais il faut tenir compte de la demande
périphérique au territoire (p. ex. Mölnlycke Health Care située à Waremme qui produit des kits de chiurgie)
− Opérateur de fabrication et de finition- plasturgiste (REM. 45113) : il suite et modère une ou plusieurs machines automatisées de transformation de
produits plastiques, caoutchouc ou matières composites en respectant les impératifs de production (coût, qualité, délais, etc.) et les règles de sécurité. Il
effectue des contrôles de conformité des produits en cours de production. Il peut être amené à faire des opérations manuelles liées au produit (finition,
conditionnement, etc.) ainsi qu'à procéder au réglage des équipements et à la maintenance de premier niveau. Il est aussi appelé "plasturgiste". Son travail
sera impacté par l'arrivée de nouveaux matériaux (dont le recours croissant aux matières composites).
− Technicien de fabrication/production (REM. 522310109 -522310110) (plasturgie-caoutchouc) : profil-métier qui sera touché par les évolutions techniques
et technologiques qui impactent fortement et directement sur l'appareil productif et les processus de travail.

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Technicien de la préparation de la production (REM. 522) :

− Technicien en production (REM. 52231) : Les évolutions technologiques demandent au technicien de production une capacité d'intégration des nouvelles
pratiques. A cet égard, la fonction requiert des compétences et des connaissances de plus en plus variées, notamment en informatique.
− Technicien de contrôle-essai-qualité (REM. 52221) : Le contrôle qualité est une étape essentielle dans l'industrie; dans la production à proprement parlé
ou dans la maintenance et la logistique. Etant donné l'accroissement des normes de qualités (que ce soit dans les processus de production ou par rapport
au niveau de qualité des produits), cette fonction devient de plus en plus stratégique dans les entreprises.

Techniciens d'installation et de maintenance (REM. 523) :

− Technicien de maintenance industrielle (REM. 5231101): Le technicien de maintenance procède à des interventions de maintenance préventive ou
corrective et d'entretien de dépannage dans des champs techniques ou technologiques différents (automatismes, électricité, électronique,
instrumentation, mécanique, physique, climatique, etc.). Les évolutions technologiques permanentes et le développement de l'informatisation des
équipements ont un impact important sur les compétences requises pour les techniciens de maintenance. Les matériels de production incluent toujours
plus de technologies différentes (mécanique, électricité, électronique, automatismes, etc.) et ces technologies elles-mêmes évoluent. Maintenance
corrective, mais également maintenance prédictive, détection des pannes. Utilisation de capteurs et analyse des données provenant de systèmes de
surveillance pour prévenir les pannes.
Le métier de technicien de maintenance industrielle devrait être plus fortement recherché sur le marché de l'emploi dans les années à venir (c'est un
profil très transversal, relevé dans de nombreux secteurs industriels dont celui de la plasturgie de la technologie, du textile, de l'énergie, etc.). La ré-
organisation des activités de support se caractériserait entre autres, par une ré-internalisation des tâches de maintenance qui étaient, jusque-là, souvent
sous-traitées. Cela conduirait les entreprises actives dans l'industrie à développer des solutions en interne et donc à rechercher ce type de main-d'œuvre.
Dans le secteur du textile, le vieillissement des travailleurs du secteur fait craindre un manque de transmission de savoir par rapport à ce profil-métier.
Pour le secteur de l'énergie, on parle du profil-métier de "Technicien en opérations de maintenance de parc éolien". Plus les parcs éoliens seront
nombreux, plus seront nécessaires des techniciens qualifiés.
!!!! De plus en plus souvent, les grandes unités ont tendance à confier la maintenance de 1er niveau (réglages, échanges de consommables standards),
voire de 2ème niveau (graissage, contrôle de fonctionnement) aux opérateurs de production d'où une attente forte, pour tous les niveaux de
compétence, de polycompétence technologique et de capacité à s'adapter techniquement. (voir le profil-métier opérateur machine (REM. 451))

- Automaticien dit "Technicien automaticien" ou "Electricien automaticien" (REM. 5231201) : L'électricien automaticien installe, règle et met en service
des équipements industriels automatisés faisant appel à l'électronique, à l'électropneumatique, à l'hydraulique et à l'électronique selon les règles de
sécurité et d'environnement. On comprend dès lors que ce profil est très impacté par les nouvelles évolutions technologiques et réglementations du
secteur.
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− Electro-instrumentiste (REM. 5231202) : L'électro-instrumentiste étalonne les instruments, monte, règle, modifie et entretient des ensembles ou des
éléments d'équipements automatisés. Dans la réorganisation du secteur de la chimie et pharma, les tâches de maintenance et de vérification des
procédures et des machines qui dans le passé étaient fréquemment externalisées, ont tendance à être de nouveau internalisées. Dans le même ordre
d'idées, l'automatisation croissante de l'appareil productif augmente les besoins en techniciens de maintenance qualifiés en électromécanique.
− Technicien de maintenance d'unités de cogénération (REM. 5233201) : il assure la maintenance préventive et curative de l'installation de cogénération.
Il recherche les pannes mécaniques et électriques. Il aide au diagnostic. La cogénération est un principe de production simultanée de deux énergies
différentes dans le même processus (électricité et chaleur). Le but est de valoriser les déchets d'énergie. L'avenir de ce métier est dépendant de l'évolution
technologique de ce procédé.
− Technicien d'entretien de pompes à chaleur/unités de climatisation (REM. 5233201 et 5233202) : Il assure le dépannage et l'entretien des appareils de
climatisation, de systèmes de réfrigération, de pompes à chaleur. Il exerce son métier dans des entreprises d'installations d'équipements de froid, dans les
ateliers de maintenance des hôtels, des grandes entreprises. Il peut travailler à son compte après avoir obtenu l'accès à la profession (brevet depuis le 1er
janvier de cette année indispensable pour manipuler les gaz réfrigérants, impact sur le profil de Monteur frigoriste.

Cadres techniques de production (REM.532) :

− Cadre technique de production/responsable production (REM. 5321101) : son niveau de compétence et qualification devrait augmenter, notamment
avec la capacité de travailler en mode projet, la connaissance des nouvelles technologies (CAO/DAO, GPAO, etc.) mais aussi l'ensemble des matières,
produits finis, processus et acteurs de filière. Le travailleur en place sera amené à faire preuve de capacités d'adaptation et de flexibilité (constat secteur
textile).
− Cadre technique de contrôle-qualité (REM. 53212) : fonction stratégique au vu des normes et réglementation accrues. Niveau de qualification élevée et
nécessité d'une expérience dans le domaine du contrôle-qualité (fonction très transversale : secteur de la chimie, pharmaceutique, industrie technologique,
industrie alimentaire où il est précisé que la demande de ce profil augmente aussi dans les TPE et PME qui exportent ou collaborent avec la distribution,
...).

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2. L’offre d’enseignement et de formation professionnelle

2.1. Grappes métiers définies par le Service Francophone des Métiers et des qualifications (source :
site Internet www.sfmq.cfwb.be)
Avant d’aborder l’offre de l’enseignement qualifiant, nous faisons le point sur le travail du Service Francophone des Métiers et des Qualifications (SFMQ)
pour les profils métiers ciblés dans ce travail.

Le travail du SFMQ a débuté en 2012. Le secteur 149.01 est l’un des premiers à s’être mobilisé pour travailler à la définition des profils-métiers qui serviront
à guider les programmes de formation du secteur.

Le travail actuel pour les profils-métiers ciblés dans ce travail est le suivant :

A. Métiers de l’installation électrique

1. Monteur-électricien (Accrochage Rome V3 F1602) : il n’est pas vraiment « électricien » mais il va effectuer tous les travaux de montage sans faire les
raccordements. Dans les grandes entreprises, il est possible de trouver des profils moins polyvalents comme celui-là. Il s’agit ici de personnes qui
essentiellement tirent les câbles. (profil plus destiné à l’enseignement spécialisé) (TERMINE)
2. Installateur-électricien (résidentiel, industriel, tertiaire) (Accrochage Rome V3 F1602) : il fait tous les raccordements et participe à toute l’installation
mais il ne fait pas de dépannage. Il fait la maintenance de ses propres installations, ce qui au niveau pédagogique est une grande différence avec le
profil d’une personne capable de dépanner l’installation d’un autre. (TERMINE)
3. Technicien en installations électriques (Accrochage Rome V3 F1602) : il est capable d’accomplir tout ce que font les autres et en plus, il assure la mise
en service de façon autonome et le dépannage (EN COURS)
4. Technicien en installations de sécurité (Accrochage Rome V3 I1307) : (même niveau que le technicien électricien). C’est un technicien actif dans tout
ce qui est système alarme « anti-intrusion », alarme « incendie » et « vidéo surveillance ». (EN COURS, tout au début de la dynamique)

Implémentation de la formation d’installateur-électricien : tout est prêt pour implémenter ce profil de formation dans l’enseignement. La formation est
prévue sur 3 ans. Si les orientations du pacte d’excellence en deux degrés (123 et 456) se mettent en place, cela ne pose pas de soucis. Mais si la qualification
ne peut plus se faire que sur 2 ans, ce ne sera pas possible ou alors, il faudra ajouter une 7ème obligatoire.

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B. Métiers du sanitaire et du chauffage

1. Monteur-chauffagiste : profil purement de la construction. La validation des compétences est également disponible. (TERMINE)
2. Technicien en chauffage : ce métier est transversal car il s’agit de la maintenance des installations de chauffage (autant tertiaire qu’industriel).
(métier demandé surtout deux acteurs très pourvoyeurs d’emplois : ENGIE et VEOLIA) (EN COURS)

C. Métiers de l’électricité et l’industrie du froid

1. Monteur-frigoriste : ce profil ne relève pas du même niveau que le monteur-électricien. Il est plus qualifié, de niveau équivalent à l’installateur. Le
vocable retenu est celui le plus usité dans le métier. La frontière qui a été mise avec le profil de technicien-frigoriste est celui de la certification. Le
monteur peut travailler sur des installations frigorifiques qui ne nécessitent pas d’être certifié. Quels seront les impacts de la réforme intervenue le
1er septembre 2016 ? va-t-il rester du travail possible pour le monteur non pourvu de certifications ? (TERMINE)
2. Technicien-frigoriste (EN COURS)

Projet pour 2017 : introduction du profil d’installateur ventiliste (certainement avec d’autres secteurs dont celui de la construction). « Il y a de plus en plus
de maisons, de bâtiments qui sont « basses énergie » donc hermétiques. Donc, il faut absolument les ventiler. Le métier de ventiliste, c’est un métier en plein
essor. Ce n’est pas un métier neuf mais c’est un métier mal exercé. Tout le monde s’est jeté sur ce métier que l’on pensait facile mais il s’avère que la technologie
même si elle n’est pas compliquée, demande des compétences spécifiques et des formations ad hoc. Le réglage du débit pour assurer un air non vicié, renouvelé
comme il faut, avec un certain confort, ce n’est pas si évident que cela ». (Témoignage de Volta)

38
Problème dans les écoles : difficulté d’ouvrir des filières d’enseignement dans les filières du chaud et du froid. Il y a trop peu d’élèves qui s’y inscrivent. Il y a
sans doute une méconnaissance des métiers mais pas seulement. Car ce sont des métiers qui requièrent de bonnes aptitudes. Enfin, les installations coûtent
aussi très chères.

Pistes d’actions:
Pour attirer les jeunes et les demandeurs d’emploi vers ces métiers en manque d’images (positives) :
• Initier des actions de promotions et découverte des métiers du froid et du chaud mais aussi des autres métiers évoqués ici dont le profil d'électricien,
ceci tant pour les élèves que pour les demandeurs d’emploi.
• Exploiter tous les outils de promotion et découverte métiers mis en place par les secteurs (p.ex. Volta « restez branché », "www.wattsup.be",
Technios Awards et Days (IFPM), journées organisées à Walibi et base militaire par l'IFPM, etc.)
• Collaborer avec les cités des métiers sur des actions concrètes de sensibilisation : faire connaître et partager les outils tels la Videobox de la Cité des
métiers de Charleroi, remplacement du cours de technologie par des découvertes-métiers avec le concours des centres de formation et de
compétences et les CTA.
• S'engager dans une dynamique d'approche orientante (telle que le fait la Communauté germanophone)
• Donner une meilleure visibilité aux formations et aux filières d'enseignement dans ces domaines: réaliser des répertoires de l'offre de
formation/enseignement à destination des jeunes, des parents, des demandeurs d'emploi et des employeurs.

D. Métiers de la maintenance industrielle

1. Agent de maintenance : profil qui n’a pas été retenu pour le secteur industriel car aucune qualification n’est demandée (nettoyage des postes de
travail). Pour le tertiaire, c’est le niveau le plus bas.
2. Electricien de maintenance industrielle (EN COURS)
3. Mécanicien de maintenance industrielle (EN COURS)
4. Electromécanicien de maintenance industrielle (EN COURS) : profil qui pose des difficultés d’accord entre les différentes entreprises du secteur. Les
grandes et les petites entreprises n’ont pas les mêmes besoins. Le travail est actuellement bloqué.
L’option d’électromécanicien dans l’enseignement qualifiant existait auparavant. Il y a 10-15 ans, le secteur a souhaité que cela soit revu, étant donné
le besoin de leurs employeurs. Les filières d’électriciens et de mécaniciens se sont alors scindées. Il s’est avéré que ce besoin correspondait plus au
besoin des grandes entreprises plus enclines à engager des profils « spécialisés ». Les petites entreprises sont par contre demandeuses de beaucoup
plus de polyvalence. Il est possible que les difficultés actuelles soient liées à cet état de choses. Le secteur alimentaire (IFP) témoigne aussi de son
besoin grandissant d’électromécaniciens.
5. Technicien de maintenance : profil non abordé en SFMQ car c’est un profil qui dépasse le niveau de l’enseignement (obligatoire) technique. (profil
plus de polytechnicien)

39
E. Métiers de la maintenance tertiaire

1. Agent de maintenance tertiaire : l’agent de maintenance, c’est surtout pour les grandes entreprises qui peuvent se permettre d’avoir des personnes
moins polyvalentes. En revanche, pour les moyennes entreprises voire petites entreprises, ce n’est plus le cas. Ce profil ne sera pas probablement
pas introduit au SFMQ.
2. Electricien de maintenance tertiaire : sera probablement introduit et sera d’un niveau équivalent à celui d’électricien de maintenance industrielle (EN
COURS)
3. Technicien de maintenance tertiaire : profil plus de polytechnicien. Il a les compétences de l’électricien de base mais à ces compétences sont adjointes
une série d’autres compétences en mécanique et en HVAC car c’est important de gérer la climatisation, la température des pièces. Ce profil sera donc
constitué à partir du profil du chauffagiste, du frigoriste et du ventiliste (à venir). Ce profil ne sera pas probablement pas introduit au SFMQ.

F. Métiers de la production de denrées alimentaires

1. Assistant opérateur de production de l’industrie alimentaire : ne fait pas l’objet d’un profil SFMQ. Les compétences anciennement dévolues à ce
profil-métier sont actuellement attribuée à l’opérateur. Ce profil ne demande pas de qualification, existe-il encore ? (à confirmer par l’IFP)
2. Opérateur de production de l’industrie alimentaire (OPIA) (Accrochage Rome V3 H2102) : étant donné le glissement de vocabulaire, l’opérateur de
production ne réalise plus d’interventions techniques. Il n’est donc pas à considérer dans cette analyse. (TERMINE)
40
3. Conducteur de ligne de production en industrie alimentaire (CLPIA) (Accrochage Rome V3 H2102) : il assure la conduite et la surveillance d’une ou
plusieurs machines (approvisionnements, contrôle, gestion des dysfonctionnements). Il règle la ou les machines et doit effectuer des interventions
simples de premier niveau (réglages, échanges de consommables) et de second niveau (graissage, contrôle de fonctionnement). Il doit donc avoir
des compétences en mécanique et en électricité. Le diplôme de secondaire professionnel en mécanique, électromécanique est souvent demandé par
les employeurs. Il est à préciser que ce profil-métier est très transversal. Il a été validé par plusieurs autres secteurs dont les secteurs du verre, du
bois et de l’industrie technologique. (TERMINE)
4. Pilote des installations en industrie alimentaire (PIIA) (Accrochage Rome V3 H2102) : il programme, supervise et pilote une ou plusieurs installations.
Il rédige les rapports signalant les anomalies, les interventions mais n’effectue pas les interventions. Il travaille à partir d’une salle de commande
centralisée (écrans, vidéos, consoles, moniteurs informatiques…). Ce profil occupe une place dans le chaînon de la maintenance sans pour autant en
réaliser lui-même. Il est un profil connexe de la maintenance. (TERMINE)
5. Opérateur recettes en industrie alimentaire (ORIA) (Accrochage Rome V3 H2102, H3303) : hors des profils ciblés (TERMINE)
6. Agent de fabrication du secteur alimentaire (AFA) : profil relatif à la fabrication artisanal (pas un profil ici ciblé) (TERMINE)

41
G. Métiers de la chimie

1. Opérateur de production en chimie : le secteur de la chimie a souhaité définir son propre profil d’opérateur de production. (EN COURS)
2. Technicien de production en bio-pharmacie (EN COURS)

H. Métiers de l’usinage

1. Technicien en système d’usinage (Accrochage Rome V3 H2903) : il assure l’entretien et la maintenance de 1er niveau de son poste de travail.
(TERMINE)

I. Métiers de la mécanique automobile (non prioritaires dans cette analyse)

1. Mécanicien d’entretien automobile (Accrochage Rome V3 I1604) : pas de maintenance (TERMINE)


2. Mécanicien polyvalent automobile (Accrochage Rome V3 I1604) : maintenance des dispositifs mécaniques, hydrauliques, pneumatiques, électriques
et électroniques (TERMINE)
3. Technicien en maintenance et diagnostic automobile (TMDA) (Accrochage Rome V3 I1604) : spécialiste du diagnostic mécanique, électronique et
électrique (TERMINE)

J. Métiers de la mécanique poids lourds et divers (non prioritaires dans cette analyse)

1. Mécanicien d’entretien de véhicules utilitaires et poids lourds (EN COURS – Début de la dynamique)
2. Mécanicien polyvalent de véhicules utilitaires et poids lourds (EN COURS – Début de la dynamique)
3. Technicien en maintenance et diagnostic automobile (TMDA) de transport de marchandises et personnes (EN COURS – Début de la dynamique)
4. Technicien d’engins de génie civil (EN COURS – Début de la dynamique)
5. Technicien de machines agricoles et horticoles professionnelles (EN COURS – Début de la dynamique)
6. Technicien de chariots élévateurs et chargeurs téléscopiques (EN COURS – Début de la dynamique)

K. Métiers des deux roues

1. Réparateur de cycles (EN COURS – Début de la dynamique)


2. Mécanicien d’entretien de vélomoteurs et motocyclettes (EN COURS – Début de la dynamique)
3. Technicien d’entretien de vélomoteurs et motocyclettes (EN COURS – Début de la dynamique)

42
Implémentation des SFMQ dans les filières de formation

Les profils de formation ne sont pas encore tous implémentés au sein de tous les opérateurs de l’enseignement et de la formation. Cela prend du temps car
les profils de formation identifiés par la COPROFOR doivent encore être déclinés dans les heures de formation. Il y a un manque de visibilité du travail en cours
et de l’état des implémentations chez les différents opérateurs. Le secteur souhaite aussi pouvoir soutenir l’implémentation en se tenant à la disposition des
acteurs de l’enseignement et de la formation pour commenter les profils identifiés et favoriser le dialogue entre les différents acteurs. Le secteur CP. 149.01
a pris de contacts en ce sens et propose ainsi ses services en tant que conseil.

Pistes d’actions:
• Identifier avec l’aide des partenaires l’état d’avancement des implémentations SFMQ.
• Favoriser le dialogue entre les partenaires pour que les implémentations soient les plus pertinentes pour tous.

Un outil pédagogique potentiel en lien avec les réalités du marché de l’emploi : les épreuves sectorielles
Les épreuves organisées par les secteurs à l’adresse des élèves peuvent être de véritables outils afin d’augmenter les compétences des élèves et de les rendre
plus en phase avec l’exigences du marché de l’emploi. Elles peuvent être aussi un bon indicateur des compétences les plus et les moins maîtrisées par les
élèves. Actuellement, l’utilisation de ces épreuves sectorielles par les écoles n’est pas généralisée. Certaines écoles collaborent depuis des années, tandis
que d’autres ne l’on jamais fait. La bonne circulation des informations entre les directeurs, les chefs d’atelier et les élèves est souvent une difficulté majeure
pour la réussite de cette action. Les secteurs souhaitent renforcer ces actions très valorisantes pour les métiers du secteur et les élèves qui peuvent recevoir
des prix (Electro Brain, Technios Trophy). Un représentant syndical du secteur s’interroge sur le résultat faible de réussite à la certification VCA en Wallonie
(seulement 38% contre 80% en Flandre), ceci alors que le VCA est la base des métiers de l’électricité.

Pistes d’actions:
• Mieux exploiter les résultats des épreuves sectorielles : transmettre les informations à tous les acteurs de l’enseignement et de la formation dans le
but d’améliorer les filières de formation
• Renforcer l’action des épreuves organisées par les secteurs : si des freins à la participation sont détectés, pouvoir comprendre les réticentes et
favoriser le dialogue entre les acteurs de l’enseignement/formation et les secteurs.

43
2.2. Cartographie de l’offre d’enseignement/formation

Légende des cartes de l’offre d’enseignement et de formation professionnelle

Etablissements d’enseignement secondaire qualifiant


Etablissements d’enseignement – secondaire spécialisé
Centres d’Education et de Formation en Alternance (CEFA)
Centres de formation de l’IFAPME
Etablissements d’enseignement de Promotion sociale
Centres de formation du FOREM
Centres d’Insertion socioprofessionnelle (CISP)
Centres de formation et d’insertion socioprofessionnelle adaptés (CFISPA) vert
Centres de Technologies Avancées
Centres de Compétences
Centres de Validation des Compétences

44
Métiers de l’électricité et de l’HVAC : l’offre d’enseignement, année scolaire 2015-2016

Athénée Royal Baudoin 1er : Electricien automaticien Collège Saint-Guibert : Electricien automaticien, Electricien
installateur industriel

Collège Abbe Noël : Electricien automaticien


Collège Saint-André : Electricien automaticien

Institut Sainte-Begge : Electricien automaticien,


Electricien installateur en résidentiel

Institut technique : Electricien automaticien, Technicien en


électronique, Technicien en équipements thermiques

ITCF Henry Maus : Electricien automaticien, Electricien


installateur industriel

Ecole professionnelle : Monteur en sanitaire et en chauffage,


Installateur en chauffage central, Electricien installateur Institut Saint-Joseph : Installateur en chauffage central,
industriel Monteur en sanitaire et chauffage, Electricien automaticien,
Electricien installateur en résidentiel, Technicien en climatisation
et conditionnement d’air
CEFA – Ecole Professionnelle : Monteur en chauffage, aide-
électricien, Electricien installateur en résidentiel
CTA Equipements techniques du bâtiment : Domotique,
Chauffage, Installations sanitaires et du conditionnement de
EPES Reumonjoie : Aide électricien
l’air, etc.

CSL Georges Cousot : Electricien automaticien

ITCF : Electricien automaticien, Electricien installateur


industriel

Institut Saints-Pierre et Paul : Electricien automaticien,


Electricien installateur en résidentiel 45
Métiers de l’électricité et de l’HVAC : l’offre de formation professionnelle

Centre IFAPME des Isnes : Frigoriste, Installateur


électricien EIC Andenne : Electricien installateur en
résidentiel, Electricité (connaissances de base),
Monteur-Câbleur en électricité du bâtiment

Forma Rive : Ouvrier en chauffage/sanitaire

IEPSCF Cadets : Monteur frigoriste

Le Forem : Electricien lignes et réseaux, Electricien


résidentiel tertiaire, Monteur chauffagiste

Le Hublot : Aide-réparateur valoriste d’appareils


électroménagers

Nouveau Saint-Servais : Electricité et énergie

Centre IFAPME de Dinant : Installateur-


Centre IFAPME de Namur : Installateur-Electricien,
Electricien, Installateur électricien résidentiel,
Installateur électricien résidentiel, Installateur en
Installateur en chauffage central
chauffage central

Le Forem : Installateur électricien, électricien


industriel

46
Métiers de la maintenance industrielle et tertiaire : l’offre d’enseignement, année scolaire 2015-2016

Collège Saint-Guibert : Complément en maintenance


Collège Saint-André : Mécanicien d’entretien, Complément d’équipements techniques
en maintenance d’équipements techniques,

Athénée Royal Tamines : Mécanicien d’entretien

Athénée Royal du Condroz Jules Delot :


IATA : Technicien en microtechnique Mécanicien d’entretien, Complément en maintenance
d’équipements techniques
Institut technique : Mécanicien automaticien
Institut Saint-Joseph : Mécanicien automaticien,
Collège Saint-Servais : Scientifique industrielle :
Complément en maintenance d’équipements
électromécanique
techniques, Scientifique industrielle :
électromécanique
Ecole professionnelle : Mécanicien d’entretien,
Complément en maintenance d’équipements techniques

ITCF : Complément en maintenance d’équipements


techniques

Institut Notre-Dame du Sacré-Cœur : Mécanicien


Institut Saints-Pierre et Paul : Mécanicien d’entretien, automaticien, Mécanicien d’entretien, Complément en
Complément en maintenance d’équipements techniques maintenance d’équipements techniques

47
Métiers de la maintenance industrielle et tertiaire : l’offre de formation professionnelle

IEPSCF Cadets : Baccalauréat en électromécanique

ILFOP : Technicien en maintenance aéronautique

Centre IFAPME de Namur : Technicien en


maintenance d’appareils électrodomestiques

Centre IFAPME de Dinant : Electromécanicien

Le Forem : Mécanicien de maintenance,


électromécanicien, Automaticien en automates
programmables, Mécanicien machines agricoles,

48
Métiers de la production et de 1ère maintenance : l’offre d’enseignement, année scolaire 2015-2016

Athénée royal du Condroz Jules Delot (Ciney) :


Technicien plasturgiste

Collège Notre-Dame de la Paix Erpent : Technicien


des industries alimentaires

Institut Saint-Joseph : Dessinateur DAO en


mécanique, électricité (ouverture en septembre 2016)

EPASC : Technicien des industries alimentaires


(nouvelle offre – septembre 2016)

49
Métiers de la production et de 1ère maintenance : l’offre de formation professionnelle

Nouveau Saint-Servais : Bobinage

Centre IFAPME de Namur : Installateur-


réparateur en mini et micro-ordinateur

Le Forem : Opérateur de production, Opérateur de


production en industrie alimentaire

50
Métiers de l’entretien et la maintenance de véhicules : l’offre d’enseignement, année scolaire 2015-2016

Collège Saint-André : Mécanicien d’entretien automobile,


ITCF : Technicien en agriculture, Complément en mécanique
Complément en électricité de l’automobile
agricole et/ou horticole
Athénée Royal Tamines : Mécanicien d’entretien automobile,
Mécanicien des moteurs diesels et engins hydrauliques

Institut technique : Mécanicien polyvalent automobile,


Technicien en maintenance et diagnostic automobile,
Complément en conduite de poids lourds et manutention

ITCF Henry Maus : Mécanicien polyvalent automobile,

Ecole professionnelle : Mécanicien d’entretien automobile,

EPES Reumonjoie : Aide mécanicien garagiste


CEFA – Ecole Professionnelle : Aide-mécanicien garagiste

CTA Automobile et Carrosserie : gestion moteur,


systèmes de sécurité, de confort, circuits de charge,
démarrage, préchauffage, boîte de vitesse robotisée,
carrosserie, liaison au sol, électrotechnique automobile,
Ecole provinciale d’agronomie et des sciences :
préparation de véhicules neufs.
Technicien en agriculture, Technicien en
agroéquipements, Complément en mécanique
agricole et/ou horticole
EPES Reumonjoie : Aide mécanicien garagiste

Institut Saints-Pierre et Paul : Aide-mécanicien garagiste,


Mécanicien d’entretien automobile, Complément en électricité de
l’automobile

CEFA – CSL George Cousot : Mécanicien d’entretien CSL Georges Cousot : Aide-mécanicien garagiste,
automobile Mécanicien d’entretien automobile, Complément en
électricité de l’automobile

ITCF : Mécanicien d’entretien automobile, Complément en


électricité de l’automobile

51
Métiers de l’entretien et la maintenance de véhicules : l’offre de formation professionnelle

IEPSCF Cadets : Entretien-réhabilitation mécanique


d’un véhicule ancêtre

Centre IFAPME de Namur : Garagiste-Réparateur,


Mécanicien de tracteurs et de machines agricoles et
horticoles, Mécanicien polyvalent automobile

Centre IFAPME de Dinant : Mécanicien polyvalent


automobile, Garagiste-Réparateur, Candidat chef
d’atelier de garage automobile, Technicien de
maintenance et diagnostic automobile, Réparateur
de caravanes et campings cars

52
Validation des compétences : les titres de compétences disponibles

Automobile
Mécanicien d'entretien des voitures particulières et véhicules utilitaires légers
Où ? IFAPME de Charleroi, AutoForm (Liège), Centre de validation BF industrie (Anderlecht)

Electricité
Installateur électricien résidentiel (m/f)
Où ? IFAPME de Dinant, Centre de validation BF Construction (Neder -Over- Heembeek), Centre de validation des compétences de l'EPS de Liège
et Construform (Châtelineau)
Monteur frigoriste (m/f)
Où ? IFAPME Namur-Brabant wallon (Les Isnes et Limal) et Forem formation centre de Mons
Technicien frigoriste (m/f)
Où ? Forem formation centre de Mons

Industrie et commerce alimentaire


Conducteur de ligne de production en industrie alimentaire (CLPIA)
Où ? FormAlim (Verviers)
Opérateur de production en industrie alimentaire (OPIA)
Où ? FormAlim (Verviers)
Opérateur de production sur ligne industrielle (profil transsectoriel : bois, textile, technologique et alimentaire)
Où ? Centre Forem Formation de Dinant

Industrie technologique
Opérateur de production sur ligne industrielle (profil transsectoriel : bois, textile, technologique et alimentaire)
Où ? Centre Forem Formation de Dinant
Mécanicien automaticien
Où ? Technocampus (Gosselies), Technifutur (Liège) et Centre de validation des compétences de l'EPS de Liège
Mécanicien d'entretien industriel
Où ? Technifutur (Liège) et Centre de validation des compétences de l'EPS de Liège
Technicien(ne) en système d'usinage (métal)
Où ? Technifutur (Liège) et Centre de validation des compétences de l'EPS de Liège
53
Centres de Technologies Avancées (CTA)

CTA de Ciney (école Saint-Joseph)


Domotique (spécialisation) (projet à l'initiative de l'IBEFE) : en collaboration avec Technocampus (début de formation en septembre 2016), formation
coure de 16 jours (3 semaines). Formation dense : tous les langages domotiques et des certifications. Les prérequis sont d’être déjà électricien. On ne
demande pas de diplôme mais on teste prérequis en électricité résidentielle. C’est une spécialisation, la domotique. Pas avec Volta. C’est Agoria qui
est à Technocampus. Le Forem de Dinant gère la partie administrative; le CTA et Technocampus se partagent la formation. La première expérience
concerne 6 stagiaires. Le centre de compétences transfère son matériel : il y en a seulement 6 (consoles de formation avec pannes et installation pour
simuler réalité, etc.), une valise par personne. Matériel va être déplacé sur le CTA de Ciney et le CTA a le reste du matériel.

Projet : formation de frigoriste avec Technocampus (mais difficultés liées à la disponibilité des formateurs du centre de compétences)

CTA de Namur (Institut Technique de la Communauté Française - Henri Maus)

Domaine de l’automobile et de la carrosserie : gestion moteur, systèmes de sécurité, de confort, circuits de charge, démarrage, préchauffage, boîte
de vitesse robotisée, carrosserie, liaison au sol, électrotechnique automobile, préparation de véhicules neufs.

54
2.3. L’offre d’enseignement qualifiant et professionnel

De façon générale, voici des questions qui se posent quant aux options et filières de l’enseignement qualifiant et professionnel :
• Quel avenir pour les filières professionnelles, étant donné l’évolution du marché de l’emploi qui exige des profils de plus en plus qualifiés ? Y aura-t-
il encore de l’emploi pour ces profils ? Actuellement, la 7ème en professionnel est un réel atout pour les jeunes par rapport au marché de l’emploi, car
ils obtiennent ainsi le niveau CESS.
• Comment attirer les élèves vers ces filières porteuses ? Des actions de promotion sont possibles. Certaines initiatives sont déjà prises par différents
acteurs dont la chambre Enseignement. Il faudra veiller à les renforcer et mieux les coordonner afin qu’elles soient connues de tous et qu’il n’y ait pas
de doublons qui risqueraient de fatiguer les acteurs de l’enseignement et du monde de l’entreprise.

Pistes d’actions:
• Les pistes d’actions de valorisation des métiers sont très nombreuses (cfr. Focus sectoriel sur les métiers de la maintenance industrielle en province
de Namur – CSEF 2014, dont p33). Elles seront exploitées et analysées dans le cadre du futur pôle de synergie qui traitera de ces profils.
• La sensibilisation de l’ensemble des acteurs apparaît comme indispensable (enseignants, élèves, parents, formateurs, …)
• Une communication plus médiatique pourrait être un bon canal de sensibilisation, telle la diffusion de vidéos sur des chaînes TV, a création d'une
émission type "Top chef"
• Créer une semaine de l'orientation dans toutes les écoles (p. ex 2 à 3 fois 50' pour les 2ème secondaire)
Difficulté pour les écoles de faire la promotion de filières qu'elle n'organise pas: s'inspirer des expériences positives telles "Qualinam"

• Programmes et rythmes scolaires : plusieurs acteurs témoignent des nouvelles difficultés liées aux changements qui ont concerné ces dernières
années les programmes et rythmes scolaires. Selon Technolec, le programme scolaire a tellement été gonflé à la demande des industriels que les
élèves ne savent plus voir toutes les matières de manière approfondie. Au moment de l’épreuve intégrée, les élèves ont oublié les bases théoriques
essentielles (du second degré) car les matières sont vues par UAA (Unités d’Acquis d’Apprentissage) et dès qu’une unité est validée, son contenu n’est
pas revu par la suite. La participation aux épreuves sectorielles organisées par le secteur pourrait à ce titre soutenir des apprentissages plus intégrés
(sollicitant l’ensemble des compétences visées par le cursus).
Actuellement, les acteurs regrettent la diminution des heures de pratiques professionnelles au profit de cours généraux. Cela va accentuer le
problème. Dans l’attente des décisions concernant les nouvelles mesures du Pacte d’Excellence, il y a aussi beaucoup d’inquiétudes en ce qui concerne
les nouvelles organisations des degrés de l’enseignement. Vers quoi se dirige-t-on ? Division en deux degrés comme c’était le cas auparavant (1ère,
2ème et 3ème d’une part et 4ème, 5ème et 6èmed’autre part) ? Ou transformation du 2ème degré en un degré de socle commun ? Que sera-t-il prévu pour
l’enseignement technique ? Un apprentissage d’un métier en deux ans ? Cela semble très, trop peu. Le rallongement des parcours avec une 7ème
obligatoire ?

55
• Problématique des stages en entreprises
Les acteurs de l’enseignement témoignent de la difficulté de trouver des lieux de stage pour leurs élèves. Il est vrai que le secteur industriel n’est pas
le secteur le plus ouvert et le plus habitué à l’alternance. C’est aussi une question de culture car en communauté germanophone, cela est très courant
et fait entièrement partie de la démarche des entreprises. Pour que le stage soit intéressant pour l’entreprise, il faut que celui-ci soit assez long et
bien encadré (avec des grilles de compétences, de tâches à évaluer et un suivi d’un enseignant/formateur). Les entreprises sont aussi plus
intéressées par l’accueil de public plus formés (baccalauréat, master). Les enseignants constatent parfois que le stagiaire est confiné à des tâches
subalternes qui ne lui permettent pas d’exercer des compétences techniques et de progresser dans ses apprentissages. Il y a une réelle difficulté au
niveau des entreprises d’avoir à disposition des tuteurs encadrant qualifiés et le temps suffisant pour transmettre correctement les savoir-faire
techniques.
Il apparaît qu’il y a une méconnaissance entre les entreprises et les écoles. Cela expliquerait aussi les difficultés pour trouver des lieux de stages. A ce
titre, la DREMT (Direction des Relations Ecoles – Monde du Travail de la Fédération Wallonie-Bruxelles) a initié récemment une démarche avec le
secteur bois et a réalisé un outil/brochure permettant d’identifier les entreprises accueillantes de stagiaires et les écoles proposant les options
qualifiantes correspondantes, ceci en fonction de chaque territoire des bassins.

Pistes d’actions:
• L’outil développé par la DREMT pourrait également être réalisé pour les autres secteurs et filières de l’enseignement, outil qui devrait être
communiqué à l’ensemble des acteurs concernés (entreprises, écoles, opérateur de formation).

• Remarque : dans l’analyse de la pertinence d'une offre de filières sur le territoire, il est important de tenir compte de l’accessibilité, de la mobilité. En
effet, même si une option semble très récurrente, il y a certaines zones du territoire où les élèves n'iront pas ou se rendront difficilement pour des
raisons de mobilité (p.ex. un élève d'Eghezée se rendra difficilement à Dinant).

56
Liste des options de base groupées de l’enseignement secondaire technique de qualification et
professionnel (3ème degré)

Situation dans le bassin namurois- données janvier 2016 Type de sections Nombre d'écoles Nombre d'élèves
Agronomie
COMPLEMENT EN MECANIQUE AGRICOLE ET/OU HORTICOLE P-PE 2 17
TECHNICIEN EN AGRICULTURE TQ-PE 1 84
TECHNICIEN EN AGROEQUIPEMENT TQ-PE 1 34

Construction
INSTALLATEUR EN CHAUFFAGE CENTRAL P-PE 2 15
INSTALLATEUR EN SANITAIRE (TQ-PE/Alt49) 0 0
MONTEUR EN CHAUFFAGE P-Alt45 1 9
MONTEUR EN SANITAIRE P-Alt45 1 13
MONTEUR EN SANITAIRE ET EN CHAUFFAGE P-PE 2 46
SCIENTIFIQUE INDUSTRIELLE: CONSTRUCTION ET TRAVAUX PUBLICS (T.Transition) 2 51
TECHNICIEN DES INDUSTRIES DU BOIS TQ-PE 3 41
TECHNICIEN EN EQUIPEMENTS THERMIQUES TQ-PE 1 14

Industrie
AIDE MECANICIEN GARAGISTE P-Alt45 3 26
AIDE-ELECTRICIEN P-Alt45 2 20
COMPLEMENT EN CONDUITE DE POIDS LOURDS ET MANUTENTION P-PE 1 6
COMPLEMENT EN ELECTRICITE DE L'AUTOMOBILE P-PE 5 25
COMPLEMENT EN MAINTENANCE D'EQUIPEMENTS TECHNIQUES P-PE 8 50
COMPLEMENT EN PRODUCTIQUE 0 0
COMPLEMENT EN SYSTEMES ELECTRONIQUES DE L'AUTOMOBILE 0 0
DESSINATEUR EN DAO (MECANIQUE - ELECTRICITE) (TQ-PE/Alt49) 0 0
ELECTRICIEN AUTOMATICIEN TQ-PE/Alt49 11 201
ELECTRICIEN INSTALLATEUR EN RESIDENTIEL TQ-PE/Alt49 4 54
ELECTRICIEN INSTALLATEUR INDUSTRIEL TQ-PE/Alt49 4 48
INSTALLATEUR - REPARATEUR D'APPAREILS ELECTROMENAGERS 0 0
MECANICIEN AUTOMATICIEN TQ-PE 3 58
MECANICIEN D'ENTRETIEN TQ-PE/Alt49 5 60
MECANICIEN D'ENTRETIEN AUTOMOBILE P-PE/Alt49 6 85
MECANICIEN DES MOTEURS DIESELS ET ENGINS HYDRAULIQUES P-PE 1 3
MECANICIEN POLYVALENT AUTOMOBILE TQ-PE 2 52
OPERATEUR DE PRODUCTION SUR PROCESSUS CONTINUS AVEC DEFILEMENT 0 0
SCIENTIFIQUE INDUSTRIELLE: ELECTROMECANIQUE (T. Transition) 2 23
TECHNICIEN CONDUCTEUR DE LIGNE DE PRODUCTION ALIMENTAIRE (P-Alt45) 0 0
TECHNICIEN DU FROID (TQ-PE/Alt49) 0 0
TECHNICIEN EN CLIMATISATION ET CONDITIONNEMENT D'AIR TQ-PE 1 20
TECHNICIEN EN ELECTRONIQUE TQ-PE/Alt49 1 21
TECHNICIEN EN MAINTENANCE DE SYSTEMES AUTOMATISES INDUSTRIELS (TQ-PE/Alt49) 0 0
TECHNICIEN EN MAINTENANCE ET DIAGNOSTIC AUTOMOBILE TQ-PE 1 5
TECHNICIEN PLASTURGISTE TQ-PE 1 11
TECHNICIEN EN MICROTECHNIQUE TQ-PE 1 45
TECHNICIEN EN USINAGE TQ-PE 1 22

Sciences appliquées
ASSISTANT OPERATEUR DE PRODUCTION DES ENTREPRISES AGRO-ALIMENTAIRES P-Alt45 0 0
COMPLEMENT EN TECHNIQUES SPECIALISEES DE PRODUCTION DES ENTREPRISES AGROALI P-Alt49 0 0
OPERATEUR DE PRODUCTION DES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES (P-PE/Alt49) 0 0
TECHNICIEN DES INDUSTRIES AGROALIMENTAIRES TQ-PE 1 26
CONDUCTEUR DE LIGNE DE PRODUCTION AGRO-ALIMENTAIRE Profil en cours au SFMQ pour année scolaire 2016-2017

En italique et en gras Options du plan de redéploiement 2014-2019

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Quelques éléments qualitatifs issus des réunions de la Chambre enseignement (plan de redéploiement, GT Pénuries et CA)

Métiers de l’électricité et de l’HVAC

• Pour le profil technicien frigoriste (métier en pénurie) qui doivent avoir le certificat environnemental : peu d'élèves sortent de l'enseignement (une seule
école à Ciney). Peu de personnes viennent se présenter pour suivre les formations du Forem.
• La 7ème TQ technicien en climatisation et conditionnement d'air n'existe qu'en un seul exemplaire sur la zone de Namur.
• Les métiers du froid (frigoriste) et de la ventilation sont clairement en pénurie.
• La 7ème Installateur en chauffage central : il y a peu d'occurrence sur la zone.
• La 7ème Installateur en sanitaire n’existait ni en 2014 ni en 2015.
• L’option Technicien en équipements thermiques ne présentait qu’une seule occurrence en 2014 et en 2015. Cette option est à soutenir.

Métiers de la maintenance industrielle et tertiaire

• Pour le profil électromécanicien, la difficulté pointée est l'absence de la filière électromécanique au 3ème degré. Cela explique l'absence de candidats.
• La 7ème TQ "Technicien en maintenance de systèmes automatisés industriels" pourrait répondre aux besoins de la demande de techniciens HVAC. Il n'y
en avait pas en 2014 et en 2015. Toutefois, une option a pu s’ouvrir en cette année 2016 à Jemeppe-Sur-Sambre et une école namuroise (ITN) souhaite
proposer l’option à la rentrée 2017-2018.
• La filière d'électricien automaticien est très récurrente dans la zone de Namur (13) : plusieurs acteurs du terrain demandent toutefois son soutien, car elle
répond à un réel besoin (répond aux besoins du profil d’électromécanicien, option disparue des programmes scolaires depuis 15 ans mais en réécriture
actuellement au SFMQ).

Métiers de la production et de 1ère maintenance

• Trop peu de filières mènent aux métiers de l'industrie agroalimentaire, notamment le métier d'opérateur sur chaîne de production alimentaire.
• Profil SFMQ de la maintenance, d'opérateur et conducteur de lignes en cours : il faut attendre 2017 pour qu'il y ait des options dans ces filières.
• Pilote d’installation : personne n'organise cette filière actuellement.
• Technicien des industries du bois : un profil SFMQ est en cours. Il permettra d’adapter les profils aux nouveaux besoins des entreprises. Le profil de
« menuisier traditionnel » n’est plus demandé en tant que tel sur le marché. Dans les métiers du bois, il faut pouvoir de plus en plus se servir d'un ordinateur
et de logiciels de dessin.

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• Technicien en système d’usinage : c’est un profil très recherché par les entreprises. Il y a peu d'élèves, voire pas d'élèves dans les filières. Une seule filière
a pu être organisée à Namur.
• Dessinateur industriel : on note une méconnaissance du métier, une absence de visibilité, une complexité technologique, ce qui peut expliquer le peu de
candidats. L'employeur préfère les candidats bacheliers.
• Les 7ème Dessinateur en DAO "mécanique électricité" et dessinateur DAO en construction sont des filières porteuses d'emplois. Elles n'existaient plus à
Namur en 2014 et en 2015. Une 7ème « mécanique électricité » s’est ouverte en septembre 2016 à Ciney (école Saint-Joseph).
• Il est opportun de soutenir l’option Dessinateur en construction.

Métiers de l’entretien et de la maintenance automobile

• Mécanicien automobile : problème sur le marché plutôt inadéquation entre le profil de compétences dispensé par les écoles et le profil de compétences
attendu actuellement par les entreprises. Les candidats doivent à présent pouvoir maîtriser la mécanique automobile mais aussi l'informatique,
l'électronique et l'électricité.
• La 7ème Technicien de maintenance et de diagnostic automobile : il y en avait une seule à Namur en 2014 et en 2015. C’est une option porteuse : elle est à
développer.
• La 7ème Mécanicien des moteurs diesels et engins hydrauliques : il y en avait une seule à Namur en 2014 et en 2015. C’est une option porteuse : elle est à
développer.

59
2.4. L’offre de formation professionnelle

Problématiques transversales liées au profil des stagiaires

Plusieurs opérateurs témoignent de la prise en charge actuelle d’un public de chercheurs d’emploi différent en comparaison à ce qu’ils ont pu
connaître par le passé. Ces dernières années avec toutes les mesures renforcées de contrôle du chômage, ils ont vu arriver un public plus fragilisé,
plus précarisé. Des abandons de formation sont de plus en plus dus aux difficultés financières (financement pour mobilité, pas de marges en
termes d’avances, …). Un petit souci de la vie quotidienne (panne de la voiture) peut vite devenir un problème insurmontable pour le DE qui
pourtant peut être très motivé et tout à fait prêt à la formation professionnelle. Parfois, ils sont amenés à faire des choix cornéliens : aller en
formation ou continuer son stage en entreprise. La problématique de la mobilité des stagiaires et la décentralisation des centres de formation,
thématique très transversale, reste un frein important pour la (ré)insertion des publics éloignés de l’emploi en chemin vers la formation ou l’emploi.
Certains opérateurs témoignent aussi de la difficulté de recruter des stagiaires pour leur filière de formation technique. L’un des problèmes
évoqués est relatif au manque de prérequis pour l’entrée en formation. Le Forem a pour projet l’uniformisation des tests d’entrée qui se basent
sur trois domaines : la connaissance du français (langue maternelle), la maîtrise des mathématiques et les capacités de raisonnements logiques.
Pour chaque domaine, trois niveaux de compétences sont définis et déterminés pour chaque formation. Ce projet est en lien avec le projet des
compétences-clefs.
Les jeunes stagiaires ont tendance à être très revendicatifs. Ils espèrent des salaires élevés dès l’embauche (2000 euros net) afin de pouvoir combler
tous leurs besoins de consommation. C’est une génération qui a été protégée par leurs parents et qui d’un coup est confrontée aux réalités du
marché du travail. Cette attitude peut poser beaucoup de problèmes en entreprise.

Pistes d’actions:
Pour le recrutement des stagiaires : un renforcement des partenariats avec les opérateurs de formation situés en amont (CISP, alpha, etc.) pourrait permettre
d’améliorer la situation, d’autant qu’il y a à présent plus de cohérence dans le recrutement des stagiaires.
Pour lutter contre les abandons : imaginer des procédures d’avances et d’aides financières pour les frais supplémentaires liés à l’entrée en formation
(collaboration avec les CPAS, organes de prêt social, médiation de dettes, assistants sociaux du Forem, etc.)
Pour les deux thématiques : travailler sur la problématique de la mobilité (renforcer des initiatives de mobilité soutenant le public en mal de mobilité)
Evaluation et promotion de l’opération des essais-métiers et d’autres expériences de découvertes-métiers en collaboration avec le CEFO : les essais-métiers
peuvent permettre, en tant qu’outil d’orientation, de tester trois métiers. Où en est la démarche actuellement ? A-t-elle du succès ? Ne devrait-elle pas être
couplée avec des actions complémentaires visant une préformation avant l’entrée en formations plus qualifiantes ? (en collaboration éventuelle avec des
acteurs en amont : CISP, CPAS, etc.)

60
A. Forem Formation

CECAF opérationnels au 16/06/2016

Les CECAF sont les Certificats de compétences acquises en formation. Ils sont modulisés à partir des profils SFMQ.

Voici ceux en lien avec les profils-métiers cibles :


Conducteur en ligne de production en industrie alimentaire (INALCL)
Dessinateur de la construction (COBEDC) et Dessinateur en électricité (INBEDE)
Installateur électricien résidentiel (INELIN)
Opérateur de production en industrie alimentaire (INALOP)
Opérateur de production/maintenancier de 1er niveau (INEMOP)
Technicien en systèmes d’usinage (INMUTU)

De nouvelles formations "alternées"


Les nouvelles formations dites "formations alternées" allient des jours de formation conventionnels à des journées de prestation en entreprises comme
le propose l'enseignement en alternance. Toutefois, ces formations ne s'adressent pas à tous les publics. Elles sont limitées au public de moins de 25 ans
sans certification. Pour l'industrie, ce sont des profils difficiles à trouver tant déjà le secteur n'attire pas les foules. Si les critères ne sont pas rencontrés, il
n'y a pas de financement.

Expériences pilotes de formations alternées en convention avec Ores


- Electricien lignes et réseaux (avec le centre de formation de Saint-Servais) : la moitié des stagiaires n’ont pas trouvé de stage. La collaboration peut
être améliorée. L’expérience se renouvelle avec le centre de formation de Mons (septembre-octobre 2016)
- Automaticien (avec le centre de formation de Nivelles)

Autres actions de formation alternée


- Electromécanicien : au centre de formation de Dinant

Collaborations avec l’enseignement


Elles ne sont plus possibles car elles sont réservées aux Centres de Compétences. Exemples de collaboration passée : ITCF de Herbuchenne avec centre de
formation de Dinant.
Voici les formations proposées actuellement par le Forem formation sur le territoire namurois :

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Forem Formation de Dinant (effort d'adaptation de l'offre de formation continuelle grâce à l'analyse des données quantitatives et qualitatives recueillies
par le SPE, limites souvent liées au financement mai aussi à la gestion des RH formateurs)
Opérateur de production : formation très transversale avec cours de HACPP (pour l'alimentaire car le plus représenté dans la région namuroise)
mais compétences transversales à d'autres secteurs dont le bois, l'industrie technologique, le textile et la chimie y compris. Les nomenclatures et
processus différent parfois mais il s'agit toujours de pouvoir respecter des procédures, des règles (vestimentaires entre autres) qui relèvent de
compétences transversales. La formation a été « modulisée » et le CECAF est disponible car le SFMQ a terminé son travail.
Modules courts : VCA (travailleurs de l'Intérim),
Installateur-électricien
Installateur de panneau photovoltaïques : en suspens (formateur non certifié)
Electricien industriel: module de formation électrique pour mécanicien (suspendue faute de candidats) (objectif de polyvalence) touche aussi au
profil de l’électricien de maintenance
Mécanicien de maintenance : module complémentaire de formation en mécanique pour électricien (objectif de polyvalence)
Electromécanicien : volonté de moduler la formation selon SFMQ mais profil actuellement bloqué (pas d’accords entre les entreprises).
Actuellement, il n’est pas possible de moduler la formation et d’établir le CECAF. Or, cela était nécessaire pour collaborer plus facilement avec la
SNCB qui demande un niveau CESS (A1 – A2), ce que ne possèdent pas les stagiaires. Le CECAF pouvaient leur permettre d’accéder toutefois aux
examens. Actuellement, la SNCB fait des efforts pour insérer les candidats mais ce n’est pas automatique. Formation de 12 mois, très haute
insertion à l’emploi (quasi 100% parfois) : 6 mois de formation classique et 6 mois de formation avec 2 jours/semaine en entreprise. Capacité de
12 stagiaires par session.
Automaticien en automates programmables: complément de module de base en "électricité" proposé au début de la formation pour une remise
à niveau.
Installateur chauffagiste : formation moins poussée qu’au centre de compétences. Ne se fait plus actuellement : plus de local, plus de formateur
et plus de budgets
Monteur-Frigoriste : n’est plus organisée actuellement mais organisée par le passé en collaboration avec Technifutur. Collaboration avec les
centres de compétences plus complexes (rétribution financière), problèmes du coût et du recrutement des stagiaires
Monteur-câbleur : ne se fait plus actuellement. Manque d’insertion à l’emploi et difficulté de recruter des stagiaires. Travail qui demande plus de
précisions et pour lequel les femmes se distinguaient par leurs compétences plus élevées en la matière.
Chef d’équipe mécanicien d’entretien : réalisée l’année passée mais rassemblant les profils de responsables de production et de maintenance (ne
se fera plus à l’avenir, ce sera séparé), ceci en collaboration avec le Centre de Compétences Management et commerce.
Mécanicien machines agricoles : une première formation va débuter en novembre 2016 (collaboration avec FEDAGRIM et le centre technologique
Agro de Modave sur le territoire de Huy). Il n’y a pas de formation mécanique agricole en Wallonie : à l’école de Ciney, la formation se fait sur de
l’ancien matériel et à Ath aussi (pour élèves mais pas DE).
Formation complémentaire en DA/CAO : prérequis de mécanicien. Spécialisation en 160h. (formation de Technocampus délocalisée) : deux
sessions en 2016

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Forem Formation de Saint-Servais :
Electricien résidentiel/tertiaire (collaboration avec Volta)
Monteur-chauffagiste

Formations en dehors du territoire namurois :


Mécanicien véhicules particuliers, TMDA, MDT (poids lourds) : centre de formation de Houdeng

B. Promotion sociale

Namur:
IEPSCF NAMUR (Cadets) : Monteur frigoriste, Baccalauréat en électromécanique, Entretien-réhabilitation mécanique d’un véhicule ancêtre
Institut Libre de FOrmation Permanente (ILFOP) : Technicien en maintenance aéronautique

Andenne:
Ecole Industrielle et Commerciale de la Ville d’Andenne (EIC Andenne) : Electricien installateur en résidentiel, Electricité (connaissances de base),
Monteur-Câbleur en électricité du bâtiment (EIC Andenne : accord a été signé pour l’implémentation du profil SFMQ d’installateur électricien).

C. IFAPME

Le Centre IFAPME de Namur-Brabant wallon (FormatPME) regroupe 3 sites d’exploitation : Namur, Wavre et Les Isnes. Sur le territoire namurois, il faut
aussi considérer le centre de Dinant.

Centre de Gembloux (Les Isnes) :


Frigoriste
Installateur-Electricien

Centre de Namur :
Garagiste-Réparateur
Installateur-Electricien
Installateur- réparateur en mini- et micro-ordinateur
Installateur électricien résidentiel
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Installateur en chauffage central
Mécanicien de tracteurs et de machines agricoles et horticoles
Mécanicien polyvalent automobile
Technicien en maintenance d'appareils électrodomestiques

Centre de Dinant :
Mécanicien polyvalent automobile
Garagiste - Réparateur
Candidat chef d'atelier de garage automobile
Installateur-Electricien
Installateur électricien résidentiel
Installateur en chauffage central
Technicien de maintenance et diagnostic automobile
Réparateur de caravanes et camping cars

D. CISP

4 formations sont organisées au sein des CISP pour le secteur de l’Industrie

- Aide-réparateur valoriste d’appareils électroménagers (Le Hublot – NSS à Saint-Servais)


- Bobinage (Nouveau Saint-Servais à Saint-Servais)
- Electricité et Energie (Nouveau Saint-Servais).
Collaborations des secteurs avec les CISP
Des collaborations ont été établies entre Volta et certaines CISP, à savoir à Verviers, EDIT : http://www.editasbl.be/ à Molenbeek, le PIMENT
http://www.lepiment.org/ et sur Bruxelles, CENFORGIL: http://www.cenforgil.be/nos-formations-12/.
Peu de CISP proposent réellement des formations dans le domaine.

Pistes d’actions:
- Favoriser une plus grande offre de préformation qualifiante dans les métiers cibles (dont les cours de remises à niveaux nécessaires et le travail sur les freins
à l'entrée en formation longue), particulièrement en dehors de la seule commune de Namur
- Encourager les partenariats afin d'établir plus de passerelles entre les formations CISP et les formations plus qualifiantes et "certifiantes" : cela permettra de
"réaccrocher" un public plus éloigné de l'emploi qui n'est pas toujours prêt à suivre de suite une formation qualifiante

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E. Enseignement spécialisé

• EPES Reumonjoie (Malonne) : aide-électricien (installations électriques du bâtiment) et aide-mécanicien garagiste.


• EPSIS libre de Schaltin (Hamois) : aide-mécanicien garagiste

F. Centres AVIQ

• Forma Rive (Floreffe) : ouvrier en chauffage/sanitaire

G. Centres de compétences

Tous les centres de compétences n'ont pas le même statut, ce qui influence les partenariats avec chacun d'entre eux. Depuis peu, les centres de compétences
ne sont plus financés sur les seules heures dispensées mais une partie de leur financement est actuellement lié à l'atteinte d'objectifs d'insertion sur le marché
de l'emploi des publics DE.

Technocampus (Gosselies – Strepigny-Bracquegnies - ) (centre de compétence le plus en lien avec les profils-métiers cibles)
TechnoCampus est le Centre de compétence lié aux métiers de la maintenance, de l'électromécanique, de l'hydraulique, des automates programmables, de
la productique, de la soudure, de la chaudronnerie, de la tuyauterie et de l'assemblage en général.

Site maintenance (Gosselies) : Electrotechnique, Mécanique de maintenance, Hydraulique-pneumatique, Instrumentation-régulation, Automates


programmables (Siemens, Schneider, Rockwell Automation,…), Robotique : ABB, FANUC, KUKA, Informatique industrielle & réseaux industriels (Ethernet, Hart,
Profibus, CAN,…), Techniques frigorifiques, Techniques de maintenance conditionnelle (profil-métier plus élevé niveau graduat), Gestion & organisation de la
maintenance, Gestion de production, Sécurité (VCA, BA4, BA5,…), Utilisation rationnelle de l’énergie & environnement et E-learning.

Site mécatronique (Gosselies) : Mécanicien industriel, Mécanicien automaticien, Câbleur d’armoire, Electricien automaticien, Electromécanicien de
maintenance et E-learning

Site usinage (Gosselies) : Usinage à commande numérique : 3 axes, 5 axes, usinage à grande vitesse, machine multitâches (tournage-fraisage), usinage laser,
Dao, CAO, CFAO (Autocad, Solidworks, Pro-engineer, Mastercam,...), Métrologie et E-learning.

Iristech (Bruxelles) : Centre de référence du secteur des Fabrications Métalliques et de l'Industrie Technologique

65
Formations gratuites pour demandeurs d’emploi :
Agent de maintenance en HVAC, Agent en techniques d’ascenseurs et compléments de maintenance industrielle

Formations payantes pour travailleurs :


HVAC, certificat aptitude frigoriste, agrément technicien frigoriste, techniques frigorifiques, electricité de base, roulements et transmission,
techniques des ascenseurs

Pour les acteurs de l’enseignement :

IRIS TECH+ met ses infrastructures techniques et pédagogiques à disposition de l’Enseignement.

IRIS TECH+ et les établissements scolaires peuvent collaborer dans plusieurs domaines dont Mécanique industrielle, Hydraulique, Pneumatique et
Electropneumatique, Electricité industrielle, Automation (initiation sur système SIEMENS – LOGO), Techniques d’ascenseurs, Techniques de réfrigération,
Techniques HVAC et Usinage (initiation à la programmation CNC : langage ISO – Software KELLER)

IRIS TECH+ coordonne également le projet EOLE. EOLE (Ecole – Onderneming – Leerkracht – Entreprise) est un projet de collaboration, dans la région de
Bruxelles Capitale, entre des écoles techniques et professionnelles, des entreprises et le Centre de Référence IRIS TECH+. Cinq axes de soutien principaux ont
été définis dans une charte de collaboration : Renforcement des programmes scolaires, Infrastructures – Matériel, Formation du personnel enseignant,
Connaissance de l’entreprise : les stages (carnet d’accompagnement) et Sensibilisation aux métiers (avec les centres PMS)

Technifutur (Seraing)
Domaine de la productique : Mécanique générale, Métrologie, Autocad, Usinage à commande numérique et Electroérosion
Domaine de la mécatronique : Electronique, Electricité, Instrumentation, Pneumatique, Hydraulique, Automates programmables (Siemens S5,
Siemens S7, AB plc 5, AB SLC500), Réseaux industriels, Maintenance CNC et Technique de froid
Domaine de la maintenance : Electronique, Formations techniques prédictives, Diagnostics, Gestion de maintenance assistée par ordinateur
(GMAO), Total Productive Management (TPM), Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité (AMDEC)

Cefochim (Seneffe)
Opérateur de production dans l'industrie chimique/pharmaceutique : les spécificités en comparaison des autres opérateurs de production
tiennent en certaines connaissances spécifiques dont les calculs de PH.
Wan (Gosselies)

66
Profils de l'aéronautique (certaines formations se font aussi à Technifutur de Seraing : Conception et Fabrication Assistée par Ordinateur (CFAO),
Production, Maintenance aéronautique, Avionique 'instruments de brod) et Matériaux composites

Techno.bel (Ciney)
Profils de Monteur/Câbleur dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication.

Forem Environnement (Mons)


Profils du domaine de l’énergie solaire photovoltaïque et thermique

FormAlim (Verviers)
Profils Opérateur de production en industrie alimentaire - orientation production

Construform (Liège – Grâce-Hollogne et Hainaut- châtelineau)


Profils de Monteur et installateur Chauffagiste, de technicien régulation chauffage, d’électricien du bâtiment et de dessinateur DAO.
Profils d’installateur sanitaire et frigoriste seulement à Grâce-Hollogne

Forem Wallonie Bois (Libramont)


Dessinateur DAO/CAO et Machine à commande numérique industrielle (programmeur)

Autoform (Liège)
Profils de l’automobile et cycles : Mécanicien de cycles, cyclomoteurs et motos, Electricien auto, Electrotechnique et diagnostic, Air conditionné,
Mécanicien automobile, Evolutions technologiques, Stratégie diagnostic, Formation à distance : oscilloscope, climatisation, multiplexage, ABS/ESP,
Mécanicien d'entretien et Technicien en maintenance et diagnostic automobile

Campus Automobile (Francorchamps)


Profils de l’automobile : Technicien mécanique sportive et nouvelles motorisations, Aide-mécanicien, Assistant électromécanicien, Mécanicien
réparateur auto, Opérateur en matériaux composites
Formations pour étudiants & enseignants, Stages, mémoires et travaux de fin d’études et Formations entreprises sur mesure / chômage
économique

67
H. Offre de formations des secteurs

CP 149.01 Sous-commission paritaire des électriciens : installation et distribution


De façon générale, le secteur propose des formations pour des travailleurs qui possèdent déjà les compétences de base en électricité ou dans leur
domaine d’activité. Sous certaines conditions (p.ex. engagement d’une entreprise), les formations sont aussi accessibles aux demandeurs d’emploi et
aux étudiants (stages dans une entreprise et perspective d’un engagement).
L’offre de formation complète se trouve sur leur site (Formelec) : http://vorm7.web.shphosting.com/consulter-l-offre-des-formations
Le secteur finance les examens d’agréments/certifications (de 1000 à 2000 euros par travailleur) qui sont indispensables pour travailler dans le secteur.
Pour les écoles, ces agréments sont très coûteux. Pourtant, ils sont une véritable garantie d’obtenir un emploi à la sortie du parcours de formation.
Les grossistes dispensent souvent des formations sur les nouveaux outils qu’’ils vendent. Si le produit devient incontournable sur le marché, l’offre de
formation peut devenir systématique et être considérée comme une « formation de base » pour l’accès à l’emploi. Cela se passe aussi de la même façon
avec les fabricants de systèmes d’alarme, par exemple.
Le développement d’une formation se fait selon le développement des technologies. En cela, le secteur s’est pourvu d’un organe de veille technologique,
tecnolec, (http://fr.tecnolec.be/) pour lequel travaillent 8 ingénieurs électromécaniciens en lien direct avec les évolutions du secteur. Ces personnes
donnent des cours, proposent des innovations et font de la veille technologique au premier sens du terme.

Certains centres de formation proposent le passage de certification. C’est le cas d’Iris Tech et du Forem formation de Mons pour les profils de techniciens et
de frigoristes. C’est un réel investissement. Du côté des écoles, deux écoles le font, l’une se situe à Virton.

Pistes d’actions:
• Renforcer les collaborations entre partenaires afin de rendre l’accès aux agréments plus démocratiques pour tous les publics de demandeurs
d’emploi et d’étudiants.
• Renforcer les contacts et échanges d’information entre les centres de veille de compétences et de technologie (présents dans les secteurs mais
aussi les centres de compétences ou les plans stratégiques de la Wallonie) et les acteurs de l’enseignement et de la formation (plus particulièrement
les acteurs locaux du bassin)

En ce qui concerne de façon globale le public d’élèves et de stagiaires :


Les profils-métiers ici ciblés attirent encore trop peu de filles. Une sensibilisation accrue dans ce sens pourrait contribuer à élargir le nombre des candidats
potentiels à ces métiers et répondre ainsi plus facilement aux pénuries. L’ouverture plus grande des métiers aux filles et aux garçons est aussi dans une
dynamique d’égalité des chances.
Pistes d’actions: renforcer et soutenir les actions de sensibilisation déjà existantes (p.ex. Girl’s Day Boy’s Day mené par les cellules égalité des
chances des Provinces)

68
3. Commentaires – Recommandations
3.1. Les recommandations

Recommandations d’ordre général


Maîtrise des compétences techniques de base

Les employeurs ont témoigné de leur souhait de disposer avant tout de candidats maîtrisant correctement les compétences de base de leurs métiers. Ils
recommandent le renforcement des formations de base, indiquant que les compétences plus spécifiques peuvent être assurées par des formations
complémentaires en entreprises ou organisées par les fonds sectoriels.

Recherche d'enseignants et de formateurs qualifiés

La problématique de recherche d'enseignants qualifiés s'est accentuée depuis la mise en application de la réforme quant aux titres et fonctions. Le problème
réside en ce que les écoles ne recherchent pas seulement des experts mais des experts qui ont des qualités de pédagogue (avec un public d'adolescents) et
que le salaire proposé dans l'enseignement est peu attractif. C'est pourquoi les professionnels intéressés à enseigner se tournent en priorité vers la formation
professionnelle : conditions salariales souvent plus avantageuses et public visé plus facile à aborder (public d'adultes "volontaires").

Parfois, certains professionnels présentent une expérience exceptionnelle en entreprise mais ne disposent pas du diplôme requis pour enseigner. N'y aurait-
il pas moyen de proposer un système de validation de compétences pour ces candidats potentiels ? Il y a le projet de valider des compétences sur base d'un
"dossier". Ne serait-ce pas une piste à développer ?

Une autre piste serait aussi de travailler de façon plus rapprochée avec les cellules de reconversion. L'annonce de Caterpillar a remis le doigt sur la situation
de travailleurs qui très peu qualifiés au démarrage de leur carrière ont acquis par la suite une série de compétences qui sont difficilement valorisables dans
l'administration et dans l'enseignement, ce qui est dommageable.

Manque de prérequis à l'entrée en formation qualifiante

Les difficultés de recrutement de candidats dans les filières professionnelles qualifiantes sont souvent liées à un manque de prérequis de base de la part des
candidats. Ces prérequis concernent des compétences de base, les compétences-clefs développées au niveau du Forem (maîtrise du français, des procédés
de calculs, des liens logiques).

Une collaboration renforcée entre les acteurs de la formation professionnelle (entre les acteurs de l'amont et de la formation professionnelle) est
recommandée, de même qu'un effort continu et suivi dans le domaine des formations de remise à niveau ou de préformations qui permettent de travailler
sur les freins à l'emploi (dont les freins psychosociaux)

69
Autres difficultés de recrutement et de maintien de stagiaires en formation

L'appauvrissement des publics impacte de façon significative sur les entrées et le maintien en formation professionnelle de stagiaires dans des filières
pourtant porteuses au niveau de l'emploi. C'est sur le plan de la mobilité que cet effet se fait le plus ressentir : les stagiaires vivant de plus en plus dans un
équilibre financier très fragile n'ont pas les moyens d'assurer/avancer le coût de leur déplacement en formation. Des solutions restent à trouver. Une piste
serait peut-être un procédé de paiement anticipé ou de cartes de déplacements/d'essence prépayées et/ou une collaboration plus efficiente et plus rapide
avec les organismes d'aide publique ?

Recommandations par métier5


3.1.1. Les métiers de l'électricité et de l'HVAC

D’après l’analyse menée des besoins du marché de l’emploi, nous pouvons conclure que des besoins existent pour les profils-métiers suivants :
• Installateur électricien (code Rem. 4221101)
• Electricien lignes et réseaux (code Rem. 4221102)
• Installateur en système de sécurité (code Rem. 4221106)
• Monteur/installateur en sanitaire et chauffage (code Rem. 4221201)
• Technicien d’entretien et d’exploitation de chauffage (code Rem. 5233201)
• Monteur/technicien en climatisation (air conditionné) (code Rem. 4221204)
• Monteur frigoriste (code Rem. 4221205)
• Technicien frigoriste (code Rem. 5233202)
Les Grappes et profils SFMQ concernés sont : Monteur-électricien, Installateur-électricien (résidentiel, industriel, tertiaire), Technicien en installations
électriques, Technicien en installations de sécurité, Monteur-chauffagiste, Technicien en chauffage (maintenance des installations de chauffage), Monteur-
frigoriste, Technicien-frigoriste (+ installateur ventiliste)

Les options correspondantes de l’enseignement sont (surlignement rouge = les options figurant dans la liste des options éligibles à l’octroi d’incitants pour
l’année scolaire 2017-2018) :
- Aide-électricien (P – PE/Alt45)
- Electricien automaticien (TQ – PE/Alt49)
- Electricien installateur en résidentiel (TQ – PE/Alt49)
- Electricien installateur industriel (TQ – PE/Alt49)
- 7ème Installateur en chauffage central (P – PE/Alt49)
- 7ème Installateur en sanitaire (P– PE/Alt49)
- Monteur en chauffage (P – Alt45)

5
Les recommandations sont surlignées en gras bleu.
70
- Monteur en sanitaire (P – Alt45)
- Monteur en sanitaire et en chauffage (P – PE/Alt45)
- Technicien en équipements thermiques (TQ – PE/Alt49)
- Technicien du froid (TQ – PE/Alt49)
- 7ème Technicien en climatisation et conditionnement d’air (TQ – PE/Alt49)

De façon générale, toutes les formations proposées dans ce domaine sont à maintenir, soutenir ou à développer sur le territoire namurois. Les débauchés
sur le marché de l’emploi sont bien réels, d’autant que ces profils-métiers sont transversaux à plusieurs secteurs d’activités.
De façon globale, les employeurs encouragent les élèves à poursuivre leur cycle de formation. La 7ème aurait pu être une voie possible pour ce faire.
Cependant, les acteurs de l’enseignement relèvent plusieurs difficultés ou réalités. Pour l’option « Electricien automaticien », cette 7ème paraît peu utile car
au terme de la 6ème, les élèves s’insèrent déjà à l’emploi. La plus-value pour les élèves est alors plutôt d’entamer des études supérieures de bachelier (en
électromécanique, p.ex.).
Les difficultés relevées pour la création ou le maintien de 7ème (dans d’autres options) est le comptage qui se fait au plus tard le 1er octobre. Il s’avère que
beaucoup d’élèves tentent de faire un cycle supérieur. Mais après 1 ou 2 mois, ils s’aperçoivent que cette orientation n’est pas faite pour eux et veulent alors
s’inscrire en 7ème. Pour résoudre ce problème, il est recommandé une plus grande souplesse dans le système de comptage (p.ex., postposer de quelques
semaines le comptage des élèves pour l’ouverture ou le maintien d’une option ; procéder en deux phases dans l'ouverture, comptage au 1er octobre et au
1er décembre). Une seconde difficulté pour l’inscription en 7ème est l’accès limité des élèves. Par exemple, la 7ème de qualification en télécommunication est
accessible aux électriciens automaticiens mais pas aux mécaniciens automaticiens. De la même façon, la 7ème en climatisation et conditionnement d'air
n'est pas non plus accessible aux mécaniciens de maintenance. C’est dommageable car beaucoup d’élèves sont intéressés. Il est recommandé de revoir les
conditions d’accès aux 7ème et d’opter pour plus de souplesse entre filières.
Une autre situation-problème concernant la 7ème année est celle qui s'est produite cette année concernant le profil de frigoriste. Des élèves ayant réussi se
sont installés comme indépendants mais n'ont pas pu obtenir leur accès à la profession délivré par l'UCM car l'intitulé de l'option ne correspondait pas en
tous points à l'intitulé du métier. Cette situation est à revoir au niveau de l'administration de l'enseignement.
Devenir du profil de "Monteur-frigoriste" : Depuis quelques mois, il est indispensable de posséder un certificat spécifique afin de manipuler des gaz
réfrigérants. De nombreux travailleurs ne détiennent pas ce certificat et/ou n'ont pas la garantie d'être en capacité de réussir ce certificat exigeant. Le
monteur-frigoriste doit manipuler ces gaz sans pour autant avoir des compétences très élevées. Qu'en est-il des perspectives d'emploi et du maintien à
l'emploi de ces publics ? Des formations de soutien à l'octroi à ce certificat ne devraient-elles pas être organisées ? Ces questions n'ont pas été tranchées
par l'IBEFE et restent ouvertes au débat.

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Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de l’enseignement :
- L’option d’électricien automaticien a un succès important en région namuroise. C’est une option très inclusive sur le marché de l’emploi. Elle
donne accès au CESS et proche du profil de l’électromécanicien, elle répond au besoin des employeurs. L'IBEFE recommande de maintenir l'offre
actuelle et même de l'élargir au besoin.
- En ce qui concerne les filières de chauffagiste, on note que sur le bassin namurois, seul l'enseignement professionnel propose cette filière. Pour
le profil d'installateur, seules deux écoles organisent l'option, ce qui représente moins de 20 élèves. La question reste ouverte d'une amplification
de l'offre de formation dans le domaine, particulièrement dans l'enseignement technique.
- En ce qui concerne les filières de l'HVAC, il est recommandé d'ouvrir une filière de technicien du froid sur le territoire et de maintenir et
d'amplifier les autres offres de formations dans le domaine.

Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de formation :


- En ce qui concerne les formations en électricité, ce sont surtout les formations autres que celles en électricité résidentielle qui sont à développer
sur le territoire : de façon plus précise, l'électricité industrielle qui se dispense seulement à Dinant mais aussi d'autres techniques ou d'autres
profils-métiers proches tels les métiers de la sécurité (alarme, etc.), les techniques sur les lignes et réseaux et le profil de monteur-câbleur.
- Pour ce qui est des formations en chauffage, seuls les profils de monteur et d'installateur sont couverts par la formation professionnelle dispensée
sur le territoire. La question reste posée d'amplifier l'offre existante sur le territoire et/ou de proposer des formations plus pointues conduisant
au profil de technicien.
- En ce qui concerne les métiers de l'HVAC, l'offre de formation est très limitée sur le territoire. Il est recommandé d'amplifier l'offre de formations
professionnelles sur le territoire. L'un des freins détectés serait le coût élevé du matériel indispensable à ce type de formation.

3.1.2. Les métiers de la maintenance industrielle et tertiaire

D’après l’analyse menée des besoins du marché de l’emploi, nous pouvons conclure que des besoins existent pour les profils-métiers suivants :

• Mécanicien de maintenance/Mécanicien automaticien (code Rem. 44311) (44311.01. Mécanicien d’entretien industriel)
• Maintenicien en mécanique aéronautique (code Rem. 44314)
• Electricien de maintenance/Electricien automaticien (code Rem. 44331)
• Polymaintenicien (code Rem. 44341). (44341.01. Electromécanicien de maintenance industrielle)
• Technicien d’installation de maintenance industrielle (code Rem. 5231101)
• Technicien d’installations de matériels de télécommunication (code Rem. 5231102)
• Technicien automaticien (code Rem. 5231201)
• Responsable de maintenance industrielle (code Rem. 5332101)
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• Installateur électricien tertiaire (code Rem. 422110102)
• Ascensoriste/Agent de maintenance d’ascenseurs (code Rem. 5231)
• Technicien de maintenance en électronique (code Rem. 52333)
• Installateur électricien industriel (code Rem. 422110107)
• Technicien de maintenance en électronique (code Rem. 52333)

Les grappes et profils SFMQ concernés sont : Electricien de maintenance industrielle, Mécanicien de maintenance industrielle, Electromécanicien de
maintenance industrielle, Technicien de maintenance (profil de polytechnicien), Agent de maintenance tertiaire, Electricien de maintenance tertiaire,
Technicien de maintenance tertiaire.

Les options correspondantes de l’enseignement sont (surlignement rouge = les options figurant dans la liste des options éligibles à l’octroi d’incitants pour
l’année scolaire 2017-2018) :
- Complément en maintenance d’équipements techniques (P – PE)
- Mécanicien automaticien (TQ – PE/Alt49)
- Mécanicien d’entretien (TQ – PE/Alt49)
- Technicien en électronique (TQ-PE/Alt49)

Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de l’enseignement :


L'offre de filières disponible sur le territoire namurois est principalement une offre de mécanicien de maintenance. Or, il y a une demande forte du marché
de l'emploi pour les profils d'électricien de maintenance. De nouveaux profils SFMQ ont été identifiés dans ce domaine. Il serait recommandé que les
acteurs de l'enseignement s'en saisissent dès que possible afin de les traduire dans leur offre de formation locale.

De cette façon, outre le profil d'électricien de maintenance, c'est surtout le profil d'électromécanicien qui devrait être prioritairement soutenu, car il
propose une formation plus transversale permettant une meilleure insertion sur le marché de l'emploi. L'ouverture de ces filières doit se faire avec le
soutien de tous les acteurs (dont les secteurs) afin de les promouvoir efficacement.

Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de formation :


Il est proposé de renforcer les offres de formation dans le domaine sur le territoire (au-delà de la région de Dinant) et de poursuivre les efforts visant à
adapter les formations existantes aux nouvelles exigences du marché de l'emploi et aux profils SFMQ décrits par les experts. Afin de soutenir les filières
existantes, il est recommandé de renforcer et poursuivre les actions de promotion des métiers et de remise à niveau des compétences des candidats.

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3.1.3. Les Métiers de la production et de 1ère maintenance

D’après l’analyse menée des besoins du marché de l’emploi, nous pouvons conclure que des besoins existent pour les profils-métiers suivants :
• Opérateur sur machines de formage des matières plastiques et du caoutchouc (code Rem. 45113)
• Pilote des Industries alimentaires (code Rem. 45121)
• Conducteur de ligne de production en industrie alimentaire (code Rem. 4512201)
• Opérateur de production en industrie agro-alimentaire (code Rem. 4512203)
• Opérateur de production de panneaux à base de bois (code Rem. 45321)
• Dessinateur en mécanique (code Rem. 5212201)
• Dessinateur-projeteur en électricité et électronique (code Rem. 52132)
• Technicien de contrôle-essai-qualité en électricité et électronique (code Rem. 52221)
• Pilote d’installation des industries chimiques et de production d’énergie (code Rem. 45111)
• Opérateur/conducteur sur appareils de transformation, production physique/chimique (automatisés) (code Rem. 45112)
• Technicien de fabrication/production des industries de process (code Rem. 52231) (industries agroalimentaires, biopharmaceutiques, plasturgiques,
chimie industrielle, etc.)
• Technicien en système d’usinage (métal) (code Rem. 4412101) (code Rem. 44121 Opérateur-régleur sur machines-outils)
• Agent d’usinage des métaux (code Rem. 44111 dont 4411101. Opérateur sur machines d’usage des métaux)
• Agent de découpage des métaux (code Rem. 44112)
• Cadre technique de production (code Rem. 53211 dont code Rem. 5321101 Responsable de production)
• Cadre technique de Contrôle-Qualité (code Rem. 53212 dont code Rem. 5321201 Responsable qualité)

Les grappes et les profils SFMQ concernés sont :

Métiers de la production de denrées alimentaires : Assistant opérateur de production de l’industrie alimentaire, Opérateur de production de l’industrie
alimentaire (OPIA), Conducteur de ligne de production en industrie alimentaire (CLPIA), Pilote des installations en industrie alimentaire (PIIA); Opérateur
recettes en industrie alimentaire (ORIA), Agent de fabrication du secteur alimentaire (AFA)

Métiers de la chimie : Opérateur de production en chimie et Technicien de production en bio-pharmacie

Métiers de l’usinage : Technicien en système d’usinage

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Les options correspondantes de l’enseignement sont (surlignement rouge = les options figurant dans la liste des options éligibles à l’octroi d’incitants pour
l’année scolaire 2017-2018) :
- Technicien conducteur de ligne de production alimentaire (P – Alt45)
- Technicien plasturgiste (TQ – PE/Alt49)
- Technicien en usinage (TQ – PE/Alt49)
- Assistant opérateur des entreprises agro-alimentaires
- Complément en techniques spécialisées de production des entreprises en agroalimentaires
- Opérateur de production des entreprises agroalimentaires (P – PE/Alt49)
- Technicien des industries alimentaires (TQ – PE/Alt49)
- Technicien des industries du bois (TQ – PE/Alt49)
- Conducteur de ligne de production agro-alimentaire (option bientôt disponible)
- 7ème Technicien en maintenance des systèmes automatisés industriels (TQ-PE/Alt49)
- 7ème Dessinateur en DAO (TQ-PE/Alt49)

Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de l’enseignement :

L'offre dans l'enseignement est faible et concerne peu d'élèves. Une recommandation serait de développer l'offre sur le territoire et de soutenir la mise en
place des nouveaux profils SFMQ, d'autant que certains secteurs proposent des perspectives d'emploi intéressantes sur le territoire (particulièrement le cas
de l'industrie alimentaire). Un effort de promotion et découverte de ces métiers est également à fournir pour soutenir les ouvertures de filières, de nouveau
en collaboration avec tous les acteurs concernés dont les secteurs.

Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de formation :

Le constat opéré est qu'il y a peu de formation qualifiante proposée sur le territoire dans le domaine. La question de son développement reste ouverte, car
il est aussi à tenir compte de l'offre proposée dans le domaine par les deux centres de compétences, Technocampus et Technifutur situés dans les territoires
avoisinant la région namuroise.

Profils au-delà de la maintenance : profils liés à l’usinage

Bien que l'analyse "métiers" qui a été produite pour l'examen du secteur industriel se soit limitée à certains profils (maintenance, électricité HVAC), il a été
constaté que les profils de l'usinage (non abordés dans ce travail) font l'objet de besoins criants sur le marché de l'emploi. Une seule formation de technicien
en usinage est développée sur le territoire. En outre, des experts de la formation regrettent l'absence de profils-métiers moins "qualifiés" dans le domaine
de l'usinage. En effet, le niveau de technicien est très élevé, ce qui peut expliquer que peu d'opérateurs s'en saisissent. Il peut être recommandé d'encourager
de nouvelles formations dans le domaine qu'elles soient organisées par l'enseignement ou les acteurs de l'enseignement.
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3.1.4. Les Métiers de l'entretien et la maintenance de véhicules

D’après l’analyse menée des besoins du marché de l’emploi, nous pouvons conclure que des besoins existent pour les profils-métiers suivants :
• Mécanicien d’entretien de voitures particulières et véhicules utilitaires légers (code Rem. 4432101)
• Mécanicien polyvalent (code Rem. 4432107)
• Technicien de maintenance et de diagnostic automobile (MDA) (code Rem. 4432108)
• Mécanicien poids lourds (code Rem. 4432105)
• Technicien de maintenance et de diagnostic poids lourds (MDT) (code Rem. 4432109)
• Mécanicien en motocycles, matériels d’entretien et de loisirs (code Rem. 44322)

Les grappes et profils SFMQ concernés sont :

Métiers de la mécanique automobile : Mécanicien d’entretien automobile, Mécanicien polyvalent automobile, Technicien en maintenance et diagnostic
automobile (TMDA)
Métiers de la mécanique poids lourds et divers : Mécanicien d’entretien de véhicules utilitaires et poids lourds, Mécanicien polyvalent de véhicules utilitaires
et poids lourds, Technicien en maintenance et diagnostic automobile (TMDA) de transport de marchandises et personnes, Technicien d’engins de génie civil ,
Technicien de machines agricoles et horticoles professionnelles , Technicien de chariots élévateurs et chargeurs téléscopiques
Métiers des deux roues : Réparateur de cycles, Mécanicien d’entretien de vélomoteurs et motocyclettes, Technicien d’entretien de vélomoteurs et
motocyclettes
Les options correspondantes de l’enseignement sont (surlignement rouge = les options figurant dans la liste des options éligibles à l’octroi d’incitants pour
l’année scolaire 2017-2018 et surlignement brun = les options éligibles à l’octroi d’incitants pour fermeture) :
- Complément en mécanique agricole et/ou horticole (P – PE)
- Aide-mécanicien garagiste (P – Alt45)
- Complément en conduite de poids lourd et manutention (P – PE)
- Complément en électricité de l’automobile (P – PE)
- Compléments en systèmes électroniques de l’automobile
- Mécanicien d’entretien automobile (P – PE/Atl49)
- 7ème Mécanicien des moteurs diesels et engins hydrauliques (P – PE/Alt49)
- Mécanicien polyvalent automobile (TQ – PE/Alt49)
- Mécanicien automobile (P – PE)
- 7ème Technicien en maintenance et diagnostic automobile (TQ-PE/Alt49)
- Technicien de l’automobile (TQ-PE)
- Conducteur poids lourds (P-PE/Alt49)

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Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de l’enseignement :
La prospection relative à ces profils-métiers ayant été limitée, toutes les questions évoquées n'ont pas encore été tranchées par l'IBEFE. La question de réaliser
une prospection plus approfondie sur les évolutions du secteur et une adaptation des profils-métiers a cependant été écartée. En effet, tous les profils-métiers
viennent d'être définis par le SFMQ. L'IBEFE soutient leur implémentation rapide dans les offres de filières et de formations, ce qui permettra d'ajuster
l'offre aux besoins du marché de l'emploi.
Recommandations spécifiques en ce qui concerne l’offre de formation :
L'IBEFE est attentive au développement d'une formation de mécanicien agricole sur le territoire et soutient cette initiative. Une offre de formation en
mécanicien poids lourd pourrait être proposée sur le territoire qui n'en propose aucune actuellement.

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3.2. La suite du travail
La concertation avec les différents acteurs du marché de l’emploi, de l’enseignement et de la formation est à poursuivre dans ce domaine. Pour ce faire, un
pôle de synergie sera mis en place au début de l’année 2017.

L’objectif de ce pôle de synergie sera de créer un lieu de dialogue continu entre les acteurs, ce qui permettra des échanges d’informations plus intenses, une
interconnaissance des réalités de chacun, des réflexions communes qui seront à la source d’actions partenariales.

A ce stade du travail, la rencontre avec les experts du secteur a déjà pu identifier une série de pistes d’actions qu’il faudra encore étoffer et prioriser.

En voici quelques-unes :

1. Entretenir et affiner la connaissance du marché de l’emploi et des besoins des entreprises


• Réaliser des enquêtes auprès des entreprises du territoire en partenariat avec les secteurs.
• Renforcer les contacts et échanges d’information avec les centres de veille de compétences et de technologie (présents dans les secteurs mais aussi les
centres de compétences ou les plans stratégiques de la Wallonie, DAS, « domaines d’activités stratégiques).

2. Affiner l’analyse des difficultés de matching entre les compétences disponibles auprès des candidats, les compétences dispensées en formation/dans
l’enseignement et les compétences demandées par les employeurs et soutenir les actions visant une meilleure adéquation des besoins et des offres de
compétences
• Approfondir les constats tirés lors des rassemblements "enseignants-employeurs" organisés en 2014 et 2015, les actualiser.
• Soutenir les actions visant à travailler les savoir-être en milieu professionnels.
• Mieux exploiter les résultats des épreuves sectorielles et renforcer l’action des épreuves organisées par les secteurs.
• Renforcer les collaborations entre partenaires afin de rendre l’accès aux agréments plus démocratiques pour tous les publics de demandeurs d’emploi et
d’étudiants.
• Entretenir le dialogue et la connaissance autour du travail réalisé par le SFMQ et soutenir l’implémentation des nouveaux profils dans les offres
d’enseignement et de formation.
• Développer les pistes d’actions visant à résoudre la pénurie d’enseignants et formateurs techniques.
• Encourager et soutenir la formation continue des enseignants (p. ex. initiatives de la Fondation pour l’enseignement).
• Développer les outils de communication permettant une meilleure interconnaissance des acteurs et généraliser les actions ayant rencontré un succès
auprès des acteurs de terrain (p.ex. initiatives de la DREMT avec le secteur du bois concernant les places de stage).

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3. Mener des actions de valorisation et de promotion des métiers et des filières qualifiantes auprès des candidats potentiels (élèves et demandeurs
d’emploi)
• Initier des actions de promotion et découverte des métiers du froid et du chaud et d’autres profils industriels méconnus ou mal connus du public.
• Exploiter tous les outils de promotion et découverte métiers mis en place par les secteurs.
• Collaborer avec les cités des métiers et les skills Belgium sur des actions concrètes de sensibilisation.
• S'engager dans une dynamique d'approche orientante (p.ex. créer une semaine de l'orientation dans toutes les écoles).
• Donner une meilleure visibilité aux formations et aux filières d'enseignement dans ces domaines.
• Donner une meilleure visibilité médiatique aux métiers afin de toucher tous les publics.
• Encourager les initiatives existantes et les développer plus largement (p.ex. initiative « Qualinam »).
• Poursuivre les essais-métiers et initier d’autres actions de découvertes-métiers en collaboration avec le CEFO.

4. Travailler sur les autres freins à l’inscription ou à l’entrée des jeunes et des demandeurs d’emploi dans les filières qualifiantes

• Elargir les choix professionnels des hommes et des femmes, choix trop souvent orientés en fonction de stéréotypes liés au genre.
• Permettre de meilleures filières et passerelles entre les formations de remise à niveau (en amont) et les formations qualifiantes (en aval).
• Renforcer les actions de formation de remise à niveau et/ou de préformation qualifiante dans les métiers pour lesquels se pose une difficulté quant au
recrutement de candidats stagiaires.
• Mieux prendre en compte les difficultés de mobilité du public de demandeurs d’emploi et mettre en place des procédures plus souples d’aides financières
aux déplacements.

5. Améliorer l’adéquation offre-besoins en matière de places de stage sur le territoire du bassin de Namur

• Analyser de manière détaillée les problèmes rencontrés sur le territoire du bassin de Namur pour les divers métiers de la Maintenance, de l’Electricité et
de l’HVAC.
• Envisager des pistes d’actions pour répondre aux problèmes identifiés.

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