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Résummé BSCT

Le document présente une étude géologique et hydrogéologique des aquifères du bassin sédimentaire côtier, identifiant trois principales nappes : le Maastrichtien, le Paléocène et le Continental Terminal. Chaque aquifère a des caractéristiques distinctes en termes de composition, de profondeur, de transmissivité et de qualité de l'eau, avec des implications pour leur exploitation et leur gestion. Les résultats soulignent la nécessité d'études supplémentaires pour mieux comprendre les limites et la dynamique de ces aquifères.

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Contexte géologique et hydrogéologique

Les études (Monciardini et al., 1986; Johnson, 1987; Costa da, 2005; Gnazou, 2008)
lihostratigraphiques des formations du bassin sédimentaire côtier couvrant le Crétacé
jusqu’au Quaternaire montrent l’abondance des dépôts détritiques et carbonatés
suffisamment perméables susceptible de constituer des réservoirs d’eau souterraine. Ces
réservoirs sont parfois séparés par des séries argileuses ou marneuses constituant les
épontes des différents niveaux aquifères. Le bassin sédimentaire forme alors un vaste
système aquifère composé de trois principales nappes. De la base au sommet, on distingue :

L’aquifère du Maastrichtien ou du Crétacé supérieur


Logé à la base de la série sédimentaire, la formation aquifère est caractérisée par de
niveaux sableux plus ou moins épais et les couches argileuses et des calcaires gréseux
(Figure 2). Les niveaux sableux, les plus productifs se situent à plus de 50 m de profondeur
dans le nord. Plus au sud, on les trouve à plus 200 m dans la région d’Agoè et 400 m
environ à Afagnangan (BCEOM/BRGM, 1982). L’aquifère du Maastrichtien est connu avec
un peu plus de précisions dans la partie septentrionale du bassin, sa limite au sud devra
faire l’objet d’études futures, car en fonction de la structure monoclinale du bassin, cette
limite sud pourrait aller jusqu’au niveau du littoral. Il est important d’ajouter que dans certains
secteurs du nord du bassin, l’aquifère du Maastrichtien devient affleurant et il n’est pas aisé
de le différencier de celui du Continental Terminal. Les sables maastrichtiens s’étendent en
continuité, du Mono à la frontière du Ghana. La prospection géophysique et les forages
réalisés dans le cadre du projet (PNUD, 1975) ont permis de distinguer une bande nord
stérile et une bande sud productive. La bande septentrionale s’étend sur une largeur de 6 à
10 km le long du contact avec le socle. La stérilité de cette bande nord est dû à la présence
d’un « biseau sec », mais aussi à la présence des faciès argileux dominants (PNUD, 1975).
La bande méridionale dont la largeur augmente d’est en ouest (3 à 20 km) est caractérisée
par l’abondance des faciès sableux dont l’épaisseur varie entre 5 à 25 m (Gnazou, 2008).
L’écoulement de la nappe se fait du NW vers le SE avec un gradient hydraulique de 1,5 pour
mille en moyenne plus élevée dans le quart nord (BCEOM/BRGM, 1982). Les valeurs de
transmissivité de cette nappe varient entre 10-2 et 10-4 m².s-1 (PNUD, 1975; BCEOM/BRGM,
1982; Gnazou et al., 2017) et celles du coefficient d’emmagasinement sont comprise entre
2.10-4 et 10-2 (BCEOM/BRGM, 1982), révélant que l’aquifère est captif et semi-captif à libre.
La conductivité des eaux de la nappe du Maastrichtien varie entre 450 et 560 µs/cm (Forage
TdE). Les eaux sont dans l’ensemble neutres à légèrement acide. La composition en fer
varie entre 0,6 et 1 mg/l et est au-delà de la limite de prescription de l’OMS 2011 qui est
inférieure à 0,3 mg/l. Les eaux ne contiennent pas de polluants organiques. De ce fait, les
eaux de la nappe du Maastrichtien sont acceptables pour la consommation humaine.

L’aquifère du Paléocène
Les formations du Paléocène forment un complexe argileux marneux comportant à sa base
des calcaires blancs et des niveaux de sables graveleux (Figure 2). Dans le secteur
occidental, entre Zanguéra et Lomé, les calcaires blancs reposent sur une couche sablo-
graveleuse de 5 à 10 m de puissance. L’ensemble sable et calcaire est relativement continu
et atteint 15 à 30 m d’épaisseur. On le trouve entre 40 et 50 m de profondeur à Noépé et au-
delà, 250 m à Lomé (BCEOM/BRGM, 1982). Au Nord, entre Davié et Tchékpo Dévé, les
calcaires disparaissent et fond place à des sables plus ou moins argileux de 20 et 25 m
d’épaisseur. Au sud de Kpogamé, les calcaires et les sables sont plus argileux et forment un
réservoir moins favorable (PNUD, 1975). Les travaux antérieurs de (PNUD, 1975;
BCEOM/BRGM, 1984) fixe la limite des calcaires au niveau du lac Togo.
Des études récentes de (Gnazou et al., 2015) ont montré que l’aquifère de Paléocène
s’étend sur tout le bassin sédimentaire du Togo grâce à la réalisation des forages profonds
dans cadre du Programme de l’accélération Eau et Assainissement pour l’atteinte de
l’Objectif du Millénaire pour Développement (PEA-OMD). Ces travaux montrent également
que l’écoulement de la nappe est du nord au sud, avec des gradients hydrauliques faibles,
traduisant une perméabilité élevée. Les fluctuations de la nappe varient entre 0,94 m à
Akodésiwa, au sud et 2,83 m à Agoè Zongo, au centre. Les travaux récents de (Akakpo,
2017) sur le plateau d’Agoè, à l’ouest du bassin montrent un dôme piézométrique au nord,
une dépression piézométrique au nord-est. Le dôme correspond à la zone de recharge de la
nappe et une dépression piézométrique est due à l’effet de la surexploitation de la nappe, ce
qui explique l’altitude de la nappe à un niveau inférieur à celui de la mer. Les valeurs de la
transmissivité varient entre 5.10-3 et 10-2 m².s-1 dans le secteur d’Agoè et plus faible aux
environs de Lomé, Noépé et Zanguéra (PNUD, 1975). Le coefficient d’emmagasinement est
faible et compris entre 6.10-5 et 2.10-4, correspondant au caractère captif de la nappe.
La composition chimique de la nappe reflète le caractère calcaire du réservoir (Gnazou,
2008; Akakpo, 2017). Les eaux de la zone comprise entre Avéta et le Lac Togo présentent
une contamination marine. En effet les concentrations en chlorures sont supérieures à 160
mg/l et atteignent 820 mg/l près du Lac Togo (BCEOM/BRGM, 1982). D’après (Gnazou,
2008), en dehors de certaines concentrations en fer enregistré dans certains ouvrages, et
qui sont des teneurs inférieures à la concentration maximale admise par OMS (0,3 mg/l) ;
aucune pollution métallique n’est constatée. La qualité chimique de la nappe du Paléocène
est bonne. Seule la présence d’importante concentration en sulfates dans certains ouvrages,
remettent en cause cette qualité (Gnazou, 2008).

L’aquifère du Continental Terminal


Les formations du Continental Terminal sont constituées des couches sablo-argileuses et
graveleuses, recouvertes par des sables argileux fins de quelques mètres communément
appelés « terre de barre ». Le Continental Terminal est transgressif sur les formations
marines qu’il recouvre en discordance. Il surmonte les sables et sables argileux du
Maastrichtien au nord, et repose au sud sur la série marneuse Eocène et Paléocène sub-
affleurant au niveau de la dépression de la Lama. Le Continental Terminal plonge faiblement
vers le sud avec un pendage de 1° et augmente d’épaisseur du nord vers le sud (PNUD,
1975).
Les travaux récents de (Bleza et al., 2020) à l’ouest du Zio distinguent deux couches. Il s’agit
des couches de sables argileux sus-jacentes à la couche de sables. Ces deux couches sont
surmontées par endroits par des couches lenticulaires d’argile. On est donc en présence de
deux niveaux aquifères continus dont l’ensemble forme un aquifère monocouche à nappe
libre. Le niveau supérieur est capté généralement par des puits à grand diamètre et des
forages à la tarière manuelle. L’aquifère repose sur un mur imperméable, d’âge Eocène situé
entre 120 m de profondeur dans le sud et 40 m de profondeur dans le centre. Dans nord,
l’aquifère repose sur les sables d’âge Maastrichtien où il est en communication hydraulique
avec cette nappe. La puissance de l’aquifère varie entre 70 m dans le sud et diminue
progressivement jusqu’à 5 m dans le nord où il est moins productif. L’étude piézométrique de
l’aquifère à nappe libre montre un écoulement multidirectionnel convergent essentiellement
vers l’océan. Des écoulements d’ordre secondaire convergent vers le champ captant de
Cacavelli. Les courbes isopièzes sont relativement équidistantes traduisant un gradient
relativement constant de l’ordre 0.002 à 0.005. Le suivi à pas de temps mensuel montre une
période de recharge significative de la nappe d’avril à juillet.
Les valeurs de la transmissivité et de la perméabilité sont obtenues uniquement dans le
secteur du champ de captage de la TdE à Cacavelli. Elles varient entre 7,56.10 -3 au F304 et
1.10-2 m2/s au F303. Cette grande variabilité est due probablement aux couches d’argiles
lenticulaires d’épaisseurs importantes. Les valeurs du coefficient d’emmagasinement ne sont
pas mesurées, car les forages d’exploitations ne possèdent pas de piézomètres
d’observation.
Les résultats obtenus par les travaux (Bleza, 2017) concernant 90 échantillons ont montré
que les eaux de cet aquifère sont principalement acides avec des degrés divers de
minéralisations croissants en direction de l’océan, au sud. De ce fait la minéralisation des
eaux est influencée par la proximité de l’océan. Ce qui montre l’invasion des eaux douces
continentales par les eaux salées marines à la suite des pompages intensifs.

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