Cours Patho 2025
Cours Patho 2025
Partie II :
PATHOLOGIE
DU
BATIMENT
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Cours de Technologie du Bâtiment - Classe :2eme Année BTS GBAT – 2025
Chapitre 1 : GENERALITES
Leçon 1 : Terminologie de base
Introduction
• Les occupants : longue attente avant d’habiter ; conditions de vie difficiles ; risque pour la
santé.
• Les acteurs (du particulier à l’entreprise) : économiques et juridiques
Il est donc important de sensibiliser tous les acteurs de la construction à la nécessité d’engager
une démarche qualité en construction, en vue d’une meilleure prévention des pathologies.
I-/- Définitions
1.1 – La pathologie
La pathologie provient des mots grecs pathos (maladies) et logos (études, sciences).
Les significations de ce terme issues des sciences médicales sont :
- Science qui a pour objet l’étude et la connaissance des causes et symptômes des
maladies d’après le Robert.
- Science qui traite de tous les désordres survenus soit dans la disposition des
organes, soit dans les actes qu’ils remplissent d’après le Littré.
Des deux définitions, on retient que la pathologie est la science qui a pour objet l’étude, la
connaissance, puis le traitement des maladies ; les maladies qui sont aussi appelées désordres.
1.2 – La pathologie du bâtiment
La pathologie, étude scientifique systématique des maladies est emprunté au domaine médical
pour désigner les désordres intervenant dans les ouvrages construits ou en construction.
En effet, les différents matériaux assemblés pour construire un ouvrage réagissent les uns sur
les autres. Ils subissent aussi l’effet du milieu environnant dans lequel l’ouvrage est construit :
- L’action mécanique de la pesanteur et du vent
- L’action hygrothermique de l’air (humidité)
- L’action chimique de l’air et des matières agressives.
Les matériaux subissent l’action de l’homme : usage normal ou action de vandalisme.
Tout cela est source de désordres plus ou moins importants, qui affectera une construction donnée.
Ainsi, la pathologie du bâtiment a pour objet l’examen, la recherche des causes et la prescription
des solutions pour réparer les désordres plus d’un bâtiment donné. Cette démarche technique peut
permettre :
- L’amélioration des techniques de constructives
- La promotion de la réglementation en matière de construction
- L’amélioration du contenu des textes des marchés de travaux sous leurs différents
aspects (administratif – juridique – commerciale
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II-/- Terminologie
▪ Désordre : fait d’une altération, perturbation, dérangement ; trouble.
▪ Ruine : grave dégradation d’un édifice, destruction d’un bâtiment de lui-même, ou que l’on
fait tomber.
▪ Réparation : opérations nécessaires au maintien de l’ouvrage après construction
▪ Rénovation : opération qui concerne l’ensemble d’un quartier. Ce qui implique la démolition
d’immeuble, la libération du sol
▪ Restauration : les travaux de restauration visent à remettre un bâtiment ou un ouvrage dans
son état originel du fait de son intérêt architectural ou historique.
▪ Réhabilitation : travaux de réhabilitation visent à la fois à conforter un bâtiment et à le
remettre en état en le dotant des éléments de confort moderne.
▪ Vieillissement : c’est la dégradation progressive dans le temps des matériaux constituant
l’ouvrage. C’est un phénomène naturel normal.
▪ Entretien : c’est l’ensemble des actions qui permettent de tenir un système en état. Ainsi
l’entretien du patrimoine immobilier vise à le conserver en bon état d’observation.
▪ Maintenance : tenir en état ; les activités de maintenance vise également à conserver le
même bon état d’exploitation des ouvrages. Dans la pratique le mot maintenance est
appliqué aux équipements du bâtiment (électricité, plomberie, climatisation, chauffage, …)
▪ Remède : terme médical qui désigne tout ce qui est employé pour le traitement d’une
maladie. Le terme synonyme est celui de solution.
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Dans la construction, les erreurs de défauts peuvent apparaître dès la phase de conception.
On peut assez facilement rectifier des plans ou des pièces écrites, tant que les ouvrages ne sont
pas commencés.
Lorsque les erreurs ou les défauts sont détectés en cours d’exécution, la résolution du
problème devient plus compliqué et en tout cas plus coûteuse. Il faut alors étudier des solutions de
reprise acceptables, ou bien démolir et recommencer.
La prévention c’est tout ce que l’on peut faire avant qu’un problème n’arrive, pour l’empêcher
justement d’arriver. Il s’agit d’abriter, d’attirer l’attention, de signaler, d’informer, de sensibiliser et
de prévenir.
De ce point de vue, la sensibilisation et la formation contribuent à la prévention.
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• Réception
La réception et le traitement
des litiges et défauts
éventuels, et de l’entretien…
• Utilisation de l’ouvrage
Celle-ci doit être conforme à
celle qui a été prévue et
l’entretien normal de l’ouvrage.
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NB : La prévention des désordres est une action lente et raisonnée se situant en amont de
la réalisation. Elle doit intervenir dès la conception du projet de construction.
La prévention des désordres est basée sur l’expérience et sur l’établissement des
règles techniques tenant compte de l’évolution des constructions et des exigences.
Un ouvrage mal conçu sera difficile à réaliser, exigera des précautions particulières
et entrainera des coûts supplémentaires et risques difficiles à apprécier.
Dans la construction, les erreurs et défauts peuvent apparaître dès la phase de conception
ou plus tard lors de l’exécution des travaux.
Dans le cas de la conception, on peut facilement rectifier les plans ou les notes de calculs
ou encore les pièces écrites, tant que les travaux n’ont pas commencé.
Lorsque les défauts sont détectés en cours d’exécution, la résolution devient plus
compliquée et plus couteuse. Il faut alors étudier des solutions de reprise acceptable, ou démolir
et recommencer.
Si les défauts ne sont pas repérés avant la réception des travaux, il y a risque de sinistre à
plu ou moins long terme.
Toute erreur, mauvais choix ou souci d’économie excessive, se traduiront tôt ou tard par des
désordres ou sinistres difficiles à réparer.
Le choix des matériaux doit relever du même souci.
Le contrôle doit par conséquent intervenir à différentes phases. Dès la conception ou
intervenant au niveau des calculs et matériaux choisis, puis lors des travaux en émettant des
observations et des réserves.
Une bonne conception des ouvrages est par conséquent fondamentale :
Conception Matériaux Mise en œuvre
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Degrés de gravité
Proposition de Solutions
Solution appropriée ?
NON OUI
Mise en œuvre
Réception
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• Conduire le chantier en ayant à l’esprit, qu’il s’agit d’un travail réalisé sur
Mise en œuvre un ouvrage existant qui peut demander une organisation particulière
de la solution
• Appliquer les précautions définies au plan individuel et collectif et
toujours avec le souci d’un entretien facile.
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En présence d’un sol déformable, ces fondations peuvent subir des mouvements
susceptibles d’engendrer des dommages importants : à titre d’exemple, un tassement différentiel
de 1 cm. entre deux points d’appui distants de 5 m. suffit à provoquer la fissuration.
2) des charges irrégulièrement réparties aux fondations. Ce déséquilibre des efforts sur le
sol provoque un tassement différentiel. Le sol se déformera donc plus ou moins selon les
points d’appui ;
3) la présence juxtaposée de 2 remblais d’âge différent sous les fondations : un ancien, peu
compressible, et un récent, mal compacté lors des travaux ;
4) la création ultérieure d’une plate-forme contre une façade du pavillon. Elle crée une
surcharge parasite excessive au droit de la semelle de ce mur.
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Les argiles dites “gonflantes“ sont dangereuses pour les fondations : tassements en période
de sécheresse, soulèvements quand l’eau revient.
Cette alternance de tassements et de soulèvements provoque des dégâts dans les murs.
Dans les cas graves, les fissures peuvent atteindre une largeur d’ouverture de l’ordre de 30 à 40
mm : on parle alors de fractures ou lézardes.
En revanche, une sécheresse prolongée entraîne une forte évaporation d’eau entre la
surface et le banc argileux sur une profondeur de 2 à 4 m. Ce phénomène provoque une importante
diminution du volume du sol argileux, ce qui se traduit par un retrait pouvant atteindre une dizaine
de centimètres.
Ces mouvements du sol ne sont pas uniformes sous les bâtiments car ceux-ci forment un
écran contre l’évaporation. Des efforts différentiels importants apparaissent donc entre le centre du
pavillon et sa périphérie, d’où l’apparition de fissures ou de lézardes.
Ce processus peut être aggravé par la présence, à proximité du pavillon, de végétaux dont
les besoins en eau sont importants : chênes, peupliers, frênes, …
La nature même des argiles concernées peut donner naissance, lors d’une période ultérieure
très pluvieuses, à un phénomène opposé de gonflement qui tend à refermer les fissures.
2 - Le tassement de dallage
De nombreux terrains ne sont pas aptes à recevoir une dalle sur terre-plein.
Ø les sols meubles incluant des rognons rocheux aptes à constituer des points durs ;
b) Les matériaux dits “tout-venant“, beaucoup plus dangereux car ils possèdent parfois un
pourcentage d’éléments fins qui rendent la mise en œuvre très délicate. Notons toutefois
qu’un tel matériau peut voir ses performances améliorées par un faible apport de chaux
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Dans le cas d’un dallage d’habitation, de surface réduite, elle est effectuée généralement, à
l’aide de petits engins mécaniques “vibrants“, manipulables par un seul homme, du type
plaque ou rouleau.
Son but est d’obtenir un serrage maximal du “squelette“ granulaire, afin de lui conférer la
capacité portante adéquate ainsi qu’une bonne résistance à la déformation.
- compacter des couches trop épaisses pour la profondeur d’action de l’engin (20 cm étant
un maximum pour les rouleaux courants) ;
- négliger le serrage des zones de rives, contre les “bêches“ des fondations.
Le compactage insuffisant le long des murs de façades est très souvent observé.
Le but de cet assainissement est de canaliser les eaux usées, de les épurer par traitement
puis de les rejeter dans le milieu naturel. Pour des raisons économiques, une filière
d’assainissement autonome est souvent la seule solution.
Les odeurs nauséabondes sont la marque d’une insuffisance voire d’une absence totale de
ventilation de la fosse septique toutes eaux. Elles proviennent de l’accumulation d’hydrogène
sulfuré (H25) généré lors de la fermentation liée au prétraitement des eaux usées. Ce gaz, à l’odeur
caractéristique d’œuf pourri, attaque les fosses en béton et particulièrement les tampons.
Une mauvaise évacuation des eaux usées est souvent le résultat d’une inadaptation de la
solution retenue pour l’épandage, par rapport au sol.
- colmatage dans le regard dû aux dépôts (graisses, savon, corps étrangers, feuilles, sables…)
;
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Ø les fissures de la maçonnerie, liées au fonctionnement de la paroi -et dites pour cela
“structurelles“- sous l’effet de certaines sollicitations (internes ou externes).
Ces fissurations structurelles d’un mur extérieur relèvent, pour l’essentiel, de trois grandes
catégories, en fonction de leur origine mécanique :
Il se manifeste très rapidement et avec une intensité d’autant plus grande que la quantité d’eau
utilisée excède par trop le minimum nécessaire à la « prise » de ce mortier ou de ce béton.
Des fissures peuvent alors naître au contact de deux éléments d’âges différents, tels les blocs et
les joints de montage, notamment lorsque le mortier qui les constitue est « étalé » par temps très
sec et que, parallèlement, les blocs ne sont pas « mouillés » avant pose.
Le comportement différent de ces matériaux peut créer des fissures à leur jonction.
b) On sait, par ailleurs, que ces matériaux présentent, du fait des changements de température,
des variations dimensionnelles non négligeables (dilatation en été, rétraction hivernale).
Ainsi, la paroi d’un mur-pignon, de quelques mètres de longueur, tend en période froide à se
rétrécir de plusieurs millimètres.
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Mais du fait de sa liaison rigide avec les planchers, qui restent à une température à peu près
constante, elle subit des contraintes de traction, susceptibles d’engendrer des fissures
verticales.
Un tel plancher peut prendre une légère déformation de flexion dans sa partie centrale, qui
certes ne nuit pas à sa solidité, mais peut s’accompagner d’une rotation de l’appui sur le mur de
façade et d’un soulèvement de la rive du plancher. Cela génère une fissure horizontale sous son
arête basse d’appui.
Ce défaut peut aussi affecter un angle de plancher réalisé en dalle de béton armé, si l’on a
omis de doter le croisement des parois d’un chaînage vertical, à l’aide de blocs d’angles
spécialement perforés à cet effet.
Le danger d’accumulation des eaux de ruissellement dans le remblai des fouilles ceinturant
le bâtiment exige la réalisation d’un drainage.
Moins fréquente, la remontée accidentelle d’une nappe phréatique située à faible profondeur sous
le bâtiment.
Elle peut être due à la crue de la rivière où elle s’alimente, ou a de fortes précipitations.
On protège normalement le bâtiment par l’application, sur parois et dallage, d’un revêtement
intérieur spécial, un “cuvelage“, à base de liants hydrauliques afin de réaliser une “cuvette“ étanche
; ajoutons que, dans certains cas, il faut en outre lester les fondations et renforcer ce dallage (en
béton armé), pour rendre ces ouvrages capables de s’opposer aux poussées vers le haut que cette
montée de l’eau engendre.
En dehors des rares ruptures de parois sous la poussée des terres, ou de dallage par sous-
pressions de nappe, on peut retenir quelques causes principales d’humidité dans les sous-sols :
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- il ne convient pas dans tous les terrains. Il est inutile, par exemple, dans un sol baigné par
une nappe et perméable. Il est même dangereux dans un terrain en pente et hétérogène, où
il peut rendre le talus instable en “mettant en charge“ des couches perméables ;
- il ne sert à rien, et peut même être nuisible, s’il ne possède pas un exutoire, situé autant
que possible en contrebas (fossé, cours d’eau, égout d’eaux pluviales). Sinon, il faut installer
une pompe de relevage ;
= l’utilisation d’un textile non tissé en fond de tranchée lorsque le terrain environnant est
à grains fins (limons, argiles) ;
= la canalisation qui recueille les eaux en pied de mur doit être perforée en partie
supérieure et présenter une pente minimale. Le fil d’eau ne doit jamais être plus bas que
le niveau de fondation, ni plus haut que le sol intérieur.
Ceci vise notamment le cas de voiries comportant des dallages dont la pente ramène l’eau
vers le bâtiment – et non l’inverse, comme il se doit – ou encore des niveaux de terre de jardin au-
dessus de la coupure de capillarité du mur.
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D’une manière générale, tous les détails de conception de l’ouvrage doivent être prévus pour que
l’eau soit rejetée vers l’extérieur ou ne puisse pénétrer à l’intérieur des panneaux ou des pièces de
bois. Il en va de la pérennité de l’ouvrage.
Les pièces en contact direct avec le milieu extérieur doivent être conçues en conséquence et faire
l’objet d’un entretien régulier (tous les 5 ans pour une lasure, tous 6-7 ans pour une peinture).
Le voile externe du panneau ne suffit pas à assurer l’étanchéité du complexe. Il est impératif qu’un
film pare-pluie (avec lame d’air) soit mis en place avant l’exécution du parement extérieur. Il faut
aussi éviter tout risque de condensation à l’intérieur des panneaux (pare-vapeur indispensable).
Pour éviter les remontées capillaires, outre la mise en œuvre d’une barrière étanche entre le
soubassement maçonné et le bois, une garde minimum de 20 cm devra être ménagée entre la
base de l’enveloppe et le terrain.
Les liaisons entre panneaux, entre panneaux et ossature ou entre menuiseries extérieures et
panneaux nécessitent la mise en œuvre de joints adaptés (type “compribande®“ + joint silicone)
Au niveau de la conception et de l’exécution de la structure, les éléments devront faire l’objet d’une
vérification. Les désordres proviennent habituellement d’une mauvaise appréciation des
sollicitations (risques de sous-dimensionnement) ou d’une insuffisance des contreventements
(risques de flambement)
- par une implantation judicieuse, hors des zones instables (susceptibles d’être affectées par
des mouvements de terrain de tous types : glissements, éboulements, etc.…) ;
- par toute une série de dispositions constructives qui sont énoncées dans les guides
techniques de construction parasismique ;
- enfin, par un dimensionnement adapté à l’agression sismique devant être prise en compte
sur le site considéré.
Toutes ces prescriptions techniques sont précisées dans les règles parasismiques de construction
obligatoire en certaines zones, en fonction de la protection minimale imposée par la Puissance
Publique.
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Tout maître d’ouvrage peut, à travers un cahier des charges, viser une protection supérieure en
regard des critères qui lui sont propres.
Lorsque ces informations existent, les données relatives à la cartographie des failles actives et des
zones exposées à des mouvements de terrain ou potentiellement liquéfiables, sont consignées
dans des documents d’urbanisme consultables en mairie ou dans les directions départementales
de la construction et de l’urbanisme :
Ø plans de prévention des risques (PPR) par application de la loi de février 1995 ;
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Elles sont dues aux petits ouvrages isolés : souches de cheminées, lanterneaux d’éclairage, jouées
de lucarnes, chiens-assis…
Les problèmes ne diffèrent pas, en fait, des précédents : les jonctions le long des parois
parallèles à la ligne de plus grande pente ou sur le devant de l’édicule sont du type “pénétration
continue“ et la jonction arrière est assimilable à un chêneau d’égout de toiture.
- les relevés doivent être soudés à bonne température sur un support sec et propre.
Surchauffé, le bitume perd ses qualités plastiques, et le revêtement d’étanchéité est d’autant
plus fragile.
Au contraire, chauffé à une température insuffisante, le bitume est mal fondu et le relevé
n’adhère pas à son support ;
- si le support doit être sec au moment de la mise en œuvre des relevés, il doit également le
rester dans le temps.
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Très souvent, la protection en tête est mal assurée (becquets rapportés désolidarisés,
absence de goutte d’eau…).
Les eaux de ruissellements apportent de l’humidité par capillarité entre le support béton et
le revêtement d’étanchéité, qui finit immanquablement par se décoller ;
- enfin, parfois, les relevés sont de hauteur insuffisante. Ils laissent la possibilité à l’eau, par
rejaillissement, d’humidifier le support des relevés.
- les pieds de relevés sont cisaillés en gorge suite à une poussée de la protection dure en
partie courante du fait de l’absence de joint de fractionnement périphérique.
La plupart des déformations affectant ces fermettes proviennent du flambement des pièces
comprimées (arbalétriers, diagonales).
En effet, le poids de la couverture et des plafonds génèrent dans les barres constituant les
fermettes des efforts de traction ou de compression.
Or, les pièces de bois utilisées sont parfois de faible épaisseur (36 mm) et pourtant longues
de plusieurs mètres.
La compression qui transite dans ces pièces peut provoquer un flambement : un arbalétrier
se déforme, il entraîne ses voisins attachés par les liteaux et c’est l’ensemble de la charpente
qui est affecté.
Pour s’opposer à ces déformations, il convient donc de mettre en œuvre des barres anti-
flambement et de contreventement.
Ces pièces, qui vont apporter de la raideur, doivent être clouées sur les barres comprimées
les plus sollicitées.
§ Des fermettes sont le plus souvent dimensionnées par ordinateur et les charges
ponctuelles telles que les souches de cheminée ou les possibilités d’accumulation de
neige ne doivent pas être sous-estimées ;
§ Les formes spéciales, telles que les fermes de chien-assis ou fenêtres de toit, ne
doivent pas être ignorées.
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Les fermettes doivent aussi être régulièrement espacées et parfaitement solidarisées au gros
œuvre. Leur verticalité doit être soignée.
Une fermette déformée pendant le transport ou mal stockée, doit être éliminée. (Une fermette
gauche se déformera anormalement).
La compression peut être trop importante au contact bois sur bois dans les assemblages par
entaille (embrèvement…).
L’effort repris par chaque boulon peut être bien supérieur à sa charge admissible.
L’inversion d’effort dans les barres comprimées des systèmes triangulés peut entraîner le
déboîtement des assemblages.
Dans une console, la contre-fiche comprimée peut devenir tendue lorsque l’effort du vent est
supérieur aux charges permanentes.
Dans une ferme avec porte-à-faux, l’arbalétrier en débord est tendu, alors qu’il est comprimé sur
l’autre appui.
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2) les insectes “de bois frais“ déposent leurs œufs dans les arbres fraîchement abattus
mais ne pondent jamais deux fois sur le même arbre.
3) les insectes de “ bois secs“ : les plus redoutables pour le bois dans la construction. Les
générations se succèdent sur la même pièce de bois jusqu’à destruction totale le cas
échéant.
Dans cette catégorie, les insectes que l’on rencontre sont les coléoptères (capricornes
des maisons, grosses vrillettes, petites vrillettes, lyctus) et les isoptères (termites
souterrains et termites de bois sec).
En tombant sur ce matériau humide, plus ou moins selon les essences et les champignons,
les spores germent et les filaments s’infiltrent dans les moindres interstices, émettant des
substances chimiques qui en dissolvent les constituants.
Il peut se développer dès que le taux d’humidité atteint 22 %, et que la température ambiante
se situe entre 18 ° et 22°.
Trois types de dégradations, affectant les propriétés mécaniques du bois, sont engendrés
par les champignons : la pourriture cubique, la pourriture fibreuse et la pourriture molle.
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Il y a d’abord les défauts d’aspect : citons simplement, à cet égard, le nuançage dans la teinte d’une
même façade, les “spectres“ (ou “fantômes“), réapparition du dessin des joints des éléments de
maçonnerie sous l’enduit, des salissures par la pollution ou les micro-organismes.
Mais surtout les atteintes à la durabilité : ce sont tous les désordres affectant d’une manière
ou d’une autre la fonction principale d’imperméabilisation de l’enduit, c’est-à-dire sa capacité à
participer, avec la paroi maçonnée, à l’étanchéité globale du mur extérieur.
Les enduits monocouches sont des produits « pointus » dont la formulation industrialisée,
intégrant liants, sables et adjuvants divers, fait l’objet d’études et de tests approfondis.
Ils ont des caractéristiques de bases fiables, telles l’adhérence au support, l’imperméabilité
à l’eau (liée à une faible capillarité), la perméance, ou encore une résistance aux tractions
engendrées par le retrait ou les variations thermiques.
Bien que trop souvent négligée, la préparation du support est un préalable incontournable, car le
comportement de l’enduit ne peut être isolé de la qualité de la paroi sur laquelle il est appliqué.
Un défaut de préparation de celle-ci peut entraîner une chute de l’adhérence, voire un décollement
de toute une surface :
- c’est le cas d’un support non humidifié préalablement (surtout par temps chaud et sec), qui
absorbe brutalement l’eau de gâchage de l’enduit et provoque une dessiccation de celui-ci
à l’interface (d’où la perte d’adhérence) Dans certains cas, il y a dessiccation dans toute son
épaisseur, le rendant friable et inconsistant (on parle alors du “brûlage“ de l’enduit) ;
- c’est aussi le cas des parois en béton banché trop lisses, sur lesquelles l’accrochage
mécanique de l’enduit est difficile à obtenir, en l’absence d’un repiquage ou de l’application
d’une couche d’un produit “primaire“ adéquat ;
- ce peut être enfin le cas de murs anciens mal nettoyés de restes de poussières, peintures,
plâtres…
Même sur un support préparé suivant les règles de l’art, un enduit “prêt à l’emploi“ peut être victime
de fissures.
Il faut alors distinguer le “faïençage“ (superficiel et non dangereux) et la “microfissure“ qui peut
progresser dans toute l’épaisseur de l’enduit sous l’effet des intempéries (gel ou autres), et être
ainsi source d’infiltrations.
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Il faut encore noter, sur ce point, l’importance des conditions de séchage de l’enduit, pour lequel
une évaporation rapide (par temps sec et, en l’absence de protection) peut s’avérer
catastrophique, tandis qu’une atmosphère humide lui sera au contraire bénéfique.
Le problème est aggravé par une orientation sud-est-ouest (maximum de soleil), ou par une teinte
foncée (forte absorption du rayonnement solaire), et atteint son maximum la première année, où
son effet se cumule avec celui du retrait.
- les algues ne vivent pas aux dépens du substrat mais secrètent des acides organiques qui
agissent chimiquement sur le support. L’insertion des cellules dans les pores à une action
mécanique sur le revêtement. Elles ont besoin d’une forte humidité pour leur croissance.
Elles sont présentes dans les salissures de couleur verte, rouge, bleue ou noire ;
- les champignons secrètent des acides organiques qui peuvent attaquer le support. Ils sont
présents dans les salissures de couleur brune à noire ;
- les lichens vivent collés à la surface, mais les thalles peuvent s’enfoncer de plusieurs
millimètres dans le support. Ils secrètent de l’anhydrite carbonique et des produits avides qui
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ont une action chimique sur le carbonate de calcium. Ils sont présents dans les salissures
de couleur jaune orange à gris ;
- les mousses affectionnent les milieux humides. Elles produisent des acides organiques.
Elle est largement influencée par les conditions climatiques du site (la façade reçoit plus au
moins d’eau accompagnée de vent), ainsi que par la hauteur de la baie au-dessus du sol (le
vent soufflant plus fort quand on s’élève)
- au « nu intérieur », la plus fréquente, car elle permet le raccord direct avec l’isolation
thermique du local ;
- ou « en ébrasement avec feuillure », quelquefois utilisée pour des murs en béton banché.
Avec ce type de paroi, l’interposition de plus en plus fréquente de précadres, mis en place
au coulage du béton, facilite beaucoup l’exécution du calfeutrement et limite le risque
d’infiltrations.
C’est avec les maçonneries en parpaings de ciment ou de blocs de terre cuite que le problème
se pose le plus.
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Il se complique du fait que cette étanchéité doit être assurée sur quatre lignes de contact, à
savoir :
- montants verticaux/tableaux ;
- traverse haute/linteau.
Les résultats d’expertises montrent que la première zone est la plus sensible, les secondes
n’étant pas pour autant à l’abri de désagréments.
L’appui est maintenant le plus souvent coulé (sur place ou préfabriqué) en premier et
l’étanchéité est réalisée, soit par un cordon préformé mis en place avant pose de la fenêtre, soit
par un mastic extrudé après coup par-dessous le rejet d’eau de la traverse basse.
L’ancienne méthode qui consistait à couler cet appui sous la fenêtre préalablement fixée, et qui
a donné lieu à tant de mésaventures par infiltrations directes ou capillaires est quasiment
abandonnée aujourd’hui.
Il a été mis en évidence deux grandes familles de causes de désordres, toutes deux
consécutives à des défauts de mise en œuvre sur le chantier :
§ Les dimensions du cadre ne respectent pas les tolérances usuelles vis-à-vis des
cotes de plans ;
Dans ces conditions, le garnissage du joint est délicat si, par exemple, le recouvrement du
bâti sur la paroi est trop faible, ou si ce joint présente une ouverture en sifflet, passant du
haut en bas de presque rien à quelques 2 cm.
De même, un cordon sous traverse basse n’est que partiellement écrasé, donc inefficace, si
l’arête de la pièce d’appui n’est pas parallèle à la sous-face de la traverse.
2 – La seconde est relative aux travaux du menuisier et se manifeste par une mise en place
aléatoire du mastic de calfeutrement, le plus souvent liée à une méconnaissance du
fonctionnement de ce type de garniture.
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§ Dans le cas d’une extrusion, par l’oubli de l’interposition préalable d’un fond de joint
(ou sa mise en place défectueuse), indispensable pour assurer le bon serrage du
produit contre les parois ;
Enfin, une zone s’avère particulièrement délicate : les angles entre tableaux et pièce d’appui.
Le raccordement du cordon sous traverse basse avec les cordons verticaux des montants de
châssis est souvent négligé.
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Leçon 5 : EQUIPEMENTS
▪ en surface ;
▪ ou à l’intérieur d’une paroi.
Les condensations de surface ou dites superficielles :
On les observe sur les vitrages des menuiseries, mais aussi sur les parois opaques (les
murs), les sols (un carrelage, par exemple), ou les dallages sur terre-plein.
Le paramètre influent alors est la propension de cette paroi à laisser passer les calories
produites dans le local par le chauffage vers l’extérieur (les condensations sont
essentiellement un phénomène hivernal).
En effet, il faut d’abord savoir que la vapeur d’eau est susceptible de migrer à travers la
paroi, et ce, depuis le milieu intérieur vers le milieu extérieur.
Si aucun « pare-vapeur » n’est apposé sur la face interne du mur, cette vapeur “diffuse“ vers
l’extérieur et le processus peut entraîner sa condensation à l’intérieur de la paroi.
Les condensations se manifestent par les taches sur les papiers peints, moisissures dans
les angles de murs, aux jonctions façades-abouts de planchers, ou encore derrière les meubles.
La production de vapeur d’eau est presque toujours suffisante pour saturer l’air ambiant : il
faut moins de cinq heures dans une chambre où dorment deux personnes.
La ventilation peut être insuffisante, par le fait de l’installation même mais aussi par le fait
des occupants, qui calfeutrent les orifices de ventilation sous le prétexte de ne pas faire entrer le
froid, mais qui empêchent ainsi le renouvellement nécessaire de l’air.
Il faut souligner l’existence de zones de paroi privilégiées à l’égard des condensations : les
“ponts thermiques“. Assez nombreux dans les immeubles modernes, ce sont par exemple les
encadrements de baies, les chaînages en béton armé disposés dans les angles de murs, ou en
nez de planchers.
Plus généralement, ce sont les zones où la température de paroi peut rester relativement
froide en hiver, alors que celles des parties courantes des murs, mieux isolés thermiquement, est
proche de la température d’ambiance des locaux.
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Défauts de conception :
⎯ trop grande légèreté d’une paroi séparative simple (exemple : plancher béton trop mince
entre un logement et un garage) ;
⎯ performances inadaptées d’une paroi séparative double (exemple : cloison en plaques de
plâtre entre logements présentant un indice d’affaiblissement acoustique trop faible) ;
⎯ absence de prise en compte de la présence dans la paroi de parties aux performances plus
faibles (exemple : grandes baies vitrées avec portes-fenêtres coulissantes) ;
⎯ absence de prise en compte d’exigences réglementaires particulières (exemple : isolation
aux bruits extérieurs à proximité d’un aéroport)
Défauts de réalisation : mauvaise étanchéité à l’air des parois séparatives (exemple : défauts de
calfeutrement de menuiseries de coffres de volets roulants)
Défauts de conception :
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- mauvais choix de revêtements de sol (exemple : carrelage posé directement sur un plancher
béton) ;
- mauvais choix des couches isolantes intermédiaires entre élément porteur et sol (exemple :
chape flottante sur une couche résiliente aux performances insuffisantes)
Défauts de réalisation : existence de ponts phoniques accidentels (exemple : poinçonnement des
sous-couches résilientes par un matériau dur)
Défauts liés aux produits : dégradation dans le temps ou inadaptation de la sous-couche résiliente.
Défauts de conception :
- choix d’un équipement aux performances inadaptées (exemple : bouche d’extraction VMC
dont la performance acoustique est insuffisante) ;
La puissance des appareils se mesure en watt (W) et celle de l'installation en kilowatts (kW).
Les surintensités de courant sont réglées par des protections appelées fusibles ou disjoncteurs.
La puissance : De symbole la lettre P, la puissance est égale au produit de la tension (U) par son
intensité (I) et se mesure en watts (W). Par exemple une ampoule de 100 W, un radiateur de 1 500.
La consommation : La consommation est égale au produit d'une puissance (P) par un temps de
fonctionnement en heure (h). Par exemple : un appareil de 500 W fonctionnant pendant 4 heures consommera
500 x 4 = 2 000 W, soit 2 kWh (kilowatts/heure).
Le distributeur (généralement CIE) ne peut mettre l'installation sous tension que sur
présentation par le constructeur ou l'installateur électricien d'une attestation de conformité visée
par LBTP-Sécurel après contrôle sur place.
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- une prise de terre générale est souvent réalisée soit par une boucle en cuivre enterrée à fond
de fouille lors de la construction, soit par un piquet enfoncé dans le sol;
- un réseau de conducteurs de protection : repéré par une double coloration, jaune et vert, de leur
gaine de protection.
Pour la salle de bains, la réglementation définie 3 volumes :
- le volume enveloppe : toute implantation d'appareils électriques est proscrite, sauf quelques
exceptions ;
- le volume de protection : périphérique au 1er volume et où certains types d'appareils sont
autorisés ;
- le volume extérieur : aux 2 précédents volumes, pour lequel une gamme plus large d'appareils
est autorisée.
La liaison équipotentielle : Les éléments métalliques de la salle de bains (canalisations,
huisseries,…) doivent être reliés entre eux par des conducteurs de protection constituant la liaison
équipotentielle, ce qui élimine tout risque d'électrocution par contact simultané avec 2 éléments
conducteurs se trouvant à une tension différente.
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- le support : le revêtement peut être mis en œuvre directement sur une chape de mortier à base
de ciment ou sur un béton surfacé ;
- les produits de préparation de la surface : afin d’obtenir un meilleur état de surface, le support
est éventuellement traité à l’aide d’un primaire. Il peut être ensuite recouvert d’un enduit de
lissage ou de ragréage de quelques millimètres d’épaisseur ;
- les adhésifs : les colles habituellement utilisées sont à base de résine acrylique en émulsion
dans l’eau ;
- le revêtement proprement dit : à base de plastique, de caoutchouc ou de linoléum.
Les revêtements de sols souples sont étanches à l’eau et à la vapeur d’eau.
Ils empêchent donc l’évaporation de l’eau présente en excès dans le support par le dessus du
plancher.
Cette humidité résiduelle retarde la prise de la colle qui reste donc poisseuse.
Le phénomène affecte davantage encore les revêtements en lès que ceux en dalles, car les
nombreux joints entre dalles peuvent laisser s’échapper un peu d’humidité qu’au contraire les lés
bloquent complètement.
Les remontées d’eau par capillarité peuvent également entraîner la rupture de cohésion de l’enduit
de lissage.
- l’eau qui a servi à la fabrication du béton : l’eau libre qui ne sert pas à la prise du béton s’évapore
normalement au contact de l’air extérieur. Ce séchage ne concerne que les premiers
centimètres superficiels. Le phénomène n’est rapide qu’en surface. Au-delà de 3 cm, il est très
lent : il peut prendre des mois voire des années si les conditions sont défavorables : mise hors
d’eau retardée, locaux non ventilés et non chauffés. Certaines configurations défavorables,
comme les dallages sur terre-plein, pour lesquels la présence d’une barrière étanche ou d’un
bac acier en sous-face empêche l’évaporation par le dessous, la pose du revêtement arrête
donc complètement le séchage ;
- les venues d’eau extérieures : elles concernent les planchers sur vide sanitaire ou cave, peu
ventilés, et donc exposés aux remontées d’humidité du sol. La préparation du support est
essentielle pour assurer un bon collage du revêtement de sol.
II - / - Fissuration et décollement des carrelages de sol
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La mince membrane que constitue le carrelage traduit rapidement les carences de son support et
de sa mise en œuvre.
Les dommages les plus fréquemment rencontrée sur les surfaces carrelées sont de trois ordres :
2.1 – La fissuration laquelle se développe linéairement dans diverses directions, notamment aux
emplacements les plus sensibles (angles rentrants ou saillants, passage de porte, charge
concentrée…).
Elle traduit une déformation des couches constituant le support du carrelage due à :
- une mauvaise préparation du mortier de pose ou une mise en œuvre qui n’optimise pas
l’adhérence ;
- une préparation insuffisante du support (traces de plâtre ou présence de poussières réduisant
l’adhérence, défaut de planimétrie entraînant des surépaisseurs de colle…) ;
- une mise en œuvre de la colle ne respectant pas les prescriptions du fabricant (temps
d’ouverture, simple ou double encollage…)
3.3 - Le soulèvement lequel peut survenir de façon brutale après un réchauffement rapide du
carrelage, alors que le support est encore à une température inférieure, ou après retrait du gros
œuvre dans les premières années.
Nombre de fissures ont pour origine l’incorporation de canalisations (électricité, plomberie) dans
le mortier de pose (amoindrissement localisé de son épaisseur), une pratique pourtant interdite de
longue date.
- le jointoiement. Même si les joints sont correctement calibrés en partie courante, les carreaux
sont souvent en contact dans les angles ;
- le défaut d’étanchéité des traversées ;
Le traitement d’étanchéité des traversées de parois par les canalisations est souvent omis et
les dispositifs d’évacuation insuffisamment testés à la mise en route de l’installation.
1 – Une mise en œuvre prématurée du parquet dans des chantiers dont l’état ne le permet pas
encore :
V - / - Décollement de peinture
La description de l’apparition des phénomènes, telle qu’elle est relatée par les sociétaires des lieux,
est strictement la même, d’une déclaration à une autre :
- quelques semaines, ou quelques mois après l’entrée dans les lieux dans les locaux, on
constate une fine fissuration de la peinture, généralement en « étoile » (3 branches à 120°
l’une par rapport à l’autre) ;
- les produits (enduits et peintures) : les surépaisseurs au niveau de passes d’enduit sont
préjudiciables au bon comportement de ce dernier ;
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- les huiles de décoffrage : il peut subsister des reliquats de produits de décoffrage restés nichés
dans les micro-anfractuosités du béton. Ce mélange coloré imprègne l’enduit de peintre et
provoque la formation d’auréoles brunâtres visibles au travers du film de peinture de finition ;
- les désordres constatés sont le résultat d’application des produits de peinture sur des
supports trop humides. En travaux neufs cette humidité correspond à de l’eau résiduelle
du gâchage du béton.
La forme concave des écailles montre que les forces de traction de la peinture se sont révélées
supérieures aux forces de cohésion internes de l’enduit et ont entraîné sa rupture.
Processus de dégradation : On peut admettre que l’eau résiduelle de gâchage des dalles
(ainsi que celle provenant du coulage du sol béton sur ces dalles) n’a pas eu le temps de s’évacuer
suffisamment, lorsque l’ambiance ne le permettait pas comme c’est souvent le cas lorsque les
travaux sont effectués entre novembre et mars. Les produits de peinture mis en œuvre
prématurément, freinent le départ de l’humidité.
Facteurs aggravants : On peut retenir comme facteurs aggravants une mauvaise ventilation
des locaux, leur occupation excessive (étendage du linge, lessives répétées) et l’absence
d’ouverture (pièces aveugles) favorisant la stagnation d’humidité.
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L'objectif de "Réhabilitation du béton armé dégradé par la corrosion" est d'établir des
recommandations pour guider dans le choix du mode de réhabilitation le mieux adapté pour une
structure présentant de la corrosion, et ceci en fonction de critères tels que le processus de
dégradation concerné, les caractéristiques du béton armé, le milieu environnant, les contraintes et
sujétions rencontrées, etc.
• Parkings : poutres et dalles, en milieu maritime ou montagneux. Cela est lié dans les deux cas à
la présence des chlorures (provenant respectivement de l'eau de
mer et des sels de déverglaçage). Poteau porteur sous garage et
Poteau support de ligne électrifiée
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• Ponts et ouvrages d'art : dans cette catégorie d’ouvrages, il apparaît que les zones les plus
sensibles soient les tabliers, les appuis en superstructures, et
les équipements de tablier où l'influence des sels de
déverglaçage est importante.
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Certaines structures sont au contact de l’atmosphère : il s’agit, par exemple, des piles et
tabliers de ponts, des silos ou des réservoirs. D’autres sont au contact avec le sol et éventuellement
de l’eau : il s’agit, par exemple, de canalisations ou de pieux pour fondations. Enfin certaines
structures sont au contact à la fois du sol et de l’eau ou de l’atmosphère et de l’eau. Il s’agit, par
exemple, de culées de ponts, de quais (fluviaux ou maritimes), de tunnels ou de murs de
soutènement.
Les milieux naturels que sont l’atmosphère, les sols ou les eaux, peuvent également contenir
des produits qui sont agressifs vis-à-vis du béton armé, par exemple, des engrais ou des sels de
déverglaçage.
Il convient aussi de remarquer que le béton lui-même peut être dégradé de diverses façons.
Mais, le processus de corrosion des armatures dépend en fait assez peu de son origine.
• une phase d’incubation ou de latence (dite parfois d’amorçage) qui correspond à l’altération
lente du béton, sans qu’il ne se produise encore des effets visibles,
• soit lorsque les produits formés par les réactions internes du ciment atteignent un “volume
critique ” provoquant un gonflement néfaste du béton (par exemple, par réaction sulfatique),
• soit lorsque l’enrobage de béton ne protège plus les aciers contre la corrosion (par exemple,
si l’enrobage est carbonaté).
La phase de développement est celle où les dégradations sont visibles. A ce stade les
réparations deviennent lourdes et coûteuses.
Les corps dissous dans le milieu qui environne l’ouvrage, peuvent pénétrer progressivement
dans le béton. Certains d’entre eux sont agressifs, par exemple le dioxyde de carbone (CO2), les
acides (engrais, etc.) et les chlorures.
Un acier mis au contact d’un béton qui a une forte basicité (pH de l’ordre de 12) et qui n’est
pas pollué par des chlorures, se recouvre d’oxydes protecteurs. Si son enrobage est chimiquement
modifié, cet acier se recouvre de produits “ intermédiaires ” qui ne sont pas stables en présence
d’oxygène dissous dans le béton. Ils se transforment en des produits “ finaux ” non protecteurs, ce
qui conduit à la dissolution et à l’enrouillement continus de l’acier.
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C’est pourquoi, les dégradations par corrosion des armatures produisent des défauts qui ne
deviennent visibles qu’après un certain délai. Les défauts invisibles sont des modifications
chimiques et parfois physiques (liés à la microstructure) de l’enrobage de béton. Il s’agit aussi du
début d’un éclatement (délaminage) de cet enrobage ou de la formation d’une fine couche de rouille
sur l’acier. Dans certains cas, la dissolution des armatures se produit, sans aucune trace visible sur
le parement.
Les dégradations mises en évidence sont des éclatements, des épaufrures et des fissures
du béton d’enrobage. D’autres mécanismes peuvent également être à l’origine de ce type de
désordres.
Lorsque la corrosion est très avancée, des traces de rouille sont visibles, les armatures
peuvent être mises à nu et leur dissolution (perte de section) constatée.
Les bétons armés sont au contact d’un milieu naturel : atmosphère, eaux ou sols. Ces milieux
contiennent souvent des produits qui sont agressifs vis-à-vis du béton ou des armatures. Ainsi, les
sulfates contenus par exemple dans l’eau de mer et les eaux séléniteuses peuvent provoquer le
gonflement du béton, s’ils sont en quantité suffisante.
Mais les agents qui sont à l’origine de la corrosion des armatures sont surtout le dioxyde de
carbone et les chlorures.
Le stade d’incubation de la corrosion correspond à la durée pendant laquelle les agents agressifs
(dioxyde de carbone, chlorures) pénètrent dans l’enrobage de béton, sans corroder les armatures.
Il s’arrête lorsqu’au niveau des armatures, la teneur en agent agressif atteint un certain seuil.
Dans le cas de la carbonatation, ce seuil correspond au fait que les armatures se trouvent
dans un béton carbonaté et suffisamment humide.
Dans le cas des chlorures, le béton étant alors généralement humide et oxygéné, le seuil
correspond très approximativement à un taux de 0,4% par rapport au poids de ciment.
Cette valeur correspond à un rapport de concentrations [Cl-]/[OH-] compris entre 0,6 et 1, suivant
les ciments.
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Les éclats de béton présentent un risque pour les personnes qui circulent près de l’ouvrage.
Leur prévention et leur élimination doivent donc être traitées avec soin.
Des essais effectués sur des éprouvettes ont permis d’estimer les valeurs des forces
d'adhérence pour des éléments en béton dont les armatures sont corrodées. Il est apparu que ni
la qualité du béton, ni le rapport enrobage/diamètre d'armature n’influent sur la force résiduelle
d'adhérence, même si l'enrobage est fissuré par la corrosion de l'armature sans qu’il ne soit détruit
par éclatement.
En ce qui concerne les moments fléchissants et les efforts tranchants, une recherche
expérimentale a porté sur l’effet de la corrosion sur ces grandeurs mécaniques. Elle a montré que
pour prévoir de façon conservatrice la tenue des éléments en béton armé, il suffit d’appliquer les
modèles de calculs classiques, en considérant la section réduite des armatures ainsi que la section
réduite de béton.
Ainsi, tant que les diminutions de section des armatures restent faibles et que l’enrobage
reste cohésif, la corrosion de ces armatures ne modifie pas significativement la tenue au moment
fléchissant ou aux efforts tranchants.
Mais lorsque la corrosion a atteint un stade avancé, des calculs plus précis doivent être faits
pour évaluer la tenue résiduelle de l’ouvrage. Cette ne traite que du matériau et laisse de côté les
problèmes de structures.
Les aciers de précontrainte du béton sont soit directement noyés dans le béton
(précontrainte par pré-tension), soit placés dans des gaines qui sont ensuite remplies d’un coulis
d’injection, de cire ou de graisse (précontrainte par post-tension). Les aciers tendus et directement
au contact du béton, risquent la corrosion avec dissolution et formation de rouille, comme les aciers
de béton armé classique.
En outre tous les aciers de précontrainte tendus sont aussi soumis au risque de la corrosion
fissurante, sans formation systématique de rouille. La ruine de la structure est alors difficile à
prévoir.
Le cas spécifique des ouvrages en béton précontraint n’est pas détaillé dans ce document.
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2. CONTRAINTES ET EXIGENCES
Ce chapitre dresse une liste non exhaustive de critères pouvant guider l’ingénieur, qui doit
préconiser une réhabilitation du béton armé dégradé par la corrosion. En effet, le choix de la
méthode ou des produits de réparation est soumis à des contraintes et exigences qui sont liées au
type de réhabilitation, ainsi qu’à la nature et à l’environnement de l’ouvrage à réparer.
L’une des conséquences de la corrosion des armatures du béton armé est un affaiblissement
de la structure. L’ingénieur chargé d’étudier la réparation doit toujours avoir présent à l’esprit le
respect de la sécurité de service de l’ouvrage, donc de sa stabilité. Il doit, avant même d’envisager
des solutions de traitement de cette corrosion, estimer l’état général de la structure et en
comprendre le fonctionnement.
Il doit prendre en compte, comme pour un projet nouveau, les contraintes de service
d’exploitation, de charges et d’environnement de la structure.
Les structures visitées sont en général en service et soumises à des chargements, leur âge
et leur état général permettent à l’ingénieur d’apprécier les qualités de la conception d’origine et
leur fonctionnement structurel. Il ne convient pas de modifier systématiquement les structures,
quand leur comportement est satisfaisant. Mais le traitement de la corrosion qui sera envisagé
respectera en général le projet, en lui redonnant ses caractéristiques originelles.
La corrosion des armatures du béton armé peut entraîner un appauvrissement des capacités
portantes de la structure. Cette perte de résistance se manifeste par des altérations des matériaux
qui sont les suivantes.
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La corrosion métallique est une dissolution, donc une perte de section des armatures. Le
facteur de sécurité pris en compte dans les calculs de dimensionnement, s’en trouve réduit.
L’ingénieur chargé de la réhabilitation de la structure devra estimer ces pertes.
Cette tâche n’est pas facile ; l’estimation se fait généralement de façon statistique après une
série de mesures des diamètres résiduels effectuées dans des sondages. Pour les visites
d’évaluation, il est très rare de disposer des moyens d’accès utilisés pour l’exécution du chantier.
Les sondages d’évaluation sont généralement réalisés dans des zones d’accès faciles, où les
sections ne sont pas toujours les plus sollicitées. Il faut donc se garder la possibilité financière de
faire exécuter de nouveaux sondages dans les sections les plus sollicitées, et prévoir un éventuel
renforcement d’armature.
Si la perte de section est supérieure à 10%, il convient de renforcer les armatures. Il faut,
bien entendu, s’assurer que les charges de services n’ont pas évolué, et que réglementairement
les armatures en place correspondent aux sollicitations. L’apport de nouvelles armatures peut alors
se faire dans la masse, après démolition des zones et reconstitution du béton, soit par un apport
externe enrobé dans un béton projeté connecté à la structure, soit par des armatures additionnelles
collées sous forme de plaques de tôle ou de tissus de carbone.
Il faut alors quelquefois dégarnir les enrobages de béton altérés pour les reconstituer, ces
opérations libèrent totalement les ancrages de barres. Quand ils ne sont pas accompagnés d’un
étaiement soigné de la structure avant le repiquage, ces dégarnissages modifient profondément
son fonctionnement, et peuvent présenter un réel danger lors de l’exécution.
Les traitements de corrosion des armatures du béton armé sont réalisés soit par des apports
de matériaux en surface, soit par des reconstitutions de forme après purge, soit par des procédés
agissant en profondeur. Le choix des techniques doit être fait en considérant les matériaux
constitutifs de la structure, tant sur un plan physique que chimique. Ainsi, le traitement de la
corrosion des armatures ne doit pas entraîner une dégradation du béton en place, qui serait due à
l’incompatibilité de deux produits en présence. L’action des produits de protection des armatures
ne doit pas engendrer, vis-à-vis du béton, des actions secondaires préjudiciables au bon
fonctionnement de la structure.
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Le choix des produits et des procédés de réparation à préconiser influe fortement sur le
caractère pérenne de la réparation. Il doit aussi tenir compte des contraintes d’exploitation et du
respect de l’environnement pendant l’exécution.
Pour satisfaire aux exigences liées au site, l'ingénieur devra considérer au moins la localisation de
la structure, ses caractéristiques et son ambiance.
Par ailleurs, les chantiers de réparation ou réhabilitation doivent être conçus d’une façon
telle que les eaux d'évacuation ne soient pas polluées.
• En site industriel
Sur un site industriel, il est difficile de dresser la liste des polluants et de leurs interactions.
Outre le choix de la solution technique compatible avec les produits présents sur le site, il faut
souvent considérer l’enchaînement des phases de travaux avec les contraintes de l’exploitant.
Comme les pertes d’exploitation dues aux travaux sur des installations de production sont
importantes, il est souvent préférable de prévoir des opérations courtes et partielles, se déroulant
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pendant des périodes d’arrêt de l’usine, plutôt que des traitements complets qui bloqueraient l’outil
de production.
• En site urbain
L’atmosphère urbaine contient des polluants qui sont principalement des gaz d’échappement
ou d’origine industrielle. Les eaux de précipitation sont également agressives.
Par ailleurs, les sels de déverglaçage répandus sur les chaussées sont entraînés par les véhicules
dans les parkings souterrains, ou pénètrent dans le sol et finissent par agresser les canalisations
enterrées.
Les réalisations des travaux sont plus contraignantes : elles prennent en compte les
contraintes de circulation, la sécurité des usagers dans les endroits publics, etc.
• En rase campagne
L’ambiance en rase campagne est relativement peu agressive. Il convient de considérer les
difficultés d’approvisionnement en continu pour certains « fluides », tels que l’électricité.
Le traitement d’ouvrages en cours d’exploitation doit être choisi en fonction des nuisances
temporaires qu’il peut générer lors de sa réalisation telles que :
• les vibrations,
• le bruit,
• les odeurs,
• les poussières.
• l’hygrométrie,
• le point de rosée,
• la température,
• si l’espace est clos ou ouvert (gaz, ventilation, produit phase solvant, etc.).
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Pour ce dernier point, les risques d’explosion et ceux pour la santé des applicateurs, doivent
être pris en compte.
L’objet principal d’une réhabilitation est d’arrêter ou d’éviter la corrosion des armatures du
béton armé. Mais le traitement choisi doit aussi répondre aux attentes du client qui peuvent être
d’ordre fonctionnel ou esthétique, avec le respect du caractère original ou historique de la structure.
Ces exigences sont traitées au coup par coup. En général, le cahier des clauses techniques
particulières fixera les critères de réalisation. Il est recommandé de demander à l’entreprise
chargée du chantier, des planches d’essais pour valider les traitements à mettre en œuvre. Il peut
aussi être demandé de réaliser in situ, une partie de structure qui servira d’essai de convenance.
Cette dernière procédure offre l’avantage de pouvoir valider en une seule fois le matériel, les
matériaux et la mise en œuvre de la « planche » de convenance. Ces validations peuvent concerner
des exigences :
• de forme,
• de couleur,
• d’aspect,
• de respect de l’environnement.
2.4. Durabilité
La durabilité d’une réhabilitation correspond au fait qu’elle ne doit pas être renouvelée avant
un certain délai, qui est précisé dans une garantie. Cette durabilité dépend de la pertinence du
choix de la technique retenue, de sa mise en œuvre et des sollicitations après traitement.
Certaines vérifications sont simples, comme par exemple les couleurs, les formes, la
rugosité etc. D’autres demandent des analyses beaucoup plus fines qui sont précisées dans le
chapitre 2. Il faut souvent faire appel à des laboratoires spécialisés pour effectuer ces contrôles.
Les produits de protection du béton ne sont pas toujours exigés, bien qu’ils constituent une barrière
contre les agents agressifs contenus dans le milieu environnant.
• si les zones dégradées sont visuellement identifiables (béton décollé, fissures, épaufrures,
etc.), l’état des zones adjacentes n’est en général connu qu’après un diagnostic généralisé.
Ainsi, les surfaces à dégarnir sont en général sous estimées lors de leur première évaluation
;
• si des zones présentent un risque de corrosion (béton carbonaté, ou pollué par les
chlorures), celles-ci peuvent se déclarer après un délai de quelques années, à côté de la
réparation, par l’apparition d’un couple galvanique entre la surface réparée et la surface
adjacente
Avant de réparer les zones dégradées (armatures apparentes, éclatements de béton, traces
de rouille, etc.), les revêtements en place doivent être retirés, sur toute la surface, par un moyen
mécanique ou chimique. Les produits de démolition doivent être mis en décharge ou recyclés, en
conformité avec les textes réglementaires en vigueur sur la protection de l’environnement.
Pour traiter les armatures corrodées, il convient de les dégager par burinage, repiquage ou
bouchardage, jet d’eau ou sablage. Le dégarnissage doit être effectué jusqu’à ce qu’un acier sain
apparaisse et la longueur de cet acier doit être dégagée sur toute sa périphérie, selon la norme NF
P 95.101 (un dégagement d’un minimum de 2 cm derrière l’armature, est conseillé). Lorsque les
armatures qui ne sont pas parallèles au parement sont corrodées à leurs extrémités, le béton
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avoisinant doit être enlevé et ces extrémités doivent être amputées de 2 cm, pour rétablir un
enrobage suffisant.
La phase d’élimination de la zone sous corrosion, constitue l’une des tâches les plus
délicates à réaliser. La bonne tenue dans le temps des réfections de parement, dépend directement
de la qualité d’exécution de ces travaux. Il est donc impératif d’éliminer l’intégralité de cette
altération, qu’elle soit foisonnante ou de surface, et ceci sur toute la périphérie de l’acier, par
décapage et brossage soigné ou par des moyens mécaniques (sablage, hydrosablage, etc.).
Cette opération doit être plus particulièrement soignée en milieu marin, car la rouille y est
chargée de chlorures acides. Les surfaces de bétons sont ensuite nettoyées, afin de faire
disparaître toute poussière ou toute souillure, subsistant après l’élimination des bétons dégradés.
Ce nettoyage peut être réalisé par voie humide ou sèche (brossage et soufflage), mais dans le cas
du lavage à l’eau, celle-ci doit être éliminée par soufflage ou par aspiration.
A cette étape des travaux, un contrôle du diamètre résiduel des armatures les plus fortement
attaquées sera effectué (à l'aide d'un pied à coulisse par exemple).
Les armatures supplémentaires de même nature seront mises en place, par scellement ou soudure,
afin de restituer la section initiale, avec une tolérance de 5%, en tenant compte des longueurs
d'ancrage et de recouvrement, et des armatures de couture. Dans le cas de soudures, celles-ci
devront être effectuées, selon les normes en vigueur, après que la soudabilité de l’acier ait été
vérifiée.
La protection des armatures consiste à appliquer sur toute la surface de celles qui sont
dégagées (périphérie complète), un produit assurant une protection vis-à-vis de la corrosion. Ce
traitement n’est réellement nécessaire que si, pour des raisons techniques ou esthétiques,
l’enrobage final ne peut pas avoir la valeur prévue dans les règlements (BAEL 91, par exemple),
pour un environnement donné. Il est également fonction de la nature du produit de reconstitution
du parement. On devra également s'assurer de la compatibilité avec les traitements ultérieurs
(électriques notamment).
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Les produits de protection seront, de préférence, choisis dans la famille des produits à base
de liants hydrauliques avec ajouts ou modifiés
Cette marque définit notamment, pour les produits de réparation de surface, les caractères
normalisés garantis (classe d’adhérence, tenue aux chocs, etc.).
Lorsque pour des raisons esthétiques, des produits pré formulés ne peuvent pas être
appliqués, il conviendra d’étudier un mortier spécifique, de même texture, couleur et aspect de
surface que le béton en place. Les mortiers doivent être peu sensibles au retrait, résister au gel et
être durables. Une autre approche consiste à appliquer une première couche de produit certifié NF
ou équivalent, afin d’assurer l’accrochage sur le béton support, et une couche de finition pour
l’aspect.
Enfin, il faut noter qu’il est difficile de masquer totalement des zones réparées localement.
Parfois, ces zones réapparaissent sous forme de fantômes, du fait des différences de
comportements entre le béton support et le produit de réparation. Une solution peut consister à
appliquer un produit de protection sur toute la surface.
3.2. IMPREGNATIONS
Un hydrofuge est dit de surface, lorsqu’il est appliqué sur le béton durci. Par sa fonction
principale, un produit hydrofuge n'est ni un imperméabilisant, ni un anti-graffiti. Certains produits
ont des fonctions secondaires (antisalissure, etc.). Les consolidants et les hydrofuges n'ont pas
d'action directe sur la protection contre la corrosion des armatures. Mais ils peuvent être utilisés
comme traitement complémentaire.
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Par la suite, seuls les hydrofuges de surface seront traités dans ce document. Il est à noter
que certains points ne sont donnés qu’à titre indicatif.
La mise en œuvre de ces produits est spécifiée dans des documents tels que le Guide pour
la protection du béton armé par application de produit à la surface du parement (LCPC).
Une hydrofugation se justifie, si le béton subit une altération liée à un contact avec de l’eau
liquide provenant de l’atmosphère (et non pas du sol ou d’une fuite d’eau). Ce traitement est
appliqué à titre préventif ou curatif.
L’altération du béton n'affecte généralement que les zones soumises aux pluies battantes,
au ruissellement ou au rejaillissement. Il est donc inutile d’hydrofuger des zones qui sont, par
exemple, à l’intérieur d’un bâtiment.
Les dégradations liées aux sels solubles s’intensifient après hydrofugation. Pour assurer une
bonne durabilité au traitement, il est important de limiter les risques de pénétration d’eau et de sels
par l’arrière de la surface traitée.
Les surfaces sur lesquelles l’eau stagne, ne peuvent pas non plus être traitées efficacement.
Enfin, les traitements hydrofuges s’insèrent dans une procédure globale de réparation.
La compatibilité entre les diverses techniques de réparation doit être assurée et surtout les objectifs
à long termes doivent être clairement définis (les possibilités de "retraitement", notamment pour les
imprégnations d'inhibiteurs de corrosion ou d'application postérieure de tout autre produit destiné
à migrer en phase liquide, etc.).
• mais aussi après avoir clairement défini les conditions de la mise en œuvre sur chantier
(saison, traitements préliminaires envisagés, mise en peinture postérieure…).
• Procédure d'application
La durabilité du traitement est conditionnée par la profondeur de pénétration.
En général, le produit doit avoir une bonne répartition dans le support, c’est pourquoi
l’utilisation du pulvérisateur (ou de “ l’airless ”) est souvent privilégiée.
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Enfin, le support doit être réparé et propre. Mais en plus, les indications de la fiche technique
du produit, concernant l’humidité du support, doivent être respectées.
Par définition, un inhibiteur de corrosion est un composé chimique qui, ajouté en faible
concentration au milieu corrosif, ralentit ou arrête le processus de corrosion d'un métal placé dans
ce milieu.
• de pénétrer une couche de béton très hétérogène par nature (variations de compacité
notamment),
• d’abaisser la vitesse de corrosion du métal, sans en affecter ses propriétés (ni celles du milieu
environnant),
• d’être stable dans le milieu considéré et compatible avec celui-ci, à la température d'utilisation,
Par ailleurs, la teneur en inhibiteur doit être réglée, en tenant compte de divers paramètres
tels que les facteurs géométriques ou la forme des matériaux, leur état de surface, etc.
Le mécanisme d'action d’un inhibiteur peut être divers. L'inhibiteur recouvre (adsorption) la
surface du métal, et réduit les surfaces de réactions élémentaires. Il peut former également des
composés avec le métal et le liquide environnant et modifier les réactions d’interface. Dans les deux
cas, la vitesse de corrosion peut être ralentie, voir annulée.
a- Les inhibiteurs anodiques ont une action sur la diminution du courant sur la partie
anodique de la surface du métal. Si ce blocage n’est que partiel, il peut entraîner localement une
augmentation de la densité de courant sur ces surfaces. Il peut conduire à un processus de
corrosion localisé, plus intense qu’en l’absence d’inhibiteur, d’où l’importance de la teneur en
élément actif au droit de l’acier.
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c- Les inhibiteurs mixtes ont à la fois les propriétés des inhibiteurs anodiques et cathodiques.
Avant d’appliquer un inhibiteur, la surface du béton doit être préparée. Il s’agit d’éliminer la
peinture ou autre revêtement par sablage ou hydrosablage. Il est à noter qu’un traitement par
inhibiteur n’est pas possible si la surface a été préalablement traitée avec un hydrofuge. Un
inhibiteur qui est sous forme liquide, s’applique directement à la surface du béton.
Afin de respecter les consommations prescrites par l’applicateur, ou par les procédures
définies pendant la phase de validation, l’application s’effectue en plusieurs passes.
Plusieurs méthodes d’application peuvent être testées, afin de valider la mise en œuvre la plus
adaptée.
La mise en peinture des ouvrages de génie civil en béton a, en général, pour principaux
objectifs :
Ainsi les ouvrages concernés sont essentiellement les tunnels, les murs de soutènement,
les écrans antibruit et dans certains cas les ponts. Il existe une procédure de qualification
concernant les systèmes de peinture pour béton de génie civil. Elle porte sur des critères
d’adhérence, d’aspect et plus généralement sur des considérations d’ordre esthétique, et non pas
sur des critères visant à apprécier la capacité effective des systèmes testés à remplir une fonction
de protection. L’ensemble de cette procédure est décrit dans le guide “ Mise en peinture des bétons
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de génie civil ” (LCPC, Juin 1999) qui apporte aussi toutes les informations utiles sur la mise en
œuvre des systèmes de peinture et le contrôle de la qualité de leur application.
Lorsque c’est principalement une fonction de protection qui est recherchée (protection contre
la pénétration des chlorures, protection contre la pénétration du gaz carbonique laquelle entraîne
une carbonatation progressive de la peau du béton, etc.) d’autres types de revêtements peuvent
être envisagés. Ils seront désignés ci-après par revêtements minces. Il convient de préciser
toutefois qu’il n’existe actuellement aucun référentiel technique permettant de qualifier ces produits
et d’orienter le choix d’un produit en fonction du problème. La mise au point d’un tel référentiel est
en cours, ainsi que la rédaction d’un guide sur la protection des bétons armés par application de
produits à la surface du béton.
Les systèmes de peinture s’appliquent dans des quantités humides totales allant de 300 à
1500 g/m², selon la densité et l’extrait sec, les lasures dans des quantités restant inférieures à 300
g/m², mais pouvant varier selon l’absorption du support.
Un système de peinture est constitué d’une succession de couches, qui ont chacune un rôle
spécifique, en vue d’obtenir un revêtement final présentant les caractéristiques escomptées.
• d’un liant (aussi appelé résine ou polymère) : la nature chimique du liant permet de désigner
la peinture ; il s’agit, par exemple, de peinture époxydique, polyuréthanne, vinylique,
acrylique ou hydraulique modifiée par des résines,
• d’un véhicule : eau (peinture dite en phase aqueuse), ou solvant (peinture en phase
solvant). Il existe aussi des peintures avec très peu, voire sans véhicule.
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Les peintures peuvent être mono ou bi-composants ; dans ce dernier cas, la peinture est
obtenue à partir d’un mélange base - durcisseur ou ciment et latex.
- Les lasures
Les lasures sont utilisées pour conserver ou mettre en valeur la texture superficielle d’un
parement en béton. Elles sont incolores ou colorées et contrairement à une peinture, elles ne sont
pas opacifiantes.
• de pigments ou colorants,
Une lasure est généralement appliquée en deux couches, la première étant diluée.
Selon leur nature, ces produits sont appliqués à l’aide de spatules ou de machines spéciales.
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- Matériels
Les matériels utilisés pour la préparation du support doivent être identiques à ceux utilisés
lors de l’épreuve de convenance. Selon l’état et le type du support, et en fonction du but final
recherché, les modes de préparation du support sont multiples :
• brossage, dépoussiérage,
• ponçage,
• lessivage,
• Processus d’exécution
- Mise en œuvre
La mise en œuvre d’un revêtement s’effectue selon un processus d’exécution auquel sont
attachées différentes étapes de contrôle. Il s’agit des étapes suivantes :
Avant le démarrage des travaux doit être organisée une réunion regroupant l’ensemble des
acteurs concernés, à savoir : le maître d’œuvre, le chef de chantier, le contrôle externe de
l’entreprise et l’agent de l’organisme chargé des contrôles extérieurs.
• d’examiner en commun la consistance des travaux, leur mode d’exécution et les contrôles prévus,
• d’examiner les solutions aux difficultés particulières (zones à ragréer, zones difficiles d’accès,
etc.),
b) l’épreuve de convenance
Il porte sur :
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• la conformité du matériel,
• la conformité de l’abrasif.
• l’identité des produits utilisés sur le chantier, il s’agit de vérifier par échantillonnage (selon
la norme NF EN 21512) la conformité des produits. Ces tests sont basés sur les
Caractéristiques d’Identification Rapide du produit,
• l’étiquetage des récipients qui doit comporter le nom du produit, le numéro de lot de
fabrication, la dénomination base ou durcisseur, le poids, la date limite d’utilisation,
l’étiquetage de sécurité, etc.,
• l’humidité du béton,
• la température et l’hygrométrie de l’air (adéquation de tous ces critères par rapport aux
produits à appliquer),
• l’homogénéisation,
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• pour les nouvelles couches, le respect des phases de séchage minimal et délais de
recouvrements entre couches.
• par pesée de la quantité de produit en pot avant et après son application sur une surface
connue et délimitée de l’ouvrage,
• par comptage des récipients qui contiennent le produit et qui sont préalablement marqués
et utilisés pour une surface définie de l’ouvrage,
• Principes et définitions
Les fonctions d’un revêtement pour le bâtiment diffèrent sensiblement de celles d’un
revêtement pour le génie civil. Il s’agit de :
• la fonction esthétique, sur les surfaces nues ou vieillies (couleur, aspect de brillance, etc.)
;
Les produits de revêtement sur béton doivent en effet empêcher l’eau et ses éléments
agressifs de pénétrer dans le béton et assurer des fonctions d’étanchéité à l’eau, à la vapeur d’eau
ou au gaz carbonique.
• Revêtements de classe D2 : ce sont les peintures. Elles sont toutes constituées de liant
(composant filmogène), de pigments (fonction à la fois protectrice, couvrante), de charges
(pouvoir opacifiant), et d’un solvant. Plusieurs classes de peinture existent, selon leur nature
chimique ou celle de leur solvant :
• phase aqueuse : le solvant est l’eau, ce qui est favorable vis à vis de
l’environnement, mais ces peintures sèchent difficilement par temps froid.
Les peintures siloxanes qui ont un caractère hydrofuge et une forte perméance à la
vapeur sont des peintures en phase aqueuse.
• Revêtements de classe D3 : les revêtements plastiques épais (RPE) en font partie. Ils ont
une fonction de correction de l’état de surface, soit en améliorant la planéité, soit en créant
un aspect structuré, et une fonction de complément d’imperméabilisation. Ils sont constitués
d’une résine de copolymère vinylique ou acrylique en dispersion aqueuse, de charges de
pigments et d’adjuvants. Ils sont appliqués en forte épaisseur (2 à 3 kg/m2). Toutefois, ils
n’ont pas d’élasticité suffisante pour résister à une fissuration du support. Les spécifications
sont données dans la norme NF T 30-700, et leur application doit être conforme au DTU
59.2. Les revêtements semi-épais (700 g/m²), destinés à masquer le faïençage, sont décrits
dans la norme NF T 34-720.
- Revêtement d’imperméabilité
Ce sont des systèmes multi couches (sauf la classe I1), appliqués à titre curatif, pour pallier
des désordres affectant le clos. Ils possèdent une réelle fonction technique d’imperméabilité à l’eau
liquide. Ils sont constitués d’une couche d’impression, et d’une ou plusieurs couches de produit de
peinture (copolymères en dispersion aqueuse), présentant une élasticité suffisante pour résister à
la fissuration du support existante (I1 et I2) ou à venir (I3 et I4). Le système I4 comprend en plus
une armature incorporée dans la couche de finition.
- Enduits de façade
Les enduits de façade sont à base de liants hydrauliques, et/ou de chaux aérienne. Ils
appartiennent à deux catégories :
• les enduits mono couches prêts à l’emploi. Ils font l’objet d’un classement
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• Définition
Un béton projeté est constitué d’un mélange de
granulats, de ciment et d’eau avec parfois des ajouts,
projeté grâce à de l’air comprimé, sur une paroi.
• Projection de béton
Il faut distinguer deux techniques de projection,
suivant le moment d’introduction de l’eau dans la chaîne :
• par voie sèche avec ou sans pré-mouillage : l’eau est introduite au niveau de la lance,
a- L'utilisation des adjuvants confère au béton des propriétés spécifiques lors de la mise en œuvre
:
• mise en œuvre efficace grâce à des accélérateurs de prise (raidisseurs) introduits en bout
de lance, mais entraînant parfois une baisse des résistances mécaniques à long terme.
b- L'adjonction de fibres confère au béton projeté des propriétés complémentaires qui dépendent
de la quantité et du type de fibres :
c- L’utilisation de fumée de silice améliore l’aptitude à la projection (béton plus collant) ainsi que la
durabilité (béton plus dense).
La procédure d’application doit justifier les matériaux et les moyens choisis pour leur mise
en œuvre.
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Les études portent sur la formulation du béton en regard des exigences du Dossier de Consultation
des Entreprises (DCE), avec notamment la technique de projection et le choix des constituants
ainsi que les caractéristiques attendues.
a- Pour les renforcements structurels, la voie sèche ou éventuellement la voie mouillée à flux dilué
est préférable, et les dosages en ciment doivent être minimaux.
b- Les études prennent en compte, le plus en amont possible, les sujétions de chantier liées :
Le Plan Assurance Qualité (PAQ) de l’entreprise doit détailler les dispositions qui s'y
rapportent. Les études précisent :
• Exécution du chantier
La commande du béton tient compte des résultats de l'étude et de la convenance en
intégrant les sujétions de transport et de mise en œuvre (cadences, programmes).
Le stockage doit permettre d'avoir la quantité suffisante pour éviter une rupture de bétonnage
et de conserver les matières premières sans détérioration de leur qualité (pollution…).
En voie sèche, le contrôle de l'humidité des matériaux est un point important à contrôler.
La qualité d’une réparation par béton projeté est fortement liée aux conditions d’exécution et
notamment à la qualification du porte-lance.
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Les machines sont identifiées : elles doivent correspondre à l'utilisation attendue (capacité,
puissance, débit (air, eau) résistance). Leurs caractéristiques sont définies au PAQ en regard des
objectifs fixés au cahier des charges, avec une attention particulière pour le choix des équipements
et notamment sur les adaptations qui conditionnent le bon déroulement de la projection.
Toutes les bascules ou balances nécessaires au dosage pondéral doivent être étalonnées.
Les doseurs en adjuvants doivent être asservis au débit de la machine à projeter et agréés par un
essai de convenance.
• Qualification du personnel
L'équipe (porte-lance, aide porte-lance et machiniste) doit être qualifiée, c'est-à-dire ayant
des références certifiées pour des travaux similaires ou ayant suivi une formation sanctionnée par
un certificat de qualification obtenu après contrôle des connaissances théoriques ou pratiques. Le
nombre de personnes est adapté à l'importance du chantier.
Le PAQ entreprise précise les fonctions et les responsabilités de chaque membre de l’équipe
ainsi que les références de ces personnes.
• Procédure opératoire
L'opération de bétonnage respecte la chronologie suivante :
• préparation du support,
• projection du béton en respectant le phasage (de bas en haut sur des bandes de largeur
déterminée),
• Principe
Le principe de ces traitements consiste à polariser l’armature la plus proche du parement, à
l’aide d’une anode placée sur ce parement et enrobée d’une pâte saturée d’un liquide
convenablement choisi (électrolyte). Le courant de polarisation circule de l’anode vers l’armature
(cathode). Les armatures plus profondes doivent être reliées électriquement à celle qui est
directement polarisée.
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Ces traitements électrochimiques sont dits temporaires, parce qu’ils durent généralement entre une
et six semaines. Deux techniques de traitements temporaires sont distinguées :
• une technique pour laquelle un générateur électrique (technique du courant imposé) est
placé entre l’anode et l’armature,
• une technique pour laquelle l’anode, en alliage judicieusement choisi, est directement reliée
à l’armature (courant galvanique).
Leur objectif est de redonner au béton d’enrobage, sa capacité à protéger les armatures.
Il s’agit soit d’augmenter le pH du béton qui a été carbonaté (ré-alcalinisation), soit d’extraire les
ions chlorures qui ont pénétré cet enrobage (déchloruration). L’aspect du béton traité est respecté.
• par anode sacrificielle (courant galvanique) : l’anode, en alliage correctement sélectionné, est
directement reliée à l’armature.
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4.7. RECAPITULATIF
Plusieurs procédés existent pour réhabiliter le béton armé dégradé par la corrosion. Aucun
d’eux n’est applicable dans tous les cas. Leurs caractéristiques sont résumées dans les tableaux
ci-dessous. Il est rappelé que chaque procédé ou traitement doit comporter les étapes suivantes :
• Évaluation de la structure
• Compatibilité entre les procédés et les exigences diverses. En effet, la plupart du temps,
plusieurs options différentes sont possibles : la solution retenue doit être compatible avec
les exigences diverses, les choix techniques et le coût supportable.
• Point sensible : c’est un point de l’exécution, qui doit particulièrement retenir l’attention.
• Point critique : c’est un point de l’exécution, qui nécessite une matérialisation du contrôle
interne sur un document de suivi, ainsi qu’une information préalable du contrôle extérieur
pour que celui-ci puisse se faire, le cas échéant. L’intervention du contrôle extérieur n’est
pas nécessaire à la poursuite de l’exécution.
• Point d’arrêt : c’est un point critique, pour lequel un accord formel du maître d’œuvre ou
d’un organisme mandaté par lui, est nécessaire à la poursuite de l’exécution. Les délais de
préavis et les délais de réponse du maître d’œuvre sont fixés dans le Cahier des Clauses
Administratives Particulières (CCAP), qui doit préciser les dispositions à prendre par
l’entreprise, à l’issue du délai de réponse, en l’absence de réaction du maître d’œuvre.
• veiller à bien anticiper les différents délais administratifs et les contraintes de dernière minute
(intervention des lobbies au dernier moment…) ;
• essayer de lancer le marché au bon moment (par exemple, lorsque les conditions climatiques, de
circulation permettent de mettre en œuvre la technique prévue.
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Dans le cas où c'est impossible, il faut avoir prévu dans le marché la mise en œuvre d'abris de
protection) ;
• appliquer pour le jugement des offres les règles du RC de façon que la dévolution du marché aille
au "mieux-disant" ;
• prévoir aussi pour le maître d'œuvre un plan d’assurance de la qualité (PAQ) et veiller à le gérer
sans retard et avec efficacité ;
• veiller tout particulièrement à ce que les travaux de purge du béton dégradé ne mettent pas en
jeu la stabilité de l'ouvrage à réparer. La mise sur cintre est parfois nécessaire ;
• faire respecter le contenu des pièces du marché (sauf erreur manifeste dans les prescriptions du
marché, il ne faut pas céder aux propositions de modifications en cours de travaux), gérer sans
retard les problèmes techniques qui peuvent se poser (faire appel au réseau technique, faire des
relevés contradictoires, remplir le journal de chantier…) … ;
• veiller à ce que l'entrepreneur gère avec efficacité et sans retard les différents documents du PAQ
;
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