0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues14 pages

Exposé Irrigation Modifié

Le document traite de l'Évapotranspiration Potentielle (ETP), essentielle pour la gestion de l'eau en agriculture irriguée, en définissant son importance et les facteurs qui l'influencent. Il présente également plusieurs méthodes de calcul de l'ETP, telles que le bilan hydrique, Blaney-Criddle, Penman-Monteith, Bac de Classe A, et Hargreaves-Samani, en soulignant leur utilisation au Mali. Enfin, il met en avant l'importance d'une estimation précise de l'ETP pour optimiser l'irrigation et préserver les ressources en eau.

Transféré par

workpapitocoul
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
44 vues14 pages

Exposé Irrigation Modifié

Le document traite de l'Évapotranspiration Potentielle (ETP), essentielle pour la gestion de l'eau en agriculture irriguée, en définissant son importance et les facteurs qui l'influencent. Il présente également plusieurs méthodes de calcul de l'ETP, telles que le bilan hydrique, Blaney-Criddle, Penman-Monteith, Bac de Classe A, et Hargreaves-Samani, en soulignant leur utilisation au Mali. Enfin, il met en avant l'importance d'une estimation précise de l'ETP pour optimiser l'irrigation et préserver les ressources en eau.

Transféré par

workpapitocoul
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Tables matières

1 Introduction :.............................................................................................2
1.1 Définition............................................................................................2
1.2 Importance en irrigation et drainage............................................................2
1.3 Facteurs influençant l’ETP.......................................................................2
2 Méthodes de Calcul de l’ETP.........................................................................4
2.1 Méthode du Bilan Hydrique......................................................................4
2.1.1 Description.....................................................................................4
2.1.2 Formule générale.............................................................................5
2.2 Méthode de Blaney-Criddle......................................................................7
2.3 Méthode de Penman-Monteith (FAO-56).....................................................8
2.4 Méthode du Bac de Classe A...................................................................10
2.5 Méthode de Hargreaves-Samani...............................................................11
3 Comparaison des Méthodes de calcul de ETP pour l’Irrigation et le Drainage...........12
4 Données des Formules................................................................................13
5 Conclusion..............................................................................................13

L’Évapotranspiration Potentielle (ETP)


1 | Page
1 Introduction :
L’Evapotranspiration Potentielle (ETP) joue un rôle centre dans la gestion de l’eau à
l’agriculture irriguée. Elle présente la quantité maximale d’eau que les cultures pourraient
perdre par évaporation du sol et transpiration des plantes si l’eau était disponible en
l’abondance. Dans le système irrigue, l’ETP permet d’estime les besoin en eau des cultures et
de planifie les apports d’irrigation de manière optimale. Une estimation préciser de l’ETP est
donc essentiel pour améliorer l’efficacité de l’irrigation préserver les ressources hydriques et
assurer le rendement agricole durable. Elle dépend de plusieurs facteurs climatique talque la
température, les rayonnements solaire, humidités de l’air, et le vent, et peut-être calculer à
l’aide des différents méthodes notamment :
Bilan hydrique ; Blaney-Criddle, Penman-Monteith, Bac du classe A, Hargreaves-Samani
1.1 Définition
L’évapotranspiration potentielle (ETP) représente la quantité maximale d’eau qu’une culture
ou une surface peut perdre par évaporation (de l’eau du sol ou des surfaces) et transpiration
(des plantes) dans des conditions où l’eau est disponible en abondance et les conditions
météorologiques sont optimales. Elle est exprimée en mm/jour, mm/mois, ou mm/an.
3
1 mm=10 m /ha
1.2 Importance en irrigation et drainage
Dans un monde où l’eau devient une ressource stratégique, irriguer n’est plus une simple
affaire de tuyaux et de vannes. C’est une science. Et au cœur de cette science se trouve un
indicateur-clé : l’évapotranspiration potentielle, ou ETP.
Elle représente la demande climatique en eau, autrement dit, la quantité maximale d’eau
qu’une surface végétalisée pourrait perdre par évaporation et transpiration, si l’eau était
disponible en abondance.
Concrètement, l’ETP n’indique pas ce que les plantes reçoivent, mais ce qu’elles
réclameraient dans un monde sans stress hydrique. C’est la soif idéale d’un couvert végétal en
conditions optimales. Elle ne mesure donc pas la réalité du sol, mais elle trace une ligne
directrice pour toute gestion efficace de l’irrigation.
1.3 Facteurs influençant l’ETP
Climat : Température, humidité, vent, rayonnement solaire.
Culture : Type (ex. : riz, mil, maïs), stade de croissance, densité.
Sol : Capacité de rétention d’eau, salinité.
Méthode d’irrigation : Sous pression, gravitaire (courant au Mali).

2 | Page
Image 1 : Evapotranspiration

Image 2 : Processus de l'évapotranspiration

3 | Page
2 Méthodes de Calcul de l’ETP

Nous allons détailler les cinq méthodes suivantes, avec un accent particulier sur la méthode du
bilan hydrique et Blaney-Criddle, suivies de Penman-Monteith (FAO-56), Bac de Classe
A, et Hargreaves-Samani, qui sont parmi les plus utilisées en irrigation et drainage,
notamment au Mali.

2.1 Méthode du Bilan Hydrique

Image 3 : Bilan hydrique à l'échelle d'une parcelle : interactions entre précipitations, irrigation, évapotranspiration
(ETP*Kc = ETM*Ks = ETR), ruissellement, percolation et drainage, montrant la gestion de l'eau dans le sol et les réserves
utilisables

2.1.1 Description
La méthode du bilan hydrique n’est pas une formule unique comme les autres méthodes, mais
un cadre conceptuel utilisé pour estimer l’ETP ou l’ETC en fonction des entrées et sorties
d’eau dans un système sol-plante-atmosphère. Elle est largement utilisée en irrigation et

4 | Page
drainage pour gérer les apports d’eau et prévenir l’engorgement ou la salinisation,
particulièrement au Mali dans les systèmes irrigués comme l’Office du Niger.
La méthode du bilan hydrique permet d’estimer l’évapotranspiration potentielle (ETP) en
calculant le solde entre les apports et les pertes d’eau sur une parcelle. Elle repose sur une
équation de base : ETP = P + I – R – D – ΔS, où P est la précipitation efficace, I l’irrigation, R
le ruissellement, D le drainage profond et ΔS la variation du stock d’eau dans le sol. Pour que
cette méthode donne une bonne estimation de l’ETP, on suppose que les plantes ne manquent
jamais d’eau (conditions non limitantes), que la végétation est bien développée, et que les
pertes par ruissellement et drainage peuvent être évaluées ou négligées. Cette méthode est
particulièrement utile dans les zones agricoles suivies de près, car elle s’appuie sur des
observations concrètes du terrain plutôt que sur des données purement climatiques.
Cette formule existe en deux :
2.1.2 Formule générale
La première :
ETP=∝ P+ ∆ W −W S ∓ M
- ∝: Coefficient d’utilisation des pluies ;
- P :Module pluviométrique (mm) ;
- ∝ P : Pluies efficaces (mm) ;
- W : Stock d’eau dans le sol (réserve) (mm) ;
- W s : Apport des eaux souterraines (mm).

∆ w =W d−W f

- W d : Reserve d’eau en début de période (mm) ;


- W f : Reserve d’eau en fin de période (mm) ;
- M : Norme d’irrigation.
Si ETP >∝ P+ ∆ W +W S=¿ ( + M ) « irrigation »
Alors on doit irriguer apporter de l’eau

Si ETP <∝ P+ ∆ W +W S=¿ (−M ) « Drainage »


Alors on doit drainer apporter de l’eau
De là on peut déterminer la formule de la norme d’irrigation qui est :
M =ETP−∝ P−∆ W −W S

La deuxième :
∆ S=P+ I −( ETP ou ETC )−R−D

Où :
 ∆ S : Variation du stockage d’eau dans le sol (mm) ;
 P: Irrigation (mm) ;
 ETP ou ETC : Ruissèlement en (mm) ;
5 | Page
 R : Ruissellement (mm) ;
 D : Drainage profond (mm).

Pour estimer l’ETP, on utilise souvent une autre méthode (ex. : Penman-Monteith) pour
calculer ETP ou ETC, puis on ajuste le bilan pour résoudre ΔS = 0 (équilibre hydrique) dans
des conditions optimales.
Explication des termes
 ΔS : Représente le changement dans la réserve d’eau du sol, mesuré via l’humidité du
sol.
 P : Mesurée par pluviomètres, importante au Mali pendant la saison des pluies (juin-
septembre).
 I : Quantité d’eau appliquée par irrigation, cruciale dans les zones arides.
 ETP/ETC : Perte d’eau par évapotranspiration, estimée via d’autres méthodes ou
mesures directes.
 R : Eau perdue en surface, souvent négligeable dans les sols sableux maliens.
 D : Eau percolant au-delà de la zone racinaire, à contrôler pour éviter la salinisation.

Coefficients
 Aucun coefficient spécifique, car la méthode repose sur des mesures ou estimations
des termes. Cependant, l’ETP peut intégrer le coefficient cultural ( K C ) (ex. : K C = 0,8
÷ 1,2 pour le riz au Mali).

Données nécessaires
 Précipitations (pluviomètres).
 Irrigation appliquée (compteurs ou estimations).
 Humidité du sol (sondes ou gravimétrie).
 ETP/ETC (via une autre méthode, ex. : Penman-Monteith).
 Ruissellement et drainage (estimés ou mesurés).

Application en irrigation et drainage


- Irrigation : Utilisée pour déterminer la quantité d’eau à irriguer (I) pour maintenir ΔS
≥ 0, évitant le stress hydrique. Ex. : Dans l’Office du Niger, le bilan hydrique guide
l’irrigation gravitaire du riz.
- Drainage : Permet de calculer D pour éviter l’accumulation d’eau et la salinisation,
courante dans les sols irrigués maliens.
- Exemple : Pour un champ de riz avec P = 20 mm, I = 50 mm, R = 5 mm, D = 10 mm,
et ETC = 55 mm (via Penman-Monteith × Kc), ΔS = 20 + 50 – 55 – 5 – 10 = 0 mm
(équilibre).

6 | Page
- Avantage : Intègre tous les flux d’eau, idéal pour une gestion globale.
- Limite : Nécessite des données précises ou une estimation de l’ETP par une autre
méthode.
Contexte malien
- Très utilisée dans les périmètres irrigués (ex. : Office du Niger) pour planifier
l’irrigation et le drainage, surtout pour le riz, où l’équilibre hydrique est critique.
-

2.2 Méthode de Blaney-Criddle

Description
Méthode empirique simple, largement utilisée en irrigation pour estimer l’ETP,
particulièrement dans des régions comme le Mali où les données météorologiques sont
limitées. Elle est adaptée à la planification mensuelle ou saisonnière.

La méthode de Blaney-Criddle est une approche empirique qui estime l’évapotranspiration


potentielle (ETP) à partir des températures moyennes et de la fraction d’insolation
annuelle correspondant à chaque mois. Elle repose sur une formule simple, où T est la
température moyenne mensuelle (°C) et p est le pourcentage de la durée du jour par rapport à
l’année. Cette méthode suppose que l’ETP dépend essentiellement de la chaleur disponible
et de la durée d’ensoleillement, en négligeant des facteurs comme l’humidité, le vent ou le
rayonnement. Elle est surtout adaptée aux régions semi-arides ou tempérées et aux périodes
où les données climatiques sont limitées.

Formule
K
ETP= (45 , 7∗t m+ 813)P[mm /mois ]
100

Explication des termes


 K : Coefficient cultural (0,5–1,2), dépend du type de culture et du climat elle dépend
donc d’un coefficient cultural ( K C ) et d’un coefficient thermique ( K t ).
K=K C × K t

 P : Pourcentage de la durée diurne annuelle pour le mois considéré, basé sur la


latitude.
 t m : Température moyenne annuelle (°C).
 45,7 : Poids empirique de la température.
 813 : Constante pour estimer l’ETP de base à basse température.
Coefficients
 K : Ajusté pour la culture (ex. : 0,85 pour le riz, 0,9 pour le maïs au Mali). Déterminé
empiriquement via des études agricoles.
 45,7 : Calibré pour relier la température à l’ETP, basé sur des observations.
 813 : Empirique, compense l’ETP à basse température.
Données nécessaires

7 | Page
- Température moyenne (disponible via stations météo simples au Mali).
- Latitude (ex. : Bamako ≈ 12,6°N).
- Type de culture pour k.

Application en irrigation et drainage


 Irrigation : Estime l’ETP pour calculer l’ETC (ETP × Kc) et planifier les apports
d’eau mensuels.
 Drainage : Aide à estimer l’excès d’eau (via le bilan hydrique) pour dimensionner
les canaux de drainage.
 Exemple :
 Pour T = 28 °C
 P = 0,31 (juillet, 12,6°N),
 K = 0,9 (riz),
 ETP = 0,9 × 0,31 × (0,46 × 28 + 8,13) ≈ 5,8 mm/jour.
 Avec K C = 1,1,
 ETC = 6,4 mm/jour.
Avantage :
Simple, idéale pour le Mali où les données sont limitées.
Limite :
Moins précise dans les climats très secs ou humides.
Contexte malien
- Très utilisée dans les zones agricoles (ex. : Koulikoro, Ségou) pour le mil, le sorgho, et
le riz, en raison de sa simplicité et de la disponibilité des données de température.
2.3 Méthode de Penman-Monteith (FAO-56)
Description
Méthode de référence mondiale pour l’irrigation, recommandée par la FAO pour sa précision.
Elle est utilisée au Mali dans les projets modernes (ex. : stations météo automatiques) pour
estimer l’ETP d’une culture de référence (herbe), puis ajustée via Kc.
L'équation de Penman-Monteith combine deux processus physiques :
- Évaporation : dépendante de l'énergie disponible (principalement le rayonnement
solaire).
- Transpiration : influencée par les conditions atmosphériques (humidité, vent,
température) et la résistance des plantes à la perte d'eau.
Elle intègre des paramètres météorologiques et des caractéristiques de la surface végétale pour
estimer l'ETP d'une culture de référence (gazon ou luzerne bien irriguée, de hauteur
uniforme).
Formule
900
0,408 ∆ (R n−G)+γ u (e −e )
T + 273 2 s a
ETP=
∆+ γ (1+ 0 ,34 u2)

8 | Page
Explication des termes
 ETP : Évapotranspiration potentielle (mm/jour).
 Δ : Pente de la courbe de pression de vapeur saturante (kPa/°C).
 Rn : Rayonnement net (MJ/m²/jour).
 G : Flux de chaleur du sol (MJ/m²/jour, souvent négligeable).
 γ : Constante psychrométrique (kPa/°C).
 T : Température moyenne (°C).
 u2 : Vitesse du vent à 2 m (m/s).
 e s : Pression de vapeur saturante (kPa).
 e a: Pression de vapeur réelle (kPa).
 0.408 : Conversion énergétique (1 / 2,45 MJ/kg).
 900 : Constante pour la culture de référence.
 0.34 : Ajuste l’effet du vent.

Coefficients
 0.408 : Physique, basé sur la chaleur latente.
 900 : Empirique, pour une herbe de 0,12 m.
 0.34 : Empirique, pour la conductance aérodynamique.
Données nécessaires
- Température (min, max, moyenne).
- Humidité relative (%).
- Rayonnement solaire (MJ/m²/jour).
- Vitesse du vent (m/s).
- Pression atmosphérique (kPa).

Application en irrigation et drainage


- Irrigation : Calcul précis de l’ETC pour des cultures comme le riz ou le maïs.
- Drainage : Intégrée dans le bilan hydrique pour estimer les besoins en drainage.

Exemple :
Pour T = 30 °C,
Rn = 18 MJ/m²/jour,
u2 = 2 m/s,
HR = 50 %,
Δ = 0,25 kPa/°C,
γ = 0,067 kPa/°C,
e s – e a = 2 kPa,
ETP ≈ 6,2 mm/jour.
Avec k c = 1,1,
ETC = 6,8 mm/jour.
Avantage :
Très précise, standard mondial.

9 | Page
Limite :
Nécessite des données détaillées, souvent indisponibles au Mali.
Contexte malien
- Utilisée dans les projets soutenus par des ONG ou des stations météo modernes (ex. :
Bamako), mais limitée par le manque de données.

2.4 Méthode du Bac de Classe A

Description
Le Bac de Classe A est un dispositif standardisé recommandé par l'Organisation
Météorologique Mondiale (OMM) pour mesurer l'évaporation d'une surface d'eau libre. Il
s'agit d'un réservoir cylindrique en acier inoxydable (souvent en inox 316L) des dimensions
spécifiques (diamètre de 120,7 cm et hauteur de 25,4 cm) posé sur une palette en bois
surélevée pour permettre la circulation de l'air sous le bac. L'objectif est de quantifier
l'évaporation en millimètres (mm) par unité de temps (jour, mois ou année), ce qui permet
d'estimer l'ETP en le corrigeant par un coefficient
L'ETP mesurée avec ce bac reflète le pouvoir évaporant de l'air, influencé par des facteurs
météorologiques tels que :
- La température (T),
- L'humidité relative (RH),
- La vitesse du vent,
- Le rayonnement solaire global.
Très utilisée au Mali pour sa simplicité et sa précision locale dans les zones irriguées.
Formule
ETP=K p × E pan

Explication des termes²


 K p : Coefficient du bac (0,4–0,8), dépend du climat et de l’environnement.
 E pan : Évaporation mesurée dans le bac (mm/jour).

Coefficients
 K p : Empirique, ajusté selon l’humidité, le vent, et l’environnement (ex. : 0,65 pour un
climat semi-aride malien avec végétation).
Données nécessaires
- Mesures d’évaporation (bac).
- Conditions locales pour K p (humidité, vent).

Application en irrigation et drainage


- Irrigation : Estimation directe de l’ETP, puis ETC pour planifier l’irrigation.
- Drainage : Utilisée avec le bilan hydrique pour estimer l’excès d’eau.
10 | P a g e
Exemple :
Pour E pan = 10 mm/jour,
K p = 0,7,

ETP = 0,7 × 10 = 7 mm/jour.

Avec K c = 1,0,

ETC = 7 mm/jour.
Avantage :
Simple, précise localement.
Limite :
Nécessite un bac bien entretenu.
Contexte malien
- Courante dans les stations agricoles (ex. : Ségou, Mopti) où des bacs sont installés.

2.5 Méthode de Hargreaves-Samani

Description
Développer par Hargreaves en 1985, c’est une formule empirique simplifiée qui estime l’ETP
à partir de la température et de l’amplitude thermique quotidienne. Cette méthode repose
sur l’idée que l’amplitude thermique est un indicateur indirect du rayonnement disponible.
Cette méthode simplifiée nécessite uniquement les température et la position géographique
pour calculer Ra. Elle est particulièrement adaptée aux zones où seules les températures sont
disponibles, et donne des résultats acceptables dans les zones arides et semi-arides comme
le Mali où les données sont limitées, basée sur la température.
Elle suppose toutefois une bonne estimation du rayonnement et peut être moins précise dans
les régions humides ou nuageuses
Formule
0.5
ETP=0.0023 × R a ×(T max −T min ) ×(T +17 , 8)

Explication des termes


 0.0023 : Constante empirique pour mm/jour.
 Ra : Rayonnement extraterrestre (MJ/m²/jour), calculé via la latitude.
 (T max −T min )0.5 : Proxy du rayonnement et de l’humidité.
 T + 17.8 : Température moyenne ajustée.
Coefficients
 0.0023 : Calibré pour correspondre à Penman-Monteith.
 17.8 : Empirique, ajuste l’effet thermique.
Données nécessaires
- Températures maximale et minimale.

11 | P a g e
- Latitude.
Application en irrigation et drainage
- Irrigation : Alternative simple pour estimer l’ETC dans les zones rurales.
- Drainage : Intégrée dans le bilan hydrique.

Exemple :
Pour T max= 35 °C,
T min= 22 °C,

T = 28,5 °C,
Ra = 22 MJ/m²/jour,

ETP = 0,0023 × 22 × (35 – 22)0.5 × (28,5 + 17,8) ≈ 5,5 mm/jour.

Avantage :
Nécessite peu de données, idéal pour le Mali.
Limite :
Moins précise, ignore humidité et vent.
Contexte malien
- Très utilisée dans les zones sans stations météo complètes (ex. : zones rurales de
Kayes ou Tombouctou).

3 Comparaison des Méthodes de calcul de ETP pour l’Irrigation et le


Drainage

Tableau 1
MÉTHODE PRÉCISION DONNÉES CLIMAT PERTINENCE
NÉCESSAIRES ADAPTÉ AU MALI
BILAN HYDRIQUE Variable Précipitation, Tous Essentielle
irrigation, ETP, pour une
ruissellement, gestion globale
drainage (ex : Office du

12 | P a g e
Niger)
BLANEY-CRIDDLE Moyenne Température, Tempéré, Simple, très
latitude, culture semi-aride utilisée
PENNAN- Très élevée Nombreuse Tous Référence,
MONTEITH(FAO-56) (température, mais limitée
humidité, vent, par les données
rayonnement)
BAC DE CLASSE A Elevée Mesures Tous Pratique,
d’évaporation, courante
conditions
locales
HARGREAVES- Moyenne Température, Semi-aride Idéale pour les
SAMANI latitude zones à
données
limitées

4 Données des Formules


 Température (T, Tmax, Tmin) : Mesurée via thermomètres, disponible au Mali via
stations simples.
 Rayonnement (Rn, Rs, Ra) : Rn et Rs nécessitent des pyranomètres, rares au Mali ;
Ra est calculé via la latitude.
 Humidité relative (HR) : Mesurée par hygromètres, souvent indisponible dans les
zones rurales.
 Vitesse du vent (u2) : Mesurée à 2 m, rare au Mali sauf dans les stations modernes.
 Pression atmosphérique : Nécessaire pour Penman-Monteith, estimée via l’altitude.
 Précipitations, irrigation, ruissellement, drainage : Mesurés ou estimés pour le
bilan hydrique.
 Latitude : Ex. : 12,6°N pour Bamako.
 Coefficient cultural (Kc) : Dépend de la culture (ex. : riz = 0,8–1,2 ; mil = 0,4–1,0).
Contexte malien :
Prioriser Blaney-Criddle, Hargreaves-Samani, et Bac de Classe A pour leur simplicité, avec
Penman-Monteith dans les projets modernes, et le bilan hydrique pour une gestion intégrée.

5 Conclusion
L’ETP est cruciale pour l’irrigation et le drainage au Mali, où l’eau est une ressource limitée.
La méthode du bilan hydrique est essentielle pour une gestion globale, intégrant l’ETP dans
un cadre plus large. Blaney-Criddle et Hargreaves-Samani sont idéales pour leur simplicité
dans les zones à données limitées. Le Bac de Classe A offre une précision locale, tandis que
Penman-Monteith est la référence pour les projets bien équipés. Le choix dépend des
données disponibles et des ressources locales.

13 | P a g e
Dans les régions chaudes et semi-arides, comme une grande partie du Sahel, l’erreur n’est pas
permise. Une mauvaise estimation de l’ETP, et c’est toute une saison agricole qui peut
basculer.
C’est pourquoi ce concept ne relève pas uniquement de la théorie. Il est la boussole de toute
stratégie d’irrigation durable.

14 | P a g e

Vous aimerez peut-être aussi