Devoir Surveillé de Physique - Chimie n°4
- Samedi 9 décembre 2016 -
Durée : 3h00.
Les calculatrices sont autorisées.
Les quatre exercices sont indépendants. Tout résultat donné dans l’énoncé peut-être utilisé dans les
questions suivantes, même si vous n’avez pas su le démontrer.
La feuille annexe (qui sert pour l’exercice 1) est à détacher et à rendre avec votre copie.
Soignez la rédaction et la présentation.
Exercice 1 : Etude d’une résistance non linéaire (RNL) :
La « résistance non linéaire » ou « varistance » est un composant électronique passif non linéaire,
souvent utilisé pour protéger d’autres dipôles contre des surtensions transitoires qui peuvent
apparaître dans les circuits.
Figure 1 : une RNL fabriquée par la compagnie allemande Siemens.
On étudie dans cet exercice une RNL pouvant recevoir une puissance maximale Pmax = 1,0 W sans être
détruite.
La caractéristique (i en fonction de u) de cette RNL, en convention récepteur, a été mesurée
expérimentalement, et on a obtenu la courbe donnée en annexe (vous devrez rendre cette annexe avec
votre copie).
On veut tester s’il existe une loi de puissance entre u et i de la forme i = k u n , où k et n sont deux
constantes.
1) a) Quelle courbe doit-on tracer pour vérifier si cette loi est valable et déterminer n et k ?
b) À l’aide de la feuille de papier millimétré fournie avec € l’énoncé et en utilisant 6 points
expérimentaux (que vous choisirez au hasard sur la caractéristique), tracez la courbe en question. La
loi de puissance est-elle valable ? Si oui, quelles sont les valeurs de n et de k ? (on supposera que n est
un entier).
2) Exprimer en fonction de Pmax, k et n les valeurs maximales de u et i admissibles par la RNL. Faites
l’application numérique et placez le point sur la caractéristique. Hachurez sur la caractéristique le
domaine de valeurs de u et i interdites.
3) On connecte la RNL à une source réelle de tension de force électro-motrice E = 100 V et de
résistance interne R = 10,0 kΩ.
Romain Planques – Physique / Chimie – MPSI 1 – Lycée Thiers 1
a) Déterminer graphiquement l’intensité i0 du courant qui traversera alors la RNL ainsi que la
tension u0 qu’elle aura à ses bornes.
u0
b) Calculer la résistance statique RS de la RNL en ce point, définie par RS = .
i0
⎛ du ⎞
c) Calculer la résistance dynamique RD de la RNL en ce point définie par RD = ⎜ ⎟ .
⎝ di ⎠ i=i0
€
4) On suppose que la tension générée par la source varie de E à E + δE (où E = 100 V et δE = 10 V). La
tension aux bornes de la RNL varie alors de u à u + δu.
a) Déterminer graphiquement δu. €
b) Retrouver le résultat précédent en utilisant la résistance dynamique.
c) En déduire que la tension aux bornes de la RNL est stabilisée par rapport à la tension aux bornes
de la source, c’est à dire que la variation relative de u est plus faible que celle de E.
Exercice 2 : Etude du flash d’un appareil photographique :
Le fonctionnement du flash électronique des appareils photographiques actuels repose sur la
génération d’un éclair lumineux dans un tube à décharge.
Il s’agit d’un tube de quartz dans lequel on a placé un gaz (du xénon) entre deux électrodes
métalliques.
Ces deux électrodes sont reliées à un condensateur de capacité C chargé sous quelques centaines de
volts.
Le gaz du tube à décharge n’est a priori pas conducteur. Cependant, lorsqu’une forte tension est
appliquée entre ses électrodes, l’ionisation des atomes de xénon qui en résulte abaisse la résistance du
tube, qui devient alors équivalent à un conducteur de résistance RT dans lequel le condensateur C peut
se décharger.
On utilise le circuit de la figure 2 pour expliquer la formation d’un éclair dans le tube.
On considère que la tension E appliquée est une tension continue de valeur E = 300 V.
Figure 2 : circuit électrique permettant de modéliser le flash d’un appareil photographique
1) Le régime permanent étant atteint pour t < 0 (avec l’interrupteur ouvert), on ferme l’interrupteur K
à l’instant t = 0.
a) Déterminer l’expression de iT(0+), c’est à dire juste après avoir fermé l’interrupteur.
b) Déterminer l’expression de iT(+∞), c’est à dire lorsque le régime permanent est atteint avec
l’interrupteur fermé.
2) Déterminer l’équation différentielle satisfaite par iT(t) pout t > 0. On y fera apparaître la constante
RRT C
de temps τ = .
R + RT
3) En déduire l’expression de iT(t) pour t > 0, en fonction de E, R, RT, t et τ.
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4) Tracer l’allure de iT(t) (pout t < 0 et t > 0) et expliquer la génération d’un éclair lors de la fermeture
de l’interrupteur K.
5) Etude énergétique :
a) Donner l’expression de l’énergie accumulée dans le condensateur avant la fermeture de
l’interrupteur.
b) On souhaite générer un flash d’une puissance moyenne égale à 4,0 W et d’une durée de 0,10 s.
Calculer l’énergie devant être stockée dans le condensateur.
c) Déterminer un ordre de grandeur de la valeur de la capacité C nécessaire. Commenter ce
résultat.
Exercice 3 : Circuit L – C idéal et réel :
On connecte (à t = 0) un condensateur de capacité C = 1,0 nF, initialement chargé (de tension initiale
à ses bornes u(0-) = E = 10 V) à une bobine d’inductance L = 1,0 mH :
C u(t) L
1) Etablir l’équation différentielle satisfaite par la tension u(t) pour t > 0.
2) Résoudre cette équation différentielle en tenant compte des conditions initiales, et représenter la
fonction u(t). Calculer la période de cette fonction (vous donnerez sa valeur numérique).
3) Expliquez qualitativement mais précisément ce qui se passe dans ce circuit et pourquoi on observe
des oscillations.
Un circuit LC comme celui étudié aux questions précédentes ne peut pas exister en pratique car les
dipôles et les fils ont tous une résistance (faible mais non nulle). On tient à présent compte de cette
résistance en rajoutant dans le circuit une résistance r = 10 Ω (en série avec les autres dipôles).
4) Ecrire la nouvelle équation différentielle satisfaite par la tension u(t) aux bornes du condensateur
pour t > 0. On fera apparaître la pulsation propre ω 0 et le facteur de qualité Q du circuit (vous
calculerez la valeur numérique de Q).
5) a) Résoudre cette équation différentielle en tenant compte des conditions initiales et tracez l’allure
de u(t). €
b) Calculez la pseudo-période (expression littérale et valeur numérique) et comparez la avec la
période obtenue à la question 2 lorsqu’on négligeait la résistance.
c) Combien de temps faut-il attendre pour que la tension aux bornes du condensateur soit
constamment inférieure à 5% de sa valeur initiale ?
d) Combien de pseudo-oscillations ont-eu lieu pendant ce temps ? Commentaire ?
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Exercice 4 : Mesure d’une résistance :
Pour mesurer la valeur d’une résistance inconnue, on peut lui appliquer une tension à l’aide d’une
source et mesurer simultanément (à l’aide d’un voltmètre et d’un ampèremètre), la tension à ses
bornes ainsi que l’intensité qui la traverse. La valeur mesurée de la résistance, que l’on notera Rmes est
égale au rapport de la tension lue sur le voltmètre par l’intensité lue sur l’ampèremètre.
Pour cela on a le choix entre deux montages, dits « à courte dérivation » et « à longue dérivation ».
V V
A R A R
Montage « courte dérivation » Montage « longue dérivation »
Dans la suite, on modélisera l’ampèremètre comme une résistance RA (très faible, de l’ordre de
quelques Ohms) et le voltmètre comme une résistance RV (très grande, de l’ordre de quelques Méga-
Ohms).
1) Dans le cas du montage « courte dérivation », exprimer la valeur mesurée Rmes de la résistance en
fonction de sa valeur réelle R et de la résistance RV du voltmètre.
2) Dans le cas du montage « longue dérivation », exprimer la résistance mesurée Rmes en fonction de
la valeur réelle R et de la résistance interne RA de l’ampèremètre.
3) En déduire dans quel cas on devra plutôt utiliser un montage courte dérivation et dans quel cas il
faudra privilégier un montage longue dérivation.
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Annexe : caractéristique expérimentale de la RNL
(graphe à compléter et à rendre avec votre copie)
Remarque : Notez bien que l’on a tracé i en fonction de u (et pas l’inverse).
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