Moineau
Moineau
environnementale du Québec
PARAMÈTRES D’EXPOSITION
CHEZ LES OISEAUX
Moineau domestique
© Guy Germain
Coordination Recherche et rédaction
Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec Département des sciences des ressources naturelles
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs Campus Macdonald, Université McGill
Louis Martel, [Link]. Kimberly Fernie, Ph.D.
Raynald Chassé, Ph.D. Catherine Tessier, Ph.D.
Collaboration
Direction des évaluations environnementales
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
Louis Messely, [Link].
Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
Monique Bouchard, agente de secrétariat
Anne-Marie Lafortune, D.M.V., [Link]., D.E.S.S.
Nicole Lepage, technicienne
Cette fiche est le fruit de la collaboration entre le Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec et le Département des sciences des
ressources naturelles du campus Macdonald de l’Université McGill. Sa préparation a été rendue possible grâce à une subvention du ministère du
Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec à l’intérieur du Programme d’aide à la recherche et au développement en
environnement (PARDE), attribuée au professeur David Bird, de l’Université McGill. Elle se veut une synthèse des connaissances sur la biologie et
l’écologie du Moineau domestique, qui peuvent être utiles, sinon essentielles, pour estimer le risque écotoxicologique lié à sa présence dans un site
contaminé ou à proximité d’un tel lieu. Elle fournit des connaissances utiles à l’application de la Procédure d’évaluation du risque écotoxicologique pour
les terrains contaminés (CEAEQ, 1998; [Link]
CENTRE D’EXPERTISE EN ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DU QUÉBEC. 2005. Paramètres d’exposition chez les oiseaux –
Moineau domestique. Fiche descriptive. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, 15 p.
ENVIRODOQ : ENV/2005/0054
TABLE DES MATIÈRES
1. Présentation générale 5
2. Espèces similaires 5
3. Facteurs de normalisation 6
4. Facteurs de contact 7
4.1. Comportements et activités 7
4.2. Habitudes et régime alimentaires 7
5. Dynamique de population 8
5.1. Distribution 8
5.2. Organisation sociale et reproduction 9
5.3. Démographie et causes de mortalité 10
6. Activités périodiques 12
6.1. Mue 12
6.2. Migration 12
7. Références 12
Moineau domestique 3 de 15
MOINEAU DOMESTIQUE
Passer domesticus
House sparrow
1. Présentation générale
La famille des Passéridés consiste en 37 espèces originaires de l’Ancien Monde. Seulement deux
espèces ont été introduites en Amérique du Nord, le Moineau friquet (Passer montanus) et le Moineau
domestique. Ils ressemblent aux bruants mais possèdent un bec plus épais et des pattes plus courtes
(Bull et Farrand, 1996).
Le moineau domestique est le seul représentant en sol canadien. Il représente l’une des rares espèces à
avoir été introduites avec succès (Lowther et Cink, 1992). Il niche dans tout le sud du Québec, où il est
considéré comme résident sédentaire (Desrosiers et al., 1995). Il est de petite taille (16 cm), trapu et de
coloration relativement uniforme dans les tons de brun et de gris (National Geographic Society, 1987). Il
est principalement grégaire, se réunissant régulièrement pour se nourrir des graines qui composent la
majeure partie de son régime alimentaire (Aubry, 1995). Le Moineau domestique fait montre d’une
véritable préférence pour les milieux modifiés par l’homme et est donc omniprésent en milieu urbain. Les
immeubles, les arbres et toutes autres structures offrant un volume fermé susceptible d’être rempli
d’herbes sont des endroits propices à l’édification de son nid.
2. Espèces similaires
Il n’y a aucune espèce de la même famille au Québec (Desrosiers et al., 1995). Son plumage est similaire
au Bruant à face noire (Zonotrichia querula), qui niche dans la partie nordique (Territoires du Nord-Ouest,
et nord de l’Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan) de l’Amérique du Nord et au Moineau friquet
(Passer montanus), qui réside principalement dans l’État du Missouri (Stokes et Stokes,1997; Bezener,
2000).
Le Moineau domestique peut entrer en compétition pour l’obtention d’aires de nidification à l’intérieur
d’une cavité avec l’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), l’Hirondelle bicolore (Tachycineta bicolor),
l’Hirondelle noire (Progne subis) et la Crécerelle d’Amérique (Falco sparverius). Le Moineau domestique
utilise également des nichoirs artificiels destinés au Merle-bleu de l’Est (Sialia sialia) et peut occuper
environ 20 % des nichoirs de l’Hirondelle noire (Jackson et Tate, 1974*1). Occasionnellement, il utilise
l’ancien nid de l’Hirondelle des granges (Hirundo rustica), de l’Hirondelle à front blanc (H. pyrrhonota), de
l’Hirondelle de rivage (Riparia riparia), du Moucherolle phébi (Sayornis phœbe) et du Merle d’Amérique
(Turdus migratorius).
1 Note : Les astérisques réfèrent tout au long du document aux auteurs suivants (voir section 7 « Références ») :
* Cités dans Lowther et Cink, 1992.
** Cités dans USEPA, 1993.
*** Cités dans Aubry, 1995.
Moineau domestique 5 de 15
3. Facteurs de normalisation
• Taille corporelle
Comme beaucoup d’espèces présentes dans nos régions, la taille corporelle du Moineau domestique
augmente du sud vers le nord. Sa longueur moyenne est de 16 cm (entre 14,7 et 17,0 cm) (Godfrey,
1986), pour une masse moyenne de 28,6 g pour le mâle et de 28,4 g pour la femelle. Le mâle est
toujours plus volumineux que la femelle, plus coloré et doté d’une bavette noire plus ou moins grande
indiquant le degré de dominance (Lowter et Cink, 1992; Reyer et al., 1998). Les jeunes ont un poids
moyen de 2,02 g à l’éclosion (entre 1,58 et 2,83 g; Wetherbee et Wetherbee, 1961; moyenne de 2,55 g
(entre 2,00 et 3,10); Novotny, 1970**). Les juvéniles atteignent la taille adulte qu’en septembre ou octobre
basée sur les mesures des os (Lowther et Cink, 1992).
La thermorégulation débute vers l’âge de 6 jours, pour être complète vers le 11e jour (O’Connor, 1975).
Le budget énergétique quotidien varie de 18,6 kcal/oiseau-jour au mois d’août à 28,3 kcal/oiseau-jour
pour les mois de janvier et de février (Kendeigh, 1976). En Illinois, des oiseaux captifs ont un taux
métabolique en été de M = 25,7 – 0,320 T, où M est le taux métabolique (kcal/oiseau-jour) et T est la
température (oC); et en hiver de M = 24,7 – 0,272 T (Kendeigh, 1976). Le taux métabolique augmente
jusqu’à une température ambiante de 47 oC (température létale; Lowther et Cink, 1992).
Taille des œufs (mm) Longueur 21,64 Kansas Lowther, 1988* n = 4573
(volume augmente
Largeur 15,55
du premier au
dernier œuf pondu
dans 1re couvée)
Poids des œufs (g) 2,82 Kansas Lowther, 1988* n = 7816
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4. Facteurs de contact
La façon de se déplacer la plus commune du Moineau domestique est le sautillement, la marche étant
très rarement utilisée et exclusive aux individus plus âgés (Summers-Smith, 1963*). Quand il se déplace
dans l’air, son vol direct aux multiples battements (13 battements/s) atteint en moyenne 45,5 km/h (entre
29 et 55; Schnell et Hellack, 1978; Summer-Smith, 1963*). Même s’il n’aime pas particulièrement nager ni
plonger, il peut le faire s’il y est forcé. Quant à son hygiène, il se baigne régulièrement, baignade
immédiatement suivie d’un lissage des plumes. Il s’essuie souvent le bec et se gratte avec ses pattes
(Simmons, 1957*). Après avoir été confiné au nid pour une longue période ou à la suite d’un long moment
d’immobilité sur un perchoir, il lui arrive fréquemment de s’étirer, allongeant un membre à la fois. Il aime
également les bains de poussière, utilisant alors les mêmes mouvements que pour le bain d’eau, se
penchant la poitrine sur le sol, prenant de la poussière entre ses ailes ou son bec et la projetant dans l’air
pour qu’elle retombe sur ses plumes ébouriffées (Summers-Smith, 1963*). Tous ces remuements ainsi
que le grattage et les ruades contre le sol sont effectués régulièrement au même endroit et forment
souvent un cratère sous l’oiseau. Par la suite, il défendra cet emplacement contre les intrus. Il arrive
également, quoique rarement, qu’il se serve de fourmis pour se nettoyer (Potter, 1970*). Les rares fois où
il se couche sur un toit, il est possible de le voir étendant les ailes en gonflant ses plumes pour prendre
un bain de soleil (Summers-Smith, 1963*).
Après la saison de reproduction, les juvéniles se rassemblent dans des arbres, des arbustes ou des
plantes grimpantes, préférablement à l’abri des vents, pour y passer la nuit (Aubry, 1995). Ils se
regroupent en petites bandes une à deux heures avant le crépuscule avant de converger vers le dortoir
principal juste avant le coucher du soleil. Les adultes ont tendance à rester à proximité de l’aire de
nidification durant toute l’année (Lowther et Cink, 1992).
Le Moineau domestique accumule des réserves d’énergie sous forme de dépôts de gras, causant une
fluctuation journalière de sa masse. Son poids atteint un maximum en fin d’après-midi et un minimum en
matinée, avant le premier repas. Cette fluctuation cyclique est plus importante encore si l’environnement
est froid, car les réserves utilisées pour conserver la température s’épuisent plus vite. De plus,
le Moineau domestique conserve dans son gésier une grande quantité de gravier (66 % du poids du
gésier), qui l’aide à digérer. La quantité de gravier conservée augmente si sa diète contient plus
d’insectes que de plantes et le gravier est renouvelé environ tous les 5 jours. Les particules de gravier ont
en moyenne 0,05 mm et si les particules sont plus petites, il en consommera de plus grandes quantités
(Gionfriddo et Best, 1995*).
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Tableau 2 : Facteurs de contact
Taux d’ingestion AD 0,19 (ou 5,4 ml/d) Estimation Calder et Braun, Pour un poids de 28,5 g
- eau (g/g*d) 1983**
Taux AD 18,3 Estimation Lasiewski et Pour un poids de 28,5 g
d’inhalation Calder, 1971**
(ml/min)
Surface cutanée AD 93 Estimation Walsberg et King, Pour un poids de 28,5 g
(cm²) 1978**
5. Dynamique de population
5.1. Distribution
• Habitat
Le Moineau domestique apprécie grandement les milieux modifiés par l’homme. Les fermes et leurs silos
à grains ainsi que les zones urbaines et résidentielles sont des endroits particulièrement propices à
l’établissement d’un groupe. Il est par contre absent des forêts, des prairies et des milieux naturels
(Lowther et Cink, 1992). L’habitat durant les mois d’hiver est semblable à celui en période de
reproduction, puisque cette espèce est généralement non migratrice (Lowther et Cink, 1992).
Il niche près des aires d’alimentation dans les milieux ouverts tels les parcs et les jardins, ou à proximité
d’un bâtiment (Summers-Smith, 1963***). Il préfère faire son nid dans des petites ouvertures de
bâtiments occupés, ou dans des conifères (Aubry, 1995). Il ne semble pas apprécier outre mesure les
feuillus. Dans les arbres, le nid est situé à une distance variant entre 3 et 9 mètres du sol dans un
feuillage dense (Savard et Falls, 1981***). Si le nid est situé dans un nichoir, il est possible qu’il utilise ce
nid après la saison de reproduction pour s’y abriter pour la nuit et contre les éléments (pluie, neige et
vents forts).
• Domaine vital
Le Moineau domestique défend un petit territoire en période de reproduction (Will, 1973*). Les deux
sexes défendent férocement une aire réduite autour du nid tout en tolérant leurs voisins (McGillivray,
8 de 15 Moineau domestique
1980a***). Par exemple, plusieurs couples peuvent nicher dans un même arbre. Cependant, ils ne
toléreront pas la présence d’autres moineaux ne résidant pas dans cet arbre (McGillivray, 1980a***).
La défense est souvent intrasexuelle (mâles contre mâles, femelles contre femelles; Summers-Smith,
1963*). La distance tolérée entre les individus dépend de la température ambiante et varie de 5 cm à
-10 °C, à 15 cm à +10 °C pour des oiseaux captifs se nourrissant à une mangeoire (Cink, 1977*). Pour
des oiseaux libres perchés, les distances varient entre 9 et 35 cm. Les femelles sont plus tolérantes entre
elles et les mâles plus tolérants avec les femelles, acceptant une plus grande promiscuité. La distance
entre individus décroît avec la densité, la faim, la température et le couvert de neige (Cink, 1997*).
• Densité de population
Le couple est habituellement monogame pour plus d’une saison; cependant le mâle peut être parfois
polygyne (il ne participe alors qu’aux soins d’une des couvées qu’il a engendrées (Summer-Smith,
1988*). Les couples se forment à deux reprises dans l’année; tout d’abord en septembre-octobre et
ensuite entre janvier et juillet. Le mâle ou la femelle peut initier la construction du nid, principalement
entre les mois de février et de mai (Lowther et Cink, 1992). Les nids couverts (trous) sont plus fréquents
que les nids en forme de coupole dans un arbre (Cink, 1976*). Les immeubles, arbres et toutes autres
structures offrant un volume fermé susceptible d’être rempli d’herbes sont des endroits propices à
l’édification d’un nid par ces oiseaux. L’extérieur du nid est construit de matériaux grossiers et l’intérieur
est couvert de matériaux fins et doux. Pour ce faire, les plumes, la ficelle, le papier et même la végétation
(l’été) sont utilisés. Souvent, un nid bâti dans un endroit clos est agrandi pour remplir tout l’espace
disponible. Les nids construits dans les arbres sont souvent globulaires, mesurant entre 30 et 40 cm de
diamètre, et il n’est pas rare que des nids voisins partagent un même mur. Le nid est préférablement
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installé entre 3 et 6 mètres de hauteur (Lowther et Cink, 1992). Les nids sont parfois réutilisés, que ce
soit dans la même saison ou d’une saison à l’autre (Lowther et Cink, 1992). Les Moineaux domestiques
peuvent aussi voler le nid d’un autre oiseau en tuant les jeunes ou en jetant les œufs par terre (Viega,
1990*). Certains nids choisis à l’automne peuvent être utilisés comme abri hivernal.
La femelle pond un œuf par jour, jusqu’à concurrence de 4 à 6 œufs (il y a cependant possibilité de
couvées de 1 à 8 œufs; Lowther et Cink, 1992). L’incubation débute dès la ponte du premier œuf
(Wilkinson et Smith, 1997) et se poursuit pour 10 à 14 jours (moyenne de 11; Lowther et Cink, 1992).
Au début de l’incubation (jours 1 à 9), le mâle couve 16 % du temps contre 60 % pour la femelle. Vers le
9e jour, la tâche devient plus égale, chaque parent y consacrant 46 % de son temps. Les sessions
d’incubation durent en moyenne 9 minutes pour le mâle et 11 minutes pour la femelle. Après l’éclosion,
les parents retirent les coquilles du nid et continuent de couver les oisillons au moins jusqu’à leur 8e jour.
Chaque parent y consacre un temps comparable durant la journée et la durée va en diminuant avec le
temps (30 % au début en diminuant jusqu’à 9 % pour le mâle et 26 à 14 % pour la femelle; Lowther et
Cink, 1992). La nuit, la mère, qui a développé une plaque incubatrice, reste au nid en permanence.
Les oisillons ouvrent les yeux vers leur 4e jour et cessent leurs becquées spontanées (Deckert, 1969).
Ils sont nourris, par régurgitations parentales, de 68 % d’insectes et de 30 % de graines. La femelle
effectue 60 % des visites pour nourrir sa progéniture (North, 1968; Sappington, 1975; McGillivray, 1984*).
Plus les oisillons sont jeunes, plus leur régime alimentaire contient d’invertébrés. Bien que les parents
retirent les sacs fécaux du nid, ce dernier est souvent souillé peu avant l’envol des jeunes (McGillivray,
1984*). Les oisillons peuvent se thermoréguler vers l’âge de 11 jours. Ils atteignent l’âge de l’envol vers
leur 14e jour (occasionnellement 10 jours, si les jeunes sont dérangés; Lowther et Cink, 1992). Après leur
départ du nid, ils vont rester avec le mâle plusieurs jours (de 7 à 10) et n’atteindront probablement pas
leur taille adulte avant septembre ou octobre (Nero, 1951; Niles, 1973*).
Après le départ des jeunes, la femelle attend approximativement 8 jours (90 % du temps de 3 à 10 jours)
avant d’amorcer une nouvelle couvée (Lowther, 1979*). La deuxième couvée connaît ordinairement un
plus grand succès que la première (McGillivray, 1983). Il arrive que les jeunes de la couvée précédente
participent aux soins des nouveaux oisillons (Sappington, 1975***). Comme la femelle réutilise souvent le
même nid, ce dernier est parfois infesté de parasites qui peuvent nuire à la santé des jeunes (Lowther et
Cink, 1992).
Le recrutement des juvéniles âgés de un an était de 23 % (en 1993) et de 21 % (en 1994) par rapport au
nombre de jeunes à l’envol l’année précédente (Ringsby et al., 1998). Le taux de survie la première
année est de 20 %, taux qui augmente à 57 % pour les années subséquentes (Summers-Smith, 1988;
Beimborn, 1967; McGillivray et Murphy, 1984*).
Les Moineaux domestiques peuvent se reproduire dès l’âge de un an (DeGraaf et Rudis, 1987), mais il
est impossible de dire s’il existe une différence entre les jeunes des premières et dernières couvées de
l’année. Il est cependant certain que la femelle peut pondre de nouveau si ses premiers œufs sont
perdus. Sa reproduction dépend plus des ressources disponibles que d’une limite physique (Anderson,
1995). La proportion d’œufs qui éclosent est de 62 % et la proportion de jeunes atteignant l’âge d’envol
par œuf pondu est de 40 %; donc, le nombre de jeunes atteignant l’âge d’envol par rapport au nombre
d’œufs à avoir éclos est de 65 %. Le succès des nids (nombre de nids qui ont au moins un jeune à
l’envol/nombre total de nids) est de 58 % (Lowther et Cink, 1992).
Les jeunes et les adultes sont particulièrement sensibles aux virus et aux parasites (Summers-Smith,
1963*). Ils peuvent aussi être victimes des prédateurs tels les rapaces et certains animaux domestiques
(Lowther et Cink, 1992). Le record de longévité pour un moineau domestique libre est de 13 ans et
4 mois (Klimkiewicz et Futacher, 1987).
La population du Moineau domestique a débuté à environ 50 couples, introduits vers 1853, pour arriver à
une population de plus de 150 millions d’individus en 1943 (Wing, 1943*). De 1966 à 1987, il y a eu un
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déclin dans la population, principalement dans les provinces maritimes et dans l’est et le centre des
États-Unis. Les causes probables évoquées pour cette diminution sont les changements de pratiques
agricoles et la tendance vers les monocultures à grandes surfaces (Lowther et Cink, 1992).
F A - nuit 100 %
M A - jour <9d 16 %
>9d 46 %
A M nourriture 40 %
A M couvée - début 30 %
- fin 8%
Séjour des D 14 (10-14) Amérique du Lowther et Cink, 1992
jeunes au nid (d) Nord
Âge à l’envol (d) D 14 Amérique du Lowther et Cink, 1992 10, si dérangé
Nord
Dépendance des D 21-24 Amérique du Lowther et Cink, 1992
juvéniles (d) Nord
Maturité sexuelle D 1 Nouvelle- DeGraaf et Rudis,
(ans) Angleterre 1987***
Taux de 1re année 80 % Amérique du Summers-Smith, 1988*
mortalité Années suivantes 43 % Nord Beimborn, 1967*;
annuelle (%) McGillivray et Murphy,
1984*
Longévité Record 13 ans 4 mois Klimkiewicz et Futcher, Oiseau en liberté
1987*
Moineau domestique 11 de 15
6. Activités périodiques
6.1. Mue
Les mâles adultes traversent une période de mue annuelle d’environ 82 jours à partir du mois d’août
jusqu’à octobre. La femelle mue du mois d’août au mois de novembre. Les juvéniles commencent à
obtenir leur plumage d’adulte vers la mi-juin (pour les plus jeunes), mue qui peut se poursuivre jusqu’au
milieu de novembre (Zeidler, 1966; Summers-Smith, 1988*).
6.2. Migration
Aire
Activités Début Apogée Fin géographique Références Commentaires
étudiée
Accouplement Mi-mars Mai Août Amérique du Nord Lowther et Cink,
1992
Éclosion Début d’avril Juin-juillet Septembre Amérique du Nord Lowther et Cink,
1992
Mue Juin Août-sept. Novembre Amérique du Nord Lowther et Cink, Juvénile
Août Novembre 1992 Femelle et mâle adulte
Migration Espèce sédentaire résidente
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