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Chimie 1ere C

Le document présente le programme de chimie pour la classe de Première C4, axé sur la chimie organique et minérale, avec des compétences à développer telles que la résolution de problèmes liés aux réactions chimiques. Il aborde des thèmes comme les composés organiques, les alcanes, et les méthodes d'analyse des substances organiques. Des situations d'apprentissage illustrent l'application des concepts, notamment à travers des visites et des expériences pratiques.

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Chimie 1ere C

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I

2024-2025
PREMIERE C4

Support de cours | M. Ben KOLANI


PROGRAMME DE CHIMIE PREMIERE C4

Compétence terminale :
Résoudre des situations problèmes qui nécessitent la mise en œuvre
des ressources liées à la discontinuité de la matière et aux réactions
chimiques

THEME 1 : Chimie organique


➢ CHI. 1 : Généralités sur les composés organiques
➢ CHI. 2 : Alcanes
➢ CHI. 3 : Alcènes et alcynes
➢ CHI. 4: Composés aromatiques
➢ CHI. 5: Composés organiques oxygénés

THEME 2 : Chimie minérale


➢ CHI. 6 : Oxydoréduction en solution aqueuse
➢ CHI. 7 : Piles et potentiels d’oxydoréduction
➢ CHI. 8 : Généralisation de l’oxydoréduction en solution aqueuse
➢ CHI. 9 : Oxydoréduction : applications (Electrolyse, corrosion
et protection des métaux)
SITUATION D’APPRENTISSAGE

Un élève en classe de 1ère C au CLS SIGMA échange sur la composition des aliments avec
le fils ainé de leur tuteur qui est étudiant en Chimie. Il leur apprend que le sucre contient du
carbone. Le lendemain, ils informent leurs camarades de classe. Voulant en savoir davantage
les élèves décident de définir un composé organique, de mettre en évidence l’élément carbone
dans un composé et de déterminer la formule brute d’un composé organique.

Chap. 1 GENERALITE SUR LES


COMPOSES ORGANIQUES

I- Généralités sur la chimie organique


1- Définition
La chimie organique est la chimie des composés du carbone.

2- Les caractères particuliers de la chimie organique


Les composés organiques sont formés d’un nombre restreint d’éléments. Ils contiennent tous
l’élément carbone et presque tous, l’élément hydrogène.
● Les corps composés uniquement de carbone et d’hydrogène ont pour formule générale 𝐶𝑥𝐻𝑦. Ce sont
des hydrocarbures.
D’autres composés contiennent, en plus, l’élément oxygène. Leur formule est de la forme 𝐶𝑥𝐻𝑦𝑂𝑧. Ce
sont des composés organiques oxygénés.
On rencontre fréquemment aussi l’élément azote et des éléments rarissimes comme : le chlore, l’iode,
le phosphore…

II- L’analyse élémentaire d’une substance organique


1- L’analyse qualitative
L’analyse qualitative d’une substance est la recherche des éléments constituants cette substance.
La recherche du carbone se fait par pyrolyse (décomposition par la chaleur) ou par combustion (complète
ou incomplète). L’hydrogène présent dans la substance organique peut être transformé en eau lors d’une
combustion ou d’une oxydation avec l’oxyde de cuivre II. L’azote peut être mise en évidence soit par
dégagement de diazote, soit par dégagement d’ammoniac. L’oxygène est dosé par différence.

2- L’analyse quantitative d’une substance


L’analyse quantitative d’une substance consiste à la détermination des proportions relatives des différents
éléments constituants cette substance.

a) Dosage du carbone et de l’hydrogène


Un échantillon de la substance, préalablement desséchée et pesée avec précision, est soumis à une réaction
de combustion complète. Tout le carbone est oxydé en dioxyde de carbone et absorbé dans les tubes à
potasse, tandis que tout l’hydrogène est transformé en eau et absorbée dans les tubes à ponce sulfurique.
Donc :
𝑚𝐶𝑂2 = Augmentation de masse des tubes à potasse
𝑚𝐻2𝑂 = Augmentation de masse des tubes à ponce sulfurique
● Masse de carbone et masse d’hydrogène contenus dans l’échantillon étudié :

b) Dosage de l’élément azote et de l’élément oxygène dans la substance


● Deux méthodes sont utilisées pour déterminer la quantité d’azote contenue dans échantillon :
- L’oxydation de l’azote contenu dans l’échantillon conduit à un dégagement de diazote dont on
mesure le volume VN2. La masse d’azote contenue dans l’échantillon s’obtient donc comme suit :

⇒ avec 𝐕𝐦 est le volume molaire.

- La substance est traitée de façon que l’azote passe à l’état d’ammoniac qui est ensuite dosé par un
acide.
● Le dosage de l’oxygène se fait en général par différence ; les masses des autres éléments étant connues.

c) Composition centésimale massique d’un composé organique


La composition centésimale massique d’un composé organique est l’ensemble des pourcentages massique
des éléments constituants ce composé.

● On en déduit la relation suivante qui résume les relations précédentes.

● Si le composé organique étudié ne contient que du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène on


a:

𝐦𝐎 = 𝐦 − (𝐦𝐂 + 𝐦𝐇) ⇒ %𝐎 = 𝟏𝟎𝟎 − (%𝐂 + %𝐇)

2- Formule des composés organiques


a) Formule brute ou formule moléculaire
La formule brute d’un composé organique indique la nature et le nombre d’atomes qui constituent la
molécule.
Exemples : CH4 ; C2H6O ; C4H9O2N.
● Soit CxHyOzNt la formule brute du composé étudié de masse molaire M. On trouve x, y, z et t en
utilisant les formules suivantes :

ou

Soit : et

b) Formule développée ou structurale


Elle fait ressortir les différentes liaisons (liaison simple, liaison double et liaison triple) et les positions des
atomes les uns par rapport aux autres. Etant trop encombrant les formules semi-développées seront
utilisées à leur place.

● Les composés organiques qui ont la même formule brute mais des formules développées différentes
sont appelées isomères.

III- Conditions normales, volume molaire, densités


1- Conditions normales de température et de pression
On dit qu’un système est dans « les conditions normales de température et de pression (CNTP) »
lorsque sa température est 0°C et sa pression de 1atm.

et

2- Volume molaire
Le volume molaire d’un composé noté souvent est le volume occupé par une mole de cet composé. Il
est donné par la formule :
𝐓 K
𝐦𝟑 /𝐦𝐨𝐥 𝐕𝐦 = 𝐑 ∙
𝐩 Pa

avec : Constante des gaz

● Dans les CNTP le volume molaire des gaz vaut : .

3- Masse molaire et densité


●La masse molaire M d’un composé est la masse occupée par une mole de ce composé. Connaissant la
masse volumique et le volume molaire du composé, la masse molaire se calcule comme suit :

• Densité par rapport à l’eau :

● Densité de vapeur ou densité par rapport à l’air :


avec M : masse molaire du composé.
SITUATION D’APPRENTISSAGE

Dans le cadre des activités du club scientifique de leur établissement, les élèves de la 1ère C du Lycée
scientifique SIGMA se rendent à la Société Togolaise de Raffinage. Lors de cette visite, ils apprennent
que l’essence sans plomb, le gas-oil et le kérosène sont des mélanges d’alcanes. Intéressés par cette
information et désireux d’en savoir davantage, ils s’engagent, de retour en classe à connaître la structure
des alcanes, à nommer quelques alcanes et montrer leur intérêt.

Chap. 2
ALCANES ET CYCLANES

Les alcanes existent en grande quantité sous forme de gisements naturels de gaz ou
pétrole. L’origine de ces gisements est attribuée à la fermentation de la cellulose des
végétaux des temps préhistoriques dans le sol, sous l’action des bactéries. A partir du
pétrole brut, on peut retirer les premiers alcanes jusqu’à C6H14. Pour d’autres alcanes
particuliers, on utilise des méthodes de préparation artificielles.

I- La chaîne carbonée des alcanes

1- Le méthane : notion de carbone tétragonal.


- Formule brute : 𝐂𝐇𝟒.
- Formule développée :

- L’atome de carbone est situé au centre d’un tétraèdre régulier dont les sommets sont
occupés par les atomes d’hydrogène.

* L’atome de carbone échange quatre liaisons de covalence simple avec les quatre atomes
d’hydrogène. On dit qu’il est tétragonal ou tétraédrique.

2- L’éthane et le propane : notion de chaîne carbonée


L’enchaînement des atomes de carbone constitue le squelette carboné ou la chaîne carbonée de
la molécule.

3- Les alcanes possédant quatre atomes de carbone : notion d’isomérie.


Il existe deux alcanes répondant à la formule 𝐂𝟒𝐇𝟏𝟎 :
- un alcane à chaîne linéaire ou à chaîne droite qui a deux extrémités : 𝐂𝐇𝟑 − 𝐂𝐇𝟐 − 𝐂𝐇𝟐 − 𝐂𝐇𝟑
- un alcane à chaîne ramifiée :

Ces deux alcanes ayant la même formule brute ne diffèrent que par leurs formules semi-développées : ce
sont donc des isomères.
4- Les alcanes et les cyclanes.
* Les alcanes sont des hydrocarbures saturés (ne possédant que des liaisons de covalence simple) à
chaînes carbonées ouvertes.
- Formule générale des alcanes : 𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟐 avec n ≠ 0
* Les cyclanes sont des hydrocarbures saturés à chaîne carbonée cyclique.
- Formule générale des alcanes : 𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧 avec n ≥ 3.
Exemples :

II- Nomenclature des alcanes et des cyclanes


La nomenclature des composés chimiques obéit à des règles définies par l’Union Internationale de la
Chimie Pure et Appliquée (U.I.C.P.A.)
1- Alcanes à chaîne linéaire
Les quatre premiers alcanes ont un nom usuel :
CH4 : Méthane ;
CH3 − CH3 : Ethane;
CH3 − CH2 − CH3 : Propane ;
CH3 − CH2 − CH2 − CH3 : Butane.
Pour les autres alcanes à chaîne linéaire, le nom est constitué d’un préfixe indiquant le nombre
d’atomes de carbone de la chaîne suivi du suffixe « ane ».
2- Les groupes alkyles
Un groupe alkyle est un groupe monovalent d’atomes obtenu en retirant un atome d’hydrogène à un
alcane.
Le nom de ce groupe est obtenu en remplaçant, dans le nom de l’alcane, le suffixe « ane » par le
suffixe « yle ».
La formule générale d’un groupe alkyle est : 𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟏 –
Exemple :
CH3 − : Méthyle
CH3 − CH2 − ou C2H5 − : Ethyle
CH3 − CH2 − CH2 − : Propyle
CH3 − CH – : Isopropyle
CH3
3- Nomenclature des alcanes à chaîne ramifiée
- On cherche la chaîne carbonée la plus longue, appelée chaîne principale. Le nombre d’atome de
carbone de cette chaîne détermine le nom de l’alcane.
- On numérote la chaîne principale de sorte que les atomes de carbone porteurs de ramifications aient
les plus petits numéros possibles.
- le nom de l’alcane ramifié s’obtient en écrivant le nom correspondant à la chaîne principale précédé
des noms des groupes fixés sur cette chaîne, eux-mêmes précédés de leur indice de position.
3- Nomenclature des cyclanes
Pour nommer un cyclane on utilise le nom de l’alcane possédant même nombre d’atomes de carbone
précédé du préfixe « cyclo ».

III- Les propriétés physiques des alcanes


* Dans les conditions ordinaires de température et de pression, les alcanes à chaîne linéaire sont :
- gazeux pour les quatre premiers de la série ; - liquides de C5H12 à C15H32 ; - solides à partir de
C16H34. Le tableau suivant donne les températures d’ébullition normale Te de quelques alcanes :

* Les alcanes sont insolubles dans l’eau, mais soluble dans de nombreux liquides organiques. Dans les
pétroles, les alcanes gazeux et solides sont en solution dans des alcanes liquides.
* Les alcanes liquides sont moins denses que l’eau.

IV- Les propriétés chimiques des alcanes


1- La combustion des alcanes
a) Combustion complète
La combustion complète des alcanes donne du gaz carbonique et de l’eau.
Equation bilan générale :

𝟑𝒏+𝟏
𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟐 + ( )𝐎𝟐 → 𝐧𝐂𝐎𝟐 + (𝐧 + 𝟏)𝐇𝟐𝐎
2

La réaction de combustion est une réaction de destruction de la chaîne carbonée.


Exemples : CH4 + 2O2 → CO2 + 2H2O
13
C4H10 + O2 → 4CO2 + 5H2O
2

b) Combustion incomplète
On parle de combustion incomplète lorsque le dioxygène est en défaut. On obtient souvent du carbone
et de l’eau.
Equation bilan générale :
𝒏+𝟏
𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟐 + ( ) 𝐎𝟐 → 𝐧𝐂 + (𝐧 + 𝟏)𝐇𝟐O
2

* Les réactions de combustion des alcanes sont exothermiques.

c) Importance de la combustion des alcanes


Les alcanes sont essentiellement utilisés comme combustibles de chauffage et comme carburants.
- Parmi les combustibles, citons le méthane, le propane, le butane, les fuels qui sont des mélanges
d’alcanes.
- Parmi les carburants, les essences (ordinaire et super), le gas-oil, les kérosènes sont des mélanges
d’alcanes.
2- Réaction de substitution : Halogénation des alcanes.
a) Définition
On appelle réaction de substitution une réaction au cours de laquelle un ou plusieurs atomes monovalents se
substituent à un ou plusieurs atomes d’hydrogène d’une molécule sans détruire sa structure.
b) La chloration du méthane

● Expérience
Dans l’obscurité Lumière
Gouttelettes
Méthane + dichlore huileuses
(volumes égaux)
Eau salée

● Observations
Si l’éprouvette est laissée dans l’obscurité, il ne se passe rien.
En présence de lumière, on observe au bout de quelques minutes que :
-l’eau salée est montée dans l’éprouvette ;
p. 11
-la couleur verte du dichlore a disparu ;
- des gouttelettes huileuses se sont formées ;
-l’eau de la cuve est devenue acide.

● Interprétation
Il s’est donc produit une réaction chimique. Cette réaction nécessite de la lumière pour se produire. C’est une
réaction photochimique.
Au cours de cette réaction il se forme quatre produits : le chlorométhane , composé gazeux ; le
dichlorométhane , le trichlorométhane et le tétrachlorométhane ,,
Composés liquides. Ces produits se forment au cours de réactions successives dont les équations-bilan
peuvent s’écrire :

Au cours des réactions précédentes des atomes de chlore ont successivement remplacé des atomes
d’hydrogène. De telles réactions sont appelées réactions de substitution (chloration).
On peut résumer les équations par une équation générale de substitution :
CnH2n+2 + xCl2 CnH2n+2-xClx + x HCl où x est le degré de substitution.
c) D’autres exemples d’halogénation
A l’instar du chlore tous les autres halogènes donnent des réactions analogues avec les alcanes et forment
des composés appelés dérivés halogénés des alcanes.
Nomenclature des dérivés halogénés :
halogène substituant préfixe
Fluor F- fluoro
Chlore Cl- chloro
Brome Br- bromo
Iode I- iodo

p. 12
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en classe de 1ère C au Lycée Scientifique SIGMA accompagne son père au garage pour souder le
pot d’échappement de sa voiture. Pour réaliser la soudure, le tôlier utilise deux bouteilles de gaz munies
de tuyaux sur lesquels sont mentionnés pour l’une acétylène et dioxygène pour l’autre. Il s’informe auprès
du tôlier. Ce dernier lui apprend alors que les soudures sont faites grâce à la combustion de l’acétylène
dans le dioxygène. Le lendemain, l’élève partage sadécouverte avec ses camarades de classe. Désireux
de comprendre ce processus, ils décident de connaître la structure des alcènes et des alcynes, d’en
nommer quelques-uns et de montrer l’importance industrielle des composés insaturés.

HYDROCARBURES INSATURES :
Chap. 3 ALCENES ET ALCYNES

c) La stéréo-isomérie des alcènes ou l’isomérie Z/E


Les alcènes possèdent deux types d’isomérie: l’ isomérie de position (due à la position de la double liaison
dans le squelette carboné) et les stéréo-isoméries (dues à la position dans l’espace des radicaux)

• Le but-2-ène et le but-1-ène sont des isomères de position.


• Le but-2-ène lui-même se représente dans l’espace suivant deux configurations
différentes qui sont des stéréo-isomères.

Lorsque les deux atomes d’hydrogène sont de part et d’autre du plan de la double liaisonC=C,
nous avons la stéréo-isomérie de type (E) (Entgegen: opposés)

p. 13
On obtient la stéréo-isomérie (Z) (Zusammen = ensemble) lorsque les groupes méthyle sont du même côté
par rapport au plan de la double liaison.
• Le 2-méthylbut-2-ène ne possède pas d’isomérie géométrique car le carbone n°2 est lié à deux groupes méthyles
(qui sont identiques)

p. 14
p. 15
• Dans la pratique on obtient majoritairement le 2-chloropropane pour lequel l’atome d’hydrogène
se fixe sur le carbone, doublement lié, le plus hydrogéné.

▪ Règle de Markovnikov

Énoncé historique
Cette règle énoncée par le chimiste russe V. V. Markovnikov en 1868 constitue l'une des
premières et des plus célèbres tentatives de rationalisation de résultats expérimentaux en
chimie organique. Il s'agissait à l'origine d'une règle empirique qui concernait l'addition
des hydracides halogénés sur les alcènes dissymétriques. Markovnikov avait reconnu le
caractère très régiosélectif de cette addition. La règle permet de prévoir l'atome de
carbone sur lequel se fixe l'hydrogène de l'hydracide :

Lors de l'addition d'un hydracide sur un alcène dissymétrique l'atome d'hydrogène se fixe sur l'atome de
carbone le moins substitué (plus hydrogéné). Examinons l'exemple de l'addition de HBr sur le
méthylpropène. On obtient effectivement de façon quasi exclusive le 2-méthyl-2-bromopropane.

p. 16
• Préparations de l’éthylène et de l’acétylène
* Préparation de l’éthylène

L’éthylène est un gaz incolore et inodore de densité d=0,96.

chauffage
C2H5OH + H2SO4 ⎯⎯⎯⎯→ C2H4 + H2O

* Préparation de l’acétylène

Cet hydrocarbure a été isolé par M. Berthelot en 1860. Sa synthèse à partir du carbure de
calcium est due au chimiste français H. Moissan. Le carbure de calcium est obtenu par
réduction de l'oxyde de calcium au four électrique. Cette réaction consomme une quantité
importante d'énergie.
CaC2 + 2H2O → C2H2 + Ca(OH)2

p. 17
De nos jours, la préparation industrielle de l'acétylène est effectuée par déshydrogénation
thermique du méthane ou de l'éthane à haute température.
2CH4 → C2H2 + 3H2 ; C2H4 → C2H2 + H2

Les exigences thermiques de ces réactions font de l'acétylène un composé de départ


dans les synthèses industrielles beaucoup plus onéreux que l'acétylène.

p. 18
NB : n est appelé indice ou degré de polymérisation et le groupe —CH2—CHA— est
dans la réaction suivante de polymérisation appelé motif du polymère.

On a la relation suivante: (M: masse molaire en g/mol)

Mpolymère
n=
Mmonomère p. 19
SITUATION D’APPLICATION
Le père d’un élève en classe de 1ère C travaille dans une imprimerie où il est malheureusement exposé
à des émanations de vapeur de benzène. Tombé malade, le médecin traitant informe la famille que son
état est dû à son exposition à ce composé. Inquiet, l’élève informe ses camarades de classe. Ensemble
ils décident de s’informer sur la structure du benzène, ses propriétés chimiques et sa toxicité.
Chap. 4
LES COMPOSES AROMATIQUES

p. 20
p. 21
p. 22
p. 23
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en classe de 1ère C au Lycée SIGMA échange avec son frère ainé qui est étudiant en chimie. Il
apprend qu’il existe des composés organiques dits oxygénés qui jouent un rôle très important en chimie. Le
lendemain, il informe ses camarades de classe. Voulant en savoir davantage, les élèves décident de connaître
les formules générales de quelques composés organiques oxygénés, d’en nommer quelques-uns et d’écrire
leurs formules semi-développées.

Chap. 5

LES COMPOSES ORGANIQUES


OXYGENES

1-LES ALCOOLS
1.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE GENERALE
Un alcool est un composé organique dans lequel un groupe hydroxyle ─OH est fixé sur un atome de carbone
tétragonal. Le carbone qui porte le groupe hydroxyle ( −𝐎𝐇) est appelé carbone fonctionnel. La formule
générale des alcools est : 𝐑 – 𝐎H. La chaîne carbonée portant le groupe hydroxyle peut être saturée ou non,
linéaire ou ramifiée. Elle peut aussi comporter des cycles.

La formule générale brute d’un alcool à chaîne carbonée saturée est CnH2n+2O.
1.2-REGLE DE NOMENCLATURE
La nomenclature des alcools est semblable à celle des alcanes ; le « e » final de l’alcane analogue étant
remplacé par le suffixe « ol » précédé de l’indice de position du carbone fonctionnel si cela est nécessaire.
L’indice de position doit être le plus bas possible lors de la numérotation de la chaîne principale.
Exemples :

p. 24
1.3. LA CLASSIFICATION DES ALCOOLS
On définit la classe d’un alcool en fonction du nombre de groupes alkyles porté par le carbone fonctionnel.
Ainsi distingue-t-on :

2- LES ETHER-OXYDES
2.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE
Les éther-oxydes sont des composés organiques dans lesquels un atome d’oxygène est
directement lié à deux atomes de carbones tétragonaux. D’où le groupe fonctionnel

C O C

On peut les représenter par la formule générale R1─ O ─R2 où R1 et R2 sont des groupes alkyles.

p. 25
Les éther-Oxydes ont pour formule brute générale CnH2n+2O.
Remarque
Les alcools et les Ether-Oxydes ont même formule brute mais des groupes fonctionnel différents : On dit que
ce sont des isomères de fonction.
2.2-REGLE DE NOMENCLATURE
Le nom d’un éther-oxyde peut-être formé de deux façons :
− soit en faisant suivre le mot oxyde par les noms des deux groupes alkyles liés à l’atome d’oxygène.
− soit en remplaçant la terminaison yle du nom du plus petit groupe alkyle par oxy suivi du nom de
l’alcane correspondant à l’autre groupe alkyle.
Exemples :

1 2 3
CH3 O CH2 CH3 CH3 CH2 O CH2 CH3 C2H5 O CH2 CH CH3
oxyde d'éthyle et de méthyle oxyde de diéthyle
CH3
(methoxyéthane) (éthoxyethane)
oxyde d'éthyle et de 2-méthylpropane
(Ethoxy-2-methylpropane)
3-LES ALDEHYDES
3.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE GENERALE
O
Ce sont des composés organiques qui possèdent le groupe fonctionnel . C
Leur formule brute générale est :CnH2nO. H

3.2-REGLE DE NOMENCLATURE
Le nom d’un aldéhyde dérive de celui de l’alcane correspondant en remplaçant le ″e″ final de l’alcane par la
terminaison ″al″. La chaîne carbonée se numérote toujours à partir du carbone du
O
groupe appelé carbone fonctionnel.
C
H
Exemples :
O 4 3 2 1 O
3 2 1
CH3 CH2 C CH3 CH CH2 C
H H
propanal CH3
3-méthylbutanal
4-CETONES
4.1-DEFINITION et FORMULE BRUTE
Une cétone est un composé organique de formule générale :

La formule brute générale des cétones est : CnH2nO.


p. 26
4.2-REGLE DE NOMENCLATURE
Le nom d’une cétone dérive de celui de l’alcane analogue en remplaçant le ″e″ final par la terminaison
″one″ précédé de l’indice de position du carbone fonctionnel dans la chaine principale.
On numérote la chaîne principale de manière à attribuer le plus petit indice possible au carbone fonctionnel.
Exemples :
O CH3
5 4 3 2 1
CH3 C CH2 CH3 CH3 C CH CH3 CH3 CH C CH2 CH3
1 2 3 4 1 2 3 4 5
O CH3 O
butan-2-one 2-methylpentan-3-one
3-methylbutan-2-one

Remarque : Les aldéhydes et les cétones ont en commun le groupe caractéristique

Appelé groupe carbonyle C O . On les appelle composés carbonylés.

Remarque : 𝐎
Les aldéhydes et les cétones possèdent le groupe 𝐂 appelé groupe carbonyle. Ils sont donc appelés
composés carbonylés.
Les composés carbonylés (aldéhydes et cétones) donnent un précipité jaune ou orangé avec la DNPH
(2,4-dinitrophénylhydrazine).

DNPH Réactif de Schiff Liqueur de Fehling Réactif de Tollens


Aldéhydes + +
+ +
Obtention Formation
Formation d’un Dépôt d’argent
d’une d’un précipité
précipité jaune métallique
coloration rose rouge brique
Cétones
+
Formation d’un - - -
précipité jaune

5-LES ACIDES CARBOXYLIQUES


5-1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE
On appelle acides carboxyliques, les composés organiques comportant le groupe
O
C
carboxyle .
OH

p. 27
Leur formule générale s’écrit R-COOH où R est un radical alkyle.
Leur formule brute est : CnH2nO2.

5.2-REGLE DE NOMENCLATURE
On nomme un acide carboxylique en remplaçant le ″e″ final de l’alcane correspondant par la terminaison
oïque, l’ensemble étant précédé du mot acide. On numérote la chaîne principale à partir du carbone du
groupe carboxyle.
Exemples :

6-LES ESTERS
6.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE
Les esters sont des composés organiques dont la molécule comporte le groupe

O
fonctionnel
C O .C ou R1 C
O O R2

Leur formule brute est CnH2nO2.


6.2-NOMENCLATURE
Le d’un ester R1 – COOR2 est obtenu à partir du nom l’acide carboxylique R1 − COOH correspondant en
supprimant le mot acide, en remplaçant la terminaison « oïque » par le suffixe « oate », en ajoutant la
préposition de et en suivre du nom du groupe R2.
Nom de l’ester = Alcanoate d’alkyle
Exemples :

7- Préparation de l’éthanol et de l’éthanal

p. 28
7.1- Obtention de l’éthanol
L’éthanol peut être préparé à partir de l’hydratation de l’éthylène.
H2 SO4
𝐂 𝐇 𝟐 = 𝐂 𝐇 𝟐 + 𝐇 − 𝐎𝐇 𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂 𝐇 𝟐 𝐎𝐇
300°C
𝐄𝐭𝐡𝐲𝐥è𝐧𝐞 𝐄𝐭𝐡𝐚𝐧𝐨𝐥

7.2- Obtention de l’éthanal


* L’éthanal peut s’obtenir à partir de l’hydratation de l’acétylène.
𝐎
H2 SO4 + Hg 2+
𝐂𝐇 ≡ 𝐂𝐇 + 𝐇 𝟐 𝐎 𝐂𝐇 𝟑 𝐂
80°C 𝐇
𝐄𝐭𝐡𝐲𝐧𝐞 𝐄𝐭𝐡𝐚𝐧𝐚𝐥

* Dans l’industrie l’éthanal se prépare à partir de l’éthylène par oxydation : c’est la réaction de Wacker.
𝐎
𝟏 CuCl2 + PdCl2
𝐂𝐇 𝟐 = 𝐂 𝐇 𝟐 + 𝐎𝟐 𝐂𝐇 𝟑 𝐂 𝐇
𝟐
𝐄𝐭𝐡𝐲𝐥è𝐧𝐞 𝐄𝐭𝐡𝐚𝐧𝐚𝐥

8- Oxydation de l’éthanol

8.1- Combustion de l’éthanol

La combustion complète de l’éthanol par le dioxygène de l’air conduit au gaz carbonique et à l’eau :

Le squelette carboné est détruit. C’est une oxydation brutale. Cette


réaction qui libère 1300kJ/mol est très exothermique.

8.2- Oxydation ménagée de l’éthanol : Oxydation catalytique par le dioxygène


Cette opération est réalisable au laboratoire : il s’agit de l’expérience de la lampe sans flamme.
Papier imbibé de Papier pH rougit
réactif de Schiff rosit
Fil de cuivre préalablement
Ethanol chauffé porté à incandescence
modérément

Le fil de cuivre reste incandescent, la réaction dégageant suffisamment de chaleur : cette réaction est
exothermique.
Il se forme l’éthanal de formule qui rosit le papier imbibé de réactif de Schiff et de l’acide
éthanoïque de formule qui rougit le papier pH.

p. 29
* Equations-bilan des réactions :
𝟏 Cu ou Pt
𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂 𝐇 𝟐 − 𝐎𝐇 + 𝐎𝟐 𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂𝐇𝐎 + 𝐇 𝟐𝐎
𝟐
𝟏 Cu ou Pt
𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂𝐇𝐎 + 𝐎𝟐 𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂𝐎𝐎𝐇
𝟐

8.3- Oxydation ménagée en solutions aqueuses

* Par une solution aqueuse de dichromate de potassium en milieu acide.

Papier imbibe de
Acide sulfuriqueH2 SO4 réactif de Schiff qui Papier pH qui rougit
rosit

Chauffage modéré
Ethanol + (2K+ + Cr2 O27−)
Apparition de la coloration
verte due aux ionsCr3+

Nous constatons :
- qu’un papier imbibé de réactif de Schiff rosit indiquant ainsi la formation de l’éthanal ;
- que le papier pH rougit indiquant la formation de l’acide éthanoïque.

Les ions dichromates 𝐂𝐫𝟐𝐎𝟐𝟕−en milieu acide ont oxydé l’éthanol en éthanal, puis en acide
éthanoïque. Au cours de cette réaction ces ions se sont transformés en ions 𝐂𝐫𝟑+.

𝟑𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝟐𝐎𝐇 + 𝟐𝐂𝐫𝟐𝐎7𝟐− + 𝟏𝟔𝐇𝟑𝐎+ → 𝟑𝐂𝐇𝟑𝐂OOH + 𝟒𝐂𝐫𝟑+ + 𝟐𝟕𝐇𝟐𝐎

* Par une solution aqueuse de permanganate de potassium (𝐊+ + 𝐌𝐧0−


4 ) en milieu acide.

Papier imbibe de
Acide sulfurique H2 SO4 réactif de Schiff qui Papier pH qui rougit
rosit

Chauffage modéré
Ethanol + (K+ + MnO−
4) Décoloration du mélange
Présence d’ionsMn2+

Nous constatons :
- qu’un papier imbibé de réactif de Schiff rosit indiquant ainsi la formation de l’éthanal ;
- que le papier pH rougit indiquant la formation de l’acide éthanoïque.

Les ions permanganates 𝐌𝐧0− 4 en milieu acide ont oxydé l’éthanol en éthanal, puis en acide
éthanoïque. Au cours de cette réaction ces ions se sont transformés en ions 𝐌𝐧𝟐+.

𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝟐𝐎𝐇 + 𝟐𝐌𝐧0−
4 + 𝟔𝐇𝟑𝐎
+ → 𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝐎 + 𝟐𝐌𝐧𝟐+ + 𝟏𝟒𝐇𝟐𝐎

𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝟐𝐎𝐇 + 𝟐𝐌𝐧04 + 𝟔𝐇𝟑𝐎 → 𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂O𝐎H+ 𝟐𝐌𝐧𝟐+ + 𝟗𝐇𝟐𝐎
+

p. 30
c) Généralisation
L’oxydation ménagée de tout :

- alcool primaire conduit à un aldéhyde, puis à un acide carboxylique


- alcool secondaire conduit à une cétone ;
- alcool tertiaire ne donne rien.

SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors d’une fête de l’excellence au Lycée scientifique SIGMA, les élèves
de 1ère C ont constaté que leurs camarades élèves ayant consommé de la
citronnade conservée toute une nuit dans un seau en zinc ont été intoxiqués,
alors que ceux ayant consommé le même jus conservé dans un seau en
cuivre n’ont pas eu de problème. Quelques élèves pensent que les ions zinc
II pourraient être à l’origine de cette intoxication. Curieux de savoir la réaction
qui a conduit à la formation de cette substance toxique, les élèves cherchent à
interpréter quelques réactions d’oxydoréduction, à classer quelques couples
oxydants/réducteurs et à déduire les réactions possibles.

Chap. 6
OXYDOREDUCTION EN
SOLUTION AQUEUSE

I - Exemples de réactions d’oxydoréduction


1- Quelques définitions
* Un oxydant est une espèce chimique qui gagne (capte) un ou plusieurs électrons.
* Un réducteur est une espèce chimique qui cède (perd) un ou plusieurs électrons.
* Une oxydation est une perte d’électrons par un réducteur.
* Une réduction est un gain d’électrons par un oxydant.
* Une réaction d’oxydoréduction est un transfert d’électrons entre un oxydant et un réducteur. Au cours
de cette réaction, il y a simultanément oxydation et réduction.

2- Action d’une solution d’acide chlorhydrique et d’acide sulfurique sur certains métaux
a) Expérience
Solution de HCl ou H2 SO4 dilué

H2 H2 H2

Tube 1 Tube 2 Tube 3 Tube 4 Tube 5


Zinc Fer Aluminium cuivre Argent

p. 31
b) Observations
* Les solutions d’acide chlorhydrique (HCl) et d’acide sulfuriques (H2SO4) dilué sont sans action sur le
cuivre et l’argent.
* Par contre ces solution réagissent avec les métaux comme le zinc, le fer, l’aluminium… en produisant
un dégagement de dihydrogène et formation de cations métalliques Zn2+, Fe2+, Al3+…

c) Interprétations
Les métaux Zn, Fe et Al subissent chacun une oxydation et passent à l’état d’ions métalliques Zn2+,
Fe2+ et Al3+.
Les demi-équations électroniques sont :

Zn → Zn2+ + 2e− , Fe → Fe2+ + 2e− , Al → Al3+ + 3e−

Les électrons cédés sont captés par les ions hydroniums H3O+ de la solution acide en se réduisant en
dihydrogène selon les demi-équations électroniques :

• 2H3O+ + 2e− → H2 + 2H2O


On en déduit donc les équations bilans des réactions observées dans les tubes :
* Tube 1 1 Zn → Zn2+ + 2e−
1 2H3O+ + 2e- → H2 + 2H2O

Zn + 2H3O+ → Zn2+ + H2 + 2H2O


*Tube 2 1 Fe → Fe2+ + 2e−

1 2H3O++ 2e- →H2 + 2H2O


Fe + 2H3O+ → Fe2+ + H2 + 2H2O
* Tube 3 2 Al → Al3+ + 3e−
3 2H3O+ + 2e− → H2 + 2H2O
2Al + 6H3O+ → 2Al3+ + 3H2 + 6H2O

p. 32
3- Réaction entre un ion métallique et un métal

a) Actions des ions cuivre II sur le métal fer

Limaille de fer

2+
Solution verte d’ions Fe
Solution bleue de Dépôt rougeâtre
sulfate de cuivre de cuivre
( Cu 2+ + SO 24− )

Demi - équations électroniques

Cu2+ + 2e− → Cu Fe → Fe2+ + 2e−

Equation bilan de réaction

Cu2+ + Fe → Cu + Fe2+

On peut mettre en évidence la formation d’ions Fe2+ avec la soude par formation d’un précipité
verdâtre d’hydroxyde de fer II de formule Fe(OH)2.

Fe2+ + 2OH− → Fe(OH)2

NB : La réaction entre les ions Fe2+ le métal Cu est impossible.

Fe2+ + Cu → impossible

b) Action des ions Ag + sur le métal cuivre

Barre de cuivre

Solution d’argent métallique


Solution de Solution
nitrate d’argent devenue bleue
( Ag + + NO −3)
Demi-équations électroniques

Cu → Cu2+ + 2e− Ag+ + 2e− → Ag

p. 33
p. 34
p. 35
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un réparateur d’appareils électroménagers du quartier Assivito a fasciné un
groupe d’élèves de la 1ère C du Lycée de ladite ville avec l’expérience ci-
contre. Il insère une lame de cuivre et une lame de zinc dans une tomate. A
l’aide d’un voltmètre, il mesure la différence de potentiel entre les deux
lames. Il dit aux élèves qu’il vient de réaliser une pile. Fascinés par cette
découverte et afin d’en savoir davantage, en classe, le groupe informe leurs
camarades et ensemble, ils entreprennent de schématiser cette pile,
d’expliquer son fonctionnement, de déterminer sa f.é.m. puis de schématiser
d’autres piles.

Chap. 7 PILES ET POTENTIELS


D’OXYDOREDUCTION

I- Réaction d’oxydoréduction au sein d’une pile


1- Etude de la pile Daniell ou pile Zinc/Cuivre
a) Schéma et description de la pile Daniell

Pont salin
Lame de Zinc (K + + Cl−) Lame de cuivre
Zn Cu

Solution de Solution de
sulfate de zinc sulfate de cuivre
(Zn2+ + SO24− ) (Cu2+ + SO24− )
La pile Daniell est constituée de deux parties :
* Un bécher contenant une solution aqueuse de sulfate de zinc (Zn2+ + SO42−) dans laquelle plonge une
lame de zinc. L’ensemble constitue la demi-pile 𝐙𝐧𝟐+/𝐙𝐧.
* Un bécher contenant une solution aqueuse de sulfate de cuire II (Cu2+ + SO24−) dans laquelle plonge
une lame de cuivre. L’ensemble constitue la demi-pile 𝐂𝐮𝟐+/𝐂𝐮.
* Les deux lames métalliques constituent les électrodes de la pile. Les couples redox mis en jeu sont :
Zn2+/Zn et Cu2+/Cu.

NB : Le pont salin contient une solution de chlorure de potassium (K+ + Cl−). Il assure le contact
électrique entre les deux solutions.

b) Caractéristiques de la pile
* Pôle positif : Electrode de cuivre.
* Pôle négatif : Electrode de zinc.
* Force électromotrice f.é.m. de la pile :

p. 36
c) Fonctionnement de la pile Daniell
* Les réactions aux électrodes lorsque la pile fonctionne sont :
- Au pôle négatif, il y a oxydation du métal zinc en ions Zn2+.

𝐙𝐧 → 𝐙𝐧𝟐+ + 𝟐𝐞−

Il se produit donc une diminution de la masse de l’électrode de zinc alors que la concentration des ions Zn2+
augmente

- Au pôle positif, il y a réduction des ions Cu2+ en cuivre.

𝐂𝐮𝟐+ + 𝟐𝐞− → 𝐂𝐮

• Il se produit une augmentation de la masse de l’électrode de cuivre alors que la concentration des ions
Cu2+ diminue.
* Le bilan de fonctionnement de la pile Daniell se traduit par l’équation-bilan suivante :

𝐙𝐧 + 𝐂𝐮𝟐+ → 𝐙𝐧𝟐+ + 𝐂𝐮

* Par convention, on représente la pile Daniell de la façon suivante :


-
Zn ∣ Zn2+ ⋮⋮ Cu2+ ∣ Cu

NB : Le pont salin permet grâce à un double courant ionique d’assurer la neutralité électrique dans chaque
demi-pile. Il envoie des cations dans le bécher du pôle positif et des anions dans le bécher du pôle négatif.

2- Généralisation
On peut faire fonctionner des piles de type Daniell avec d’autres couples oxydant/réducteur. Dans
tous les cas :
- Le pôle positif de la pile est constitué du métal le moins réducteur.
- Le pôle négatif de la pile est constitué du métal le plus réducteur.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une réduction au pôle positif et
une oxydation au pôle négatif.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une augmentation de masse de
l’électrode se trouvant au pôle positif et une diminution de masse de l’électrode se trouvant au
pôle négatif.

II- Potentiel d’oxydoréduction

p. 37
• Potentiel normal d’oxydoréduction d’un couple Mn+/M

1. ÉLECTRODE STANDARD D’HYDROGENE (E.S.H)


Le couple H+/H2 pris dans les conditions standard (pH=0; pression: P=1 bar. = 105 Pa) est le
couple de référence. L’électrode normale à hydrogène est la demi pile de référence, son
potentiel est choisi nul à toute température; on la note: EH+/H2=0.

2 H3O+ + 2e H2 + 2H2O

2. POTENTIEL STANDARD D’OXYDOREDUCTION


• POTENTIEL D’OXYDOREDUCTION D’UN COUPLE Mn+/M

Le potentiel d oxydoréduction d’un couple Mn+/M est le potentiel de


l’électrode M mesuré par rapport à l’électrode standard à hydrogène
dans la demi-pile obtenue en associant la demi pile M/Mn+  à l E.S.H.
On la note E(Mn+/M).

La f.é.m. d'une pile est égale à la d.d.p. entre les bornes des deux demi-
piles : E = Vo+ - Vo -. Ondistingue deux cas possibles:

- E.S.H est le pôle négatif de la pile: (-)E.S.H  Mn+/M(+)


M est un réducteur plus faible que H2; Mn+ est un oxydant plus fort
que H+ . La f.é.m. de lapile est: E=VM – Vpt = VM.
- E.S.H est le pôle positif de la pile: (-)M/Mn+  E.S.H(+).
M est un réducteur plus fort que H2; Mn+ est un oxydant plus faible que H+. La f.é.m. de la pile est:

E=Vpt-VM=- VM
3. POTENTIEL STANDARD

Le potentiel d'une demi-pile est appelé potentiel rédox du couple redox. Le


potentiel redox standard est celui qu’il prend dans les conditions standards :
• Concentration des espèces chimiques en solution : 1mol.L-1 ;
• Pression des espèces gazeuses : 1 bar ;
• Température : 25°C.
• Les potentiels standards sont notés par : E 0

p. 38
4- Classification électrochimique quantitative
* Chaque couple oxydant/réducteur Ox/red donné est caractérisé par son potentiel noté et qui
s’exprime en volt (V).
* Plus un oxydant est fort plus le potentiel redox du couple auquel il appartient est élevé.
* Plus un réducteur est fort plus le potentiel redox du couple auquel il appartient est faible.

5- Prévision des réactions naturelle pouvant se produire entre deux couples


oxydant/réducteur donnés
* La seule réaction naturelle possible entre deux couples oxydant/réducteur est celle de l’oxydant
appartenant au couple de potentiel le plus élevé et du réducteur appartenant au couple de potentiel le
plus bas.
* Une réaction d’oxydoréduction peut être considérer comme totale si la différence des potentiels
d’oxydoréduction des deux couples intervenant dans la réaction est supérieure ou égale à 0,3V.

6- Détermination de la polarité et de la force électromotrice d’une pile


* Le pôle positif de la pile est constitué par l’électrode du couple de plus haut potentiel, le pôle
négatif par l’électrode du couple de plus bas potentiel.
* La force électromotrice E de la pile est égale à la différence entre le potentiel d’oxydoréduction du
couple intervenant au pôle positif et le potentiel d’oxydoréduction du couple intervenant au pôle négatif.

p. 39
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Les élèves de la 1ère C du Lycée SIGMA ont découvert dans une revue scientifique que,
l’alcooltest qui permet aux policiers de vérifier l’état d’ivresse d’un automobiliste, consiste en une
réaction d’oxydoréduction entre l’éthanol et l’ion dichromate (Cr2O72–). Afin de vérifier cette
information, ils décident de prévoir les réactions possibles à partir des potentiels normaux, de
réaliser des dosages puis d’exploiter l’équation-bilan d’une réaction de dosage.

Chap. 8 COUPLES OXYDANT/REDUCTEUR EN


SOLUTION AQUEUSE : DOSAGE
D’OXYDOREDUCTION

I- Oxydorédution en solution aqueuse

p. 40
p. 41
p. 42
III– Nombre d’oxydation d’un élément
1- L’électronégativité
On appelle électronégativité d’un élément la mesure de son aptitude à attirer les électrons. Dans
le tableau de classification périodique on constate que :
–Dans une ligne l’électronégativité augmente de gauche à droite ;
–Dans une colonne l’électronégativité diminue en descendant ;
–Les éléments les plus électronégatifs sont situés en haut et à droite de la classification périodique, l’élément
le plus électronégatif est le fluor (F)
–Les éléments les mois électronégatifs sont situés en bas et à gauche de la classification périodique, l’élément
le moins électronégatif est le césium (Cs ).

p. 43
2-Nombre d’oxydation (n.o.) d’un élément
Un nombre d’oxydation est toujours attribué à un élément dans une espèce chimique déterminée. Il est noté
en chiffre romain
a). Cas d’un atome le nombre d’oxydation d’un élément à
l’état atomique est nul.
exemple : n.o (Na)=0 ; n.o(Fe)=0

b)Cas d’un ion monoatomique


Le nombre d’oxydation d’un élément dans un ion monoatomique est égal à la charge de l’ion.
Exemple : n.o(Cl–)= –I ; n.o(Cu2+)=+II

c)Cas d’un élément dans une molécule


L’attribut d’un n.o. à chaque élément d’une molécule résulte de la convention suivante.
– lorsque deux atomes sont liés par une liaison de covalence, le doublet de liaison est attribué en totalité à
l’élément le plus électronégatif ; il en résulte une structure ionique fictive ;
– le nombre d’oxydation de chaque atome est égal à la charge fictive qu’il porte.
– Dans une molécule composée le nombre d’oxydation de l’élément oxygène est souvent –II et celui de
l’hydrogène +I
–Le nombre d’oxydation d’un élément dans un corps simple sont nul.
–La somme algébrique des nombres d’oxydation de tous les atomes d’une molécule est nulle .

Exemple :
NH3 : n.o(N) +3 n.o(H)=0 n.o(N)= -3n.o(H) n.o (N)=-3x(+I) n.o(N)=-III N2 : n.o (N)=0

d) Cas d’un élément dans un ion polyatomique :


Dans un ion polyatomique, la somme algébrique des nombres d’oxydation de tous les éléments est égale à la
charge réelle de l’ion.
-
Exemple :NO3 : n.o(N) +3 n.o(O)= –I n.o(N) +3x (-II)= –I n.o(N)= +V

4- Définition de l’oxydo-réduction à partir du nombre d’oxydation


(n.o.)
–Lorsque le n.o d’un élément augmente, il y a oxydation.
–Lorsque le n.o d’un élément diminue, il y a réduction.
–Une espèce chimique qui comprend un élément dont le n.o peut augmenter est un réducteur.
– Une espèce chimique qui comprend un élément dont le n.o peut diminuer est un oxydant.
–Si au cours d’une réaction chimique les n.o de tous les éléments restent constants, cette réaction n’est pas
une oxydo-réduction.
Oxydation
0 +I
CuO + → Cu + O
+II 0
réduction

p. 44
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors d’une visite d’une usine de fabrication de couverts de table, des élèves de la 1ère C
apprennent du guide que certains couverts (cuillères, fourchettes et couteaux) sont étamés par
électrolyse d’une solution contenant des ions étain Sn2+. Pour comprendre ce phénomène, ils
se proposent d’interpréter l’électrolyse de quelques solutions, d’écrire les équation-bilans des
réactions chimiques et de connaître d’autres applications de l’électrolyse.

Chap. 9 ELECTROLYSE EN
SOLUTION AQUEUSE

p. 45
p. 46
Cu2+ + 2e− → Cu
* Cette électrolyse, connue sous le nom d’électrolyse à anode soluble, se traduit par un transport de
cuivre de l’anode à la cathode.

p. 47
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en 1ère C au Lycée SIGMA a retrouvé une machette oubliée dans le champ de son père.
Il constate que celle-ci est recouverte de rouille. Son voisin de classe informé, déclare avec
assurance qu’il s’agit d’un phénomène de corrosion. Il veut néanmoins comprendre le phénomène.
Il rend donc compte aux autres élèves de sa classe et ensemble ils entreprennent de s’informer sur
le phénomène de corrosion puis d’expliquer les méthodes de protection des métaux.

LA CORROSION DES METAUX


Chap. 10

1-Définition
La corrosion désigne l'ensemble des phénomènes par lesquels un métal ou un alliage métallique
tend à s'oxyder sous l'influence de réactifs gazeux ou en solution. On distingue la corrosion par
voie sèche et la corrosion humide.
– la corrosion par voie sèche : Il s'agit ici d'une corrosion des métaux par le dioxygène gazeux –
On parle de corrosion humide quand les agents oxydants sont en solution (aqueuse en pratique).

2-Protection des métaux.


a) Protections de surfaces.

➢ Protection par revêtement non métallique.


La première idée de protection d'un métal de la corrosion consiste à empêcher tout contact entre O 2, l'eau et
le métal, ce qu'on réalise par: peinture, laquage, films plastiques divers, enrobage dans une céramique
ou un autre oxyde isolant.

➢ Protection par revêtement métallique.


On dépose une couche d'un autre métal résistant mieux à la corrosion. Ce dépôt peut être réalisé :
– soit par électrolyse (chromage, nickelage, argenture, électrozingage ,…),
– soit par immersion dans un bain de métal fondu (galvanisation dans le cas du zinc)

• Si le dépôt est plus réducteur que le métal M, c'est le dépôt qui sera oxydé en cas de rayure, protégeant
ainsi le métal M.
•Si le dépôt est moins réducteur que M, c'est le métal M qui subira le premier la corrosion.

➢ Protection chimique superficielle.


Le but est toujours d’isoler le fer de l’air humide, mais désormais la couche protectrice est créée par une
réaction chimique. Citons :
–la phosphatation (ou parkérisation) des aciers, obtenue en immergeant les pièces dans des bains d'acide
phosphorique H3PO4 utilisée pour les carrosseries automobiles,
–l'utilisation de l'aluminium anodisé (dans le BTP: fenêtres, devantures, …), ou celle des aciers bichromatés
(dans la visserie, la boulonnerie et la construction automobile).
b) Protection anodique du métal par passivation.
Il s'agit ici de placer le métal dans sa zone de passivation, en lui faisant subir un traitement oxydant à l'aide
d'un oxydant puissant, de façon à former un oxyde isolant, solide et qui recouvre bien le métal.

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