Chimie 1ere C
Chimie 1ere C
2024-2025
PREMIERE C4
Compétence terminale :
Résoudre des situations problèmes qui nécessitent la mise en œuvre
des ressources liées à la discontinuité de la matière et aux réactions
chimiques
Un élève en classe de 1ère C au CLS SIGMA échange sur la composition des aliments avec
le fils ainé de leur tuteur qui est étudiant en Chimie. Il leur apprend que le sucre contient du
carbone. Le lendemain, ils informent leurs camarades de classe. Voulant en savoir davantage
les élèves décident de définir un composé organique, de mettre en évidence l’élément carbone
dans un composé et de déterminer la formule brute d’un composé organique.
- La substance est traitée de façon que l’azote passe à l’état d’ammoniac qui est ensuite dosé par un
acide.
● Le dosage de l’oxygène se fait en général par différence ; les masses des autres éléments étant connues.
ou
Soit : et
● Les composés organiques qui ont la même formule brute mais des formules développées différentes
sont appelées isomères.
et
2- Volume molaire
Le volume molaire d’un composé noté souvent est le volume occupé par une mole de cet composé. Il
est donné par la formule :
𝐓 K
𝐦𝟑 /𝐦𝐨𝐥 𝐕𝐦 = 𝐑 ∙
𝐩 Pa
Dans le cadre des activités du club scientifique de leur établissement, les élèves de la 1ère C du Lycée
scientifique SIGMA se rendent à la Société Togolaise de Raffinage. Lors de cette visite, ils apprennent
que l’essence sans plomb, le gas-oil et le kérosène sont des mélanges d’alcanes. Intéressés par cette
information et désireux d’en savoir davantage, ils s’engagent, de retour en classe à connaître la structure
des alcanes, à nommer quelques alcanes et montrer leur intérêt.
Chap. 2
ALCANES ET CYCLANES
Les alcanes existent en grande quantité sous forme de gisements naturels de gaz ou
pétrole. L’origine de ces gisements est attribuée à la fermentation de la cellulose des
végétaux des temps préhistoriques dans le sol, sous l’action des bactéries. A partir du
pétrole brut, on peut retirer les premiers alcanes jusqu’à C6H14. Pour d’autres alcanes
particuliers, on utilise des méthodes de préparation artificielles.
- L’atome de carbone est situé au centre d’un tétraèdre régulier dont les sommets sont
occupés par les atomes d’hydrogène.
* L’atome de carbone échange quatre liaisons de covalence simple avec les quatre atomes
d’hydrogène. On dit qu’il est tétragonal ou tétraédrique.
Ces deux alcanes ayant la même formule brute ne diffèrent que par leurs formules semi-développées : ce
sont donc des isomères.
4- Les alcanes et les cyclanes.
* Les alcanes sont des hydrocarbures saturés (ne possédant que des liaisons de covalence simple) à
chaînes carbonées ouvertes.
- Formule générale des alcanes : 𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟐 avec n ≠ 0
* Les cyclanes sont des hydrocarbures saturés à chaîne carbonée cyclique.
- Formule générale des alcanes : 𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧 avec n ≥ 3.
Exemples :
* Les alcanes sont insolubles dans l’eau, mais soluble dans de nombreux liquides organiques. Dans les
pétroles, les alcanes gazeux et solides sont en solution dans des alcanes liquides.
* Les alcanes liquides sont moins denses que l’eau.
𝟑𝒏+𝟏
𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟐 + ( )𝐎𝟐 → 𝐧𝐂𝐎𝟐 + (𝐧 + 𝟏)𝐇𝟐𝐎
2
b) Combustion incomplète
On parle de combustion incomplète lorsque le dioxygène est en défaut. On obtient souvent du carbone
et de l’eau.
Equation bilan générale :
𝒏+𝟏
𝐂𝐧𝐇𝟐𝐧+𝟐 + ( ) 𝐎𝟐 → 𝐧𝐂 + (𝐧 + 𝟏)𝐇𝟐O
2
● Expérience
Dans l’obscurité Lumière
Gouttelettes
Méthane + dichlore huileuses
(volumes égaux)
Eau salée
● Observations
Si l’éprouvette est laissée dans l’obscurité, il ne se passe rien.
En présence de lumière, on observe au bout de quelques minutes que :
-l’eau salée est montée dans l’éprouvette ;
p. 11
-la couleur verte du dichlore a disparu ;
- des gouttelettes huileuses se sont formées ;
-l’eau de la cuve est devenue acide.
● Interprétation
Il s’est donc produit une réaction chimique. Cette réaction nécessite de la lumière pour se produire. C’est une
réaction photochimique.
Au cours de cette réaction il se forme quatre produits : le chlorométhane , composé gazeux ; le
dichlorométhane , le trichlorométhane et le tétrachlorométhane ,,
Composés liquides. Ces produits se forment au cours de réactions successives dont les équations-bilan
peuvent s’écrire :
Au cours des réactions précédentes des atomes de chlore ont successivement remplacé des atomes
d’hydrogène. De telles réactions sont appelées réactions de substitution (chloration).
On peut résumer les équations par une équation générale de substitution :
CnH2n+2 + xCl2 CnH2n+2-xClx + x HCl où x est le degré de substitution.
c) D’autres exemples d’halogénation
A l’instar du chlore tous les autres halogènes donnent des réactions analogues avec les alcanes et forment
des composés appelés dérivés halogénés des alcanes.
Nomenclature des dérivés halogénés :
halogène substituant préfixe
Fluor F- fluoro
Chlore Cl- chloro
Brome Br- bromo
Iode I- iodo
p. 12
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en classe de 1ère C au Lycée Scientifique SIGMA accompagne son père au garage pour souder le
pot d’échappement de sa voiture. Pour réaliser la soudure, le tôlier utilise deux bouteilles de gaz munies
de tuyaux sur lesquels sont mentionnés pour l’une acétylène et dioxygène pour l’autre. Il s’informe auprès
du tôlier. Ce dernier lui apprend alors que les soudures sont faites grâce à la combustion de l’acétylène
dans le dioxygène. Le lendemain, l’élève partage sadécouverte avec ses camarades de classe. Désireux
de comprendre ce processus, ils décident de connaître la structure des alcènes et des alcynes, d’en
nommer quelques-uns et de montrer l’importance industrielle des composés insaturés.
HYDROCARBURES INSATURES :
Chap. 3 ALCENES ET ALCYNES
Lorsque les deux atomes d’hydrogène sont de part et d’autre du plan de la double liaisonC=C,
nous avons la stéréo-isomérie de type (E) (Entgegen: opposés)
p. 13
On obtient la stéréo-isomérie (Z) (Zusammen = ensemble) lorsque les groupes méthyle sont du même côté
par rapport au plan de la double liaison.
• Le 2-méthylbut-2-ène ne possède pas d’isomérie géométrique car le carbone n°2 est lié à deux groupes méthyles
(qui sont identiques)
p. 14
p. 15
• Dans la pratique on obtient majoritairement le 2-chloropropane pour lequel l’atome d’hydrogène
se fixe sur le carbone, doublement lié, le plus hydrogéné.
▪ Règle de Markovnikov
Énoncé historique
Cette règle énoncée par le chimiste russe V. V. Markovnikov en 1868 constitue l'une des
premières et des plus célèbres tentatives de rationalisation de résultats expérimentaux en
chimie organique. Il s'agissait à l'origine d'une règle empirique qui concernait l'addition
des hydracides halogénés sur les alcènes dissymétriques. Markovnikov avait reconnu le
caractère très régiosélectif de cette addition. La règle permet de prévoir l'atome de
carbone sur lequel se fixe l'hydrogène de l'hydracide :
Lors de l'addition d'un hydracide sur un alcène dissymétrique l'atome d'hydrogène se fixe sur l'atome de
carbone le moins substitué (plus hydrogéné). Examinons l'exemple de l'addition de HBr sur le
méthylpropène. On obtient effectivement de façon quasi exclusive le 2-méthyl-2-bromopropane.
p. 16
• Préparations de l’éthylène et de l’acétylène
* Préparation de l’éthylène
chauffage
C2H5OH + H2SO4 ⎯⎯⎯⎯→ C2H4 + H2O
* Préparation de l’acétylène
Cet hydrocarbure a été isolé par M. Berthelot en 1860. Sa synthèse à partir du carbure de
calcium est due au chimiste français H. Moissan. Le carbure de calcium est obtenu par
réduction de l'oxyde de calcium au four électrique. Cette réaction consomme une quantité
importante d'énergie.
CaC2 + 2H2O → C2H2 + Ca(OH)2
p. 17
De nos jours, la préparation industrielle de l'acétylène est effectuée par déshydrogénation
thermique du méthane ou de l'éthane à haute température.
2CH4 → C2H2 + 3H2 ; C2H4 → C2H2 + H2
p. 18
NB : n est appelé indice ou degré de polymérisation et le groupe —CH2—CHA— est
dans la réaction suivante de polymérisation appelé motif du polymère.
Mpolymère
n=
Mmonomère p. 19
SITUATION D’APPLICATION
Le père d’un élève en classe de 1ère C travaille dans une imprimerie où il est malheureusement exposé
à des émanations de vapeur de benzène. Tombé malade, le médecin traitant informe la famille que son
état est dû à son exposition à ce composé. Inquiet, l’élève informe ses camarades de classe. Ensemble
ils décident de s’informer sur la structure du benzène, ses propriétés chimiques et sa toxicité.
Chap. 4
LES COMPOSES AROMATIQUES
p. 20
p. 21
p. 22
p. 23
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en classe de 1ère C au Lycée SIGMA échange avec son frère ainé qui est étudiant en chimie. Il
apprend qu’il existe des composés organiques dits oxygénés qui jouent un rôle très important en chimie. Le
lendemain, il informe ses camarades de classe. Voulant en savoir davantage, les élèves décident de connaître
les formules générales de quelques composés organiques oxygénés, d’en nommer quelques-uns et d’écrire
leurs formules semi-développées.
Chap. 5
1-LES ALCOOLS
1.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE GENERALE
Un alcool est un composé organique dans lequel un groupe hydroxyle ─OH est fixé sur un atome de carbone
tétragonal. Le carbone qui porte le groupe hydroxyle ( −𝐎𝐇) est appelé carbone fonctionnel. La formule
générale des alcools est : 𝐑 – 𝐎H. La chaîne carbonée portant le groupe hydroxyle peut être saturée ou non,
linéaire ou ramifiée. Elle peut aussi comporter des cycles.
La formule générale brute d’un alcool à chaîne carbonée saturée est CnH2n+2O.
1.2-REGLE DE NOMENCLATURE
La nomenclature des alcools est semblable à celle des alcanes ; le « e » final de l’alcane analogue étant
remplacé par le suffixe « ol » précédé de l’indice de position du carbone fonctionnel si cela est nécessaire.
L’indice de position doit être le plus bas possible lors de la numérotation de la chaîne principale.
Exemples :
p. 24
1.3. LA CLASSIFICATION DES ALCOOLS
On définit la classe d’un alcool en fonction du nombre de groupes alkyles porté par le carbone fonctionnel.
Ainsi distingue-t-on :
2- LES ETHER-OXYDES
2.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE
Les éther-oxydes sont des composés organiques dans lesquels un atome d’oxygène est
directement lié à deux atomes de carbones tétragonaux. D’où le groupe fonctionnel
C O C
On peut les représenter par la formule générale R1─ O ─R2 où R1 et R2 sont des groupes alkyles.
p. 25
Les éther-Oxydes ont pour formule brute générale CnH2n+2O.
Remarque
Les alcools et les Ether-Oxydes ont même formule brute mais des groupes fonctionnel différents : On dit que
ce sont des isomères de fonction.
2.2-REGLE DE NOMENCLATURE
Le nom d’un éther-oxyde peut-être formé de deux façons :
− soit en faisant suivre le mot oxyde par les noms des deux groupes alkyles liés à l’atome d’oxygène.
− soit en remplaçant la terminaison yle du nom du plus petit groupe alkyle par oxy suivi du nom de
l’alcane correspondant à l’autre groupe alkyle.
Exemples :
1 2 3
CH3 O CH2 CH3 CH3 CH2 O CH2 CH3 C2H5 O CH2 CH CH3
oxyde d'éthyle et de méthyle oxyde de diéthyle
CH3
(methoxyéthane) (éthoxyethane)
oxyde d'éthyle et de 2-méthylpropane
(Ethoxy-2-methylpropane)
3-LES ALDEHYDES
3.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE GENERALE
O
Ce sont des composés organiques qui possèdent le groupe fonctionnel . C
Leur formule brute générale est :CnH2nO. H
3.2-REGLE DE NOMENCLATURE
Le nom d’un aldéhyde dérive de celui de l’alcane correspondant en remplaçant le ″e″ final de l’alcane par la
terminaison ″al″. La chaîne carbonée se numérote toujours à partir du carbone du
O
groupe appelé carbone fonctionnel.
C
H
Exemples :
O 4 3 2 1 O
3 2 1
CH3 CH2 C CH3 CH CH2 C
H H
propanal CH3
3-méthylbutanal
4-CETONES
4.1-DEFINITION et FORMULE BRUTE
Une cétone est un composé organique de formule générale :
Remarque : 𝐎
Les aldéhydes et les cétones possèdent le groupe 𝐂 appelé groupe carbonyle. Ils sont donc appelés
composés carbonylés.
Les composés carbonylés (aldéhydes et cétones) donnent un précipité jaune ou orangé avec la DNPH
(2,4-dinitrophénylhydrazine).
p. 27
Leur formule générale s’écrit R-COOH où R est un radical alkyle.
Leur formule brute est : CnH2nO2.
5.2-REGLE DE NOMENCLATURE
On nomme un acide carboxylique en remplaçant le ″e″ final de l’alcane correspondant par la terminaison
oïque, l’ensemble étant précédé du mot acide. On numérote la chaîne principale à partir du carbone du
groupe carboxyle.
Exemples :
6-LES ESTERS
6.1-DEFINITION ET FORMULE BRUTE
Les esters sont des composés organiques dont la molécule comporte le groupe
O
fonctionnel
C O .C ou R1 C
O O R2
p. 28
7.1- Obtention de l’éthanol
L’éthanol peut être préparé à partir de l’hydratation de l’éthylène.
H2 SO4
𝐂 𝐇 𝟐 = 𝐂 𝐇 𝟐 + 𝐇 − 𝐎𝐇 𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂 𝐇 𝟐 𝐎𝐇
300°C
𝐄𝐭𝐡𝐲𝐥è𝐧𝐞 𝐄𝐭𝐡𝐚𝐧𝐨𝐥
* Dans l’industrie l’éthanal se prépare à partir de l’éthylène par oxydation : c’est la réaction de Wacker.
𝐎
𝟏 CuCl2 + PdCl2
𝐂𝐇 𝟐 = 𝐂 𝐇 𝟐 + 𝐎𝟐 𝐂𝐇 𝟑 𝐂 𝐇
𝟐
𝐄𝐭𝐡𝐲𝐥è𝐧𝐞 𝐄𝐭𝐡𝐚𝐧𝐚𝐥
8- Oxydation de l’éthanol
La combustion complète de l’éthanol par le dioxygène de l’air conduit au gaz carbonique et à l’eau :
Le fil de cuivre reste incandescent, la réaction dégageant suffisamment de chaleur : cette réaction est
exothermique.
Il se forme l’éthanal de formule qui rosit le papier imbibé de réactif de Schiff et de l’acide
éthanoïque de formule qui rougit le papier pH.
p. 29
* Equations-bilan des réactions :
𝟏 Cu ou Pt
𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂 𝐇 𝟐 − 𝐎𝐇 + 𝐎𝟐 𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂𝐇𝐎 + 𝐇 𝟐𝐎
𝟐
𝟏 Cu ou Pt
𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂𝐇𝐎 + 𝐎𝟐 𝐂 𝐇 𝟑 − 𝐂𝐎𝐎𝐇
𝟐
Papier imbibe de
Acide sulfuriqueH2 SO4 réactif de Schiff qui Papier pH qui rougit
rosit
Chauffage modéré
Ethanol + (2K+ + Cr2 O27−)
Apparition de la coloration
verte due aux ionsCr3+
Nous constatons :
- qu’un papier imbibé de réactif de Schiff rosit indiquant ainsi la formation de l’éthanal ;
- que le papier pH rougit indiquant la formation de l’acide éthanoïque.
Les ions dichromates 𝐂𝐫𝟐𝐎𝟐𝟕−en milieu acide ont oxydé l’éthanol en éthanal, puis en acide
éthanoïque. Au cours de cette réaction ces ions se sont transformés en ions 𝐂𝐫𝟑+.
Papier imbibe de
Acide sulfurique H2 SO4 réactif de Schiff qui Papier pH qui rougit
rosit
Chauffage modéré
Ethanol + (K+ + MnO−
4) Décoloration du mélange
Présence d’ionsMn2+
Nous constatons :
- qu’un papier imbibé de réactif de Schiff rosit indiquant ainsi la formation de l’éthanal ;
- que le papier pH rougit indiquant la formation de l’acide éthanoïque.
Les ions permanganates 𝐌𝐧0− 4 en milieu acide ont oxydé l’éthanol en éthanal, puis en acide
éthanoïque. Au cours de cette réaction ces ions se sont transformés en ions 𝐌𝐧𝟐+.
𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝟐𝐎𝐇 + 𝟐𝐌𝐧0−
4 + 𝟔𝐇𝟑𝐎
+ → 𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝐎 + 𝟐𝐌𝐧𝟐+ + 𝟏𝟒𝐇𝟐𝐎
−
𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂𝐇𝟐𝐎𝐇 + 𝟐𝐌𝐧04 + 𝟔𝐇𝟑𝐎 → 𝟓𝐂𝐇𝟑𝐂O𝐎H+ 𝟐𝐌𝐧𝟐+ + 𝟗𝐇𝟐𝐎
+
p. 30
c) Généralisation
L’oxydation ménagée de tout :
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors d’une fête de l’excellence au Lycée scientifique SIGMA, les élèves
de 1ère C ont constaté que leurs camarades élèves ayant consommé de la
citronnade conservée toute une nuit dans un seau en zinc ont été intoxiqués,
alors que ceux ayant consommé le même jus conservé dans un seau en
cuivre n’ont pas eu de problème. Quelques élèves pensent que les ions zinc
II pourraient être à l’origine de cette intoxication. Curieux de savoir la réaction
qui a conduit à la formation de cette substance toxique, les élèves cherchent à
interpréter quelques réactions d’oxydoréduction, à classer quelques couples
oxydants/réducteurs et à déduire les réactions possibles.
Chap. 6
OXYDOREDUCTION EN
SOLUTION AQUEUSE
2- Action d’une solution d’acide chlorhydrique et d’acide sulfurique sur certains métaux
a) Expérience
Solution de HCl ou H2 SO4 dilué
H2 H2 H2
p. 31
b) Observations
* Les solutions d’acide chlorhydrique (HCl) et d’acide sulfuriques (H2SO4) dilué sont sans action sur le
cuivre et l’argent.
* Par contre ces solution réagissent avec les métaux comme le zinc, le fer, l’aluminium… en produisant
un dégagement de dihydrogène et formation de cations métalliques Zn2+, Fe2+, Al3+…
c) Interprétations
Les métaux Zn, Fe et Al subissent chacun une oxydation et passent à l’état d’ions métalliques Zn2+,
Fe2+ et Al3+.
Les demi-équations électroniques sont :
Les électrons cédés sont captés par les ions hydroniums H3O+ de la solution acide en se réduisant en
dihydrogène selon les demi-équations électroniques :
p. 32
3- Réaction entre un ion métallique et un métal
Limaille de fer
2+
Solution verte d’ions Fe
Solution bleue de Dépôt rougeâtre
sulfate de cuivre de cuivre
( Cu 2+ + SO 24− )
Cu2+ + Fe → Cu + Fe2+
On peut mettre en évidence la formation d’ions Fe2+ avec la soude par formation d’un précipité
verdâtre d’hydroxyde de fer II de formule Fe(OH)2.
Fe2+ + Cu → impossible
Barre de cuivre
p. 33
p. 34
p. 35
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un réparateur d’appareils électroménagers du quartier Assivito a fasciné un
groupe d’élèves de la 1ère C du Lycée de ladite ville avec l’expérience ci-
contre. Il insère une lame de cuivre et une lame de zinc dans une tomate. A
l’aide d’un voltmètre, il mesure la différence de potentiel entre les deux
lames. Il dit aux élèves qu’il vient de réaliser une pile. Fascinés par cette
découverte et afin d’en savoir davantage, en classe, le groupe informe leurs
camarades et ensemble, ils entreprennent de schématiser cette pile,
d’expliquer son fonctionnement, de déterminer sa f.é.m. puis de schématiser
d’autres piles.
Pont salin
Lame de Zinc (K + + Cl−) Lame de cuivre
Zn Cu
Solution de Solution de
sulfate de zinc sulfate de cuivre
(Zn2+ + SO24− ) (Cu2+ + SO24− )
La pile Daniell est constituée de deux parties :
* Un bécher contenant une solution aqueuse de sulfate de zinc (Zn2+ + SO42−) dans laquelle plonge une
lame de zinc. L’ensemble constitue la demi-pile 𝐙𝐧𝟐+/𝐙𝐧.
* Un bécher contenant une solution aqueuse de sulfate de cuire II (Cu2+ + SO24−) dans laquelle plonge
une lame de cuivre. L’ensemble constitue la demi-pile 𝐂𝐮𝟐+/𝐂𝐮.
* Les deux lames métalliques constituent les électrodes de la pile. Les couples redox mis en jeu sont :
Zn2+/Zn et Cu2+/Cu.
NB : Le pont salin contient une solution de chlorure de potassium (K+ + Cl−). Il assure le contact
électrique entre les deux solutions.
b) Caractéristiques de la pile
* Pôle positif : Electrode de cuivre.
* Pôle négatif : Electrode de zinc.
* Force électromotrice f.é.m. de la pile :
p. 36
c) Fonctionnement de la pile Daniell
* Les réactions aux électrodes lorsque la pile fonctionne sont :
- Au pôle négatif, il y a oxydation du métal zinc en ions Zn2+.
𝐙𝐧 → 𝐙𝐧𝟐+ + 𝟐𝐞−
Il se produit donc une diminution de la masse de l’électrode de zinc alors que la concentration des ions Zn2+
augmente
𝐂𝐮𝟐+ + 𝟐𝐞− → 𝐂𝐮
• Il se produit une augmentation de la masse de l’électrode de cuivre alors que la concentration des ions
Cu2+ diminue.
* Le bilan de fonctionnement de la pile Daniell se traduit par l’équation-bilan suivante :
𝐙𝐧 + 𝐂𝐮𝟐+ → 𝐙𝐧𝟐+ + 𝐂𝐮
NB : Le pont salin permet grâce à un double courant ionique d’assurer la neutralité électrique dans chaque
demi-pile. Il envoie des cations dans le bécher du pôle positif et des anions dans le bécher du pôle négatif.
2- Généralisation
On peut faire fonctionner des piles de type Daniell avec d’autres couples oxydant/réducteur. Dans
tous les cas :
- Le pôle positif de la pile est constitué du métal le moins réducteur.
- Le pôle négatif de la pile est constitué du métal le plus réducteur.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une réduction au pôle positif et
une oxydation au pôle négatif.
- Lorsque la pile fonctionne en générateur, il se produit une augmentation de masse de
l’électrode se trouvant au pôle positif et une diminution de masse de l’électrode se trouvant au
pôle négatif.
p. 37
• Potentiel normal d’oxydoréduction d’un couple Mn+/M
2 H3O+ + 2e H2 + 2H2O
La f.é.m. d'une pile est égale à la d.d.p. entre les bornes des deux demi-
piles : E = Vo+ - Vo -. Ondistingue deux cas possibles:
E=Vpt-VM=- VM
3. POTENTIEL STANDARD
p. 38
4- Classification électrochimique quantitative
* Chaque couple oxydant/réducteur Ox/red donné est caractérisé par son potentiel noté et qui
s’exprime en volt (V).
* Plus un oxydant est fort plus le potentiel redox du couple auquel il appartient est élevé.
* Plus un réducteur est fort plus le potentiel redox du couple auquel il appartient est faible.
p. 39
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Les élèves de la 1ère C du Lycée SIGMA ont découvert dans une revue scientifique que,
l’alcooltest qui permet aux policiers de vérifier l’état d’ivresse d’un automobiliste, consiste en une
réaction d’oxydoréduction entre l’éthanol et l’ion dichromate (Cr2O72–). Afin de vérifier cette
information, ils décident de prévoir les réactions possibles à partir des potentiels normaux, de
réaliser des dosages puis d’exploiter l’équation-bilan d’une réaction de dosage.
p. 40
p. 41
p. 42
III– Nombre d’oxydation d’un élément
1- L’électronégativité
On appelle électronégativité d’un élément la mesure de son aptitude à attirer les électrons. Dans
le tableau de classification périodique on constate que :
–Dans une ligne l’électronégativité augmente de gauche à droite ;
–Dans une colonne l’électronégativité diminue en descendant ;
–Les éléments les plus électronégatifs sont situés en haut et à droite de la classification périodique, l’élément
le plus électronégatif est le fluor (F)
–Les éléments les mois électronégatifs sont situés en bas et à gauche de la classification périodique, l’élément
le moins électronégatif est le césium (Cs ).
p. 43
2-Nombre d’oxydation (n.o.) d’un élément
Un nombre d’oxydation est toujours attribué à un élément dans une espèce chimique déterminée. Il est noté
en chiffre romain
a). Cas d’un atome le nombre d’oxydation d’un élément à
l’état atomique est nul.
exemple : n.o (Na)=0 ; n.o(Fe)=0
Exemple :
NH3 : n.o(N) +3 n.o(H)=0 n.o(N)= -3n.o(H) n.o (N)=-3x(+I) n.o(N)=-III N2 : n.o (N)=0
p. 44
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Lors d’une visite d’une usine de fabrication de couverts de table, des élèves de la 1ère C
apprennent du guide que certains couverts (cuillères, fourchettes et couteaux) sont étamés par
électrolyse d’une solution contenant des ions étain Sn2+. Pour comprendre ce phénomène, ils
se proposent d’interpréter l’électrolyse de quelques solutions, d’écrire les équation-bilans des
réactions chimiques et de connaître d’autres applications de l’électrolyse.
Chap. 9 ELECTROLYSE EN
SOLUTION AQUEUSE
p. 45
p. 46
Cu2+ + 2e− → Cu
* Cette électrolyse, connue sous le nom d’électrolyse à anode soluble, se traduit par un transport de
cuivre de l’anode à la cathode.
p. 47
SITUATION D’APPRENTISSAGE
Un élève en 1ère C au Lycée SIGMA a retrouvé une machette oubliée dans le champ de son père.
Il constate que celle-ci est recouverte de rouille. Son voisin de classe informé, déclare avec
assurance qu’il s’agit d’un phénomène de corrosion. Il veut néanmoins comprendre le phénomène.
Il rend donc compte aux autres élèves de sa classe et ensemble ils entreprennent de s’informer sur
le phénomène de corrosion puis d’expliquer les méthodes de protection des métaux.
1-Définition
La corrosion désigne l'ensemble des phénomènes par lesquels un métal ou un alliage métallique
tend à s'oxyder sous l'influence de réactifs gazeux ou en solution. On distingue la corrosion par
voie sèche et la corrosion humide.
– la corrosion par voie sèche : Il s'agit ici d'une corrosion des métaux par le dioxygène gazeux –
On parle de corrosion humide quand les agents oxydants sont en solution (aqueuse en pratique).
• Si le dépôt est plus réducteur que le métal M, c'est le dépôt qui sera oxydé en cas de rayure, protégeant
ainsi le métal M.
•Si le dépôt est moins réducteur que M, c'est le métal M qui subira le premier la corrosion.
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