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Notes de Cours

Le chapitre traite des lignes de transmission dans les réseaux électriques, en se concentrant sur le calcul de la tension, du courant et de la puissance à différents points de la ligne. Il présente les modèles pour les lignes courtes, moyennes et longues, ainsi que les phénomènes transitoires tels que les surtensions causées par des coups de foudre. Enfin, il aborde la propagation des ondes et l'importance des paramètres de la ligne dans le comportement des tensions et des courants.

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Notes de Cours

Le chapitre traite des lignes de transmission dans les réseaux électriques, en se concentrant sur le calcul de la tension, du courant et de la puissance à différents points de la ligne. Il présente les modèles pour les lignes courtes, moyennes et longues, ainsi que les phénomènes transitoires tels que les surtensions causées par des coups de foudre. Enfin, il aborde la propagation des ondes et l'importance des paramètres de la ligne dans le comportement des tensions et des courants.

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CHAP V : LIGNES DE TRANSMISSION 5.1. Introduction Un probléme important lors des calculs ou pendant le fonctionnement d'un réseau électrique c'est le maintien de Ia tension des différents points du réseau dans les limites bien spécifiques. On va développer des équations permettant de calculer la tension, le courant et la puissance & n'importe quel point de Ia ligne de transmission pour autant que chacune de ces valeurs soit connue en un point, généralement & l'un des bouts de Ia ligne. On introduira aussi les phénoménes transitoires sur des lignes sans pertes pour indiquer ou montrer les problémes de surtensions dues aux coups de foudre ou aux enclenchements ou déclenchements des lignes. Llopportunité sera aussi donnée de comprendre les effets des paramétres de la ligne surles tensions et les transits de puissance. 5.2. Représentation des lignes de transmission Les Equations générales de tension et de courant dans une ligne de transmission reconnaissent le fait que les quatre paramétres d'une ligne de transmission {r, |. g, c) sont distribués le long de Ia ligne. Pour les lignes courtes ou de longueur moyenne, les paramétres concentrés donnent déja une bonne précision des calculs. Si une ligne aérienne est classifiée courte, les capacités shunt sont tellement petites qu'elles peuvent étre oubliées sans perte de précision. On ne considérera que R et L série. Siles admittances shunt sont négligées, les tensions et courants aux bouts d'une ligne de transmission sont indépendantes du caractére distribué ou concentré des paramétres de la ligne, du fait que le courant est le méme aux deux bouts de la ligne. Une ligne de longueur moyenne peut étre suffisamment mieux représentée par des paramétres concentrés : R et L série, avec fa moifié de fa capacité par rapport au neutre, & ses 2 bouts. Souvent Ia conductance shunt G est négligée pour une ligne aérienne, lorsqu'il s'agit de calculer les courants et les tensions. La notion de ligne courte, moyenne ou longue est lige & la fréquence des signaux : & 50 Hz: 81 «Ligne courte : longueur < 100 km * Ligne moyenne : 100 < longueur < 300 km Pour une ligne de longueur > 300 km (50 Hz), il est indiqué d’utiliser les paramétres disiribués pour plus de précision méme si parfois on ulilise les paramétres concentrés jusqu'S 400 km. En général les lignes de transmission fonctionnent avec des charges équilibrées. Parfois les distances entre phases ne sont pas les mémes et les lignes non transposées. Malgré tout le déséquilibre résultant est souvent négligé et la ligne supposée équilibrée. 5.2.1. Lignes de transmission courte. of Z=R+jol Figure 5.1 : Modeéle d'une ligne courte De ce modéle, ona: I I Vs=VatIpZ, Z= al. G1) On définit le taux de régulation par : (52) [Link]|: Module de Vp a pleine charge. { [Venu|: Module de Vp sans charge. avec Vs constant. 82 §.2.2. lignes de transmission moyenne U'admittance Shunt est souvent considérée purement capacitive. Js z fx. Figure 5.2 : Modéle d'une ligne moyenne De ce modéle, on peut écrire : Y W= (Vez t In)Z+Ve ZY Vo=(F+1) tat Zin You: =Vez+Vezthe i= var (1 + *) + (1 + 2) Ik (53) Sous forme matricielle, on a : (54) (85) 33 5.2.3. Lignes de transmission longue Les paramétres de la ligne sont considérés distribués. 4 FR ma, yt ts Figure 5.3: Modéle & porométres reports d'une gne longue x: est mesuré & partir du récepteur. zx: Impédance série eee z+ impédance par unité de longueur yAx: Admittance shunt}, admittance shunt par unité de longueur. AV = IzAx av mr lorsque Ax + 0ona 2 = Iz: Al =Vybx a Lorsque Ax - Oona 5 =Vy: ev dl ae ae et aT av dx? dx Les équations différentielles de Ia ligne de transmission: av at 7" et @ a? 9! (65a) (65b) (8.5c) (66a) 67) Les solutions de ces équations pour V et | doivent étre des expressions telles que leurs 29 dérivées par rapport 4 x donnent les expressions d'origine multipliées par la constante « yz». Ceci suggére une forme exponentielle de la solution : Supposons que V est de la forme = Vv =A, exp(/yz x) + Az exp(—/yz x) (5.8) La seconde dérivée de V par rapport & x donne : av gaz 777 [An exp(V92 x) + Az exp(—J9zx)] 69) Qui est yz fois la solution supposée pour V. ‘sant En utilisant © = tz 1 [a1 exp( Jz x) — A2 exp(—/yz =)] G10) On obtient = ve = As xn FE) +A exp(—Y92x) any 1 exp(/y2 x) — Az exp(—/y2x)] Les constantes A, et Az sont évaluées en utilisant les conditions au bout de la ligne. Avec x=0, V = Vp et = Ip; on obtient : Vp =Ay+ Ay et 1= B(A,— 42) (5.12) $ En posant Z. = |#/y Ce qui implique : A, = ete et Ag = Macias Va + IZ = ate orn 3 Vay, + IpZe G.13) = ert Avec Z,= |#/y :impedance caractéristique de la ligne et y = /yz: constante de propagation. 85 4. Interprétation des équations La constante de propagation y et I'impédance caractéristique Z, sont des nombres complexes. La partie réelle de y est appelée : constante d’atténuation « et est mesurée en nepers par unité de longueur. La partie imaginaire de y est appelee constante de phase f et est mesurée en radians par unité de longueur. y= atip 14) Alors : va Vet lake paxeipe 4 Ve InZc .-axe-16x 2 Vala + Ink Vay — InZ cy = Mz* Bee pax eiBe + tae Pee ax e-Ibx Les propriétés de e/6* et e™ aident 4 expliquer la variation des phaseurs de tension et de courant en fonction de la distance sur la ligne de transmission : e* change d'amplitude avec x mais e/#* = cospx + j sinBx et d'amplitude | cause un déphasage de # radians par unité de longueur. Le premier terme Patiatc euxelhx augmente en amplitude et avance en phase lorsqu'on s'éloigne de la fin de Ia ligne (du récepteur). Mais lorsqu’on part du début vers ta fin de la ligne, ce terme diminue en amplitude et retarde en phase. Ceci est caractéristique de la propagation d'onde qui varie en amplitude en fonction de temps et en chaque point, tandis que sa phase retarde et son maximum diminue lorsqu'on s’éloigne de I’origine. La variation en fonction du temps s'enfend parce que Vpet lz sont des phaseurs. Le terme vate € ea e/6x est appelé « tension d'incidence a. Le second terme =" e™e—J8x diminue en amplitude et retarde en phase lorsqu’on va de la fin de Ia ligne vers le début de la ligne. Il est appelé «Tension de réflexion ». En chaque point de Ia ligne la valeur de Ia tension est donnée par la somme de la composante incidente et de la composante réfiéchie en ce point. L’équation du courant étant similaire 4 celle de Ia tension, il est aussi composé d'une composante incidente et d'une composante réfléchie de courant. Si une ligne est terminée par son impédance caractéristique Z.. Ia tension en fin de ligne Ve = IpZc et iln'y a pas d'onde réfiéchie ni de tension, nide courant. Une ligne terminée par son impédance caractéristique est appelée « ligne infinie » (c'est & dire qui ne peut avoir d'onde réfiéchie). Généralement les lignes d'un réseau électrique ne sont pas terminées par leurs impédances caractéristiques. Mais les lignes des communications sont terminées par leurs impédances caractéristiques pour éliminer les réflexions. Pour une ligne sans pertes, r= g = 0, Z. = fie. Lorsqu'on s'intéresse aux hautes fréquences et aux coups de foudre, on néglige les pertes et l'impédance caractéristique est importante. La longueur d'onde est la distance sur la ligne entre deux points d'onde dont la différence de phase est de 360°, soit 2m radians. Si B est le déphasage en radians par km, la longueur d'onde en km est : = (5.16a) B La vitesse de propagation d’une onde en km/s est le produit de fa longueur d'onde et de la fréquence en Hz: v=fa (6.166) . S'il n'y a pas de charge Ip = 0 et les ondes incidente et réfléchie de tension sont égales en amplitude et en phase a la fin de la ligne. Dans ce cas les ondes incidente et réfiéchie de courant sont égales en amplitude mais sont déphasées de 180° au bout de Ia ligne. Donc les ondes réfiéchie et incidente de courant s‘annulent en bout de ligne pour une ligne ouverte, et non 4 un auire point de Ia ligne 4 moins qu'il s'agisse d'une ligne sans pertes avec a = 0. b. Forme hyperbolique des équations Une meilleure fagon de calculer les courants et tensions dans une ligne de transmission de puissance est d'introduire les fonctions hyperboliques. Les fonctions hyperboliques sont définies dans leur forme exponentielle de la maniére suivante : (8.17) 87 En réarrangeant les équations, on obtient : Vat Ine ayn _ Vafy, + Int (18) ie 2 Les 6quations pouvant s'écrire = V = Vacoshyx + InZ-sinhyx 1 = Igcoshyx + Ye sinh G19) Six = 1, la tension et le courant en debut de ligne sont donnes par : (620) Vs = Vacoshyl + IpZ¢sinhyl Is = Ipcoshyl + sinhyl Les constantes généralisées du circuit pour une ligne de transmission longue sont: = sat A=coshyl C (521) B= Z,sinhyl D = coshyl Sion résout Vp et fp en fonction de Ys et Is : Vp = Vscoshyl — IpZ-sinhyl V; Ig = Igcoshyl — sinhyl oe Pour une ligne triphasée équilibrée le courant dans les équations précédentes est le courant de ligne, tandis que la tension est celle entre phase et neutre cad Ia tension entre phases divisée par v3. Ala fin de la ligne : yl = al + jBl (nombre complexe). Pour calculer les tensions et les courants d'une ligne de transmission longue, on peut uliliser les formes suivantes pour les fonctions hyperboliques : one + jBD) = coshal cosBl + jsinhal sinBl (6230) sinh(al + jBl) = sinhal cosBl + jcoshal sinpl On peut évaluer les fonctions hyperboliques en utilisant soit leur développement en série de Mac Laurin (5.23b), soit leurs formes exponentielles (5.23c). coshd =14+> 454+ E+" { 2 a @t (6238) etel + ental cosh(a + jB) = a ae igib ete" 4 sink(a@ + jB) = zi = zle"ep— eZ) (6.23) 1 = yerepte*c—B) 5.3. Régimes transifoies d'une ligne de transmission Les surtensions transitoires qui apparaissent dans un réseau sont soit d'origine exteme (par ex coup de foudre). soit d'origine inteme (opération d'enclenchement/ déclenchement des lignes}. Généralement les transitoires dans les systémes de transmission sont causés par des changements soudains des conditions de fonctionnement ou de la configuration des systémes. Les coups de foudre sont toujours un danger pour les équipements du réseau, ais les enclenchements/déclenchements peuvent aussi causer des dommages aux équipements. Pour les tensions jusqu’d 230 kV, les niveaux d'isolation des lignes et des &quipements sont dictés par fe besoin de protéger fe systéme par rapport aux &clairs / coups de foudre. Pour des réseaux avec des tensions supérieurs @ 230kV mais inferieurs 4 700 kV. tant les opérations d’enclenchement /déclenchements que les coups de foudre sont susceptibles d'endommager les isolations. Pour les tensions au-dessus de 700 kV. les surtensions d’enclenchement/déclenchement sont plus déterminantes dans le choix du niveau d’isolation. Les cables souterrains ne sont pas directement exposés aux surtensions des coups de foudre. Mais ils doivent 6tre protégés contre ceux venant des lignes aériennes. Les lignes de transmissions aériennes peuvent étre protégées contre les coups de foudre le plus souvent par le(s) fil(s) de garde connecté (s) dla tere via les pyl6nes. Un coup de foudre touchant un fil de garde ou une phase cause une injection de courant qui se divise en deux, une moitié du courant allant dans une direction de la ligne et l'autre moitié dans une autre direction. La valeur de créte du courant le long du conducteur « frappé » par la foudre varie en fonction de l'intensité du coup de foudre. Des valeurs de 10 kA et plus sont typiques. Dans le cas ov une ligne de transmission recoit un coup de foudre, les dommages des équipements en bout de ligne sont causés par les tensions entre Ia ligne et Ia terre résultant des injections de charges qui se propagent le long de la ligne sous forme de courant de ligne. Ces tensions sont généralement au-dessus de 1 MV. Des coups de foudre tombant sur un fil de garde peuvent aussi causer des surtensions sur les lignes de transmissions par induction électromagnétique. 5.4, Propagation des ondes L'étude des surtensions sur les lignes de transmission est res complexe, de sorte qu'on s‘intéresse au cas des lignes sans pertes(=9=0). Une ligne sans pertes est une bonne représentation des lignes 4 trés hautes fréquences oU al et @C sont tras grands par rapport 4 R et G. Pour les coups de foudre sur une ligne de transmission, I'étude des lignes sans pertes consfitue une simplification qui permet de comprendre certains phénoménes sans pouvoir utiliser des théories complexes. ax RaerEte Figure 5.4 : Une portion Ax d'une ligne de transmission X étant mesuré a partir du début de la ligne. La tension v et le courant i sont fonction tant de x que de t, de sorte qu'on utilise les dérivées partielles. La chute de tension sur Ax est donnée par : i(RAx) + (an (5.24) Et peut s'écrire = (8.25) Le signe (+) est nécessaire car v + 32x doit dire inférieur a v pour des voleus positives de # et é. De la méme maniére, la variation de courant sur 4x donne = ai Fea = (cvs ce) ax (8.26) En divisant les deux équations (de tension et de courant) par Ax et en considérant une ligne sans pertes (R = 0,G = 0), on obtient : 27 Ce qui peut s'écrire : (8.28) L'équation Zest appelée équation de propagation d'onde d'une ligne de transmission sans pertes. Une solution d'une telle équation est une fonction de (x — 8) telle que : v=f(x—at) (8.29) La forme de la fonction n'est pas définie mais elle doit tre une fonction univoque. La constante # doit avoir les dimensions de m/s si x est en métres et t en secondes. 91 On peut vérifier une telle solution en substituant expression de v dans "equation différentielle afin de déterminer 9. On change d'abord de variable, en posant : =(x-#t) ‘Changement de variable : u = (x — 8¢) et (x,t) = fw) Ce qui implique : av _ af(u)au a Ou at of) ou He _ Ah) ax? au? De la méme maniére, on obtient : av Ox? Ou? En substituant ces dérivées partielles dans I'équation : 1@v_ av TC ax?” ae? 1920 _ 52/9 Le ax? aut (6.30) (631) (632) (6.33) 34) Donc la tension v = f (x — 8t) est celle d'une onde de propagation dans la direction positive de x. v=fe—se) Figure 5.5 : Tension d'une onde de propagation dans la direction positive de x 92 Pour un observateur en un point quelconque de l'onde de propagation. et ayant aussi une vitesse 8, x — 8, = constant. dee moer ve 7m sl 635) Avec L en [H/m] et C en [F/m]. L'onde de tension se propage dans la direction positive de x avec la vitesse 9. On peut montrer aussi qu'une fonction de x + #t est aussi une solution de 4 jon 222 = 2 léquation 253 = FF La solution générale de 'équation : £2 = “2 est dela forme : v = fx — 8t) + fola-+ 88) qui indique qu'l y’a une présence simultanée d’onde dans la direction positive et négative de x. Les conditions initiales ainsi que celles en bout de ligne déterminent les valeurs particuliéres pour chaque composante. Sion note v* =f, —8t), "onde de courant (qui résulte du mouvement des charges) est donnée par : 6.36) = ghee 0 qui peut étre vérifié en utilisant v* et i* dans "Equation = la méme maniére si on note par v~ = a(x + #1), 'onde de tension qui se propage dans la direction négative de x. Fehalx+ 00). a ar L'onde du courant : Et: 6.37) Noter que si on décide que la direction positive de l'onde v™ est celle correspondant au sens inverse, 93 Le rapport * = z,: impédance caractéristique de la ligne, déjé rencontrer dons "étude du régime permanent de ligne de transmission longue : 2. = fE pour G=R=0. 5.5. Réflexion On considére ce qui se passe lorsqu’on applique une tension au début d’une ligne de transmission terminée par une impédance Z,. On considére Z: purement résistive, si Z, n'est pas purement résistive. on doit recourir & la transformée de Laplace ; les transformées de v, i et I'impédance étant fonction de la variable de Laplace s. Dés I'application d'une tension & une ligne (4 la fermeture de la ligne), une onde de tension v* accompagnée d'une onde correspondante de courant it se propagent fe long de Ia ligne. En bout de ligne le rapport entre la tension de bout de ligne v, et le courant en bout de ligne i, est toujours égale 4 Z; {l'impédance en bout de ligne}. + Arnivées au bout de Ia ligne, les ondes v* et it dont les valeurs sont vj et i, doivent donner lieu aux ondes, réfiéchies v et i > v; et i-de telle sorte que (5.38) SIZ = JEJE .ona: (6.39) La tension vzen bout de ligne a la méme forme que v7 (mais avec une amplitude moindre sauf si Z,=0 ou est infinie). On définit le coefficient de réflexion = en bout de ligne : em a ae (5.40) On note que z = Le coefficient de réflexion pour le courant a le signe opposé & celui de 'onde de tension. Sila ligne est terminée por!’ réflexion de tension et de courant sont nul ligne se comporte comme une ligne infiniment longue. Seule la mesure de l'onde réfiéchie au début de Ia ligne permet de dire sila st infiniment longue ou encore terminée par Z. "impédance caractéristique Z.. des coefficients de Is donc pas d'ondes réfléchies. Et lo ligne de transmission e: Si une ligne est terminée par un court-circuit p, = —1 et si elle est ouverte Z, = 0 etp, =1. lest @ noter que l'onde réfiéchie qui arrive au début de Ia ligne donne aussi lieu & une réflexion d'onde déterminée par un coefficient de réflexion de la source donné par : 2-2 Ps= 7 4E, G41) 1s étant 'impédance de la source, la valeur initiale de la tension imprimée ala ligne est égale 4 Ia valeur de la tension de Ia source multipliée par > 4S es Te = 30 ohms: Zs: négligeable — ~ 0 Faire le plot de v, (charge) jusqu'd ST siT est le temps pour que l'onde de tension parcourt Ia ligne. v= 120u(6t — x) Avec u(ét — x): échelon unité égale 0, sist -—x Ip] : déclenchement lil < lip] : blocage Les inégalités précédentes constituent la description logique d'un relais de surintensité avec le courant |p |= courant de démanage du relais. Graphiquement : Figure 6.7 : llustration du fonctionnement du relais d'amplitude 104 Tout courant de défaut dont le phaseur atteint la zone hachurée provoque le déclenchement du relais et tout courant (de défaut) dont le phaseur se trouve &lintérieur du cercle de rayon |p| bloque le retais. Souvent il est nécessaire d'introduire un autre poramétre pour plus de souplesse : le temps qu'il faut pour que le relais démarre aprés un courant supérieur & IIp|. ‘A la description logique du relais s‘ajoute la fonction du temps de déclenchement du relais : T= ©(IIr1- lip 1) si It 1>Ipt Généralement les caractéristiques d'un relais de courant dépendant du temps sont présentées en termes de IirI/Ilp/ TC) °. Wh, Figure 7.8 : Coractéristiques d'un relais d’ampltude 2. Relais directionnels Dans certaines applications, la zone de protection d'un relais ne comprend qu'une partie du réseau située dans une direction donnée par rapport au relais. Figure 7.9 : Fonctionnement du relais directionnel Pour le relais Ra, en cas de défaut & sa gauche, le courant va du noeud (2) vers le noeud (1), et est déphasé de presque -90° par rapport 4 la tension au noeud (2) {-90° G cause du coractére inductif de Ia ligne) et en cas de défaut 105 & sa droite, le courant va du noeud (1) vers le noeud (2) et, est en avance de +90° par rapport a Ia tension au noeud (2). Figure 7.10 :Itustration du fonctionnement du relais drectionne! La tension V2 étant prise comme référence (pour le relais Rai). Parfois il est possible d'utiliser les courants comme phaseurs de référence. Le relais peut étre rendu plus sélectif en réduisant la région de son fonctionnement par rapport au phaseur du courant de défaut. En général le relais directionnel est décrit par : @min > Oop > Omax: déclenchement Onin < Bop < @max: blocage 3. Relais de distance ou d'impédance Figure 6.11 : Fonctionnement du relais de distance ou d'impédance Parfois il est nécessaire que le relais fonctionne pour des défauts situés 4 une certaine distance par rapport au relais. La distance entre le relais et l'endroit du défaut étant mesurée par !impédance entre le relais et I'endroit du défaut. 106 Lazone de protection est donc une région telle que la ligne partant du systéme de protection (retais) et ayant une impédance inférieure: valeur [2 1. soit incluse dans ta zone. Ae hiedahesiseel La performance du relais est spécifiée par : IZI1 < 121 : déctenchement Iz] > 1ze1 : blocage Dans un plan complexe de Z. |Z: est un cercie. Figure 6.12 : Rustration du fonctionnement du rela de dstonce Limpédance mesurée Z étant égale au rapport entre la tension et le courant vus parle relais c'est d dire un nombre complexe avec une phase déterminée par le facteur de puissance. En fonctionnement nomal Z est plus grand qu'en cas de défaut. et Vimpédance 7 est en dehors du cercle Iz. En cas de défaut, Z est 'impédance de la ligne entre le relais et le défaut. Liangle de Z est @ ou 6+x selon que le défaut est 4 gauche ou a droite du relais. La caractéristique du relais d'impédance peut étre modifiée telle que : {z-zl< lz déctenchement Iz-z'l> IZ] blocage 107 Figure 6.13 : Caractéristique modifiée du relais de distance SiZ' =Z,la caractéristique passe par l'origine. Un relais ayant une telle caractéristique est directionnel. Figure 6.14 : Caractéristique d'un relais directionnel Selon que le défaut est situé & gauche ou a droite par rapport au relais, il déclenche ou ne déclenche pas (bloque). 4 Relais différentiel Lorsqu’une zone de protection d'un relais occupe un petit/faible espace physique autour du relais, il est possible d'employer le principe de continuité du courant pour metire au point une protection simple et efficace. Considérer par exemple la zone de protection d'une phase d'un altemateur : Figure 6.15 : Protection d'une phase d’alternateur 108 Avec 2 transfos de courant identiques, ayant le méme rapport de transformation. En fonctionnement normal ou en cas de défaut en dehors de la zone de protection h-h=0 Pour un défaut 4 I'intérieur de Ia zone de protection i—z =k avec Ir le courant de défaut vu au secondaire. ‘A cause des erreurs possibles des transformateurs de courant, on choisit un faible courant IIp| tel que pour les conditions normates de fonctionnement ou de défaut a !'extérieur de Ia zone de protection |h-I2! < lip! et en cas de défaut a l'intérieur de la zone de protection |h—-I2l > Hol . Le principe de fonctionnement est alors défini par : Ih-t1 > [tp] déclenchement In-bl kIh+bl/2 déclenchement In-b] 4 | Trescourle [Tas élevée | Fort. (coup de foudre) 1000 kv/s Les surtensions peuvent conduire 4 : v Des intenuptions courtes (réenclenchements automatiques sur les réseaux MT pour lignes aériennes). ¥ Des interuptions longues {intervention par changement d’isolants détruits, ou remplacement de matériel). Des matériels de protection permettent de limiter ces risques. Leurs mises en ceuvre nécessite [‘élaboration réfléchie de niveaux cohérents d'isolement et de protection. La compréhension préalable de différents types de surtensions est indispensable. 7.1, Surtensions & fréquence industrielle Ce sont des surtensions ayant des fréquences inferieurs a 500 Hz. Rappel : les fréquences industrielles les plus fréequentes sont : 50, 60 et 400 Hz. 114 7.1.1. Surtension provoquée par un défaut d'isolement. Surtension due & un défaut d"isolement sur un réseau triphasé, lorsque le neutre est isolé ou indépendant. Lors d'un défaut d'isolement entre phase et la masse ou Ia terre (blessure d'un c&ble souterrain, mise & Ia terre d'un conducteur aérien par des branchages, défaut dans un équipement), la phase concemée est mise au potentiel de la terre et les 2 autres sont alors soumises, par rapport & Ia terre, a ta tension composée U = V3V. De facon plus précise, lors d'un défaut d’isolement sur une phase A, un facteur Sq de défaut 4 Ia terre est défini par le rapport de Ia tension des phases B et C par rapport & Ia terre, & la tension simple du réseau, avec : Sq = 2A avec Xo =z. Sile neutre est parfaitement isolé Sz = V3. Sila mise @ la tere du neutre est parfaite, X. = Xa et Sa = 1. Dans le cas général Xp < 3Xq et Sq < 1.25. 7.1.2. Surtension sur une longue ligne a vide (effet ferranti). Une surtension peut se produire lorsqu'une ligne longue est alimentée & l'une de ses extrémités et non chargée 4 l'autre. Elle est due & un phénoméne de résonance qui se manifeste par une onde de tension a croissance linéaire le long de la ligne. En effet, avec « Let C désignant respectivement |"inductance et la capacité totale de la ligne : ° U; et U, étant les tensions alextrémité ouverte et al'entrée de la ligne, le facteur de surtension est égal a: Ue 1,7 we Te (7) Ce facteur de surtension est de l’ordre de 1,05 pour une ligne de 300 km et de 1.06 pour une ligne de 500 km, tant pour une ligne HT et THT. Ce phénoméne se produit en particulier lorsqu'une ligne longue est brusquement déchargée. 115 7.1.3. Surtension par Ferro résonance Surtension résultante d'une résonnance particuliére qui se produit lorsqu'un circuit comporte tout la fois un condensateur (volontaire ou parasite) et un self avec circuit magnétique saturable (un transformateur par exemple). Cette résonance peut apparaitre surtout lorsqu'une manceuvre (ouverture/ fermeture) est réalis6e sur le réseau avec un appareil dont les péles sont séparés ou & fonctionnement non simultane. B Figure 7.1: Le principe de la ferorésonance 7.2. Surtensions de manoeuvre La modification brusque de la structure d'un réseau électrique provoque l'apparition des phénoménes transitoires. Ceux-ci se tradvisent souvent par Ia naissance d'une onde de surtension ou d'un frain d'ondes haute fréquence de type apériodique ou oscillatoire a amortissement rapide. 116 7.2.1. Surtension de commutation en charge nominale Une charge nominale est essentiellement résistive et son facteur de puissance est supérieur & 0,7. La coupure ou I'établissement des courants de charge ne posent pas de probleme majeur. Le coefficient de surtension varie de 1.241 7.2.2. Surtensions provoquées par I’établissement et interruption des petits courants inductifs Ce type de surtension a trois phénoménes générateurs : l'arrachement du courant, le reamorcage et le pré amor¢age. premiére boucle doscilation paralie ua ‘dewxidme boule "> ‘oscillation Figure 7.2: Crcuit Equivalent pour létude des surtensions provoquées por interruption de courants inductifs ou: Cpl: Ia capacité du disjoncteur et Lp 1: Inductance du disjoncteur. 1. Varachement du courant : ‘Au moment de I'extinction de I'arc, l'inductance de la charge L, aura une énergie égale 4 31,1. Le circuit L2C; se relrouve en tegime d’ oscillations libres peu amortis et la tension de crete aux bomes de C, est approchee par hypothése de conservation d’énergie : phe = (7.2) Cv? 117 ure 7.3: Superpostion dun courant oscilon! & fréquence élevée au courant @ fréquence industrielle. n'est constituee que des capacites parasites par rapport aux masses. 1a levenir dangereuse pour les isolants dans les matériels Fig SiC valeur de V peut d {disjoncteur ou charge). Le circuit du générateur a un comportement équival généralement tres inferieure et les tensions apparaissan' donc faibles. 2. Le réamorcage Il survient lorsque l'arrachement du aux bores du disjoncteur une surtension supporter. Un arc se produit alors. En effet aprés la coupure du courant et le réamorcage. lent, mais sa self L, est it aux bores de C, sont courant par le disjoncteur fait apparaitre différentielle que celui-ci n'a pu surviennent trois phénoménes respectits : Dans la boucle D — Lp: — Gra: 1 (7.3) fea = 2nfbps — Cr De l'ordre de quelques Mhz Dans la boucle D — C, — Lo — & 1 1G +O, fra= Fe Lp. Cy-Ca aA) De I’ordre de 100 & 500 kHz Dans la boucle du circuit entier nth (C2 + Cx) as 7.5) In= i [ic c) De l'ordre de 5 4 20 kHz. lly adonc des réamorcages multiples (hachage), jusqu'a ce que "écartement des conducteurs les rende impossibles. Ils sont caractérisés par des trains d'ondes haute fréquence d’amplitude croissante. Ces trains des surtensions en amont et en aval du disjoncteur peuvent étre dangereux pour les matériels comportant des bobinages. ll convient de ne pas confondre avec fe réallumage qui correspond 4 la réapparition d'une onde de courant 4 fréquence industrielle suite 4 un échec de la coupure sur le zéro de l'onde de courant. 3. Le préamorcage Lors de la fermeture d'un appareil (interrupteur, conducteur ou disjoncteur), il (reamor¢age) antive sila tenue du diélectrique devient inferieure 4 la tension appliquée. Pour les appareils & fermeture rapide, par rapport au 50 Hz, le comportement est fonction de l'angle de phase lors de la manoeuvre. Un are s'étabiit alors enire les contacts et le circuit voit une impulsion de tension correspond 4 !’annulation brutale de la tension aux bomes de Vappareil. Cette impulsion peut entrainer I’ oscillation des circuits Paralléles existant ainsi Que des réfiexions sur des ruptures d'impédances et donc |'apparition des Courants de fréquence élevée par rapport au 50 Hz au travers de Yorc. Sila manceuvre de l'appareil est lente, on peut obtenir des Passages par zéro du courant de [arc par superposition du courant haute fréquence et du courant 50 Hz naissant. extinction éventuelle de I'arc, Vappareillage, va alors entrainer en fonction des caractéristiques de un comportement analogue lors des La tenue diélectrique entre contacts diminuant au fur et @ mesure de la fermeture, les surtensions successives décroissent jusqu'a la fermeture 119 compléte. Le phénoméne de préamorcage est tres complexe: les surtensions qui en résultent dépendent entre autre ; > Des caractéristiques du disioncteur (propriétés diélectiques, aptitude & couper un courant haute fréquence. De l'impédance caractéristique des cables Des fréquences propres du circuit de charge > = La prédétermination des surtensions ne peut en général pas se faire car elle fait intervenir des éléments non chiffrables et variables d'un site a un autre ef nécessite un modéle mathématique trés poussé de la chambre de coupure. Les surtensions de préamorcage offectent en HT et MT les transfos 4 vide lors de leur mise sous tension, et les moteurs au démarage. 7.2.3. Surtension provoquée par les manceuvres sur des circuits capacitifs. Par circuits capacitifs, il faut entendre les circuits constitués des batteries de condensateurs et les lignes & vide. 1, Mise sous tension des batteries de condensateurs & a Figure 7.4 : Schéma de principe dun circu de manceuvre de condensateurs Lors de la mise sous tension de batterie de condensateurs sous charge initiale et dans le cas d'un appareil 4 manceuvre lente, un amorcage se produit entre. les contacts au voisinage de la créte de l'onde de 50 Hz. ll apparait alors une oscillation amortie du systéme LC. La fréquence de cette oscillation est généralement nettement supérieure dla fréquence du réseau et l'oscillation de tension est sensiblement centrée autour de la valeur créte de l'onde 50 Hz. Avec un appoareil 4 manceuvre plus rapide, l'amorgage ne se produit pas systématiquement au voisinage de la créte, la surtension éventuelle est plus faible. Si une batterie de condensateurs est remise en service tés peu aprés sa séparation du réseau, elle posséde une tension de charge comprise entre 0 et la tension de créte de l'onde 50 Hz. 120 Vamorcage entre contacts se produit au voisinage d'une créte de polarité ‘opposée (claquage sous une contrainte de deux fois la tension de créte). Uoscillation précédemment décrite se produit avec une impulsion initicle doublée. La valeur de la tension maximale observée peut alors approcher trois fois la tension de créte de I'onde 50 Hz. Pour des raisons de sécurité, les batteries de condensateurs sont toujours équipées de résistances de décharge permettant d’éliminer les tensions résiduelles avec des constantes de temps de l'ordre de la minute. En conséquence, un facteur de surtension de 3 correspond & des cas biens particuliers. 2. Mise sous tension de lignes ou cables a vide La fermeture lente d'un appareil sur un tel type de charge entraine ici aussi un amor¢age au voisinage de Ia créte 50 Hz. L'échelon de tension appliquée 4 une extrémité de la ligne ou un cable se Propage et se réfiéchit a l'autre extrémité ouverte. La superposition de I'échelon incident et de I'échelon réfiéchi donne une tension égale 4 2 fois I'@chelon appliqué, aux amortissements prés, et en faisant lhypothése que le 50 Hz est assimilable & du continu au regard de ces phénoménes. C'est surtout dans les lignes THT que ce phénoméne de réflexion est @ prendre en compte, vu le faible écart relatif entre tension de service et tension d'isolement. 3. Coupure des circuits capacitifs La coupure des circuits capacités pose généralement peu de difficultés. En effet, les capacités restant chargées 4 la valeur de créte de l'onde de 50 Hz aprés extinction de l’arc au passage au zéro de courant, la réapparition de tension aux bores de l’appareillage se fait selon une onde 6 50 Hz. Une demi-période aprés la coupure, l'appareil est soumis G une tension différentielle gale 4 deux fois la tension de créte. S'il n'est pas G méme de supporter cette contrainte (ouverture encore insuffisante) un réallumage peut se produire. Celui-ci est suivi, sous réserve que le circuit le permette (circuit mono ou d neuite relié), d'une inversion de tension 121

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