0 évaluation 0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 33 vues 9 pages Cours, DIP, 18-03-25
Le cours de droit international public en Licence 2 aborde le thème des sujets du droit international, en se concentrant sur la personnalité juridique des États et des organisations internationales. Il définit les États comme des entités possédant un territoire, une population et un gouvernement, tout en soulignant l'importance de la souveraineté et de la reconnaissance internationale. Le document explore également les éléments constitutifs de l'État et les différentes dimensions de son territoire, y compris les droits souverains sur les eaux et l'espace aérien.
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Cours de DIP, Licence 2
Semestre 2, 2024-2025
Introduction générale
Le cours de droit international public du deuxigme semestre en Licence 2 se focalise sur le
théme des sujets du droit international. Un « sujet de droit international » désigne une entité qui
posséde des droits et des obligations sur la scéne internationale, ainsi que la capacité de faire
valoir ces droits par le biais de réclamations internationales. Cette définition met en avant la
site
possibilité de jouir de droits tout en étant soumis & des obligations, ce qui implique la
d'une personnalité juridique. La personnalité juridique est essentielle pour faire valoir ses droits
dans un cadre juridique qui détermine la qualité de sujet d'un droit spécifique. La personnalité
juridique internationale comprend trois capacités fondamentales : dabord, la capacité d'établir
des relations diplomatiques avec d'autres sujets de droit international, tels que d'autres Etats et
des organisations intemationales ; ensuite, la capacité de conclure des traités intemationaux ;
enfin, la capacité de soumettre une réclamation internationale. A ce jour, le droit international
reconnait deux catégories de sujets : les Etats et les organisations internationales. La question
de la reconnaissance de la personnalité juridique internationale des individus reste un sujet de
débat au sein de la doctrine, Le droit positif n'a pas encore accordé a l'individu le statut de sujet
de droit international. Par conséquent, il est important de ne pas confondre, d'une part, les
titulaires et, d'autre part, les bénéficiaires des régles du droit international. Les bénéficiaires
sont ceux qui sont affectés par les régles de droit, entrainant des avantages ou des inconvénients
pour eux. II est essentiel de commencer par une analyse détaillée de I'Etat en tant que sujet de
droit international (titre 1), puis de se pencher sur les organisations internationales (titre 2).
TITRE 1 : L’ETAT : SUJET CLASSIQUE DE DROIT INTERNATIONAL
Les Etats ont longtemps été considérés comme les seuls sujets du droit international. Ce n'est
quien 1949 que la CIJ a établi et reconnu les éléments constitutifs de la personnalité juridique
de !ONU. Dans son premier avis rendu le 29 novembre 1991, la Commission d’ arbitrage pour
la paix en ex-Yougoslavie a également rappelé la définition classique de I'Etat en droit
international. Elle a dit que I'Btat est : « Une collectivité qui se compose d'un territoire et d’une
population sous un pouvoir politique organisé », et qui est « caractérisée par la souveraineté
lence internationale d'un Etat, cell
». En plus de ces critéres objectifs pour | i dépend
également de la reconnaissance par d'autres Etats, critére subjectif.Le concept d'Btat est un élément commun a toutes les branches du droit, Cette remarque met en
lumiére T'unité conceptuelle qui sous-tend sa définition en tant que “‘collectivité humaine,
Gtablie de fagon permanente sur un tertitoire donné, avec un gouvernement et jouissant de la
souveraineté””. Dans le contexte du droit international, il est essentiel de souligner que la simple
énumération des trois éléments constitutifs de I'Etat : territoire, population et gouvernement, ne
sufit pas le caractériser en raison de l'anarchie présente dans la société internationale. Il est
done nécessaire d'étudier tat comme sujet de droit international en se basant d'abord sur
Vanalyse de ses éléments constitutifs (chapitre 1), puis sur 'examen du titre juridique de sa
personnalité internationale (chapitre 2).
Chapitre 1 : L'analyse des éléments constitutifs de l’Etats
Comme nous l'avons souligné, en droit international, la définition d'un Etat repose généralement
sur trois éléments essentiels : le territoire, la population et le gouvernement. A cela s'ajoute le
critére de l'indépendance et de la souveraineté, En effet, l'article premier de la Convention sur
les droits et devoirs des
its, adoptée le 26 décembre 1933, précise qu'un [tat est "une personne
de droit international qui doit remplir les conditions suivantes : une population permanente (1),
un territoire délimité (II), un gouvernement (III) et la souveraineté (IV)"
Paragraphe I : le territoire!
La compétence d'un Ftat englobe tous les pouvi
rs qu'il exerce sur les objets et les individus
situés sur son territoire, qu'il soit terrestre, maritime ou aérien, ainsi que sur les activités qui y
ont lieu. La dimension territoriale indique que I'E
ta le pouvoir souverain dexploiter les
richesses naturelles situées sur son territoire, y compris dans le sol, le sous-sol et les eaux de sa
mer tervitoriale. Ce pouvoir exploitation est garanti par le principe de la souveraineté
permanente des ressources naturelles, et il est inalignable. Concernant la dimension personnelle,
l'Etat exerce une autorité souveraine sur toutes les personnes et leurs biens présents sur son
territoire. Pour dire simple, le territoire est le support matériel de I’Etat. Tl agit de P’étendue
géographique qui circonscrit le champ d’application des compétences souveraines de I’Etat. Il
convient done d’analyser les différents types de territoire de I’ Etat auquel il exerce son pouvoir.
A) Le territoire terrestre
* Kada Nicolas, « Introduction. Les territoires de \'Etat », Droit et gestion des collectvités terrtoriales, Tome 37,
2017, pp.61-66.Le territoire terrestre comprend le sol, Je sous-sol et les eaux a l'intérieur des frontigres d'un
Etat. Sa taille n'est pas significative. A titre d'exemple, le Liechtenstein a une superficie de 160
km? tandis que la Russie s'étend sur 17,13 millions km?, De plus, un Etat peut avoir un territoire
terrestre divisé en plusieurs zones sans continuité. Par exemple, les Département d'Outre-Mer
(DOM) et les Tertitoires d'Outre-Mer (TOM), qui se trouvent a plus de 6000 km de la France
métropolitaine, font partie du territoire frangais. Il est également A noter qu'un tervitoire terrestre
peut étre entiérement entouré par un autre Etat, comme c'est le cas du Vatican, qui est situé en
Italie.
I- Les zones sur lesquelles I'Etat dispose de la souveraineté.
Il convient de préciser que le tertitoire de I'Titat est subdivisé en trois parties : le territoire
terrestre : qui comprend le sol mais aussi le sous-sol et les eaux comprises & lintérieur des
frontiéres ; le territoire maritime comprenant les eaux intérieures et la mer territoriale® ; du
tertitoire agrien : espace atmosphérique suradjacent aussi bien au territoire terrestre qu’au
tertitoire maritime.
2- Les zones sur lesquelles I'Etat a de droits souverains ou dune juridiction fonctionnelle
Sur le plateau continental’, I’ Etat a des droits souverains, sur la zone contigué’, I’Etat dispose
dune juridiction fonctionnelle. Concernant la zone économique exclusive (Z.E.E.)°, il a des
droits souverains ou une juridiction fonetionnelle selon les domaines.
3- Les zones non susceptibles de faire Vobjet d'une appropriation étatique mais sur
lesquelles les Etats jouissent d'une relative liberté d'utilisation :
Il s’agit de la haute mer® et de l’espace extra-atmosphérique’. L’on a aussi le régime
international de I’Antarctique® ou de I’Aretique?. Il est important de retenir que les fleuves
intemationaux et les détroits sont dans un régime spécial, notamment le passage dans les
détroits ou le droit de passage en transit, Le droit de passage dans ces eaux ne peut jamais étre
2 Convention des Nation Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982, dit Convention de Montego Bay,
article 2 §1
Convention de Montego Bay de 1982, article 76 et ss
Convention de Montego Bay de 1982, arts. 33 et ss.
* Convention de Montego Bay de 1982, arts. 55 et ss
© Convention de Montego Bay de 1982, art. 89.
> Traité sur les principes régissant les activités des Etats en matiére d’exploration et d'utilisation de espace extra
atmosphérique y compris la lune et les autres corps célestes de 19¢e2, art. 2
* Protocole de Madrid sur le régime international de ’Antarctique.
* Le régime international de 'Arctique : une appropriation des USA, du Canada, de la Norvége et du Danemark.
3suspendu, Par exemple, les sous-marins peuvent naviguer & l'état de submersion, l'Etat riverain
aun droit réglementaire trés limité et les navires ne doivent respecter que le droit international
Gtablis en matiére de navigation et de pollution,
Un Etat ne disparait que lorsqu'il perd totalement son territoire, mais des pertes particles
rester un Etat
peuvent lui permettre de perdurer. Par exemple, en 1870, le Paraguay a réu
malgré la perte de deux tiers de son territoire au profit de 'Argentine. En outre, tout territoire
est nécessairement délimité par des frontiéres, qu‘elles soient naturelles, telles que des fleuves
ou des chaines de montagnes, ou artificielles.
Désintérét pour l'étendue du territoire
Les
-o-Etats se conforment rigoureusement aux régles internationales et sont issus de jeux
de succession. Aujourd'hui, leur formation découle des processus de décolonisation récents
Ces Etats n'avaient pas accés a la Société des Nations, mais ' Organisation des Nations Unies a
adopté une approche inverse, en mettant l'accent sur 'universalité. L'ONU a ainsi accueilli ces
Etats, quelle que soit leur taille, 1 admirable en termes d'inclusivité. Toutefois, cela
e qui
engendre des conséquences, notamment un déséquilibre entre leur contribution au budget de
Yorganisation et leur poids en voix, comme le montrent Jes cas de Tuvalu (26 km?), de la
Barbade (430 km*) et des Maldives (300 km*). Bien que !ONU ait facilité leur eréation, il serait
paradoxal qu'elle impose des restrictions & leur indépendance et & leur participation. Cependant,
leur véritable autonomie peut parfois étre contestée, surtout si leur territoire est restreint,
insulaire (comme I'Indonésie) ou divisé.
Principe de Vintangibilité du territoire
Liintégrité territoriale
un principe clé des relations internationales. Les seules modifications
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tervitoriales envisageables doivent se faire par des moyens politique: dire par des voies
diplomatiques pacifiques. L'article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies proserit
usage et la menace de la force contre l'intégrité territoriale des Etats membres de l'organisation
mondiale, Cette disposition est également présente dans de nombreux autres accords
intemationaux. Cela ne signifie pas qu'une délimitation territoriale définitive soit nécessaire,
mais qu'un changement doit étre accepté par les parties impliquées.
La nature juridique du territoire et détermination des frontiéres
Le territoire repré:
inte un titre juridique, signifiant qu'il dépasse la simple délimitation du
Iitat. Cette vision
pouvoir étatique et constitue un élément fondamental de la compétence de Ine rejette pas l'ancienne théorie qui considére le territoire comme une limite. En effet, le
territoire donne a I'Etat le droit d'agir, ce qui nécessite de définir une frontiére qui délimite son
propre espace. Ce processus de détermination comprend plusieurs étapes :
- La délimitation : une opération intellectuelle ot 'on décide du tracé des frontiéres et des points
quelles vont traverser,
- La démareation : la matérialisation sur le terrain des través établis précédemment,
- L’abornement : la mise en place physique de la frontiére sur le sol
Ces étapes sont réalisées par I'Etat ou les Etats concernés. Cette opération est opposable tous
les autres Etats et crée une situation objective. Les Etats tiers ne peuvent pas contester ces
opérations et les actes nécessaires & la délimitation, ce qui en fait une compétence exclusive.
Cela implique également que, lors d'une succession d'E:tats, les frontiéres existantes
siimposeront & Etat suecesseur. La delimitation peut étre unilatérale (V'Etat la fixe seul),
conventionnelle (par le biais de traités ou d'accords) ou juridictionnelle.
+ Unilatérale : elle n'est envisageable que lorsqu’elle sépare un espace territorial d'un espac
international.
+ Conventionnelie : elle intervient lorsqu’elle délimite les territoires de plusieurs Etats.
+ Juridictionnelle : elle est utilisée en cas de désaccord entre Etats, reflétant leur volonté
d'atteindre un réglement pacifique
tant donné la sensibilité de la question, les juges s‘efforcent d'adoueir la rigueur du droit et,
dans un souci d’équilibre, cherchent a satisfaire toutes les parties impliquées dans le différend,
Les zones frontaliéres
La détermination des frontiéres est un acte juridique qui ne correspond pas toujours aux limites
sociologiques des interactions économiques, sociales et culturelles. Un découpage territorial ne
peut pas effacer I'existence d’entités économiques, sociales et culturelles. Pour surmonter ces
complications, des régles spécifiques, dérogeant au droit commun, sont mises en place,
permettant une coopération plus intense que celle généralement observée entre les Etat
notamment dans la gestion d des
s cours d'eau, des services publics, des forces de poli
sapeurs-pompiers et la libre circulation des travailleurs.B) Le territoire maritime
1 faut distinguer 2 choses : le territoire sur lequel I’Etat est souverain et le tertitoire sur lequel
Vibtat a des droits souverains. La haute mer : tout le monde peut les utiliser exploitation,
disposer des cadres sous-marins, etc.
() Le territoire maritime sous la pleine souveraineté de I Etat.
En 1958, adoption d’une série de conventions de Genéve. En 1982, Convention de Montego
Bay fusion et modernisation : Charte des Océans.
= Les eaux intérieures
Totalement assimilée au territoire terrestre, 100 % des eaux intérieures sont sous la souveraineté
de Brat cdtier. Les Lacs, les rivigres, les fleuves jusqu’a la ligne de base, port havres estuaires,
baies. La ligne de base est fondamentale, car elle distingue le reste.
= Lamer territoriale 12 mille marins
Les Etats sont souverains sur les eaux immédiates aprés les eaux intérieures pour des raisons
de sécurité. L’Etat cétier est pleinement souverain sur les eaux intérieures et sur la mer
tertitoriale. Il est le seul & pouvoir exploiter les ressources dans la mer et faire la recherche
scientifique et comme il est souverain, normalement c’est a I’exelusion des autres états (art.2
Convention des Nations Unies sur le droit de la mer). La seule exception : Droit de passage
inoffensif qui est garanti en DI aux autres Etats, c’est a dire que le passage ne doit pas porter
atteinte 4 la paix, & ordre public, a la séourité de I'Etat riverain droit de passage archipélagique
dans un couloir désigné par I’ Etat.
Le régime juridique de la mer territoriale :
Dans la mer territoriale, Etat a énormément de pouvoirs, de réglementer la péche, la
navigation, lutter contre la pollution, exercer des compétences fiscales/sanitaires. A égard des
navires privés, s'il y a violation, par exemple, des régles fiscales, il peut méme saisir le navire,
le ramener au port pour juger le responsable. L’Etat pourrait aussi saisir les articles prohibés
(ex. : contrebande de cigarettes), L’Etat a presque autant de pouvoirs que dans ses eaux
intérieures et la terre ferme. Le droit de poursuite peut s’exercer au-dela de la mer territoriale
(22 miles), si elle n’est pas interrompue, mais va cesser quand le navire poursuivi entre dans la
mer territoriale d’un autre Etat, si le navire privé étranger ou public commercial étranger (le
navire pas une personne physique ex. matelot) a violé les lois de I'Etat riverain applicable dans
le
et la mer territoriale (sanitaire, fiscal douaniére), importe de la drogue, ete.Affaire Lotus France Turquie. A Vendroit des naires de guerre sont, dans les eaux
intérieures, entiérement soumis seulement aux lois de I’Etat du pavillon (dans I’
enregistré, Etat national) et non pas soumis a la loi de I’état riverain. Done,
peut pas aller faire des perquisitions a bord ou arréter un individu sur le navire
(ii) Le territoire maritime sur lesquels l'Etat a des droits souverains
- Lazone contigué
L'article 33 de la Convention des Nations-Unies apporte des précisions sur cette notion, En
effet, il concerne l’exactitude de la distance de 12 mille marins a partir de la mer tervitoriale.
Espace en haute mer qui n’appartient a personne. Toutefois, L’Etat cétier peut exercer le
contrdle nécessaire et done faire appliquer les lois en matiére de douanes (trafic, contrebande,
immigration clandestine), fiscaux, sanitaires et dimmigration. C'est la possibilité d’arréter la
contrebande sur la limite de la mer territoriale.
- La zone économique exclusive
L'Etat cétier dispose de Droits souverains d’exploitation pour ce qui est des ressources
naturelles situées sur le fond des mers dans les eaux adjacentes, essentiellement la péche et les
ressources minérales & partir de la ligne de base jusqu’é 200 mille marins.
= Le plateau continental
Le plateau continental ¢’est le prolongement sous-terrain des continents et se rend jusqu’au
grands fonds marins. On y retrouve des ressources qui ont une valeur économique importante.
Le régime juridique applicable : I'Etat cétier a des droits souverains d’exploration et
exploitation des ressources économiques qui sont situées dans le sous-sol (a l’exclusion de
tout autre Etat souverain). La question de sa délimitation a
réglée par la Convention de 1982,
notamment en son article 76. En effet, I'Etat cétier peut aller jusqu’d 200 milles marins (400
km) de la ligne de base. Si le plateau continental est plus long (pas encore rendu au grand fond
marin) on a donné dans la Convention de 1982 un droit additionnel jusqu’a 350 milles marin
(le plateau est « généreux »).Image d'illustration de la délimitation des zones maritimes
Délimitation des zones
50 150 200250300350 miles,
370
Zone économique exclusive
{ (plateau continental juridique)
internationale
Haute Mer
Eaux intérieures
Ligne de base
TERREC) Le territoire aérien :
Le territoire aérien « C'est espace atmosphérique sur adjacent aussi bien au territoire terrestre
qu’au territoire maritime tels que définis ci-dessus. ». La convention de Chicago et 'OACI
pose les bases de la coopération entre Etats pour favoriser le développement du transport aérien
international. La convention de Chicago en son article premier dispose que le principe
fondamental demeure celui de la souveraineté compléte et exclusive des Etats sur espace
aérien au-dessus de leur territoire. Le territoire correspond aux régions terrestres et aux eaux
tertitoriales. L’article 1-2 de ladite Convention stipule que « La souveraineté s‘étend au-dessus
du territoire terrestre de |’Etat, mais aussi au-dessus de la mer territoriale ». Liberté totale de
la navigation aérienne (équivalent de la haute mer). La convention prévoit la notion de droit
de survol avec la permission de I'Etat concerné. ».
Au regard de cette convention, il est observé des conséquences économiques de la souveraineté
aérienne des Etats : 1a navigation l’espace aérien. Plusieurs conséquences économiques sont
envisageables
Un avion étranger n’a pas le droit de survoler le territoire d'un autre état OU n’a pas le droit
@atterrir sur le territoire d'un autre état, sans avoir obtenu son autorisation au préalable. Dans
espace aérien des états, en droit coutumier, il n'y a pas de droit de passage inoffensif.
Un régime a été développé par l’Organisation de l'aviation-civile internationale (OACI) pour
assouplir les rigueurs de cette souveraineté des Etats sur leur espace aérien ; Ces trois
conventions ont prévu que les avions enregistrées dans les Etats membres de 1 OACI vont
rr survoler le territoire et méme faire des escales non-commerciales sur le territoire des
pouve
Etats qui sont également membres de la convention sans demander l'autorisation préalable,
Les Etats peuvent imposer leur réglementations, conditions ou restrictions qu’ils jugent
souhaitables aux escales commerciales des vols non réguliers (charters) sur leur territoire.
Les droits de trafic entre pays sont réglementés par des accords bilatéraux (ex nombre de
rotation etc...
Les Etats peuvent refuser aux aéronefs, ne battant pas leur pavillon, la 5® liberté, notamment le
trafic de cabotage (art. 7) qui peut étre défini comme étant : le transport de passagers, de
courrier ou de marchandises entre deux points situés V'intérieur dun méme état, effectué
contre rémunération ou en vertu d’un contrat de location par un autre état ou une entreprise de
transport aérien d’un autre état.
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