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Doc10 - Chap1 Etude

Le chapitre 1 de 'La boite à merveilles' d'Ahmed Sefrioui explore la solitude de l'enfant narrateur à travers des souvenirs de son enfance à Dar Chouafa, un lieu symbolique marqué par des rituels de voyance et des tensions entre voisins. Les expériences désagréables, comme celles du bain maure, accentuent son sentiment d'isolement et de dédain envers le monde adulte. La dispute entre Lalla Zoubida et Rahma illustre la brutalité des relations humaines et l'impact émotionnel sur le jeune narrateur.

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Le chapitre 1 de 'La boite à merveilles' d'Ahmed Sefrioui explore la solitude de l'enfant narrateur à travers des souvenirs de son enfance à Dar Chouafa, un lieu symbolique marqué par des rituels de voyance et des tensions entre voisins. Les expériences désagréables, comme celles du bain maure, accentuent son sentiment d'isolement et de dédain envers le monde adulte. La dispute entre Lalla Zoubida et Rahma illustre la brutalité des relations humaines et l'impact émotionnel sur le jeune narrateur.

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Groupe scolaire Lamzibri

1ère du bac Langue française Enseignant : Ahmed El Harrar


La boite à merveilles Ahmed SEFRIOUI
CHAPITRE I
Les idées du chapitre 1
1. Rétrospection et solitude
2. Le rituel compliqué et inexplicable de la voyante et Les habitants de Dar Chouafa.
3. L’autoportrait et la distinction des autres ; le contraste entre deux univers.
4. La séance du bain maure : Solitude, malaise et appréhension.
5. Le symbolisme et le rôle de la boite à merveilles dans la vie de l’enfant
6. La critique de La théâtralisation des événements et l’excès de gaité de sa mère
7. La dispute : Zoubida et Rahma : la violence verbale.

I. AXES DE LECTURE
Extrait 1 Rétrospection et solitude
Le « je » narrant (voix de l’auteur adulte) commence par un discours (système ancré) pour dévoiler son sentiment de solitude qui
date depuis son enfance, cependant ce « Je narrant » ne tardera pas à céder la place à « Il » (petit garçon de six ans) marquant ainsi le
début de la dissociation entre l’auteur et le narrateur :
Ainsi en faisant ce retour en arrière il évoque l’enfant qu’il était : Un enfant seul, il attend un moineau pour tisser avec lui une amitié.
Malheureusement le moineau ne vient jamais, ce qui attise sa solitude : Le soir, il rentre le cœur gros et les yeux rougis,

Extrait 2 Le rituel compliqué et inexplicable de la voyante « Nous habitions Dar Chouafa … »


C’est à partir de ce passage que la narration sera assurée par un narrateur différent de l’écrivain, Cette prise de distance sera complète.
Ainsi Le narrateur personnage commence son récit (système coupé) par la description du rituel compliqué et démoniaque de la voyante
appelée Tante Kanza, la principale locataire de la maison Dar Chouafa. Elle a une grande connaissance des rites et des pratiques censés
apaiser les esprits et protéger contre le mauvais sort. Elle organise régulièrement des séances qui relèvent du domaine de la sorcellerie
au cours desquelles elle conduit les cérémonies et invite certaines confréries afin de satisfaire ses clientes qui cherchaient à dévoiler
l’avenir, guérir leurs maux, avoir des filtres d’amour et se débarrasser des démons qui les possédaient.
Le registre fantastique est dominant dans ce passage à travers la description du monde surnaturel et l’abondance du champ lexical du
fantastique, la voyance et de la sorcellerie : -Les démons- les diables les jnouns- les puissances invisibles, Chouafa la voyante- la
sorcière- les gnaouas- la fumée- les démons noirs- les jnouns- les talismans- les mots magiques- dévoiler l'avenir...

Dar Chouffa
Dar Chouffa est construite selon une architecture très particulière qui la transforme en espace fermé et hautement symbolique. Cette
maison habitée par plusieurs familles se compose d'un rez-de-chaussée réservé à la voyante, d'un premier étage occupé par Rahma, son
mari et sa fille Zineb, et d'un deuxième étage habité par la famille de Fatma Bziouya et la famille de Maâlem Abdeslam. Il s'agit d'un lieu
collectif qui génère inévitablement des confrontations occasionnelles entre voisins. Par ailleurs, cette habitation surpeuplée s'ouvre sur
un patio commun. Tout le monde peut voir tout le monde et les paroles traversent facilement les murs. La construction s'organise donc
à la manière d'une halqa, une disposition qui permet au jeune héros de recueillir, à partir de chez lui, toutes les informations nécessaires
à l'élaboration de son récit.

Extrait 3 L’expérience désagréable du bain maure l’enfer


Les séances du bain maure malgré leur rareté permettent à l’enfant L’entrée dans le monde féminin et de découvrir un univers inconnu,
mais également de décrire un lieu traditionnel caractéristique de la culture marocaine, un lieu de commérage par excellence, un lieu
dont il garde un souvenir des plus amers : « ... La première fois que j’avais entendu ce bruit, j’avais éclaté en sanglots parce que j’avais
reconnu les voix de l’Enfer telles que mon père les évoqua un jour.
Le bruit, l’atmosphère de vapeur, la chaleur, le va et vient inexplicable des femmes, la nudité ainsi que la différence par rapport aux
autres enfants rencontrés dans le bain exacerbe la solitude du narrateur « Je me sentais plus seul que jamais », le sentiment de la
solitude se mêle à la bêtise ; le narrateur se sent rabaissé aux rangs de ces êtres effrontés et impudents ( femmes et enfants) « Je me
trouvai seul, les mains croisés sur mon ventre plus bête que jamais au milieu de toutes ces inconnues et de leurs fastueux baluchons ».
Le bain maure nous est présenté aussi à travers le regard de l’adulte qui exprime expressément le sentiment de dédain, de dégout et de
peur que lui inspire ce lieu sinistre. Ce regard et ce jugement dépréciatif s’appuient sur des considérations qui revêtent un aspect
religieux la promiscuité, l’espèce d’impudeur et de laisser aller » des femmes dans le bain maure, la nudité est, pour lui un péché, « Je
sentais sur tout ce grouillement de corps humides, dans ce demi jour inquiétant une odeur de péché ».

Extrait 4 La dispute ou la violence verbale


La querelle spectaculaire et bruyante entre Lalla Zoubida et Rahma revêt une grande importance parce qu’elle révèle des traits de
caractères des adultes.
La brutalité du ton et la violence des injures que Zoubida a proféré à l’encontre de sa voisine consternent littéralement le petit enfant
qui finit par s'évanouir. -Je n’en pouvais plus. Mes oreilles étaient au supplice, mon cœur dans ma poitrine heurtait les parois de sa cage.
Les sanglots m’étouffèrent et je m’écroulais aux pieds de ma mère, sans connaissance.
A travers cette dispute nous avons pu découvrir quelques traits de caractère de Zoubida : une femme querelleuse, vantarde, elle prend
des airs de supériorité sur ses voisines dont le nom n’est précédé d’aucun titre de noblesse comme Rahma et Fatma Bziouya tout court

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