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Revue de Presse Du 03 Octobre

Des tensions entre étudiants de l'ISPT et enseignants de l'ITI/Gombe à Kinshasa ont conduit à des violences et l'intervention des forces de l'ordre le 2 octobre. Les conflits, liés à des accusations d'empiètement sur le terrain, ont entraîné des saccages et des craintes pour la sécurité des élèves. Parallèlement, d'autres événements notables incluent la candidature de Denis Mukwege à la présidentielle et le lancement de la construction d'un pont entre la RDC et la Zambie.

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Revue de Presse Du 03 Octobre

Des tensions entre étudiants de l'ISPT et enseignants de l'ITI/Gombe à Kinshasa ont conduit à des violences et l'intervention des forces de l'ordre le 2 octobre. Les conflits, liés à des accusations d'empiètement sur le terrain, ont entraîné des saccages et des craintes pour la sécurité des élèves. Parallèlement, d'autres événements notables incluent la candidature de Denis Mukwege à la présidentielle et le lancement de la construction d'un pont entre la RDC et la Zambie.

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Kinshasa : des coups de feu tirés à

l’ITI/Gombe pour empêcher des


échauffourées avec des étudiants de
l’ISPT

Des logements des enseignants de l'ITI/Gombe à Kinshasa saccagés samedi 30 septembre.


Ph/ Droits tiers

Les forces de l’ordre sont intervenues à coup des tirs de sommation, ce lundi 2 octobre, dans
l’enceinte et autour de l’Institut technique industriel de la Gombe (ITI/Gombe), pour empêcher
une confrontation violente entre des étudiants de l’Institut supérieur pédagogique et technique
(ISPT) et des enseignants de l’ITI, appuyés par certains de leurs élèves.

Selon certaines sources sur place, il s’agit d’un vieux conflit qui a dégénéré entre ces étudiants et
des enseignants de l’ITI. Les installations de ces deux institutions d’enseignement sont contiguës.

Selon ces sources, la tension couvait depuis samedi dernier après-midi. Un groupe d’étudiants de
l’ISPT, accompagné des jeunes délinquants munis d’armes blanches, a saccagé l’immeuble où
logent des enseignants de l’ITI.

« Samedi aux environs de 14h 30, ils ont envahi l’immeuble résidentiel des enseignants,
détruisant, pillant et emportant des biens de valeur et diplômes des enseignants », a relaté à Radio
Okapi, Félicien Mangwala chargé du social de l’ITI Gombe.
Des parents surpris par le chaos

Ce lundi matin, des étudiants sont revenus à la charge pour empêcher les élèves d’étudier.

Les parents d’élèves de l’ITI/ Gombe, qui ont accompagné leurs enfants à l’école ce matin, ont été
désagréablement surpris en trouvant sur place un chaos.

Les forces de l’ordre, dont des soldats de la police militaire, sont intervenues, en tirant de coups de
feu en l'air pour empêcher une confrontation violente entre la communauté estudiantine de l’ISPT
et la communauté scolaire de l’ITI.

Dans ce contexte trouble, les parents qui avaient des voitures ont vite rebroussé chemin avec leur
progéniture. Les autres ont dû se débrouiller en cherchant des abris.

Et, les élèves qui se rendent seuls à l’école étaient ainsi livrés à ce chaos.

Certains d’entre eux solidaires avec leurs enseignants, scandant de cris de guerre voulaient en
découdre avec les étudiants de l’ISPT.

Une ceinture de forces de l’ordre a réussi à les maintenir dans l’enceinte de l’école.

Ce conflit entre l’ISPT et l’ITI n’a que trop duré, se plaint le Colonel Hugo Mundele Ngolo,
commandant du commissariat urbain de la police de Gombe qui gère ce secteur.

Il exhorte les autorités de tutelle à trouver une solution rapide avant que le pire n’arrive.

Les parents d’élèves disent craindre pour la sécurité de leurs enfants. Eux aussi lancent un appel
aux autorités pour mettre définitivement fin à ce conflit.

Origines du conflit

Ces deux établissements d’enseignement publics fonctionnent sur des sites contigus.

Créée en 1952, l’ITI était le premier à jouir de ce site avec tous ces bâtiments. Plusieurs années
plus tard, l’ISPT fut créé, l’Etat lui a cédé une partie du site avec quelques bâtiments.

Mais depuis quelques années, l’ITI accuse l’ISPT d’empiéter sur son terrain en y construisant de
nouveaux bâtiments.

Et depuis peu, c’est la résidence des enseignants de l’ITI qui serait convoitée par les étudiants,
rapportent certaines sources proches du dossier.

Après les incidents de ce lundi, une réunion s’est tenue au ministère de l’Enseignement primaire,
secondaire et technique sur ce dossier.
RDC : Denis Mukwege annonce sa
candidature à la présidentielle de
2023

Le Dr Denis Mukwege lors de son point pour annoncer sa candidature à la Présidentielle de


2023.
Radio Okapi/Ph. Grace Amzati
Prix Nobel de la paix 2018, Dénis Mukwege a décidé, lundi 2 octobre, de s'engager dans la course
à la présidentielle de décembre 2023.

Il a annoncé sa décision lors d’un point de presse tenu à la Paroisse Notre-Dame de Fatima,
commune de la Gombe, à Kinshasa.

Denis Mukwege dit avoir ainsi répondu à la demande de la population qui lui a même remis
l’argent pour payer la caution pour cette fin.

Cependant, il a insisté sur le fait qu’aller voter ne suffit pas car, il faut surtout se rassurer que les
résultats publiés par la CENI traduisent réellement l'expression du peuple.

D'où, ce prix Nobel de la paix en a appelé à la mobilisation de tous.

Devant des journalistes et sympathisants, Denis Mukwege a également dressé un tableau sombre
de la situation sociale et sécuritaire du pays.

Il a notamment dénoncé les « arrestations arbitraires des opposants politiques et journalistes, la


corruption et l'enrichissement illicite ainsi que de multiples violations des droits de l'homme ».

En aout dernier, Denis Mukwege avait plaidé, vendredi 4 aout, pour une justice holistique incluant
la vérité, des réparations et des garanties de non-répétition.

Il avait fait ce plaidoyer dans une déclaration sur la justice transitionnelle en RDC, placée sous le
thème « Pour une éthique de responsabilité ».
Les Présidents congolais et zambien
lancent les travaux de construction
du pont Luapula pour relier leurs
pays

Le Président Félix Tshisekedi et son homologue Zambien Hakainde Hichilema en visite


officielle en RDC, lors d'une conférence de presse à Kinshasa. Le 23 novembre 2021.
Présidence
Le Président congolais Félix Tshisekedi et son homologue zambien Hakainde Hichilema ont
lancé, lundi 2 octobre au poste-frontière de Chalwe, les travaux de construction d'un pont jeté sur
la rivière Luapula (Haut-Katanga).

Cet ouvrage de 350 mètres devrait permettre de réduire de 300 kilomètres, en passant par la
Zambie, le trajet qui sépare Dar es Salaam en Tanzanie et Lubumbashi en RDC.

Ce projet route-pont Kasomeno-Kasenga Mwenda est un partenariat public-privé qui sera exécuté
par le Groupe Européen de Développement.

Pour le gouverneur du Haut-Katanga, Jacque Kyabula, ce projet, une fois concrétisé, permettra de
résoudre l’épineuse question de l’engorgement du poste frontalier de Kasumabalesa, maintes fois
dénoncé par les camionneurs en provenance de l’Afrique Australe.

Il a également plaidé pour l’officialisation d’autres postes frontaliers tout en indiquant que sa
province en compte quatre avec la Zambie.

Le responsable de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) a indiqué que par ce projet, ce
sont 93 kms de route qui seront construits.
Il a révélé qu’un pont de 350 mètres sera jeté sur la rivière Luapula pour relier les deux pays à
l’issue des travaux de 36 mois, estimés à 252 millions USD.

Cet ingénieur congolais a précisé que c’est un partenariat public privé de 25 ans.

Pour sa part, le Premier ministre Sama Lukonde, est d’avis que ce projet, au-delà de son
importance économique, aura un impact sur la configuration du territoire de Kasenga mais aussi
d’autres entités de la Zambie. Il est aussi un projet créateur d’emplois, a conclu le chef du
gouvernement congolais.
Kinshasa : plaidoyer pour les
travaux de curage des rivières en ce
début de la saison pluvieuse
Rivière Kalamu à Kinshasa le 7/05/2014. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Les habitants des quartiers proches des rivières ont recommandé, lundi 2 octobre, aux autorités
urbaines de Kinshasa de les curer, en ce début de la saison des pluies.

Parmi eux, ceux du quartier Mososo, commune de Limete, à Kinshasa qui plaident pour le début
des travaux de curage de la rivière Kalamu.

A Radio Okapi, ils ont dit craindre le pire vu que les travaux de curage des rivières de cette
commune, promis par les autorités ne sont toujours pas réalisés jusqu’ici.

Les immondices s’entassent çà et là dans les caniveaux et les eaux les amènent à la rivière
Kalamu.

« Ici c’est compliqué, Attendons juste quand il va pleuvoir ça sera pitoyable. Quand il pleut nous
restons bloqués à l’étage, nous attendons les autorités viennent nous secourir », rapporte Jeanho
Tununa, vivant aux environs de la rivière de Kalamu.

Pour sa part, Sophie Morehira, agent à la Division urbaine de l’environnement, exprime son
inquiétude :

« L’inondation est forte ici. L’eau entre dans les bureaux et les
dossiers s’abiment. Lorsque la pluie persiste nous sommes dans
l’impossibilité de travailler ».
L’inquiétude est aussi exprimée par la bourgmestre de la commune de Limete, Nathalie Alamba
Feza qui affirme manquer des moyens nécessaires pour déboucher les caniveaux et autres canaux
de sa municipalité.
Affaire endettement de 150 millions
de dollars : L'Hôtel de ville de
Kinshasa porte plainte contre le
président de l’Assemblée
provinciale pour diffamation
02.10.2023

Gentiny Ngobila Mbaka, Gouverneur de la ville de Kinshasa


Le collectif d'avocats de l’hôtel de Ville de Kinshasa a déposé, ce lundi 02
octobre 2023, une plainte au parquet général près la Cour de cassation contre
le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoyi.

Dans sa plainte, le collectif d'avocats de l'hôtel de ville reproche au président de


l'Assemblée provinciale d'avoir tenu des propos diffamatoires lors de sa sortie
médiatique du 26 septembre 2023 sur les antennes de la radio Top Congo, selon
lesquels la ville de Kinshasa s’est endettée à la hauteur de plus de 150 millions de
dollars américains, qui ne sont pas justifiés.
Godé Mpoyi aurait aussi déclaré que toutes les régies financières de la ville de
Kinshasa sont remplies de fausses pièces comptables.
Pour le collectif d'avocats, il s'agit là de graves accusations mises sur la place
publique, portant énormément atteinte à l’exécutif provincial de Kinshasa et
faisant perdre sa crédibilité auprès de l’opinion publique et de différentes banques
du pays. D’où, la nécessité que la justice soit saisie pour que le président Godé
Mpoyi aille prouver toutes ses allégations.
S’agissant de la levée des immunités parlementaires du président Gode Mpoyi,
afin de répondre à la justice, maître Vincent Mbo a rassuré que toutes les
dispositions sont prévues par la loi.
Sanctions contre le Gabon : Oligui Nguéma sollicite
la médiation de Sassou Nguesso
Modérateur Modérateur
Le président de la Transition gabonaise, le général Brice Clotaire Oligui Nguéma a
sollicité la médiation du président congolais Denis Sassou Nguesso, auprès de la
communauté internationale pour alléger les sanctions prises contre le Gabon suite au
renversement du régime d’Ali Bongo Ondimba.

« Je suis venu ici consulter, discuter, échanger avec le patriarche (…) Denis Sassou Nguesso
qui est pour nous un atout important dans la sous région et qui peut également transmettre aux
plus hautes autorités de ce monde ce que nous avons fait et mieux expliquer au monde
entier », a déclaré le président de la transition gabonaise.

Brice Clotaire Oligui Nguéma a notamment demandé à Denis Sassou Nguesso « une
médiation auprès des grandes instances telles que la CEEAC, la CEMAC, l’Union Africaine
pour un allègement des sanctions contre le Gabon afin qu’il retrouve sa place dans le concert
des nations en tant qu’acteur important dans les questions sécuritaires et environnementales
entre autres sujets », a précisé un communiqué de la présidence gabonaise.

Durant son séjour d’une journée à Oyo (dans le nord du Congo), le général Oligui Nguéma a
visité le mausolée de Feue Édith Lucie Bongo Ondimba, Ancienne Première Dame du Gabon
décédée le 14 mars 2009.

Il a regagné Libreville le même jour. Cette sortie est la seconde après celle de la Guinée
Equatoriale.

Qui est Luther Steeven Abouna Yangui le nouveau


DG du Trésor Public ? (portrait)
1 octobre 2023

Modérateur Modérateur
Le Conseil des ministres du 28 septembre 2023, a promu Luther Steeven Abouna
Yangui au poste de Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor
(DGCPT). Qui est ce gabonais ayant bénéficié de la confiance du président de la
Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma pour occuper ce poste qui exige la rigueur, la
discrétion et un talent à la limite de l’intelligence artificielle ?

L’homme qui présidera désormais aux destinées du Trésor public gabonais, qui est en même
temps, la « banque de l’Etat », n’est pas un inconnu de cette administration. Il est un pur
produit de la maison. Inspecteur Central du Trésor de formation, le nouveau DG a passé 16
ans (de 2003 à 2019) à la Direction générale de la Comptabilité Publique et du Trésor
(DGCPT) où il a occupé, tour à tour, les fonctions de chef de service des correspondants à la
Direction de la programmation des ressources et des règlements, de Directeur adjoint de la
dépense, de Directeur de la dépense et de Trésorier central. Il dispose d’une expertise avérée
en gestion de finances publiques.

En février 2019, il est nommé Directeur Général des Caisses de Stabilisation et de


Péréquation (CAISTAB) et sept mois plus tard il est appelé à exercer comme Directeur
Général de la Concurrence et de la Consommation (DGCC). C’est ce dernier poste qu’il
occupait avant d’être nommé à la tête du Trésor public. C’est donc un grand retour à la
maison de ce dernier avec davantage d’expériences dans le domaine économique. Luther
Steeven Abouna Yangui est un fin connaisseur des arcades du pouvoir et du fonctionnement
de l’Etat.

Luther Steeven Abouna Yangui est titulaire d’un diplôme d’études Supérieures spécialisées
en gestion et administration d’entreprises (DESS) obtenu à l’Institut National des Sciences de
Gestion en 2003 et du diplôme de l’Ecole supérieure de Commerce de Dakar, option audit-
finances et contrôle de gestion obtenue en 2022.

Homme discret, affable, rigoureux, croyant catholique, disposant d’un grand sens du devoir et
de l’écoute, le nouveau Directeur général du Trésor public gabonais est marié et père d’une
nombreuse famille. C’est certainement toutes ses qualités qui ont guidées le choix de ce
patriote à cette prestigieuse fonction.
Luther Steeven Abouna Yangui avec le

président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguéma © Com PR


Elevé au grade d’officier dans l’ordre du mérite gabonais lors du cinquantenaire de
l’indépendance du Gabon le 17 aout 2010, le nouveau DG du Trésor public sera secondé dans
ses fonctions par un nouveau directeur général adjoint, Anicet Badenga qui aussi, a fait ses
armes à la DGCPT en occupant plusieurs postes de responsabilité dont le dernier en date est
agent comptable central du Trésor.

Les autorités de la Transition ont fait confiance à ces deux hauts cadres pour diriger le trésor
public avec pour mission le redressement des comptes publics, le paiement des dépenses
sociales et une meilleure gestion des ressources du pays afin de lui redonner toute ses lettres
de noblesse.

Les deux hauts cadres travailleront sous la vigilance des officiers supérieurs de l’armée
également affectés dans cette administration très sensible.
Bangui, le cauchemar de la circulation :
un gouvernement incompétent laisse le
pays devenir un cimetière à ciel ouvert
Circulation devant National Hôtel en face du marché et entrée de l’hôpital de Saïdou à
Sica-Bangui. CopyrightCNC

Bangui, 01 octobre 2023 (CNC) – Bangui, la capitale de la République centrafricaine , est


devenue un véritable cauchemar pour tous ceux qui osent s’aventurer sur ses routes.
Chaque jour, les habitants de cette ville sont confrontés à un danger permanent, une
situation qui aurait pu être évitée si le gouvernement avait pris des mesures sérieuses pour
garantir la sécurité routière. Au lieu de cela, Bangui est devenue une morgue, un cimetière à
ciel ouvert, où les tragédies se produisent quotidiennement.

L’une des caractéristiques les plus choquantes de Bangui est l’absence flagrante de panneaux de
signalisation sur les routes. Dans une ville où les hôpitaux, les écoles et d’autres endroits
sensibles comme les marchés devraient être clairement signalés avec les obligations de vitesse afin
d’obliger les conducteurs à comprendre qu’ils entrent dans une zone de denses circulations
piétonnes et limiter leur vitesse, il n’y a rien. Les conducteurs roulent en toute anarchie, mettant en
péril la vie de milliers de citoyens. Cette absence de régulation est inacceptable, d’autant plus que
les normes internationales en matière de sécurité routière exigent la présence de panneaux de
signalisation dans de telles zones.

Un poste de police incendié à Bangui. CopyrightCNC


L’exemple le plus frappant de cette négligence est la zone entourant l’hôpital communautaire de
Bangui, l’hôpital de l’Amitié, l’hôpital général ou se trouve le centre pédiatrique de Bangui,
situés respectivement sur l’avenue des martyrs et l’avenue de l’indépendance, avec sans panneau
de limitation de vitesse.

Les accidents de la circulation y sont monnaie courante, avec des incidents très graves dus aux
excès de vitesse tels que la récente collision entre une moto et un bus, causée par l’excès de
vitesse sur l’avenue des martyrs, juste devant l’hôpital communautaire. Pourtant, affirme un
observateur de la société centrafricaine, c’est une zone où les panneaux de signalisation devraient
indiquer les vitesses à limiter et surtout, une zone où les conducteurs eux-mêmes doivent savoir
qu’ils doivent rouler à moins de 50Km/h.

Cette tragédie n’est malheureusement pas isolée, car des cas similaires se produisent presque
quotidiennement dans cette ville. Les citoyens vivent dans la terreur chaque fois qu’ils doivent
traverser la route en regardant de gauche à droite sans cesse, car ils savent que leur sécurité n’est
pas garantie, ils savent que les conducteurs ne cèdent jamais de passage aux piétons même s’ils
traversent cette route sur les zones autorisées.

Pire encore, il n’existe aucune réglementation obligeant les conducteurs à ralentir à proximité des
écoles et des zones sensibles. La vie des enfants et des familles est ainsi mise en danger chaque
jour, sans que personne ne prenne de mesures pour y remédier. Le ministère des Transports, censé
veiller à la sécurité routière, est resté inactif pendant des années, permettant ainsi à la situation de
s’aggraver.

Un incident particulièrement tragique s’est produit récemment sur l’avenue Boganda, où une mère
de famille a perdu la vie en traversant la route avec ses six enfants. Un véhicule l’a percutée
violemment, laissant les enfants traumatisés et sans mère. Cette tragédie aurait pu être évitée si des
limites de vitesse appropriées, des panneaux de signalisation avaient été en place pour protéger les
piétons et les conducteurs aussi recyclés dans des autoécoles.

L’incompétence, l’indécision et l’inaction du gouvernement ont fait que, même si les panneaux de
signalisations doivent être installées lors de réfection de certaines routes, les ingénieurs et
techniciens en charge font implanter des panneaux selon leurs entendements et selon leurs
volontés sans aucun respect des normes et distances autorisées. Tous les panneaux sont plantés les
uns après les autres selon les distances que leurs anges gardiens leur communiquent : panneau de
succession de virage devant deux autres panneaux à intervalle de 2 mètre chacun. Après un
autre panneau de danger Dos d’âne et le troisième le panneau indiquant une route rétrécis.
Comment un conducteur peut se retrouver ? S’était interrogé un apprenti Camerounais interrogé
par la Rédaction.

Panneau signalisation sur la route entre Paoua et Bétoko


En outre, il est alarmant de constater que de nombreux véhicules et motos circulent sans
assurance. Les compagnies d’assurance elles-mêmes se dérobent à leurs responsabilités en cas
d’accident, laissant les victimes sans soutien financier ni médical. Cette situation est scandaleuse
et montre à quel point le système est défaillant et se meurt.

En fin de compte, vivre à Bangui, c’est vivre constamment sous la menace de la mort, simplement
en empruntant les routes de la ville. Le gouvernement centrafricain est totalement indécis et laisse
des gens complément irréfléchis et incompétents en matière de sécurité routière, laissant ainsi les
citoyens à leur sort. Il est grand temps que des mesures sérieuses soient prises pour mettre fin à
cette crise, mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut pour une année renouvelable après
évaluation positive avant que Bangui ne devienne un véritable cimetière à ciel ouvert avec des
sociétés des pompes funèbres à chaque 100 mètres aux abords des rues. La vie de chaque citoyen
mérite d’être protégée, et il est temps que le gouvernement agisse en conséquence pour mettre un
terme à cette tragédie quotidienne.
Les forces de l’ordre en Centrafrique :
un système corrompu et Dysfonctionnel

Le poste de péage sur la route de Mbaïki. Photo CNC


Bangui, 03 octobre 2023 (CNC) – Depuis des années, les forces de l’ordre en République
Centrafricaine ont été sous le feu des critiques pour leur conduite inappropriée et leur
exploitation impitoyable des citoyens ordinaires. Malgré les promesses de réforme et les
actions gouvernementales visant à éradiquer les barrières illégales et à supprimer certains
services, la situation sur le terrain ne semble pas s’améliorer. Au contraire, de nombreux
éléments des forces de l’ordre continuent de harceler et d’extorquer de l’argent aux usagers
de la route, alimentant ainsi le climat de méfiance et d’insécurité qui règne dans le pays.

Le récit de conducteurs de mototaxi qui évitent la route de Mbaïki en raison des “multiples
formalités illégales” imposées par les forces de l’ordre est une preuve accablante de la défaillance
du système. Les témoignages rapportent des demandes de pièces d’identité arbitraires et des
extorsions d’argent flagrantes, qui ont forcé certains chauffeurs à abandonner leurs passagers en
plein trajet. Cela soulève la question fondamentale de la sécurité des citoyens, qui devraient
pouvoir circuler librement sans craindre d’être victimes de racket de la part de ceux qui sont
censés les protéger.

Le comportement des forces de l’ordre, tel qu’illustré dans le texte, va au-delà de la simple
corruption. Insulter des citoyens en les traitant de “zaïrois” parce qu’ils ne peuvent pas produire de
pièces d’identité est inacceptable et révélateur d’une mentalité discriminatoire et préjudiciable qui
persiste au sein de certaines unités des forces de l’ordre. Ce genre de comportement ne fait que
renforcer le sentiment de mépris envers ceux qui sont censés servir et protéger la population.

Les conducteurs de moto, qui sont déjà vulnérables en raison de leur statut précaire, sont parmi les
principales victimes de cette exploitation systématique. Les témoignages de conducteurs
contraints de verser de l’argent aux forces de l’ordre, malgré la possession de documents valides,
mettent en lumière la cupidité et l’indifférence de certains agents. Ces actes illégaux entravent la
libre circulation des biens et des personnes, ce qui a un impact direct sur l’économie et la vie
quotidienne des citoyens.

Le gouvernement a annoncé en septembre une opération visant à démanteler les barrières illégales
et à supprimer certains services. Cependant, il est clair que cette action doit être étendue à toutes
les routes du pays pour véritablement faciliter la libre circulation des biens et des personnes. De
plus, il est essentiel que des mesures soient prises pour punir les agents des forces de l’ordre qui se
livrent à des actes de corruption et de harcèlement.

Ceci dit, il est impératif que les forces de l’ordre en République Centrafricaine soient soumises à
une réforme en profondeur. Les abus flagrants et l’exploitation des citoyens doivent être
éradiqués, et la confiance entre les forces de l’ordre et la population doit être rétablie. La
République Centrafricaine mérite des forces de l’ordre dignes de confiance et respectueuses des
droits de l’homme, et il est grand temps que des mesures concrètes soient prises pour y parvenir.

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