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Principales Urgences À Domicile Chez Les Petits Mammifères de Compagnie en Région Parisienne

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ÉCOLE NATIONALE VÉTÉRINAIRE D’ALFORT

Année 2014

PRINCIPALES URGENCES À DOMICILE CHEZ


LES PETITS MAMMIFÈRES DE COMPAGNIE
EN RÉGION PARISIENNE

THÈSE
Pour le

DOCTORAT VÉTÉRINAIRE
Présentée et soutenue publiquement devant

LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL


le……………

par
Delphine, Emilienne CHAURIN
Née le 19 Novembre 1987 à Bordeaux (Gironde)

JURY

Président : Pr.
Professeur à la Faculté de Médecine de CRÉTEIL

Membres
Directeur : MAILHAC Jean-Marie
Maître de conférences à l’ENVA
Co-Directeur : PIGNON Charles-Pierre
Praticien hospitalier à l’ENVA
Assesseur : ARNE Pascal
Maître de conférences à l’ENVA
Invité officiel : LECOMTE Christian
Associé VETOADOM
LISTE DES MEMBRES DU CORPS ENSEIGNANT
Directeur : M. le Professeur GOGNY Marc
Directeurs honoraires : MM. les Professeurs : COTARD Jean-Pierre, MIALOT Jean-Paul, MORAILLON Robert, PARODI André-Laurent, PILET Charles, TOMA Bernard.
Professeurs honoraires : Mme et MM. : BENET Jean-Jacques, BRUGERE Henri, BRUGERE-PICOUX Jeanne, BUSSIERAS Jean, CERF Olivier, CLERC Bernard,
CRESPEAU François, DEPUTTE Bertrand, MOUTHON Gilbert, MILHAUD Guy, POUCHELON Jean-Louis, ROZIER Jacques.

DEPARTEMENT D’ELEVAGE ET DE PATHOLOGIE DES EQUIDES ET DES CARNIVORES (DEPEC)


Chef du département par intérim : M. GRANDJEAN Dominique, Professeur - Adjoint : M. BLOT Stéphane, Professeur

UNITE DE CARDIOLOGIE DISCIPLINE : NUTRITION-ALIMENTATION


- Mme CHETBOUL Valérie, Professeur * - M. PARAGON Bernard, Professeur
- Mme Gkouni Vassiliki, Praticien hospitalier DISCIPLINE : OPHTALMOLOGIE
- Mme SECHI-TREHIOU Emilie, Praticien hospitalier - Mme CHAHORY Sabine, Maître de conférences
UNITE DE CLINIQUE EQUINE UNITE DE PARASITOLOGIE ET MALADIES PARASITAIRES
- M. AUDIGIE Fabrice, Professeur - M. BLAGA Radu Gheorghe, Maître de conférences (rattaché au DPASP)
- Mme BERTONI Lélia, Maître de conférences contractuel - M. CHERMETTE René, Professeur (rattaché au DSBP)
- Mme BOURZAC Céline, Maître de conférences contractuel - Mme COCHET-FAIVRE Noëlle, Praticien hospitalier
- M. DENOIX Jean-Marie, Professeur - M. GUILLOT Jacques, Professeur *
- Mme GIRAUDET Aude, Praticien hospitalier * - Mme MARIGNAC Geneviève, Maître de conférences
- Mme MESPOULHES-RIVIERE Céline, Praticien hospitalier - M. POLACK Bruno, Maître de conférences
- Mme TRACHSEL Dagmar, Maître de conférences contractuel - Mme RISCO CASTILLO Véronica, Maître de conférences (rattachée au DSBP)
UNITE D’IMAGERIE MEDICALE UNITE DE PATHOLOGIE CHIRURGICALE
- Mme PEY Pascaline, Maître de conférences contractuel - M. FAYOLLE Pascal, Professeur
- Mme STAMBOULI Fouzia, Praticien hospitalier - M. MAILHAC Jean-Marie, Maître de conférences
UNITE DE MEDECINE - M. MANASSERO Mathieu, Maître de conférences
- Mme BENCHEKROUN Ghita, Maître de conférences - M. MOISSONNIER Pierre, Professeur*
- M. BLOT Stéphane, Professeur* - Mme RAVARY-PLUMIOEN Bérangère, Maître de conférences (rattachée au DPASP)
- M. CAMPOS Miguel, Maître de conférences associé - Mme VIATEAU-DUVAL Véronique, Professeur
- Mme FREICHE-LEGROS Valérie, Praticien hospitalier - M. ZILBERSTEIN Luca, Maître de conférences
- Mme MAUREY-GUENEC Christelle, Maître de conférences DISCIPLINE : URGENCE SOINS INTENSIFS
UNITE DE MEDECINE DE L’ELEVAGE ET DU SPORT - Mme STEBLAJ Barbara, Praticien Hospitalier
- Mme CLERO Delphine, Maître de conférences contractuel
- M. FONTBONNE Alain, Maître de conférences DISCIPLINE : NOUVEAUX ANIMAUX DE COMPAGNIE
- M. GRANDJEAN Dominique, Professeur * - M. PIGNON Charly, Praticien hospitalier
- Mme MAENHOUDT Cindy, Praticien hospitalier
- M. NUDELMANN Nicolas, Maître de conférences
- Mme YAGUIYAN-COLLIARD Laurence, Maître de conférences contractuel

DEPARTEMENT DES PRODUCTIONS ANIMALES ET DE LA SANTE PUBLIQUE (DPASP)


Chef du département : M. MILLEMANN Yves, Professeur - Adjoint : Mme DUFOUR Barbara, Professeur

UNITE D’HYGIENE QUALITE ET SECURITE DES ALIMENTS UNITE DE REPRODUCTION ANIMALE


- M. AUGUSTIN Jean-Christophe, Professeur - Mme CONSTANT Fabienne, Maître de conférences
- M. BOLNOT François, Maître de conférences * - M. DESBOIS Christophe, Maître de conférences (rattaché au DEPEC)
- M. CARLIER Vincent, Professeur - Mme MASSE-MOREL Gaëlle, Maître de conférences contractuel
- M. MAUFFRE Vincent, Assistant d’enseignement et de recherche contractuel
UNITE DES MALADIES CONTAGIEUSES - Mme EL BAY Sarah, Praticien hospitalier
- Mme DUFOUR Barbara, Professeur* UNITE DE ZOOTECHNIE, ECONOMIE RURALE
- Mme HADDAD/HOANG-XUAN Nadia, Professeur - M. ARNE Pascal, Maître de conférences
- Mme PRAUD Anne, Maître de conférences - M. BOSSE Philippe, Professeur*
- Mme RIVIERE Julie, Maître de conférences contractuel - M. COURREAU Jean-François, Professeur
UNITE DE PATHOLOGIE DES ANIMAUX DE PRODUCTION - Mme DE PAULA-REIS Alline, Maître de conférences contractuel
- M. ADJOU Karim, Maître de conférences * - Mme GRIMARD-BALLIF Bénédicte, Professeur
- M. BELBIS Guillaume, Assistant d’enseignement et de recherche contractuel - Mme LEROY-BARASSIN Isabelle, Maître de conférences
- M. MILLEMANN Yves, Professeur - M. PONTER Andrew, Professeur
- Mme ROUANNE Sophie, Praticien hospitalier

DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES ET PHARMACEUTIQUES (DSBP)


Chef du département : Mme COMBRISSON Hélène, Professeur - Adjoint : Mme LE PODER Sophie, Maître de conférences

UNITE D’ANATOMIE DES ANIMAUX DOMESTIQUES UNITE D’HISTOLOGIE, ANATOMIE PATHOLOGIQUE


- M. CHATEAU Henry, Maître de conférences* - Mme CORDONNIER-LEFORT Nathalie, Maître de conférences*
- Mme CREVIER-DENOIX Nathalie, Professeur - M. FONTAINE Jean-Jacques, Professeur
- M. DEGUEURCE Christophe, Professeur - Mme LALOY Eve, Maître de conférences contractuel
- Mme ROBERT Céline, Maître de conférences - M. REYES GOMEZ Edouard, Maître de conférences
DISCIPLINE : ANGLAIS UNITE DE PATHOLOGIE GENERALE MICROBIOLOGIE,
- Mme CONAN Muriel, Professeur certifié IMMUNOLOGIE
UNITE DE BIOCHIMIE - M. BOULOUIS Henri-Jean, Professeur
- M. BELLIER Sylvain, Maître de conférences* - Mme LE ROUX Delphine, Maître de conférences
- Mme LAGRANGE Isabelle, Praticien hospitalier - Mme QUINTIN-COLONNA Françoise, Professeur*
- M. MICHAUX Jean-Michel, Maître de conférences UNITE DE PHARMACIE ET TOXICOLOGIE
DISCIPLINE : BIOSTATISTIQUES - Mme ENRIQUEZ Brigitte, Professeur
- M. DESQUILBET Loïc, Maître de conférences - M. PERROT Sébastien, Maître de conférences
DISCIPLINE : EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE - M. TISSIER Renaud, Professeur*
- M. PHILIPS Pascal, Professeur certifié UNITE DE PHYSIOLOGIE ET THERAPEUTIQUE
DISCIPLINE : ETHOLOGIE - Mme COMBRISSON Hélène, Professeur
- Mme GILBERT Caroline, Maître de conférences - Mme PILOT-STORCK Fanny, Maître de conférences
UNITE DE GENETIQUE MEDICALE ET MOLECULAIRE - M. TIRET Laurent, Professeur *
- Mme ABITBOL Marie, Maître de conférences DISCIPLINE : VIROLOGIE
- M. PANTHIER Jean-Jacques, Professeur* - Mme LE PODER Sophie, Maître de conférences *

DISCIPLINE : SCIENCES DE GESTION ET DE MANAGEMENT


- Mme FOURNEL Christelle, Maître de conférences contractuel

* responsable d’unité
REMERCIEMENTS

Au Président du jury, Professeur à la Faculté de Médecine de Créteil,


Qui nous a fait l’honneur d’accepter la présidence de notre jury de thèse,
Hommage respectueux.

À Monsieur le Docteur Jean-Marie MAILHAC,


Maître de Conférences à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort,
Qui a accepté d’être notre directeur de thèse,
Pour sa patience, son soutien et son efficacité,
Hommage respectueux.

À Monsieur le Docteur Charles-Pierre PIGNON,


Du Service NAC de l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort,
Qui nous fait l’honneur d’être le co-directeur de ce jury de thèse,
Pour ses enseignements, ses conseils, sa disponibilité et son soutien,
Qu’il trouve ici l’expression de nos sincères remerciements.

À Monsieur le Docteur Pascal Arné,


Maître de Conférences à l’École Nationale Vétérinaire d’Alfort,
Qui a accepté d’être l’assesseur de notre thèse,
Pour ses précieux conseils,
Hommage respectueux.

À Monsieur le Docteur Christian Lecomte,


Associé de la société VETOADOM®,
Qui a accepté d’être l’invité officiel de notre thèse,
Hommage respectueux.
À mes parents, sans qui je ne serais pas où je suis maintenant ;

À Maman et Georges, qui m’ont supportée et rassurée ;

À Papa et Emmanuelle, qui m’ont accueillie et chouchoutée au moment de la rédaction ;

Au reste de ma famille, mes sœurs, Papitou, Mamita, mes cousins et mes cousines, mon parrain, qui
m’ont toujours soutenue, motivée, écoutée ;

À Nicolas, binôme de clinique, binôme de garde, binôme pour la vie, que le reste de la tienne soit
belle ;

Au groupe 7, groupe de la fête, groupe de l’unique …ette, mon groupe de clinique adoré, merci
pour ces 5 années de joie, de délire, de soutien, de pleurs, de rire, dans le monde des poneys qui
mangent des arcs-en-ciel et qui font des … papillons ;

À ma famille de véto, Dobi, Tinoo, Coralie, Plassard, Céline, Christine ;

À mes amis, Antoine, Estelle, Aurélien, Marie, JB, Tito, tous ceux que je ne cite pas mais à qui je
pense très fort ;

À Alca T., parce que tu m’y obliges et pour tout plein d’autres raisons.
TABLE DES MATIERES

LISTE DES FIGURES......................................................................................................................... 6


LISTE DES TABLEAUX.................................................................................................................... 9
LISTE DES ABRÉVIATIONS .......................................................................................................... 12
INTRODUCTION ............................................................................................................................. 13
I- PARTICULARITÉS ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES .................................... 15
A. LE FURET ............................................................................................................................ 15
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 15
2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES .... 15
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 16
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 17
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 17
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT ..................................................................... 17
7) CONTENTION .................................................................................................................. 18
B. LE LAPIN ............................................................................................................................. 18
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DE LA DENTITION................................... 19
2) APPAREIL CARDIO-RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES ...... 19
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 19
4) APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION ................................................................ 20
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 21
6) COMPORTEMENT ET REPRODUCTION ..................................................................... 21
7) CONTENTION .................................................................................................................. 22
C. LE CHINCHILLA ............................................................................................................... 22
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 23
2) APPAREIL CARDIO-RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES ...... 23
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 23
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 24
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 24
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT ..................................................................... 25
7) CONTENTION .................................................................................................................. 25
D. LE COBAYE ........................................................................................................................ 25

1
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 26
2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES .... 26
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 26
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 27
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 28
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT ..................................................................... 28
7) CONTENTION .................................................................................................................. 28
E. L’OCTODON ....................................................................................................................... 29
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 29
2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES .... 29
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 30
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 30
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 31
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT ..................................................................... 31
7) CONTENTION .................................................................................................................. 31
F. LA GERBILLE .................................................................................................................... 31
1) PARTICULARITES DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 32
2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES .... 32
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 33
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 33
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 34
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT ..................................................................... 34
7) CONTENTION .................................................................................................................. 34
8) CHROMODACRYORRHÉE ............................................................................................ 35
G. LE HAMSTER ..................................................................................................................... 35
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 35
2) APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES ......... 36
3) CONSTANTES BIOCHIMIQUES ET HÉMATOLOGIQUES........................................ 36
4) APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION ................................................................ 37
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 37
6) COMPORTEMENT ET REPRODUCTION ..................................................................... 37
7) CONTENTION .................................................................................................................. 38
H. LE RAT ................................................................................................................................. 38
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DE LA DENTITION................................... 38

2
2) APPAREIL CARDIO-RESPIRATOIRE ........................................................................... 39
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 39
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 40
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 40
6) COMPORTEMENT ET REPRODUCTION ..................................................................... 40
7) CHROMODACRYORRHÉE ............................................................................................ 40
8) CONTENTION .................................................................................................................. 41
I. LA SOURIS .......................................................................................................................... 41
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION ............................................... 41
2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES .... 42
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES ....................................... 42
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION .................... 43
5) APPAREIL URINAIRE .................................................................................................... 43
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT ..................................................................... 43
7) CONTENTION .................................................................................................................. 43
II- LES PRINCIPAUX MOTIFS D’URGENCE .................................................................... 45
A- TRI DES URGENCES......................................................................................................... 45
1) RESPIRATION .................................................................................................................. 45
a) Les affections respiratoires hautes ..................................................................................... 47
b) Les affections respiratoires basses ..................................................................................... 50
2) POSTURE .......................................................................................................................... 53
a) Décubitus latéral ................................................................................................................ 53
b) Convulsions........................................................................................................................ 53
c) Paralysie et parésie postérieure .......................................................................................... 54
d) Syndrome vestibulaire........................................................................................................ 55
e) Boiterie ............................................................................................................................... 57
3) VIGILANCE ...................................................................................................................... 59
B- TROUBLES GÉNÉRAUX .................................................................................................. 59
1) ANOREXIE ....................................................................................................................... 59
a) Malocclusion dentaire ........................................................................................................ 60
b) Prise en charge d’un abcès dentaire ................................................................................... 61
c) La stase digestive ............................................................................................................... 63
2) ANURIE............................................................................................................................. 64
a) Dysurie et pollakiurie chez le furet .................................................................................... 64

3
b) Urolithiases chez le cobaye ................................................................................................ 65
c) Sablose vésicale chez le lapin ............................................................................................ 66
3) DIARRHÉES ..................................................................................................................... 67
a) Chez le furet ....................................................................................................................... 67
b) Chez le lapin, le cobaye et le chinchilla ............................................................................. 68
C- AUTRES URGENCES ........................................................................................................ 69
1) OPHTALMOLOGIE ......................................................................................................... 69
a) Conjonctivite ...................................................................................................................... 70
b) La tarsoraphie ..................................................................................................................... 71
c) Chromodacryorrhée ........................................................................................................... 72
2) REPRODUCTION ............................................................................................................. 72
a) La dystocie chez le cobaye................................................................................................. 72
b) Les pertes vulvaires ............................................................................................................ 74
c) Le paraphimosis chez le chinchilla .................................................................................... 74
d) La toxémie de gestation ..................................................................................................... 75
e) Le prolapsus utérin ou vaginal chez la souris .................................................................... 75
3) ACCIDENTS DOMESTIQUES ........................................................................................ 76
a) Coup de chaleur ................................................................................................................. 76
b) « tail slip » et « fur slip » ................................................................................................... 76
c) Intoxications ....................................................................................................................... 77
d) Électrocutions et brûlures................................................................................................... 77
D- RÉALISATION DE PRÉLÈVEMENTS ET POSE DE CATHÉTER ........................... 78
1) PRÉLÈVEMENTS DE SANG .......................................................................................... 78
a) Les conditions de prélèvement ........................................................................................... 78
b) La quantité de sang à prélever............................................................................................ 78
c) Les sites de ponction .......................................................................................................... 79
2) PRÉLÈVEMENTS D’URINE ........................................................................................... 80
a) Sondage vésical .................................................................................................................. 80
b) Autres techniques ............................................................................................................... 81
3) POSE DE CATHÉTER ...................................................................................................... 81
a) Pose de cathéter intra-osseux ............................................................................................. 81
b) Pose de cathéter à la veine marginale de l’oreille chez le lapin ......................................... 82
c) Pose de cathéter à la veine céphalique chez le furet .......................................................... 82
III- ÉTUDE STATISTIQUE ...................................................................................................... 83

4
A. INTRODUCTION................................................................................................................ 83
B. OBJECTIFS ......................................................................................................................... 83
C. MATÉRIEL ET MÉTHODES ........................................................................................... 84
D. RÉSULTATS ........................................................................................................................ 84
1) RÉPARTITION DES URGENCES ................................................................................... 84
a) Sur l’année ......................................................................................................................... 84
b) Par espèce ........................................................................................................................... 86
c) Par type d’urgence ............................................................................................................. 87
2) LES DIFFÉRENTS MOTIFS DE CONSULTATION ...................................................... 90
a) Les troubles digestifs ......................................................................................................... 90
b) Les troubles neurologiques ................................................................................................ 91
c) Les troubles cardio-respiratoires ........................................................................................ 92
d) Les accidents domestiques ................................................................................................. 93
e) Les troubles urinaires ......................................................................................................... 94
f) Les troubles de la reproduction .......................................................................................... 94
g) Les troubles dermatologiques ............................................................................................ 95
h) Les troubles ophtalmologiques .......................................................................................... 96
i) Les troubles métaboliques .................................................................................................. 96
j) Les contrôles suite à une chirurgie ..................................................................................... 97
k) Les décès ............................................................................................................................ 98
3) LES DIFFÉRENTS MOTIFS D’ANNULATION ............................................................ 98
a) Quels sont les motifs d’annulation ? .................................................................................. 98
b) Répartition sur l’année des demandes d’annulation .......................................................... 99
c) Les demandes d’annulation en fonction des espèces ....................................................... 102
4) TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE....................................................................... 104
a) Traitement antibiotique .................................................................................................... 104
b) Les autres traitements....................................................................................................... 111
c) Prise en charge en cas de pronostic très réservé .............................................................. 114
CONCLUSION ................................................................................................................................ 115
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................... 117
ANNEXES ....................................................................................................................................... 119

5
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Furet putoisé ……………………………………………………………………………. 15


Figure 2 : Furet albinos ……………………………………………………………………………. 15
Figure 3 : Contention simple du furet ……………………………………………………………... 18
Figure 4 : Contention du furet agressif ……………………………………………………………. 18
Figure 5 : Lapin nain ……………………………………………………………………………… 18
Figure 6 : Lapin bélier …………………………………………………………………………….. 18
Figure 7 : Lapin tête de lion ………………………………………………………………………. 18
Figure 8 : Cæcotrophes de lapin …………………………………………………………………... 20
Figure 9 : Boue vésicale visible radiographiquement …………………………………………….. 21
Figure 10 A, B et C : Technique de contention de la serviette ……………………………………. 22
Figure 11 : Un chinchilla adulte …………………………………………………………………... 22
Figure 12 : Aspect de la cavité buccale du chinchilla par endoscopie ……………………………. 23
Figure 13 : Un cobaye adulte ……………………………………………………………………… 25
Figure 14 : Contention du cobaye ………………………………………………………………… 28
Figure 15 : L’octodon ……………………………………………………………………………... 29
Figure 16 : La gerbille de mongolie ………………………………………………………………. 32
Figure 17 : Technique de contention de la gerbille ……………………………………………….. 34
Figure 18 : Le hamster doré ……………………………………………………………………….. 35
Figure 19 : Le hamster russe ……………………………………………………………………… 35
Figure 20 : Le rat ………………………………………………………………………………….. 38
Figure 21 : Chromodacryorrhée chez le rat ……………………………………………………….. 41
Figure 22 : Contention chez le rat ………………………………………………………………… 41
Figure 23 : La souris ………………………………………………………………………………. 41
Figure 24 : Arbre décisionnel pour la prise en charge d’une urgence chez un petit mammifère
de compagnie………………………………………………………………………………………. 46
Figure 25 : Jetage nasal chez un lapin …………………………………………………………….. 47
Figure 26 : Souillure des antérieurs chez un lapin ………………………………………………… 47
Figure 27 : Radiographie du thorax en vue latérale droite d’un rat présentant une
broncho-pneumonie………………….…………………………………………………………...... 52
Figure 28 : Fracture vertébrale chez un lapin ……………………………………………………... 55
Figure 29 : Déviation du port de tête chez un lapin ……………………………………………….. 55
Figure 30 : Radiographie de la tête d’un lapin ……………………………………………………. 57
Figure 31 : Scanner d’un crâne de lapin …………………………………………………………... 57

6
Figure 32 : Radiographie du tibia droit chez un lapin présentant une fracture …………………… 58
Figure 33 : Pododermatite chez le cobaye ………………………………………………………… 59
Figure 34 : Ptyalisme sur un lapin ………………………………………………………………… 60
Figure 35 : Croissance excessive des incisives chez un cobaye …………………………………... 60
Figure 36 : Ulcération de la langue chez un lapin ………………………………………………… 61
Figure 37 : Ulcération de l’intérieur de la joue chez un lapin …………………………………….. 61
Figure 38 : Endoscopie de la cavité buccale …………………………………………………...….. 61
Figure 39 : Radiographie du crâne d’un lapin …………………………………………………….. 61
Figure 40-A : Site chirurgical d’un abcès mandibulaire ………………………………………...… 62
Figure 40-B : Débridement d’un abcès mandibulaire …………………………………………..… 62
Figure 41 : Marsupialisation d’un abcès mandibulaire sur un lapin bélier ……………………….. 62
Figure 42 : Radiographie abdominale de lapin, vue de profil mettant en évidence une stase
gastrique et un iléus cæcal ………………………………………………………………………… 63
Figure 43 : Radiographie d’uretérolithiases ………………………………………………………. 66
Figure 44 : Retrait d’une urolithiase vésicale ……………………………………………………... 66
Figure 45 : Arrière train souillé chez un lapin …………………………………………………….. 67
Figure 46 : Radiographie abdominale montrant une boue vésicale ……………………………….. 67
Figure 47 : Protrusion de la membrane nictitante chez le lapin …………………………………... 70
Figure 48 : Districhiasis sur un chinchilla ………………………………………………………… 70
Figure 49 : Préparation du site d’intervention …………………………………………………….. 71
Figure 50 : La membrane nictitante ……………………………………………………………….. 71
Figure 51 : La paupière supérieure ………………………………………………………………... 72
Figure 52 : Le point en U …………………………………………………………………………. 72
Figure 53 : Tarsoraphie complète ………………………………………………………………..... 72
Figure 54 : Radiographie abdominale dorso-ventral montrant deux fœtus ……………………….. 73
Figure 55 : Paraphimosis sur un chinchilla adulte ………………………………………………… 75
Figure 56 : « tail slip » chez une gerbille …………………………………….…………………… 76
Figure 57 : « fur slip » chez un chinchilla ……………...…………………….…………………… 76
Figure 58 : Prélèvement à la veine céphalique chez le furet …………………...…………………. 79
Figure 59-A : Compression à la veine saphène externe chez le lapin ………….....………………. 79
Figure 59-B : Prélèvement à la veine saphène externe chez le lapin ...………...…………………. 79
Figure 60 : Prélèvement à la veine cave crâniale chez le cobaye ….…………...…………………. 80
Figure 61 : Prélèvement à la veine marginale de l’oreille sur un lapin ………...…………………. 80
Figure 62 : Palpation du plateau tibial sur un chinchilla ………………………………………….. 81

7
Figure 63 : Trocardisation du plateau tibial ……………………………………………………….. 81
Figure 64 : Trocard en place ………………………………………………………………...…….. 81
Figure 65 : Fixation du cathéter ………………………………………………………..………….. 81
Figure 66 : Veine marginale de l’oreille ………………………………………………………...… 82
Figure 67 : Cathétérisation de la veine marginale ……………………………………………….... 82
Figure 68 : Fixation du cathéter ………………………………………………………………….... 82
Figure 69-A : Garrot et scarification de la peau avant la pose de cathéter chez le furet ………….. 82
Figure 69-B : Cathéter sur la veine céphalique en place chez le furet ……………………………. 82
Figure 70 : Logo de VETOADOM® ……………………………………………………………... 83
Figure 71 : Répartition des visites en fonction du mois de l’année ……………………………….. 85
Figure 72 : Répartition des visites en fonction des espèces ………………………………………. 87
Figure 73 : Les motifs d’intervention classés par appareil ………………………………………... 89
Figure 74 : Fréquence des différents motifs d’annulation ……………………………………….. 100
Figure 75 : Fréquence des demandes d’annulation sur l’année ………………………………….. 101
Figure 76 : Répartition des demandes d’annulation en fonction de l’espèce concernée ………… 103

8
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Formule dentaire du furet ................................................................................................ 15


Tableau 2 : Paramètres biochimiques du furet (Hein et al., 2012) .................................................... 16
Tableau 3 : Paramètres hématologiques du furet (Hein et al., 2012)................................................. 16
Tableau 4 : Formule dentaire du lapin ............................................................................................... 19
Tableau 5 : Paramètres biochimiques du lapin (Moraillon et al., 2010) ............................................ 19
Tableau 6 : Paramètres hématologiques du lapin (Moraillon et al., 2010) ........................................ 20
Tableau 7 : Formule dentaire du Chinchilla....................................................................................... 23
Tableau 8 : Paramètres hématologiques du chinchilla (Moraillon et al., 2010) ................................ 24
Tableau 9 : Paramètres biochimiques du chinchilla (Moraillon et al., 2010) .................................... 24
Tableau 10 : Formule dentaire du cobaye .......................................................................................... 26
Tableau 11 : Paramètres biochimiques du cobaye (Moraillon et al., 2010) ...................................... 27
Tableau 12 : Paramètres hématologiques du cobaye (Moraillon et al., 2010)................................... 27
Tableau 13 : Formule dentaire de l’octodon ...................................................................................... 29
Tableau 14 : Paramètres biochimiques de l’octodon (Boussarie, 2001) ............................................ 30
Tableau 15 : Paramètres hématologiques de l’octodon (Moraillon et al., 2010) ............................... 30
Tableau 16 : Formule dentaire de la gerbille de Mongolie ................................................................ 32
Tableau 17 : Paramètres hématologiques de la gerbille de Mongolie (Moraillon et al., 2010)......... 33
Tableau 18 : Paramètres biochimiques de la gerbille de Mongolie (Moraillon et al., 2010) ............ 33
Tableau 19 : Formule dentaire du hamster......................................................................................... 35
Tableau 20 : Paramètres hématologiques du hamster (Moraillon et al., 2010) ................................. 36
Tableau 21 : Paramètres biochimiques du hamster (Moraillon et al., 2010) ..................................... 36
Tableau 22 : Formule dentaire du rat ................................................................................................. 38
Tableau 23 : Paramètres biochimiques du rat (Moraillon et al., 2010) ............................................. 39
Tableau 24 : Paramètres hématologiques du Rat (Moraillon et al., 2010) ........................................ 39
Tableau 25 : Formule dentaire de la souris ........................................................................................ 41
Tableau 26 : Paramètres biochimiques de la souris (Moraillon et al., 2010) .................................... 42
Tableau 27 : Paramètres hématologiques de la souris (Moraillon et al., 2010) ................................. 42
Tableau 28 : Pourcentage de visites pour petits mammifères sur la totalité des visites réalisées ...... 84
Tableau 29 : Répartition des visites pour petits mammifères sur l’année ......................................... 85
Tableau 30 : Répartition des visites en fonction des espèces ............................................................ 86
Tableau 31 : Les motifs d’intervention classés par appareil .............................................................. 88
Tableau 32 : Les grands groupes de motif de visite par espèce ......................................................... 89
Tableau 33 : Pourcentage des types d’urgences en fonction des espèces .......................................... 89

9
Tableau 34 : Détail des motifs de consultations pour les troubles digestifs ...................................... 90
Tableau 35 : Fréquence des troubles digestifs pour chaque espèce ................................................... 91
Tableau 36 : Détail des consultations pour troubles neurologiques par espèce ................................. 91
Tableau 37 : Détail des consultations pour troubles cardio-respiratoires pour chaque espèce .......... 92
Tableau 38 : Détail des consultations pour des accidents domestiques par espèce ........................... 93
Tableau 39 : Répartition des motifs de consultation pour les accidents domestiques ....................... 94
Tableau 40 : Détail des consultations pour troubles urinaires par espèce ......................................... 94
Tableau 41 : Détail des consultations pour troubles de la reproduction par espèce .......................... 95
Tableau 42 : Détail des consultations pour les troubles dermatologiques ......................................... 95
Tableau 43 : Détail des consultations pour troubles ophtalmologiques............................................. 96
Tableau 44 : Détail des motifs de consultation pour les troubles métaboliques ................................ 97
Tableau 45 : Détail des motifs de consultation suite à une chirurgie ................................................ 97
Tableau 46 : Ratio des annulations sur les demandes d’intervention .............................................. 100
Tableau 47 : Hypothèse d’indépendance du caractère ..................................................................... 100
Tableau 48 : Données brutes ............................................................................................................ 100
Tableau 49 : Résultats du test du Chi2............................................................................................. 100
Tableau 50 : Données brutes concernant la répartition des annulations en fonction du mois ......... 100
Tableau 51 : Répartition des annulations par rapport au nombre de demandes d’intervention ....... 101
Tableau 52 : Détail des demandes d’annulation en fonction de l’espèce concernée ....................... 102
Tableau 53 : Répartition des demandes d’annulation en fonction de l’espèce ................................ 102
Tableau 54 : Pourcentage des annulations par rapport au nombre de demandes ............................. 103
Tableau 55 : Pourcentage des annulations par espèce et par motif .................................................. 103
Tableau 56 : Utilisation de l’enrofloxacine dans les troubles digestifs ........................................... 105
Tableau 57 : Antibiothérapie lors de malocclusions dentaires ........................................................ 106
Tableau 58 : Antibiothérapie lors d’entérite en fonction des espèces.............................................. 106
Tableau 59 : Antibiothérapie en cas de stase digestive.................................................................... 107
Tableau 60 : Utilisation de l’enrofloxacine en cas de troubles neurologiques ................................ 107
Tableau 61 : Antibiothérapie pour le syndrome vestibulaire ........................................................... 107
Tableau 62 : Antibiothérapie en cas de rhinites et de sinusites ....................................................... 108
Tableau 63 : Antibiothérapie en cas de pneumopathie .................................................................... 109
Tableau 64 : Les différentes antibiothérapies mises en place lors d’ABAU ................................... 109
Tableau 65 : Utilisation d’enrofloxacine lors des consultations pour troubles génitaux ................. 109
Tableau 66 : Autres antibiotiques prescrits pour des troubles génitaux chez le lapin ..................... 110
Tableau 67 : La fluidothérapie en consultation à domicile .............................................................. 111

10
Tableau 68 : Prise en charge de la douleur, anti-inflammatoires (AI) et anesthésiques .................. 112
Tableau 69 : Prise en charge des troubles cardio-respiratoires ........................................................ 112
Tableau 70 : Les traitements pour troubles digestifs ....................................................................... 113
Tableau 71 : Gestion des troubles neurologiques ............................................................................ 113
Tableau 72 : Pourcentage de visites à pronostic sombre en fonction des espèces ........................... 114

11
LISTE DES ABRÉVIATIONS

ABAU : Affection du Bas Appareil Urinaire


AI : Anti-Inflammatoire
AINS : Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien
ALAT : ALanine Amino Transférase
ASAT : ASpartate Amino Transférase
AVC : Accident Vasculaire Cérébral
BID : Bis In Die (deux fois par jour)
BPM : Battements Par Minute
CCMH : Concentration Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine
ECBU : Examen CytoBactériologique des Urines
ECE : Entérite Catharrale Enzootique
ELISA : Enzyme Like ImmunoSorbent Assay (dosage d’immunoadsorption par enzyme liée)
G30 : Glucose 30 %
γ-GT : Gamma Glutamyl Transférase
GLDH : Glutamate DésHydrogénase
GR : Globule Rouge
IM : Intra-Musculaire
IRM : Imagerie par Résonance Magnétique
IV : Intra-Veineuse
L1 : 1ère vertèbre Lombaire
LCR : Liquide Cérébro-Rachidien
LDH : Lactate DésHydrogénase
MPM : Mouvements Par Minute
NAC : Nouveaux Animaux de Compagnie
NaCl : Chlorure de sodium
OAP : Œdème Aigu du Poumon
PAL : Phosphatase ALcaline
PCR : Polymerase Chain Reaction (réaction en chaîne par polymérase)
PM1 : Pré-Molaire 1
PO : Per Os
q8h, q12h, q24h : toutes les 8, 12, 24 heures
RL : Ringer Lactate
SC : Sous-Cutanée
SID : Semel In Die (une fois par jour)
T14 : 14ème vertèbre Thoracique
TCMH : Teneur Corpusculaire Moyenne en Hémoglobine
TMS : TriMéthoprime-Sulfamide
UI : Unité Internationale
VGM : Volume Globulaire Moyen

12
INTRODUCTION

Aujourd’hui, près d’un foyer sur deux possède, en France, au moins un animal de compagnie. Le
chat, puis le chien sont les animaux de compagnie traditionnels rencontrés fréquemment. Toutefois,
de plus en plus de foyers s’orientent vers les Nouveaux Animaux de Compagnie plus couramment
appelés NAC. Parmi ceux-ci, on retrouve les oiseaux, les poissons et les reptiles, mais aussi les
petits mammifères de compagnie. En 2012, ces derniers représentent 5,1 % des animaux de
compagnie soit 2, 66 millions (FACCO / TNS SOFFRES, 2012). De par leur accessibilité en
animalerie et le faible investissement financier nécessaire à leur élevage et leur entretien, les petits
mammifères sont de plus en plus appréciés.

C’est pourquoi, au cours de la pratique quotidienne de la médecine vétérinaire, de plus en plus de


vétérinaires sont confrontés à des petits mammifères de compagnie en consultation. La demande
augmente en quantité mais aussi en qualité, les soins vétérinaires aux NAC ayant beaucoup évolué,
les propriétaires manifestent une exigence croissante vis-à-vis de la qualité et de la disponibilité des
soins vétérinaires. Cependant, procéder par analogies simples avec les carnivores domestiques
comme le chien et le chat peut s’avérer fatal, tant les petits mammifères présentent des particularités
anatomiques et physiologiques. De plus, la notion d’urgence est assez vaste ; elle englobe les
affections aiguës avec un pronostic vital engagé à court terme (convulsions, dyspnée) mais aussi des
affections moins graves mais dont les conséquences peuvent être fatales à moyen terme (anorexie
pouvant conduire à un iléus). Enfin, la plupart de ces espèces sont des proies, les symptômes sont
donc masqués, jusqu’à ce que l’animal décompense et ne puisse plus les cacher. Le pronostic
s’assombrit rapidement, rendant nécessaire une prise en charge immédiate et adéquate afin d’éviter
le décès.

La première partie de ce travail est une synthèse bibliographique qui résume les particularités
anatomiques et physiologiques des principaux petits mammifères rencontrés en consultation : le
furet, le lapin, le cobaye, le chinchilla, l’octodon, le hamster, la gerbille, le rat et la souris.

La deuxième partie propose une liste non exhaustive des principaux motifs de consultation en
urgence, à travers la description des symptômes puis l’étude des différentes étiologies, les examens
complémentaires à disposition et enfin la prise en charge.

La troisième partie consiste en une étude statistique à partir de données issues de la base
d’informations de la société VETOADOM®, service permanent d’urgence vétérinaire à domicile en
région parisienne. Il s’agit de faire un bilan des différentes espèces de petits mammifères
rencontrées, des principaux motifs de consultation en urgence et des traitements mis en place.

13
14
I- PARTICULARITÉS ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES
A. LE FURET
(Moraillon et al., 2010 ; Planté, 2011 ; Scheidecker, 2012)
Le furet (Mustela putorius furo) est un petit carnivore de la famille des mustélidés.
Longtemps utilisé comme chasseur de rongeurs dans les habitations et de lapins dans les terriers, le
furet est de plus en plus apprécié et populaire comme animal de compagnie. On retrouve différents
patrons de couleurs, le furet putoisé (figure 1), le furet albinos (figure 2) ; il existe aussi des furets
angoras, à poils longs.
Le poids est fluctuant en fonction de la saison, il peut diminuer jusqu’à 40 % au printemps. Le mâle
pèse en moyenne 1 à 1,5 kg, la femelle oscille autour de 600 à 900 g. La durée de vie moyenne est
de 7 ans, mais elle peut aller jusqu’à 10 ans.

Figure 1: Furet putoisé Figure 2 : Furet albinos

CC-by silicon640c CC-by AMagill

1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale du furet est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 14 à 15 thoraciques ;
- 5 à 7 lombaires ;
- 3 sacrées ;
- 18 caudales.
Le furet possède 5 doigts munis de griffes non rétractiles sur les membres thoraciques comme les
membres pelviens ; il est plantigrade. Carnivore, sa formule dentaire est résumée dans le tableau 1.

Tableau 1 : Formule dentaire du furet

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 3 1 3 1
INFÉRIEURE 3 1 3 2
Les incisives et les canines supérieures sont plus longues que les inférieures. Les carnivores
domestiques ont normalement 4 prémolaires, chez le furet, la première (PM1) a disparu.

2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Le thorax du furet est long et étroit : le cœur est relativement caudal, oblique par rapport au
sternum. Les affections cardiaques les plus fréquentes sont la cardiomyopathie dilatée, la
cardiomyopathie hypertrophique et la maladie valvulaire mitrale.

15
La fréquence cardiaque varie entre 180 et 250 battements par minute (bpm). Le volume sanguin
représente environ 6% du poids vif soit en moyenne 40 mL chez la femelle et 60 mL chez le mâle.
Sa fréquence respiratoire est de 33 à 36 mouvements par minute (mpm).
Sa température corporelle est comprise entre 38 et 40 °C.

3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les constantes hématologiques et biochimiques sont regroupées dans les tableaux 2 et 3.

Tableau 2 : Paramètres biochimiques du furet (Hein et al., 2012)

Intervalle de Intervalle de
Paramètres Valeur Paramètres Valeur
référence référence
Glucose (mmol/L) 6,0 3,0 - 8,5 Créatine Kinase (UI/L) 203,0 94,0 - 730,9
Fructosamines (µmol/L) 163,0 121,1 - 201,6 α-amylase(UI/L) 38,0 19,4 - 61,9
Cholestérol (mmol/L) 4,9 2,4 - 7,1 Lipase (UI/L) 204,0 73,2 - 351,1
Triglycérides (mmol/L) 1,0 0,5 - 2,8 Cholinestérase (UI/L) 526,0 262,1 - 1017,5
Acides biliaires (µmol/L) 5,7 0,0 - 28,9 Calcium (mg/L) 2,3 2,0 - 2,6
Bilirubine totale (mg/L) 1,1 0,0 - 3,3 Sodium (mmol/L) 154,0 140,1 - 169,7
Urée (mmol/L) 9,8 4,9 - 16,9 Chlore (mmol/L) 114,0 108,0 - 119,9
Créatinine (µmol/L) 44,0 23,0 - 76,7 Potassium (mmol/L) 5,0 3,9 - 5,9
Protéines totales (g/L) 67,8 54,7 - 77,9 Phosphore (mmol/L) 1,8 1,0 - 3,1
Albumine (g/L) 36,1 28,0 - 43,9 Magnésium (mmol/L) 1,2 0,9 - 1,6
ALAT (UI/L) 110,0 49,0 - 242,8 Fer (µmol/L) 33,8 11,7 - 56,3
ASAT (UI/L) 74,0 40,1 - 142,7 Cortisol (nmol/L) 6,6 0,0 - 101,5
PAL (UI/L) 34,0 13,3 - 141,6 Thyroxine (nmol/L) 27,0 15,9 - 42,0
GLDH (UI/L) 1,0 0,0 - 2,5 Progestérone (ng/mL) 0,0 0,0 - 0,4
γ-GT (UI/L) 4,0 0,2 - 14,0 Œstradiol (pg/mL) 5,0 0,0 - 12,2
LDH (UI/L) 325,0 154,4 - 1780,6

Tableau 3 : Paramètres hématologiques du furet (Hein et al., 2012)

Intervalle de Intervalle de
Paramètres Valeur Paramètres Valeur
référence référence
Erythrocytes (106 / mm3) 10,5 7,4 - 13,0 Monocytes (103/mm3) 0,2 0,0 - 0,5
Hémoglobine (g/dL) 11,1 8,6 -13,6 Neutrophiles (103/mm3) 3,0 0,9 - 7,4
Hématocrite (%) 60,0 40 – 70 Eosinophiles (103/mm3) 0,1 0,0 - 0,7
VGM (µm3) 54,3 49,6 - 60,6 Basophiles (103/mm3) 0,0 0,0 - 0,2
TCMH (fmol/L) 1,1 1,0 - 1,2 Lymphocytes (%) 53,0 12,6 - 80,6
CCMH (mmol/L) 19,3 17,8 - 20,9 Monocytes (%) 2,0 0,0 -6,5
Thrombocytes (103/mm3) 807,0 171,7 - 1280,6 Neutrophiles (%) 43,0 17,2 - 81,9
Leucocytes (103/ mm3) 7,2 3,0 - 16,7 Eosinophiles (%) 2,0 0,0 - 5,7
Lymphocytes (103/mm3) 3,4 0,6 - 10,5 Basophiles (%) 0,0 0,0 - 1,4

16
Sous l’effet du stress et de l’anesthésie, les paramètres hématologiques tels que : l’hématocrite, la
concentration en hémoglobine, le nombre d’érythrocytes, ont tendance à diminuer, et ce dès
l’induction. De même, le taux de cortisol peut augmenter avec le stress. Enfin, d’autres facteurs
physiologiques peuvent entraîner une modification de ces paramètres biologiques. En effet, l’étude
(Hein et al., 2012) montre que l’âge, le sexe, le rythme circadien, la saison, le régime alimentaire
ont une influence sur ces critères. C’est pourquoi les résultats d’une prise de sang doivent être
analysés avec précaution.

4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

L’estomac est simple, comparable à celui du chien et du chat et très distensible. Les vomissements
sont possibles. Cette espèce possède un large foie avec une vésicule biliaire comme le chien. Le
pancréas n’est pas diffus mais forme deux lobes en V inversé.
Le furet étant un carnivore strict, son régime alimentaire doit être riche en protéines et en lipides
mais pauvres en fibres et en glucides. De plus, le transit étant rapide (3 - 4 h), l’alimentation doit
être fournie à volonté. La plus adaptée reste les croquettes pour furet ; on peut temporairement
utiliser des croquettes pour chatons mais celles pour chat adulte ne sont pas suffisamment riches en
protéines. Il est aussi possible de nourrir le furet avec des proies comme des souris ou des poussins.

5) APPAREIL URINAIRE

La paroi de la vessie est fine et distensible. Les reins sont décalés l’un par rapport à l’autre. Le rein
droit est crânial à T14 et le rein gauche crânial à L1.
Constantes urinaires :
- pH : 6,5 – 7,5 ;
- Protéines :
o chez le mâle : 7 – 33 mg/dL ;
o chez la femelle : 0 – 32 mg/dL.
La protéinurie est classique chez le furet.

6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT

Le furet est un animal social, il peut vivre seul ou en groupe de même sexe en dehors des périodes
de reproduction.
La durée d’éclairement doit être limitée à 12 h par jour au risque d’entraîner une maladie
surrénalienne.
La maturité sexuelle survient vers 7 - 10 mois chez la femelle et 8 - 12 mois chez le mâle. La saison
sexuelle a lieu de mars à août pour la femelle et de décembre à juillet pour le mâle dans
l’hémisphère nord. Le cycle est monoœstrien et dure 120 jours. L’ovulation est provoquée par le
coït. La gestation dure 42 jours. C’est une espèce nidicole : 6 à 8 petits par portées naissent nus et
aveugles ; ils sont sevrés vers 6 à 8 semaines. La femelle présente 4 paires de mamelles, une paire
thoracique, deux paires abdominales et une paire inguinale.
a) Particularités anatomiques chez le mâle
Les testicules sont situés en région périnéale haute. La seule glande annexe est la prostate. L’os
pénien est long, en forme de J. L’ouverture de l’urètre étant à la base et non à son extrémité, le
sondage urinaire est mal aisé.
b) Particularités anatomiques chez la femelle
L’utérus est bipartite, il ne possède qu’un seul corps. Lors de l’œstrus, le volume de la vulve
augmente fortement. En cas de gestation, on peut observer une ligne médiane abdominale (comme
chez la femme).

17
7) CONTENTION

En fonction du caractère de l’animal, on peut réaliser deux types de contention.


La contention simple avec une main qui enserre le thorax et les doigts passant sous les aisselles
(figure 3). Si l’animal est plus agité voire agressif, on le tient par la peau du cou (figure 4).

Figure 3 : Contention simple du furet Figure 4 : Contention du furet agressif

CC-by S. Hoummady CC-by S. Hoummady

B. LE LAPIN
(Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Sanroman, 2012)
Le lapin est un mammifère, appartennant à l’ordre des lagomorphes.
De taille relativement variable, il existe en effet des lapins nains dont la longueur de la base du
crâne à la pointe des oreilles n’excède pas 6 cm. Cette race est rarement retrouvée en consultation
(figure 5). On rencontre la plupart du temps des lapins de compagnie qui pèsent entre 1,5 et 2,5 kg.
Mais des lapins de race géante peuvent atteindre jusqu’à 8kg.
L’aspect extérieur est également variable ; il existe des lapins à poils longs (lapin angora), avec des
oreilles tombantes (lapin bélier, figure 6) ou avec une couronne de poils autour du cou (lapin tête de
lion, figure 7).
La longévité moyenne est de 8 à 10 ans.

Figure 5 : Lapin nain Figure 6 : Lapin bélier Figure 7 : Lapin tête de lion

CC-by D.Chaurin CC-by E.Colinmaire CC-by D.Chaurin

18
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DE LA DENTITION

Le squelette axial du lapin est composé de 7 vertèbres cervicales, 12 vertèbres thoraciques, 7


vertèbres lombaires, 4 vertèbres sacrées et 14 à 16 vertèbres caudales.
La longueur de la région lombaire et les muscles puissants qui y sont associés entraîne une fragilité
marquée de cette zone. Les risques de luxation ou de fracture vertébrale sont donc importants.
Le lapin possède une clavicule fonctionnelle permettant la préhension.
La formule dentaire du lapin, commune à tous les lagomorphes, est résumée dans le tableau 4.

Tableau 4 : Formule dentaire du lapin

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 2 0 3 3
INFÉRIEURE 1 0 2 3

Elle permet de distinguer les rongeurs des lagomorphes. Les lapins possèdent, en effet, deux
incisives maxillaires vestigiales. Toutes les dents sont hypsodontes, c'est-à-dire qu’elles ont une
couronne ouverte permettant une croissance continue et compensant leur usure importante.

2) APPAREIL CARDIO-RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Le cœur est localisé très à gauche et orienté verticalement dans la cavité thoracique. La fréquence
cardiaque moyenne est entre 180 et 250 bpm.
La fréquence respiratoire moyenne est de 40 à 60 mpm.
La température corporelle moyenne est comprise entre 37,5°C et 41 °C. L’hyperthermie pouvant
être physiologique, c’est surtout l’hypothermie qu’il faut surveiller.
Le lapin ne respire jamais par la bouche, sauf en cas de détresse respiratoire majeure.

3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les paramètres biochimiques et hématologiques sont regroupés dans les tableaux 5 et 6.

Tableau 5 : Paramètres biochimiques du lapin (Moraillon et al., 2010)

Paramètre Valeur Paramètre Valeur


Glucose (g/L) 0,75 - 1,55 ALAT (UI/L) 48 – 80
Urée (g/L) 0,13 - 0,3 ASAT (UI/L) 14 – 113
Créatinine (mg/L) 5 – 25 PAL (UI/L) 4 – 16
Bilirubine totale (mg/L) 0 – 77 LDH (UI/L) 34 – 129
Cholestérol (g/L) 0,1 - 0,8 Amylase (UI/L) 166 – 314
Triglycérides (g/L) 1,24 - 1,56 Bicarbonates (mEq/L) 16,2 - 31,8
Lipides totaux (g/L) 2,4 - 3,9 Chlore (mEq/L) 92 – 112
Protéines totales (g/L) 54 – 83 Potassium (mEq/L) 3,7 - 6,8
Albumine (g/L) 24 – 46 Sodium (mEq/L) 131 – 155
Globuline (g/L) 1,5 - 2,8 Calcium (mg/L) 55 – 125
Phosphore (mg/L) 23 – 69

Chez le lapin, les paramètres biochimiques sont très comparables à ceux des carnivores
domestiques.

19
Tableau 6 : Paramètres hématologiques du lapin (Moraillon et al., 2010)

Paramètre Valeur Paramètre Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 5,1 - 7,9 Leucocytes (103/ mm3) 2 - 15
Hémoglobine (g/dL) 10 - 17,4 Neutrophiles (%) 20 - 75
VGM (µm3) 57,8 - 66,5 Eosinophiles (%) 1-4
TCMH (pg) 17,1 - 23,5 Basophiles (%) 0-7
CCMH (%) 29 – 37 Lymphocytes (%) 30 - 85
Hématocrite (%) 33 – 50 Monocytes (%) 1-4
Réticulocytes (%) 1 - 5,4 Thrombocytes (103/mm3) 125 - 650
Diamètre GR (µm) 5,8 - 6,7 Volume sanguin (mL/kg) 57 - 65
Volume GR (µm3) 60 Vitesse de sédimentation (mm/h) 1-3
Durée de vie GR (j) 45 – 70

Par contre, il présente une polyglobulie physiologique ainsi qu’un nombre de réticulocytes
important. On observe des inclusions éosinophiliques dans les neutrophiles qui peuvent alors se
confondre avec les éosinophiles lesquels contiennent des inclusions plus grandes.

4) APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

Le lapin est un herbivore strict. Ainsi, il possède une « cuve de fermentation » : le cæcum qui
occupe une grande partie du volume abdominal. Le tube digestif du lapin est en cela, comparable à
celui du cheval.
Figure 8 : Cæcotrophes de lapin
Le cæcum assure une grande partie de la digestion,
toutefois, le lapin présente une particularité majeure : la
cæcotrophie. En effet, il ingère ses aliments qui sont
digérés une première fois puis rejetés sous la forme de
petites crottes molles recouvertes de mucus appelées
cæcotrophes (figure 8). L’animal les récupère
directement à l’anus pour une deuxième digestion. C’est
de cette manière qu’il absorbe les nutriments (vitamines,
protéines, bactéries) produits par la flore intestinale
commensale.
CC-by : comportementdulapin.com

Son alimentation doit être principalement constituée de foin de bonne qualité, frais et odorant (80 %
de la ration alimentaire). En complément, on peut ajouter des granulés complets adaptés aux lapins,
de préférence homogènes quant à la forme et la taille (pas plus d’une cuillère à soupe par jour). Les
pousses vertes telles que le persil, la coriandre, les fanes de carottes sont recommandées pour leur
apport en vitamines et minéraux. Les fruits sont à éviter en raison de leur trop grande richesse en
glucides.

Le lapin présente un métabolisme du calcium différent de celui des carnivores domestiques. En


effet, il n’existe pas de régulation, le calcium ingéré est systématiquement absorbé, et l’excédent est
éliminé par les urines.

20
5) APPAREIL URINAIRE

La vessie est en position abdominale. Elle est distensible, piriforme, très allongée et sa paroi est
fine. Les urines sont naturellement troubles car elles contiennent toujours du précipité de carbonate
de calcium et des porphyrines de couleur rouge. En cas de suspicion d’hématurie, il faut donc
procéder en conséquence à une recherche d’hématies dans l’urine, car la couleur rougeâtre peut être
parfaitement physiologique.
De plus, si l’alimentation est trop riche en calcium, comme avec le foin de luzerne, une grande
quantité de calcium se retrouve dans les urines, pouvant mener à la formation d’une « boue
vésicale » (figure 9) et des calculs.
Figure 9 : Boue vésicale visible radiographiquement

Constantes urinaires :
- Volume moyen : 160 mL/kg/j ;
- pH : 8,2 ;
- Densité : 1.003 à 1.036 ;
- Cristaux :
o carbonate de calcium ;
o Phosphates ammoniaco-
magnésiens.

CC-by C.Pignon (service NAC ENVA)

6) COMPORTEMENT ET REPRODUCTION

Le lapin est un animal social mais très territorial. Il possède deux types de glandes de marquage :
- des glandes sébacées sous le menton pouvant avoir un aspect sableux ;
- des glandes sébacées inguinales situées de part et d’autres de l’anus dans ce qu’on appelle le
sinus inguinal.
La puberté apparaît vers 3 mois chez les femelles et 4 mois chez les mâles. Les premières
deviennent agressives et les seconds commencent le marquage urinaire.
Il n’y a pas vraiment de cycle de reproduction, l’ovulation est provoquée par la saillie.
Lorsque le lapin mâle éjacule, il tombe brutalement sur le côté et reste en décubitus latéral pendant
plusieurs minutes, ceci pouvant être mal interprété par les propriétaires.
La gestation se fait en 30 à 32 jours. Il s’agit d’une espèce nidicole ; la femelle s’épile le ventre afin
de préparer le nid. Elle doit allaiter 3 à 12 petits pendant 3 à 4 semaines, deux fois par jour pendant
10 minutes.
a) Particularités anatomiques chez le mâle
Le lapin est un phanérorchide intermittent : il possède des amas graisseux autour des testicules
maintenant les anneaux inguinaux ouverts et permettant leur remontée dans la cavité abdominale.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


La femelle possède un utérus duplex avec deux cornes et deux cols. La gestation n’est possible que
dans une seule des deux cornes utérines. Le placenta est de type discoïde. La lapine possède 4 à 5
paires de mamelles, deux thoraciques, une à deux abdominales et une inguinale.
De plus, le clitoris est très développé rendant difficile le sexage sur des animaux non pubères.

21
7) CONTENTION

Le lapin est un animal facilement stressable et qui peut avoir tendance à se débattre. Les risques de
blessure lors du transport et de la manipulation sont importants, en particulier des luxations ou des
fractures vertébrales. Le point essentiel est donc d’assurer un soutien correct des lombes.
Il existe différentes méthodes :
- on peut porter l’animal contre soi, une main sur les lombes, l’autre sous l’abdomen, la tête
de l’animal cachée sous le bras ;
- la contention en « C » : le dos de l’animal est placé contre le manipulateur, une de ses mains
soutient le thorax, la seconde maintient les lombes. L’examinateur peut alors examiner la
partie ventrale, ou prendre la température corporelle ;
- la technique de la serviette : il faut placer l’animal au bord d’une serviette dépliée sur la
table (figure 10-A), puis on relève le premier pan que l’on coince sous l’animal du côté
opposé (figure 10-B). On réalise la même manipulation pour l’autre pan de la serviette
(figure 10-C).

Figure 10 A, B et C : Technique de contention de la serviette

CC-by : D . CHAURIN CC-by : D.CHAURIN CC-by : D.CHAURIN

C. LE CHINCHILLA
(Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

Figure 11 : Un chinchilla adulte


Le chinchilla domestique (Chinchilla
lanigera ou Chinchilla brevicaudata) est un
mammifère appartenant à l’ordre des
rongeurs et au sous-ordre des caviomorphes
au même titre que les cobayes.

En provenance d’Amérique du Sud, les


chinchillas domestiques sont issus d’une
hybridation entre les deux espèces, et à
l’origine, ont été élevés pour leur fourrure
dense et fournie.

CC-by Y. Jentile

Un chinchilla de compagnie (figure 11) correctement alimenté et vivant dans un environnement


adapté peut vivre jusqu’à 18 ans, la longévité étant de 8 à 12 ans.
Les femelles sont en général plus grosses que les mâles ; le poids moyen est compris entre 400 et
600 g.

22
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale du chinchilla est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 thoraciques ;
- 6 à 7 lombaires ;
- 3 sacrées ;
- 20 à 23 caudales.
Les doigts des membres thoraciques sont au nombre de cinq alors que les membres pelviens n’ont
que quatre doigts dont un atrophié.
Les bulles tympaniques sont très développées, formant ainsi un renflement de part et d’autre du
crâne.

Figure 12 : Aspect de la cavité buccale d’un chinchilla par endoscopie

Les chinchillas étant des caviomorphes, ils


possèdent vingt dents toutes hypsodontes (à
croissance continue) dont la formule dentaire est
résumée dans le tableau 7. Les incisives sont
symétriques, colorées en orange. L’endoscopie
permet de visualiser l’intérieur de la cavité buccale
(figure 12).

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

Tableau 7 : Formule dentaire du Chinchilla

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 1 3
INFÉRIEURE 1 0 1 3

2) APPAREIL CARDIO-RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Le chinchilla est connu pour manifester des troubles cardiaques dont l’origine serait congénitale.
Sa fréquence cardiaque varie entre 100 et 150 bpm.
Sa fréquence respiratoire est en moyenne de 100 mpm.
Sa température corporelle est comprise entre 36 et 37,8 °C.
Il est très sensible aux changements de températures ; il supporte bien les températures basses mais
mal les fortes chaleurs.

3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES


(Pilny, 2008)
Les constantes hématologiques et biochimiques sont regroupées dans les tableaux 8 et 9.
Les paramètres biochimiques ne présentent pas de particularité par rapport à ceux des carnivores
domestiques. À propos des paramètres hématologiques, on observe une polyglobulie physiologique
et un taux de réticulocytes important. De plus, le chinchilla présente une inversion de la proportion
de lymphocytes par rapport aux neutrophiles (80 % de lymphocytes pour 20 % de neutrophiles
contrairement aux carnivores domestiques).

23
Tableau 8 : Paramètres hématologiques du chinchilla (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 6,6 - 10,7 Leucocytes (103/ mm3) 7,6 - 11,5
Hémoglobine (g/dL) 11,7 - 13,5 Neutrophiles (%) 23 – 45
VGM (µm3) 55 – 90 Eosinophiles (%) 0,5 - 2,6
TCMH (pg) 15 – 25 Basophiles (%) 0–1
CCMH (%) 30 – 40 Lymphocytes (%) 51 – 73
Hématocrite (%) 25 – 54 Monocytes (%) 1–4
Réticulocytes (%) 0,3 Thrombocytes (103/mm3) 250 – 300
Diamètre GR (µm) 6 - 6,7 Volume sanguin (mL/kg) 65 – 70
Volume GR (µm3) 60 – 70 Vitesse de sédimentation (mm/h) 1 – 10

Tableau 9 : Paramètres biochimiques du chinchilla (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur
Glucose (g/L) 0,6 - 1,2
Urée (g/L) 0,1 - 0,25
Cholestérol (g/L) 0,4 – 1
ALAT (UI/L) 10 – 35
ASAT (UI/L) 15 – 45
PAL (UI/L) 3 – 12
Chlore (mEq/L) 105 – 115
Potassium (mEq/L) 5 - 6,5
Sodium (mEq/L) 30 – 155
Calcium (mg/L) 100 – 115
Phosphore (mg/L) 40 – 80

4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

Le chinchilla est un herbivore monogastrique avec une fermentation cæcale. Le cæcum occupe une
grande partie du volume abdominal mais il est plus petit que chez le lapin ou le cobaye.
L’alimentation doit être riche en fibres avec des végétaux secs et ligneux.
Le foin doit être de bonne qualité et les granulés adaptés à l’espèce, complets de forme et de taille
homogènes avec un taux de cellulose brute supérieur à 20 %. Il faut un pourcentage de matière
grasse inférieur à 5 %. Enfin, le chinchilla supporte mal la verdure fraîche, trop riche en eau et
pouvant entraîner des diarrhées.

5) APPAREIL URINAIRE

Comme pour le lapin, la vessie a une paroi fine et distensible. Chez la femelle, il existe une papille
urinaire relativement large qui peut être confondue avec un pénis.
Constantes urinaires :
- pH : 8,5 ;
- Densité : 1,015 à 1,025 ;
- Cristaux à l’état physiologique : oxalate de calcium, carbonate de calcium ;
- Présence de sucres et d’albumine.

24
6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT

Le chinchilla est une espèce grégaire qui vit à l’état sauvage en harem. Il supporte mal la solitude
mais il vaut mieux éviter la cohabitation avec d’autres rongeurs, de par leur agressivité.
La distance ano-génitale est deux fois plus grande chez le mâle que chez la femelle rendant le
sexage facile ; il faut, toutefois, faire attention à ne pas confondre le pénis et la papille urinaire.
La puberté a lieu vers 4 à 5 mois chez la femelle et 9 mois chez le mâle. La saison sexuelle est de
novembre à mai dans l’hémisphère nord. Les cycles font 30 à 50 jours et, l’ovulation est spontanée.
La gestation dure 110 à 120 jours. Le sevrage des 2 à 3 petits de la portée intervient à 6 - 8
semaines. C’est une espèce nidifuge, les petits naissent les yeux ouverts, avec des poils et des dents.

a) Particularités anatomiques chez le mâle


Le mâle possède un os pénien visible radiographiquement. Les testicules qui sont le plus souvent en
position inguinale, ont tendance à s’hypertrophier lors de la saison sexuelle.
Il se forme régulièrement un anneau de poils qui enserre le pénis pouvant conduire à un
paraphimosis. Ceci serait lié à un toilettage masturbatoire trop intense.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


L’utérus est de type duplex : il possède donc 2 corps et 2 cols qui débouchent au niveau du vagin.
Ces deux cols sont accolés et rigides, on parle parfois d’ « os cervical ».
La femelle possède trois paires de mamelles (2 thoraciques et 1 inguinale). Seule la paire la plus
crâniale est fonctionnelle.
Lorsque la femelle n’est pas en œstrus, une fine membrane recouvre l’orifice vulvaire.

7) CONTENTION

Le chinchilla est, comme tous les NAC, un animal très stressable, il faut donc le manipuler avec
douceur.
En revanche, il ne faut surtout pas l’attraper par la queue car cette espèce a développé un système
de défense le « tail slip » (page 75) ; la peau de la queue se détache laissant les vertèbres à nu.
De même le « fur slip » est un processus qui, suite à une vasoconstriction massive, entraîne le
détachement brutal d’une très grande quantité de poils, c’est pourquoi, il ne faut pas non plus tenir
le chinchilla par la peau du cou.
Pour le contenir, on peut placer une main au niveau des épaules et l’autre au niveau des lombes. Il
est possible de bloquer la tête entre l’index et le majeur, tout en se servant du pouce et de
l’annulaire pour tenir les membres antérieurs afin de réaliser un examen plus approfondi.

D. LE COBAYE
(Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

Figure 13 : Un cobaye adulte


Le cobaye ou cochon d’Inde (Cavia
porcellus) est un rongeur caviomorphe
(figure 13). Son nom provient de son cri
relativement similaire à celui d’un porc et
son origine sud-américaine autrefois
appelée « les Indes ».
Il mesure en moyenne 20 cm de long et
pèse entre 500 et 1200 g. La longévité
moyenne est de 6 à 7 ans.
CC-by C.Pignon (Service NAC ENVA)

25
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale du cobaye est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 à 14 thoraciques, (les deux dernières sont cartilagineuses) ;
- 6 lombaires ;
- 3 sacrées chez la femelle et 4 chez le mâle ;
- 4 à 7 caudales.
Les membres thoraciques sont munis de 4 doigts alors que les membres pelviens n’en ont que 3. La
face palmaire des membres thoraciques et la face plantaire des membres pelviens sont glabres,
rendant les cobayes sensibles à des pododermatites.

Le cobaye est un caviomorphe comme le chinchilla : il présente donc la même formule dentaire que
ce dernier (tableau 10).
Les incisives sont dissymétriques, l’orientation de la table de mastication est de 30° au niveau des
molaires. Toutes les dents sont hypsodontes, à croissance continue.

Tableau 10 : Formule dentaire du cobaye

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 1 3
INFÉRIEURE 1 0 1 3

Enfin, la symphyse pubienne se soude vers l’âge de 7 – 8 mois, il est donc impératif de mettre les
femelles à la reproduction avant 6 mois afin d’éviter les risques de dystocie.

2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Le cobaye possède un ostium palatin, seule ouverture entre le palais mou et la langue qui sont en
continuité. De ce fait, l’intubation trachéale est difficile.
La fréquence cardiaque est comprise entre 150 et 380 bpm.
La fréquence respiratoire se situe entre 45 et 150 mpm.
Le volume sanguin représente 70 à 75 mL/kg de poids vif.
La température corporellevarie entre 37,5 et 39 °C.

3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les paramètres biochimiques et hématologiques du cobaye sont résumés dans les tableaux 11 et 12.
Les constantes biochimiques du cobaye sont peu différentes de celles des carnivores domestiques et
ne présentent pas de particularité notable (Pilny, 2008).

Comme les autres rongeurs, l’hémogramme du cobaye présente une inversion de la formule
leucocytaire avec 70 % de lymphocytes pour 30 % de neutrophiles.
Une autre particularité de l’hémogramme provient de la présence en grande quantité de corps de
Kurloff (grandes inclusions de mucopolysaccharides et de glycoprotéines dans le cytoplasme des
monocytes) surtout chez la femelle gestante. Ils représenteraient jusqu’à 3 à 4 % des lymphocytes
circulants.

26
Tableau 11 : Paramètres biochimiques du cobaye (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 4 - 5,7 Leucocytes (103/ mm3) 5,5 - 17,5
Hémoglobine (g/dL) 11 – 15 Neutrophiles (%) 22 – 48
VGM (µm3) 71 – 96 Eosinophiles (%) 0–7
TCMH (pg) 23 – 27 Basophiles (%) 0 - 2,7
CCMH (%) 26 – 39 Lymphocytes (%) 39 – 72
Hématocrite (%) 32 – 50 Monocytes (%) 1 – 10
Réticulocytes (%) 2 - 2,6 Thrombocytes (103/mm3) 250 – 850
Diamètre GR (µm) 8,1 - 8,3 Volume sanguin (mL/kg) 70 – 75
Volume GR (µm3) 85 Vitesse de sédimentation (mm/h) 1,5 – 20
Durée de vie GR (j) 60 – 80

Tableau 12 : Paramètres hématologiques du cobaye (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Glucose (g/L) 0,6 - 1,25 ALAT (UI/L) 25 – 59
Urée (g/L) 0,1 - 0,3 ASAT (UI/L) 26 – 68
Créatinine (mg/L) 6 – 22 PAL (UI/L) 55 – 108
Bilirubine totale (mg/L) 0–9 Chlore (mmol/L) 90 – 115
Cholestérol (g/L) 0,16 - 0,43 Potassium (mmol/L) 3,8 - 7,9
Protéines totales (g/L) 4,2 - 6,8 Sodium (mmol/L) 120 – 152
Albumine (g/L) 21 – 39 Calcium (mg/L) 82 – 120
Globuline (g/L) 2,1 - 3,9 Phosphore (mg/L) 30 – 76

4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

Le cobaye est un herbivore strict, cæcotrophe, avec une fermentation cæcale.


Son cæcum occupe donc un volume relativement important dans la cavité abdominale. Il a une
vésicule biliaire. L’estomac est simple, complètement glandulaire contrairement aux myomorphes.
Par contre, comme le rat et la souris, les sphincters cardiaque et pylorique sont très développés,
rendant impossibles les vomissements.
L’alimentation doit être constituée de fibres à 80 % ; les granulés adaptés à l’espèce doivent
comprendre plus de 15 % de cellulose brute et être distribués en petites quantités.
Mais la particularité la plus remarquable du cobaye est son incapacité à synthétiser la vitamine C. Il
y a une réelle nécessité de complémentation adaptée.
En effet, les besoins d’entretien sont de 25 à 30 mg/kg/j et doublent lors de croissance ou de
gestation. Il faut privilégier une administration directe per os de vitamine C en suspension orale.
L’acide ascorbique contenu dans les granulés a en effet, tendance à s’oxyder rapidement et donc à
entraîner une carence à l’exception de certaines marques de granulés comme Supreme petfood®,
Oxbow®, Beaphar®, Versele Laga® qui renferment de la vitamine C stabilisée. On peut enrichir
cette alimentation par de la verdure fraîche et variée comme du persil, de la coriandre etc.
Concernant le métabolisme du calcium, on préfère limiter les apports en choisissant un foin et des
granulés pauvres en calcium.

27
5) APPAREIL URINAIRE

La vessie est petite et ronde. Chez la femelle, l’abouchement de l’urètre est séparé du vagin.
L’urine est trouble et laiteuse physiologiquement.
Constantes urinaires :
- pH : 7 à 9 ;
- Densité : 1,015 à 1,045 ;
- Cristaux : carbonates de calcium, phosphates amoniaco-magnésiens, oxalates de calcium ;
- Présence de sucres, albumine et protéines.

6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT

Ce sont des animaux diurnes, qui vivent en groupe avec un couple dominant.
Il existe des glandes sébacées circumanales et supracaudales qui permettent le marquage du
territoire. La puberté est précoce : 1-2 mois chez le mâle et 2-4 mois pour la femelle. Il n'y a pas de
saison de reproduction et le cycle œstral dure 15 jours. L’ovulation est spontanée. La gestation est
de 68 jours et il s'agit d'une espèce nidifuge, les portées sont composées de 1 à 5 petits et le sevrage
s'effectue à 1 mois. Les mâles comme les femelles possèdent une paire de mamelles inguinales.

a) Particularités anatomiques chez le mâle


Les seules glandes annexes bien développées sont les vésicules séminales. Le cobaye est
phanérorchide intermittent. Le pénis est développé contrairement au lapin et présente un os pénien.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


La zone uro-génitale forme une fente en Y dessinantant un pseudo-cloaque. L’orifice urétral se
trouve entre les deux branches du Y et la vulve s’abouche au niveau du croisement des 3 branches.
L’utérus est bipartite mais ne possède donc qu’un seul corps. Il mesure la moitié de la longueur du
vagin. La soudure de la symphyse pubienne se fait à 7-8 mois pouvant entraîner des dystocies au
delà.

7) CONTENTION

Le cobaye a tendance à beaucoup vocaliser en général, et en particulier quand on le manipule, il est


donc nécessaire de prévenir le propriétaire.
On maintient le thorax sans l’écraser d’une main que l’on utilise comme une pince et de l’autre on
soutient l’arrière train (figure 14).

Figure 14 : Contention du cobaye

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

28
E. L’OCTODON
(Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Sanroman, 2012)

Figure 15 : L’octodon

L’octodon (Octodon degus) est un rongeur


caviomorphe (figure 15). Son nom provient
de la forme de ses molaires et prémolaires,
rappelant un huit. Le poids adulte est de 170
à 300 g et le corps mesure 12,5 à 19,5 cm de
long.
L’espérance de vie est en moyenne de 5 ans,
mais elle peut aller jusqu'à 10 ans.

CC-by stanhua
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale de l’octodon est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 thoraciques ;
- 6 lombaires ;
- 4 sacrées ;
- 18 caudales.
Il possède quatre doigts à chaque membre, le pouce est atrophié. Les bulles tympaniques sont
particulièrement développées.
L’octodon est un rongeur caviomorphe ; sa formule dentaire est donc similaire à celle du chinchilla
ou du cobaye. Elle est résumée dans le tableau 13.

Tableau 13 : Formule dentaire de l’octodon

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 1 3
INFÉRIEURE 1 0 1 3

Toutes les dents sont hypsodontes, à croissance continue ; l’émail des incisives est coloré en orange.
La forme de la table d’usure des molaires et prémolaires rappelle « un huit » d’où son nom.

2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Sa fréquence cardiaque oscille entre 150 et 300 bpm. Le volume sanguin varie de 15 à 25 mL.
Sa fréquence respiratoire est de 100 à 150 mpm.
Sa température corporelle est comprise entre 37,5 et 39 °C.

29
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les constantes hématologiques et biochimiques sont regroupées dans les tableaux 14 et 15.

Tableau 14 : Paramètres biochimiques de l’octodon (Boussarie, 2001)

Paramètres Valeur
Glucose (g/L) 0,8 – 1,0
Urée (g/L) 0,1 - 0,5
Créatinine (mg/L) 10 – 20
Bilirubine totale (mg/L) 2–5
Cholestérol (g/L) 0,4 – 1,0
Protéines totales (g/L) 55 – 70
Albumine (g/L) 35 -45
ALAT (UI/L) 10 – 35
PAL (UI/L) 3 – 12
Potassium (mmol/L) 4 – 6,5
Calcium (mg/L) 100 – 150

Tableau 15 : Paramètres hématologiques de l’octodon (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 4,2 - 13,9 Leucocytes (103/ mm3) 3,2 – 20
Hémoglobine (g/dL) 7,2 – 15 Neutrophiles (%) 11 – 91
VGM (µm3) 33 – 91 Eosinophiles (%) 0–8
TCMH (pg) 10 – 25 Basophiles (%) 0 – 10
CCMH (%) 21 – 39 Lymphocytes (%) 9 – 86
Hématocrite (%) 26 – 54 Monocytes (%) 0–8
Réticulocytes (%) 0,2 - 0,5 Thrombocytes (103/mm3) 250 – 600
Diamètre GR (µm) 5,9 – 7 Volume sanguin (mL/kg) 70 – 75
Volume GR (µm3) 55 – 70 Vitesse de sédimentation (mm/h) 1–5

On considère une glycémie élevée (1,5 à 2,5 g/L) comme physiologique. L’octodon présente par
ailleurs un taux de protéines sériques plus bas par rapport à celui des carnivores domestiques. Enfin,
on observe un pourcentage d’albumine plus élevé. Comme pour les autres rongeurs, on constate une
polyglobulie physiologique ainsi qu’une inversion de la formule leucocytaire, avec des proportions
similaires à celles du chinchilla (80 % de lymphocytes pour 20 % de neutrophiles).

4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

L’octodon est un herbivore monogastrique à fermentation cæcale. Il pratique la cæcotrophie comme


le lapin. L’estomac est simple avec des sacculations, le cæcum occupe un volume important dans la
cavité abdominale. On retrouve une vésicule biliaire.
Dans son milieu naturel, l’octodon se nourrit essentiellement d’écorces, de feuilles et de graines,
soit des éléments secs et ligneux.
Son alimentation devra principalement être constituée de foin et complémentée par des granulés
complets adaptés à son espèce. Il est sensible au diabète et à la stéatose hépatique, c’est pourquoi il
faut limiter l’apport trop important de glucides et de lipides.

30
5) APPAREIL URINAIRE

L’urine est de couleur jaune claire.


Constantes urinaires :
- pH : 6 ;
- Densité : 1,015 ;
- Présence de sucres et d’albumine.

6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT

L’octodon est un animal grégaire qui supporte mal la solitude, pouvant aller jusqu’à
l’automutilation. Son activité est diurne mais peut devenir nocturne en captivité.

Concernant le sexage, la distance entre l'anus et la papille génitale est plus petite chez la femelle
que chez le mâle. Cependant ce critère est difficilement utilisable car l’orifice uro-génital est
masqué par un organe saillant dans les deux sexes.
La puberté a lieu vers 4 à 5 mois chez la femelle et 9 mois chez le mâle. Il n’y a pas de saison
sexuelle. Les cycles font 18 à 21 jours, l’ovulation est spontanée. La gestation dure 90 jours. Le
sevrage des 6 petits de la portée se fait à 4-6 semaines. Il y a 7 paires de mamelles, une paire
inguinale et les six autres thoraciques.
C’est une espèce nidifuge.

a) Particularités anatomiques chez le mâle


De par la localisation des testicules, en région inguinale, l’octodon ne présente pas de scrotum.Le
pénis comporte un os pénien, et est pourvu de spicules épineux.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


L’utérus est simple avec deux cornes qui se rejoignent en un seul col. Le clitoris est très développé
et fait saillie vers l’extérieur du vagin au niveau de l’orifice urétral. Ce prépuce clitoridien,
particulièrement saillant lorsque la femelle est en chaleur, est souvent confondu avec le fourreau ou
le pénis du mâle. Enfin, il existe une membrane vaginale qui disparait lors des chaleurs.

7) CONTENTION

La contention doit être rapide et minimale car l’octodon est très stressable. On peut le saisir par la
peau du cou entre le pouce et l’index, ou le maintenir avec une main par le thorax, seulement s’il est
docile.
Il ne faut surtout pas l’attraper par la queue car comme les chinchillas, l’octodon possède un
mécanisme de défense appelé le « tail slip ». La queue se dégante dans sa totalité laissant les
vertèbres à nu (page 75).

F. LA GERBILLE
(Colambani, 2000 ; Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

La gerbille de Mongolie (Meriones unguiculatus) est un petit rongeur myomorphe (figure 16). Il
s’agit de la gerbille de compagnie la plus répandue.
Elle mesure en moyenne 21 à 25 cm queue comprise, et pèse entre 70 et 100g. La durée de vie
moyenne est de 2 à 3 ans, du fait d’une forte incidence de tumeurs malignes à partir de 2 ans.

31
Figure 16 : La gerbille de mongolie

CC-by C.Pignon (Service NAC ENVA)

1) PARTICULARITES DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale de la gerbille est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 thoraciques ;
- 6 lombaires ;
- 4 sacrées ;
- 7 caudales.
Les quatre membres sont munis de 5 doigts. La gerbille est un myomorphe comme le rat ou la
souris. La formule dentaire commune aux myomorphes est résumée dans le tableau 16. Seules les
incisives sont hypsodontes, avec une couronne ouverte donc à croissance continue. Les incisives
supérieures sont trois fois plus courtes que les incisives inférieures.

Tableau 16 : Formule dentaire de la gerbille de Mongolie

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 0 3
INFÉRIEURE 1 0 0 3

2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Le système cardio-respiratoire de la gerbille ne présente pas de particularité anatomique.


La fréquence cardiaque est comprise entre 300 et 400 bpm.
La fréquence respiratoire se situe entre 90 et 160 mpm.
Le volume sanguin est de 4,5 à 7,8 mL.
La température corporelle varie entre 38 et 38,5°C. La gerbille est très sensible aux températures
ambiantes élevées ; en effet, elle ne possède pas de glandes sudoripares et est incapable d’haleter.
Sa thermorégulation en est donc fortement amoindrie, et il y a des risques majeurs d’hyperthermie.

32
3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les paramètres biochimiques et hématologiques sont regroupés dans les tableaux 17 et 18.
Il arrive d’observer une valeur de l’albumine plasmatique et un taux de cholestérol sérique élevés.
Comme les autres rongeurs, on observe une polyglobulie et une réticulocytose physiologiques. De
même, il existe une inversion de la formule leucocytaire avec 80 % de lymphocytes et 20 % de
neutrophiles.

Tableau 17 : Paramètres hématologiques de la gerbille de Mongolie (Moraillon et al., 2010)

Erythrocytes (106 / mm3) 7 – 10


Hémoglobine (g/dL) 13,5 -16,2 Tableau 18 : Paramètres biochimiques de la
VGM (µm3) 46 – 60 gerbille de Mongolie (Moraillon et al., 2010)
TCMH (pg) 16,9 - 18,5
CCMH (%) 31,6 – 33 Glucose (g/L) 0,5 - 1,4
Hématocrite (%) 35 – 45 Urée (g/L) 0,17 - 0,3
Réticulocytes (%) 4 Bilirubine totale (mg/L) 8 - 16
Diamètre GR (µm) 6 - 6,5 Cholestérol (g/L) 0,9 - 1,4
Volume GR (µm3) 60 – 70 Protéines totales (g/L) 46 - 147
Durée de vie GR (j) 45 – 60 Albumine (g/L) 18 - 58
Leucocytes (103/ mm3) 4,3 - 21,6 Globuline (g/L) 80 -100
Neutrophiles (%) 5 – 34 Chlore (mEq/L) 93 - 118
Eosinophiles (%) 0–4 Potassium (mEq/L) 3,6 - 5,9
Basophiles (%) 0–1 Sodium (mEq/L) 143 - 147
Lymphocytes (%) 60 – 95 Calcium (g/L) 37 - 61
Monocytes (%) 0–3 Phosphore (g/L) 37 - 112
Thrombocytes (103/mm3) 400 – 600
Volume sanguin (mL/kg) 60 – 85
Vitesse de sédimentation (mm/h) 1–3

4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

La gerbille est un herbivore à tendance omnivore. Il lui arrive de consommer des graines mais aussi
des insectes ou des petits reptiles.
L’estomac, comme chez le rat et la souris, est divisée en deux parties, une squameuse et une
glandulaire. Il n’y a pas de vésicule biliaire.
Lorsque le régime alimentaire est adapté, la gerbille ne pratique pas la coprophagie.
Concernant l’alimentation, il faut éviter les mélanges de graines qui occasionnent un tri et donc des
carences, et plutôt préférer des granulés adaptés à l’espèce. Des fruits et des légumes viennent
compléter ce régime. Lors de la gestation ou de la lactation, il est possible de rajouter des vers de
farine afin de prévenir les carences.

33
5) APPAREIL URINAIRE

Le système urinaire est adapté à des conditions de vie désertiques, l’urine est concentrée, de couleur
jaune foncé.
Constantes urinaires :
- pH : 5,6 ;
- Densité : 1,040 ;
- Albumine : 0,5 à 1 g/L.

6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT

La gerbille est un animal social ; des groupes se forment avec une hiérarchie très marquée comme
chez le rat. Il est préférable qu’elles vivent à plusieurs mais l’introduction d’un nouvel individu peut
conduire à des combats mortels.
Les gerbilles possèdent une glande ventrale, de couleur jaune, située au niveau de la ligne blanche.
Cette glande produit une sécrétion huileuse avec une forte odeur musquée.
Elle est deux fois plus grosse chez le mâle, elle permet de délimiter le territoire et la mère l’utilise
pour marquer les petits. Avec l’âge, une évolution néoplasique est possible, un retrait chirurgical
peut alors être nécessaire.
La puberté a lieu vers 10 à 12 semaines, l’ovulation est spontanée, les cycles sont polyœstriens et
courts (4 à 6 jours). La gestation n’excède pas 24 à 26 jours. C’est une espèce nidicole,donnant
naissance à 4 à 6 petits par portées, nus, avec les yeux fermés, et qui sont sevrès à un mois.

a) Particularités anatomiques chez le mâle


Les testicules sont en position intra-abdominale lors des phases de repos sexuel : ils migrent vers le
scrotum par l’anneau inguinal à la saison sexuelle.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


L’utérus de la gerbille est constitué de deux cornes et deux cols. Elle possède 4 paires de mamelles :
2 thoraciques et 2 inguinales.

7) CONTENTION

Figure 17 : Technique de contention de la gerbille

Comme le chinchilla, la gerbille a mis en place un


mécanisme de défense : le « tail slip ». Si elle est retenue
par l’extrémité de la queue, celle-ci se dégante et les
vertèbres sont mises à nu (page 75)
Il faut toujours manipuler l’animal au dessus d’une table
car une chute est vite arrivée et peut entraîner des
fractures. On peut maintenir l’animal en le tenant par la
peau du cou et la base de la queue, ou en le tenant entre
deux doigts (figure 17).

CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA)

34
8) CHROMODACRYORRHÉE

Sous l’effet d’un stress quel qu’il soit, les glandes de Harder produisent des sécrétions rougeâtres
contenant des porphyrines, pouvant donner l’impression que la gerbille pleure du sang. On retrouve
ce même mécanisme chez le rat (page 71).

G. LE HAMSTER

(Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)


Le hamster est un petit mammifère appartenant à l’ordre des rongeurs et au sous-ordre des
myomorphes.
Il existe différentes espèces de hamsters domestiques utilisées comme animal de compagnie mais
aussi pour l’expérimentation animale. Le hamster de Syrie ou hamster doré (Mesocricetus auratus)
est le plus gros, mesure en moyenne 13 à 15 cm et pèse 30 à 150 g (figure 18). On trouve ensuite le
hamster de chine (Cricetulus griseus) puis le hamster russe (Phodopus sungorus) (figure 19) et
enfin le hamster Roborovski (Phodopus roborovskii), le plus petit.
La durée de vie est en moyenne de 2 à 3 ans.

Figure 18 : Le hamster doré Figure 19 : Le hamster russe

CC-by Wikipédia CC-by Wikipédia

1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 thoraciques ;
- 6 lombaires ;
- 4 sacrées ;
- 13 à 14 caudales.

Le hamster est un myomorphe comme la gerbille, le rat et la souris ; sa formule dentaire est
résumée dans le tableau 19.
Tableau 19 : Formule dentaire du hamster

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 0 3
INFÉRIEURE 1 0 0 3

Seules les incisives sont hypsodontes. Les incisives supérieures peuvent repousser en une semaine
alors qu’il faut trois fois plus de temps pour la repousse des incisives inférieures. La forme des
molaires avec deux rangs longitudinaux parallèles au niveau de la couronne permet le stockage de
nourriture faisant du hamster une espèce sensible à la formation de caries.

35
2) APPAREIL CARDIO-VASCULAIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Le hamster ne présente pas de particularité anatomique notable au niveau de l’appareil cardio-


respiratoire.
Sa fréquence cardiaque est comprise entre 250 et 500 bpm.
Sa fréquence respiratoire se trouve entre 35 et 135 mpm.
Sa température corporelle moyenne est de 37 à 38 °C.

3) CONSTANTES BIOCHIMIQUES ET HÉMATOLOGIQUES

Les paramètres biochimiques et hématologiques sont regroupés dans les tableaux 20 et 21.

Tableau 20 : Paramètres hématologiques du hamster (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 6 – 10 3 3
Leucocytes (10 / mm ) 2,55 - 11,6
Hémoglobine (g/dL) 10 – 16 Neutrophiles (%) 10 – 42
VGM (µm3) 54,5 - 78 ,5 Eosinophiles (%) 0 - 4,5
TCMH (pg) 15,4 - 26,8 Basophiles (%) 0–1
CCMH (%) 27 – 37 Lymphocytes (%) 50 – 95
Hématocrite (%) 36 – 55 Monocytes (%) 0 - 4,9
Réticulocytes (%) 1–2 Thrombocytes (103/mm3) 200 – 500
Diamètre GR (µm) 6,2 – 7 Volume sanguin (mL/kg) 65 – 80
Volume GR (µm3) 71 Vitesse de sédimentation (mm/h) 1,7 - 3,5
Durée de vie GR (j) 60 - 70

Comme pour les autres petits mammifères, on ne note pas de différence majeure au niveau des
paramètres biochimiques.
Concernant l’hémogramme, on observe une polyglobulie physiologique ainsi qu’un taux de
réticulocytes important. De plus, il y a une inversion dans la formule leucocytaire mais elle est
moins marquée que chez le rat ou le chinchilla. En effet, la proportion de lymphocytes est de 70 %
pour 30 % de neutrophiles.

Tableau 21 : Paramètres biochimiques du hamster (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Glucose (g/L) 0,6 - 1,6 ASAT (UI/L) 43 – 134
Urée (g/L) 0,14 - 0,27 PAL (UI/L) 6 - 14,2
Créatinine (mg/L) 4 – 10 LDH (UI/L) 134 – 360
Bilirubine totale (mg/L) 2,4 - 7,2 Chlore (mEq/L) 92 – 103
Cholestérol (g/L) 0,65 - 1,48 Potassium (mEq/L) 3,9 - 6,8
Protéines totales (g/L) 55 – 72 Sodium (mEq/L) 124 – 147
Albumine (g/L) 20 – 42 Calcium (g/L) 84 – 123
Globuline (g/L) 25 – 49 Phosphore (g/L) 40 – 82
CPK (UI/L) 366 – 776 Magnésium (mg/L) 19 – 29
ALAT (UI/L) 22 – 63

36
4) APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

Le hamster est un omnivore à tendance granivore. Il peut pratiquer la coprophagie mais ne produit
pas de véritables cæcotrophes.
Grâce à la présence de bajoues extrêmement développées, il peut stocker une grande quantité de
nourriture. Ce sont des évaginations extrêmement extensibles de la muqueuse buccale latérale, de la
bouche jusqu’au niveau de la scapula. Richement vascularisées, transparentes et réversibles, elles
recouvrent muscles et glandes parotides lorsqu’elles sont pleines.
Les bajoues peuvent servir au transport de la nourriture voire des petits si la femelle se sent
menacée. Le hamster réalise la vidange de ses bajoues en les massant d’arrière en avant. Il est
toutefois, sensible à l’impaction d’aliments dans ses bajoues s’ils y restent trop longtemps ou en cas
de malocclusion dentaire.
Il existe un pré-estomac chez le hamster qui est le lieu d’une fermentation bactérienne, vient ensuite
un estomac glandulaire dont le cardia est fortement développé rendant le vomissement impossible.
Le lieu principal de la fermentation est le cæcum qui occupe un grand volume dans la cavité
abdominale.
Concernant l’alimentation, des granulés adaptés à l’espèce constituent l’essentiel des apports
nutritionnels. Ils peuvent être complémentés par des fruits et des légumes frais.

5) APPAREIL URINAIRE

L’appareil urinaire est adapté aux conditions de vie désertiques avec une bonne capacité à retenir
l’eau surtout au niveau des reins.
L’urine produite est épaisse et de consistance crémeuse.
Enfin, chez la femelle, l’orifice urétral est distinct de l’orifice vaginal.
Constantes urinaires :
- Volume d’urines émises : 5,1 à 8,4 mL/j ;
- pH : 8,5 ;
- Densité : 1,015 à 1,025 ;
- Cristaux à l’état physiologique : phosphate tricalcique, carbonate de calcium.

6) COMPORTEMENT ET REPRODUCTION

Contrairement à la plupart des rongeurs, certaines espèces de hamsters, comme le hamster doré, ne
sont pas grégaires et supportent mal la présence de congénères.
Il possède des glandes de marquage dont la position est variable en fonction des espèces. Chez le
hamster doré, elles se trouvent sur les flancs alors qu’elles se localisent en région péri-ombilicale
chez les hamsters du genre Phodopus. Chez le hamster de Syrie, la puberté a lieu vers 1,5 mois chez
la femelle et 2 mois chez le mâle. La saison sexuelle s’étend de mai à septembre dans l’hémisphère
nord. Il s’agit d’une espèce à cycle court (4 jours), l’ovulation est spontanée. La gestation dure 15 à
16 jours. Il y a en moyenne 5 à 9 petits en moyenne dont le sevrage se fait vers 4 semaines. Il faut
rapidement séparer la mère et les petits, car le cannibalisme est fréquemment observé dans cette
espèce.
a) Particularités anatomiques chez le mâle
La taille des testicules varie en fonction de la saison sexuelle.
Il y a un os pénien. Les sécrétions du mâle produisent un bouchon copulatoire urétral.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


La femelle possède un utérus duplex avec deux corps et deux cols.
Les 6 à 7 paires de mamelles sont réparties de la région thoracique à la région inguinale.

37
7) CONTENTION

Il faut éviter de le tenir par la peau du cou car cela peut entraîner des lésions au niveau des
abajoues, entraîner une exophtalmie voire une sortie complète hors de l’orbite. La contention peut
se faire à une main, l’index et le majeur de part et d’autre du cou, les autres doigts soutenant le
thorax.

H. LE RAT
(Hegelen et Thiriet, 2012 ; Planté, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

Figure 20 : le rat (Ratus norvegicus)

Le rat surmulot (Ratus norvegicus)


appartient à l’ordre des rongeurs et
au sous ordre des myomorphes
(figure 20).
Il mesure 18 à 25 cm de long sans la
queue, son poids est compris entre
250 et 500 g.
Il vit en moyenne 2 à 3 ans.

CC-by C. Boyer
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DE LA DENTITION

La formule vertébrale du rat est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 thoraciques ;
- 6 lombaires ;
- 4 sacrées ;
- 27 à 31 caudales.

Il possède une clavicule fonctionnelle permettant une bonne préhension, et 5 doigts au niveau des
antérieurs comme des postérieurs. De plus, les cartilages de conjugaison ne se fermant pas, sa
croissance est donc continue tout au long de la vie. Concernant les dents, le rat appartient au sous
ordre des myomorphes, sa formule dentaire est résumée dans le tableau 22.

Tableau 22 : Formule dentaire du rat

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 1 3
INFÉRIEURE 1 0 1 3

Seules les incisives sont hypsodontes contrairement au lapin. Les incisives inférieures sont plus
longues que les supérieures et ne sont pas collées formant donc un V ; le diastème est relativement
long. De plus, l’émail est teinté de façon physiologique d’une coloration orangée qui a tendance à
foncer avec le temps.

38
2) APPAREIL CARDIO-RESPIRATOIRE

La fréquence cardiaque peut varier entre 250 et 400 bpm, la fréquence respiratoire est autour de 70
à 150 mpm. Le volume sanguin est compris entre 17,5 et 35 mL.
La température corporelle se situe entre 37 et 38,5 °C.
Comme pour la plupart des petits mammifères de compagnie, le rat ne respire jamais par la bouche
sauf en cas de détresse respiratoire majeure.

3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les constantes biochimiques et hématologiques sont regroupées dans les tableaux 23 et 24.
Les paramètres biochimiques sont très comparables à ceux des carnivores domestiques et ne
présentent pas de particularités.

Tableau 23 : Paramètres biochimiques du rat (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Glucose (g/L) 0,7 - 1,6 ALAT (UI/L) 52 – 144
Urée (g/L) 0,12 - 0,22 ASAT (UI/L) 54 – 192
Créatinine (mg/L) 4–8 PAL (UI/L) 40 – 191
Bilirubine totale (mg/L) 2,3 - 4,8 LDH (UI/L) 225 – 275
Cholestérol (g/L) 0,4 - 1,4 Chlore (mEq/L) 100 -109
Protéines totales (g/L) 59 – 78 Potassium (mEq/L) 4,3 - 6,3
Albumine (g/L) 33 – 46 Sodium (mEq/L) 142 – 150
Globuline (g/L) 22 – 35 Calcium (g/L) 76 – 126
CPK (UI/L) 111 – 334 Phosphore (g/L) 53 – 84

L’hémogramme, par contre, présente quelques différences avec celui des carnivores domestiques.
En effet, on retrouve une polyglobulie physiologique associée à une réticulocytose se traduisant par
une polychromatophilie sur frottis et une thrombocytose. Enfin, comme le chinchilla, il présente une
inversion de la formule leucocytaire (80 % de lymphocytes pour 20 % de neutrophiles).

Tableau 24 : Paramètres hématologiques du Rat (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 5 - 12,5 Leucocytes (103/ mm3) 3 – 15
Hémoglobine (g/dL) 11 – 18 Neutrophiles (%) 4 – 50
VGM (µm3) 44,5 – 69 Eosinophiles (%) 0–4
TCMH (pg) 12 - 24,5 Basophiles (%) 0–2
CCMH (%) 21,6 – 42 Lymphocytes (%) 40 – 95
Hématocrite (%) 36 – 52 Monocytes (%) 0–8
Réticulocytes (%) 0,5 – 3 Thrombocytes (103/mm3) 500 - 1300
Diamètre GR (µm) 5,8 - 6,8 Volume sanguin (mL/kg) 50 – 65
Volume GR (µm3) 60 – 110 Vitesse de sédimentation (mm/h) 1 – 10
Durée de vie GR (j) 45 – 68

39
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

Le rat est omnivore. Son tube digestif est assez semblable à celui des carnivores domestiques à
quelques différences près. En effet, son estomac est constitué de deux parties distinctes, une partie
non glandulaire et une partie glandulaire. Il ne peut pas vomir non plus.
Il ne possède pas de vésicule biliaire. Il pratique aussi la cæcotrophie mais elle n’est pas aussi
essentielle que chez le lapin.
Concernant son alimentation, l’idéal consiste à distribuer des bouchons complets de taille et de
forme homogène pour éviter le tri avec peu de matières grasses (moins de 5 % de la matière sèche)
et riche en protéines (20 %). En complément, on peut y ajouter des fruits et légumes, ainsi que des
protéines sous forme de fromage ou de viande mais en faible quantité.

5) APPAREIL URINAIRE

La vessie est petite (contrairement au lapin) et les calculs sont fréquents.


Chez la femelle, l’urétre débouche directement à l’extérieur, il n’y a donc pas de sinus uro-génital
mais 3 ostia : anus, ostium génital et ostium urétral.
Constantes urinaires :
- Volume d’urines émises : 13 à 23 mL/j ;
- pH : 5 à 7 ;
- Densité : 1,022 à 1,050.

6) COMPORTEMENT ET REPRODUCTION

Le rat est une espèce très sociale. Il a besoin de congénères et est très proche de l’Homme.
Chez les mâles comme les femelles, il existe des glandes prépuciales situées de part et d’autre de la
zone uro-génitale qui permettent le marquage et l’identification au sein du groupe. La puberté a lieu
assez tôt, vers 6 à 8 semaines ; elle se traduit par une certaine agressivité et un marquage urinaire
important. Il n’y a pas de saison sexuelle. Les cycles sont courts (4 à 5 jours) et l’ovulation est
spontanée. Après fécondation, se forme un bouchon muqueux au niveau du vagin. La gestation dure
19 à 23 jours. Le sevrage de la portée (6 à 12 petits) se fait à 3 semaines environ. La distance ano-
génitale est plus grande chez le mâle que chez la femelle dès la naissance permettant ainsi un
sexage précoce.

a) Particularités anatomiques chez le mâle


Le rat est un phanérorchide intermittent ; grâce à de gros amas adipeux situés au pôle crânial des
testicules. Les anneaux inguinaux sont maintenus ouverts, ce qui permet la rétraction des testicules
au niveau abdominal, inguinal ou scrotal. De plus, comme le chien, le rat possède un os pénien
cartilagineux.

b) Particularités anatomiques chez la femelle


L’utérus est de type duplex, avec 2 corps et 2 cols qui débouchent au niveau du vagin. Le placenta
est de type discoïde.

7) CHROMODACRYORRHÉE

Une particularité physiologique du rat, qui peut parfois beaucoup impressionner les propriétaires,
est la chromodacryorrhée (figure 21). Il s’agit de la sécrétion de porphyrines (sécrétions rouges au
niveau des yeux et des narines) par les glandes de Harder sous l’effet d’un stress quelconque et
pouvant être confondue avec du sang. Il est possible de réaliser un frottis afin de vérifier l’absence
d’hématies.

40
8) CONTENTION

Le rat se manipule assez facilement. On peut le maintenir en le tenant entre le pouce et l’index par
la peau du cou et de l’autre main par la base de la queue. Toutefois, en le tenant d’une seule main,
avec l’index et le majeur de part et d’autre de la tête et, les autres doigts placés sous les aisselles en
laissant le reste du corps pendre est une position relaxante pour le rat qui ne se débat alors pas du
tout (figure 22).

Figure 21 : Chromodacryorrhée chez le rat Figure 22 : Contention chez le rat

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA) CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

I. LA SOURIS
(Moraillon et al., 2010 ; Planté, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

Figure 23 : la souris (Mus musculus)


Comme le rat, la souris domestique (Mus
musculus) est un rongeur qui appartient au sous-
ordre des myomorphes (figure 23).
Le corps de la souris mesure en moyenne 7 à 9
cm, la queue étant aussi longue que le corps. Le
poids est compris entre 20 et 40 g.
La durée de vie est assez faible entre 1,5 et 2,5
ans.
CC-by : G.Shuklin
1) PARTICULARITÉS DU SQUELETTE ET DENTITION

La formule vertébrale de la souris est la suivante :


- 7 cervicales ;
- 13 thoraciques ;
- 6 lombaires ;
- 4 sacrées ;
- un nombre variables de vertèbres caudales.
Les membres thoraciques sont munis de 4 doigts contre 5 pour les membres pelviens. La souris
possède une clavicule fonctionnelle lui permettant une bonne préhension.
Comme le rat, elle appartient au sous-ordre des myomorphes dont la formule dentaire est résumée
dans le tableau 25. Seules les incisives sont à croissance continue.

Tableau 25 : Formule dentaire de la souris

MACHOIRE INCISIVES CANINES PRÉMOLAIRES MOLAIRES


SUPÉRIEURE 1 0 1 3
INFÉRIEURE 1 0 1 3

41
2) APPAREIL CARDIO – RESPIRATOIRE ET CONSTANTES PHYSIOLOGIQUES

Sa fréquence cardiaque varie entre 325 et 780 bpm. Le volume sanguin est d’environ 1.4 à 2.8 mL.
Sa fréquence respiratoire est comprise entre 95 et 250 mpm.
Sa température va de 37 à 38 °C.

3) CONSTANTES HÉMATOLOGIQUES ET BIOCHIMIQUES

Les constantes hématologiques et biochimiques de la souris sont regroupées dans les tableaux 26 et
27.

Tableau 26 : Paramètres biochimiques de la souris (Moraillon et al., 2010)

Glucose (g/L) 0,7 - 1,8 ASAT (UI/L) 101 - 214


Urée (g/L) 0,18 - 0,3 PAL (UI/L) 43 - 71
Créatinine (mg/L) 5 – 10 LDH (UI/L) 366
Bilirubine totale (mg/L) 3-8 Chlore (mEq/L) 105 - 118
Cholestérol (g/L) 0,6 – 1 Potassium (mEq/L) 6,3 - 8
Protéines totales (g/L) 59 – 103 Sodium (mEq/L) 143 - 164
Albumine (g/L) 25 – 48 Calcium (g/L) 46 - 96
Globuline (g/L) 6 Phosphore (g/L) 52 - 94
CPK (UI/L) 155 Magnésium (mg/L) 14 - 31
ALAT (UI/L) 44 – 87

Les paramètres biochimiques sont très comparables à ceux des carnivores domestiques et ne
présentent pas de particularité.
Concernant l’hémogramme, on retrouve une polyglobulie physiologique associée à une
thrombocytose. La souris présente comme tous les rongeurs, une inversion de la formule
leucocytaire mais les proportions se rapprochent de celles du cobaye : 70 % de lymphocytes pour 30
% de neutrophiles. Enfin, on note un taux de monocytes élevé.

Tableau 27 : Paramètres hématologiques de la souris (Moraillon et al., 2010)

Paramètres Valeur Paramètres Valeur


Erythrocytes (106 / mm3) 6,7 - 12,5 Leucocytes (103/ mm3) 5,4 – 16
Hémoglobine (g/dL) 10,2 – 16 Neutrophiles (%) 8 - 42,9
VGM (µm3) 31 – 62 Eosinophiles (%) 0 - 2,9
TCMH (pg) 9,2 - 20,8 Basophiles (%) 0 - 0,85
CCMH (%) 22 - 35,5 Lymphocytes (%) 55 – 95
Hématocrite (%) 32 – 54 Monocytes (%) 0–8
Réticulocytes (%) 0,3 – 2 Thrombocytes (103/mm3) 800 – 1200
Diamètre GR (µm) 5,5 - 7,7 Volume sanguin (mL/kg) 70 – 80
Volume GR (µm3) 51 Vitesse de sédimentation (mm/h) 0,4 - 1,6
Durée de vie GR (j) 20 – 45

42
4) PARTICULARITÉS DE L’APPAREIL DIGESTIF ET ALIMENTATION

La souris est omnivore. Son estomac est proche de celui du rat, constitué de deux parties, une
squameuse aglandulaire et une glandulaire. Les vomissements sont impossibles. Elle possède une
vésicule biliaire.
Son régime alimentaire doit être pauvre en matières grasses (5 à 10 %) et en protéines (14 à 17 %)
mais riche en glucides (50 à 60 %) par l’apport de céréales.
Les mélanges de graines sont peu adaptés, et il faut leur préférer des granulés spécifiques, complets
et équilibrés.

5) APPAREIL URINAIRE

Constantes urinaires :
- Volume d’urines émises : 0,5 à 2,5 mL/j ;
- pH : 5 ;
- Densité : 1,034 ;
- Présence physiologique d’albumine : 0,3g/L.

6) REPRODUCTION ET COMPORTEMENT

La souris est un animal sociable, pouvant vivre en groupe mais les mâles se supportent
difficilement. Son activité est principalement crépusculaire.
La puberté arrive autour de 6 semaines et il n’y a pas de saison sexuelle. Les cycles font 4 à 5 jours,
l’ovulation est spontanée. La gestation dure 19 à 21 jours. Le sevrage des 7 à 10 souriceaux se fait
vers entre 3 et 5 semaines. La souris est donc extrêmement prolifique. C’est une espèce nidicole, les
petits naissant nus et aveugles.
Elle possède 5 paires de mamelles présentes chez le mâle comme la femelle.
L’appareil génital est en tout point comparable à celui du rat.
La souris est donc assez comparable au rat, que ce soit au niveau de la reproduction ou de la
nutrition. Elle présente aussi en cas de stress, une chromodacryorrhée.

7) CONTENTION

Il faut faire attention car la souris a tendance à mordre. On peut la maintenir d’une main par la peau
du cou et de l’autre par la base de la queue, comme la gerbille et l’octodon.

43
44
II- LES PRINCIPAUX MOTIFS D’URGENCE
Les petits mammifères de compagnie présentent des particularités anatomiques mais aussi des
conditions d’entretien, un régime alimentaire et un comportement qui leur sont propres et qui
en font des animaux fragiles.
Dans un premier temps, nous allons décrire la démarche à effectuer lors de la prise en charge
d’une urgence chez un petit mammifère de compagnie. Puis, les troubles généraux comme les
troubles digestifs et urinaires vont être développés. Ensuite, nous exposerons les autres motifs
de consultation tels que les troubles ophtalmologiques, de la reproduction et les accidents
domestiques. Enfin, les techniques de prélèvements et de pose de cathéter seront présentées.
Ce chapitre ne se veut pas exhaustif et traite d’un certain nombre d’urgences rencontrées
fréquemment en consultation.

A- TRI DES URGENCES

L’examen clinique commence par une observation à distance qui repose sur trois critères : la
respiration, la posture et la vigilance. En effet, les petits mammifères de compagnie sont
particulièrement sujets au stress ; ils peuvent masquer leurs symptômes ou déclencher une
polypnée de stress, d’où l’importance d’une observation à distance préalable à un examen
direct impliquant une palpation et une auscultation.

1) RESPIRATION

Le premier paramètre à évaluer est la qualité de la respiration. Lorsqu’un petit mammifère


respire la bouche ouverte, en orthopnée, il est en détresse respiratoire. Il est alors vital de
l’oxygéner. Il peut aussi s’avérer nécessaire de réaliser une trachéotomie. L’utilisation d’un
dérivé morphinique comme le butorphanol ayant des propriétés analgésiques et sédatives sans
présenter d’effets secondaires délétères tels que la dépression respiratoire, est indiquée. La
pose d’une voie veineuse peut aussi être réalisée. L’animal, une fois stabilisé, est ensuite
orienté vers une structure de garde : clinique ou centre hospitalier.
Ensuite, l’animal peut être en dyspnée inspiratoire, il s’agit alors d’une affection respiratoire
haute, ou en polypnée liée à une affection respiratoire basse.
Enfin, si le patient est en eupnée, il peut présenter une atteinte autre que respiratoire. Il faut,
cependant, garder à l’esprit que les NAC masquent leurs symptômes. La posture et la
vigilance sont les critères généraux à analyser si la respiration est normale.

Nous avons conçu un arbre décisionnel d’aide à la prise en charge d’une urgence chez le petit
mammifère de compagnie. Il est représenté par la figure 24 et résume la démarche à effectuer.

45
Figure 24 : Arbre décisionnel pour la prise en charge d’une urgence chez un petit mammifère de compagnie

46
a) Les affections respiratoires hautes

i. Le syndrome coryza (Oglesbee, 2011)

Description :
Le syndrome coryza se définit par des éternuements répétés et un jetage nasal, correspondant à
l’inflammation des cavités nasales (rhinite) et des sinus (sinusite).

Symptômes :
Les symptômes possibles sont les suivants :
- une rhinite avec des éternuements, un jetage nasal (figure 25), une souillure des antérieurs
(figure 26) ;
- une sinusite avec un gonflement de la face, du ptyalisme et une anorexie ;
- un epiphora avec un blocage du canal lacrymal, une chromodacryorrhée chez le rat et la
souris ;
- un syndrome vestibulaire périphérique, avec une déviation du port de tête, un nystagmus et
du rolling (le lapin roule sur lui-même suite à une perte d’équilibre) si il y a extension aux
oreilles ;
- des signes généraux avec abattement et perte de poids.

Figure 25 : Jetage nasal chez un lapin Figure 26 : Souillure des antérieurs chez un lapin

CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA) CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA)

Étiologie :
Les causes sont variables et peuvent se répartir en deux catégories principales :
- Infectieuses :
o virale : adenovirus, parainfluenza virus, hantavirus chez les rongeurs ;
o bactérienne : Bordetella bronchiseptica, Staphylococcus aureus, Klebsiella
pneumoniæ, Yersinia pseudotuberculosis, Salmonella spp, Streptococcus spp,
Pseudomonas aeruginosa, Mycobacterium spp, Mycoplasma pulmonis,
Corynebacterium spp.
- Non infectieuses :
o néoplasie : carcinome, fibrosarcome, ostéosarcome ;
o traumatisme ;
o affection dentaire ;
o allergie, irritation par des fumées, des parfums, de la poussière ;
o corps étranger : foin, graine, herbe.

47
Chez le lapin, le principal agent est Pasteurella multocida, (voir paragraphe suivant). Chez le
cobaye, c’est Bordetella bronchiseptica qui prédomine, et chez les rats et les souris, on retrouve
principalement Mycoplasma pulmonis, mais Streptococcus spp. chez le hamster.

Les examens complémentaires à disposition :


- la sérologie (test ELISA) est utilisée pour la mise en évidence de Mycoplasma, B.
bronchiseptica, de certains virus (Sendaï, Rat Respiratory Virus). Elle ne traduit que la
présence d’anticorps et donc d’une exposition et pas nécessairement une infection active.
- la mise en culture fonctionne mal pour Mycoplasma.
- la radiographie ne permet pas d’établir un bilan de l’atteinte au niveau de la tête de part la
superposition des structures, seul le scanner donne des informations interprétables.

Prise en charge :
La prise en charge commence par l’oxygénothérapie si l’animal est en détresse respiratoire.
Une hydratation et une alimentation correctes doivent être maintenues, à l’aide de fluidothérapie et
de gavage.
Le traitement antibiotique adapté à l’infection à Mycoplasma chez le rat se compose d’une
association d’enrofloxacine (10 mg/kg PO q12h) et de doxycycline (5 mg/k PO q12h) pendant au
minimum deux semaines. L’azithromycine (10 mg/kg q24h pendant 5 jours puis deux fois par
semaine) peut être utilisée si la combinaison précédente n’est pas efficace.
La tétracycline (10 à 20 mg/kg PO q8-12h) est efficace sur les infections à Corynebacterium sp, la
pénicilline (22 000 UI/kg IM q24h) agit sur les infections à Streptococcus. Attention toutefois à ne
pas utiliser des antibiotiques efficaces sur les Gram positif par voie orale chez les espèces
herbivores.
Chez le cobaye, l’enrofloxacine (5 à 15 mg/kg PO, SC, IM q12h), le triméthoprime-sulfamide (15 à
30 mg/kg PO q12h), le chloramphénicol (30 à 50 mg/kg PO, SC, IM, IV q8h-12h) et le
métronidazole (25 mg/kg PO q12h) sont les antibiotiques disponibles pour la gestion des rhinites et
sinusites.
La composante inflammatoire étant particulièrement importante, le méloxicam (1 à 2 mg/kg PO,
SC, IM q24h) doit être prescrit.
Enfin, l’aérosolthérapie est un volet non négligeable de la prise en charge. La nébulisation doit se
faire deux fois par jour pendant 15 à 20 minutes. Elle est composée de mucolytiques
(acétylcystéine), d’antibiotiques (enrofloxacine) et de bronchodilatateurs (aminophylline).
L’utilisation de corticostéroïdes est contre-indiquée.

ii. La pasteurellose chez le lapin (Oglesbee, 2011)


Description :
Pasteurella multocida est une bactérie Gram-négative aéro-anaérobie facultative. Elle se transmet
par contact direct, par aérosol et par les objets contaminés.
Elle colonise les cavités nasales et le tractus respiratoire supérieur, peut être à l’origine de rhinite
mais peut s’étendre aux sinus, aux os de la face, les oreilles via les trompes d’Eustache, et le canal
lacrymal entraînant une sinusite, une otite, une conjonctivite, une dacryocystite.

Symptômes :
L’expression est, en général, subclinique mais peut avoir une évolution clinique sévère. Les
symptômes sont les mêmes que ceux décrits dans le paragraphe précédent. Toutefois, il peut
apparaître une dyspnée avec une pneumonie associée et des abcès intra-thoraciques et des abcès
multiples, sous cutanés, digitaux, intra-abdominaux, suite à une bactériémie.

48
Étiologie :
Le diagnostic différentiel du jetage nasal est le suivant :
- autre infection bactérienne : Staphylococcus aureus, Bordetella bronchiseptica, Moraxella
catharrhalis, Pseudomonas aeruginosa, Mycobacterium spp. ;
- une atteinte dentaire : abcès periapical ou de la racine dentaire, croissance anormale des
racines des dents maxillaires ;
- un corps étranger : graine, foin, herbe :
- une allergie ou une irritation due à une inhalation de pollen, de poussière, de fumée
de cigarette ;
- une infection fongique.

Les examens complémentaires à réaliser :


- un hémogramme, les infections bactériennes n’entraînent pas en général une augmentation
des globules blancs mais on peut observer une neutrophilie et/ou une lymphopénie ;
- une sérologie est inutile, un résultat positif traduit une exposition à cette bactérie et non sa
présence effective et un résultat négatif n’est pas non plus probant car il existe une
immunosuppression pouvant conduire à un résultat faussement négatif ;
- une radiographie permet de faire un bilan de l’atteinte osseuse mais la présence de fluides,
séreux ou purulents peuvent masquer les détails ;
- une IRM ou une échographie sont des moyens de réaliser un bilan de l’atteinte si celle-ci est
généralisée ;
- une mise en culture à partir de prélèvements intra-nasaux, de flush du canal lacrymal ;
- enfin, une PCR plus sensible que la mise en culture mais en combinant les deux techniques
afin d’éliminer d’autres bactéries.

Prise en charge :
La prise en charge passe d’abord par le maintien de la fonction alimentaire.
Le choix de l’antibiotique est basé sur les résultats de la culture et en fonction de l’atteinte, une
longue antibiothérapie de 4 à 6 semaines est requise. Les antibiotiques efficaces sur Pasteurella sont
les suivants :
- l’enrofloxacine à la dose de 5 à 20 mg/kg PO, SC, IM, IV q12h-24h ;
- la marbofloxacine à la dose de 5 mg/kg PO q24h ;
- le triméthoprime-sulfamide à la dose de 30 mg/kg PO q12h ;
- le chloramphénicol à la dose de 50 mg/kg PO q8h.
Il faut ajouter un traitement anti-inflammatoire comme le méloxicam à 0,2 mg/kg PO q12h et des
aérosols contenant des huiles essentielles (girofle, eucalyptus) et des mucolytiques peuvent être
prescrits afin de soulager l’animal. De même, on peut réaliser des flushs des canaux lacrymaux à
l’aide de sérum physiologique.

Les récidives sont fréquentes, si l’atteinte devient chronique, on peut observer à terme à une
modification et une réorganisation des sinus voire une disparition des cornets nasaux.

iii. La grippe chez le furet (Quesenberry et Carpenter,


2012)
Description :
Les furets sont sensibles aux virus de la grippe (Influenza de type A et B de la famille des
Orthomyxoviridæ). L’agent pathogène est transmis par aérosol de furet à furet ou d’humain à furet.
La période contagieuse commence lors du pic d’hyperthermie et dure trois à quatre jours.

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Symptômes :
Les symptômes apparaissent 48h après l’exposition :
- un pic d’hyperthermie ;
- des éternuements, un epiphora et un jetage nasal muqueux ou muco-purulent, une
conjonctivite ;
- des signes généraux peuvent apparaître comme un abattement, une anorexie et une
photophobie ;
- une affection du tractus respiratoire inférieur liée à une infection bactérienne secondaire ;
- le virus peut aussi infecter les cellules intestinales causant une entérite.

Étiologie :
Le diagnostic se fait essentiellement grâce aux signes cliniques, un historique d’exposition à des
individus infectés, mais aussi l’isolement du virus dans les sécrétions nasales grâce à des techniques
d’immunofluorescence, ou plus récemment de PCR et la mise en évidence d’un taux élevé
d’anticorps détectés. Les signes cliniques sont assez proches de ceux de la maladie de Carré dont
l’issue est fatale.

Prise en charge :
La prise en charge est gérable à domicile ; il faut maintenir une alimentation en proposant des
aliments appétants comme du poulet, ou du Carnivore Care® (Oxbow animal health®) et instaurer
un gavage si besoin. Un sirop antitussif pédiatrique sans alcool et un broncho-dilatateur tel que
l’amino-phylline (4 mg/kg PO, IM q12h) constituent un traitement symptomatique. Afin de
soulager la congestion nasale, de la phenyléphrine peut être injectée par voie intra-nasale. Des
antibiotiques sont utilisés afin de lutter contre les infections bactériennes secondaires. Enfin, il
existe des anti-viraux expérimentaux, l’amantadine, le zanamivir et l’oseltamivir. Les antipyrétiques
ne sont pas recommandés car susceptibles de modifier la réponse immunitaire de l’organisme qui
limite l’expression de l’infection.
La prévention passe principalement par la limitation de l’exposition. La vaccination n’est pas
recommandée car non seulement la grippe est considérée comme une affection bénigne mais la
variabilité des antigènes viraux rend la vaccination peu efficace.

Les affections de l’appareil respiratoire haut peuvent entraîner des symptômes de détresse
respiratoire sévère puisque les petits mammifères de compagnie respirent uniquement par le nez.
Cependant, les détresses respiratoires peuvent aussi être dues à une affection des voies respiratoires
basses.

b) Les affections respiratoires basses

i. Pneumonie (Oglesbee, 2011) (Quesenberry et


Carpenter, 2012)

Description :
Il s’agit d’une affection respiratoire caractérisée par une réponse inflammatoire vis-à- vis des agents
infectieux virulents tels que des bactéries, des virus ou des champignnons, ou suite à l’inhalation de
corps étrangers, dans le parenchyme pulmonaire.
Les agents infectieux peuvent entrer dans l’appareil respiratoire profond par inhalation, aspiration
ou par voie hématogène.

50
Symptômes :
Les signes cliniques sont les suivants :
- des troubles généraux : anorexie, abattement, perte de poids ;
- une hyperthermie ;
- une intolérance à l’exercice, difficilement observable ;
- des signes d’une affection préalable des voies supérieures (jetage nasal, epiphora,
éternuements, ptyalisme …).

Étiologie :
Chez le rat, les infections virales permettent aux bactéries de coloniser l’épithélium pulmonaire. De
même, lors de certaines infections, en particulier avec Mycoplasma spp, les bactéries s’attachent
aux cellules de l’épithélium respiratoire, détruisant les cils, et favorisant l’apparition d’infections
secondaires. Enfin, la réponse immunitaire chez certains rats, peut être exagérée provoquant une
production de mucus accrue dont la fluidité diminue, causant les signes cliniques, la dyspnée, et
permettant la création d’un biofilm réduisant l’efficacité des antibiotiques.
Chez le lapin, l’infection bactérienne reste la cause la plus commune, et la formation d’abcès dans
le parenchyme pulmonaire est fréquente. L’affection respiratoire profonde est souvent secondaire à
une atteinte des voies supérieures.

Les différentes causes de pneumonie sont les suivantes :


- bactérienne : ce sont les mêmes bactéries que pour les affections des voies respiratoires
supérieures pour le lapin et les rongeurs. Chez le furet, Escherichia coli, Klebsiella
pneumoniæ, Listeria monocytogenes ont été isolées ;
- virale : le virus Sendaï chez le rat, le virus de la grippe chez le furet ;
- fongique : Aspergillus spp., Cryptococcus spp. chez le lapin, Pneumocystis spp. chez le rat et
le furet ;
- environnementale : l’utilisation de litière parfumée, la présence de bougies, de fumée de
cigarette, de parfum d’ambiance peut entraîner une irritation puis une infection secondaire.

Le diagnostic différentiel comprend des troubles cardiaques, un traumatisme pouvant entraîner des
fractures de côtes, une hernie diaphragmatique, un pneumothorax, un hémothorax et enfin une
néoplasie primaire ou métastatique.

Les examens complémentaires disponibles comme la radiographie (figure 27) et l’échographie


permettent de différencier les affections respiratoires basses d’une atteinte cardiaque et de localiser
les lésions. Il existe des tests sérologiques (ELISA) et une PCR pour mettre en évidence la présence
de Mycoplasma spp. chez le rat. Les lavages transtrachéal et bronchoalvéolaire sont difficilement
réalisables de par la localisation anatomique de la glotte chez le lapin et de la taille de l’animal
pour les rongeurs.

Prise en charge :
La prise en charge est très similaire à celle des affections respiratoires hautes. Elle commence par
assurer un maintien des fonctions vitales : oxygénothérapie, réhydratation et alimentation forcée si
nécessaire, une antibiothérapie adaptée en fonction de l’agent mis en évidence. Le traitement est
complété par des bronchodilatateurs, une nébulisation et des anti-inflammatoires. Enfin, si un
œdème pulmonaire ou une congestion est présente, le furosémide (1 à 4 mg/kg PO IM q4 à 6h) est
indiqué.

51
Figure 27 : Radiographie du thorax en vue latérale droite d’un rat présentant une broncho-
pneumonie

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

ii. Œdème Aigu du Poumon cardiogénique (Oglesbee,


2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

Description :
L’œdème aigu du poumon cardiogénique correspond à un afflux brutal de fluides dans les alvéoles
pulmonaires entraînant une détresse respiratoire.

Symptômes :
Les signes cliniques sont principalement une détresse respiratoire, une orthopnée, une cyanose des
muqueuses, des bruits respiratoires augmentés.

Étiologie :
L’insuffisance cardiaque chez le furet peut être due à plusieurs cardiopathies : la cardiomyopathie
dilatée, la cardiomyopathie hypertrophique, une maladie valvulaire, une myocardite, et enfin une
dirofilariose. Chez le hamster, la thrombose atriale est assez fréquente. (Schmidt et Reavill, 2007).

Les examens complémentaires tels que la radiographie et l’échographie permettent de différencier


l’œdème aigu du poumond’une affection du parenchyme pulmonaire, et d’identifier la pathologie
cardiaque. Il est possible de réaliser un électrocardiogramme.

Prise en charge :
Le traitement à mettre en place en urgence consiste essentiellement à une supplémentation en
dioxygène en plaçant par exemple dans une chambre à dioxygène, dans un environnement calme et
sombre afin de limiter le stress, le maintien d’une hydratation optimale. Les antibiotiques ne sont
pas nécessaires si l’étiologie est cardiaque.
Le traitement pour les rongeurs est complété par l’administration d’un cardiotonique comme la
digoxine (0,05 à 0,1 mg/kg PO q12 à 24h), d’un diurétique comme le furosémide (2 à 10 mg/kg PO
SC q12h) et d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine comme l’énalapril (0,25 à
0,5 mg/kg PO q24h).

Il existe d’autres causes de détresse respiratoire qui ne sont pas liées à une atteinte de l’appareil
respiratoire, comme par exemple : le stress, la douleur, des effets de compression dus à des masses
intra-thoraciques ou intra-abdominales, des épanchements pleuraux ou de l’ascite.
Si la respiration est normale, l’examen clinique à distance se poursuit par l’étude de la posture de
l’animal.

52
2) POSTURE

a) Décubitus latéral

Description :
Lorsque l’animal est en décubitus latéral, il n’est plus capable de se maintenir dans une posture
normale et tonique. Il est en train de décompenser, en état de choc et le pronostic est sombre.

Étiologie :
Les causes de l’état de choc sont nomnbreuses. Il peut s’agir d’un choc hypovolémique
(hémorragies, vomissements, diarrhées), septique (septicémie entraînant un défaut d’extraction du
dioxygène), cardiogénique (infarctus, embolie pulmonaire…).

Prise en charge :
La prise en charge doit être rapide et efficace, et avoir pour but le rétablissement des fonctions
vitales. Il faut impérativement oxygéner l’animal, le réchauffer et le réhydrater via une
fluidothérapie agressive. On peut perfuser du Ringer Lactate à 10 mL/kg en IV, des colloïdes à 10
mL/kg.
Une sédation est possible afin de limiter le stress et les besoins en oxygène. On peut utiliser du
diazépam (0,1 - 0,5 mg/kg IV IM SC) ou du midazolam (0,5-2 mg/kg IM).
Enfin, le traitement est complété en fonction de l’étiologie avec la mise en place d’une
antibiothérapie dans le cas d’un sepsis par exemple.

b) Convulsions

(Brown et Donnelly, 2012 ; Combaret, 2004 ; Hawkins et Graham, 2007 ; Pouget, 2013)
Description et symptômes :
Les convulsions sont des spasmes musculaires violents et involontaires d’un ou plusieurs membres
voir de tout le corps.
Il s’agit d’un trouble neurologique fréquent chez le furet adulte, le lapin, la gerbille, le cobaye et le
chinchilla.

Étiologie :
Le diagnostic différentiel est le suivant :
- vasculaire : accidents ischémiques ;
- inflammatoire, infectieux : encéphalite, nématodose cérébrospinale, Listeria monocytogenes
chez le chinchilla, Pasteurella multocida chez le lapin et le cobaye, herpes virus ;
- traumatique : fracture du crâne suite à une chute des bras du propriétaire, défenestration ;
- anomalie congénitale : déficit en glutamine synthétase chez 20 à 40 % des gerbilles ;
- métabolique : hypoglycémie (secondaire à un insulinome chez le furet), insuffisance
hépatique, insuffisance rénale, hypocalcémie, toxémie de gestation, carence en thiamine
chez le rat et le chinchilla ;
- intoxication : plomb, rodenticides (crimidine, alpha-chloralose), fipronil chez le lapin
- néoplasique : adénome pituitaire chez le rat.

Prise en charge :
La priorité lors de la prise en charge est de faire cesser la crise convulsive. Pour cela, il faut utiliser
des benzodiazépines comme le midazolam et le diazépam. Si l’animal y est réfractaire, il est
possible d’employer du phénobarbital (4 mg/kg IM).

53
Il faut ensuite, ajouter un traitement de soutien des fonctions vitales à savoir l’oxygénothérapie, la
fluidothérapie et normaliser la température corporelle à l’aide de bouillotes si l’animal est en
hypothermie et de bains d’eau froide s’il est en hyperthermie.
Enfin, il est important de contrôler les paramètres biochimiques, en particulier, la glycémie et la
calcémie afin de pouvoir complémenter la perfusion de façon adéquate. La suite du traitement
dépend de la cause sous-jacente.

c) Paralysie et parésie postérieure


(Brown et Donnelly, 2012 ; Pouget, 2013)
Description :
La perte de motricité partielle ou complète, par diminution ou perte de contractilité du ou des
muscles liées à des lésions neurologiques ou musculaires, correspond respectivement à une parésie
ou une paralysie.

Symptômes :
Chez le rat âgé, des symptômes tels que la perte de contrôle de la queue, une parésie ou une
paralysie des membres postérieurs, une incontinence sont les signes d’une dégénérescence du
système nerveux périphérique.
Chez le furet, une parésie des postérieurs peut être le signe d’une atteinte neurologique mais aussi
d’une simple faiblesse des postérieurs ou d’une douleur abdominale (néoplasie avec effet masse,
globe vésical, corps étranger). Il est important de réaliser un examen neurologique et orthopédique
complet afin de localiser précisément la lésion.

Étiologie :
Le diagnostic différentiel est le suivant :
- vasculaire : thrombo-embolie, arythmie respiratoire sinusale et anémie liée à un
hyperœstrogénisme chez le furet ;
- infectieux : encéphalite (rage, maladie de Carré chez le furet, Encephalitozoon cuniculi chez
le lapin), myélite, spondylodiscite ;
- traumatique : fracture vertébrale (figure 28), luxation vertébrale fréquentes chez le lapin
suite à une chute des bras du propriétaire, défenestration, hernie discale ;
- métabolique : hypoglycémie (secondaire à un insulinome chez le furet), hypovitaminose C
chez le cobaye ;
- intoxication : métronidazole chez le furet ;
- néoplasique : adénome pituitaire chez le rat, tumeur du système nerveux périphérique rare,
chondrome et chondrosarcome ;
- dégénératif : chez le rat : adénome pituitaire, radiculoneuropathie, polyradiculoneuropathie,
myélopathie dégénérative, spondylose, arthrite.

Les examens complémentaires à disposition :


- les analyses biochimiques permettent de mettre en évidence des troubles métaboliques ;
- les analyses hématologiques renseignent sur la présence éventuelle d’une anémie, d’une
leucémie ;
- la radiographie peut confirmer ou infirmer une hernie discale, une luxation ou une fracture
vertébrale, une spondylose ou une spondylodiscite ;
- le scanner et l’IRM peuvent préciser la localisation d’une lésion cérébrale ou spinale ;
- l’échographie abdominale est utile pour objectiver des dysfonctionnements hépatiques,
pancréatiques, gastro-intestinaux, rénaux ;
- l’échocardiographie informe sur les éventuels troubles cardiaques ;
- enfin, il est possible de réaliser une analyse du liquide cérébro-spinal.

54
Figure 28 : Fracture vertébrale chez un lapin

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

Prise en charge :
Le traitement à mettre en place dépend de l’étiologie. Il commence comme pour les autres urgences
par le maintien des fonctions vitales : oxygénation, hydratation, alimentation, normalisation de la
température corporelle. La gestion de la douleur à l’aide d’opioïdes comme la buprénorphine est
primordiale. Il est important de restreindre les mouvements de l’animal afin d’éviter une
aggravation des lésions. Dans le cas d’animaux paralysés, le changement régulier, plusieurs fois par
jour, de décubitus permet de limiter l’apparition d’escarres et de collapsus pulmonaire.
En cas de suspicion de traumatisme, des corticoïdes tels que la méthylprédnisolone (30 mg/kg IV
puis 15 mg/kg 2h et 6h) peuvent être utilisés chez le furet. Ils sont peu recommandés chez le lapin et
les rongeurs car leurs effets immuno-suppresseurs sont particulièrement marqués. C’est pourquoi,
chez ces espèces, il est préférable de s’orienter vers des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme
le méloxicam (0,2 à 0,3 mg/kg SC BID) ou le carprofène (1,5 mg/kg SID PO).
La prise en charge est, ensuite, complétée en fonction de la cause. Le fenbendazole, par exemple,
est recommandé chez le lapin en cas d’encéphalitozoonose, des antibiotiques à large
spectre (enrofloxacine, marbofloxacine, triméthoprime-sulfamide) en cas d’infection bactérienne.

d) Syndrome vestibulaire

(Brown et Donnelly, 2012 ; Keeble et Meredith, 2009 ; Oglesbee, 2011)


Description :
La déviation du port de tête est le signe d’une atteinte vestibulaire. Il est difficile de différencier une
atteinte périphérique d’une atteinte centrale chez les petits mammifères de compagnie.

Symptômes :

Figure 29 : Déviation du port de tête chez un lapin

Parmi les symptômes, on retrouve une


déviation du port de tête (figure 29), une
ataxie, un nystagmus, un tourner en rond,
éventuellement une paralysie du nerf facial
avec une kérato-conjonctivite d’exposition
secondaire.

CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA)

55
Étiologie :
Le diagnostic différentiel comprend :
- des causes périphériques
o inflammatoire : otite moyenne et interne :
bactérienne :
• chez le cobaye : Bordetella bronchiseptica, Streptococcus
zooepidemicus et S. pneumoniæ ;
• chez le lapin : Staphylococcus aureus, Streptococcus spp, Pasteurella
multocida, Pseudomonas aeruginosa, Escherichia coli, Listeria
monocytogenes ;
parasitaire : Psoroptes cuniculi chez le lapin ;
o traumatique : fracture de la bulle tympanique, flush auriculaire agressif ;
o néoplasique : néoplasie osseuse ou des tissus environnant ;
o toxique : intoxication au plomb et aux aminoglycosides.
- des causes centrales
o inflammatoire :
bactérienne :
• érosion centrale suite à une otite moyenne ou interne ;
• encéphalite bactérienne : Pasteurella multocida ;
protozoaire : Encephalitozoon cuniculi ;
Larva migrans aberrante Baylisascaris sp (Deeb et DiGiacomo, 1994) ;
virale : rage et herpèsvirose ;
fongique : cryptoccocose, blastomycose.
o dégénérative :
maladie démyelinisante ;
accident vasculaire ;
traumatisme ;
fracture du crâne avec lésions du cerveau.
o néoplasique :
chez le lapin : ostéosarcome, métastases de mélanome et
d’hémangiosarcome ;
chez le rat : adénome pituitaire.

Il est fréquent de trouver, de façon concomitante, une otite moyenne ou interne et une affection
dentaire. Les germes alors isolés sont souvent des germes de la cavité buccale, on peut supposer
une invasion de la flore commensale de la cavité buccale via les trompes d’Eustache mais ce n’est
pas prouvé.

La radiographie est un examen complémentaire facile d’accès, qui permet d’évaluer l’atteinte de la
bulle tympanique et de la dentition (figure 30 au niveau de la flèche). Chez le lapin, la densité du
pus peut masquer les lésions. C’est pourquoi le scanner (figure 31) et l’IRM sont indiqués afin de
localiser les lésions, que ce soit de la bulle tympanique ou des lésions de l’encéphale.
Il est possible de réaliser des sérologies pour Encephalitozoon cuniculi ou Pasteurella multocida,
toutefois, elles sont relativement inutiles car un résultat positif indique seulement une exposition et
non une infection évolutive.
Enfin, la mise en culture de prélèvements auriculaires superficiels ou profonds (notamment avec un
flush auriculaire) permet l’identification de la bactérie responsable de l’otite.

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Figure 31 : Radiographie d’un crâne de lapin Figure 32 : Scanner d’un crâne de lapin

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

Prise en charge :
Concernant le traitement, il commence par le maintien des fonctions vitales, avec une hydratation,
une alimentation et le maintien d’une température corporelle optimale.
Il faut ensuite une antibiothérapie adaptée, avec des antibiotiques à large spectre comme
l’enrofloxacine (5 à 20 mg/kg PO, SC, IM, IV q12h-24h), la marbofloxacine (5 mg/kg PO q24h), le
triméthoprime-sulfamide (30 mg/kg PO q12h). S’il s’agit d’une infection à germes anaérobies
l’utilisation de chloramphénicol (50 mg/kg PO q8h) ou d’azithromycine (30 mg/kg PO q24h) est
indiquée.
Il est important de gérer la douleur, grâce à des anti-inflammatoires et des dérivés morphiniques. En
cas de convulsions, et de tournis intense, l’utilisation de midazolam (0,5 - 2 mg/kg IM) et de
diazepam (1 - 2 mg/kg IM) est indiquée.
Enfin, il faut envisager une prise en charge chirurgicale que ce soit pour des soins dentaires, parage
et extraction et si les otites deviennent chroniques et récidivent, l’ablation du conduit auriculaire
voire de la bulle tympanique doit être proposée. (Coquelle, 2013).
Le traitement contre E. cuniculi le plus souvent employé est le fenbendazole (20 mg/kg q24h
pendant 5 à 28 jours). Sont aussi disponibles, l’oxibendazole (30 mg/kg PO q24h pendant 7 à 14
jours puis 15 mg/kg PO q24h pendant 30 à 60 jours) et l’albendazole (20 - 30 mg/kg PO q24h
pendant 30 jours puis 15 mg/kg PO q24h pendant 30 jours).
L’utilisation de corticostéroïdes en topique ou par voie générale est controversée, étant donné la
sensibilité du lapin aux effets immunosuppresseurs.
Chez le rat, la cabergoline (5 µg/kg PO q24h pendant 4 à 6 jours) fait partie du traitement contre
l’adénome pituitaire, associé à des corticoïdes, comme la dexaméthasone.

Le pronostic est réservé. Les séquelles neurologiques sont imprévisibles et dépendent de la cause
initiale. Suite à un épisode aigu, il est possible que l’animal conserve une inclinaison de la tête à
laquelle il s’adapte assez facilement, ne diminuant pas sa qualité de vie.

e) Boiterie

Une posture anormale peut aussi traduire la présence d’une boiterie. Elle est le plus souvent
d’origine traumatique lorsque le phénomène est aigu.
Dans ce paragraphe, les différentes fractures liées à des traumas et la pododermatite du cobaye ont
été développées.

57
i. Les fractures
(Combaret, 2004 ; Helmer et Lightfool, 2002)
Étiologie :
Les causes de fractures sont très variées : chute, mauvaise réception après un saut, réaction de
défense lors de la contention, coup de pied, patte coincée entre les barreaux de la cage, etc.
Les fractures intéressent le plus souvent les os des membres (à l’origine de boiteries) et les vertèbres
thoraco-lombaires (parésie des membres postérieurs). En cas de suspicion de fracture, l’examen
clinique est complété par des clichés radiographiques, afin de déterminer le traitement le plus
adapté. Lors de la manipulation, il est impératif de ne pas léser les tissus mous et les éléments
vasculaires.

Prise en charge :
La prise en charge chez les petites espèces, pour lesquelles la taille des implants est limitante,
consiste essentiellement en une « cageothérapie », à savoir le maintien de l’animal dans une petite
cage ou il n’a pas ou peu la possibilité de se déplacer et de mobiliser la fracture, pendant 4 à 6
semaines, le temps de la cicatrisation osseuse. En effet, les pansements de type Robert-Jones ou les
résines sont très mal acceptés par les petits mammifères de compagnie.
L’immobilisation est complétée par un traitement analgésique et anti-inflammatoire (non
stéroïdiens) comme le méloxicam ou le carprofène.

Figure 32 : Radiographie du tibia droit chez un lapin présentant une fracture

Dans le cas de fracture ouverte, très déplacée ou de fracture du


tibia (figure 32) ou du radius, une gestion chirurgicale peut être
nécessaire. Le montage avec fixateur externe est le plus adapté en
cas de fracture ouverte mais peu supporté par les animaux actifs.
L’enclouage centro-médullaire est aussi envisageable, mieux
supporté que le fixateur externe mais pas forcément adapté à tous
les types de fracture. Enfin, dans certains cas, seule l’amputation
est possible, et si cela nuit trop au confort de l’animal, une
euthanasie peut être préconisée.

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)


ii. La pododermatite chez le cobaye (Hawkins et Bishop,
2012)
Description et symptômes :
Il s’agit d’une affection fréquente. Les animaux sont alors réticents à se déplacer, ils présentent des
signes de douleur (dysorexie et bruxisme), et sont abattus. Les signes cliniques sont variables en
fonction de la chronicité du phénomène, allant de l’inflammation plus ou moins sévère de la voûte
plantaire à des ulcérations (figure 33) en passant par des lésions erythémateuses. L’apparition de
cals granulomateux est secondaire à une infection bactérienne (Staphylococcus aureus), et dans des
cas plus sévères, une atteinte des tendons et des muscles voire une ostéomyélite.

Étiologie :
Les mauvaises conditions environnementales comme une litière souillée, un revêtement abrasif,
mais aussi une hypovitaminose C, un surpoids sont des facteurs prédisposant à ce type d’affections.

58
Prise en charge :
Dans les cas d’atteinte peu sévère, le traitement consiste à maintenir l’animal dans de bonnes
conditions environnementales (revêtement doux et propre, pas de litière), puis la réalisation de soins
locaux (nettoyage, désinfection et pansement à changer régulièrement), et la prise d’antibiotiques
par voie systémique en fonction des résultats de la culture bactérienne.
Si l’atteinte est grave, il faut réaliser un traitement antibiotique à long terme, un débridement
chirurgical, appliquer des antibiotiques en local avec un pansement à changer régulièrement. Dans
le pire des cas, l’amputation est à envisager.
Enfin, l’analgésie est un point majeur du traitement avec les anti-inflammatoires afin d’éviter les
conséquences désastreuses d’une anorexie prolongée

Figure 33 : Pododermatite chez le cobaye

CC-by : Dr P. Vanhee

3) VIGILANCE

Le troisième paramètre qui conclut l’examen clinique à distance est la vigilance. Un trouble de la
vigilance se traduit par : une léthargie, un abattement, une réticence ou un refus de se déplacer. Il
s’agit de troubles généraux, c’est-à-dire qui affectent l’état général de l’animal. On retrouve des
affections métaboliques comme le diabète décrit chez le hamster, ou l’insuffisance rénale chez le rat
et le lapin. La prise en charge dépend de l’étiologie, mais comme pour chaque urgence, les axes
principaux de l’intervention consistent à réhydrater, réchauffer, réalimenter.
Les autres troubles généraux comme l’anorexie, l’anurie et les diarrhées sont décrits dans le
paragraphe suivant.

B- TROUBLES GÉNÉRAUX

Lorsque la respiration, la posture et la vigilance de l’animal ont été évaluées, l’examen clinique à
distance est terminé. Les troubles généraux tels que l’anorexie ou l’anurie peuvent entraîner une
posture algique voire une diminution de la vigilance, ce qui peut aussi être le cas lors de diarrhée.

1) ANOREXIE

L’anorexie chez les petits mammifères de compagnie est un motif de consultation fréquent et qui
peut avoir des conséquences graves. En effet, chez le furet, le métabolisme étant particulièrement
rapide, une hypoglycémie peut se produire après un jeûne de seulement quelques heures. Lorsque le
lapin ne se nourrit plus, son transit digestif ralentit et peut même s’arrêter complètement
déclenchant ainsi un ileus paralytique et une stase digestive pouvant être fatale à l’animal.
Les étiologies possibles sont particulièrement nombreuses. Un changement alimentaire, une douleur
ou un stress, des maladies infectieuses comme les atteintes de l’appareil respiratoire supérieur, des

59
troubles métaboliques comme le diabète sucré, des ulcères gastriques et enfin des néoplasies sont
des causes fréquentes d’anorexie chez les petits mammifères de compagnie.
Les malocclusions dentaires et la stase digestive sont les deux étiologies développées dans ce
paragraphe.

a) Malocclusion dentaire
(Brown et Donnelly, 2012 ; Hawkins et Bishop, 2012 ; Vella, 2012)
Description :
Les dents des lapins et rongeurs ont la particularité d’être hypsodontes, ce qui signifie qu’ayant une
couronne ouverte, leur croissance est continue et s’opère dans les deux sens.
Chez le lapin, le cobaye, le chinchilla et l’octodon, cela concerne la totalité de la dentition, mais
seulement les incisives chez le hamster, le rat, la gerbille et la souris.

Symptômes :
Le signe clinique prépondérant de cette affection est l’anorexie à laquelle sont souvent associés un
ptyalisme (figure 34), un jetage nasal, un epiphora, une asymétrie de la face, des signes de douleur
avec un bruxisme, un abattement, une réticence à se déplacer, un défaut de grooming.

Étiologie :
Une partie des malocclusions est congénitale, en particulier chez les races naines de lapin. Une
hypovitaminose C chez le cobaye, les traumas et enfin le manque de fibres et de végétaux ligneux
dans l’alimentation sont les causes principales de ces troubles dentaires.

Figure 34 : Ptyalisme sur un lapin Figure 35 : Croissance excessive des incisives chez un cobaye

CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA) CC-by : Vella 2012

Lorsque la cavité buccale est examinée, on peut observer une croissance dentaire anormale
(figure 35), des ulcérations au niveau de la langue (figure 36) et de l’intérieur des joues (figure 37).
L’examen direct de la cavité buccale à l’aide d’un otoscope permet d’obtenir un certain nombre
d’informations ; il peut être complété par une endoscopie (figure 38). Des radiographies du crâne
(figure 39) renseignent sur l’atteinte osseuse. Enfin, le scanner apporte plus de précisions sur des
lésions peu visibles radiographiquement.
La figure 38 montre une prémolaire présentant une croissance excessive. La figure 39 illustre la
croissance anormale de la racine d’une prémolaire avec formation d’un abcès chez un lapin.

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Figure 36 : Ulcération de la langue chez un lapin Figure 37 : Ulcération de la joue chez un lapin

CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA) CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA)

Figure 38 : Endoscopie de la cavité buccale Figure 39 : Radiographie du crâne d’un lapin

CC-by : C.Pignon (service NAC ENVA) CC-by : Vella 2012

Prise en charge :
Il est primordial de maintenir une alimentation au risque de voir apparaître une hypomotilité du
tractus digestif et une lipidose hépatique. Il faut commencer par un gavage à base de Critical Care
(Oxbow Pet Products ®), il est également possible d’alterner avec des granulés humidifiés, des jus
de fruits mixés et des herbes fraîches afin de former un mélange pâteux. Le retour à une
alimentation solide avec du foin et de la verdure riche en silicates doit être le plus rapide possible. Il
est aussi impératif d’éviter ensuite les granulés, les fruits mous et préférer les végétaux ligneux.

Une malocclusion conduit souvent à la formation d’un abcès périapical dont la prise en charge est
décrite dans le paragraphe suivant.

b) Prise en charge d’un abcès dentaire

L’antibiothérapie à mettre en place est longue s’étalant sur plusieurs semaines voire plusieurs mois.
Elle dépend du type de bactérie isolée et mise en culture ; la plupart du temps, ce sont des bactéries
anaérobies. L’azithromycine (30 mg/kg PO q24h) peut être combinée avec le métronidazole (20 -
30 mg/kg PO q12h). L’utilisation de pénicilline (42 00 – 60 000 UI/kg SC) est indiquée mais il faut
prêter une attention particulière au site d’injection afin que l’animal ne risque pas une ingestion
malencontreuse du produit lors de « grooming » pouvant entraîner une grave dysbiose digestive.
S’il s’agit de bactéries aérobies, il est possible de prescrire des antibiotiques à large spectre comme
l’enrofloxacine, la marbofloxacine et l’association triméthoprime-sulfamide.

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La gestion de la douleur est un volet de la prise en charge qu’il ne faut pas négliger. La
buprénorphine (0,01 - 0,05 mg/kg IM q 8h), le butorphanol (0,1 – 0,5 mg/kg SC IM IV q 4 - 6h) et
la morphine (2 - 5 mg/kg SC IM q2 – 4h) sont les molécules à disposition pour traiter la douleur
aiguë. Pour le long terme, l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que le méloxicam
et le carprofène est recommandée.

Il faut ensuite traiter le trouble dentaire en lui-même, à savoir, limer les pointes et les ponts
dentaires qui blessent la langue et les joues, puis extraire la dent. Il est primordial de protéger les
tissus mous, les gencives, la langue et les joues et donc pour cela d’utiliser un matériel de
dentisterie adaptée aux petits mammifères de compagnie.
De par la nature de la racine dentaire qui est profonde et incurvée, en particulier chez le lapin, la
procédure d’extraction est beaucoup plus longue et pénible que chez les carnivores domestiques. Il
faut prêter attention à bien retirer le bourgeon germinal, un retrait partiel pouvant permettre la
formation d’un abcès ou la repousse de la dent.
La figure 40-A montre la mise en place du champ opératoire sur un abcès mandibulaire chez un
lapin avec un abord latéral et non intra-oral. Il faut ensuite débrider l’abcès (figure 40-B), retirer le
pus relativement solide chez le lapin, parer les tissus nécrosés jusqu’à arriver à des marges saines.
On procède ensuite à une marsupialisation : les bords de la plaie sont suturés à l’incision cutanée
afin d’ouvrir le site de l’abcès au maximum (figure 41). Des soins locaux doivent ensuite être
réalisés pendant plusieurs semaines jusqu’à la cicatrisation complète.

Figure 40 : Site chirurgical (A) et Débridement (B) d’un abcès mandibulaire chez un lapin

CC-by : C. Pignon (service NAC ENVA) CC-by : C. Pignon (service NAC ENVA)

Figure 41 : Marsupialisation d’un abcès mandibulaire sur un lapin bélier

La prise en charge des troubles dentaires


commence par un maintien de
l’alimentation, est complétée par une
antibiothérapie et une analgésie. Le volet
médical doit être accompagné d’un aspect
chirurgical. Les affections dentaires
entraînent souvent de l’anorexie dont une
des plus fâcheuses conséquences est la
stase digestive.

CC-by : C. Pignon (service NAC ENVA)

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c) La stase digestive
(Hawkins et Bishop, 2012 ; Lichtenberger et Lennox, 2010 ; Theus, 2008)

Description :
L’hypomotilité gastro-intestinale et la stase digestive sont souvent secondaires à un trouble pré-
existant. Chez les petits mammifères de compagnie, le moindre stress ou douleur entraîne une
anorexie qui, si elle perdure, conduit à une hypomotilité voire à une stase. Les facteurs prédisposant
sont les animaux à poils longs, le faible apport alimentaire en fibres, un bol alimentaire sec, une
augmentation du pH gastrique due à une infection ou un parasitisme.

Symptômes :
Les principales manifestations de cette affection sont l’anorexie et la diminution de la quantité de
fécès, une distension abdominale, des signes généraux de douleur comme le grincement des dents,
l’abattement et le dos voussé.

Étiologie :
La stase gastrique peut évoluer vers un ileus cæcal chez les herbivores. L’air s’accumule dans
l’estomac, la motilité est diminuée voire absente ; si la stase gastrique perdure, l’air s’accumule
aussi dans le cæcum et entraîne une dilatation marquée. Ces processus sont particulièrement
douloureux. Les trichobézoards souvent incriminés ne seraient pas les responsables les plus
fréquents.

Les examens complémentaires à disposition sont :


- la radiographie qui permet d’objectiver des signes d’ileus tels qu’une dilatation aérique de
l’estomac et du cæcum (figure 42) ;
- le transit baryté mettant en évidence la motilité digestive, la présence d’occlusion ;
- l’échographie qui évalue la motilité digestive, la présence d’ulcères, de masses, de corps
étrangers, mais dont la lecture est limitée par les artéfacts liés à la quantité d’air dans le
tractus digestif ;
- les analyses biochimiques afin de rendre compte d’une atteinte hépatique ou d’une acido-
cétose fréquente chez les animaux dysorexiques et qui maigrissent brutalement.

Figure 42 : Radiographie abdominale de lapin, vue de profil mettant en évidence une stase gastrique
et un ileus cæcal

CC-by : Lennox.

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Prise en charge :
La prise en charge doit être rapide afin de minimiser les complications. Elle passe par une gestion
de la douleur qui est primordiale grâce à des opioïdes comme la buprénorphine et des anti-
inflammatoires non stéroïdiens comme le méloxicam. L’utilisation d’opioïdes fait l’objet d’une
polémique, chez l’humain, la diminution de la motilité du tractus digestif faisant partie des effets
secondaires.
Elle est complétée par une réhydratation par voie parentérale, un maintien de l’alimentation. Il faut
éviter le gavage si on suspecte une occlusion (néoplasie ou trichobézoard). L’hydratation du bol
alimentaire via la réhydratation de l’animal permet souvent de lever cette occlusion.
L’utilisation de molécules qui augmentent la motilité telles que le métoclopramide (0,2 - 0,5 mg/kg
q6-8h) et le cisapride (0,5 mg/kg PO q8h) est conseillée. Enfin, on peut prescrire des protecteurs
hépatiques.
Parfois, le traitement médical n’est pas suffisant, en particulier lors d’occlusion partielle ou totale. Il
faut alors envisager un traitement chirugical.

2) ANURIE

a) Dysurie et pollakiurie chez le furet


(Oglesbee, 2011 ; Orcutt, 2003 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)

Description et symptômes :
Les propriétaires confondent souvent les troubles urinaires avec une constipation, en effet, l’animal
dysurique fait de fréquents passages à la litière, et il présente un ténesme. Des troubles généraux
comme l’anorexie, l’abattement, la perte de poids sont le signe d’une affection relativement
chronique. À l’examen clinique, le furet montre une douleur à la palpation abdominale caudale, un
épaississement de la paroi vésicale, voire un globe vésical s’il y a obstruction.

Étiologie :
Les principales causes de dysurie chez le furet peuvent siéger à différents niveaux du tractus
urinaire :
- glandes annexes :
o prostate : prostatite, kystes prostatiques, hyperplasie prostatique ;
o maladie des kystes para-urétraux.
- vessie :
o infection du tractus urinaire, primaire ou secondaire ;
o urolithiases (principalement des cristaux de struvites liés à un régime alimentaire de
mauvaise qualité) ;
o trauma ;
o iatrogène : palpation, cathétérisation, distension trop importante lors d’une chirurgie
ou de l’injection d’un produit de contraste.
- urètre :
o urétrolithiases ;
o infection du tractus urinaire ;
o néoplasie ;
o iatrogène ;
o trauma.

Les deux causes les plus fréquentes sont la prostatomégalie consécutive à une maladie surrénalienne
et les urolithiases liées à une alimentation de mauvaise qualité.

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L’analyse d’urine est un examen complémentaire de choix. Elle met en évidence une hématurie, une
protéinurie, une pyurie. Des bactéries peuvent être retrouvées au niveau du culot ainsi que des
cristaux ou des cellules néoplasiques.
Une analyse biochimique permet d’évaluer une éventuelle hypoglycémie, usuellement associée à un
insulinome, une hyperphosphatémie, une azotémie, une acidose et une hyperkalièmie chez les
patients présentant une obstruction urétrale.
L’examen cytobactériologique urinaire (ECBU) est l’examen le plus adéquat pour identifier et
caractériser une infection bactérienne du tractus urinaire.
Concernant l’imagerie, la radiographie abdominale avec ou sans produit de contraste,
(urétrocystographie et cystographie) et l’échographie du tractus urinaire permettent de localiser les
différentes causes de dysurie.

Prise en charge :
La prise en charge consiste à lever l’obstruction via la cathétérisation de l’urètre, réhydrater le
patient avec une fluidothérapie supplémentée en tenant compte des résultats de l’analyse
biochimique.
En cas d’infection urinaire, l’antibiothérapie recommandée est le triméthoprime-sulfamide (15 - 30
mg/kg PO, SC q12h) ou l’amoxicilline (10 - 30 mg/kg PO SC q12h) ou l’enrofloxacine (5 - 10
mg/kg PO SC IM q12h). Les antibiotiques sont ensuite à adapter en fonction des résultats de
l’ECBU. L’analgésie est gérée grâce à des anti-inflammatoires (méloxicam 0,2 mg/kg SC q24h) et
des opioïdes (buprénorphine 0,01 à 0,05 mg/kg q8h). Enfin, il est possible de compléter la prise en
charge par l’administration d’un spasmolytique (spasmoglucinol).

b) Urolithiases chez le cobaye


Description :
Chez le cobaye, on retrouve des lithiases à tous les niveaux du tractus urinaire que ce soient les
reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Chez la femelle, l’extrémité de l’urètre se situe dans le
vestibule préputial formant un terrain propice à la formtion d’urolithiases. (Vella, 2012).

Symptômes :
Les signes cliniques sont variables en fonction de la taille et de la localisation du calcul. On
retrouve des signes généraux avec une perte de poids, une dysorexie, et une décompensation rapide
en cas de blocage total. L’animal présente une strangurie, une pollakiurie et une hématurie. La
palpation abdominale est douloureuse, sauf si le calcul se situe dans le vestibule. Des souillures
périnéales et des brûlures peuvent être observées.

Étiologie :
L’étiophysiopathologie est peu claire. L’urine des cobayes présente physiologiquement un pH
alcalin et un taux de minéraux élevé. La plupart des calculs est constituée de carbonate de calcium
en relation avec une alimentation de mauvaise qualité, riche en calcium. Une infection bactérienne
du tractus urinaire est souvent concomitante. Le germe fréquemment isolé est Corynebacterium spp.

Les cristaux étant pour la plupart radio-opaques, la radiographie abdominale (figure 43) constitue
un examen complémentaire de choix. Il faudra veiller à bien inclure l’extrémité de l’urètre dans le
champ. L’échographie abdominale permet de localiser les calculs, et d’évaluer la présence d’une
hydronéphrose ou d’une dilatation uretèrale.

Prise en charge :
La prise en charge comprend une prise de sang permettant d’évaluer le statut hématologique et
biochimique du patient afin d’adapter la fluidothérapie. De plus, il faut vérifier l’absence
d’obstruction du tractus urinaire avant de se lancer dans une fuidothérapie agressive.

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S’il s’agit d’une urétrolithiase, l’urètre doit être cathétérisé, puis la vessie rincée à l’aide d’un flush
stérile. Étant donné l’anatomie du cobaye, la présence du vestibule rend le sondage difficile. Si ce
dernier échoue, il est possible de réaliser une cystocenthèse pour soulager la distension, toutefois
c’est un acte technique et risqué pouvant entraîner une rupture vésicale.
Il faut bien sûr compléter la prise en charge par l’administration d’antibiotiques, d’anti-
inflammatoires et d’analgésiques.

Les urolithiases, de par leur composition, ne peuvent pas être dissous en modifiant le pH par
l’administration de médicaments ou la modification de l’alimentation. Le retrait doit être chirurgical
soit par cystotomie (figure 44) soit par endoscopie.

Figure 43 : Radiographie d’uretérolithiases Figure 44 : Retrait d’une urolithiase vésicale

CC-by Vella(2012) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

c) Sablose vésicale chez le lapin

Description :
Comme chez le cobaye, l’urine du lapin est alcaline et de nombreux cristaux sont présents à l’état
physiologique. De plus, l’absorption intestinale de calcium n’est pas régulée par la vitamine D. Plus
il y a de calcium ingéré, plus il y a de calcium absorbé et donc filtré par les reins. Les urines sont
très troubles, avec une consistance boueuse, sableuse caractéristique ; une hématurie est souvent
associée, due à la cystite entraînée par la trop grande quantité de cristaux de carbonate de calcium.
Les complications sont souvent l’apparition de calculs.

Symptômes :
Le lapin présente une position algique avec un dos voussé et un bruxisme, une pollakiurie, une
strangurie, des brûlures liées aux souillures périnéales (figure 45), un léchage du méat urinaire.

Étiologie :
Le diagnostic se fait grâce à la radiographie. L’image est caractéristique, avec une vessie circulaire,
uniformément opaque, (figure 46). On peut aussi réaliser un culot urinaire pour mettre en évidence
la présence de cristaux et un dosage de la calcémie.

Prise en charge :
La prise en charge comprend une fluidothérapie agressive (deux fois le besoin d’entretien) et
l’emploi de diurétiques afin d’augmenter la diurèse. Il est possible de réaliser un sondage urinaire
afin de rincer la vessie et d’éliminer les calculs.
L’antibiothérapie n’est pas forcément nécessaire car les infections bactériennes associées sont rares.
Par contre la mise en place d’un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien est essentielle. Enfin,
la correction de l’apport de calcium est fondamentale. Il faut éliminer les sources alimentaires
riches en calcium comme le foin de luzerne, les granulés de mauvaise qualité, les pierres à lécher,

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éviter la verdure riche en calcium comme les épinards ou les endives. De plus, les lapins obèses et
sédentaires font peu d’exercice alors que les mouvements favorisent la mise en suspension des
cristaux, et donc leur élimination et non leur sédimentation, première étape vers la boue vésicale.

Figure 45 : Arrière train souillé chez un lapin Figure 46 : Radiographie abdominale


montrant une sablose vésicale

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by Vella

3) DIARRHÉES

La diarrhée correspond à l’augmentation en fréquence, en volume et en quantité de fèces émises. Il


s’agit d’une urgence car les petits mammifères de compagnie développent rapidement des
symptômes sévères tels qu’une anorexie, une déshydratation, une douleur abdominale, une
dépression voire un état de choc.

a) Chez le furet
(Lennox, 2005 ; Oglesbee, 2011 ; Quesenberry et Carpenter, 2012)
Description et symptômes :
Chez le furet, on peut distinguer des atteintes de l’intestin grêle et du gros intestin en fonction des
symptômes.
L’atteinte de l’intestin grêle se traduit par :
- une augmentation du volume des fèces ;
- une perte de poids associée à une polyphagie avec un syndrome de malabsorption-
maldigestion ;
- un méléna ;
- des fèces mucoïdes et vertes en cas d’Entérite Catarrhale Épizootique (ECE).
L’atteinte du gros intestin se traduit par :
- des fèces noires et liquides ou mucoïdes ;
- du sang en nature (hématochézie) ;
- une augmentation de la fréquence d’émission des fèces ;
- une difficulté à émettre des fèces (dyschézie) ;
- un prolapsus rectal ;
- une perte de poids et une polyphagie.

Étiologie :
Les causes possibles sont très nombreuses :
- une infection bactérienne : Helicobacter mustelæ, Campylobacter spp, Clostridium spp,
Salmonella spp ;

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- une infection virale : Entérite Catarrhale Épizootique (ECE) ;
- une infiltration : gastro-entérite lymphoplasmocytaire (très fréquente) ou éosinophilique
(fréquente) ;
- une infection parasitaire : coccidiose, giardiose, Cryptosporidium spp. (rare) ;
- une néoplasie : le lymphome est une cause très fréquente de diarrhée ;
- une obstruction : corps étranger (fréquent), néoplasie, intussusception ;
- une affection métabolique : insuffisance hépatique, insuffisance rénale, pancréatite.

Les examens complémentaires à disposition sont les suivants :


- les analyses biochimiques indiquent une atteinte hépatique ou rénale ;
- les analyses sanguines renseignent sur la présence éventuelle d’un lymphome
(lymphocytose) ou d’une infection bactérienne (neutrophilie) ;
- la coprologie peut mettre en évidence des parasites ou des bactéries ;
- l’imagerie permet de localiser les lésions inflammatoires, néoplasiques, le corps étranger,
l’intussusception.

Prise en charge :
La prise en charge comprend une fluidothérapie complémentée en électrolytes en fonction des
résultats des analyses biochimiques, une alimentation avec des produits hypercaloriques et
hautement digestibles. Le traitement est complété par des antibiotiques à spectre large comme
l’amoxicilline, le triméthoprime-sulfamide et l’enrofloxacine lors d’hématochézie et en attendant
les résultats des cultures, du métronidazole en cas de giardiose, une association amoxicilline-
métronidazole-subsalicylate de bismuth pour traiter les infections à H. mustelæ. Auquel s’ajoute,
des agents antisecrétoires comme l’oméprazole (0,7 mg/kg POq24h), des anticholinergiques comme
le lopéramide (0,2 mg/kg PO q12h). L’administration de lopéramide peut, dans certains cas,
entraîner une hyperactivité chez le furet.
Enfin, la laparotomie exploratrice est un outil diagnostique qui permet le retrait de corps étranger ou
de masses néoplasiques mais aussi la réalisation de biopsies.

b) Chez le lapin, le cobaye et le chinchilla

(Combaret, 2004 ; DeCubellis et Graham, 2013 ; Oglesbee, 2011 ; Pouget, 2013)


Description :
Il s’agit d’une affection fréquente, considérée comme une urgence de par la dégradation rapide de
l’état de l’animal. Il est important de différencier fèces molles et cæcotrophes (figure 8).

Symptômes :
L’animal peut être plus ou moins atteint : une diarrhée légère à modérée se traduit par un inconfort
abdominal, avec la présence de gaz ou de fluides dans les anses digestives ou dans le cæcum lors de
la palpation abdominale, les marges anales sont souillées et on retrouve des signes de douleur
abdominale : dos voussé, prostration, et bruxisme.
Si l’atteinte est plus sévère, on parle d’entérotoxémie qui se traduit par une déshydratation, un
abattement, une distension abdominale avec tympanisme, des troubles cardiaques (tachycardie ou
bradycardie), une tachypnée, voire des signes de choc hypovolèmique : muqueuses pâles, temps de
recoloration capillaire augmenté, pouls faible, hypothermie.

Étiologie :
Les causes de diarrhées sont les suivantes :
- infectieuses :
o bactérienne : Escherichia coli, Clostridium spiroforme, Clostridium piliforme,
Salmonella spp., Pseudomonas spp., Campylobacter spp. ;

68
o virale : coronavirus, rotavirus ;
o parasitaire : coccidiose (Eimeria spp.).
- non infectieuses :
o alimentation : régime riche en monosaccharides et pauvre en fibres grossières,
transition alimentaire brutale ;
o antibiothérapie inappropriée : lincomycine, clindamycine, érythromycine,
amoxicilline, ampicilline, céphalosporines et pénicillines ;
o obstruction : corps étranger, néoplasie, intussusception ;
o néoplasie : léiomyome, léiomyosarcome intestinal, papillome rectal, adénome des
canaux biliaires, carcinome des canaux biliaires, métastases hépatiques d’un
adénocarcinome utérin.

On retrouve parmi les examens complémentaires à disposition :


- les analyses biochimiques montrent une hypokaliémie, une hypochlorémie, et une
hyponatrémie, du fait des pertes électrolytiques au niveau intestinal ;
- la coprologie renseigne sur la présence de bactéries ;
- la radiographie abdominale permet d’exclure certaines causes de diarrhée comme les corps
étrangers, les intussusceptions, les néoplasies. Elle indique aussi l’état de distension du
tractus digestif que ce soit au niveau de l’estomac ou des anses intestinales.

Prise en charge :
La prise en charge est sensiblement la même que pour le furet, à savoir une réhydratation
complémentée par des électrolytes, un maintien de la température corporelle dans les normes, une
alimentation forcée avec du foin de qualité, des végétaux fraîches comme du persil, des feuilles de
pissenlit ou d’épinard. Si l’animal ne se nourrit pas spontanément, il faut le gaver avec des produits
adaptés (Critical Care Oxbow®) ou des granulés humidifiés et mixés. Avant de gaver un animal, il
faut exclure l’obstruction comme cause de diarrhée.
L’antibiothérapie recommandée dans le cas d’une infection à Clostridium spp. est le métronidazole
(20 mg/kg PO q12h pendant 3 semaines), pour les autres infections bactériennes, l’utilisation
d’antibiotiques à large spectre comme l’enrofloxacine ou le triméthoprime-sulfamide est
préconisée. Ce dernier est aussi celui qu’il faut prescrire en cas de coccidiose.
Enfin l’analgésie est primordiale pour soulager la douleur abdominale et relancer la prise
aliimentaire chez le patient anorexique. On peut utiliser la buprénorphine, le méloxicam ou le
carprofène.

Le pronostic dépend de la sévérité de l’atteinte, lorsqu’elle est légère à modérée, l’animal répond en
général assez bien au traitement. Par contre, lors de choc entérotoxémique, le pronostic est sombre.
Les complications sont la déshydratation, la septicémie et le choc entérotoxémique pouvant être
fatal.

C- AUTRES URGENCES

1) OPHTALMOLOGIE

Un certain nombre de consultation en urgence concernent des troubles ophtalmologiques. La


plupart du temps, il s’agit de troubles d’apparition aiguë, même si parfois ce sont les conséquences
d’affections chroniques. Dans un premier temps, nous traiterons la conjonctivite, un des principaux
motifs de consultation en urgence, puis nous étudierons la prise en charge de l’exophtalmie par la
technique chirurgicale de tarsoraphie a été décrite. Enfin, nous présenterons la chromodacryorrhée,
grand sujet d’inquiétude chez les propriétaires de rat.(Kern, 1997 ; Müller et Eule, 2014 ; Oglesbee,
2011)

69
a) Conjonctivite
Description :
La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, de la muqueuse bordant les paupières, de
la membrane nictitante.

Symptômes :
On observe comme symptômes : une hyperémie conjonctivale, un chemosis, un epiphora, un
blépharospasme, une protrusion de la membrane nictitante (figure 47), une alopécie perioculaire,
des sécrétions séchées sur le nez ou les joues, des signes d’affection dentaire ou de l’appareil
respiratoire supérieur.

Étiologie :
Les différentes causes possibles sont les suivantes :
- infectieuse :
o bactérienne : Bordetella bronchiseptica, Streptococcus spp., Pasteurella spp.,
Salmonella spp., Yersinia enterocolitica, Listeria monocytogenes, Chlamydophila
caviæ chez le cobaye, Pseudomonas aeruginosa chez le chinchilla ;
o virale : maladie de Carré chez le furet ;
o Ectoparasites : Trichophyton spp. Sarcoptes scabei.
- nutritionnelle : l’hypovitaminose C chez le cobaye.
- environnementale
o exposition à un produit irritant : produits ménagers, fumées …
o corps étranger ;
o agression par congénère.
- secondaire à un trouble des annexes oculaires
o glandes lacrymales : kérato-conjonctivite sèche ;
o paupières : Entropion, districhiasis (figure 48) ;
o canaux nasolacrymaux : obstruction et dacryocystite.
- secondaire à une autre pathologie oculaire :
o dermoïde congénital de la cornée ou de la conjonctive ;
o kératite ulcérative ;
o uvéite antérieure ;
o glaucome.

Figure 47 : Protrusion de la membrane Figure 48 : Districhiasis sur un chinchilla


nictitante chez le lapin

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

Les examens complémentaires à disposition sont nombreux. La radiographie et le scanner


permettent de localiser les lésions osseuses. L’échographie oculaire donne accès aux structures de

70
l’œil si le milieu oculaire est opaque. Il faut en complément mesurer la production de larmes. On
peut aussi mettre en culture les prélèvements afin d’identifier les bactéries présentes. La cytologie
peut montrer des neutrophiles dégénérés présentant des inclusions bactériennes intra-cellulaires, ou
des cellules épithéliales dans le cas d’une infection à Chlamydophila caviæ. Le test à la fluorescéine
permettra d’exclure les ulcères cornéens, et la pression intraoculaire, le glaucome. Enfin, le flush
des conduits lacrymaux peut déloger un éventuel corps étranger, et indique la présence ou non
d’une obstruction ou d’une dacryocystite.

Prise en charge :
La prise en charge dépend de l’étiologie. Elle comprend le retrait du corps étranger, les soins
dentaires, l’isolement de l’animal malade dans un environnement propre et sain. Il est important de
bien nettoyer l’œil à l’aide d’un nettoyant oculaire stérile
L’antibiothérapie dépend de la bactérie mise en évidence :
- Chlamydophila caviæ : en topique, tétracycline ou fluoroquinolone q6h
- Bordetella bronchiseptica : chloramphénicol (30 - 50 mg/kg PO SC IM IV q8 - 12h)
- Streptococcus spp. : enrofloxacine et triméthoprime-sulfamide
Il faut ajouter des anti-inflammatoires en topique (flurbiprofène 0,03 % q12h) et par voie
systémique (méloxicam PO, SC, IM q12h). Enfin, pour l’analgésie locale, on utilise de la
nalbuphine 1,2 % q8h.

Le pronostic est variable en fonction de la cause : les infections se résolvent relativement bien avec
un traitement antibiotique adapté et l’évolution des conjonctivites secondaires dépendent de celle de
la cause primaire.

b) La tarsoraphie

Chez le hamster, lorsque la contention est mal faite, la peau du cou est brutalement tendue et une
certaine pression est exercée : les yeux, qui sont particulièrement protubérants, peuvent alors sortir
de leur orbite. La marche à suivre commence par un nettoyage puis une lubrification du globe
oculaire. Il faut ensuite prendre délicatement les marges ciliaires de part et d’autre du globe jusqu’à
le recouvrir entièrement. Une pommade antibiotique en topique est conseillée. Cependant il arrive
qu’une suture de la membrane nictitante et de la paupière supérieure ou tarsoraphie soit nécessaire
(figure 53). Cette intervention peut s’avérer indispensable dans d’autres cas que celui du hamster,
lors d’ulcère cornéen sévère par exemple.

Figure 49 : Préparation du site d’intervention Figure 50 : La membrane nictitante

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

La technique de tarsoraphie est illustrée à l’aide des figures 49, 50, 51, 52, et 53. Sous anesthésie
générale et dans des conditions stériles, l’œil étant particulièrement sensibles aux infections, on
commence par préparer l’œil de l’animal (figure 49). Il faut ensuite prendre la membrane nictitante

71
et piquer de l’extérieur vers l’intérieur, sans la traverser (figure 50). Puis la même opération est
réalisée en sens inverse, de l’intérieur vers l’extérieur, avec la paupière supérieure (figure 51). Les
points en U ainsi réalisés, ne doivent pas être serrés car il y a de forts risques d’ischémie (figure 52).

Figure 51 : La paupière supérieure Figure 52 : Le point en U

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

Figure 53 : Tarsoraphie complète

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

c) Chromodacryorrhée

Chez le rat, les glandes de Harder sont situées derrière les yeux. Elles secrètent un certain nombre
de porphyrines colorant les larmes en rouge. Sous l’effet d’un stress intense comme une douleur ou
une maladie chronique sous-jacente, la production de larmes augmente, on observe alors un
epiphora et un jetage nasal de couleur rouge qui lorsque les larmes sèchent, forment des amas
pouvant ressembler à des croûtes de sang. Il s’agit de ce qu’on appelle de chromodacryorrhée ou
« larmes de sang » (figure 21).
Afin de différencier les porphyrines du sang en nature, il est possible de réaliser un frottis qui mettra
en évidence l’absence d’hématies. De plus, les porphyrines sont fluorescences sous la lumière ultra-
violette.
2) REPRODUCTION

Les troubles de l’appareil reproducteur sont un motif fréquent de consultation d’urgence. Il en est
ainsi de la dystocie chez le cobaye, du pyomètre chez le rat, du paraphimosis chez le chinchilla et de
la toxémie de gestation chez le lapin.

a) La dystocie chez le cobaye

Description :
La dystocie, mise bas difficile, est fréquente chez le cobaye, en particulier parce qu’il y a fusion de
la symphyse pubienne à l’âge de 7 mois. (Oglesbee, 2011)

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Symptômes :
Les symptômes observés comprennent le développement des glandes mammaires, une anxiété qui
se traduit par un tourner en rond et des vocalises, des morsures sur les flancs, des pertes vaginales
opaques ou hémorragiques, la palpation de masses fœtales dans l’abdomen caudal, la palpation de la
symphyse pubienne qui doit être ouverte sur 2 à 3 cm.

Étiologie :
Les différentes causes de dystocie sont les suivantes :
- fusion de la symphyse pubienne ;
- fœtus de trop grande taille ;
- malposition des fœtus dans le canal de sortie ;
- obstruction du vagin par des strictions, une hyperplasie ou une aplasie, une masse vaginale
intra- ou extra-luminale ;
- atonie utérine.
L’hypovitaminose C et l’obésité sont des facteurs favorisants.

Figure 54 : Radiographie abdominale dorso-ventrale montrant deux fœtus

Les examens complémentaires à disposition sont


la radiographie (figure 54) qui permet de mettre
en évidence le nombre, la taille et la position des
fœtus. L’échographie, quant à elle, donne accès à
la viabilité des fœtus et met en évidence une
éventuelle atonie utérine.
Il est possible de faire une analyse biochimique
afin de déterminer l’état d’hydratation, la
glycémie et la calcémie.

Prise en charge :
La prise en charge comprend un gavage, une
fluidothérapie qui peut être complétée par
l’administration de glucose en fonction des
résultats biochimiques, une analgésie multimodale
à l’aide d’anxiolytiques, d’opioïdes et d’AINS, et
enfin une antibiothérapie à large spectre.
Il est possible de complémenter en calcium par
voie orale.

CC-by : Dr A.FAWCETT

L’ocytocine est la molécule de choix pour relancer l’activité utérine. Elle doit être administrée à la
dose de 0,2 à 3,0 UI/kg SC, IM, et si besoin 15 à 20 minutes plus tard. Si les petits ne sont toujours
pas sortis au bout d’une heure, il faut envisager l’intervention chirurgicale. Il ne faut pas administrer
d’ocytocine s’il y a obstruction par un petit coincé ou une masse, une striction vaginale.
La césarienne est réalisée si les fœtus sont viables et que la symphyse pubienne est fusionnée, si
l’utérus ne répond pas à l’ocytocine, si les petits sont trop gros. L’ovariohystérectomie est
recommandée si la fusion de la symphyse pubienne est déjà présente, car la dystocie sera
systématique. S’il y a torsion utérine, l’intervention chirurgicale consiste à détordre l’utérus et
retirer les petits.

73
Il est donc essentiel de mettre à la reproduction des cobayes de moins de 7 mois, d’éviter la
suralimentation et de stériliser les animaux dont la symphyse pubienne est minéralisée afin d’éviter
des dystocies ultérieures.
Des infections par voie ascendante sont fréquentes après le part et peuvent entraîner une vaginite,
une métrite ou un pyomètre.

b) Les pertes vulvaires


Description :
Après une mise-bas ou un avortement, les pertes vulvaires sont fréquentes et peuvent provenir
d’infections siégeant à différents niveaux de l’appareil génital femelle. (Bishop, 2002 ; Brown et
Donnelly, 2012 ; Hawkins et Bishop, 2012)

Symptômes :
La présentation clinique regroupe des symptômes locaux comme des écoulements mucopurulents
ou hémorragiques, une distension abdominale et des signes généraux comme un abattement et une
baisse d’appétit voire une polyurie-polydypsie si l’affection est chronique. L’examen clinique peut
montrer à la palpation, en cas de pyomètre : une masse fluctuante et pâteuse dans l’abdomen caudal.

Étiologie :
Les bactéries les plus fréquemment retrouvées sont :
- chez le lapin : Pasteurella multocida ;
- chez les rongeurs : Corynebacterium pyogenes, Escherichia coli, Staphylococcus spp.,
Streptococcus spp.

Prise en charge :
Le traitement consiste à rétablir la volémie avec une fluidothérapie agressive, à mettre en place une
analgésie, à administrer des anti-inflammatoires non stéroïdiens et des antibiotiques à large spectre.
L’ovario-hystérectomie est recommandée.

c) Le paraphimosis chez le chinchilla

Description, symptômes, étiologie :


Il s’agit d’un anneau de poil entourant le pénis à sa base et empêchant ainsi sa rétraction à
l’intérieur du prépuce. Elle est très fréquente chez le chinchilla (figure 55). (Quesenberry et
Carpenter, 2012).
Cette constriction entraîne une congestion du pénis, fortement douloureuse. Les complications sont
une compression de l’urètre et une rétention urinaire. Si l’affection devient chronique, le pénis peut
s’infecter et se nécroser.

Prise en charge :
L’animal est anesthésié puis il faut extérioriser le pénis, préalablement lubrifié, afin de retirer
l’anneau de poils.
Pour décongestionner le pénis, des compresses d’eau froide sont appliquées, le pénis est ensuite
rétracté dans le prépuce.
En complément, une pommade antibiotique peut être ajoutée ; si le pénis est très congestionné, un
point en U placé à son extrémité, laissé en place 24 heures, peut être nécessaire.
Il est important de surveiller l’émission d’urines pendant les 24 heures qui suivent le retrait de
l’anneau.

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Figure 55 : Paraphimosis sur un chinchilla adulte

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

d) La toxémie de gestation
(Hawkins et Bishop, 2012 ; Pouget, 2013)
La toxémie de gestation est une urgence pouvant présenter un risque vital pour l’animal. Il s’agit
d’un déséquilibre entre les besoins nutritionnels de la femelle gestante et les apports alimentaires.
Elle apparaît en fin de gestation, lors de la dernière semaine chez le lapin et deux semaines avant et
après la mise-bas pour le cobaye.

Symptômes :
Les symptômes sont assez généraux : faiblesse, anorexie, incoordination des mouvements,
convulsions, dyspnée voire coma. On retrouve comme facteurs prédisposant : l’obésité, la
sédentarité, le stress, un apport alimentaire inadéquat.

Étiologie :
Les examens complémentaires à disposition sont les suivants :
- une analyse d’urine qui montre une acidification des urines, une protéinurie, une cétonurie,
- une analyse sanguine qui indique une hyperkaliémie, une cétonémie, une
hyperphosphatémie, et une hypocalcémie.

Prise en charge :
La prise en charge passe par une fluidothérapie agressive complémentée en calcium si nécessaire,
ainsi qu’une analgésie. L’apport nutritionnel est impératif : il faut gaver l’animal et éventuellement
poser une sonde d’œsophagostomie pour garantir un apport suffisant et régulier.
La césarienne doit être envisagée dès lors que l’animal est stabilisé.

Le pronostic est assez sombre et la meilleure approche reste la prévention : limiter l’obésité,
favoriser l’exercice, prévenir le stress, fournir une alimentation de qualité en quantité suffisante.

e) Le prolapsus utérin ou vaginal chez la souris

Chez la souris, le prolapsus vaginal et/ou utérin peut être observé après le part. La prise en charge
comprend l’application d’une solution saline isotonique, puis il faut repousser les tissus extériorisés
en utilisant comme guide un cathéter sans l’aiguille. Une suture en bourse est ensuite réalisée autour
de l’orifice vaginal avant de retire le guide. (Brown et Donnelly, 2012 ; Castro et al., 2010)

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3) ACCIDENTS DOMESTIQUES

Les particularités comportementales et environnementales des petits mammifères de compagnie en


font des animaux régulièrement exposés aux accidents domestiques. (Combaret, 2004 ; Planté, 2011
; Pouget, 2013)
a) Coup de chaleur
Description :
Il s’agit d’un échec de la thermorégulation en raison d’une accumulation trop importante de chaleur
exogène. Il existe différents facteurs prédisposants tels qu’une température extérieure supérieure à
28°C, une hygrométrie supérieure à 70 %, la surpopulation, le manque d’eau, l’obésité, la gestation.
Le transport en voiture et l’exposition directe à la lumière du soleil comme sur un balcon ensoleillé
sont des situations à risques.

Symptômes :
L’animal commence par saliver, technique de thermorégulation fréquente permettant le
rafraîchissement par évaporation. Puis surviennent une polypnée et une vasodilatation périphérique.
La température rectale est alors très augmentée. La prostration, les trémulations musculaires et la
cyanose des muqueuses arrivent assez rapidement et le pronostic est alors très réservé.

Prise en charge :
La prise en charge doit être immédiate. Il faut refroidir, réoxygéner et réhydrater.
Le refroidissement est progressif, à l’aide de bains ou de pulvérisation d’eau froide ; s’il est trop
brutal, des convulsions peuvent avoir lieu. La réhydratation se fait par voie parentérale et l’apport
de dioxygène au masque. Un traitement associant corticoïdes, analeptiques cardiovasculaires et
respiratoires peut être mis en place.

b) « tail slip » et « fur slip »

Le chinchilla, la gerbille et l’octodon ont mis en place un mécanisme de défense naturelle afin
d’échapper aux prédateurs : le « tail slip ». En effet, lorsqu’ils sont maintenus trop fermement et en
situation de stress, la peau de la queue se « dégante » laissant les vertèbres à nu (figure 56). Ce
qu’il reste de la queue sèche, et la plupart du temps, l’animal ronge l’extrémité morte. Les soins à
apporter sont relativement simples, incluant une désinfection locale voire une amputation.
Le chinchilla a mis en place une autre technique d’auto-défense : il s’agit du « fur slip ». Si l’animal
est maintenu par la peau du cou, une vasoconstriction massive entraîne le détachement d’une grande
quantité de poils (figure 57).

Figure 56 : « tail slip » chez une gerbille Figure 57 : « fur slip » chez un chinchilla

CC-by : dora.missouri.edu CC-by : foreverfeistychinchilla.org

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c) Intoxications
Description :
De par leur tempérament curieux, les petits mammifères de compagnie ont tendance à explorer leur
environnement et donc à ingérer des toxiques comme des plantes, des produits ménagers, des
aliments non adaptés à leur physiologie digestive (café, chocolat, oignon…). (DeClementi et
Sobczak, 2012 ; Dunayer, 2008 ; Johnston, 2008 ; Lichtenberger et Richardson, 2008)

Symptômes :
Les symptômes sont variables en fonction du toxique ingéré :
• atteinte digestive : ptyalisme, diarrhée, vomissements (pour le furet uniquement) ;
• atteinte neurologique : prostration, ataxie, hyperexcitabilité, convulsions, coma ;
• atteinte respiratoire : dyspnée ;
• atteinte cardiovasculaire : troubles du rythme, vasodilatation ;
• hypo ou hyperthermie.

Prise en charge :
Le traitement dépend du toxique ingéré, mais pour la plupart, il faut mettre en place un traitement
symptomatique, afin de maintenir les fonctions vitales, et excrétrices pour limiter le temps de
présence du toxique dans l’organisme et ses effets délétères.
Il est important de noter que seul le furet peut vomir parmi les petits mammifères de compagnie, un
traitement émétique peut donc être envisager en fonction du toxique ingéré (pas sur les produits
caustiques, irritants, moussants) chez cette seule espèce et sous réserve que le furet soit conscient.
L’apomorphine est une molécule utilisable à la posologie de 0,04mg/kg par voie intra-musculaire,
intra-veineuse ou sous-cutanée.
Le soutien des fonctions vitales commence par une bonne oxygénation, un maintien de la
température corporelle dans les normes au moyen de tapis chauffants et de bouillotes en cas
d’hypothermie et des bains d’eau froide si l’animal souffre d’hyperthermie.
Le traitement éliminatoire comprend une fluidothérapie agressive afin de favoriser l’élimination du
toxique si celui-ci s’élimine par voie rénale. S’il s’agit d’une intoxication par voie cutanée comme
le fipronil pour le lapin, il faut rincer l’animal.
Un lavage gastrique par sondage œsophagien est envisageable sous anesthésie, à condition que
l’animal soit suffisamment stable, dans le cas d’une ingestion de toxique.
Le charbon activé est utile lors d’ingestion de poisons organiques, organophosphorés, autres
insecticides, chlorure de mercure, strychnine, morphine, atropine, barbituriques, éthylène glycol. La
dose à administrer à l’animal est de 1 à 3 g/kg en suspension dans l’eau (1 g dans 5 mL d’eau). Ce
traitement peut être répété toutes les 4 à 8 heures pendant 24 heures. Son emploi est cependant
inutile lors d’ingestion de cyanure, métaux lourds, arsenic ou produit caustique. Lors d‘ingestion de
substance corrosive ou irritante, il est possible de la diluer en faisant avaler à l’animal du lait ou de
l’eau. Il faut ensuite bien surveiller la gueule de l’animal car des zones de nécrose et
d’inflammation peuvent apparaître.
Enfin, il est important que les animaux cæcotrophes ne puissent pas ingérer leur fèces molles grâce
à une collerette par exemple car des résidus toxiques peuvent encore y être présents.

La liste des toxiques ainsi que leur prise en charge spécifique est résumée dans l’annexe 1.

d) Électrocutions et brûlures
Description :
Les petits mammifères de compagnie apprécient la consistance des fils et câbles électriques et sont
donc souvent exposés aux électrocutions.
Ce phénomène est généralement fatal de par la taille de l’animal et l’intensité du courant.

77
Symptômes :
Les conséquences du passage du courant électrique sont principalement retrouvées sur les organes
excitables comme le cerveau ou le cœur. Des brûlures, surtout au niveau de la cavité buccale,
peuvent être retrouvées.

Étiologie :
Des brûlures d’origine thermique (four, plaques de cuisson, tapis chauffant …) mais aussi chimique
(produits ménagers corrosifs) sont possibles.

Prise en charge :
La prise en charge est assez similaire à celle des carnivores domestiques. Il faut rincer
abondamment à l’eau claire afin de refroidir la zone brûlée ou d’éliminer le produit chimique. Puis
les soins locaux sont réalisés : tonte, nettoyage, retrait des tissus nécrosés, application d’une
pommade antibiotique et pansement. Ces opérations sont à répéter plusieurs fois en fonction de
l’étendue des brûlures et de la cicatrisation. La gestion de la douleur est un volet non négligeable de
la prise en charge.

D- RÉALISATION DE PRÉLÈVEMENTS ET POSE DE CATHÉTER

1) PRÉLÈVEMENTS DE SANG

Il existe différents sites de ponction veineuse chez les petits mammifères de compagnie. Ces
techniques ont principalement été développées en laboratoire. Il faut donc considérer lors du choix
de la technique le risque associé à la procédure par rapport aux informations que vont apporter les
résultats ainsi que la quantité de sang à prélever.

a) Les conditions de prélèvement

En tant que proies, les petits mammifères de compagnie à l’exception du furet sont particulièrement
sensibles au stress surtout lorsqu’ils sont manipulés ou transportés.
C’est pourquoi, il est important de réfléchir à la nécessité d’un prélèvement, en partie parce qu’il
s’agit d’une source de stress non négligeable mais aussi parce que les résultats peuvent être
modifiés en fonction du stress.
Une fois la décision prise, l’environnement doit être le plus calme possible sans bruits ni lumière
forte ou autres sources de stress. La manipulation doit se faire avec des gestes lents et posés. S’il
s’avère que l’animal s’agite trop, il faut envisager une sédation ou une légère anesthésie ce qui
simplifie la procédure pour l’animal, le clinicien et le propriétaire.

b) La quantité de sang à prélever

De façon standard, on estime que la quantité de sang pouvant être prélevé sans danger pour l’animal
équivaut à 10 % du volume total de sang ou 1 % du poids total de l’animal. Pour les petits
mammifères, il faut envisager de prélever 6 à 8 % d’autant plus que les risques sont accrus si le
patient est malade ou âgé. Il faut aussi prendre en compte la technique utilisée et les risques
d’hématome associé lesquels diminuent d’autant la quantité de sang disponible et augmentent les
risques de choc hypovolémique.

78
c) Les sites de ponction
(Beal et Hughes, 2000 ; Dyer et Cervasio, 2008 ; Mitchell, 2011)

i. Veine jugulaire
Chez le furet et les lapins de grande taille, on peut réaliser une ponction veineuse sur la veine
jugulaire. La technique est la même que pour les chats. L’animal est placé en décubitus latéral, les
membres thoraciques sont étendus vers l’arrière et la tête maintenue vers le haut de façon à ce que
le cou soit tendu.
Cette technique permet d’obtenir une quantité importante de sang mais elle est limitée par la
longueur du cou de l’animal rendant l’accès à la veine difficile.

ii. Veine céphalique latérale

Comme pour la veine jugulaire, cette technique est réservée à des animaux de gros format tels que
le furet et le lapin. La méthode est similaire à celle pratiquée chez le chien (figure 58).

Figure 58 : Prélèvement à la veine céphalique chez le furet

CC-by : Lafebervet.com

iii. Veine saphène externe

Il s’agit de la technique la plus utilisée chez le lapin et chez le cobaye. La veine passe latéralement
au genou au niveau duquel on réalise la compression (figure 59-A). Elle est très superficielle et le
sang afflue dès le passage de la barrière cutanée (figure 59-B).

Figure 59 : Compression (A) et prélèvement (B) à la veine saphène externe chez le lapin

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

79
iv. Veine caudale

Principalement utilisée chez le rat, la souris et l’octodon, elle nécessite une compression
relativement longue. L’utilisation d’une lampe à infrarouge permet de mieux visualiser la veine.

v. Veine Cave crâniale

Figure 60 : Prélèvement à la veine cave crâniale chez le cobaye

Chez les rongeurs, c’est la méthode la plus utilisée. Il


est nécessaire de réaliser une anesthésie « flash » afin
de limiter le stress et les mouvements pouvant être
dangereux.
L’animal est placé en décubitus dorsal, les membres
sont mis en extension ; on pique au dessus du
manubrium sternal en direction de la hanche opposée
(figure 60).

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)


vi. Veine marginale de l’oreille chez le lapin

Figure 61 : Prélèvement à la veine marginale de l’oreille sur un lapin


Il est préférable de ne pas utiliser ce site de
prélèvement car il existe des risques de
thrombose.

La veine peut être visualisée très facilement par


transparence : pour ce faire, on réalise une
compression à la base de l’oreille et le sang est
prélevé comme le montre la figure 61.

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

2) PRÉLÈVEMENTS D’URINE

Le prélèvement d’urine est techniquement difficile à réaliser chez les petits mammifères de
compagnie mais parfois nécessaire. Un examen complémentaire simple au moyen d’une bandelette
urinaire peut présenter un intérêt pronostique non négligeable, de même que l’étude de la densité
urinaire avant une fluidothérapie sans oublier, la réalisation d’une analyse bactériologique préalable
à la mise en place d’une antibiothérapie.

a) Sondage vésical

Chez le mâle, l’utilisation d’une sonde urinaire féline de faible diamètre permet la cathétérisation de
l’urètre chez les petits mammifères et donc l’obtention d’urine. Cette procédure est plutôt simple
chez le lapin, le cobaye et le chinchilla, plus compliquée chez le rat, la souris et le hamster en raison
de la taille de l’animal ; de plus, une anesthésie générale est nécessaire. Chez la lapine, il est
possible de récupérer de l’urine par cathétérisation urétrale, il faut alors la mettre sur le dos, tirer le
vagin vers le bas et insérer la sonde en suivant le bord ventral du vagin.

80
b) Autres techniques

La plus simple consiste à récupérer les urines émises spontanément que ce soit lors de la
consultation ou en disposant un bac plastifié au fond de la cage lors de l’hospitalisation.
On peut tenter une vidange par taxis avec précaution et si la vessie est suffisamment remplie.
Enfin, la technique la plus utilisée chez les carnivores domestiques à savoir la cystocenthèse, est
parfaitement réalisable sur les petits mammifères de compagnie. Il est évidemment préférable de
privilégier la ponction échoguidée.

3) POSE DE CATHÉTER

Disposer d’un accès veineux est une composante importante dans la prise en charge en urgence des
patients, en particulier pour l’administration de fluides. Toutefois, en fonction de la taille de
l’animal, cet accès peut s’avérer difficile voire impossible. C’est pourquoi la pose d’un cathéter
intra-osseux permettant un accès à la circulation générale, est une technique fréquemment utilisée
chez les nouveaux animaux de compagnie, les complications associées étant rares.

a) Pose de cathéter intra-osseux

(Lennox, 2008 ; Zehnder, 2008)


Pour ce faire, on passe par le plateau tibial que l’on repère à la palpation (figure 62). Il faut
trocarder l’os à l’aide d’une aiguille (figures 63 et 64). Le cathéter a plus de chances de se boucher
dans l’os. On doit alors changer d’aiguille, ou pour prévenir ce désagrément, cathétériser avec un
trocart pour ponction de LCR d’humaine, dont l’aiguille est percée latéralement (rarement fait en
pratique de par son coût). Le cathéter est ensuite maintenu en place à l’aide de bandes adhésives
(figure 65).

Figure 62 : Palpation du plateau tibial sur un chinchilla Figure 63 : Trocardisation du plateau tibial

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

Figure 64 : Trocard en place Figure 65 : fixation du cathéter

CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C. Pignon (Service NAC ENVA)

81
La localisation osseuse du cathéter demande une stérilité rigoureuse de l’instrument et du
manipulateur, les risques d’ostéomyélite étant importants.
Afin de s’assurer du bon emplacement du dispositif, un contrôle radiographique peut être effectué.

b) Pose de cathéter à la veine marginale de l’oreille chez le lapin

Le cathéter intra-osseux est donc une technique de choix pour l’administration de fluides. Pour les
petits mammifères de taille plus grande, un accès veineux standard comme chez les carnivores
domestiques tel que la veine brachiale céphalique ou la saphène externe est possible.
Cependant, les risques d’arrachement sont fréquents en particulier chez le lapin, on préfère donc la
cathétérisation de la veine marginale de l’oreille.
En effet, les vaisseaux sont bien visibles par transparence (figure 66). On réalise une compression à
la base de l’oreille puis on utilise un cathéter de petit diamètre, jaune ou violet (figure 67). Il faut
ensuite, afin de maintenir le cathéter en place, le fixer à l’aide d’un tuteur qui comble le pavillon de
l’oreille, des compresses ou du coton, et d’une bande adhésive (figure 68)

Figure 66 : veine marginale de l’oreille Figure 68 : Fixation du cathéter

Figure 67 : cathétérisation de la
veine marginale

CC-by C.Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C.Pignon (Service NAC ENVA) CC-by C.Pignon (Service NAC ENVA)

c) Pose de cathéter à la veine céphalique chez le furet

Il s’agit de la même technique que pour les carnivores domestiques. Une tonte préalable est
nécessaire afin de bien visualiser la veine et d’assurer la stérilité lors de la procédure. On réalise un
garrot au niveau du coude (figure 69-A). La peau du furet pouvant être assez épaisse, il est
préférable d’inciser la peau à l’aide d’une aiguille avant d’insérer le cathéter au risque d’en tordre
l’extrémité lors du passage de la barrière cutanée. Le cathéter est ensuite maintenu en place à l’aide
de bandes adhésives (figure 69-B).
Enfin, de façon assez anecdotique, la veine latérale de la queue chez le rat peut être utilisée. Un
long garrot est nécessaire et l’utilisation d’une lampe à infrarouge facilite la visualistion de la veine.

Figure 69 : Garrot et scarification (A) de la peau puis mise en place (B) d’un cathéter chez le furet

CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA) CC-by : C.PIGNON (service NAC ENVA)

82
III- ÉTUDE STATISTIQUE
A. INTRODUCTION

Cette partie est constituée par une étude statistique des urgences chez les petits mammifères
de compagnie rencontrées à domicile en région parisienne.
Pour cela, les informations utilisées sont issues de la base de données de VETOADOM®
(figure 70).
Cette société qui existe depuis 1981, est constituée d’une équipe de 10 associés : les Drs
JOBEZ, KERN, LABOURE, LECOMTE, LETARD, LUKSENBERG, MAIRLOT, PATIN,
TIBI, et VIDAL-NAQUET, ainsi qu’une trentaine de vétérinaires collaborateurs libéraux ou
salariés. Cette structure représente une des plus grosses « cliniques » de France en termes de
salariés mais aussi de chiffre d’affaires.
Elle fonctionne 24h/24 et 7 jours sur 7 grâce à un standard composé d’auxiliaires spécialisées
vétérinaires (ASV) qualifiées qui trie les appels en fonction de la demande et du degré
d’urgence. Un associé dit « régulateur » est présent afin de répondre aux demandes de
renseignements et d’évaluer la nécessité d’une consultation. Si cela s’avère être le cas, un
vétérinaire urgentiste est envoyé à domicile dans un délai d’environ une heure pour réaliser
les soins adéquats. Si l’urgence ne peut être gérée à domicile, ou dans des délais raisonnables,
les propriétaires sont alors réorientés vers des cliniques de garde ayant des accords avec
VETOADOM®.
Le principe étant d’assurer la continuité des soins, les vétérinaires traitants qui réfèrent à
VETOADOM® pendant leurs horaires de fermeture, reçoivent, le lendemain de la visite à
domicile, un compte-rendu détaillé de l’intervention, de l’examen clinique aux soins réalisés,
en passant par les hypothèses diagnostiques.
Ce service est aussi proposé en province avec les sociétés V2TU® dans la région de Toulon-
Aix-Marseille et VETOADOM Gironde® en Gironde.

Figure 70 : Logo de VETOADOM®

B. OBJECTIFS

Le but de cette étude est de décrire la situation actuelle en région parisienne concernant les
urgences chez les petits mammifères de compagnie. Quels sont les NAC pour lesquels, une
intervention à domicile est demandée ? Pour quel motif fait-on appel à un vétérinaire
urgentiste à domicile ? Quelles sont les urgences les plus fréquemment rencontrées ?

83
C. MATÉRIEL ET MÉTHODES

Les statistiques utilisées sont issues de la base de données de VETOADOM®. Pour cette
étude, ont été extraites les visites à domicile sur l’année 2011 qui concernent les NAC.
Les renseignements ainsi obtenus, sous forme de tableau Excel® (annexe 3), donnent accès à:
- la date et l’heure de la visite ;
- le nom du propriétaire ;
- le code postal de la ville où a été effectuée la visite ;
- le numéro de téléphone du propriétaire ;
- l’espèce concernée ;
- l’âge et le sexe de l’animal ;
- le motif d’intervention ;
- l’examen clinique ;
- les hypothèses diagnostiques ;
- le traitement mis en place et les conseils pour la suite des soins ;
- enfin, l’orientation ou non vers une clinique pour une hospitalisation.

À partir de ces informations, un travail statistique a été réalisé afin d’étudier dans un premier
temps la répartition des urgences sur l’année et en fonction de l’espèce concernée.
Puis, la fréquence des différents motifs d’intervention a été analysée suivant les troubles
rencontrés et les espèces. Ensuite, les motifs d’annulation ont été examinés et enfin, on s’est
intéressé aux traitements mis en place.

D. RÉSULTATS

Sur l’année 2011, les vétérinaires urgentistes de VETOADOM® ont réalisé 23 367 visites.
Parmi ces visites, 985 concernaient les NAC dont 895 pour les petits mammifères de
compagnie. Les interventions concernant les oiseaux et les reptiles n’ont pas été prises en
compte.

1) RÉPARTITION DES URGENCES

a) Sur l’année

Les visites à domicile pour les petits mammifères de compagnie représentent 3,8 % de la
totalité des visites de l’année 2011.
Suivant les mois de l’année, elles constituent entre 3,1 % et 5,1 % des visites réalisées
(tableau 28).

Tableau 28 : Pourcentage de visites pour petits mammifères sur la totalité des visites réalisées

MOIS J F M A M J J A S O N D
Petits mammifères 104 70 79 75 64 80 80 86 73 63 60 61
Total des visites 2048 1657 1822 1927 1950 2097 2058 2329 1821 1912 1946 1800
Pourcentage (%) 5,1 4,2 4,3 3,9 3,3 3,8 3,9 3,7 4,0 3,3 3,1 3,4

Le tableau 29 indique la répartition de toutes les visites en fonction des mois de l’année.
Ainsi, on s’aperçoit que la répartition est inégale, là où on s’attendrait à une distribution lisse.
Comme le montre la figure 71, la courbe du nombre de visites forme un pic estival.
Plusieurs hypothèses peuvent être évoquées afin d’expliquer cette variation.

84
Tout d’abord, le pic estival, présent pour les petits mammifères de compagnie comme pour
toutes les visites, correspond à une augmentation significative de l’activité de la société due à
la spécificité de celles-ci à savoir qu’elle pallie l’absence ou l’indisponibilité du vétérinaire
traitant. En effet, l’activité de VETOADOM® est réalisée, essentiellement lors des horaires
de fermeture des vétérinaires qui transfèrent leurs appels d’urgence au standard, soit
essentiellement le soir, le week-end et lors des congés annuels. Or pendant les vacances, en
particulier l’été, beaucoup de ces vétérinaires ferment et transfèrent chez VETOADOM® en
journée, d’où une augmentation sensible de l’activité.
Le « boom » de visites en janvier (11,6 %) peut s’expliquer par deux causes l’achat ou l’offre
de petits mammifères de compagnie lors des périodes de fêtes de fin d’année, et l’apparition
d’une clientèle novice dans le domaine de l’animal de compagnie et n’ayant pas d’habitude de
consultation en cabinet vétérinaire.
Le service d’interventions à domicile 24h/24 et 7j/7 ayant un coût, la gestion du budget peut
entrer en compte en particulier lors des prélèvements des impôts qui se font aux mois de mai
et octobre. Une baisse du nombre de visites (respectivement 7,2 % et 7,0 %) peut y trouver un
nouvel éclairage.
Enfin, les variations climatiques, au printemps ou à l’automne, avec des changements brutaux
de température ou d’humidité, peuvent augmenter le nombre de visites, les petits mammifères
étant particulièrement sensibles aux coups de chaleurs ou aux courants d’air.

L’explication des variations de fréquentation des urgences est multifactorielle ; saisonnalité


évènementielle (fêtes), saisonnalité « climatique » (a priori la seule à être en relation avec
l’étiologie de certaines causes d’intervention), saisonnalité économique (budgétaire) et
saisonnalité structurelle (nouveaux entrants dans le monde des possesseurs d’animaux de
compagnie).

Tableau 29 : Répartition des visites pour petits mammifères sur l’année

MOIS J F M A M J J A S O N D
Pourcentage (%) 11,6 7,8 8,8 8,4 7,2 8,9 8,9 9,6 8,2 7,0 6,7 6,8

Figure 71 : Répartition des visites en fonction du mois de l’année

85
Il ne s’agit, toutefois, d’une étude réalisée sur une seule année : l’année 2011, les résultats
observés ne sont que descriptifs. Pour envisager de généraliser cette répartition, il faudrait
travailler sur plusieurs années.

b) Par espèce

Après la répartition des visites sur l’année, les données fournies ont été analysées en fonction
des espèces de petits mammifères représentées. Ainsi, ces informations ont permis de faire un
bilan sur les espèces de petits mammifères de compagnie médicalisées à domicile.
Le tableau 30 montre que 51,4 % des visites réalisées concernent les lapins. Viennent ensuite,
le cobaye avec 20,1 % puis le rat (10,7 %), le furet (8,7 %), le hamster (4,9 %) et enfin, le
chinchilla (2,2 %).

Tableau 30 : Répartition des visites en fonction des espèces

J F M A M J J A S O N D TOTAL %
Furet 12 6 10 6 5 9 7 2 5 9 5 2 78 8,7 %
Lapin 51 40 40 33 39 46 39 50 39 29 30 24 460 51,4 %
Chinchilla 2 1 3 3 1 2 0 1 1 1 2 3 20 2,2 %
Cobaye 21 10 13 17 8 13 22 16 19 14 10 17 180 20,1 %
Octodon 1 2 0 0 0 0 0 0 0 0 1 2 6 0,7 %
Gerbille 1 0 0 1 0 1 0 0 0 0 1 2 6 0,7 %
Hamster 6 2 5 4 4 3 5 4 3 4 1 3 44 4,9 %
Rat 8 9 7 11 7 6 7 13 4 6 10 8 96 10,7 %
Souris 2 0 1 0 0 0 0 0 2 0 0 0 5 0,6 %

La gerbille, l’octodon et la souris restent très anecdotiques et représentent à eux trois, 2 pour
cent des visites réalisées (figure 72).
Les faibles pourcentages concernant l’octodon, la souris et la gerbille peuvent s’expliquer
d’une part, parce que ce sont des espèces moins fréquentes que le lapin ou le cobaye ; et
d’autre part, à cause du faible investissement initial nécessaire pour les acquérir pouvant
expliquer une sous-médicalisation de ces animaux « faciles à remplacer ».

Les animaux de compagnie se répartissent en deux grandes catégories :


- les carnivores, à l’origine soit chasseurs ou charognards qui ont la particularité de ne
pas masquer par des comportements de mise en catalepsie (immobilité défensive) leur
symptômes de mal être et donc moins sujet à l’urgence d’intervention, des cas qui sont
donc moins extrêmes,
- les mammifères herbivore ou omnivore ayant développé des comportements défensifs
cataleptiques afin de « ne pas être visible » aux yeux de leurs prédateurs et qui de ce
fait, masquent leur symptômes beaucoup plus difficilement lisibles en conséquence et
donc qui sont des cas plus extrêmes avec un niveau d’urgence plus élevé.
C’est pourquoi, l’état critique que peuvent atteindre ces petits mammifères de compagnie,
ainsi que l’aggravation de cet état par le transport et le stress induit avec les risques de décès
associés font de la visite à domicile une option privilégiée.

Les consultations pour les lapins représentent plus de la moitié des consultations pour les
petits mammifères de compagnie. Il s’agit, tout d’abord, de l’espèce de NAC la plus répandue
en Île-de-France. Comme pour le chien, le chat et le furet, il existe des vaccins annuels

86
permettant un suivi régulier ; ce sont donc des animaux assez bien médicalisés en général,
contrairement aux rongeurs comme les rats ou les hamsters qui sont beaucoup moins souvent
présentés en consultation de suivi.
La seconde espèce pour laquelle il y a le plus de demandes d’intervention à domicile est le
cobaye. Contrairement au lapin, il n’y a pas de consultation annuelle liée à un vaccin
quelconque, toutefois, cela reste une espèce assez médicalisée.
La troisième espèce la plus fréquemment rencontrée lors de visites à domicile est le rat avec
10,7 %. Comme pour le lapin et le cobaye, la dégradation rapide de l’état général et le stress
du transport sont des arguments fortement en faveur d’une demande d’intervention à
domicile.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le furet est peu représenté dans les statistiques. En
effet, seulement 8,7 % des visites le concernent. Ceci est du à deux particularités : la première
due au fait qu’il s’agit d’une espèce de carnivore domestique, proche des chiens et des chats
quant à leur mode de médicalisation et d’appropriation. En effet, les propriétaires ont souvent
recours un vétérinaire traitant qui suit l’animal et qui le vaccine régulièrement. De plus, ils
sont assez attentifs aux signes cliniques précoces et consultent rapidement avant une
dégradation de l’état général de l’animal.
De ce fait, les consultations à domicile pour les furets sont assez peu fréquentes par rapport au
nombre de furet de compagnie.

Figure 72 : Répartition des visites en fonction des espèces

Ces différentes hypothèses peuvent ainsi expliquer cette variation entre les espèces.

c) Par type d’urgence

Un des volets les plus intéressants de cette analyse statistique concerne les motifs
d’intervention. La principale difficulté rencontrée lors de cette étude a été de structurer les
informations obtenues à partir des appels d’urgences, en les classifiant et en les enregistrant
afin d’en faire une mémoire exploitable de l’activité. Les informations extraites (annexe 3)
indiquent de façon déclarative, variable et imprécise : le motif d’appel, l’examen clinique, et

87
le diagnostic, sous la forme d’un tableau Excel. De par le fonctionnement des visites à
domicile, c’est-à-dire en l’absence d’examens complémentaires ou de suivi ultérieur des cas
traités, les consultations se concluent le plus souvent par des hypothèses diagnostiques et non
un diagnostic de certitude. Il a, donc, été particulièrement difficile de classer ces urgences,
tant les motifs d’intervention étaient variables et peu précis. Ils ont donc été réunis en grands
groupes correspondant à un « appareil » qui sont résumés dans le tableau 31.
Comme le montre la figure 73, les motifs d’intervention les plus fréquents sont constitué par
les troubles digestifs puis les troubles neurologiques, les troubles respiratoires et enfin les
accidents domestiques. Ces quatre grands groupes composent 70 % des motifs de consultation
à domicile. En complément, les différents motifs de consultation ont été classés en grands
groupes pour chacune des espèces d’intérêt (tableau 32).
Le tableau 33 expose la répartition en pourcentage des grands groupes d’urgences au sein de
chaque espèce, les pourcentages les plus importants ont été mis en valeur en gras.
Ainsi, on s’aperçoit que les troubles digestifs représentent pratiquement la moitié des
consultations pour le furet, près d’un tiers pour le lapin et un quart pour le cobaye et le
hamster. Pour le rat et le chinchilla la majeure partie des interventions concernent des troubles
cardio-respiratoires.

Tableau 31 : Les motifs d’intervention classés par appareil


Troubles Répartition en %
Troubles digestifs 26,6 %
Troubles neurologiques 15,6 %
Accidents domestiques 14,3 %
Troubles respiratoires 14,2 %
Décès d’origine inconnue 5,6 %
Troubles dermatologiques 5,5 %
Troubles urinaires 4,1 %
Troubles génitaux 3,7 %
Troubles ophtalmologiques 3,3 %
Suivi post chirurgie 2,0 %
Troubles cardiaques 1,9 %
Autres 1,7 %
Troubles métaboliques 1,1 %

Figure 73 : Les motifs d’intervention classés par appareil

88
Tableau 32 : Les grands groupes de motif de visite par espèce

Furet Lapin Cobaye Chinchilla Octodon Gerbille Hamster Rat Souris Total
troubles cardiaques 1 12 0 3 0 0 1 0 0 17
troubles respiratoires 5 35 33 7 0 1 5 38 2 126
troubles digestifs 35 127 47 2 2 3 11 9 0 236
troubles neurologiques 10 89 25 0 0 0 4 10 0 138
troubles urinaires 2 14 17 0 0 1 1 1 0 36
troubles génitaux 1 15 6 0 0 0 0 11 0 33
troubles dermatologiques 2 18 12 1 1 0 7 7 1 49
accidents domestiques 9 67 18 7 3 1 11 10 1 127
post chirurgie 0 11 3 0 0 0 0 3 1 18
décès d'origine inconnue 2 35 9 0 0 0 2 2 0 50
troubles métaboliques 3 2 5 0 0 0 0 0 0 10
troubles ophtalmologiques 0 19 3 0 0 0 2 5 0 29
Autres 6 9 0 0 0 0 0 0 0 15
Total 76 453 178 20 6 6 44 96 5 884

Tableau 33 : Pourcentage des types d’urgences en fonction des espèces, (en gras, les motifs les plus fréquents pour chaque espèce)
Furet Lapin Cobaye Chinchilla Octodon Gerbille Hamster Rat Souris
troubles cardio-respiratoires 8 10 19 50 0 17 14 40 40
troubles digestifs 46 28 26 10 33 50 25 9 0
troubles neurologiques 13 20 14 0 0 0 9 10 0
troubles uro-génitaux 4 6 13 0 0 17 2 13 0
troubles dermatologiques 3 4 7 5 17 0 16 7 20
accidents domestiques 12 15 10 35 50 17 25 10 20
post chirurgie 0 2 2 0 0 0 0 3 20
décès d'origine inconnue 3 8 5 0 0 0 5 2 0
troubles métaboliques 4 0 3 0 0 0 0 0 0
troubles ophtalmologiques 0 4 2 0 0 0 5 5 0
Autres 8 2 0 0 0 0 0 0 0

89
2) LES DIFFÉRENTS MOTIFS DE CONSULTATION

À domicile, le diagnostic est principalement déterminé par l’examen clinique avec l’aide des
antécédents et commémoratifs. La difficulté réside essentiellement dans l’absence d’examens
complémentaires. C’est pourquoi, une grande partie des consultations se concluent par des
hypothèses diagnostiques et non un diagnostic de certitude. Chaque grand type d’urgence a
été détaillé en diverses catégories explicitées ci-dessous.

a) Les troubles digestifs

Les consultations pour troubles digestifs ont été classées dans plusieurs catégories regroupées
dans le tableau 34.
Par exemple, un motif d’intervention comme « entérite » ou « gastrite » ne précise pas
l’étiologie. L’anorexie ne constitue pas un diagnostic, les informations sur les consultations
classées dans cette catégorie ne permettent donc pas d’en connaître le diagnostic et aucune
hypothèse n’a été émise dans le compte rendu.
À propos de la catégorie « masse abdominale », en l’absence d’imagerie, le diagnostic se fait
à la palpation, et reste très vague ; en général, la localisation n’est pas indiquée. En fonction
des commémoratifs, un processus tumoral est très souvent envisagé, comme par exemple, le
lymphome chez le furet.

Tableau 34 : Détail des motifs de consultations pour les troubles digestifs

Anorexie 6%
Malocclusion dentaire 13 %
Gastrite 3%
Entérite 36 %
Occlusion 1%
Stase digestive 21 %
Prolapsus rectal 2%
Corps étranger 3%
Myiase 5%
Masse abdominale 11 %

Concernant la catégorie « gastrite », elle regroupe uniquement les consultations pour les furets
ayant présenté des vomissements, les rongeurs et lagomorphes ne pouvant anatomiquement,
pas vomir.
La catégorie « myiase », quant à elle, ne concerne que les lapins. Y ont été classées les
consultations pour des myiases anales, la plupart du temps consécutives à une diarrhée.
La diarrhée est le motif de consultation le plus fréquent et représente plus d’un tiers des
visites (36 %).
Le tableau 35 indique pour chaque espèce le pourcentage de consultation rencontré pour
chaque espèce. Ainsi, on remarque que chez le furet, les entérites sont les plus fréquentes avec
34 %, puis les masses abdominales avec 23 %, les gastrites avec 17 % et enfin les corps
étrangers avec 11 %.
Chez le lapin, on retrouve les entérites en premier avec 39 %, la stase digestive avec 28 % et
les malocclusions dentaires avec 12 %.

90
Le cobaye présente, comme le lapin, des entérites puis des stases digestives, les malocclusions
dentaires sont toutefois plus élevées (28 %). Chez le rat, ce sont les masses abdominales qui
priment avec 67 %.

Tableau 35 : Fréquence des troubles digestifs pour chaque espèce

Digestif Furet Lapin Cobaye Chinchilla Gerbille Hamster Octodon Rat


Anorexie 0% 8% 2% 0% 50 % 9% 67 % 0%
Malocclusion
5% 12 % 26 % 0% 0% 0% 33 % 22 %
dentaire
Gastrite 16 % 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Entérite 32 % 39 % 34 % 100 % 50 % 27 % 0% 11 %
Occlusion 8% 0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Stase digestive 0% 28 % 28 % 0% 0% 18 % 0% 0%
Prolapsus rectal 5% 0% 0% 0% 0% 18 % 0% 0%
Corps étranger 11 % 3% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Myiase 0% 9% 0% 0% 0% 0% 0% 0%
Masse abdominale 22 % 2% 11 % 0% 0% 27% 0% 67 %

b) Les troubles neurologiques

Les troubles neurologiques représentent 16 % des motifs de consultation. Ils ont été classés en
plusieurs catégories :
- les convulsions ;
- les syndromes vestibulaires ;
- les troubles centraux autres que convulsions ;
- les troubles périphériques.
Le tableau 36 indique les effectifs pour chaque espèce et chaque motif.
Le premier trouble neurologique rencontré concerne les troubles centraux autres que les
convulsions. Ce sont les consultations dont le diagnostic est un accident vasculaire cérébral
(AVC). Il ne peut s’agir que d’une hypothèse diagnostique, le diagnostic de certitude se
faisant par imagerie. De par la nature des données, il est difficile d’avoir plus de précisions.
Ce sont les principales raisons d’une demande de consultation chez le furet et chez le rat.

Tableau 36 : Détail des consultations pour troubles neurologiques par espèce

Neurologique Furet Lapin Cobaye Hamster Rat Total


Convulsions 1 9 7 1 13 %
Syndrome vestibulaire 36 7 3 33 %
Troubles centraux
8 31 8 2 3 38 %
autres que convulsions
Troubles périphériques 1 13 3 1 4 16 %

91
Le syndrome vestibulaire se traduisant la plupart du temps par un nystagmus et une déviation
du port de tête, est la deuxième cause de consultations. On le retrouve principalement chez le
lapin et chez le rat. L’étiologie la plus probable diffère cependant : chez le lapin, le syndrome
vestibulaire est souvent dû à une infection à Encephalitozoon cuniculi, parasite non retrouvé
chez le rat.
Viennent ensuite les troubles périphériques et les convulsions.

c) Les troubles cardio-respiratoires

Le troisième groupe de consultations concernent les troubles cardio-respiratoires soit 16 %


des consultations.

Deux volets sont considérés pour ce groupe (tableau 37) ; dans un premier temps les troubles
respiratoires subdivisés en trois catégories :
- les affections des voies respiratoires supérieures, les rhinites et sinusites ;
- les affections de l’appareil respiratoire profond, les pneumonies et broncho-
pneumonies ;
- et enfin les dyspnées, difficultés majeures mais dont l’étiologie n’a pas été précisée
dans le compte rendu de la consultation.
Les affections de l’appareil respiratoire supérieur représentent un tiers des consultations et les
affections de l’appareil respiratoire profond 15 %.
Le motif qui revient le plus fréquemment avec 41 % des cas correspond à la dyspnée. Cette
catégorie englobe les deux précédentes, sans précision d’hypohèse diagnostique expliquant
son pourcentage élevé par rapport aux autres catégories.

Le second volet concerne les troubles cardiaques, avec les œdèmes aigus du poumon et les
insuffisances cardiaques. De nouveau, à cause de la nature des données, il n’est pas indiqué
sur le compte rendu de quel type d’insuffisance cardiaque il s’agit. Cela représente 30 % des
consultations pour le chinchilla, connu pour une insuffisance cardiaque d’origine génétique.
Seuls des lapins ont été consultés pour un OAP, soit 11 % des consultations pour troubles
cardio-respiratoires chez le lapin.

Tableau 37 : Détail des consultations pour troubles cardio-respiratoires pour chaque espèce

Furet Lapin Cobaye Chinchilla Gerbille Hamster Rat Souris Total


Affections des
3 14 15 4 10 32 %
voies supérieures
Dyspnée 8 17 3 1 5 23 2 41 %
Affections des
2 13 1 5 15 %
voies profondes
OAP 5 4%
Insuffisance
1 7 3 1 8%
cardiaque

92
d) Les accidents domestiques

Les accidents domestiques arrivent en quatrième position des motifs de consultation les plus
fréquents avec 14,3 % des consultations à domicile.
Cette catégorie regroupe un certain nombre de motifs relativement vastes. Il s’agit
essentiellement de consultations liées à une modification de l’environnement. En effet, les
intoxications correspondent des ingestions de plantes ou de produit nettoyant nouvellement
introduits dans l’environnement de l’animal. De même, les coups de chaleur ou coups de froid
adviennent lors de déplacement de la cage, sous une fenêtre, sur le balcon etc.
Les brûlures ne concernent que des animaux ayant évolué sur des plaques de cuisson chaudes.
Ensuite, dans la catégorie « fractures/choc suite chute », de nombreuses consultations y sont
classées car elle ratisse une grande quantité de sous-motifs. Ainsi, y ont été rangées les visites
pour des fractures (des membres, des dents, des mâchoires), des boiteries, des douleurs, un
abattement, un état de choc qui sont toutes dues à un mauvais geste dans la cage, une cage
mal adaptée avec des barreaux trop serrés ou écartés, une inattention du propriétaire
conduisant à une chute ou un choc.
Enfin, les morsures et griffures par un autre animal font partie des accidents domestiques. La
rencontre avec un chat ou un chien conduit souvent à une intervention à domicile, cependant
les attaques entre congénères rentrent aussi dans cette catégorie.

Le tableau 38 résume le tri des différentes consultations rentrant dans le thème des accidents
domestiques en fonction des espèces.

Tableau 38 : Détail des consultations pour des accidents domestiques par espèce

Furet Lapin Cobaye Chinchilla Gerbille Hamster Octodon Rat Souris


Intoxications 1 4 3 1 1
Chute 8 49 8 4 1 8 5
Morsure/Griffure 7 4 1 2
Brûlures 1 1 1
Tail slip / Fur slip 3
Coup de chaleur 6 1 1
Coup de froid 1 1 1 1 1

Le tail slip et le fur slip ne concerne que les espèces dont c’est le comportement d’auto-
défense à savoir la gerbille, l’octodon et le chinchilla. Seul l’octodon a eu des consultations à
domicile pour ce motif pour l’année 2011. Malgré la faible valeur statistique (uniquement 6
consultations pour cette espèce), on peut noter que le tail slip concerne la moitié des
consultations pour l’octodon.

D’après le tableau 39, 65 % des consultations pour les accidents domestiques font suite à une
chute des bras du propriétaire ou un choc. Les intoxications concernent 8 % des consultations,
les morsures et griffures 11 %, et 7 % des visites concernent des coups de chaleur.
Pour l’octodon, le thème accidents domestiques regroupe la moitié de toutes les consultations,
pour le hamster, cela correspond à un quart des consultations. Pour les autres espèces, cette
catégorie regroupe plus de 10 % des consultations (tableau 33).
Les accidents domestiques liés à la maladresse, l’inattention et l’ignorance des propriétaires
constituent le quatrième grand groupe de consultation à domicile.

93
Tableau 39 : Répartition des motifs de consultation pour les accidents domestiques

Accidents domestiques Répartition en %


Intoxications 8
Fractures/choc suite chute 65
Morsure/griffure 11
Brûlures 2
Tail slip / fur slip 2
Coup de chaleur 7
Coup de froid 4

e) Les troubles urinaires

Les troubles urinaires représentent 4 % de la totalité des consultations.


Encore une fois, un certain nombre de compte rendus ne permettent pas d’obtenir une
étiologie précise et se concluent par une synthèse des symptômes rencontrés. De plus,
l’absence d’examens complémentaires rend difficile l’établissement d’un diagnostic.
D’où l’apparition de trois catégories répertoriées dans le tableau 40 :
- la cystite ;
- l’hématurie ;
- les urolithiases.
Une consultation apparaît de façon anecdotique : il s’agit d’un contrôle pour un rat suivi pour
une tumeur vésicale.
Ainsi, on s’aperçoit que la plupart des consultations pour troubles urinaires concernent des
cystites (81 %). C’est principalement le cas pour les cobayes et les lapins.
Les urolithiases, évaluées à 11 % des consultations, sont probablement sous-diagnostiquées,
car les consultations classées dans cette catégorie rapportent un globe vésical et donc une
forte suspicion d’urolithiases. Certaines consultations pour cystite peuvent appartenir à cette
catégorie mais en l’absence de plus amples informations et d’examens complémentaires, il
n’est pas possible d’approfondir ces résultats.
Enfin, seules deux consultations concernent une hématurie, il s’agit du seul signe clinique
indiqué sur le compte rendu, ne permettant pas de ranger ces consultations dans les deux
catégories précédentes.

Tableau 40 : Détail des consultations pour troubles urinaires par espèce

Urinaire Furet Lapin Cobaye Gerbille Hamster Rat Total


Cystite 1 12 14 1 1 81 %
Tumeur vésicale 1 3%
Urolithiases 1 2 1 11 %
Hématurie 2 5%

f) Les troubles de la reproduction

Les troubles de la reproduction représentent environ 4 % des consultations. Le détail de ces


motifs est indiqué dans le tableau 41.
Le furet est concerné par une seule consultation à propos d’une mammite. Cela peut
s’expliquer par le fait que ces animaux sont quasiment systématiquement stérilisés.

94
Les tumeurs mammaires très fréquentes chez le rat (81 % des consultations), est le motif
d’intervention le plus souvent rencontré (30 % des consultations).
La tumeur utérine étant une pathologie couramment identifiée chez le lapin, l’hypothèse
diagnostique à partir des signes cliniques est établie mais reste une hypothèse. Elle représente
un quart des consultations pour troubles de la reproduction chez le lapin.
La dystocie, quant à elle, concerne un quart du total des consultations, en particulier chez le
lapin, où ce pourcentage monte jusqu’à 47 %. Le pourcentage de dystocie chez le cobaye est
relativement faible, 15 %, par rapport à ce qui serait attendu du fait du risque élevé lié à la
symphyse pubienne. Ceci peut s’expliquer par un suivi de gestation bien réalisé à cause du
risque élevé, et donc un faible nombre de consultation en urgence.
La catégorie « écoulement vulvaire » regroupe les consultations pour lesquelles seul ce signe
était indiqué.
La catégorie « infection post-partum » correspond aux consultations pour écoulement vulvaire
faisant suite à une mise-bas. Ainsi, elles concernent la moitié des consultations chez le
cobaye.

Tableau 41 : Détail des consultations pour troubles de la reproduction par espèce

Reproduction Furet Lapin Cobaye Rat Total


Dystocie 7 1 24 %
Écoulement vulvaire 1 1 1 9%
Infection post-partum 3 9%
Prolapsus vaginal 1 3%
Mammite 1 3%
Tumeur mammaire 1 9 30 %
Tumeur utérine 4 12 %
Bursite/balanoposthite 3 9%

Les deux grands troubles de la reproduction qui ressortent de cette analyse sont les tumeurs
mammaires et les dystocies à nuancer par rapport au nombre de consultations dans chaque
espèce.

g) Les troubles dermatologiques

Les visites à domicile à propos de troubles dermatologiques représentent environ 5 % des


interventions. Les motifs sont résumés dans le tableau 42.

Tableau 42 : Détail des consultations pour les troubles dermatologiques

Dermatologie Furet Lapin Cobaye Chinchilla Hamster Rat Souris Total


Tumeur cutanée 4 3 2 18 %
Dermatite 1 3 2 1 3 1 22 %
Dermatophytose 2 1 1 1 10 %
Abcès/plaie 1 5 5 2 6 39 %
Otite 3 6%
Alopécie 1 1 4%

95
De nouveau, en l’absence d’examens complémentaires, le diagnostic est difficile et incomplet,
et la plupart du temps, reste une hypothèse.
La dermatologie n’appartient pas en général au domaine de l’urgence, mais il arrive que les
propriétaires attendent avant de consulter conduisant souvent à des interventions pour des
plaies et des abcès (dans 39 % des cas) ou des tumeurs qui s’ulcèrent et saignent (dans 18 %
des cas).
Le reste des consultations concerne des dermatites (dans 22 % des cas), le diagnostic n’est pas
plus poussé de par l’absence d’examens complémentaires.
Enfin, dans 10 % des cas, un diagnostic de dermatophytose a été émis, sans examen
complémentaire car la teigne présentant des signes pathognomoniques.
Ce type de consultation existe principalement pour des soins d’appoint en l’attente d’examens
plus avancés chez le vétérinaire traitant.

h) Les troubles ophtalmologiques

Parmi les différents motifs de consultations, environ 2 % comprennent des urgences


ophtalmologiques. Le tableau 43 résume les différents motifs de consultation
d’ophtalmologie.
La conjonctivite est la principale raison de demande d’intervention (41 %). Elle est souvent
liée à un problème au niveau de l’environnement comme une mauvaise qualité de foin, ou de
litière, parfumés, trop odorants ou poussiéreux.
Les ulcères cornéens représentent 17 % des visites à domicile, les corps étrangers et les
griffures de congénères sont des causes récurrentes.
L’exophtalmie, présente dans 10 % des consultations, est souvent due à une masse
rétrobulbaire, liée essentiellement à des abcès dentaires. Cependant, il ne s’agit que de
suppositions, des radiographies ne pouvant être réalisées à domicile, le diagnostic de certitude
ne peut être établi.
Enfin, un certain nombre de ces interventions, 13 %, est demandé suite à un traumatisme de la
face entraînant un hématome scléral voire une perforation.

Tableau 43 : Détail des consultations pour troubles ophtalmologiques

affection oculaire Lapin Cobaye Hamster Rat Total


Conjonctivite 10 1 1 41 %
Kyste palpébral 1 3%
Hyphéma 1 2 10 %
Exophtalmie 1 1 1 10 %
Panophtalmie 1 3%
Ulcère cornéen 4 1 17 %
Hématome scléral suite trauma 3 10 %
œil perforé 1 3%

i) Les troubles métaboliques

Les troubles métaboliques concernent environ 1 % des consultations (tableau 44).


Ce faible pourcentage est principalement lié au fonctionnement même des visites à domicile.

96
En effet, il n’est pas possible de réaliser des analyses sanguines précises à domicile. Les
vétérinaires urgentistes ont à leur disposition un glucomètre. Ainsi, seule la glycémie est
réalisable.
C’est le cas pour les consultations de furet permettant un diagnostic d’hypoglycémie, la
plupart du temps lié à un insulinome, pathologie fréquemment rencontrée chez cette espèce.
Le diagnostic ne peut malheureusement pas être poussé plus loin.
Pour les autres motifs, il s’agit d’une suspicion liée à l’expression clinique des symptômes et
les commémoratifs.
L’hypovitaminose C étant très fréquente chez le cobaye et s’exprimant par des signes
particulièrement évocateurs, la suspicion est forte et cette hypothèse diagnostique est le plus
souvent retenue.
Enfin, à propos de la consultation pour insuffisance hépatique chez le cobaye, il s’agissait
d’un diagnostic établi par le vétérinaire traitant et la visite à domicile était essentiellement un
suivi afin de rassurer le propriétaire.

Tableau 44 : Détail des motifs de consultation pour les troubles métaboliques

Métabolique Furet Lapin Cobaye


Hypoglycémie 2
Hypothyroïdie 1
Hypovitaminose C 4
Insuffisance rénale 2
Insuffisance hépatique 1

j) Les contrôles suite à une chirurgie

Une partie des consultations réalisées à domicile font suite à une chirurgie ayant généralement
eu lieu dans la journée ou les jours qui précèdent. Il s’agit principalement de suivi de
stérilisation ou d’ablation de masse (tableau 45).
De par leur comportement, les rongeurs et lagomorphes ont tendance à grignoter les fils de
suture. De plus, il n’existe pas ou peu de dispositif adapté afin de limiter l’accès à la plaie de
chirurgie. Les collerettes, comme pour les chiens ou les chats, sont peu ajustées pour les
lapins et quasi-inexistantes et peu opérationnelles pour les petits rongeurs.
Ces différents éléments expliquent le pourcentage élevé soit 50 %, des consultations pour
déhiscence de plaie.
De même, ces animaux ont tendance à retirer le pansement qui doit alors être renouvelé. C’est
le cas pour 17 % des visites.
Enfin, l’anesthésie étant un processus dangereux surtout pour les NAC qui ont un taux de
mortalité élevé, les propriétaires sont particulièrement inquiets de récupérer leur animal
légèrement engourdi et font appel à un vétérinaire urgentiste pour contrôler. Ce motif
concerne un tiers des cas.

Tableau 45 : Détail des motifs de consultation suite à une chirurgie

Post chirurgie Lapin Cobaye Rat Souris Pourcentage


Contrôle pansement 1 1 1 17 %
Contrôle suite anesthésie 4 2 33 %
Déhiscence de plaie 6 1 2 50 %

97
k) Les décès

Il arrive que le vétérinaire urgentiste soit confronté au décès de l’animal peu avant son arrivée
ou lors de la consultation. Cela représente 6 % des visites à domicile.
Ce nombre important de décès peut être imputé au comportement intrinsèque des petits
mammifères de compagnie. En effet, ce sont des proies, et ils ont tendance à masquer leurs
symptômes. C’est pourquoi dès lors qu’ils affichent des symptômes, le pronostic est réservé
car l’animal est, en réalité, en train de décompenser et n’arrive plus à cacher les signes de sa
maladie. Les propriétaires s’en rendent compte tardivement et le délai de déplacement, même
court, est souvent trop long pour que l’animal puisse recevoir des soins adéquats.
Enfin, pour un animal en train de décompenser, l’arrivée d’un vétérinaire peut être suffisante
pour déclencher un stress létal.

La catégorie « autres » concerne 2 % des visites réalisées, soit 15 consultations pour deux
espèces : le furet et le lapin. Il s’agit de consultations qui ne sont pas suffisamment détaillées
dans leur anamnèse et leur examen clinique, ne permettant pas de les ranger dans une des
catégories préexistantes. Les motifs indiqués sont soit un abattement sans aucune raison
apparente soit une hyperthermie d’origine indéterminée.

Il existe, donc, un grand nombre de motifs de consultation regroupés par grand type
d'urgence. Les principales raisons qui poussent un propriétaire à faire appel au service à
domicile sont des troubles digestifs avec en particulier les diarrhées, des troubles respiratoires
tels que la dyspnée, des troubles neurologiques et enfin des accidents domestiques.

Toutefois, il existe aussi un certain nombre de demandes d’intervention qui n’aboutissent pas
à une visite à domicile, le propriétaire préférant annuler la consultation avant l’arrivée du
vétérinaire.

3) LES DIFFÉRENTS MOTIFS D’ANNULATION

Lorsqu’un propriétaire appelle le standard, il est accueilli par une auxiliaire spécialisée
vétérinaire qui l’informe des délais et des tarifs. Il prend ensuite la décision d’une intervention
à domicile. Cependant, il arrive que certains propriétaires reviennent sur leur décision, la
visite est donc annulée mais fait partie des statistiques.
Tout d’abord, quels sont les motifs d’annulation ? Ensuite, comment sont réparties ces
annulations sur l’année ? Enfin existe-il une différence en fonction des espèces ?

a) Quels sont les motifs d’annulation ?

À partir des données obtenues, quatre grands types d’annulation sont mis en évidence (figure
74) :
- l’orientation vers une clinique de garde avant l’arrivée du vétérinaire ;
- le décès de l’animal ;
- une amélioration des symptômes ;
- et enfin, des raisons financières.

37.5% des annulations sont liées à un décès de l’animal avant que le vétérinaire ait pu
intervenir. Il ne faut pas oublier, comme indiqué dans le paragraphe précédent, que même

98
lorsque l’intervention est maintenue, l’urgentiste rencontre souvent des décès qui ont lieu peu
avant son arrivée ou pendant la consultation.
La réorientation vers une clinique de garde, quant à elle, représente 29,2 % des annulations.
La plupart du temps, cette hospitalisation est liée à une dégradation brutale de l’état de
l’animal entre le moment où la visite a été enregistrée et l’intervention à domicile, nécessitant
alors une prise en charge plus importante difficilement réalisable à domicile. Il peut aussi
s’agir d’un délai trop important lié à la situation géographique des propriétaires (ville un peu
éloignée en banlieue) ou une affluence de demandes ne permettant pas d’assurer le délai
contractuel de moins d’une heure.

Figure 74 : Fréquence des différents motifs d’annulation

Les annulations dues à une dégradation de l’état de l’animal (hospitalisation ou décès)


représentent plus de deux tiers (66,7 %) des annulations. Cependant, dans 29,9 % des cas, il
arrive que son état s’améliore ou soit stable permettant ainsi d’attendre le lendemain la
consultation avec le vétérinaire traitant.
Enfin, un service à domicile disponible 24 heures sur 24 a un coût, et les raisons financières
peuvent constituer un motif d’annulation. D’autre part, les propriétaires ne se rendent pas
forcément compte du coût des soins à apporter à un animal pour lequel l’investissement initial
est très faible. Toutefois, les raisons financières ne composent que 3,5 % des annulations.
Cette information est à moduler car une sous-déclaration est possible.

b) Répartition sur l’année des demandes d’annulation

Sur l’année 2011, il y a eu 2 668 demandes d’annulation. 176 concernaient des NAC, dont
144 pour les petits mammifères de compagnie. Les annulations d’intervention pour les petits
mammifères de compagnie représentent donc 5,3 % de la totalité des demandes d’annulation
d’intervention. Toutefois, il est important de pondérer ce pourcentage par rapport au nombre
de demandes d’intervention pour les petits mammifères de compagnie.
En effet, si on compare le pourcentage d’annulation par rapport au nombre de visites chez les
petits mammifères de compagnie et chez les autres animaux, on obtient un pourcentage de
13,8 % pour les premiers et 10,1 % pour les seconds (tableau 46).

99
Tableau 46 : Ratio des annulations sur les demandes d’intervention

annulations demandes %
NAC 144 1039 13,9
Autres 2524 24996 10,1

Afin d’interpréter les valeurs obtenues, un test du Chi2 a été réalisé, la méthode est exposée
dans les tableaux 47, 48, et 49 ci-dessous.

Tableau 48 : Données brutes Tableau 47 : Hypothèse d’indépendance du caractère

annulations visites totales Total annulations visites totales total


NAC 144 895 1039 NAC 106,4740542 932,525946 1039
Autres 2524 22472 24996 autres 2561,525946 22434,4741 24996
Total 2668 23367 total 2668 23367 26035

Tableau 49 : Résultats du test du Chi2


probabilité chi2 8,93998E-05
valeur chi2 15,34833231
valeur chi2 5% 3,841459149

La différence observée entre les deux tableaux donne une valeur du Chi2 de 15,35. Or au
risque de 5 % (0.05), la valeur maximale que peut prendre le Chi2 est de 3,84. Comme 15,35
est supérieur à 3,84,nous pouvons conclure que nous rejetons l’hypothèse de départ et nous
acceptons l’hypothèse contraire au risque de 5% de se tromper.
Ainsi, il n’est pas possible de conclure qu’il y a plus d’annulations chez les petits mammifères
de compagnie par rapport aux autres animaux domestiques car les populations sont
statistiquement liées.

La répartition des demandes d’annulation en fonction des différents mois de l’année est
résumée dans le tableau 50.

Tableau 50 : Données brutes concernant la répartition des annulations en fonction du mois

J F M A M J J A S O N D TOTAL
hospitalisation 2 3 3 3 2 6 6 3 3 3 2 6 42
animal décédé 6 2 4 8 8 7 5 2 5 6 1 0 54
amélioration 3 2 3 3 4 6 7 8 0 3 1 3 43
raisons financières 2 0 0 0 0 0 2 0 0 0 0 1 5
TOTAL 13 7 10 14 14 19 20 13 8 12 4 10 144

L’analyse de ces données brutes comporte deux volets. Dans un premier temps, on a calculé le
pourcentage d’annulation par mois par rapport au nombre total sur l’année, puis dans un
second temps, le pourcentage d’annulations par rapport au nombre de demandes
d’intervention dans le mois (tableau 51).

100
Tableau 51 : Répartition des annulations par rapport au nombre de demandes d’intervention

J F M A M J J A S O N D
% mois/an 9,0 4,9 6,9 9,7 9,7 13,2 13,9 9,0 5,6 8,3 2,8 6,9
% visite /mois 11,1 9,1 11,2 15,7 17,9 19,2 20,0 13,1 9,9 16,0 6,3 14,1

La figure 75 montre un pic de demandes d’annulation pour les mois d’été, en particulier juin
et juillet. En effet, d’après le tableau 51, la fréquence des annulations est de 13,2 % pour le
mois de juin et de 13,9 % pour le mois de juillet.
De plus, on remarque que les annulations pour les mois de juin, juillet et août représentent 36
% soit un peu plus d’un tiers des annulations.

Figure 75 : Fréquence des demandes d’annulation sur l’année

Toutefois, ces pourcentages sont à pondérer par rapport au nombre de demandes


d’intervention. En moyenne, 13,6 % des demandes sont annulées chaque mois.

La deuxième ligne du tableau 51 indique un pourcentage de 19,2 et 20 % pour les mois de


juin et juillet respectivement, les plus élevés sur l’année, largement au-dessus de la moyenne.
On peut donc considérer qu’il y a plus d’annulation sur les mois de juin et juillet par rapport
au reste de l’année.
Étant donné l’affluence des visites à cette période de l’année, on peut supposer une
augmentation des délais d’intervention.
Parmi les hypothèses possibles, il faut considérer les raisons financières pouvant conduire soit
directement à une annulation, soit à une attente trop longue avant d’envisager la consultation
et donc une dégradation rapide de l’animal après demande d’intervention, amenant un décès
ou une hospitalisation.
Ce postulat pourrait permettre d’expliquer une augmentation en décembre (14,1 %), période
des fêtes de fin d’année, ou encore octobre (16 %) et mai (17,9 %) avec les prélèvements des
impôts.

101
Pour étudier plus en détail les variations de répartition sur l’année, il faudrait obtenir des
données sur plusieurs années, les informations utilisées ici ne concernent que l’année 2011 et
ne peuvent pas permettre de généraliser.

c) Les demandes d’annulation en fonction des espèces

Les demandes d’annulation ont, enfin, été analysées en fonction des différentes espèces
rencontrées. Les données brutes sont indiquées dans le tableau 52.

Tableau 52 : Détail des demandes d’annulation en fonction de l’espèce concernée

Furet lapin Chinchilla cobaye gerbille hamster octodon Rat Souris TOTAL
Hospitalisation 4 22 0 10 0 2 0 4 0 42
animal décédé 1 27 0 18 1 3 0 3 1 54
Amélioration 5 26 1 5 0 0 0 6 0 43
raisons financières 2 1 0 0 0 1 0 1 0 5
TOTAL 12 76 1 33 1 6 0 14 1 144

Le tableau 53 regroupe les pourcentages d’annulation en fonction des espèces, la figure 76 en


est l’illustration. Ainsi les demandes pour le lapin représentent 52,8 % ; viennent ensuite, le
cobaye (22,9 %), le rat (9,7 %) et le furet (8,3%).

Tableau 53 : Répartition des demandes d’annulation en fonction de l’espèce

Espèce Pourcentage d’annulation


Furet 8,3
Lapin 52,8
Chinchilla 0,7
Cobaye 22,9
Octodon 0
Gerbille 0,7
Hamster 4,2
Rat 9,7
Souris 0,7

Cependant, comme pour le paragraphe précédent, ces informations doivent être modérées par
le nombre de demandes d’intervention, sachant que les espèces les plus fréquemment
rencontrées lors d’intervention à domicile, sont le lapin puis le cobaye, le rat et enfin le furet.

Le tableau 54 résume ce calcul. Ainsi, le pourcentage d’annulation par rapport au nombre de


demandes d’intervention du lapin passe à 14,2 %, ce qui reste supérieur au taux global
d’annulation qui est 13.8 %. Le cobaye a, lui aussi un taux élevé : 15,5 %.
Le pourcentage d’annulation pour le chinchilla est de 4,8 %. Le refus de déplacer un animal
en état critique et donc particulièrement fragile comme peut l’être un chinchilla, est une
hypothèse pour expliquer ce taux singulièrement bas, les lapins, cobayes, rats et furets étant
des animaux plus médicalisés et plus souvent transportés.
Enfin, c’est la souris qui a le plus fort taux d’annulation avec 16,7 %, cela reste malgré tout
peu interprétable étant donné le faible nombre de visites concernant cet animal. Il en est de
même avec la gerbille (14,3% pour 7 demandes) et l’octodon.

102
Figure 76 : Répartition des demandes d’annulation en fonction de l’espèce concernée

Tableau 54 : Pourcentage des annulations par rapport au nombre de demandes

Furet Lapin Chinchilla Cobaye Gerbille Hamster Octodon Rat Souris


Nombre
12 76 1 33 1 6 0 14 1
d’annulation
Nombre de
78 460 20 180 6 44 6 96 5
visites
Pourcentage
13,3 % 14,2 % 4,8 % 15,5 % 14,3 % 12,0 % 0,0 % 12,7 % 16,7 %
(%)

Le tableau 55 permet de comparer les motifs d’annulation pour chaque espèce. Le chinchilla,
la gerbille, l’octodon et la souris n’ont pas été étudiés de par le faible nombre d’annulation.
Pour le furet comme pour le rat, le principal motif d’annulation reste l’amélioration de l’état
de l’animal (respectivement 41,7 % et 42,9 %).
Chez le lapin, le cobaye et le hamster, c’est le nombre de décès qui prime, en effet le taux
d’annulation suite au décès est de 54,5 % chez le cobaye, 50 % chez le hamster et 35,5 %
chez le lapin. Ceci pouvant s’expliquer par le comportement de proie de ces petits
mammifères, ce n’est pas le cas du furet expliquant ainsi le faible taux (8,3 %).

Tableau 55 : Pourcentage des annulations par espèce et par motif

furet Lapin Cobaye hamster Rat Global


Hospitalisation 33,3 28,9 30,3 33,3 28,6 29,2
animal décédé 8,3 35,5 54,5 50,0 21,4 37,5
Amélioration 41,7 34,2 15,2 0 42,9 29,9
raisons financières 16,7 1,3 0 16,7 7,1 3,5

Ainsi, le principal motif d’annulation reste le décès de l’animal. Les raisons financières ne
concernent qu’une faible part, la décision de faire intervenir un vétérinaire ayant été prise en
connaissance de cause, le désistement pour ce motif est rare. Si la visite est maintenue, le
vétérinaire urgentiste se rend donc au domicile des propriétaires et examine l’animal. En

103
fonction des signes cliniques, il propose une prise en charge. Le paragraphe suivant
développe, dans un premier temps, la mise en place d’un traitement antibiotique en fonction
des différents types de consultation. Puis dans un second temps, une approche plus globale
des options thérapeutiques et enfin, la prise en charge en cas de pronostic très réservé.

4) TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE

Les interventions à domicile ont principalement pour but de stabiliser l’animal en vue d’une
consultation ultérieure chez son vétérinaire habituel ou une hospitalisation dans une structure
de garde si l’état de l’animal le nécessite.
De par la nature même des visites, la prise en charge est très différente par rapport à une
structure vétérinaire, l’arsenal thérapeutique n’est pas aussi complet, pas ou peu d’examens
complémentaires comme les radiographies, échographies ou analyses sanguines.
Toutefois, l’urgentiste n’est pas démuni et est en possession d’un large éventail de molécules.
Cette étude résume l’utilisation des antibiotiques en fonction des différentes affections
rencontrées. Puis, une liste des grands groupes de médicaments a été dressée. Et enfin, on
s’est intéressé au devenir des consultations avec un pronostic sombre.

a) Traitement antibiotique

Dans un premier temps, l’utilisation des antibiotiques a été analysée. Une attention
particulière y a été portée pour différentes raisons. Tout d’abord, certaines classes
d’antibiotiques, telles que les pénicillines, les macrolides, les lincosamides, et les
céphalosporines, administrés par voie orale, peuvent entraîner une dysbiose ou une
entérotoxémie fatales chez les petits mammifères herbivores.
Ensuite, l’antibiorésistance étant un problème d’actualité, il est important de prescrire des
antibiotiques adaptés à l’animal et à la pathologie.
Les paragraphes suivants font état de l’utilisation des antibiotiques en fonction des grands
groupes d’affections comme les troubles digestifs, neurologiques, respiratoires, urinaires et
enfin génitaux.

i. Troubles digestifs

Le principal motif de consultation, représentant 26,6 % de la totalité des consultations


concerne les troubles digestifs.
La prise en charge est très variable en fonction du type de trouble et de l’espèce concernée. En
effet, certains antibiotiques ne sont pas utilisables sur les herbivores car il y a un risque de
dysbiose au niveau de la flore digestive pouvant être fatale.
Plusieurs types de troubles ont été identifiés :
- l’anorexie, seule anomalie à l’examen clinique indiquée sur le compte rendu, sans
autres antécédents et commémoratifs précisés ne permettant pas de classer ces
consultations dans les autres catégories ;
- les masses abdominales, dont la localisation exacte n’est pas indiquée sur le compte
rendu ;
- les corps étrangers, hypothèse établie grâce aux commémoratifs ;
- les malocclusions dentaires pour les lapins, les cobayes et les rats mais auxquelles a
été ajoutée la gingivo-stomatite du furet ;
- les entérites sans spécification de l’étiologie ;
- les stases digestives qu’elles soient gastriques, cæcales, ou qu’il y ait un ileus
paralytique.

104
L’enrofloxacine est utilisée dans 85,4 % des troubles digestifs (129 / 151 des consultations
ayant abouti à la prescription d’antibiotiques). En effet, lorsqu’une antibiothérapie est mise en
place pour la gestion des consultations pour anorexie, corps étranger et masse abdominale, il
s’agit systématiquement d’enrofloxacine, (tableau 56) mais on remarque que toutes ces
consultations ne mènent pas forcément à un traitement antibiotique. Par exemple, sur les 25
consultations pour masse abdominale, seules deux consultations pour le furet et deux pour le
cobaye conduisent à une prescription d’antibiotiques. L’utilisation des antibiotiques pour
gérer ce type de consultations n’est pas forcément indiquée, ce qui explique cette différence.

Tableau 56 : Utilisation de l’enrofloxacine dans les troubles digestifs

Enrofloxacine Furet Lapin Cobaye Hamster


Anorexie 3 1
Corps étranger 3 1
Masse abdominale 2 2

Le protocole VETOADOM® pour la gestion des malocclusions dentaires chez les


lagomorphes et rongeurs, conseille :
- un anti-inflammatoire comme le méloxicam ;
- un antibiotique s’il y a des plaies liées comme l’enrofloxacine ;
- un soutien des fonctions générales avec le gavage et la fluidothérapie ;
- de la vitamine C pour les cobayes ;
- le parage dentaire sous anesthésie sera réalisé chez le vétérinaire traitant lors de la
réouverture du cabinet.

La coupe des dents gênantes est réalisée de façon quasi-systématique. Certes, cela permet de
ne pas aggraver les lésions déjà présentes et de soulager temporairement l’animal. Toutefois,
cette pratique peut entraîner des fissures remontant jusqu’à la racine dentaire et donc des
problèmes à long terme.

Si l’animal est très douloureux, que cela induit une anorexie, l’utilisation de dérivés
morphiniques comme la buprénorphine est indiquée.
L’évolution à long terme d’une malocclusion dentaire est l’abcès. Il est conseillé de réaliser
une culture afin d’évaluer quel type de bactérie est concerné et adapter l’antibiothérapie. Le
plus souvent, il s’agit de bactéries anaérobies, il faut donc privilégier des pénicillines ou du
chloramphénicol. Si ce sont des bactéries aérobies, alors l’enrofloxacine, la marbofloxacine et
le triméthoprime-sulfamide (TMS) sont à privilégier.

Cette catégorie comprend aussi la gingivo-stomatite chez le furet, présente dans deux
consultations. L’antibiothérapie mise en place est à base de fluoroquinolones de troisième
génération (enrofloxacine et marbofloxacine). Or, l’association de métronidazole et de
spiramycine, utilisée dans la gestion des affections dentaires chez le chien et le chat, peut
suffire et limiter l’apparition d’antibiorésistance.

Les infections dentaires sont en général dues à des bactéries anaérobies, l’enrofloxacine
(utilisée dans 92 % des consultations pour malocclusion dentaire) a une action sur les
bactéries anaérobies, tout comme la marbofloxacine et le triméthoprime-sulfamide (utilisés
dans 4 % des cas) mais il serait plus adapté d’utiliser d’autres antibiotiques moins récents et
tous aussi, voire plus, efficaces sur les bactéries anaérobies (tableau 57).(Vella, 2012).

105
Tableau 57 : Antibiothérapie lors de malocclusions dentaires

Malocclusion dentaire Furet Lapin Cobaye Rat Total


Enrofloxacine 1 11 10 2 92 %
Marbofloxacine 1 4%
Triméthoprime-sulfamide 1 4%

Les entérites représentent 36 % des consultations pour troubles digestifs. Cependant les
comptes-rendus ne permettent pas d’en établir l’étiologie précise, s’il s’agit d’un trouble
d’origine virale, d’une infection bactérienne ou d’une transition alimentaire trop brutale mais
ils ne précisent pas non plus quelle partie du tube digestif est atteinte.
Chez le furet, le protocole VETOADOM® pour la gestion d’une diarrhée aiguë recommande
comme antibiothérapie le métronidazole, ainsi que l’administration d’antidiarrhéiques,
d’antiacides, d’hépatoprotecteurs, d’un pansement intestinal et surtout une réhydratation.
La prise en charge de la diarrhée chez le cobaye consiste en une réhydratation et un
réchauffement, puis une antibiothérapie à base d’enrofloxacine ou de triméthoprime-
sulfamide, et du lopéramide sauf en cas de tympanisme.
En ce qui concerne le lapin, le protocole du cochon d’Inde est complété par de la
buprénorphine et du méloxicam, ainsi qu’un gavage. Le triméthoprime-sulfamide est préféré.
Comme le montre le tableau 58, l’enrofloxacine est utilisée dans 80 % des consultations pour
diarrhée, vient ensuite le chloramphénicol avec 11 %. Le métronidazole n’est pas du tout
utilisé chez le furet, alors que c’est celui qui est indiqué. L’enrofloxacine est beaucoup utilisée
pour le furet sans qu’il y ait une réelle nécessité.
Le triméthoprime-sulfamide n’est employé que dans 5 % des cas. Il est pourtant recommandé,
surtout chez le lapin. La céphalexine et l’amoxicilline ne sont prescrites que chez le furet. Il
n’y a pas d’erreur pouvant entraîner une dysbiose fatale chez les petits mammifères
herbivores.

Tableau 58 : Antibiothérapie lors d’entérite en fonction des espèces

Entérite Furet Lapin Cobaye Chinchilla Hamster Rat TOTAL


Enrofloxacine 5 31 10 2 3 1 80 %
Céphalexine 1 2%
TMS 1 2 5%
Amoxicilline 2 3%
Chloramphénicol 7 11 %

La stase digestive représente 28 % des consultations pour troubles digestifs pour le lapin
comme pour le cobaye. La gestion de ce type de cas, d’après le protocole VETOADOM®,
commence par une réhydratation et un réchauffement. Elle est, ensuite, complétée par
l’administration de dérivés morphiniques, d’antiémétiques comme le métoclopramide,
d’antisapsmodiques comme le spasmoglucinol, d’hépatoprotecteurs et d’antibiotiques comme
l’enrofloxacine. Le tableau 59 expose les antibiotiques utilisés dans les consultations pour
stase digestive. L’enrofloxacine est utilisée dans 81 % des cas. L’utilisation d’une pénicilline
chez le lapin n’était pas justifiée et potentiellement dangereuse si le lapin ingère du produit au
niveau du site d’injection.

106
Tableau 59 : Antibiothérapie en cas de stase digestive

Stase digestive Lapin Cobaye Hamster TOTAL


Enrofloxacine 24 3 2 81 %
Pénicilline 1 3%
Triméthoprime-sulfamide 3 8%
Chloramphénicol 3 8%

Les six consultations pour gastrite chez le furet ont donné lieu à la mise en place d’une
antibiothérapie essentiellement à base d’enrofloxacine (les deux tiers des consultations),
l’administration d’amoxicilline et de triméthoprime-sulfamide a été réalisée dans deux
consultations.

ii. Troubles neurologiques

Le deuxième grand groupe de consultation concerne les troubles neurologiques classés en


quatre catégories :
- les convulsions ;
- les troubles centraux autres que les convulsions ;
- le syndrome vestibulaire ;
- les troubles périphériques tels que les parésies, paralysies postérieures.
Les consultations à domicile pour le chinchilla, l’octodon, la gerbille et le hamster n’avaient
pas pour motif des troubles neurologiques.
Comme le montre le tableau 60, les convulsions et les troubles périphériques ont été traités
avec de l’enrofloxacine uniquement. Les troubles centraux ne conduisent pas forcément à la
mise en place d’une antibiothérapie, le chloramphénicol étant l’antibiotique le plus utilisé
après l’enrofloxacine.

Tableau 60 : Utilisation de l’enrofloxacine en cas de troubles neurologiques

Troubles Furet Lapin Cobaye Hamster Rat


Convulsions 2 1 1
Troubles périphériques 1 4 1
Syndrome vestibulaire 26 3 1
Troubles centraux 4 8 6 2

Le tableau 61 regroupe les différents antibiotiques mis en place en cas de consultations pour
syndrome vestibulaire. L’antibiothérapie mise en place lors de syndrome vestibulaire est
essentiellement constituée par l’enrofloxacine qui représente 81 % des antibiotiques utilisés,
viennent ensuite le chloramphénicol, la marbofloxacine et le triméthoprime-sulfamide.

Tableau 61 : Antibiothérapie pour le syndrome vestibulaire

Syndrome vestibulaire Lapin Cobaye Rat Total


Enrofloxacine 26 3 1 81 %
Triméthoprime-sulfamide 1 3%
Marbofloxacine 2 5%
Chloramphénicol 3 1 11 %

107
L’étiologie de ce syndrome est très variable. Elle peut être liée à un parasite chez le lapin,
Encephalitozoon cuniculi, et le traitement adapté est constitué de fenbendazole, les
antibiotiques étant inutiles. Il peut aussi s’agir d’une otite due à une infection bactérienne
comme Bordetella bronchiseptica chez le cobaye dont le traitement adéquat est le
chloramphénicol et l’oxytétracycline.

iii. Troubles respiratoires

Après les troubles digestifs et neurologiques, le troisième grand groupe de consultation a pour
motif une atteinte respiratoire, qu’elle soit profonde ou qu’elle touche les voies supérieures.
L’antibiothérapie proposée par le protocole de VETOADOM ® est à base de :
- enrofloxacine pour le lapin ;
- une association enrofloxacine-doxycycline pour les rongeurs ;
- une association amoxicilline-acide clavulanique pour le furet.
Ensuite, il faut dégager les voies respiratoires, du sérum physiologique peut être utilisé pour
flusher les narines chez le furet. Il est possible de réaliser un flush lacrymal chez le lapin.
De plus, une aérosolthérapie est indiquée. L’aérosol doit contenir un mucolytique, des huiles
essentielles apaisantes, et des antibiotiques.
Enfin, un traitement à base de méloxicam est mis en place afin de limiter l’inflammation.
Le tableau 62 indique les différents antibiotiques rencontrés dans les affections des voies
respiratoires supérieures.
On note l’utilisation adaptée d’amoxicilline chez le furet, le chloramphénicol et la céphalexine
ne sont pas particulièrement recommandés. On ne retrouve pas de doxycycline. Et
l’enrofloxacine est prescrite dans 89 % des consultations pour rhinites et sinusites.

Tableau 62 : Antibiothérapie en cas de rhinites et de sinusites

Antibiotiques Furet Lapin Cobaye Chinchilla Hamster Rat Total


Enrofloxacine 13 13 3 1 7 89 %
Céphalexine 1 3%
Chloramphénicol 1 3%
Amoxicilline 2 5%

En urgence, à domicile, il peut ne pas être évident d’établir un diagnostic en cas d’atteinte de
l’appareil respiratoire profond, l’auscultation n’étant pas toujours évidente et en l’absence de
radiographie.
Le protocole consiste en une antibiothérapie à base d’amoxicilline-acide clavulanique ou de
marbofloxacine pour le furet, d’enrofloxacine chez le lapin, de l’association enrofloxacine-
doxycycline pour les rongeurs, ainsi qu’un diurétique comme le furosémide.
Le tableau 63 expose les antibiotiques utilisés en cas d’affection de l’appareil respiratoire
profond.
On remarque que l’enrofloxacine est le principal antibiotique avec 82 % de consultations. Les
consultations pour des pneumopathies chez le furet ont donné lieu à la prescription
d’enrofloxacine et de pénicilline mais pas d’amoxicilline et de marbofloxacine qui sont
indiqués dans le protocole. La doxycycline et le triméthoprime-sulfamide ne sont pas
représentés.

108
Tableau 63 : Antibiothérapie en cas de pneumopathie

Antibiotiques Furet Lapin Cobaye Chinchilla Gerbille Hamster Rat Souris Total
Enrofloxacine 2 13 10 4 1 2 8 1 82 %
Chloramphénicol 1 1 1 6%
Pénicilline 1 1 4%
Marbofloxacine 3 6%
Amoxicilline 1 2%

iv. Troubles urinaires

Les troubles urinaires forment environ 4 % des motifs d’intervention.


Le protocole mis en place par VETOADOM® pour la gestion des affections du bas appareil
urinaire (ABAU) est le suivant :
- levée de l’obstruction par sondage si obstruction il y a ;
- analgésie avec du méloxicam ou de la buprénorphine ;
- antibiothérapie :
o pour le furet : amoxicilline-acide clavulanique, ou marbofloxacine ;
o pour le lapin et les rongeurs : enrofloxacine, Triméthoprime-sulfamide,
chloramphénicol ou métronidazole ;
- antispasmodique avec du spasmoglucinol.
Le tableau 64 indique les différents antibiotiques utilisés lors de la prise en charge à
domicile ; on retrouve en premier l’enrofloxacine qui représente 89 % (32/36) des molécules.

Tableau 64 : Les différentes antibiothérapies mises en place lors d’ABAU

ABAU Furet Lapin Cobaye Gerbille Hamster Total


Enrofloxacine 2 13 15 1 1 32
Marbofloxacine 1 1
Chloramphénicol 1 1 2
TMS 1 1

v. Troubles génitaux

Un certain nombre de consultations concerne les troubles génitaux. L’antibiotique le plus


souvent utilisé est l’enrofloxacine. Le tableau 65 indique le nombre de consultations pour
lesquelles l’enrofloxacine a été utilisé ainsi que leur motif.

Tableau 65 : Utilisation d’enrofloxacine lors des consultations pour troubles génitaux


Troubles Furet Lapin Cobaye Rat Total
Dystocie 1 1
Mammite 1 1
Tumeur mammaire 1 1
Tumeur utérine 1 1
Prolapsus vaginal 1 1
Infection post-partum 1 1 2
Écoulement vulvaire 2 2
Balanoposthite/Boursite 3 3

109
D’ après le tableau 66, d’autres antibiotiques comme la marbofloxacine et le chloramphénicol,
ont été utilisés chez le lapin, le premier dans le traitement d’une suspicion de vaginite et le
second pour une bursite.

Tableau 66 : Autres antibiotiques prescrits pour des troubles génitaux chez le lapin

Antibiotiques Bursite / Balanoposthite Écoulement vulvaire


Marbofloxacine 1
Chloramphénicol 1

L’antibiotique recommandé pour la prise en charge des mammites chez le furet est
l’association amoxicilline-acide clavulanique. En cas de chronicité, il y a des risques de
contamination aux autres mamelles, il est alors conseillé d’envisager une chirurgie.

Le diagnostic différentiel des écoulements vulvaires est sensiblement identique chez les
différentes espèces observées :
- la dermatite perivulvaire ;
- la vaginite, l’endométrite ;
- le pyomètre ;
- la néoplasie utérine.
De même, les recommandations pour la prise en charge sont similaires, avec une
antibiothérapie adaptée et une analgésie. Elle s’arrête à ce niveau à domicile, il s’agit de
stabiliser l’animal en vue d’un suivi chez le vétérinaire traitant qui pourra alors mettre en
place une chirurgie, une ovario-hystérectomie, ou un traitement hormonal.
Concernant l’antibiothérapie, chez le furet, on conseille l’association amoxicilline-acide
clavulanique ou une céphalosporine. Ces antibiotiques sont à proscrire chez les NAC
herbivores car ils entraîneront une dérive de flore pouvant être fatale à l’animal. Il faut alors
préférer l’enrofloxacine, la marbofloxacine ou le Triméthoprime-sulfamide.
Ainsi, l’utilisation d’enrofloxacine est un peu trop systématique chez le furet, mais l’est à bon
escient chez les autres petits mammifères.

Les antibiotiques sont utilisés dans 59 % des consultations. L’enrofloxacine est utilisée dans
48,8 % des consultations. Elle représente en moyenne 80 % des antibiotiques utilisés. Les
autres molécules disponibles sont le chloramphénicol (5,7 % des consultations) la
marbofloxacine (1,1 %), l’amoxicilline (1,0 %) et le triméthoprime-sulfamide (0,9 %).
Il y a donc une utilisation massive des antibiotiques et en particulier des antibiotiques très
récents comme l’enrofloxacine. Elle est, certes, l’antibiotique de choix pour les rongeurs et les
lagomorphes. L’utilisation d’antibiotiques de nouvelle génération n’est pas forcément adaptée
dans la prise en charge de certaines affections du furet, lesquelles peuvent être gérées par une
antibiothérapie plus proche de celle du chien et du chat. De plus, il existe des erreurs avec par
exemple, l’utilisation de pénicilline chez le lapin sans qu’il y ait justification et en étant
potentiellement dangereux pour l’animal, l’administration de céphalexine chez les herbivores
comme le cobaye et le lapin.
En conclusion, il faut :
- privilégier l’amoxicilline par rapport à l’enrofloxacine chez le furet,
- éviter l’administration par voie orale d’antibiotiques à tropisme anaérobie,
- préférer l’association enrofloxacine - doxycycline pour les affections de l’appareil
respiratoire profond chez les rongeurs.

110
b) Les autres traitements

Les données obtenues par VETOADOM® ont permis d’obtenir des informations concernant
l’antibiothérapie mais aussi les différentes prises en charge thérapeutiques mises en place à
domicile.
Une urgence chez un petit mammifère de compagnie doit passer par une réhydratation, un
réchauffement, une gestion de la douleur et un gavage si l’animal ne mange pas, puis la mise
en place d’une thérapeutique adaptée à la pathologie.
Les tableaux XLI, XLII, XLIII, XLIV et XLV regroupent les résultats de l’analyse de ces
données. Ils sont classés par grands groupes de médicaments :
- La fluidothérapie
- Les anti-inflammatoires, les antidouleurs et les anesthésiques
- La prise en charge des troubles cardio-respiratoires
- La prise en charge des troubles digestifs
- La prise en charge des troubles neurologiques

La fluidothérapie est primordiale dans la prise en charge d’un animal malade, que ce soit chez
les carnivores domestiques comme chez les petits mammifères de compagnie. Les urgentistes
ont à leur disposition différents types de fluides, du Ringer Lactate (RL), de l’isotonique salé
(NaCl 0,9 %) plus ou moins en association avec du glucosé (G30).
Les voies d’administration sont sensiblement les mêmes que pour les carnivores domestiques.
Bien que la voie intraveineuse soit une voie privilégiée pour l’administration de fluides, elle
n’est pas du tout utilisée à domicile. Les conditions de consultation ne sont pas souvent
idéales, pas de table de consultation, pas de lumière suffisante, une contention maladroite de
la part des propriétaires, un animal très stressé ou dans un état critique. De ce fait,
l’administration par voie sous-cutanée est la méthode la plus souvent réalisée.
De par la nature des données, les quantités administrées ne sont pas indiquées sur les
comptes-rendus et ne peuvent donc pas être précisées.
Le tableau 67 indique les fluides utilisés pour chaque espèce. Les consultations pour les
octodons et les gerbilles n’ont pas donné lieu à la mise en place d’une fluidothérapie.
Le RL est utilisé dans 40 consultations soit 5 % des consultations, alors que le NaCl l’est 30
fois, ce qui représente 3 %. Le G30 est toujours associé à un autre fluide, il est mis en place
dans 23 prises en charge thérapeutiques. Chez le furet, l’administration de G30 se fait
systématiquement après une glycémie. Ce n’est pas le cas pour les autres petits mammifères
de compagnie.

Tableau 67 : La fluidothérapie en consultation à domicile

Fluides Furet Lapin Chinchilla Cobaye Hamster Rat Souris Total %


RL 6 22 9 2 1 40 5
NaCl 5 16 2 5 2 30 3
G30 6 11 2 3 1 23 3

Un autre volet essentiel de la prise en charge est constitué par la gestion de la douleur. Les
petits mammifères de compagnie y sont extrêmement sensibles, et une « simple » douleur
peut entraîner des troubles généraux importants comme par exemple chez le lapin, une
anorexie puis un ileus paralytique.
Le tableau 68 résume les différents médicaments utilisés.
La buprénorphine (Vetergesic ®) est un dérivé morphinique particulièrement adapté avec un
pouvoir analgésique important et un effet sédatif. Toutefois, il n’est utilisé que dans 63

111
consultations soit 7 % de la totalité des consultations. Sans aller jusqu’à justifier l’utilisation
de cet analgésique dans toutes les consultations, la douleur et les conséquences fâcheuses
qu’elle peut avoir sur l’organisme des petits mammifères de compagnie semblent sous-
estimées.
De plus, le méloxicam (Metacam®) est un anti-inflammatoire non stéroïdien possédant lui
aussi de fortes capacités analgésiques, il n’est utilisé que dans 10 % des consultations. Dans la
même classe d’AINS, il existe l’acide tolfénamique (Tolfédine®) qui a plutôt une action
antipyrétique et moins analgésique. Il est plus souvent utilisé que le Metacam®, (133
consultations contre 87).
Enfin, la dexamethasone (Dexazone®) est suremployée. Elle est utilisée dans 20 % des
consultations, et de façon peu adaptée voire contre-indiquée. Principalement chez le lapin, et
le rat pour des affections respiratoires, en association avec des antibiotiques. Elle est aussi
administrée seule pour des boiteries, des anorexies ou des prostrations.
Elle trouve cependant une indication pour les troubles neurologiques, en particulier le
syndrome vestibulaire.

Tableau 68 : Prise en charge de la douleur, anti-inflammatoires (AI) et anesthésiques

AI & douleur Furet Lapin Chinchilla cobaye Octodon Gerbille Hamster Rat Souris Total %
Méloxicam 4 48 3 20 4 7 1 87 10
Acide tolfénamique 13 73 1 26 1 1 8 10 133 15
Robenacoxib 1 1 0
Métamizole 1 1 0
Dexamethasone 21 77 7 34 1 10 26 176 20
Midazolam 4 4 0
Diazepam 1 6 1 8 1
Butorphanol 2 3 5 1
Buprénorphine 4 35 1 12 3 8 63 7

Le tableau 69 indique la prise en charge des troubles cardio-respiratoires. Les consultations


pour les chinchillas, les octodons, les gerbilles et les souris n’ont pas donné lieu à un
traitement pour les troubles respiratoires.

Tableau 69 : Prise en charge des troubles cardio-respiratoires

Traitement Furet Lapin cobaye hamster rat Total %


Diprophylline 5 3 2 10 1
Furosémide 2 6 1 2 2 13 1
Terbutaline 1 1 0
Doxapram 1 1 0
Acétylsalicylate de lysine 1 1 0
Etyldiglycol 4 2 6 1

Le tableau 70 regroupe l’arsenal de molécules utilisées dans le traitement pour les troubles
digestifs. Les traitements antiémétiques concernent essentiellement le furet. Les autres petits
mammifères de compagnie ne pouvant pas vomir.

112
Tableau 70 : Les traitements pour troubles digestifs

Traitement Furet Lapin Chinchilla Cobaye Gerbille Hamster Rat Total %


Phosphate d’aluminium 4 1 1 1 7 1
Smectite 4 6 4 1 1 1 17 2
Kaolin lourd 1 1 0
Bromure de Prifinium 6 8 1 9 1 25 3
Scopolamine 6 18 7 2 33 4
Ranitidine 4 9 1 2 1 17 2
Métoclopramide 3 44 7 1 1 56 6
Maropitant 7 7 1
Lopéramide 1 1 0
Huile de paraffine 1 2 1 4 0
Phloroglucinol 3 11 4 1 1 20 2
Charbon 1 3 4 0
Lactulose 3 3 0
Sorbitol 3 3 0
Esérine 7 7 1
Sulfaguanidine 3 3 0
Betaïne, Sorbitol, Arginine 1 14 1 1 17 2
Lespedesa capitata 2 2 0
critical care 15 8 23 3
Lactose, colostrum 32 1 6 1 1 41 5
Vitobel 1 1 0
Tonivit 1 1 0
vitamine C 16 1 17 2

Le métoclopramide (Emeprid®) est cependant utilisé dans le protocole de prise en charge de


la stase digestive afin de faciliter la vidange gastrique. Il s’agit, toutefois, d’une utilisation
controversée.
Le tableau 71 résume les traitements utilisés dans le cas de troubles neurologiques, il s’agit
d’un complément par rapport à l’antibiothérapie et les anti-inflammatoires mis en place.

Tableau 71 : Gestion des troubles neurologiques

Traitement Furet Lapin Chinchilla Cobaye Gerbille Hamster Rat Total %


Etamsylate 1 13 4 2 4 24 3
Vincamine et Papavérine 2 33 1 8 1 5 50 6
Thiamine & Pyridoxine 8 1 1 10 1

Les urgentistes à domicile ont, donc, accès à un large panel de molécules afin de gérer sur
place la prise en charge de l’animal. Il persiste, malgré tout un certain nombre d’erreur, en
particulier par rapport à l’utilisation des antibiotiques ou des anti-inflammatoires stéroïdiens.

113
c) Prise en charge en cas de pronostic très réservé

Dans certains cas, malgré l’apport de soins de qualité, l’état de l’animal est trop dégradé et il
doit être hospitalisé pour pouvoir être monitoré, perfusé ou encore pour que des examens
complémentaires puissent être réalisés.
Le vétérinaire urgentiste stabilise donc l’animal avant de le référer à une clinique ou un centre
hospitalier ayant des accords avec le service VETOADOM®.
Seules 3 % des visites sont réorientées vers une clinique de garde, une fois le vétérinaire sur
place. Pour rappel, l’hospitalisation est une des principales causes d’annulation (29 %), avant
que le vétérinaire se déplace, ce qui peut expliquer ce faible pourcentage. En effet, à l’aide de
questions précises, le vétérinaire régulateur peut estimer si l’état de l’animal nécessite une
hospitalisation immédiate et ne peut être gérée uniquement à domicile.
Toutefois, il arrive que les propriétaires ne se rendent pas compte de la gravité de l’état de
leur animal, et que le vétérinaire urgentiste constate, une fois arrivé sur place, que la gestion à
domicile ne peut être suffisante.
Cette situation n’a pas été rencontrée pour les consultations concernant les chinchillas, les
gerbilles, les hamsters, les octodons et les souris. Cependant, les effectifs étant très faibles, on
ne peut pas en tirer de conclusion statistique.
Le tableau 72 indique les différents pourcentages concernant les consultations à pronostic
sombre et le devenir de l’animal.
Au vu du caractère « remplaçable » et de la sous-médicalisation des petits rongeurs, dans la
majorité des cas, leurs propriétaires préféreront ne pas investir dans des soins coûteux. Les
propriétaires de furet en revanche réalisent un investissement financier initial plus important
et la charge affective est en général également plus élevée ce qui les conduit à être plus
enclins à dépenser une partie de leur budget dans les frais vétérinaires. C’est pourquoi, le
pourcentage d’hospitalisation pour le furet est plus élevé que pour les autres soit 8 %.
De même, la prise en charge de cas compliqués avec des traitements lourds, chronophages et
onéreux est moins évidente lorsque la charge affective est moindre comme cela peut être le
cas pour les petits rongeurs. Ceci expliquant le pourcentage élevé d’euthanasie pour les petits
rongeurs est compris entre 23 et 40 % et qui représente 23 % de la totalité des consultations.

Tableau 72 : Pourcentage de visites à pronostic sombre en fonction des espèces

Furet Lapin Chinchilla Cobaye Gerbille Hamster Octodon Rat Souris Total
Hospitalisation 8 3 5 1 0 0 0 3 0 2
Euthanasie 12 14 0 14 33 23 33 34 40 23
Décès 3 8 0 5 0 5 0 2 0 5,7

Ainsi, la prise en charge à domicile est complexe de par la nature même de la consultation à
domicile. La mise en place d’un traitement d’appoint doit être adaptée à l’espèce, à la
pathologie mais aussi aux conditions de la consultation.
La fluidothérapie avec pose de cathéter est peu réalisée. L’antibiothérapie est parfois
inadaptée, et l’utilisation de corticoïdes trop systématique et souvent contre-indiquée.
Toutefois, ces informations sont à modérer, étant donné que ces données datent de 2011.
Depuis, VETOADOM® a mis en place un certain nombre de mesures : la rédaction de
protocoles conjointement avec des spécialistes, ainsi que des conférences régulièrement
organisées afin de former en continu les différents intervenants. De plus, une relecture
régulière des comptes-rendus par des spécialistes permet d’évaluer les erreurs et les points à
renforcer.

114
CONCLUSION

Le vétérinaire, dans sa pratique quotidienne de la médecine vétérinaire, est amené à recevoir en


consultation de plus en plus de NAC. Avec des connaissances de base sur les particularités
anatomiques et physiologiques, la prise en charge de ces petits mammifères ne nécessite pas
beaucoup de matériel et peut facilement être efficace car adéquate.

Les urgences chez les NAC ont, en général, un pronostic sombre et doivent rapidement être prises
en charge. Tout trouble digestif tel que la diarrhée ou l’anorexie, peut avoir des conséquences
graves sur l’état général, il est important de prêter attention à ces signes d’appel afin d’éviter une
dégradation de l’animal.

Ainsi, l’analyse statistique des 884 consultations effectuées sur des petits mammifères de
compagnie en 2011 par la société VETOADOM® a permis de dégager un certain nombre
d’informations.

Tout d’abord, les urgences pour les petits mammifères de compagnie ont représenté 3,8 % des
visites à domicile sur l’année 2011. La répartition sur l’année s’est échelonnée entre 3,1 % et 5,1 %
par mois, avec un pic en été.

Ensuite, les premiers animaux rencontrés ont été les lapins ; ils constituent 51,4 % des
consultations, viennent ensuite les cobayes (20,1 %), les rats (10,7 %), les furets (8,7 %), les
hamsters (4,9 %), les chinchillas (2,2 %) puis de façon anecdotique, les gerbilles, les octodons et les
souris (moins de 1 %).

Parmi les grands groupes de consultations, on a retrouvé en premier les troubles digestifs (26,6 %),
les troubles cardio-respiratoires (16,1 %), les troubles neurologiques (15,6 %). Le quatrième grand
groupe, relativement surprenant avec 14,3 % des consultations, a concerné les accidents
domestiques tels que les brûlures, les traumatismes suite à des chutes, les intoxications, les coups de
chaleur, les morsures et griffures par des congénères, des chiens ou des chats. Cette catégorie
d’intervention est essentiellement due à l’inattention, la maladresse ou l’ignorance des propriétaires,
et serait en grande partie diminuée si les propriétaires étaient plus attentifs, mieux renseignés pour
la compagnie de ce type d’animal.

L’examen des motifs d’annulation d’intervention a mis en valeur quatre sortes d’annulation : le
décès, l’hospitalisation, l’amélioration et en dernier les raisons financières. Ainsi, il a été montré
que la mortalité chez les petits mammifères de compagnie est particulièrement importante
puisqu’elle représente 37,5 % des motifs d’annulation auxquels il faut ajouter les décès qui
surviennent peu avant ou lors de l’arrivée du vétérinaire (soit 5,7 % des consultations).

De plus, près d’un quart des consultations à domicile se concluent par une euthanasie. Le
comportement intrinsèque des petits mammifères de compagnie entraine une dissimulation des
symptômes, les propriétaires ne sont pas forcément très attentifs, les animaux atteignant donc un
état critique. L’investissement émotionnel et financier ne peut pas toujours suivre, expliquant ainsi
ce taux important. Enfin, la formation des vétérinaires intervenants est essentielle. Cette étude a mis
en exergue un certain nombre de défauts, en particulier à propos de l’utilisation inadaptée de
corticoïdes et d’antibiotiques, ainsi qu’une faible mise en place de la fluidothérapie.

115
Ces affirmations sont, toutefois, à modérer, les données datant de 2011 et des mesures correctives
ayant été mises en place depuis telles que la rédaction de protocoles, les conférences et les
relectures de comptes-rendus.

Cette analyse a, donc, permis de faire un état des lieux des urgences vétérinaires à domicile en Île-
de-France chez les petits mammifères de compagnie que ce soit au niveau de la répartition sur
l’année, la population, les motifs d’intervention, les motifs d’annulation et la prise en charge.

Une prolongation de ce travail pourrait porter sur une étude statistique sur les espèces de reptiles ou
d’oiseaux le plus souvent retrouvés, ainsi que les motifs de consultation. L’analyse de la répartition
sur l’année des demandes de consultation est intéressante à réaliser sur plusieurs années et pas
seulement pour l’année 2011.

116
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118
ANNEXES

Annexe 1 : Pesticides toxiques pour les petits mammifères de compagnie

Annexe 2 : Autres toxiques pour les petits mammifères de compagnie

Annexe 3 : Exemple de données brutes : les comptes-rendus des visites pour le mois de janvier de
l’année 2011

119
Annexe 1 : Pesticides toxiques pour les petits mammifères de compagnie

TOXIQUE CONTEXTE SYMPTÔMES TRAITEMENT


- Laver le lapin
- Soins de support
Application en anorexie,
(diurèse,
topique ou ingestion léthargie,
Fipronil nutrition,
suite au grooming convulsions,
anticonvulsivants)
post-application décès
- Charbon activé
Pronostic réservé
Anorexie,
Léthargie,
Convulsions, Soutien des
Perméthrine Spray ou Spot-on
Hyperlipédimie, fonctions vitales
hyperglycémie,
hypercholestérolémie
Diarrhée,
hypersalivation,
Organophosphorés convulsions Symptomatique et
Insecticides
PESTICIDES

et carbamates continues, éliminatoire


trémulations
musculaires,
Convulsions
discontinues, Symptomatique et
opisthotonos, éliminatoire
Organochlorés Insecticides blépharospasme, Chlorure de
mydriase, Pralidoxime
hyperthermie, (2PAM)
ptyalisme
Lavage gastrique
muqueuses pâles Vitamine K1 : 5
Rodenticides hémorragies mg/kg q12h IM
Rodenticides
anticoagulants multiples ou IV puis PO
dyspnée, toux pendant 3
semaines
convulsions
Molluscicides, Symptomatique et
Métaldéhyde continues, ptyalisme,
allume-barbecue éliminatoire
hyperthermie
convulsions
discontinues, Symptomatique et
Crimidine Souricide
ptyalisme, éliminatoire
hyperthermie

Le fipronil concerne seulement le lapin, les autres toxiques sont valables pour les petits mammifères
de compagnie.

120
Annexe 2 : Autres toxiques pour les petits mammifères de compagnie

TOXIQUE CONTEXTE SYMPTÔMES TRAITEMENT


dysorexie,
POLLUANT

Symptomatique
Peintures anciennes, changement de
et éliminatoire
objets en plomb comportement, cécité,
Plomb EDTA calcique
comme des balles de convulsions,
30 mg/kg q12h
golf, arythmies cardiaques
pendant 7 jours.
Plombémie > 30µg/L
Plantes Plantes d’ornement mort foudroyante
cyanogénétiques
(laurier rose…)
VÉGÈTAUX

convulsions, Symptomatique
Pois de senteur Plante d’ornement
ataxie et éliminatoire
hyperthermie,
Symptomatique
Tabac tremblements,
et éliminatoire
troubles cardiaques
hyperesthésie,
Symptomatique
Cannabis anorexie,
et éliminatoire
coma
méthémoglobinisation,
hépatotoxicité, Traitement de
MÉDICAMENTS HUMAINS

Ingestion abattement, soutien,


Paracétamol malencontreuse ou tachypnée, dyspnée, Vitamine C,
auto-médication cyanose, ictère, N-acétylcystéine,
hypothermie, Cimétidine
œdème de la face
Ingestion diarrhée, Fluidothérapie,
malencontreuse ou nausées, Protecteurs
auto-médication anorexie, gastriques
douleurs abdominales,
Ibuprofène
25 à 50 mg/kg chez le ulcères,
lapin convulsions, ataxie et
coma si dose >
400mg/kg

121
Annexe 3 : Exemple de données brutes : les comptes rendus des visites pour le mois de janvier de l’année 2011
Anamnèse et Etat Mu-
Date CP Race Sexe Âge Poids Appétit Soif T°C RC DSH TRC Examen clinique Synthèse Traitements Recommandations
commémoratifs général queuses
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : hématurie en
parésie train consultation
arrière ce soir GENITALE : Pas baytril
cystite? tumeur vessie? +
puis pertes de d'écoulement pathologique.
traumatisme train arrière?
01 95150 Lapin F 2A sang Satisfaisant N N N 38,8 150 Roses 0% <2s MOBILITE : déplacements spasfon
(quasiment disparu en
aisés en consultation. pas
consultation
amaigrissement de parésie observée. train dexadreson
depuis un an arrière semble un peu plus
afaissé . glisse parfois sur
le carrelage. manipulation
normale
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité
buccale RAS, abdomen
souple et palpation
normale. selles un peu
molles.
URINAIRE : Mictions
soins locaux (nettoyage baytril et soins
normales. Urines claires.
lapin belier plaie au niveau petites plaies de frottement désinfection sulmidol), locaux (biseptine
01 94100 M 3A Satisfaisant N N N 38 160 Roses 0% <2s GENITALE : Pas
angora de l'anus de l'anus avec irritation baytril 0.3, estocelan 0.3 sulmidol) jusqu'au
d'écoulement pathologique.
ml contrôle
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
2 microplaies située sur les

122
bords de l'anus, avec
erythème (probablement
dues à un prurit post
diarrhéique. arrière train
souillé).
Souffrance

Traitement en
attente d'une
éventuelle
chirurgie lundi:
01 75013 Cobaye M 4A Microsolone/Cur Décès de l'animal.
epar/Tonivit/Criti
cal Care

Leffy est décédé


avant mon
arrivée.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale - Décollement paupières
RAS, abdomen souple et
- Décoller
palpation normale. - Nettoyage paupières
régulièrement les
URINAIRE : Mictions
paupières avec
normales. Urines claires. - Inj Baytril
Nettoyant oculaire
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique. Blépharo-conjonctivite - Laissé Baytril à donner
- Réévaluation
HAMSTE Abattu, anorexie, MOBILITE : (peut-être associée à une en seringues (4 gtes dA
01 75014 F 2A Satisfaisant N N N Roses 0% <2s clinique dès lundi
R yeux fermés Déplacements aisés. autre pathologie l'eau de boisson deux
chez vétérinaire
Coordination correcte. infectieuse) fois par jour jusqu'à
traitant
NEUROLOGIQUE ET réévaluation clinique
COMPORTEMENTAL : chez vétérinaire traitant
- Pronostic réservé
Comportement normal, lundi)
étant donné l'âge du
réflexes nerfs crâniens
hamster
RAS, proprioception - Laissé Tevemyxine
normale, nociception collyre à appliquer
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
YEUX: paupières collées.
Décollement avec
Nettoyant oculaire Virbac -
Blépharo-conjonctivite
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
Aucune anomalie
d'auscultation
RESPIRATOIRE : Eupnée
rechauffer l'animal,
même à l'effort,
abattement et si pas de reprise de
COCHON auscultation avec légers affection gastro-intestinale
01 95100 F 5A anorexie et Satisfaisant N N N 38.0 160 Roses 0% <2s primperid,vetergesic l'alimentation
D INDE raclements avec stase
absence de selles penser a
DIGESTIF : Cavité buccale
hospitaliser
RAS, abdomen souple avec
des Aes dilatées et une
absence de bruits digestifs
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
123
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
aucune anomalie
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
Boiterie du normales. Urines claires. Consultation à V24
postérieur GENITALE : Pas conseillée pour
gauche. A eu d'écoulement pathologique. dexazone : 0.1ml SC, radiographie et
01 93200 Lapin M 2A Satisfaisant N N N 39°4 N Roses 0% <2s fracture du tibia gauche
luxation fémoro- MOBILITE : Extrémité du baytril : 0.2ml SC immobilisation sous
tibiale il y a 1 an postérieur gauche en bâton AG, si nécessaire.
1/2. de cloche, fracture tibiale Chirurgie à prévoir.
palpable, risque de fracture
ouverte si pas
d'immobilisation.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
traumatisme RAS, abdomen souple et
cranien par palpation normale.
ecrasement URINAIRE : Mictions
01 91940 Lapin M 3m mauvais N N N Roses 0% <2s fracture du crane sedation inj dolethal
accidentel normales. Urines claires.
saignement GENITALE : Pas
agitation d'écoulement pathologique.
MOBILITE : decubitus
lateral
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
agitation, reflexe
clignement a la menace
absent, , proprioception
normale, nociception
124
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
douleur os frontal et
mandibule gauche, eistaxis
bilateral, exophtalmie
moderee et douleur oeil
gauche pronostic sombre
eutha souhaitee sA
enlevement
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. Train
arriére souillé par des selles
Hier : selles très molles / Diarrhée :
collées autour de Nettoyage BAYTRIL Prescription :
l'anus MYCOLICINE
01 94200 Lapin F 3m Satisfaisant N Dim N / / Roses 0% / URINAIRE : Mictions Indigestion avec diarrhée MYCOLICINE
Ce jour : arrière normales. Urines claires. Nettoyage de la
train souillé + GENITALE : Pas ESTOCELANl cage demandé
diarrhée d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
tremblements et RAS, abdomen souple et
léthargie palpation normale.
URINAIRE : Mictions
antécédant:traité normales. Urines claires. suspicion otite sur fond
COCHON
02 78480 F 2A contre la gale il y Satisfaisant N N N 39.7 110 Roses 0% <2s GENITALE : Pas d'hyperthermie. Ataxie à inj bayrtil dexadreson
D INDE
2 mois et d'écoulement pathologique. explorer (lien non exclu)
controlé il y MOBILITE :
2semaines et tout Déplacements aisés.
va bien Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux tête
125
penchée a droite mais ne
tourne pas en rond .
CUTANé ET PHANèRES
:alopécie généralisée mais
poils en train de repousser
,
RESPIRATOIRE :
Dyspnée. Respiration lente.
DIGESTIF : RAS jusqu'à
hier soir
URINAIRE : Mictions
normales. .
animal acheté en GENITALE : Pas
animalerie depuis d'écoulement pathologique.
un mois environ MOBILITE :ce matin on
Inj METACAM-
trouve l'animal couché, dA
Accident ? (animal tombé MARBOCYL
Cochon RAS, sauf ce sa cage, en décibitus
02 78840 F 2m comateux N N N Pâles 0% <2s du haut de sa cage ? ou
d'Inde matin : animal latéral, sA réaction
coincé dA grillage ? mais animal décéde en
trouvé dA sa On note une déformation
cours de visite
cage en du membre antérieur droit
décubitus latéral, (comme plié à angle droit).
respirant très mal Fracture ?
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL
:Aucun réflexe. Animal en
état comateux.
CUTANé ET PHANèRES :
pas de plaie, ni lésion
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
Dyspnée - Discordance
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS. Abdomen dilaté, la
palpation abdominale met Epanchement abdominal
en envidence un signe du probable, peut-être à
flot évoquant une ascite l'origine des troubles
Abattement -
GENITALE : Pas respiratoires
COCHON Dyspnée -
02 94500 M 3A très abattu N Abs N Roses 0% <2s d'écoulement pathologique. Décision d'euthanasie
D INDE Difficultés
MOBILITE : Etant donné l'état de
locomotrices -
Déplacements aisés. l'animal, il est décidé
Coordination correcte. d'euthanasier le cochon
NEUROLOGIQUE ET d'inde
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
- Advocate
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
Forte suspicion de - Prescription Contacter
auscultation pulmonaire
Lésions cutanées dermatophytie (sA pouvoir d'IMAVERAL (pas de vétérinaire pour ré-
02 77200 Hamster M 7m Satisfaisant N N N Roses 0% <2s normale.
sur tout le corps exclure une autre lésion vétérinaire traitant évaluation clinique
DIGESTIF : Cavité buccale
parasitaire) signalé) rapidemment
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
-
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
126
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
Lésions de dépilations
crouteuses généralisées et
notamment sur les pattes,
autour du museau et sur les
pattes. Fluorescence avec
la lampe de Wood
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale. éternuements
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
furette qui URINAIRE : Mictions
eternue depuis normales. Urines claires.
02 92230 Furet F 3A mercredi mais Satisfaisant N N N 37,8 240 Roses 0% <2s GENITALE : Pas rhinite virale begnine duphamox
moins abattu que d'écoulement pathologique.
le mâle MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
Antécédent:
auscultation pulmonaire
aucun
normale., éternuement
jetage sereux
Anamanèse: furet
DIGESTIF : Cavité buccale
sorti en extérieur
RAS, abdomen souple et rhinite virale (grippe) amoxyval 1
02 92230 Furet M 3A le 25 dec et Satisfaisant N N N 38,8 240 Roses 0% <2s tolfedine duphamox
palpation normale. trAmise par les proprio, semaine
proprio atteint de
URINAIRE : Mictions
rhume, depuis
normales. Urines claires.
mercredi
GENITALE : Pas
eternuement,
d'écoulement pathologique.
abattement
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
127
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
CHUTE
normales. Urines claires.
INCISIVES
02 92120 LAPIN M 1A Satisfaisant N N N Roses 0% <2s GENITALE : Pas CF COMMEMOS SOINS LOCAUX
LEGEREMENT
d'écoulement pathologique.
FENDUES
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
DIGESTIF : Douleur à
l'ouverture de la cavité
buccale. Trace de salive sur
le poils, surtout côté droit.
A été opéré le 18 Anorexie. mais le lapin
novembre dernier accepte les aliments semi-
(abcès dentaires) liquides donnés à la
seringue
Lapin à nouveau URINAIRE : Mictions
sous traitement normales. Urines foncées
METACAM - GENITALE : Pas
Décision euthanasie (sA
02 95610 LAPIN M 3A MARBOCYL - Satisfaisant N Abs N ?? Roses 0% <2s d'écoulement pathologique. suspicion AVC
enlévement)
PRIMPERID MOBILITE :
depuis le 30 Déplacements limités.
décembre dernier Lapin figé dA sa cage. Port
de tête orienté sur le côté,
SA mieux. de façon intermittente.
NEUROLOGIQUE ET
Cliente inquiéte COMPORTEMENTAL :
Comportement d'un animal
figé dA sa cage. Bloque sa
tête comme paroi de la
cage, sA plus bouger.
CARDIOVASCULAIRE :
Le furet
Auscultation cardiaque
appartient au fils
normale. Rythme régulier.
de Mr Dranchuk
RESPIRATOIRE : Eupnée application de la
et lui a été confié Inj dexazone,
Norma même à l'effort, lésion dermatologique créme 2-3 fois par
03 75116 Furet F 2A pour la garde moyen nul nulle np np Roses 0% <2s application
l auscultation pulmonaire suintante jour, contrôle en
pendant 10 jours. cortanmycétine créme
normale. clinique
Début des
DIGESTIF : Cavité buccale
symptômes, il y a
RAS, abdomen souple et
deux jours.
palpation normale.
128
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
lésion suintante localisée
au niveau des deux faces
internes des cuisses et qui
s'étendent jusqu'à la région
ventrale.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen gonfle,
bruits de gargarisme, selles
ras.
primperid
URINAIRE : Mictions
gonflement normales. Urines claires.
03 92200 Lapin M 5A Satisfaisant N Dim N 38.5 220 Roses 0% <2s stase intestinale baytril
abdominal GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
dexadreson
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
anorexie et auscultation pulmonaire
salivation ce soir normale.
faire un bilan précis
DIGESTIF : Cavité buccale malocclusion prémolaire
sous anésthesie et
03 92130 Lapin M 2A a été vu aujourd Satisfaisant N N N 39.8 120 Roses 0% <2s excroissance des 1 ou 2 superieure vers l'exterieur inj tolfedine,baytril
enlever certaines
hui et mis sous prémolaire côté supérieur côté gauche ,
dents
kaopectate et gauche en train de pénétrer
rongeur digest dA la muqueuse buccale
,ptyalisme abdomen
souple et palpation
normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
129
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
Dyspnée aigue inspiratoire.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Hématurie
animal présentant une
Anorexie avec avec possible tumeur
2 dyspnée aigue avec vertergesic dexadreson pronostic trés
03 92240 Rat M mauvais état critique maigre Dim N 34°5 130 Roses 10% <2s vésicale.
A1/2 suspicion de tumeur baytril sombre
général GENITALE : Pas
vésicale.
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements difficiles..
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement prostré at
affaibli avec paralysie du
train arrière depuis 3
semaines.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. Pas de
Jeune cochon contenu solide palpable
d'inde ayant eu à URINAIRE : Mictions
Spasfon
cochon manger du normales. Urines claires.
03 95220 F 8m Satisfaisant N N N 37.5 150 Roses 0% <2s Déséquilibre de flore Rongeur digest
d’inde fromage. Depuis GENITALE : Pas
Charbon
le trouve un peu d'écoulement pathologique.
amaigri (non) MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
retrouve ce soir traumatisme à l'oeil G avec
Norma Norma Auscultation cardiaque fradexam et dexadreson
05 95160 RAT M 1,5A avec l'oeil G Satisfaisant Normal np 240 Roses 0% <2s hémorragie de la chambre
l le normale. Rythme régulier. ts les 2j
rouge ant
RESPIRATOIRE : Eupnée
130
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
OPHTALMO/ hemorragie
de la chambre antérieure,
pupille non visible,
mouvement du globe
normaux et position dA
l'orbite normal.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires. hypothermie et glucose 30 et contact
05 75019 SOURIS F 6m Tremblements critique N N N <32 220 Roses 0% <2s
GENITALE : Pas hypoglycemie chaleur temperee
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
tremblements,
chancellements, sortie de
coma suite contact
prolongé au froid.

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
Lapin abattu RESPIRATOIRE : Eupnée
avec quelques même à l'effort,
crottes molles auscultation pulmonaire Baytril
légèrement
05 94260 LAPIN M 4A collées au N N N 40.7 150 Roses 0% <2s normale. abcès dentaire?
abattu
derrière et DIGESTIF : Cavité Tolfédine
gonflement de la buccale: molaires
joue gauche. supérieures gauche jaunes,
très faible masse en regard
abdomen souple et
palpation normale.
131
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
tachypnée++, discordance
en fin de consultation
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
désorienté et palpation normale.
difficultés URINAIRE : Mictions
respiratoires, normales. Urines claires.
GENITALE : Pas dyspnée d'origine dexadreson candilat
05 75005 LAPIN M 10 A Satisfaisant N N N 38 120 Roses 0% <2s
antécédent: suivi d'écoulement pathologique. indéterminée (déja sous flagyl)
régulièrement MOBILITE :
pour abcès Déplacements aisés.
dentaire Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
Polypnée
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
demande d'euthanasie :
Décubitus latéral palpation normale. Fin de vie sur probable
06 77220 LAPIN F 6A Médiocre Maigre Dim Aug N Roses 8% <2s kétamine/sédaxylan IM,
depuis ce matin URINAIRE : PU/PD. IRC.
doléthal IC
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : Décubitus
latéral
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Etat sub-comateux.
CARDIOVASCULAIRE :
agonie, spsmes et
Auscultation cardiaque
décubitus ,
normale. Rythme régulier.
06 91350 LAPIN M 10A agonie dim Abs N <32 220 Pales 0% <2s RESPIRATOIRE : Eupnée agonie demande d euthanasie
A été opéré la
même à l'effort,
veille d'un
auscultation pulmonaire
curetage
normale.

132
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : decubitus
lateral et myoclonies
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
coma
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale. absence de toux et
de rale pulmonaire.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
baytril
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
dexadreson
LAPIN d'écoulement pathologique.
08 94500 F ? Larmoiements Satisfaisant N N N 38.7 180 Roses 0% <2s conjonctivite
NAIN MOBILITE :
primperid
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
tevemyxine collyre
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
larmoiement oeil droit,
conjonctive rouge, test
neosynephrine positif.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : légère
dyspnée, auscultation
pulmonaire normale. pas de
râle. léger epiphora jour
précédent
DIGESTIF : Cavité buccale
amorphe depuis RAS, abdomen souple et
compatible infection
cochon 5 3 jours, anorexie. palpation normale. baytril, dexazone, mycolicine,
08 95100 M amorphe N Abs abs 38 180 Roses 0% <2s respiratoire . peu net, à
d''inde mois selles collée sur URINAIRE : Mictions mycolicine reprendre vit C
suivre
une patte... normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements limités
(abattu). Coordination
correcte. pas d'anomalie de
l'appareil locomoteur
(obsession des maîtres)
NEUROLOGIQUE ET
133
COMPORTEMENTAL :
Comportement atone,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
Surveiller l'appétit.
RAS, abdomen souple et
Depuis 48h, En cas de
palpation: sensation de
baisse de forme, disparition
masse pateuse au niveau du Emeprid 0,15mL SC.
refuse de manger complète, prévoir
pylore (environ 2cm de Feligastryl 1cp M et S
LAPIN ses granulés mais Un peu nouvelle visite,
08 92400 M 4m N Abs Dim 37,5 250 Roses 0% <2s diamètre) non douloureuse. Stase gastrique ? jusqu'au contrôle. Jus
BELIER mange son foin abattu hospiatlisation ou
URINAIRE : Mictions d'ananas 2mL 4 à 6 fois
et de la paille. (a gavage en attendant
normales. Urines claires. par jour.
pu ronger un de pouvoir aller
GENITALE : Pas
morceau de bois) chez votre
d'écoulement pathologique.
vétérinaire.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
Baytril (0,8ml) BID Laissé de quoi faire
Tête penchée normales. Urines claires.
deux injections sous
depuis plusieurs GENITALE : Pas Torticolis (Suspicion d'otite
08 78110 LAPIN M 1A Satisfaisant N N N 39°9 130 Roses 0% <2s Tolfédine (0,2ml) cutanées de Baytril
jours, pertes d'écoulement pathologique. ou de méningite)
à 12 heures
d'équilibre. MOBILITE : Ataxie, perte
Prévoir Panacur d'intervalle.
d'équilibre. Coordination:
mauvaise.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Enroulement de la tête à
gauche, réflexes nerfs
crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Position jugée Auscultation cardiaque
anormale du train normale. Rythme régulier. Manifestation normales de
08 75014 RAT F 1A Satisfaisant N N N 37°8 90 Roses 0% <2s Non nécessaire.
arrière.Se tortille RESPIRATOIRE : Eupnée la période des chaleurs.
bizarrement. même à l'effort,
auscultation pulmonaire
134
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
Léger gonflement en région
génitale.
MOBILITE :
Déplacements très faciles,
peut se tenir sur ses pattes
arrières tendues.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement légèrement
modifié, réflexes nerfs
crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
09 91700 Lapin F 1A . Satisfaisant N N N Roses 0% <2s GENITALE : Pas . .
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
Cochon d'inde
auscultation pulmonaire Vétergesic
ayant maigri
normale.
Cochon dernièrement. Ce
09 92120 F 6A abattue maigre Dim N 37.6 130 Roses 0% <2s DIGESTIF : Cavité buccale Douleur dorsale Dexazone
D’inde matin parésie
RAS, abdomen très
franche du train
distendu, aucun contenu Charbon
arrière.
solide palpable.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
135
MOBILITE : Parésie
prononcée du train arrière
sA déficit nerveux visible
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
Douleur dorsale aigue très
localisée

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité
- Alimenter à la
buccale: déchaussement
seringue (bouillie
probable des incisives
de granulés)
supérieures. Lésion
palatine sur un demi
- Inj Tolfédine (lot - Visite demain
Accident avec un centimètre. Incisives
Lésions accidentelles 0A0780G) chez vétérinaire
pinceau. inférieures trop longues
incisives supérieur avec traitant pour ré-
09 94230 Hamster M 8m Saignement Satisfaisant N N N Roses 0% <2s URINAIRE : Mictions
déchaussement probable et - Administration per os évaluation clinique
bucco-nasal, normales. Urines claires.
palais de Baytril (lot et éventuellement
éternuements. GENITALE : Pas
KP06LF1) coupe des incisives
d'écoulement pathologique.
inférieures (pas
MOBILITE :
effectué ce jour
Déplacements aisés.
pour éviter douleur
Coordination correcte.
supplémentaire)
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier. Tolfédine
RESPIRATOIRE :
Dyspnée (tirage nasal, Dexamédium
absence de participation
Dyspnée Me rappeler dans 2
abdominale) légère Baytril
heures
polypnée,Sifflements sur
Antécédents de
l'ensemble de l'aire Tevemexyne collyre
troubles Hospitalisation si
Abattement pulmonaire, jetage sereux
09 94500 Lapin M 6A respiratoires, N N N 38,6 NO Roses 0% <2s Dyspnée aigue pas d'amélioration
important important , voies Bien dégager les voies
masses notable pour
respiratoires supérieures respiratoires supérieures
pulmonaires oxygénothérapie
encombrées,epiphora. (narines) Nettoyer
diagnostiquées il
DIGESTIF : Cavité buccale régulièrement avec
y a environ 2 A. Lapin décédé
RAS, abdomen souple et liquide physiologique.
palpation normale.
URINAIRE : Mictions Environnement calme et
normales. dénué de stress
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.

136
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal

Lapin décédé
cette nuit
probablement
d'une
09 92600 LAPIN M 4A Décès
entérotoxémie
aiguë suite à un
changement
alimentaire
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : toux ou
eternuements depuis 3
jours. commemoratif de
discordance et de rales
pulmonaires. aucun rale
pulmonaire a l auscultation
stethoscope.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
dexadreson
palpation normale.
controle et
COCHON Norma URINAIRE : Mictions infection pulmonaire ou
09 75014 M 6m toux. asthenie N Normal 40.4 180 Roses 0% <2s baytril antibiotherapie
D INDE le normales. Urines claires. asthme
lundi
GENITALE : Pas
biopulmone
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
kyste ovarien auscultation pulmonaire
opéré en mars normale.
2009, kyste DIGESTIF : Cavité buccale
cutané lombaire RAS, abdomen souple et
baytril 0,2 ml m et s,
COCHON opéré en oct palpation normale. podermatite ulcéreuse
09 75010 F 7A Satisfaisant N N N NP 240 Roses 0% <2s tolfedine 0,1ml , parage chirurgical
D INDE 2010. gonflement URINAIRE : Mictions chronique
pAement au dermaflon
des coussinets normales. Urines claires.
antérieurs depuis GENITALE : Pas
un an, se déplace d'écoulement pathologique.
peu. MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,

137
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
pododermatite ulcéreuse+/-
ostéomyelite antérieur G
pododermatite
inflammatoire sur
l'anterieur D
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
Lapin ayant DIGESTIF : Cavité buccale
présenté une RAS, abdomen souple et
crise palpation normale.
neurologique URINAIRE : Mictions
4A avec raideur de la normales. Urines claires.
GENITALE : Pas troubles neurologique à candilat dexadreson
ET tête puis
09 93130 LAPIN F Satisfaisant N N N N 120 Roses 0% <2s d'écoulement pathologique. explorer AVC tumeur ou
DE décubitus lateral
MOBILITE : infection mycolicine per os
MI avec agitation
des membres , Déplacements aisés.
retour à la Coordination correcte.
normale au NEUROLOGIQUE ET
moment examen COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
auscultation pulmonaire :
rales importants.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
Lapine en palpation normale.
extrême détresse URINAIRE : Mictions
respiratoire. normales. Urines claires.
Très GENITALE : Pas Décès par probable
09 91200 LAPIN F 5A Arret cardio- N N N 35.6 Roses d'écoulement pathologique.
mauvais pneumopathie
respiratoire MOBILITE : Décubitus
pendant la sternal
préparation des NEUROLOGIQUE ET
injections COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

1 abattement ce CARDIOVASCULAIRE : syndrome febrile (peut etre poursuite de


10 78112 FURET F Satisfaisant N N N 38.9 160 Roses 0% <2s tolfedine,rilexine
AN soir Auscultation cardiaque secondaire a une l'antibiotherapie par
138
ET normale. Rythme régulier. contamination par la le veterinaire
DE Tachycardie de stress proprietaire qui a connu un traitant demain
MI RESPIRATOIRE : Eupnée episode febrile il y a
même à l'effort, quelques jours)
auscultation pulmonaire
normale. aucune anomalie
d'auscultation
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
baytril 0.1 ml de la
RESPIRATOIRE
éternuement seringue per os
:polypnée avec rales
depuis qq mois pendant 10j
pulmonaires sifflants
fréquemment maxidrol 1 gouttr
URINAIRE : Mictions
8 s'accentuant dA chaque oeil
normales. Urines claires.
10 75015 SOURIS M MOI fortement depuis Satisfaisant N N N Roses 0% infection respiratoire baytril matin et soir
GENITALE : Pas
S hier avec pendant 1 semaine
d'écoulement pathologique.
respiration basofulmine 2
MOBILITE :
difficile par inhalation de 20mn
Déplacements aisés.
moment par jour pendant 4j
Coordination correcte.
puis 1 fois par jour
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL
léger abattement
A eu vidange des CARDIOVASCULAIRE :
glandes anales ce Auscultation cardiaque
jour : traitée normale. Rythme régulier.
depuis trois RESPIRATOIRE : Eupnée
semaines pour même à l'effort,
abcès des auscultation pulmonaire
glandes anales normale.
avec Histacyl, (+ DIGESTIF : Cavité buccale Prévoir examen de
injection RAS, abdomen souple et la région rectale
probable palpation normale, sous tranquillisation
dexazone : 0.1ml SC,
d'antibiotiques il prolapsus rectal (pas de Prolapsus rectal avec et éventuelle
vétergésic : 0.1ml IM,
10 94500 FURET F 7A y a 3 semaines : Satisfaisant N N N N Roses 0% <2s nécrose) avec probable déchirure du périnée sur chirurgie : les
duphamox LA : 0.1ml
rien aujourd'hui) déchirure du périnée, abcès des GA. propriétaires ne
SC
plus insulinome ? saignements et douleur souhaitent pas
(microsolone, et importante, selles molles. d'acharnement
proglycem). Sous URINAIRE : Mictions thérapeutique.
Microsolone normales. Urines claires.
depuis 1 an. A GENITALE : Pas
implant d'écoulement pathologique.
d'hormones et MOBILITE :
semble avoir Déplacements aisés.
présenté maladie Coordination correcte.
surrénalienne il y NEUROLOGIQUE ET
139
a 3 A. Ce soir COMPORTEMENTAL :
saignements au Comportement normal,
niveau de l'anus. réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
Tachycardie
RESPIRATOIRE :
Tachypnée, auscultation
pulmonaire normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
titube, tourne sur normales. Urines claires.
lui meme tete GENITALE : Pas
symptome compatible avec
1 penchée sur le Con- d'écoulement pathologique. refroidir l'animal
10 78110 LAPIN M mauvais N N N 41 180 0% <2s une meningite secondaire a baytril,tolfedine
AN coté.Vu la veille gestives MOBILITE : (linge mouillé)
une otite
traité pour Déplacements
méningite diminué,perte d'équilibre
Coordination diminuée
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS,absence de
nystagmus, proprioception
diminuée, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
abence de convulsions
amorphe,
anorexie

1 suivi pour
11 95240 FURET M an1/ anémie Décédé décédé
2 ,splenomegalie

décédé à mon
arrivée
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
spasfon 3 ml
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
vetergesic 0.1ml
RAS, abdomen souple et
LAPIN 3A abattement palpation douloureuse en
11 92110 F abattu N N N 35.2 160 Roses 0% <2s colique néphrétique? primperid 0.2ml
NAIN 1/2 soudain région rénale
GENITALE : Pas
amphoprim 0.3ml
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
ringer+g5 100ml
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
140
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

abattement
DIGESTIF : Cavité buccale
6-7 animal décédé avant mon
11 93320 Lapin M N Roses 0% RAS, dilatation abdominale
A absence de selles arrivée
anormale.
dA la cage
Dépression intense, semi -
conscient, périodes de
Amaigrissement
pédalages (troubles
progressif Otite externe Candilat
neurologiques centraux)
2A Amaigrissment important.
11 91300 Cobaye F Ce jour, dépression Maigre Abs ?? 36,7 Roses 5% Méningite Baytril
1/2 Examen général succinct
anorexie,
car animal très affaibli
abattement AVC Dexazone
Pronostic sombre.
important,
Animal décédé au cours
des soins.
RAS à mon arrivée. animal
tonique, examen normal
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
ce soir : DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
PROSTRATION palpation normale.
, DECUBITUS URINAIRE : Mictions à surveiller , et faire
LAPIN 1 possible accident vasculaire
12 75019 M LATERAL ET Satisfaisant N N N 38.5 150 Roses 0% <2s normales. Urines claires. héparine baytril contrôle si pas
NAIN AN léger
POLYPNEE GENITALE : Pas normal demain
d'écoulement pathologique.
puis s'est levé MOBILITE :
sans problème... Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
demande d'euthanasie
COQUINE
COQUINE lapine de 5 A par propriétaire pour
12 92260 LAPINE F 5A lapine de 5 A en coma N N N 36,8 Roses 0% <2s coma agonique
en coma agonique raisons humanitaires
coma agonique
imalgène doléthal
CARDIOVASCULAIRE :
tachycardie. Rythme
régulier.
anorexie depuis
RESPIRATOIRE :
hier difficultes
respiration forcee a
respiratoires
inspiration tachypnee
COCHON suspicion infection rx demain
12 91270 F 4A Satisfaisant N N N 38.2 170 Roses 0% <2s DIGESTIF : Cavité buccale dexazone 1/2dose baytril
D INDE une autre cochon respiratoire imperativement
RAS, abdomen souple et
d inde decedee il
palpation normale.
y a 3j d une
URINAIRE : Mictions
infection urinaire
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.

141
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
Auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Palpation
abdominale normale,
souple et non douloureuse.
Abattement MOBILITE : Suspicion abcès en
COCHON aujourd'hui, Déplacements aisés. formation, sous le ventre
12 78960 F 3A Satisfaisant N Dim N Roses 0% <2s Baytril
D INDE boule sous le Coordination correcte. ombilical, Ligne blanche
ventre vue hier. NEUROLOGIQUE ET RAS
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal
Palpation squelette RAS.
Masse liquidienne flasque
sous le ventre, non
tumorale. Pas de hernie
décelable.
Suspicion abcès en
formation.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale. epistaxis il y a
deux mois, recidive depuis
24 heures lors des
eternuements.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. sinusite/ contagion par
dexadreson
URINAIRE : Mictions congenere
12 75014 Rat M 1 an epistaxis Satisfaisant N N N 39.1 180 Roses 0% <2s
normales. Urines claires.
baytril
GENITALE : Pas nodule neoplasique evoque
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE : dexadreson
amaigr
12 75014 Rat M 1 an eternuements Satisfaisant N N 38.9 180 Roses 0% <2s Auscultation cardiaque sinusite
i
normale. Rythme régulier. baytril
142
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale. eternuements
depuis 3 jours, jetage
sereux.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et Prévoir
palpation douloureuse, pas radiographies
de CE palpable, selles abdominales si les
a vomi 5 ou 6 normales. symptômes
fois ce soir : URINAIRE : Mictions cérénia : 0.1ml SC, persistent.
13 95500 FURET M 8,5m abattement. Satisfaisant N N N 39°4 N Roses 0% <2s normales. Urines claires. gastrite banale phosphalugel : 2ml Surveiller
Mieux à mon GENITALE : Pas matin, midi et soir po. l'hyperthermie qui
arrivée. d'écoulement pathologique. semblait être due à
MOBILITE : l'excitation de
Déplacements aisés. Brigand à mon
Coordination correcte. arrivée.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
Animal retrouvé abattement et prostration ce
LAPIN 3,5 auscultation pulmonaire emeprid ornipural surveiller cette nuit
14 75013 M ce soir abattu et abattu N N N 36°6 150 Roses 0% <2s soir sA signe clinique
NAIN A normale. baytril l'evolution
prostré. evocateur
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale mais qq
tremblements spasmes
observés.
143
URINAIRE : Mictions
normales.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements normaux.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
Animal en période de mue;
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
1 URINAIRE : Mictions
AN normales. Urines claires. dexazone,azantac,baytril
Tête penchée GENITALE : Pas Vous contacter pour
14 77185 LAPIN M ET Moyen N N N 38,5 250 Roses 0% <2s Ataxie vestibulaire .remis baytril si
depuis 2 jours d'écoulement pathologique. la suite des soins
DE consultation différée
MI MOBILITE : Port de tête
asymétrique,ataxie.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

Propriétaire
exigeant une
visite en urgence
alors qu animal
en fin d
'évolution de
pathologie et a l
agonie.
1
animal décédé
15 78830 LAPIN M MOI porte close porte close; visite annulée
juste avant l
S
arrivée du
vétérinaire;
propriétaire ne
reglera pas le
dépalcement bien
que s 'étant
engagé a le faire
quelques minutes
avant
15 77240 Gerbille F 2 sang dA les Satisfaisant N N N Roses 0% <2s CARDIOVASCULAIRE : Gerbille présentant des Hemostat Smecta

144
MOI selles Auscultation cardiaque selles molles et Tonivit
S normale. Rythme régulier. hémorragiques suite à une
suivie pour RESPIRATOIRE : Eupnée administration prolongée de
problème même à l'effort, Meloxivet
locomoteur suite auscultation pulmonaire
à une chute normale.
depuis 1 semaine DIGESTIF : Cavité buccale
environ RAS, abdomen souple.
Selles molles depuis la
sous traitement mise en place du traitement
Meloxivet 1 Meloxivet. Présence de
goutte/jour sang en nature dA les selles
depuis 5 jours, suite à l'administration ce
dose doublée ce jour d'une double dose de
jour suite à Meloxivet
intensification de URINAIRE : Mictions
la boiterie normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte. Une
boiterie du postérieur droit
a été rapportée suite à une
chute en début de semaine.
Celle-ci a régressé suite à
l'administration de
Meloxivet pendant 5 jours,
puis est réapparue ce jour
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
Anorexie depuis DIGESTIF : abdomen Faire avaler de la
souple et palpation L'examen clinique ne
2 jours, compote à la
normale. Les incisives permet de mettre en
abattement, seringue.
s'affrontent correctement, évidence aucune pathologie
depuis retour de
l'examen des autres dents permettant d'expliquer
LAPIN garde d'une Prendre contact
16 75010 F 8A abattement N Abs dim 38.1 180 Roses 0% <2s est difficile. Refuse tout l'anorexie. Etant donné Baytril, Dexadreson
NAIN semaine par les avec le vétérinaire
aliment depuis 2 jours et l'âge de l'animal, une
grands-parents. traitant afin de
semble boire moins qu'à maladie métabolique ou
A eu réaliser des
l'accoutumée une origine tumorale ne
phosphalugel ce examens
URINAIRE : Mictions sont pas exclues
jour complémentaires
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.

CARDIOVASCULAIRE :
prolapsus Auscultation cardiaque réduction manuelle repos ,chauffage et
rectum,remarqué normale. Rythme régulier. réalimentation
8
16 91550 Hamster F par le Baissel N abs abs np Roses 0% <2s RESPIRATOIRE : Eupnée prolapsus rectal estocelan progressive
mois
propriétaire vers même à l'effort,
16h auscultation pulmonaire baytril contrôle lundi
normale.

145
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
prolapsus rectal d'environ
1.5cm, muqueueses
rectales congestives +++,
absence de defecation au
préalable (diarrhée ?)
URINAIRE : non observé
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : reste
immobile en boule dA un
coin
Chanel présente
une malocclusion
complète à
l'origine d'abcès
buccaux et d'une
LAPIN Malocclusion chronique.
16 75012 F 5m rhinite. Compte- Demande d'euthanasie
BELIER Decision euthanasie
tenu des
recidives, il a été
décidé
d'euthanasier
l'animal.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
Anorexie, perte GENITALE : Pas Baytril (2ml)
16 78500 Lapin M 5A de poils, Satisfaisant N N N np 130 Roses 0% <2s d'écoulement pathologique. malaise passager.
abattement. MOBILITE : Rongeur digest.
Déplacements modérés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement plus normal
à mon arrivée après période
d'immobilité., réflexes
nerfs crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
désinfection matin
normale. Rythme régulier.
et soir avec
depuis hier RESPIRATOIRE : Eupnée
bétadine +
grosseur au même à l'effort,
tonte désinfection cortanmycétine
niveau de la joue auscultation pulmonaire
16 91250 Octodon M 6A Satisfaisant N N N 230 Roses 0% abcès percé septéal vidange abcès pendant 4j puis
droite de la taille normale.
cortanmycétine baytril dermaflon baytril
d'une grosse DIGESTIF : Cavité buccale
0.1 ml de la
noisette RAS, abdomen souple et
seringue per os par
palpation normale.
jour pendant 10j
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
146
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES
: abcès perçé au niveau de
la joue droite avec pus
jaunâtre nauséabond
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
Donner 1 à 3 ml de
palpation :dilatation
jus d'ananas
gastrique très modérée.
Abattement vers demain.Surveiller
URINAIRE : Mictions compatible avec Injections : Primperid
00h.Semble avoir l'état général , la
18 92250 Lapin M 1 an Satisfaisant N Dim N NR NR Roses 0% normales. Urines claires. Trichobézoard sA
moins fait de présence de selles ,
GENITALE : Pas occlusion. PO: Jus d'ananas
selles. et la respiration.
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
contrôle demain.
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale. rapporté toux. pas
constaté de détresse
respiratoire.
DIGESTIF : Cavité buccale prevoir ce jour
vomissement,
RAS, rapporté compatible avec gastrite et cerenia, baytril psasfon imagerie médicale
18 94110 FURET M 3A toux, détresse Satisfaisant N N N 38,5 180 Roses 3% <2s
vomissements et diarrhées. /ou bronchite azantac. rehydratation sc chez le dr
respiratoire.
foie parait hypertrophié et Vanderstylen
abdomen souple mais
sensibilité estomac
URINAIRE :
Mictions normales. Urines
claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
147
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
asthénie ++, réflexes nerfs
crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.rhinite séreuse
jaunatre importante de la
narine doite
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
crise palpation normale.
d'éternuement URINAIRE : Mictions
basofulmine 2
très importante normales. Urines claires.
baytril dexazone inhalation 20 mn
avec agitation et GENITALE : Pas sinusite droite avec
18 91540 LAPIN F 4,5A Satisfaisant N N N 39°2 200 Roses 0% <2s rinçage dacudose par jour pendant 3 à
prostration, d'écoulement pathologique. inflammation importante
cortanmycétine 4 j puis 1 fois par
amélioration MOBILITE :
jour
avant mon Déplacements aisés.
arrivée Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
légère conjonctivite séreuse
de l'oeil droit
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATION:
auscultation pulmonaire
normale. Eternuements, se
frotte le nez. Les
symptômes ont débuté suite
au ménage effectué dA la Eternuements et
amorphe,
chambre hyperthermie compatibles
19 94440 Chinchilla M , éternuements Satisfaisant N dim dim 38.2 Roses 0% <2s Baytril, Dexadreson
DIGESTIF : Cavité buccale avec une rhinite suite à
depuis la veille
RAS, abdomen souple et l'inhalation de poussière
palpation normale.
Dysorexie
URINAIRE : Mictions
normales.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : Coordination
correcte. plutôt prostré
CARDIOVASCULAIRE :
hypothermie. abdomen hospitalisation
Auscultation cardiaque
aigu. compatible avec ileus baytril, dexadreson, immédiate car état
20 91310 Lapin M 1 an abattement+++ asthénie N N N 36 160 Roses 0% <2s normale. Rythme régulier.
mais pas exclu autre causes. spasfon. de choc et
RESPIRATOIRE : Eupnée
nécessité imagerie médicale hypothermie.
même à l'effort,
148
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF :
anorexie.Cavité buccale
RAS, abdomen
aérifére en région craniale
et douloureux +++.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : rechigne à se
déplacer . reste tapi dA un
coin.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
asthénie, réflexes nerfs
crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE : Détresse respiratoire
Auscultation cardiaque aigüe sur un animal de 2
normale. Rythme régulier A 1/2 dont l'état se
RESPIRATOIRE :
Polypnée, bruits
dégrade rapidement
respiratoires augmentés, depuis 2 jours.
dyspnée inspiratoire avec L'euthanasie est
râles. Des éternuements demandée
sont présents depuis la
Détresse veille
respiratoire. DIGESTIF : Cavité buccale
Suivi depuis la RAS, abdomen souple et
veille pour une palpation normale.
2A amaigr
20 92240 RAT M infection affaibli abs N 37.2 Roses 0% <2s URINAIRE : infection
1/2 i
urinaire. Sous urinaire diagnostiquée la
traitement veille et traitée par du
Marbocyl et Marbocyl
Célestene GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : Amorphe,
déplacements difficiles.
L'animal est également
suivi pour des problèmes
locomoteurs qui se sont
aggravés ces derniers
temps. Les postérieurs sont
en extension
CARDIOVASCULAIRE : choc septique
Auscultation cardiaque décompensé à fait un
bradycardie. Rythme arret cardio-respiratoire
abces dentaire
régulier.
opéré il y a une
RESPIRATOIRE : dyspnée
au cours de la
semaine consultation
restricitve, auscultation
pulmonaire normale.
LAPIN dysorexie depuis. Cya-
21 92500 M 6A altérée maigre abs abs 35 100 5% <2s DIGESTIF : Cavité buccale
BELIER Affaiblissement nosées
RAS, abdomen souple et
brutal ce soir
palpation normale.
avec dyspnée,
URINAIRE : Mictions
parésie
normales. Urines claires.
postérieure
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
149
Déplacements difficiles
faiblesse musculaire
généralisée. Coordination
correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement très abattu,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Toux
grasse ancienne.
Discordance respiratoire
avec jetage purulent et
conjonctivite bilatérale..
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions animal critique
Animal abattu normales. Urines claires. présentant des
GENITALE : Pas tolfedine duphapen
21 93200 FURET M 5A evc difficultés critique Maigre dim N 36°0 120 Pâles 5% sup 5 s symptomes de
respiratoires. d'écoulement pathologique. baytril G30
bronchopneumonie
MOBILITE :
Déplacements aisés.
avancée
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

CARDIOVASCULAIRE :
bradycardie
RESPIRATOIRE : qq
toux depuis 10j, respirations saccadées
avec constipation DIGESTIF : Cavité buccale
il y a 4 à5j suivie RAS, abdomen souple et
de diarrhée très palpation normale. selles frécardyl sérum
2M liquide avec toux très liquides à l'anus agonie suite infection
COCHON Amaig physio réchauffement
21 94140
D INDE
F OIS s'accentuant et mauvais
ri
0 0 32°7 105 Roses 5 URINAIRE : Mictions pulmonaire et
1/2 abattement +++ normales. Urines claires. décédé en cours de
intestinale
aujourd'hui, GENITALE : Pas soins
pertes de sang il d'écoulement pathologique.
y a quelques MOBILITE :animal en
jours? décubitus latéral
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
animal semi comateux
Grisou est en Grisou est en décubitus
décubitus latéral latéral et ne se déplace plus
et ne se déplace depuis environ un mois. Il
21 93140 LAPIN M 7,5A plus depuis mauvais tombe sur le coté droit demande d'euthanasie AG / Doléthal
environ un mois. quand on le relève.
Il tombe sur le dégradation progressive de
coté droit quand l'état général. Demande

150
on le relève. d'euthanasie.
dégradation
progressive de
l'état général.
Demande
d'euthanasie.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
Absence de foetus à la
palpation.
Suite Mise bas.
URINAIRE : Mictions laissé injection
COCHON normales. Urines claires. Risque d'infection post-
22 94400
D INDE
F 4m Trois f?tus morts Satisfaisant N N N 40° 110 Roses 0% <2s
GENITALE : Pas
Baytril (0,05 mL) de Baytril pour
avec leur partum.
d'écoulement pathologique. dimanche.
placenta.
Sang autour du périnée.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. estocelan,baytril .
URINAIRE : Mictions
5 diarrhée tres normales. Urines claires. laissé à la
suspicion de
22 91330 LAPIN M MOI liquide avec un moyen N dim N 37,1 180 Roses 0% <2s GENITALE : Pas proprietaire: une dose
S abattement. d'écoulement pathologique. salmonellose.
de baytril
MOBILITE : po,smecta,2
Déplacements aisés.
canidiarix
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE : contactez votre
Auscultation cardiaque
COCHON hematurie avec symptomes compatibles estocelan,tolfedine, veterinaire pour
22 94450 F 5A Satisfaisant N N N 38,2 180 Roses 0% <2s normale. Rythme régulier.
D''INDE plaintes. avec une cystite. baytril la suite du
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort, traitement.
151
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale,spasme
abdominal
URINAIRE :
hematurie,strangurie.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
L'examen clinique révèle
un animal en bon état
général qui présente depuis
ce matin une respiration Changer la litière
bruyante. Une Animal présentant des plus
augmentation des bruits symptômes régulièrement.
HAMSTE 2A difficultés respiratoires est audible à
22 94270
R
M
½ respiratoires
Satisfaisant N anbs N Roses 0% <2s
l'auscultaion.
respiratoires, une Baytril, Dexadreson
Ce matin, l'animal a refusé anorexie et un Faire une cure de
de s'alimenter. Il reste vif abattement léger vitamines avec
mais beaucoup moins qu'à Tonivit
son habitude.
Les selles et les urines sont
normales
VISITE visite annulée suite décès
23 93130 LAPIN M 9A ANNULEE de l'animal.
ANIMAL DCD
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
Asthenie
URINAIRE : Mictions
cachexie et
normales. Urines claires.
2AN amyotrophie demande d
23 75018 RAT F
1/2 majeure
asthenie Dim abs N 32.3 220 Anemie 6% <2s GENITALE : ecoulement agonie
vulvaire hemorragique. euthanasie
anorexie depuis
MOBILITE : deplacements
48 heures
difficiles. Coordination
correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

152
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort, Mélanger 6
auscultation pulmonaire
cuillères à soupe
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale de OXBOW
: fracture symphise Critical Care sec
mandibulaire, abdomen dA 12 cuillères à
souple et palpation soupe d'eau tiède
normale. à partager en 4 à
GENITALE : Pas Injections : 5 repas par jour.
A été chahuté par d'écoulement pathologique. Fracture symphyse
LAPIN Tolfédine,Baytril.Ré
23 92420
BELIER
M 5A un Boxer il y a Abattu N N N 38.2 NR Roses 0% MOBILITE Coordination mandibulaire.Pronostic
1H30. correcte. duction de la Remplir une
réservé.
NEUROLOGIQUE ET fracture. seringue et la
COMPORTEMENTAL : faire avaler en
Comportement normal, faisant des
réflexes nerfs crâniens pauses
RAS nociception normale, fréquentes.
réflexes périphériques
normaux.
CUTANé ET PHANèRES Laisser de l?eau
:oeil gauche: saignements fraîche à volonté.
au niveau de la paupière
inferieure.pas de lésion
conjonctivale au
cornéenne?
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
période de URINAIRE : Mictions sterdex
prostration normales. Urines claires. localement matin
intense en fin GENITALE : Pas et soir pendant 6j
d'après midi d'écoulement pathologique. candilat; 0.1 ml
pendant 3/4h MOBILITE : insuffisance circulatoire candilat
23 75014 Hamster M 2,5A
puis récupération
correct Dim N N 200 Roses 0%
Déplacements aisés.
de la seringue
cérébrale? cortanmycétine
, animal Coordination correcte. tous les jours
pratiquement NEUROLOGIQUE ET pendant 10j
normal à mon COMPORTEMENTAL +cure de
arrivée :légèrement fatigué, vitamines
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
oeil droit fermé depuis
quelques jours avec
rétractation de celui-ci (
certainement choc)
Présence de sang CARDIOVASCULAIRE : Coupe poils, Solution
à un membre RAS.
désinfection CHLOREXIDIN
23 92110 LAPIN M 5A postérieur, alors Satisfaisant N N N Roses 0% <2s RESPIRATOIRE : Eupnée Deux griffes arrachées
que la cliente même à l'effort, . E pour nettoyer
commençait à DIGESTIF : Cavité buccale Inj METACAM et désinfecter, 2
153
couper les RAS, abdomen souple et fois/jour, les
griffes.... mais palpation normale. Inj BAYTRIL lésions (base des
d'un membre URINAIRE : Mictions griffes)
antérieur normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
coupe de toutes les
d'écoulement pathologique. griffes, à 3 lapins CORTANMYCE
MOBILITE : TINE en
Déplacements aisés. application locale
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
présence de trace de sang
sur l'extrêmité du membre
postérieur gauche. Deux
griffes arrachées à leur
base, sur ce membre.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
Anorexie depuis
DIGESTIF : cavité buccale
vendredi
inexaminable : refuse de
l'ouvrir + douleur.
vue samedi
palpation abdominale
matin: mis sous baytril vous revoir
souple, estomac légèrement
ibaflin demain pour ré-
dilaté. présence de petites anorexie sA doute due à
LAPIN selles en consultation vetergesic évaluation, +/-
aujourd'hui état > pathologie (obcès?)
23 78500 NAIN F 2A
général de moins
abattue N N N 39,8
150
Roses 0% <2s URINAIRE : Mictions examens
BELIER normales. Urines claires. buccal. début de stase
en moins bon. tolfedine complémentaires
GENITALE : Pas gastrique?
persistance et suite
d'écoulement pathologique.
anorexie/ RL traitement.
MOBILITE :
écoulement
Déplacements aisés.
buccal/ nasal
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
abdomen gonflé
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
baytril inject et laissé
RESPIRATOIRE : Eupnée traitement per os
même à l'effort, anorexie d'origine
anorexie depuis
COCHON auscultation pulmonaire dentaire? rongeur digest
23 75013 M 2A deux jours.perte Satisfaisant N N N 37.5 +++ Roses 0% <2s
D INDE normale.
de vivacité.
DIGESTIF : Cavité buccale surveille l'evolution metacam
légère excroissance des
incisives machoire
inférieure abdomen souple
coupe dents et griffes
et palpation normale. selles
154
normales
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
abattement RAS, abdomen sensible à
depuis hier la palpation en région
s'intensifiant antérieure phosphalugel 1.5
fortement URINAIRE : Mictions ml dA 3/4h et
aujourd'hui, 1 normales. Urines claires. pancréatite corps baytril prifinial
25 93330 Furet M 4A
vomissement
moyen N 0 N 40°4 190 Roses 0% <2s
GENITALE : Pas
demain matin
étranger? azantac tolfédine
glaireux ce soir , d'écoulement pathologique. surveiller l'état
anorexie MOBILITE : décubitus général
aujourd'hui et sternal. Coordination
peut être hier correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
abattement, réflexes nerfs
crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE :
Polypnée, auscultation
pulmonaire normale.
DIGESTIF : Cavité buccale Euthanasie
Vu hier pour RAS, abdomen ballonné et humanitaire après
problèmes palpation sensible. sédation à la
2A dentaires,sous URINAIRE : Mictions Vous tenir
26 77410 COBAYE M
1/2 metacam.Ce soir
Mauvais N abs N 38,1 250 Roses 0% <2s
normales.
Convulsions demande des
informer.
convulsions +++ GENITALE : Pas propriétaire avec
(45 min). d'écoulement pathologique. prise en charge du
MOBILITE : Décubitus corps.
latéral non ambulatoire.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Convulsions
OPHTALMO
: Exophtalmie

155
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. Crottes
sèches et individualisées
mais plus petites et plus
claires.
URINAIRE : Mictions Modification de sa flore
Abattue, normales. Urines claires.
intestinale. Suspicion Conseillé du
26 94290 Chinchilla F 3A comportement moyen N N N Np 110 Roses 0% <2s GENITALE : Pas Baytril (0,1ml)
perturbé. d'écoulement pathologique. d'un début Rongeur Digest.
MOBILITE : d'entérotoxémie
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :A
vidé et nettoyé toute sa
litière Prostrée dA des
endroits non
conventionnels., réflexes
nerfs crâniens RAS,
proprioception normale,
nociception normale,
réflexes périphériques
normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
A fait un AVC palpation normale. Réchauffer
juin dernier.Ce URINAIRE : Mictions activement ce
Fem soir retrouvé normales. Urines claires dexazone,baytril,cere soir.Vous
26 93210 Furet
elle
7A
étalé sur le sol
Moyen N N N 36,5 200 Roses 0% <2s
GENITALE : Pas
AVC??
nia contacter pour
après avoir d'écoulement pathologique. contrôle et la
poussée un cri. MOBILITE : perte suite des soins.
d'équilibre,Dos voussé.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
apparition très CARDIOVASCULAIRE :
brutale depuis Auscultation cardiaque CAndilat
cette après midi normale. Rythme régulier.
mais de cause Norma Bradycardie majeure solumédrol 1 mgr
6A Norma Normal suspicion de trouble
26 75018 FURET M
1/2
inconnue d'un Satisfaisant
l avant
le ( 36 50 Roses 10% RESPIRATOIRE : Eupnée, garder au chaud
abattement très avant ) auscultation pulmonaire neuro vasculaire
ringer mixte SC 25
important normale. ml
caractérisé par un DIGESTIF : Cavité buccale
état stuporeux RAS mais tartre et
156
avec présence de déchets Hospit immédiate (
tremblements ( évoquant un reste de vomi Attali a renvoyé sur
de froids ) dA le fond de la gueule, les Advétia )
épisodes clients assurent que le furet
d'opisthotonos, n'a pas vomit en leur
mydriase absence, abdomen souple
aréactive et et palpation pateuse
décubitus latéral évoquant une masse ou une
abandonné. augmentation de volume de
certain organe. Pas de signe
du flot.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements impossible
mais la veille RAS.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement stupeur ++,
opisthotonos suite
stimulation
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Les propriétaires Coordination correcte.
ont coupé les NEUROLOGIQUE ET Baytril : 0,2ml/j
2A griffes du lapin et Norma Norma COMPORTEMENTAL : Saigment d'une griffe inj baytril, tolfedine,
27 75008 LAPIN M Satisfaisant Normal Np Roses 0%
½ il présente un l le Comportement normal, suite à la coupe soins locaux Desinfection
saigment d'une CUTANé ET PHANèRES : betadine
des griffes Saignement de la griffe du
doigt II du postérieur droit.
Saignement abondant.
CARDIOVASCULAIRE :
bradycardie
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
lapin en fin de RAS, abdomen
vie avec ballonné,selles tres liquide animal en fin de sedation :ketamine
27 92130 Lapin M 3A demande mauvais N nul nul 35,1 80 Roses 0% <2s depuis 2j. vie,demande
d'euthanasie par URINAIRE : Mictions d'euthanasie euthanasie:dolethal
le proprietaire. normales. Urines claires.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : decubitus
sternal
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
animal agonisant.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque tranquillisation
normale. Rythme régulier.
curetage de la RESPIRATOIRE : Eupnée
vetergesic, hypnovel
bulle tympanique même à l'effort, et kétamine,
lundi, sous auscultation pulmonaire hypothèses: infection
baytril et normale. pose de 3 agraffes
28 95320 Rat M 9m
celesténe
Satisfaisant N N N Roses 0% <2s
DIGESTIF : Cavité buccale
persistante, ou tension
difficilement car
RAS, abdomen souple et trop élevée
tranquillisation
déhiscence de palpation normale. légère
plaie ce soir URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.
GENITALE : Pas dermaflon
d'écoulement pathologique.
157
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale,
CUTANé ET PHANèRES :
plaie largement réouverte
sur toute la zone
parotidienne, présence de
fibrine
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale.
RESPIRATOIRE :
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
paralysie du train URINAIRE : Mictions :
arriére provoquée TOLFEDINE
incontinence. Urines
a priori par une claires. Radio demain si
3
enfant en jouant paralysie du GENITALE : Pas BAYTRIL
28 94120 LAPIN M MOI
avec Binguiste train arriére
N N N 36.3 Roses 0% / paralysie du train arrière pas
S d'écoulement pathologique. d'amélioration
qui a tirée trop MOBILITE : TOLFEDINE CP
fort sur ses pattes Déplacements : paralysie pour demain
arrières du train arrière aucunes
réactions à mes stimuli ou
pincements des deux pattes
Pronostic très réservé
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens

CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. Crottes
normales.
Anorexie.
COCHON URINAIRE : Mictions
28 75014
DINDE
M -2 A (Inquiétude de la Satisfaisant N N N np 140 Roses 0% <2s
normales. Urines claires.
Dérangement passager. Ornipural (0,3ml)
propriétaire.)
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Entrain normal,
Comportement normal
(petits bruits de satisfaction
à certaines caresses),

158
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
: nombreuses et
importantes surdents sur les
Pas bien ce soir: molaires et prémolaires,
Très agité. A fait abdomen souple mais gêne
un épisode à la palpation, présence Contrôle lundi
semblable mais Emeprid 0,2mL SC,
d'une petite masse pour reparler du
avec diarrhée il y Feligastryl 1 cp M et
d'environ 0,5cm de limage des
a environ 3 A diamètre en abdomen Présence de surdents et S ce week-end, Jus
4/5 surdents et
30 77700 LAPIN M
A
avec détection à Satisfaisant N N N 37,6 250 Roses 0% <2s cranial dont la palpation est d'une douleur et d'une d'ananas à
cette époque vérifier si la
franchement douloureuse. petite masse abdominale administrer à la
d'une masse dA masse est
URINAIRE : Mictions seringue
l'abdomen. normales. Urines claires. toujours
régulièrement
Episodes GENITALE : Pas présente.
fréquents de d'écoulement pathologique.
diarrhées. MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale

Cochon d'inde
ayant eu un
surdose ponctuel
jusqu'à vendredi
de Metacam. Examen clinique complet
Inquiètudes sur impossible en raison de sa Levée d'inquiétude sur
COCHON 2M d'éventuelles vivacité et petite taille mais
30 95400
D INDE
M
OIS conséquences.
Satisfaisant N N N Np Roses 0%
en excellent état général,
surdosage ponctuel de Aucun
pas de douleur abdominale Métacam
Cochon d'inde de type gastrite.
extrêmement vif
et mange
normalement,
selles normales.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
LAPIN
2A1/ Contour de l'?il auscultation pulmonaire
30 94210 BELIER M
2 rouge.
Satisfaisant N N N 250 Roses 0% <2s
normale.
Conjonctivite?? Baytril,tiacil
NAIN
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
normales. Urines claires.

159
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

OPHTALMO :oeil G rouge


CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale.
URINAIRE : Mictions
Déhiscence de normales. Urines claires.
10 plaie GENITALE : Pas
tranquillisation dolorex
30 95100 LAPIN F MOI d'ovariohysterect Satisfaisant N N N Roses 0% <2s d'écoulement pathologique. baytril et colerette
S omie effectuée MOBILITE : 0.15 et suture 4 agrafes
vendredi. Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.
CUTANé ET PHANèRES :
plaie ouverte en totalité.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et Baytril
palpation normale.
Lapin présentant
URINAIRE : Mictions
30 78310 LAPIN M 3A un "torticolis" Satisfaisant N N N 39.4 150 Roses 0% <2s
normales. Urines claires.
torticolis Tolfédine
depuis 3 jours.
GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique. Nursing eau et soupe
MOBILITE : Décubitus
latéral permanent,
impossibilité de marcher
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
ralentis,tête penchée à
160
gauche.
CUTANé ET PHANèRES :
Oreilles normalement
céruminueuses
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
DIGESTIF : Cavité buccale
RAS, abdomen souple et
palpation normale. surveiller
Ne tient pas sur ataxie d'origine centrale
cochon URINAIRE : Mictions candilat dexadreson evolution sur 24h
30 95220
dinde
F 8m ses pattes depuis correct maigre N N 38°8 150 Roses 0% <2s
normales. Urines claires.
suspectée. AVc ?
ce matin. baytril et pronostic
GENITALE : Pas Syndrome vestibulaire?
reservé.
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : Se déplace
quasi plus. Ataxie.
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
Comportement prostré,
pupilles réactives et
symetriques, exam neuro
difficile à effectué.
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
auscultation pulmonaire
normale.
depuis ce soir DIGESTIF : Cavité buccale DEXADRESON
perte complète RAS, abdomen souple et 0.3CC
d'équilibre; reste palpation normale.
31 95490 LAPIN M 9A
en position de
Satisfaisant N N N 39 Roses 0% <2s
URINAIRE : Mictions
AVC
décubitus latéral; normales. Urines non vues. VETERGESIC
pas de nystagmus GENITALE : Pas 0.1CC
d'écoulement pathologique.
MOBILITE : absence de
coordination des
mouvements
NEUROLOGIQUE ET
COMPORTEMENTAL :
troubles de l'équilibre +++
CARDIOVASCULAIRE :
Auscultation cardiaque
normale. Rythme régulier.
RESPIRATOIRE : Eupnée
même à l'effort,
Ce soir, abdomen auscultation pulmonaire
gonflé et normale. Constipation suite à
douloureux.Mada DIGESTIF : Cavité buccale ingestion de poils Donner demain 2
Injection : Primperid.
cochon me a retiré un RAS, abdomen souple et .Formation de à 3 ml de jus
31 92320 M 1 an Satisfaisant N N N NR NR Roses 0% <2s
dinde trichobezoard à palpation normale. trichobezoards, non à d'ananas aux 2
la marge annale URINAIRE : Mictions PO : Jus d'ananas.
exclure au niveau de cochons d'inde.
puis reprise du normales. Urines claires. l'estomac.
transait +++ GENITALE : Pas
d'écoulement pathologique.
MOBILITE :
Déplacements aisés.
Coordination correcte.
NEUROLOGIQUE ET
161
COMPORTEMENTAL :
Comportement normal,
réflexes nerfs crâniens
RAS, proprioception
normale, nociception
normale, réflexes
périphériques normaux.

162
PRINCIPALES URGENCES À DOMICILE CHEZ
LES PETITS MAMMIFÈRES DE COMPAGNIE EN
RÉGION PARISIENNE

NOM et Prénom : CHAURIN Delphine

Résumé

Les petits mammifères de compagnie sont de plus en plus rencontrés au cours de l’exercice de la
médecine vétérinaire. Les praticiens sont donc amenés à gérer fréquemment leurs urgences,
constatation à l’origine de ce travail qui comporte deux volets.

Le premier correspond à une synthèse bibliographique des particularités anatomiques et


physiologiques, des conditions d’élevage et d’entretien des principaux petits mammifères de
compagnie que sont : le furet, le lapin, le chinchilla, le cobaye, l’octodon, le hamster, la gerbille, le
rat et la souris ; ainsi que les principales urgences retrouvées chez ces derniers à travers la
description des symptômes, de l’étiologie, des examens complémentaires à disposition et de la prise
en charge.

Le second volet est constitué par l’analyse des informations issues de la base de données de
VETOADOM®, service permanent d’urgences vétérinaires à domicile. Cette étude a permis
d’établir que les principaux petits mammifères de compagnie rencontrés en région parisienne dans
les limites de la zone de chalandise de cette société ont été pour l’année 2011 : le lapin (51,4 %), le
cobaye (20,1 %), le rat (10,7 %), le furet (8,7 %), le hamster (4,9 %), le chinchilla (2,2 %), la
gerbille, l’octodon et la souris (moins de 1% chacun). De plus, elle a mis en évidence les motifs de
consultation les plus fréquemment rencontrés : les troubles digestifs (26,6 %), puis les troubles
cardio-respiratoires (16,1 %), les troubles neurologiques (15,6 %) et enfin les accidents domestiques
(14,3 %). Enfin, concernant la mise en place d’une antibiothérapie, celle-ci est quasi-systématique
et pas forcément adaptée, en particulier en ce qui concerne le choix de l’antibiotique. Mais la
situation est amenée à évoluer grâce à la mise en place de formations et de conférences centrées sur
les petits mammifères de compagnie.

Mots clés : URGENCE VÉTÉRINAIRE / CONSULTATION VÉTÉRINAIRE /


CONSULTATION À DOMICILE / PATHOLOGIE / THÉRAPEUTHIQUE / STATISTIQUE /
PETITS MAMMIFÈRES DE COMPAGNIE / NAC / ÎLE DE FRANCE

Jury :

Président : Pr.
Directeur : Dr Jean-Marie MAILHAC
Co-Directeur : Dr Charles-Pierre PIGNON
Assesseur : Dr Pascal ARNÉ
Invité officiel : Dr Christian LECOMTE
MAIN EMERGENCIES OF SMALL MAMMALS IN
THE AREA OF PARIS

SURNAME and First name : CHAURIN Delphine

Summary

Companion exotic small mammals are increasingly encountered during the practice of veterinarian
medicine. The clinicians have to manage a lot of their emergencies, ascertainment which originally
lead to this study which consists of two parts.

The first part is a bibliographic synthesis about anatomic and physiologic features, care and
husbandry of companion exotic small mammals such as ferret, rabbit, chinchilla, guinea pig, degu,
hamster, gerbil, rat and mouse; and about the main emergencies in these species with the
description of symptoms, etiology, diagnostic sampling techniques, and methods of treatment.

The second part is an analysis of information obtained thanks to the data basis of VETOADOM®, a
24-7 veterinary emergency service at home. This study shows that, in the commercial area of this
society, the main companion small mammals were, for 2011: the rabbit (51,4 %), the guinea pig
(20,1 %), the rat (10,7 %), the ferret (8,7 %), the hamster (4,9 %), the chinchilla (2,2 %), the gerbil,
the degu, and the mouse (less than 1% each). Moreover, it also underlines that the most frequent
cause of consultation is digestive troubles (26,6 %), then cardio-respiratory troubles (16,1 %),
neurological troubles (15,6 %) and to finish domestics accidents (14,3 %). In addition, the
antibiotherapy is almost automatical and not well adapted, especially regarding the choice of the
antibiotic molecule. However the situation is about to change, thanks to a lot of measures including
conferences and formations specialized in small mammals.

Keywords : VETERINARY EMERGENCY / VETERINARY CONSULTATION / PATHOLOGY


/ THERAPEUTIC / STATISTICS / SMALL MAMMAL / EXOTIC COMPANION PET / ILE DE
FRANCE

Jury :

President : Pr.
Director : Dr Jean-Marie MAILHAC
Co-Director : Dr Charles-Pierre PIGNON
Assessor : Dr Pascal ARNÉ
Official Guest : Dr Christian LECOMTE

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