INSTITUT UNIVERSITAIRE
DE TECHNOLOGIE
UNIVERSITE POLYTECHNIQUE
DE BOBO-DIOULASSO
SECTION INDUSTRIELLE
DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE
LICENCE PROFESSIONNELLE EN GENIE ELECTRIQUE ET SYSTEME DE CONTROLE
ENERGIE RENOUVELABLES
SUPPORT DE COURS
Enseignant : Seydou OUEDRAOGO
CHAPITRE 1 : LES ENERGIES RENOUVELABLES
CHAPITRE 1 : LES ENERGIES RENOUVELABLES
CONTEXTE
L'énergie électrique est un facteur essentiel de l'évolution et de développement des sociétés, sur
le plan de l'amélioration des conditions de vie et sur le plan de développement des secteurs
industriels.
L’énergie électrique est devenue indispensable par la multiplicité des domaines d'activité où elle
est nécessaire. La demande sans cesse croissante en énergie et la forte croissance de la population
dans les années à venir, devraient encore augmenter les besoins en électricité.
La majeure partie des populations africaines vit en milieu rurale. Elle représente 64% de la
population de l’Afrique Subsaharienne.
Le taux moyen d’accès à l’électricité en Afrique Subsaharienne représente 16% des foyers et
moins de 5% en zone rurale.
L’accès aux sources modernes d’énergie est considéré comme une des premières conditions
nécessaires au développement des pays du sud et en particulier du monde rural.
Par contre, le taux d’électrification est très faible ; à peine 11% pour l’ensemble du continent
Africain.
L’épuisement certain des sources d’énergie connues (pétrole, gaz, charbon, etc.), les crises
économiques (flambée des prix du pétrole), les accidents des centrales nucléaires tels que ceux de
Three Mile Island (USA, 1979), de Tchernobyl (URSS, 1986) ou de Fukushima (JAPON, 2011) et le
souci de pollution, sont des perspectives qui encouragent le grand public à s'orienter vers les
énergies renouvelables qui englobent entre autre la biomasse (bois, déchets), l'énergie éolienne et
l'énergie solaire, l’énergie hydraulique, ...
L'énergie solaire est une source d'énergie inépuisable et propre, car elle ne provoque pas
d'émissions de gaz nocifs pour notre environnement. Elle est disponible partout et sans cesse
renouvelable. L'une des possibilités de l'exploitation de l'énergie solaire est sa transformation
directe en une énergie électrique, au moyen des convertisseurs photovoltaïques.
En réalité, l’Energie solaire n’est pas complètement “gratuite” car l’installation des équipements
photovoltaïques nécessite un investissement plus lourd qu’avec les énergies conventionnelles
(10/1 en comparaison avec un groupe électrogène).
Toutefois, l’Energie solaire présente des coûts de fonctionnement réduits et offre dans certains
cas une alternative économique rentable par rapport aux sources d’énergie conventionnelles.
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Cours d’énergies renouvelables Mr ZONGO
CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
La terre reçoit quotidiennement un flux important d'énergie solaire. La puissance de ce
rayonnement est fonction de plusieurs critères : des conditions météorologiques, diffusion
atmosphérique (phénomènes de dispersion, de réflexion et d'absorption).
2.1. Coordonnées géographiques d’un lieu
La position d’un lieu donné est repérée par sa latitude et par sa longitude.
La latitude (Lat) est l'angle formé par le plan équatorial et le vecteur "centre de la terre→point
local".
La longitude (Lon) est l'angle formé par le méridien de référence (méridien de Greenwich) et le
méridien du point local. L'angle est négatif vers l'Ouest et positif vers l'Est.
La figure 2.2 illustre la détermination des coordonnées (latitude et longitude) d’un lieu à la
surface de la terre.
Figure 2.2 : Latitude et Longitude d’un lieu
2.1.1. Coordonnées de quelques villes du BURKINA FASO
BOBO DIOULASSO
✓ NASSO (Lat.: 11°12 N, Long.: 4°24 W, Alt.: 364 m)
✓ RTB2 OUEST: Lat.: 11°10 N, Long.: 4°17 W, Alt: 436 m
KOUDOUGOU: Lat.: 12°15 N, Long.: 2°22 W, Alt: 297 m
OUAGADOUGOU: Lat.: 12°21 N, Lat.: 1°32 W, Alt.: 299 m
OUAHIHOUYA: Lat.: 13°6 N, Long.: 2°4 W, Alt.: 339 m
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CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
2.2. Position du soleil dans le ciel
La position du soleil est exprimée par deux angles que sont la hauteur et l’azimut. Pour repérer la
position du soleil dans le ciel, il est nécessaire d'utiliser deux coordonnées : l'azimut et la hauteur.
2.2.1. La hauteur du soleil
La hauteur du soleil (h), ou encore l'altitude, est l'angle formé par le plan horizontal du lieu
considéré et le vecteur "point local→soleil".
Cette hauteur du soleil intervient fortement sur la valeur de l'éclairement solaire.
Pour apprécier cette valeur en un point et à une heure donnée, il est nécessaire de calculer cette
hauteur. La formule classique est la suivante :
ℎ = 𝑠𝑖𝑛−1 (𝑆𝑖𝑛(𝐿𝑎𝑡) × 𝑆𝑖𝑛(𝐷𝑒𝑐) + 𝐶𝑜𝑠(𝐿𝑎𝑡) × 𝐶𝑜𝑠(𝐷𝑒𝑐) × 𝐶𝑜𝑠(𝐴ℎ)). (2.3)
- Lat est la latitude du soleil,
- Dec est la déclinaison,
- Ah est l’angle horaire.
2.2.2. L’azimut du soleil
L’azimut solaire (a) est l’angle horizontal forme par le plan méridien (axe nord-sud) et le plan
vertical du vecteur "point local→soleil" (voir figure 3.3). L’azimut du soleil se détermine par
l’expression 3.8:
cos(𝐷𝑒𝑐)×sin(𝐴ℎ)
𝑎 = 𝑠𝑖𝑛−1 ( ). (2.4)
𝑐𝑜𝑠ℎ
- Dec est la déclinaison,
- Ah est l’angle horaire.
Le signe de l'azimut est le même que celui de l'angle horaire. La figure 2.3 montre comment
repérer la position du soleil dans le ciel par la hauteur et l’azimut.
Figure 2.3 : Hauteur et azimut solaire
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CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
2.2.3. Diagramme solaire
Pour bien utiliser l'influence du soleil dans le choix et le traitement d'un site d’installation d’un
champ photovoltaïque, il faut bien sûr connaître à tout instant la position du soleil dans le ciel.
Cette information est indispensable pour le calcul des apports solaires. Pour ce faire, on peut se
servir du diagramme solaire en coordonnées rectangulaires.
Un diagramme solaire est une représentation de la course apparente du soleil au cours d'une
journée.
Cette représentation graphique de la course du soleil, constitue un moyen pratique et facile à
comprendre pour repérer le trajet du soleil à travers le ciel, quel que soit le point de vue situé sur
la terre.
Le diagramme solaire est une représentation plane en coordonnées locales de la trajectoire du
soleil, perçue depuis un point de la surface terrestre.
En quelque sorte, le diagramme solaire est une vue terrestre du mouvement du soleil à travers la
voûte céleste (voir la figure 2.4).
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CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
Figure 2.4 : diagramme solaire 15° N
2.2.4. Durée d'insolation
La durée d’insolation représente la durée maximale de la journée :
2
𝐷𝑖 = . (2.2)
15×𝑐𝑜𝑠 −1 [−tan(𝐿𝑎𝑡)×tan(𝐷𝑒𝑐)]
- Lat est la latitude du lieu,
- Dec est la déclinaison du soleil.
2.3. Rayonnement solaire
A la distance moyenne du soleil à la terre (environ 150 x 106 km), une surface normale au
rayonnement solaire (perpendiculaire à ce rayonnement), hors atmosphère reçoit environ 1367
W/m². Ce rayonnement est appelée constante solaire.
La quantité d'énergie solaire reçue en un lieu varie suivant le jour et l'heure considérés, et est
influencée par les conditions météorologiques et le niveau de pollution de l'air.
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CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
2.3.1. Définitions des termes
- Eclairement ou radiation [W/m2]
- Ensoleillement ou irradiation [Wh/m2]
2.3.2. Rayonnements direct, diffus et global
L'énergie solaire subit une altération par sa traversée de l'atmosphère, seulement une partie de
cette énergie est disponible au sol.
Ce rayonnement solaire se décompose en deux parties principales qui sont le rayonnement
solaire direct (Kdir) et le rayonnement solaire diffus (Kdif). Le total de ces deux rayonnements est
appelé le rayonnement solaire global (Kglob) (voir figure 2.5).
𝑮𝒍𝒐𝒃𝒂𝒍 = 𝑫𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕 + 𝑫𝒊𝒇𝒇𝒖𝒔
Figure 2.5 : Rayonnement direct, diffus et global
2.3.3. Energie solaire reçue à la surface de la terre
Le rayonnement reçu en un point de la surface de la terre dépend des coordonnées géographiques
de ce point (Latitude et longitude) et aussi de la position du soleil dans le ciel.
L'énergie solaire totale reçue sur une surface horizontale de la terre est fonction du jour de
l'année peut être calculée avec la formule suivante :
𝑗−2,7206
𝐾𝑔𝑙𝑜𝑏 = 1367 × (1 + 0,0334 × 𝐶𝑜𝑠 (360 × )) (2.1)
365,25
- Kglob est exprimée en W/m²;
- j étant le numéro d'ordre du jour dans l'année (1 pour le 1er janvier).
Le graphique de la figure 2.1 est issu de cette formule.
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CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
Figure 2.1 : Distribution annuelle de l’énergie solaire
2.3.4. Energie solaire reçue à la surface d’un capteur photovoltaïque incliné
Le rayonnement solaire arrive sur la terre sous forme d'un faisceau parallèle, une surface
perpendiculaire à ces rayons intercepte la densité maximale d'énergie. Et si l'on incline la surface
à partir de cette position perpendiculaire, son éclairement diminue.
Le tableau de la figure 2.8 donne les pourcentages de lumière interceptée par une surface pour
différents angles d'incidence.
Pourcentage du rayonnement intercepté par une paroi
en fonction de l’angle d’incidence
Angle Rayonnement
d’incidence intercepté [%]
.
[°]
0 100
5 99,6
10 98,5
15 96,5
20 94,0
25 90,6
30 86,6
35 81,9
40 76,6
45 70,7
50 64,3
55 57,4
60 50,0
65 42,3
70 34,2
75 25,8
80 a: angle d’incidence, 17,4
85 b : hauteur angulaire 08,7
90 00.0
Figure 2.8 : Pourcentage de rayonnement reçu par une surface incliné
2.3.5. L’albédo
On appelle albédo la fraction du rayonnement solaire renvoyé par une surface ; ici le panneau
solaire. Ce coefficient est fonction de la nature de la surface, de sa température et de sa capacité à
réfléchir le rayonnement solaire.
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CHAPITRE 2 : LE GISEMENT SOLAIRE
2.4. La mesure du rayonnement solaire à la surface d’un capteur photovoltaïque
Le rayonnement solaire direct, diffus et global se mesurent avec les appareils suivants :
• Le rayonnement global G est mesuré à l’aide d’un solarimètre ou à l’aide d’un pyranomètre.
La figure 2.9 montre la photographie d’un polarimètre à affichage numérique.
Figure 2.9 : Photo d’un solarimètre à affichage numérique
• le rayonnement direct est mesuré à l’aide d’un pyrhéliomètres.
Le rayonnement solaire varie selon :
- l’heure de la journée (Kglob varie de 0 à 1000 W/m² au sol)
- le moment de l’année,
- l’atmosphère
- la latitude et la longitude du lieu.
L’irradiation ou rayonnement solaire global est une donnée mesurée pendant des années par les
stations météorologiques.
Pour obtenir les valeurs du rayonnement, on a recours à des stations météorologiques proches du
site du projet photovoltaïque.
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CHAPITRE 3 : LES SYSTEMES SOLAIRES PHOTOVOLTAIQUES
CHAPITRE 3 : LES SYSTEMES SOLAIRES PHOTOVOLTAIQUES
L'une des possibilités de l'exploitation de l'énergie solaire est sa transformation directe en une
énergie électrique, au moyen des générateurs photovoltaïques.
Avec un générateur photovoltaïque on peut alimenter n’importe quel récepteur. C’est le coût élevé
du générateur qui limite les applications.
Les applications les plus courantes sont :
• l’exhaure de l’eau en site isolé,
• l’éclairage en milieu rural,
• la conservation des vaccins et médicaments (réfrigération),
• les relais de faisceaux hertzien (télécom),
• l’équipement électrique des habitations en site isolé,
• la recharge de batteries (véhicules, téléphones, etc.) dans les villages.
3.1. Les systèmes photovoltaïques
Un système photovoltaïque est un ensemble constitué de :
• un générateur PV,
• un régulateur de charge et de décharge (optionnel),
• batteries de stockage de l’énergie (optionnel),
• convertisseurs CC/AC ou CC/CC (optionnel),
• charges : lampes, appareils électroménagers, pompes, etc.
3.1.1. Système PV pour l’éclairage
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Cours d’énergies renouvelables Mr ZONGO
CHAPITRE 3 : LES SYSTEMES SOLAIRES PHOTOVOLTAIQUES
3.1.2. Système PV pour alimentation domestique avec charges à courant alternatif
3.1.3. Pompage PV
3.1.4. Système PV connecté au réseau
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
4.1. La cellule photovoltaïque
L’effet photovoltaïque correspond à l’apparition d’une différence de potentiel entre les deux côtés
d’une jonction semi-conductrice sous l’action d’une radiation lumineuse.
Cette conversion photovoltaïque est effectuée à l’aide des cellules photovoltaïques fabriquées
généralement en silicium cristallin. Si une charge est placée aux bornes de la cellule, les électrons
de la zone N rejoignent les trous de la zone P, via la connexion extérieure, donnant naissance à
une différence de potentiel et un courant électrique circule (voir figure 4.1).
Figure 4.1 : Principe de fonctionnement d’une cellule photovoltaïque
4.1.2. Conversion du rayonnement solaire en électricité
On dit qu'il y a photoconductivité chaque fois que la résistance électrique d'un corps matériel
varie, lorsqu'on l'éclaire avec des radiations électromagnétiques appartenant aux domaines
visible, ultra-violet et/ou infrarouge.
Afin d'optimiser le rendement des capteurs solaires photovoltaïques, diverses structures
photovoltaïques ont été étudiées, en particulier, des structures dites à hétérojonction GaAs-Ga1-
xAlxAs, pour obtenir un gap plus large.
Mais actuellement, les structures en couches minces de silicium amorphe dopé à l'hydrogène
semblent conduire à des coûts de fabrication tellement faibles que l'on préfère privilégier la
surface plutôt que le rendement de conversion.
Plusieurs cellules sont reliées entre elles pour former un module (ou un panneau)
photovoltaïque ; plusieurs modules sont regroupés pour former un champ photovoltaïques.
4.2. Le module photovoltaïque
Une seule cellule délivre une tension continue de 0,6 V.
Pour les applications courantes elles sont assemblées en série et parallèle sur un même panneau
appelé module.
Un module est un assemblage série/parallèle de cellules pour obtenir les tensions compatibles
avec les charges usuelles (12 V, 24 V…).
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
4.2.1. Modules à base de photopiles au silicium monocristallin
Les photopiles au silicium monocristallin ont en général une forme ronde de 100 mm environ de
diamètre. Elles sont obtenues à partir du silicium pur et à partir de l’industrie électronique. Leur
rendement est bon mais elles sont chères : η = 16 à 18 %.
4.2.2. Modules à base de photopiles au silicium polycristallin
Les photopiles au silicium polycristallin sont obtenues à partir des rebuts de l’industrie
électronique. Elles ont en général une forme carrée de 100 à 150 mm de côté avec des grains
nettement visibles. Elles sont moins chères comparées aux photopiles monocristallines.
Leur rendement est également plus faible, 13 à 15 %.
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
4.2.3. Modules à base de photopiles au silicium amorphe
Les photopiles au silicium amorphe permettent la réduction des coûts de fabrication en utilisant
très peu de silicium disposé directement sur le substrat. Un autre avantage de cette technique est
que les cellules sont directement mises en série dans le module en un seul procédé à l’aide d’une
technique au laser. On réduit considérablement les coûts de fabrication mais le rendement obtenu
est faible : η ≈ 9%.
4.2.4. Autres technologies
➢ Les technologies « amorphe évolué » : Combinaison des technologies cristallines et
amorphes :
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
➢ Technologies n’utilisant pas le silicium
CdTe : Tellure de Cadmium
CIGS : Indium de gallium
CIS: Indium de cuivre
4.3. Quelques fournisseurs de différents types de modules (cristallins ou autres) :
Sharp, Photowatt, BP Solar, Sanyo, Grundfos, etc.
4.4. Plaque signalétique d’un module photovoltaïque
Paramètre Valeur
Puissance crête PC (puissance électrique) 75 Wc
Tension en circuit ouvert VCO (si aucun récepteur n’est connecté au module) 21 V
Tension nominale VMPP (lorsque le module alimente une charge électrique et 17 V
qu’il délivre sa puissance maximale)
Courant nominal IMPP (lorsque le module alimente une charge électrique et qu’il 4,45 A
délivre sa puissance maximale)
Courant de court-circuit ICC (module court-circuité) 4,75
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
Toutes les valeurs sont données pour 1000W/m² et module à 25°C ; AM1.5 (STC : Standard Test
Condition).
Ce module est prévu pour alimenter des équipements 12V.
La tension en circuit ouvert est toujours nettement supérieure à la tension en fonctionnement
nominal. Le courant de court-circuit est très proche (et au-dessus) du courant nominal.
4.5. Conditions de test des modules photovoltaïques :
- STC (Standard Test Condition): E = 1000 W/m2, Temperature = 25 °C, AM = 1,5.
- NOCT (Normal Operating Condition Test): E =800 W/m2, Temperature = 25 °C, AM = 1,5.
4.6. Courbes caractéristiques d’un module photovoltaïque
Courbe tension à vide, courant de court-circuit en fonction de l’ensoleillement à 25°C
Exemple sur le module polycristallin de 220Wc
La tension en circuit ouvert d’un module diminue légèrement quand l’ensoleillement diminue. Le
courant est pratiquement proportionnel à l’ensoleillement.
➢ Courbe courant/Tension à 25°C
Exemple sur le module HIT de 240Wc
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
Si 1000W/m², et que le module a une charge qui fait chuter la tension à 35V, le courant sera 7A.
➢ Maximum power point (MPP)
C’est un point situé sur la courbure ; le produit P=I*V est maximal à ce point.
4.7. Le générateur Photovoltaïque
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CHAPITRE 4 : TECHNOLOGIE DES CELLULES PHOTOVOLTAIQUES
4.7.1. Montage série ou parallèle des modules identiques
Qu’on soit en série ou en parallèle, les puissances crête s’additionnent.
4.7.2. Les diodes de protection
Les diodes sont intégrées par le constructeur dans les modules modernes (vérifier la notice
technique).
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CHAPITRE 5 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN SYSTEME PHOTOVOLTAÏQUE AUTONOME
CHAPITRE 5 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN SYSTEME PHOTOVOLTAÏQUE AUTONOME
La conception et le dimensionnement d’un système photovoltaïque peut se faire, soit par calculs,
soit en utilisant des logiciels spécialisés. Ce système photovoltaïque peut être couplé au réseau
public de distribution d’électricité, en site isolé et/ou servir pour le pompage d’eau.
5.1. Conception du système
- Coordonnées géographiques du lieu : Latitude et longitude, altitude
✓ Orientation
✓ inclinaison des modules
✓ Diagramme solaire
- Données météorologiques du lieu :
✓ l’éclairement journalier
✓ l’irradiation journalière,
✓ température, vitesses de vent,
- Etude des Ombres proches :
✓ Azimut et hauteur des obstacles
✓ Calcul des masques
- Emplacement du champ PV
- Evaluation du besoin journalier
5.2. Estimation du besoin journalier d’un site
Site n’utilisant que du courant continu
Fiche d’évaluation de besoin journalier (Ej)
Equipement Puissance Nombre temps de Energie totale
unitaire fonctionnement
1
2
3
4
.
.
.
TOTALE
Site utilisant du courant continu et alternatif
Fiche d’évaluation de besoin journalier (Ej)
Appareil/ charge CC / CA Puissance Heures Consommation électrique
nominale d’utilisation journalière en [Wh/jour]
(Cocher une case) journalière CC CA
[W] [h]
1
2
3
4
.
.
.
TOTAL
19
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CHAPITRE 5 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN SYSTEME PHOTOVOLTAÏQUE AUTONOME
Les charges CA doivent tenir compte des pertes dues a l’onduleur. Ce rendement se situe entre
75% et 95%.
𝐶ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒𝐶𝐴
Charge CA rectifiée = .
𝑅𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑜𝑛𝑑𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟
Charge journalière totale = Charge CC + Charge CA rectifiée.
5.3. Tension recommandées des systèmes PV
Pour une puissance de champ PV :
- 0 < 𝑃𝐶 < 500𝑊𝐶 , on adopte un système de 12 V ;
- 500 ≤ 𝑃𝐶 < 2000𝑊𝐶 , on adopte un système de 24 V ;
- 2000 ≤ 𝑃𝐶 < 10000𝑊𝐶 , on adopte un système de 48 V ;
- 𝑃𝐶 > 10 000𝑊𝐶 , on adopte un système supérieur à 48 V.
5.4. Dimensionnement du champ PV et du stockage
5.4.1. Méthodes par calculs
Plusieurs méthodes existent. Elles utilisent pratiquement toutes les mêmes paramètres listés ci-
dessous pour calculer la puissance crête (PC) du générateur :
Ej est l’énergie journalière consommée (Wh/jours)
E est l’irradiation du lieu en (kWh/m²/jour)
η : Les rendements respectifs des équipements utilisés.
5.4.1.1. La méthode des rendements
5.4.1.1.1. Dimensionnement du générateur photovoltaïque
La puissance crête en watt est évaluée par :
𝐸𝑗 (𝑊ℎ)
𝑃𝐶 =
𝐸 ∙ 𝜂𝑜𝑛𝑑 . 𝜂𝑏𝑎𝑡 . 𝜂𝑟𝑒𝑔 . 𝐾𝑃
Ej [Wh] est l’énergie journalière consommée,
E [kWh/m²/jour] est l’irradiation du lieu,
Kp est appelé coefficient de panneau et vaut 0,8
Les η sont les rendements respectifs de l’onduleur, de la batterie et du régulateur et valent 0,8 en
moyenne.
5.4.1.1.2. Dimensionnement du stockage.
La capacité des batteries d’accumulateur est évaluée par :
𝐸𝑗 . 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑒(𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠)
𝐶=
𝐷. 𝜂𝑏𝑎𝑡 . 𝑉𝑏𝑎𝑡
Ej est l’énergie consommable par jour
C es la capacité des batteries en Ah
D est la profondeur de décharge (20, 40, 60 %)
Vbat est la tension de la batterie
ηbat est le rendement de la batterie.
5.4.1.2. La méthode PhotoWatt
Deux coefficients Wp et Wb permettent de déterminer rapidement la puissance du générateur et la
capacité des batteries à partir de la carte ci-jointe.
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Cours d’énergies renouvelables Mr ZONGO
CHAPITRE 5 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN SYSTEME PHOTOVOLTAÏQUE AUTONOME
5.4.1.2.1. Détermination des coefficients
Zone 4 5 6 7 8
WP 0,56 0,43 0,38 0,33 0,32
Wb 7,44 7,44 7,44 7,44 7,44
5.4.1.2.2. Dimensionnement du générateur photovoltaïque
La puissance crête des modules photovoltaïques est donnée par la relation : 𝑃𝐶 = 𝐸𝑗 ∗ 𝑊𝑃 [WC]
5.4.1.2.3. Dimensionnement du stockage
La capacité des batteries de stockage est donnée par la relation : 𝐶 = 𝐸𝑗 ∗ 𝑊𝑏 [Ah].
5.4.2. Méthode des logiciels
Les outils nécessaires pour utiliser des logiciels de dimensionnement de systèmes
photovoltaïques sont :
- Bases de données météo/composants
- Recherche des coordonnées d’un site par ‘Google earth’
- Génération et importation de données météorologiques d’un site dans la base de données de ces
logiciels tels que : PV Syst, SMAsunny design, et Master Volt, RetScreen, Archélaos, …
5.5. Dimensionnement du régulateur
Deux méthodes pour dimensionner un régulateur : la méthode des courants (courant d’entrée et
courant de sortie) et la méthode de la puissance crête.
5.5.1. Méthode de courants
21
Cours d’énergies renouvelables Mr ZONGO
CHAPITRE 5 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN SYSTEME PHOTOVOLTAÏQUE AUTONOME
Cette méthode consiste à séparer les fonctions de charge et de décharge du régulateur.
Le courant de charge ou courant d’entrée du régulateur est déterminé en déterminant le courant
de court circuit du générateur PV.
Le courant de court circuit maximal ISC produit par le générateur multiplié par un coefficient de
sécurité de 1.25, doit être inferieur à l’intensité admissible du courant d’entrée du régulateur.
Le courant de décharge ou courant de sortie du régulateur est le courant total consommé par tous
les récepteurs. Ce courant est déterminé à partir la puissance totale des récepteurs.
L’intensité de sortie du régulateur doit être supérieure à la valeur maximale du courant demandé
par l’ensemble des récepteurs.
5.5.2. Méthode de la puissance crête
Cette méthode consiste à diviser la puissance crête du générateur par la tension du système. On
obtient la valeur de l’intensité du régulateur à installer.
5.5.3. Dimensionnement de l’onduleur
Le choix de l’onduleur est imposé par :
- la tension à la sortie du générateur PV et celle aux bornes de la charge en alternatif,
- la puissance totale des charges en AC.
𝑃𝑡𝐴𝐶
La puissance de l’onduleur : 𝑃𝑜𝑛𝑑 =
𝑓𝑡 ∗𝜂𝑜𝑛𝑑 ∗𝑐𝑜𝑠𝜑
• Pond = puissance de l’onduleur en VA,
• PtAC = puissance totale des charges en AC
• ft = facteur de perte en ligne environ 80 %
• 𝜂𝑜𝑛𝑑 = rendement de l’onduleur
• 𝑐𝑜𝑠𝜑= facteur de puissance, entre 0.8 et 0.95.
22
Cours d’énergies renouvelables Mr ZONGO
CHAPITRE 5 : CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT D’UN SYSTEME PHOTOVOLTAÏQUE AUTONOME
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Cours d’énergies renouvelables Mr ZONGO
CHAPITRE 6 : LES BATTERIES SOLAIRES
CHAPITRE 6 : LES BATTERIES SOLAIRES
Une batterie électrique est un composant électrochimique, elle comporte des électrodes positives
et négatives composées d’alliages dissemblables plongées dans un électrolyte (acide). L’ensemble
est encapsulé dans un bac scellé ou muni d’un bouchon de remplissage et d’un évent. Les
réactions d’oxydoréduction qui gouvernent le fonctionnement d’une batterie sont réversibles,
dans la mesure où celle-ci n’a pas été longtemps, ni complètement déchargée ni trop surchargée.
Un fonctionnement prolongé dans l’un ou l’autre de ces états aboutirait à la destruction définitive
de la batterie.
Les batteries rechargeables sont largement utilisées dans les systèmes photovoltaïques
autonomes pour emmagasiner le surplus d’énergie en vue d’alimenter les charges de faible et
moyenne puissance pendant les périodes où il n’y a pas de soleil
6.1. Caractéristiques principales des batteries
6.1.1. Capacité.
La capacité d’une batterie s’exprime en ampères heures (Ah), c’est la quantité de courant qu’elle
peut fournir au cours d’un nombre d’heures précis, à une température de référence. Cette
capacité nominale varie dans le même sens que la température de service de la batterie.
La capacité standard est déterminée en déchargeant la batterie à l’aide d’un courant constant
pendant 10 heures, on parle alors d’une capacité de batterie à C/10 ou C10.
Dans le cas particulier des batteries destinées aux applications photovoltaïques, on parle de la
capacité de décharge sur 100 heures, soit C100. Cette donnée est utile pour les situations où les
batteries doivent couvrir le besoin d’énergie pendant plusieurs jours d’affilée.
6.1.2. Etat de charge et tension
L’état de charge (SOC) d’une batterie est la quantité résiduelle de charge pouvant être restituée
par rapport à la capacité nominale. L’état de charge est exprimé en pourcentage et il est de 100%
quand la batterie est entièrement chargée. C’est la variable véritablement importante de la
batterie en technique photovoltaïque.
A une température donnée, la tension aux bornes d’une batterie de 12 V nominal varie selon l’état
de charge et de la résistance interne qui elle même varie selon le vieillissement. La relation qui lie
les deux quantités SOC et tension est complexe et la seule mesure de la tension n’est pas une
information fiable.
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CHAPITRE 6 : LES BATTERIES SOLAIRES
6.2. Batteries stationnaires
La plupart des systèmes photovoltaïques comportent des batteries spéciales (batteries
stationnaires à alliages de Plomb). Ces batteries sont conçues pour restituer un courant stable
pendant de longues périodes en conservant leurs aptitudes à la recharge, et ceci à un grand
nombre de reprises (cycles), on parle de batteries stationnaires ou à décharge profonde.
La batterie à décharge profonde oscille lentement entre des niveaux de pleine charge et de
décharge maximale admissible. Leurs plaques (électrodes) sont plus épaisses que celles de la
batterie de démarrage et sont fabriquées dans un alliage plus dense et plus élaboré.
Plaque épaisse : semi stationnaire Plaque tubulaire : Stationnaire
Leurs surfaces sont aussi plus réduites, elles ne peuvent donc pas produire de forts courants
instantanément.
6.3. Choix des batteries
Il existe sur le marché différents types de batteries stationnaires en 2, 6 ou 12 Volts nominal,
qu’on distingue principalement par le nombre de cycles que celles-ci peuvent fournir à une
profondeur de décharge admissible déterminée, par la géométrie des plaques positives (planes ou
tubulaires) et enfin par la forme de l’électrolyte (liquide, gel).
6.3.1. Choix des batteries selon leurs cyclages
Dans le cas des systèmes photovoltaïques, on opte généralement pour des batteries à profondeur
de décharge de l’ordre de 60 à 80% pendant au moins 400 cycles.
On choisit les batteries à électrolyte liquide si la maintenance du système est aisée, tandis que les
batteries à électrolyte gélifié sont adaptées aux situations où le confort de l’utilisateur est
souhaité (cas des petites unités) et aux systèmes à maintenance réduite.
Cyclages
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CHAPITRE 6 : LES BATTERIES SOLAIRES
6.4. Associations 12, 24 et 48 Volts.
On associe les batteries en série pour obtenir des tensions multiples de 12 Volts (24V, 48V) et en
parallèle pour augmenter la capacité.
Association en série de deux batteries 12 Volts / 100 Ah Association en parallèle de deux
batteries 12 Volts / 100 Ah
6.5. Autonomie.
Lors du dimensionnement d’un système photovoltaïque, une durée d’autonomie est indiquée. Il
s’agit de la période comptée en jours durant laquelle les besoins énergétiques peuvent être
couverts même par mauvais temps. L’apparente simplicité de la définition de cette période
d’autonomie peut cependant engendrer quelques écarts. Une autonomie excessive non justifiée
par les conditions météorologiques aboutit, soit un parc batteries, soit d’un champ photovoltaïque
surdimensionné. Avec dans le premier cas, le risque que l’état de pleine charge ne soit jamais
atteint (sulfatation rapide des batteries) et dans le deuxième cas la certitude que le parc batteries
soit toujours à l’état de pleine charge, ce qui limite l’intérêt des batteries à décharge profonde.
6.6. Les régimes de charge et de décharge
6.6.1. Régime de recharge standard IOU (IUU).
Ce régime est une succession de trois étapes nommées bulk, absorption et floating.
- Charge normale (bulk) : on applique à une batterie à électrolyte liquide de 12 Volts nominal
déchargée, un courant constant (égal à 0,05xC10 A) jusqu’à ce que la tension de la batterie
atteigne environ 14,4 Volts. A ce moment, quelque 80 % de l’état de charge de la batterie a été
restauré.
- Charge d’absorption : durant cette étape, à tension constante limitée à quelques heures, la
tension est maintenue égale à 14,4 Volts, alors que le courant baisse car la batterie est de plus en
plus chargée. La fin de cette étape marque le « presque » plein état de charge
- Charge de finition (floating) : durant cette dernière étape, la tension est baissée à environ 13
Volts tandis que le courant de charge, devenue très faible, est presque constant ; c’est l’état de
pleine charge.
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CHAPITRE 6 : LES BATTERIES SOLAIRES
6.6.2. Régime de recharge standard IU.
Ce régime est une succession de deux étapes nommées boost, et floating.
- charge normale (boost) : on applique par exemple à une batterie à électrolyte liquide de 12
Volts nominal déchargée, un courant constant (égal à 0,05xC10 A) jusqu’à ce que la tension de
la batterie atteigne environ 14 Volts. A ce moment, quelque 70% de l’état de charge de la
batterie a été restauré.
- charge de finition (floating) : durant cette étape (plusieurs heures), la tension est maintenue
égale à 14 Volts, alors que le courant baisse et devient presque constant, car la batterie est de
plus en plus chargée.
On nomme cette étape « charge de finition » parce qu’elle compense l’autodécharge des batteries
des systèmes électriques de secours (UPS).
6.6.3. Régime de recharge en technique photovoltaïque
Les constructeurs de batteries et de chargeurs de batteries se réfèrent généralement aux régimes
classiques IOU (à trois étapes) ou au régime IU (à deux étapes) irréalisables strictement en
pratique photovoltaïque.
Cependant, certains traits restent communs selon le degré de sophistication du régulateur de
charge/décharge photovoltaïque.
On parlera de régime IU modifié car au cours de durées changeantes, le courant disponible généré
par les panneaux photovoltaïques est variable, la tension de la batterie étant fixée par la vigueur
du régime de recharge.
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CHAITRE 7 : DIMENSIONNEMENT DES CABLES ELECTRIQUES SOLAIRES
CHAITRE 7 : DIMENSIONNEMENT DES CABLES ELECTRIQUES SOLAIRES
Pour assurer le transport de l’énergie des modules jusqu’au régulateur de charge, on ne peut pas
utiliser n’importe quel câble électrique. Les câbles solaires sont étudiés pour résister aux
conditions spéciales liées à leur utilisation. Ils sont les seuls à pouvoir assurer une longue durée
de vie (supérieure à 30 ans) tout en minimisant les pertes d’énergie. Les câbles ordinaires, même
s’ils sont conçus pour un usage extérieur, ne supportent pas aussi bien les variations de
température (pouvant aller de -20°C à 80°C à proximité des modules), ainsi que l’exposition aux
rayons ultra violets et à l’ozone. Tout cela en restant souples et maniables. Ils sont équipés dans la
majorité des cas d’une double isolation et ne possèdent pas de substances inflammables ou
toxiques (halogène) ce qui accroît leur sécurité.
7.5. Les câbles solaires
Les câbles solaires sont des câbles flexibles mono ou multibrins particulièrement adaptés au
câblage des installations solaires montées en intérieur ou en extérieur.
Ces câbles sont extrêmement robustes, supportent de fortes contraintes mécaniques, résistant à
la chaleur, au froid, au frottement, aux UV, à l'ozone et aux intempéries.
1) Conducteur : Tresse en cuivre étamé, avec âme de faible diamètre
2) Isolation
3) Gaine
7.3. Comment réduire les pertes dans un câble électrique
Dans une installation photovoltaïque, plusieurs solutions permettent d'améliorer l'efficacité des
câbles :
- la première solution est de prendre une section de câble plus grosse, mais cela peut avoir
un coût.
- La deuxième solution, c'est de faire en sorte que l'intensité du courant ne soit pas trop
élevée dans le câble.
Pour une même puissance, réduire l'intensité consiste à augmenter la tension. Autrement
dit, il faut mettre les modules en série au lieu de les mettre en parallèle. Dans ce cas, ils ne
produisent plus 12V mais 24 voir 48V. Le problème, c'est que le 24 et le 48V ne sont pas
directement exploitables contrairement au 12V avec lequel certains appareils
fonctionnent. De plus, les autres éléments de l'installation (régulateur, batterie, …) utilisant
ces tensions sont plus rares, et donc légèrement plus chers.
- La troisième solution, est de réduire les distances le plus possible, que l'électricité soit
produite, stockée, transformée et consommée au même endroit.
- Quatrième solution, si les longueurs de câble sont trop importantes, le mieux est alors de
regrouper les modules, le régulateur, les batteries et l’onduleur au même endroit afin de
transporter l'électricité en courant alternatif.
- La cinquième solution intervient une fois l'installation terminée : il s'agit de répartir sa
consommation dans le temps, autrement dit, se contraindre à ne pas utiliser tous ses
appareils en même temps. De cette façon, l'intensité qui circule dans les câbles est
beaucoup moins élevée. Il ne s'agit pas de moins consommer (encore qu'il s'agisse de la
règle numéro 1), mais de mieux consommer. Programmez le lave-linge pour qu'il
fonctionne la journée, par exemple, lorsque tous les autres appareils sont à l'arrêt.
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CHAITRE 7 : DIMENSIONNEMENT DES CABLES ELECTRIQUES SOLAIRES
Sachant que les pertes d’une installation photovoltaïque peuvent atteindre 20 % entre ce qui est
produit par les modules et l’électricité que l’on consomme effectivement, il est important d’utiliser
du matériel permettant de minimiser ces pertes. En ce qui concerne les câbles, on essaye
généralement de les limiter à 3%.
7.4. Section des câbles électriques
Des tableaux permettant de connaître directement la résistance d'un câble, ou de choisir une
section en fonction de la longueur et de l'intensité.
Les tableaux donnés en annexe sont des abaques vous permettant de connaître directement la
section des fils électriques à utiliser en fonction de la tension, de l'intensité, et de la distance à
parcourir. Les calculs ont été réalisés pour une chute de tension compatible de 3%.
NB : il faut savoir que si la distance séparant vos modules et vos batteries (par exemple) mesure
effectivement 20 m, cela représente 40 m de câbles.
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CHAPITRE 8 : MAINTENANCE D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAIQUE
CHAPITRE 8 : MAINTENANCE D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAIQUE
La fréquence des visites de contrôle et maintenance devra être au minimum d'une fois par
semestre. Elle concernera le champ photovoltaïque, les batteries d’accumulateur et le régulateur
de charge et éventuellement l’onduleur.
8.1. Contrôle du champ photovoltaïque
8.1.1. Contrôle et maintenance des composants
• vérifier qu'aucun masque ne vienne occulter le champ photovoltaïque (en particulier la
végétation) à tout moment de la journée. Pour cela :
- utiliser un clinomètre et un abaque de course du soleil pour la latitude du site considéré ;
- Elaguer la végétation apparue depuis la dernière visite si elle est l'origine du masque.
• Pour les générateurs installés au sol, couper la végétation apparue sous le champ
solaire de façon à garantir l'accès aux boites de connexion et jonctions.
• Contrôler l'état de surface des modules et vérifier leur propreté: procéder à leur
nettoyage à l'eau claire. Ne pas utiliser de détergent ou d'abrasif.
• contrôler l'état des ancrages des structures support modules, le serrage de la visserie
modules sur ces structures et le serrage des éléments de structures entre eux.
• Contrôler l'état de l'étanchéité des boites de connexion des modules, et des boites de
jonction : refaire les joints d'étanchéité si nécessaire et contrôler les passages de câbles,
resserrer les presse-étoupes nécessaire (les câbles ne doivent pas pouvoir coulisser dans
les presse-étoupes, remplacer ces derniers si nécessaire).
• Contrôler l'état de la connectique : procéder par sondage sur quelques boite de
connexions modules, et systématiquement sur les boites de jonction. Vérifier qu'aucune
trace de corrosion n'apparaisse sur les contacts et la qualité du serrage des connexions et
bornes à vis. Protéger ces connexions à l'aide de graisse silicone.
• Contrôler la bonne fixation et l'état des câbles (interconnexions modules, liaison
module/boite de jonction, boite de jonction/régulation, régulation/batterie, en particulier
leur tenue mécanique (câble entaillé, rongé...) et résistance au UV pour les câbles non
protégés mécaniquement. On vérifiera l'étanchéité au départ des fourreaux, et l'état de la
fixation des éventuels chemins de câbles.
8.1.2. Contrôle électrique du champ photovoltaïque
• Un premier contrôle de rendement global de l'installation permettra de vérifier
l'ordre de grandeur de la production du champ solaire : pour une installation en charge
(hors régulation), on mesurera l’intensité produite par le champ, la tension aux bornes des
batteries et l’ensoleillement global sur le plan des panneaux.
Le calcul de rendement global permettra en très peu de temps de valider la production du
champ. Dans le cas où cette valeur de rendement global est hors des ordres de grandeurs
usuelles : environ 10% pour un champ cristallin, et 5% pour un champ amorphe, il y aura
lieu d’approfondir les contrôles au niveau de chaque branche du générateur, le défaut
pouvant en effet intervenir au niveau de la connectique, d’une diode de mise en parallèle,
ou d’un module.
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CHAPITRE 8 : MAINTENANCE D’UNE INSTALLATION PHOTOVOLTAIQUE
• Mesurer les tensions en circuit ouvert (Vco) et le courant de court circuit (Icc) de
chaque branche, cette mesure sera réalisée dans les boites de jonction du champ solaire.
Ces valeurs seront corrélées à une mesure d'ensoleillement : la tension en circuit ouvert
mesurée sera de 18 à 21V en 12V, 36 à 42V en 24V, etc...
Le courant de court circuit par branche sera à comparer à l'ensoleillement et la courbe
constructeur du module (pour un module de 50Wc il sera supérieur à 3A en plein
ensoleillement). De façon pratique la mesure des Icc par branche sera faite en amont les
diodes anti -retour.
• Vérifier la validité de la mise en parallèle de chacune des boites de jonction, en
vérifiant qu'en sortie de cette mise en parallèle on obtienne bien la somme des courants de
chaque branche : pour cela il est impératif de déconnecter le câble de sortie allant vers le
régulateur (risque de court circuit en fonction de l'état du régulateur). Vérifier le
fonctionnement des diodes à l'aide d'un multimètre (chute de tension maxi de 0,6V en
plein ensoleillement, vérification du sens passant et blocage).
8.2. Contrôle régulateur
8.2.1. Contrôle "mécanique"
Le coffret de régulation et de commande est généralement placé à l'intérieur des locaux. Ainsi, il
est moins exposé aux contraintes climatiques. Une inspection de l'état des connexions et un
serrage des borniers est en général suffisant. Il est parfois nécessaire de nettoyer les coffrets ou
des insectes peuvent venir nicher en cas de mauvaise étanchéité de l'enveloppe extérieure.
8.2.2. Contrôle du fonctionnement
• contrôle de l'état des fusibles et disjoncteurs à l'intérieur du coffret de régulation, à
remplacer suivant leur état.
• vérification du fonctionnement de la régulation.
Pour être significative cette vérification sera faite en grandeur réelle en leurrant le régulateur sur
l'état de tension de la batterie. Pour cela on utilisera une alimentation variable autonome (ou sur
installée sur l'onduleur du générateur s'il existe) que l'on connectera à l'entrée de mesure de
tension du régulateur (tension de pilotage).
En explorant la plage des tensions susceptibles d'être prise par la batterie, on vérifiera la bonne
commutation des relais de charge et de limitation de décharge, et on vérifiera la validité des seuils
de commutation. Les seuils généralement retenus pour des conditions usuelles de
fonctionnement sont indiqués dans le tableau ci-dessous.
Seuil Par élément de 2V 12 V 24 V 48 V
Charge forcée 2.50 15.0 30.0 60
Régulation charge 2.40 14.4 28.8 57.6
Reconnexion de charge 2.10 12.6 25.2 50.4
Alarme basse 1.95 11.7 23.4 46.8
Limitation de décharge 1.90 11.4 22.8 45.6
Reconnexion de l’utilisation 2.15 12.9 25.8 51.6
Saufs réglages spécifiques, on se conformera aux réglages indiqués par le constructeur du
régulateur.
Si elle n'est pas programmée (cas des régulateurs à microprocesseurs), on procédera à une charge
d'égalisation de la batterie en enclenchant manuellement cette fonction sur le régulateur.
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BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
[1] Azoumah Y., Bassolé J., Coulibaly Y., Kottin H. :
''Conception et dimensionnement d’installations photovoltaïques’’. Session
de formation 2ie, Mai 2010.
[2] Braun Jean-Paul, Faraggi Benjamin, Labouret Anne : ''Les cellules
solaires'', Ed. ETSF, Paris, 1996.
[3] Falk Anthony : ''Le photovoltaïque pour tous : Conception et réalisation
d'installations''. Ed. Le Moniteur, Paris, 2006.
[4] Tissot Michel :''Le guide de l'énergie solaire et photovoltaïque''.
Ed. Broché.
[5] http://herve.silve.pagesperso-orange.fr/solaire.htm/
L’énergie solaire.
[6] http://michel.hubin.pagesperso.orange.fr/physique/solide/chap_s8.htm
Les cellules photovoltaïques
[7] www.ifremer.fr/lpo/cours/mouvement/sab06.html
Mesure du rayonnement solaire.
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ANNEXE
ANNEXE
ABAQUES POUR SECTION DE CABLE
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ANNEXE
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ANNEXE
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