Sommaire
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Objectifs de la matière :
La Fabrication Mécanique a pour objectif de donner à l’étudiant les connaissances
nécessaires afin de maitriser les techniques de fabrication des pièces mécaniques par
l’application des différents procédés d’usinage. Par ailleurs, l’étudiant est préparé à se
familiariser avec certain type de machines-outils conventionnelles utilisées dans ce domaine
telles que les perceuses, les aléseuses, les tours, les raboteuses, les fraiseuses, les rectifieuses,
etc.
Compétences visées :
• Connaitre les procédés de fabrication mécanique utilisés pour l’obtention des
produits ;
• Proposer les méthodes de fabrication de n’importe quelle pièce mécanique ;
• Définir les moyens et les conditions nécessaires à la production ;
• Augmenter la productivité pour répondre aux exigences des clients ;
• Optimiser la ligne de production d’un professionnel en production mécanique ;
• Détecter les failles qui nuisent la productivité ;
• Prévoir et anticiper les adaptations pour faciliter l’intégration des nouvelles
technologies.
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Savoir-faire :
• Maitriser le choix des produits bruts et les techniques de leurs mise en œuvre ;
• Maitriser les techniques de fabrication mécanique par enlèvement de la matière ;
• Identification des montages des outils et des pièces à partir des documents de
fabrication ;
• Expliquer les phénomènes physiques liés au processus d’usinage.
Introduction générale
Pour la fabrication d’une pièce, deux solutions se présentent :
Mise en forme sans enlèvement de la matière : C'est le domaine de production des pièces par
formage à chaud et à froid, par fonderie, par frittage, etc. Ces procédés ont pour objet la
production des ébauches qui doivent être, en général, parachevées par usinage.
Mise en forme par enlèvement de la matière : C'est le domaine de l'usinage dont les moyens
sont sans cesse perfectionnés pour diminuer le coût de fabrication et améliorer la qualité
des pièces réalisées. L'usinage se présente plus comme complément des procédés cités
auparavant que compétitif. Cette technique, d'origine très ancienne, a connu une grande
expansion surtout avec l'arrivée de nouvelles machines-outils très performantes. Malgré
l'apparition des techniques récentes comme les usinages non conventionnels
(l'électrochimie, l'électroérosion, la coupe par laser, par faisceau d’électrons, etc.) ou
techniques anciennes qui progressent (forge et fonderie de précision), l'usinage présente
l'intérêt d'être plus facile à mettre en œuvre, plus productif et même moins coûteux dans la
plus part des cas. L’usinage se pratique sur des matériaux solides tels que les métaux et les
alliage, le bois, et bien d’autres matériaux non métalliques.
La figure ci-dessous montre les procédés couramment utilisés pour la mise en forme des
pièces.
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Définition de l'usinage :
L'usinage a pour objet d'obtenir, à partir des ébauches, des pièces de forme déterminée avec
une précision géométrique nettement exprimée et un état de surface bien spécifié. Le choix
rationnel entre les différents procédés d'usinage a, donc, une grande importance. La figure
cidessous montre le rôle de l'usinage comme étant la transformation de la forme d’un matériau
de l’état brut à un état final.
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Forêts à queue conique. Destinés à réaliser des trous de gros diamètres et de différentes
longueurs. (Fig. 1.1.a) ;
Forêts à trous d'huile pour réaliser des trous profonds afin d’assurer une bonne lubrification
de la zone de coupe. (Fig. 1.3.c).
Forêts à dégagement central des copeaux. Utilisés principalement pour dégager les copeaux
fragmentés.
A partir d'une profondeur (ℎ ≥ 4∅), les problèmes d'exécution des trous deviennent de plus
B. Perçage d'un trou profond :
en plus difficiles à résoudre au fur et à mesure que la profondeur augmente. On peut utiliser
des forêts de série longue mais le problème de l'échauffement persiste toujours. Pour remédier
à ce problème, il est préférable d'utiliser des forêts à trous d'huile qui facilitent la lubrification
de la pointe de l'outil sous l'effet du liquide d'arrosage en dégageant à la fois les coupeaux.
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Les valeurs qui figurent dans les tableaux de perçage ne sont qu'indicatives et ne peuvent être
considérées comme valeurs optimales, applicables systématiquement. Malgré cette réserve,
les tableaux offrent une aide efficace dans la résolution des problèmes de perçage.
Les vitesses de coupe indiquées sont des vitesses moyennes. Il y a lieu de choisir la valeur
immédiatement supérieure si on veut réduire le temps d'opération et inférieure si on veut
réduire l'usure.
En se référant à la matière à travailler et la profondeur de perçage, il est possible déterminer
successivement :
a) le matériau du foret à utiliser ;
b) les conditions d’utilisation. C'est-à-dire la vitesse de coupe, l'avance et le lubrifiant ;
c) la référence des forets préconisés ;
d) les caractéristiques géométriques de ces forêts (angle d'hélice, angle de pointe et forme de
l'affûtage).
La lecture de la vitesse de coupe (V : m/min) se fait à partir des tableaux. Pour un diamètre du
forêt (d : mm) connu, la fréquence de rotation (N) est obtenue en appliquant la formule :
= ( / )
Les avances (a : mm/tr) sur le tableau de préconisation correspondent à une courbe qui
combine le diamètre en abscisse et l'avance en ordonné. Le tableau ci-dessous indique la
valeur de l'avance en fonction de la courbe et du diamètre.
Diamètre du foret en mm
Matière
perçage
d’hélice
Courbe
Angle de
Avance
Lubrifiant
V moy
pointe
Angle
Matière à Travailler
min
m/
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Fig.1.1.a. Fixation outil-broche par cône morse Fig.1.1.b. Fixation de l’outil par mandrin
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Fig.1.4. Géométrie d’un forêt à queue cylindrique Fig. 1.5. Forêt dit « à longue d’aspic »
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C'est un alésoir monobloc, rendu expansible sous l'action d'un é1ément d'expansion (vis de
réglage à faible conicité) permettant un léger gonflement de la pointe. Par conséquent, une
faible variation du diamètre de l'outil de 0,15 à 0,25 mm
Cet outil est très fragile puisque les lames sont disposées sur sa circonférence.
La tête à réglage micrométrique : (Fig.1.13)
L'unité d'alésage micrométrique est un outil de précision, monté sur une barre en montage
droit (90°) ou oblique (53°). Ce dernier montage (oblique) permet de réduire les vibrations
lors de l'alésage des trous borgnes. La tête comporte une plaquette amovible qui peut être
réglée à 0.001 mm près. Elle convient pour des alésages courts en réalisant des passes
successives jusqu'au calibrage du diamètre. Ceci est rendu possible par déplacement
micrométrique de l'outil dans le sens radial.
La tête universelle : (Fig. 1.14)
Les têtes universelles permettent de réaliser, sur des pièces fixes, des opérations diverses sur
aléseuses, machines à pointer ou fraiseuses.
Elles sont composées d'un corps comportant une glissière en queue d'aronde, d'un coulisseau
porte-outil à réglage micrométrique. Les principales opérations réalisées sont de type :
alésage, chariotage, gorgeage, dressage des faces, alésage et dressage consécutifs, etc.
La barre d'alésage et la barre porte grains :
La barre d'alésage montée en l'air ou appuyée par son extrémité porte un ou plusieurs outils à
plaquettes amovibles (Fig. 1.15) ou des grains (Fig. 1.16). Les différents outils (grains)
travaillant successivement ou simultanément. Elles sont utilisées pour des opérations
d'ébauche et de demi-finition. En finition, il faut placer les outils symétriquement et prévoir
des sections de copeaux égales.
Si la barre est longue, le problème de déformation se pose. Alors, elle doit être supportée à
l'autre extrémité par une lunette.
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Fig. 1.10. Alésoirs creux pour ébauche (à gauche) et pour finition (à droite)
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Fig. 1.13. Barre avec unité micrométrique Fig. 1.14. Tête universelle à aléser
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Chapitre II : Tournage
2.1. Définition du procédé :
Le tournage est un procédé d’usinage par enlèvement de la matière qui permet la mise en
forme des pièces de révolution sur des machines-outils appelées « Tours ».
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Angle de direction auxiliaire (ϕ1) : formé par la projection de l’arête tranchante auxiliaire
sur le plan de base et la direction de l’avance.
Angle de sommet (ε) : formé par l’intersection des projections de l’arête tranchante
principale et auxiliaire sur le plan de base. ϕ + ϕ1 + ε =180°
Angle de dépouille principale (α) : formé par la surface de dépouille principale et le plan de
cisaillement. Il sert à réduire le frottement entre cette surface et la surface de coupe. Sa
valeur varie entre 6° et 12°.
Angle de d’attaque (γ) : formé par la surface d’attaque et le plan de base. Il rend plus facile
la formation du copeau. Sa valeur peut être positive, négative ou nulle et varie entre 0° et
15°.
Angle d’affûtage (β) : formé par la surface d’attaque et la surface de dépouille principale. α
+ γ + β = 90°
Angle d’obliquité de l’arête tranchante (λ) : formé par l’arête tranchante principale et le plan
de base. Sa valeur peut être positive, négative ou nulle.
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il faut choisir des régimes de coupe qui assurent à la fois un prix de revient minimal et les
exigences des pièces usinées.
Le choix d’un régime de coupe dépend, en général, de la matière, de la précision
dimensionnelle et de l’état de surface, de la rigidité de la machine, de la productivité, de la
géométrie et de la nature de la partie active de l’outil, de la lubrification etc.
Les conditions de coupe peuvent être prises soit directement à partir des recommandations des
fabricants des outils de coupe ou à la suite des calculs par la méthode analytique. Les tableaux
: 2.1, 2.2 et 2.3 présentent quelques indictions pour le choix de la vitesse de coupe et de
l’avance.
Tour parallèle à charioter et à fileter : C’est l’une des machines-outils les plus anciennes
destinée à l’origine pour exécuter les surfaces de révolution et les filetages. Ce type est
commandé par un moteur électrique incorporé au bâti assurant les mouvements de l’organe
porte-pièce (broche tournante) et celui porte-outil (chariot à deux déplacements). Les vitesses
et les avances sont obtenues à partir de boites de vitesses et d’avances ainsi que les filetages
qui sont obtenus d’une manière presque automatique. Le tour parallèle convient lorsque
l’usinage des pièces est traité à l’unité ou en petite série.
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(A)
(B)
(C)
Fig. 2.3. Outils de tournage : A) Outils d’extérieur B) Outils de forme C) Outils d’intérieur
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Tableau 2.3. Conditions de coupe pour le tournage des aciers avec des plaquettes en carbure
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Mouvement d’avance (Ma) : la translation de la table de la machine sur laquelle est fixée la
pièce dans le sens longitudinal, transversal et vertical est appelé mouvement d’avance.
Avance par dent (az : mm/dent). Valeur proposée par les concepteurs des fraises.
Avance par minute (am : mm/min) am =at.N f =az. .z N f
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La partie active d’une fraise est composée de plusieurs dents où chaque dent est comparable à
un outil de tournage. Une dent est composée, en général, d’une ou plusieurs arêtes de coupe,
d’une face d’attaque, d’une face de dépouille et le dos.
L’arête tranchante principale, rectiligne ou curviligne, est formée par l’intersection de la face
d’attaque et celle de dépouille.
Les angles caractéristiques d’une fraise sont définis comme suit :
Angle de dépouille (α) : formé par la face de dépouille et le plan de cisaillement. Il sert à
réduire le frottement entre cette surface et la surface de coupe.
Angle de d’attaque (γ) : formé par la surface d’attaque et le plan de base. Il rend plus facile
la formation du copeau. Sa valeur peut être positive, négative ou nulle et varie entre 0° et
15°.
Angle tranchant (β) : formé par la surface d’attaque et la surface de dépouille.
α + γ + β = 90°
Les fraiseuses de production : elles sont destinées aux travaux de série et peuvent être à
broche verticale ou horizontale. Les mouvements des chariots sont en général automatisés.
Les fraiseuses universelles : elles sont essentiellement utilisées dans les ateliers d’outillage
ou de fabrication en petite série. Ces fraiseuses tirent leurs noms de la position variable
que peut prendre l’axe de la broche porte-outil (verticale, horizontale et oblique) et de la
variété des surfaces susceptibles d’être usinées par ces machines (surfaces planes,
cylindriques, hélicoïdales, de forme, etc.).
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des roues dentées et des crémaillères en utilisant d’autres accessoires tels que le diviseur et le
plateau circulaire.
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Tableau 3.2. Conditions de coupe en fraisage pour des fraises à surfacer en carbure
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Tableau 3.3. Conditions de coupe en fraisage pour des fraises disques en carbure
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4. 3.Travaux de rabotage :
Les travaux de rabotage peuvent être des travaux de surfaçage et de réalisation des profils à
génératrice de forme courbe ou droite selon une directrice droite. Les formes courantes des
outils de rabotage et les opérations résultantes sont représentées par la (Fig. 4.1).
Des travaux spécifiques peuvent être réalisés sur mortaiseuses dans des surfaces intérieures
dont le mouvement de coupe rectiligne alternatif donné à l’outil qui se déplace verticalement
sur un coulisseau, alors que la pièce reçoit un mouvement de déplacement discontinu à chaque
aller-retour de l’outil (Fig. 4.2).
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d'autres procédés. Les cannelures droites, les rainures de clavette, les dentures droites ou
hélicoïdales, les profils carrés ou autres sont les principaux sujets du brochage intérieur. Dans
ce cas, il est nécessaire d'avoir un avant trou pour le passage de la partie avant de la broche
qui a un aspect général conique (Fig. 4.4). La broche possède des dents rangées sur différents
diamètres de la broche dont les premières sont destinées à l'ébauchage, les intermédiaires pour
la demi-finition et les dernières pour la finition. Les broches d'intérieur sont montées sur des
brocheuses qui travaillent par traction dans le plan vertical ou horizontal, tandis que la pièce
reste fixe sur la table de la machine. Le centrage de la broche dans le trou de la pièce nécessite
la présence d'un guide avant situé avant la zone taillée. Donc, le diamètre doit être
broches de grande longueur (≥ 12) sont guidées par l'arrière pour éviter les vibrations, la
rigoureusement calculé en fonction du diamètre de l'avant trou de la pièce. De même, les
importante ( > 1 ).
matière est parallèle à la surface brochée. Ce type est utilisé lorsque la surépaisseur est très
faible ( ≤ 1 ).
à la surface brochée. Ce type est utilisé pour la finition des surfaces où la surépaisseur est
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Fig. 4.6. Brochage par attaque latérale Fig. 4.7. Brochage par attaque frontale
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Fig. 4.8. Principe du brochage combiné Fig. 4.9. Brochage combiné des surfaces
Fig. 4.10. Machine de brochage horizontale Fig. 4.11. Machine de brochage verticale
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Le filetage est réalisé sur différentes machines universelles (tours, perceuses, fraiseuses,
rectifieuses) ou bien sur des machines à fileter spéciales. Ce procédé exige un rapport constant
entre les vitesses de rotation et d’avance afin de respecter le pas à produire.
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En règle générale, le filetage sur des machines universelles ne convient que pour des travaux
unitaires et en petite série. Alors qu’en grande série, on emploie souvent des machines à
fileter spéciales.
En fonction du nombre de profils coupants (tranchants) de l’outil, on distingue :
Les outils à profil unique
Les outils à profil multiple
Quel que soit le mode de filetage, la forme de la partie active de l’outil doit correspondre à
celle de la rainure du filet.
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Ce type de filetage permet de réaliser, par une fraise à profil constant, un filet. Il conduit à une
répartition du travail sur un grand nombre d’arêtes en réduisant, ainsi, l’usure de la fraise. On
distingue deux modes de filetage à la fraise :
Filetage à la fraise a profil unique : (Fig. 5.7)
Lors de filetage à la fraise à profil unique, l’axe de la pièce est incliné suivant la tangente à
l’hélice du filet. La fraise est animée d’un mouvement de coupe rotatif (Mc) autour de son axe
alors que le mouvement d’avance (Ma) conjugué avec le mouvement de rotation (Mr) sont
donnés à la pièce. Ce procédé convient pour les filetages longs surtout pour les filets de
section carrée dans la production en petite série.
Filetage à la fraise a profil multiple :
On utilise comme outil, une fraise à gorges (son profil n’est pas une vis). Le mouvement de
coupe (Mc) est donné à la fraise tandis que la pièce reçoit un mouvement rotatif très lent
accompagné d’un déplacement axial égal au pas par tour de la pièce.
Pratiquement, pour assurer le raccordement correct des filets, on ajoute un tour
supplémentaire de la pièce.
F) Filetage à la meule :
Ce mode de filetage est utilisé lorsque la pièce présente une grande difficulté d’usinage par les
outils de coupe traditionnels pour une raison de dureté de la pièce. Les machines utilisées
fonctionnent comme des machines à fraiser les vis on la meule remplace la fraise. Les meules
sont de grand diamètre pour qu'elles gardent leur profil exact le plus longtemps que possible
entre deux réaffutage (diamantage).
On distingue deux modes de filetage à la meule :
Filetage à la meule a profil unique : (Fig. 5.8)
Lors de filetage à la meule a profil unique, l’axe de la pièce est incliné suivant la tangente à
l’hélice du filet chaque tour de la pièce (β), le chariot porte-pièce avance parallèlement à l’axe
de la pièce d’une valeur égale au pas de la vis.
La meule est affutée avec un diamant sur les deux flancs exactement au profil à exécuter et
reçoit un mouvement de coupe rotatif (Mc) autour de son axe.
A chaque tour de la pièce (R), le chariot porte-meule avance parallèlement à l’axe de la pièce
(T) d’une valeur égale au pas de la vis.
Filetage à la meule à profil multiple :
La meule porte des sillons circulaires non hélicoïdaux comme la fraise à profil multiple et
reçoit un mouvement de coupe rotatif (Mc) autour de son axe.
Si la longueur du filetage (Li) est inférieure ou égale à la largeur de la meule (B), le meulage
de tout le filet sera obtenu en faisait tourner la pièce d’un tour (R) en même temps que l’on
produira le déplacement axial du chariot porte meule (T) d’une valeur égale au pas.
Si la longueur à fileter (Li) est plus grande que la largeur de la meule (B), le filetage est
réalisé secteur par secteur dont le nombre de tours de la pièce devient (L f/B) et le déplacement
total du chariot porte meule pendant la coupe sera (Lf-B).
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Le taraud est une vis dotée de rainures droites ou hélicoïdales (1, 2, 3, 4) formant les arêtes
tranchantes (Fig. 5.9). Il comprend une partie taillée et une queue de forme carrée pour
l’entrainement de l’outi1 en rotation par une tourne à gauche (Fig. 5.10). Le mode d’action
d’un taraud dans un trou percé est représenté par la (Fig. 5.11).
B) Taraudage Mécanique :
Pour améliorer la productivité, le taraudage doit s’effectue à l’aide des machines qui donnent
à l’outil le mouvement de rotation dans le sens voulu (Mc) et de l’inverser dès que le filet sera
formé afin de dégager 1’outil.
Parmi ces machines, on utilise des perceuses, des tours ou des perceuses spécialement
équipées de mandrins à tarauder de sécurité (Fig. 5.12) qui déclenchent la rotation du taraud
aussitôt que le couple devient anormalement élevé.
Des taraudeuses portatives munies de tarauds spéciaux sont généralement utilisées pour
exécuter des taraudages dans des pièces encombrantes et même au cours d’assemblage et de
montage, ces taraudeuses peuvent être électriques ou pneumatiques.
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Fig. 5.5. Filetage à la filière à peignes. Fig. 5.6. Filetage à l’outil tourbillonnant.
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Fig. 5.9. Laminage avec des molettes Fig. 5.10. Filetage par roulage
Fig. 5.11. Jeu de tarauds avec une tourne à gauche Fig. 5.12. Types de tarauds
Fig. 5.13. Mode de travail d’un taraud Fig. 5.14. Dispositif de taraudage mécanique
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Grade de dureté : Le grade de dureté est une indication de la résistance des grains à
l’arrachement, il est désigné par des lettres majuscules de D à Z.
Grade tendre : D-H
Grade moyen : I-M
Grade dur : N-R
Grade très dur : S-Z
En règle générale, on utilise des meules dites « tendres » pour la rectification des métaux
durs et « inversement ».
Structure : L’espacement des grains abrasifs est appelé «structure de la meule». Elle
est caractérisée par un chiffre variant de 1 à 12. Plus le nombre est faible, plus les
grains sont serrés.
Agglomérant : Les grains abrasifs sont liés entre eux à l’aide d’un liant ou agglomérant
symbolisé par des lettres qui indiquent la nature de l’agglomérant utilisé.
Vitrifié (céramique) : Symbole (V)
Silicate : Symbole (S)
Caoutchouc : Symbole (R)
Résine synthétique : Symbole (B)
Métallique : Symbole (M)
C) Désignation normalisé :
La spécification comporte sept symboles rangés dans l’ordre :
Type et origine de l’abrasif (facultatif)
Nature de l’abrasif
Grosseur des grains
Grade de dureté
Structure (facultative)
Nature de l’agglomérant
Marque d’identification du type de l’agglomérant (facultative)
Exemples
38A 60 L 6 VG : Cette meule est destinée pour rectifier les aciers traités.
37C 46 L 5 M : Cette meule est destinée pour rectifier les fontes.
37C 46 K 5 VBE : Cette meule est destinée pour rectifier les laitons et le bronze.
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Conclusion :
La rectification par balayage est avantageuse par rapport à la rectification en plongée du
point de vue précision car les défauts de géométrie de la meule ont un effet presque nul
sur la surface rectifiée. Par contre, on émit beaucoup de temps lors de la rectification.
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On utilise la rectification sans centres à l’enfilade pour rectifier des surfaces cylindriques
ayant un même diamètre tels que les barres longues (Fig. 6.13), des bagues et toutes les
pièces qui peuvent être rangées sur la réglette support de la rectifieuse.
H=0.5d si d<15mm et H=0.2d+4 si d>15 mm
E) Rectification plane :
La rectification plane est destinée pour rectifier des surfaces planes et des surfaces
réglées à directrice curviligne par une meule qui travaille de profil ou de face ou avec un
train de meules. Ce procédé peut être effectué sur des rectifieuses planes qui sont
souvent équipées de plateaux magnétiques (Fig. 6.14).
Les rectifieuses à table rectangulaire (Fig. 6.15) assurent les mouvements suivants :
Mouvement de coupe (Mcm) : donné à la meule par sa rotation et exprimé par (m/s)
Mouvement d’avance (Mf) : donné à la meule. Il est rectiligne et discontinue en
rectification de profil et exprimé en (mm/cd) ou rectiligne continu en rectification de
face et exprimé en (mm/min)
Mouvement d’avance (Mcp) : donné à la pièce par sa translation alternative et exprimé par
(cd/min).
Les rectifieuses à table circulaire (Fig. 6.16) assurent les mouvements suivants :
Mouvement de coupe (Mcm) : donné à la meule par sa rotation et exprimé par (m/s)
Mouvement d’avance (Mf) : rectiligne et continue en rectification de profil et exprimé en
(mm/min) ou circulaire continu en rectification de face et exprimé en (tr/min)
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6.4. Le Rodage :
Le rodage a pour but d’améliorer les états de surfaces en diminuant l’importance des
stries et permet d’obtenir une surface rodée de rugosité entre 0.1-0.2 µm. Par contre, ce
procédé ne peut pas corriger les défauts de forme de la surface usinée s’ils existent
(circularité, cylindricité, rectitude, etc.)
On peut distinguer deux types de rodage
A) Rodage des surfaces cylindriques intérieures : (Fig. 6.20)
Le rodage intérieur est, fréquemment, utilisé au cours des opérations de finition des
cylindres de moteurs ou des alésages sur lesquels une bonne qualité de surface est exigée
(0.25 µm). L’outil comportant trois ou quatre bâtons rodoirs, fixés sur un support
expansible, est monté flottant sur la broche de la machine à roder. Ce montage permet
1’auto-centrage du rodoir dans l’alésage.
L’outil reçoit un mouvement hélicoïdal résultant de la combinaison d’une rotation à la
vitesse de 30-50 m/min et d’une translation alternative à la vitesse de 10-20 m/min.
Le dispositif permettant 1’expansion du rodoir assure une pression de rodage de l’ordre de 1-
5 bars (Bar=Kgf/cm2) pour le rodage de finition.
Au cours du rodage, la surface doit être lubrifiée avec de l’huile, du pétrole, du gazole
etc. Pratiquement, tous les matériaux peuvent être rodés : aciers traités ou non traités,
pièces chromées, matières plastiques, carbures, etc.
Le contrôle de la cote rodée s’effectue automatiquement par déclenchement de la machine
si le calibre entre dans l’alésage.
B) Rodage des surfaces planes : (Fig. 6.21)
En fonction de dimensions des pièces rodées, on peut envisager deux montages de rodage :
Premier montage :
Dans le cas où les pièces sont de petites dimensions, on peut roder plusieurs pièces à
la fois. Les pièces sont emprisonnées dans des cages entre deux plateaux en fonte
dont les faces sont rigoureusement planes. Le plateau supérieur est fixe en rotation
assurant la pression de rodage, alors que le plateau inférieur est animé de deux
mouvements de rotation dont l’un autour de l’axe X-X et l’autre autour de l’axe Y-
Y. Pour qu’il y ait un rodage, l’abrasif est amené par le liquide d’arrosage.
Deuxième montage :
Lorsque la pièce a des dimensions importantes, le rodoir plan en fonte, enrobé d’une
pâte à roder, reçoit un mouvement de rotation continue accompagné parfois d’un
mouvement oscillatoire. Le support porte-pièce est animé, à son tour, d’un
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mouvement de rotation. Une légère pression est appliquée sur le rodoir pour assurer
le rodage.
6.5. La Superfinition :
Comme le rodage, la superfinition (Fig. 6.22) a pour objet de réduire la rugosité des
surfaces de révolution extérieures et de supprimer la couche altérée par la rectification
(couche de Beilby). La superfinition s’effectue sur une machine spéciale ou bien sur un
tour spécialement équipé avec un outil constitué par des pierres abrasives à finesse de
grains ayant l’indice jusqu’à 1000.
A la différence du rodage, la rotation est donnée à la pièce, alors que la translation et le
battement sont donnés à l’outil. L’amplitude de battement est faible (1 à 6 mm), alors
que sa fréquence est très élevée (2500 battements par minute).
6.6. Le Galetage :
Les surfaces préalablement ébauchées par usinage conventionnel (tournage ou
rectification) présentent toujours des sillons constitués par des sommets et des creux
situés par rapport à la ligne moyenne. Le galetage a pour effet de réduire les sommets et
de les ramener, par déformation, an niveau de la ligne moyenne (Fig. 6.23.A).
Le galetage s’app1ique, principalement, sur des aciers ayant une limite d’al1ongement
se situe à environ 6% et une résistance mécanique équivalente à 150 daN/mm 2.
Cependant, certaines fontes se prêtent assez bien à l’opération de galetage de finition.
La technique de galetage s’est progressivement imposée vis-à-vis de la rectification par
l’amélioration des états de surface, par l’amélioration des caractéristiques mécaniques
des couches superficielles du matériau et par sa rentabilité élevée pour les grandes
séries.
Un dispositif de galetage (Fig. 6.23.B) se compose d’un galet de travail en acier dur
(100C6 ou Z100CD17) et de deux galets-supports. L’ensemble exerce une pression
constante sur le métal qui se déforme dans des conditions dynamiques et oblige la
matière à remplir les creux par écoulement forcé.
Selon les caractéristiques de base du matériau, les surépaisseurs de matière nécessaires au
galetage sont assez variables :
De 15 à 20 µm sur les pièces ébauchées par
tournage De 6 à 8 µm sur les pièces ébauchées par
rectification.
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Références bibliographiques :
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[2] J. BASSINO, « Technologie en ouvrages métalliques –T.1 : Matériaux, usinage,
machines » Edition Foucher.
[3] CHEVALIER, « Tournage des Métaux ». Edition Delagrave.
[4] E. LECOEUR, « Usinage sur Machines-Outils ». Edition Delagrave.
[5] D. POLICET, « Technologie de fabrication ». Edition Foucher.
[6] DOURNIER, « Fraisage des Métaux ». Edition Delagrave.
[7] R. BUTIN, « Fabrication Mécanique : Technologie – I, II, III ». Edition Foucher.
[8] Chevalier, « Usinage par abrasion ». Edition Delagrave.
[9] J. P. TROTIGNON, « Productique. Organisation et technique des systèmes de
production ». Edition Nathan.
[10] R. DIETRICH et al. « Précis, Méthodes d’usinage ». Edition Nathan.
[11] P. PADELLA, « Guide des fabrications mécaniques ». Edition Dunod.
[12] D. BAUR et al. « Mémontech : Technologies industrielles ». Edition Castilla.
[13] M. VINCENT et D. GELIN, « Eléments de Fabrication ». Edition Ellipse.
[14] P. DEPEYRE, « Cours de Fabrication mécanique ». Université de la réunion, France.
[15] Bibliothèque : http://www.univ-guelma.dz/bibliotheque/catalogue.asp
[16] http://serge79.over-blog.com/liste-des-articles-r%C3%A9alis%C3%A9s.html
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