1
UNIVERSITE PEDAGOGIQUE NATIONALE
FACULTE DE DROIT
DEPARTEMENT DE DROIT ECONOMIQUE ET SOCIAL
BP.8815
KINSHASA/NGALIEMA
IMPACT DE L’INSPECTION GENERALE DE FINANCE
SUR LE CONTROLE DES ENTRPRISES PUBLICS EN
RDC : cas de la DGDA De 2019-2024
MASSOMBO NGUALA Darcis
Travail de Fin de Cycle présenté en vue de
l’obtention d’un diplôme de licence en Droit
Directeur : CHIRABAGULA
Professeur
Année Académique 2024 – 2025
i
DEDICACE
A nos affectueux parents, nous citons MASSOMBO
NDONTONI John et MBO KITENGE Fifi qui, en dépit
d’innombrables difficultés, nous ont toujours prêté mains fortes
matériellement et financièrement durant tous ces temps que
nous passons dans cette prestigieuse Université. Vous portez
sans précèdent au cœur nos études universitaires avec
beaucoup d’attention et d’amour.
ii
REMERCIEMENTS
Au terme de notre premier cycle d’études à l’Université
Pédagogique Nationale. Nous tenons à remercier toutes les
personnes qui ont contribué à notre formation et à l’élaboration
de ce travail scientifique.
Nos remerciements vont à l’endroit de toutes les autorités
de l’Université Pédagogique Nationale, en sigle « UPN », en
général et à celles du Département de Droit Economique et
Social en particulier pour avoir veillé au respect strict du
programme à l’intention des étudiants du premier cycle en
Droit Economique et Social.
De prime abord, nous tenons à remercier de tout cœur
Monsieur le Professeur CHIRABAGULA pour avoir accepté la
direction de ce travail de premier cycle en dépit de ses
multiples occupations. Et au Chef de Travaux KATENDE
Benjamin pour ses remarques constructives pour réaliser ce
travail.
Notre profonde reconnaissance s’adresse également à nos
frères et sœurs de la famille : Kertys MASSOMBO, Sahel
MASSOMBO, Raïs NDONTONI, Soraya MODIRI, Filia NDOMBE,
Grésil KALALA, Petit John MASSOMBO, Rossiolphie MODIRI pour
leur soutien tant moral que matériel et la confiance
incessamment témoigner durant notre cursus.
Nos vifs remerciements s’adressent à nos amis et
connaissances : NDANDA Fortune, Gloire MAMBU, Guy
MAMBUENI, Meschack KAZADI, Mélanie MUSUMBA NGANDU,
Blaise MASTAKI, MBELU Reaca, Bertyle NDUNGI, Ezeckiel
MALONGO, Marie-Reine IBE, BOTEMBE Einji , La famille Mbo
Que ceux qui de loin ou de près ont contribué d’une manière
ou d’une autre à notre formation sachent que nous sommes
reconnaissants envers eux.
1
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
La problématique désigne l’ensemble d’idées qui spécifient
la position du problème suscité par le sujet d’étude. 1 Ceci
correspond à la mise en œuvre d'une série des questions
pouvant déboucher sur une des hypothèses.
En effet, le douane est une taxe prélevée sur un produit
importé. Certains droits spécifiques sont prélevés sous forme
d'une somme fixe par unité de marchandise importée. Les Etats
en général et la République Démocratique du Congo en
particulier, ont besoin des moyens financiers pour faire face à
leurs multiples charges, pour y parvenir l'Etat devra soit
recourir aux ressources étrangères (emprunts) ou soit aux
ressources internes (production, taxes et fiscalités).
Sachant à l'avance ce qu'entraine l'un ou l'autre moyen de
financement, nous estimons que de ces deux possibilités qui
s'offrent à l'Etat, l'impôt et les taxes restent les ressources
essentielles, étant donné que leurs sommes ne sont pas à
rembourser, un intérêt particulier devra être accordé à leur
mode de perception afin de maximiser dans la mesure du
possible les recettes y afférentes. Y égard à ce qui précède,
l'Etat congolais attribue aux différentes régies financières la
mission fiscale, celle de perception des droits et taxes, c'est le
cas de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA),
DGRAD, Direction Générale des Impôts (DGI). Nous ne parlerons
qu'en ce qui nous concerne de cette première et plus
précisément de : « l'impact de ses recettes sur le
développement socio-économique de la RDC ».
La Direction Générale des Douanes et Accises, le cas
d'espèce, constitue l'un des piliers pourvoyeurs des recettes
publiques et occupe donc une place très délicate dans
l'exécution du budget de l'Etat. Par sa mission classique et
traditionnelle, celle de renflouer le Trésor public.
1 SHOMBA K.S. : Méthodologie de la recherche scientifique, PUK, Kinshasa,
2002, p. 32.
2
Il concoure au budget de l'Etat en termes d'un certain seuil
minimum fixé au préalable par le législateur. C'est ce que l'on
appelle assignation budgétaire. L'Etat entant que pouvoir
public, pour ainsi le considérer, éprouve toujours par sa nature,
les besoins à l'instar des personnes physiques dont les besoins
sont échelonnés en besoin physiologique pour ainsi dire l'Etat a
besoin des moyens financiers pour réaliser ses objectifs
économiques, politiques, sécuritaires, sociaux...afin de
concrétiser sa prétention, il a mis sur pieds des mécanismes de
tout genre, reposant sur les finances publiques : la fiscalité, la
non fiscalité, la parafiscalité et plusieurs autres systèmes
financiers pourvoyeurs des recettes publiques à travers les
budgets.
La Douane, le grand pourvoyeur des recettes de l'Etat
congolais fournit à ce dernier les ressources financières pour
qu'il parvienne à réaliser ses objectifs sur le plan de
construction des hôpitaux et écoles ; d'aménagement des
routes ; de versement des salaires aux fonctionnaires et des
soldes aux militaires et aux policiers, etc. De ce fait, chaque
Province est tenue de participer activement en termes de
réalisation des recettes dans les budgets de l'Etat à
concurrence d'un pourcentage assigné par rapport à ses
potentialités. La province douanière du Katanga et en
particulier la ville douanière de Kalemie ne peut se soustraire
de cette mesure.
Cependant, le législateur a doté la douane d'un pouvoir
important, appuyé par des textes légaux et règlementaires
permettant à ce dernier de lui fournir des moyens nécessaires
pour faire face à ses multiples charges. Pour rappel, les
formalités et régimes applicables aux marchandises
franchissant les frontières nationales ont toujours été régies par
le Décret du 29 janvier 1949 coordonnant et révisant le régime
douanier de la République Démocratique du Congo, ainsi que
par son règlement d'exécution, à savoir l'ordonnance n°33/9 du
06 janvier 1950. Malgré le rôle crucial que jouent les
entreprises publiques dans le développement socio –
économique de la RDC, leur gestion est souvent entachée
3
d’irrégularités, de malversations et d’une faible redevabilité ;
l’inspection générale de finance (IGF) a été institué pour assurer
le contrôle de la bonne gestion des finances publiques, y
compris celles des entreprises du portefeuille de l’Etat.
L’étendue réelle et l’efficacité de son impact sur
l’amélioration de la bonne gouvernance et la réduction de la
corruption au sein de ces entités, particulièrement dans des
structures aussi stratégiques que la Direction Générale des
Douanes et Accises (DGDA).
La question se pose est de savoir dans quelles mesures
l’intervention de l’IGF contribue –t-elle effectivement a renforcé
le contrôle interne, à prévenir la fraude et à promouvoir la
transparence et la bonne gouvernance au sein des entreprises
publiques ?
Pendant près de 62 ans, notre douane a fonctionné sur
base de cet instrument juridique pendant que l'environnement
commercial international qui prévalait lors de sa promulgation
connaissait d'importantes mutations, si bien que les
nombreuses révisions opérées sur la législation douanière de
1949 n'ont pas réussi à l'adopter au contexte de l'heure,
marqué notamment par les phénomènes de la mondialisation
des échanges et de la régionalisation du commerce ainsi que le
recours aux nouvelles technologies de l'information et de la
communication.
Pour remédier à cette situation et permettre à la douane
congolaise de se moderniser en fin de répondre aux exigences
de l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD) dont la
République Démocratique du Congo est membre, la Direction
Générale des Douanes et Accises a mise en place un nouveau
code des douanes promulgué par le Chef de l'Etat le 20 Août
2010 par l'ordonnance loi n° 10/002 de la même date. Ce code
devait entrer en vigueur six mois après sa promulgation, selon
l'article 403 du titre ÷v du même code, soit le 20 février 2011
où il devenait impérieux de doter le pays d'un instrument
4
juridique moderne, qui s'inscrive dans le cadre de facilitation et
de la simplification des procédures douanières, en vue de
stimuler la croissance économique. Le nouveau code des
douanes s'inspire beaucoup de la convention internationale
pour la simplification et harmonisation des régimes douaniers
révisés en juin
1999, dite « convention de Kyoto révisée » élaborée par
l'Organisation Mondiale des Douanes (OMD). Il comprend quinze
titres, 46 chapitres, 403 articles et contient beaucoup
d'innovations, notamment :
La consécration du droit, pour toute personne, d'accomplir
par soi-même les actes et formalités prévus par la
législation douanière ;
L'introduction des mesures de lutte contre la corruption ;
Le renforcement des pouvoirs de la douane en matière de
protection de la propriété intellectuelle et de la protection
juridique des agents des douanes dans le cadre de
l'exercice de leur fonction ;
Le droit des agents des douanes au port d'armes ;
La prise en compte dans l'accomplissement des formalités
douanières des nouvelles technologies de l'information et
de la communication ;
L'instauration des facilités de paiement (report de
paiement, crédit d'enlèvement) ;
Le paiement des droits et taxes et autres redevances dus
à l'occasion de l'accomplissement des formalités de
dédouanement par voie électronique ;
L'introduction des procédures simplifiées avec notamment
la possibilité de débuter les formalités de dédouanement
avant l'arrivée des marchandises ;
D’obtenir la mainlevée des marchandises avant
l'accomplissement des formalités de dédouanement ;
De dédouaner les marchandises dans les installations de
l'opérateur économique ;
5
L'instauration du statut de l'opérateur économique agréé ;
L'institution d'une procédure de recours contre les
décisions des autorités douanières.
En tenant compte de la réalité sur terrain, la DGDA
travaille sous un contrat programme c'est-à-dire un montant
exprimé en un pourcentage des recettes à réaliser pour
concourir significativement au budget de l'Etat et la DGDA
arrive à réaliser ce montant pour la plupart des cas. Eu regard à
tout ce qui précède, nous sommes arrivés à nous poser ces
quelques questions.
Les recettes douanières sont-elles favorisées le
développement socioéconomique de la RD Congo ?
Quels sont les différents types d’interventions et les
modalités de contrôle menées par l’IGF au sein de la
DGDA ?
Quel est le cadre juridique et institution des missions de
contrôle de l’inspection générale de finance sur les
entreprises publiques en RDC, et comment ce cadre est-il
appliqué dans le cas de la DGDA ?
Quels sont les effets perçus des interventions de l’IGF sur
la bonne gouvernance et le contrôle interne de la DGDA ?
L’action de l’IGF a-t-elle contribué à une amélioration
tangible de la transparence financière de la DGDA et à une
réduction des cas de malversations ou d’irrégularités
constatées ?
Au-delà des aspects financiers et de bonne gouvernance,
l’impact de l’IGF se traduit –il par une amélioration de la
performance globale de la DGDA (par exemple, en termes
de mobilisation des recettes, d’efficacité opérationnelle ,
de satisfaction des usagers ) .
Quel est l'impact des recettes douanières dans le social de
la Population congolaise ?
Quelles sont les mesures financières à retenir pour
parvenir à mobiliser les recettes douanières et accisiens ?
6
2. HYPOTHESES DU TRAVAIL
L’hypothèse est la proposition de réponses aux questions
que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche formulée
en des termes tels que l’observation et l’analyse puissent
fournir une réponse.2 Les préoccupations aux questions de la
problématique nous ont amené à proposer ce qui suit comme
réponses provisoires en vue d'une recherche approfondie sur
cette étude.
Les recettes douanières font partie du budget de l’Etat
étant donné que la Direction Générale des Douanes et
Accises occupe une place importante dans les réalisations
budgétaires, nous osons croire cela aurait de retombées
positives dans la vie de la Population tant dans le social
que dans l'économie.
Les mobilisations et maximisations des recettes
douanières permettent à l'Etat d'actionner ou de financer
des projets sur le plan national dont la première
bénéficiaire sera la population congolaise.
Pour mobiliser les recettes douanières, la Direction
Générale des Douanes et Accises est appelée à accomplir
la mission fiscale qui consiste principalement à la
perception par la Direction Générale des Douanes et
Accises des droits et taxes pour le compte de l'Etat et à
lutter contre la fraude.
3. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Avant d'aborder le vif de notre sujet, il est nécessaire de
préciser le motif du choix de celui-ci. Par après nous allons
présenter successivement les intérêts personnel, scientifique et
sociétal qui nous ont poussés à rédiger ce travail.
Le choix de ce sujet se justifie par le fait que la DGDA est
parmi les Institutions Publiques mobilisatrices des recettes de
l'Etat, qui occupe une position de choix dans le budget de l'Etat,
2 RONGERE cité par MULUMBATI, N : Manuel de sociologie, éd. Africa,
Lubumbashi, 1980, p. 21.
7
cela est dû de son rôle traditionnel qui est celui de perception
des recettes douanières. Le contrôle des entreprises publiques
est enjeux majeur pour l’économie congolaise, la RDC cherche
à améliorer sa gouvernance et à lutter contre la corruption ;
l’inspection générale de finance joue un rôle central dans cette
démarche.
3.1. Intérêt personnel
Entant qu'économiste c'est un plaisir de traiter un sujet du
domaine, car nous estimons que nos recherches sur ce sujet
contribueront à notre expérience.
3.2. Intérêt scientifique
Etant donné que notre travail est un fruit des recherches
orientées dans le domaine de finances (recettes douanières), il
constitue un domaine qui met en évidence des données réelles,
qualitatives et vérifiables pouvant servir à d'autres chercheurs.
Et ce travail leur servira d'une base pour tous ceux-là qui
traiteront de ce domaine.
3.3. Intérêt sociétal
Nous osons croire que la conclusion et les différentes
analyses sur le droit de douane et des recettes douanières
pourront éclairer les décideurs politiques en vue d'améliorer les
résultats futurs et cela pouvait avoir un impact significatif sur le
développement socio-économique de la RD Congo.
4. METHODES ET TECHNIQUES DU TRAVAIL
En vue de valider nos hypothèses, nous avons fait recours
aux méthodes et techniques suivantes :
8
4.1. Méthode
Une méthode est l’ensemble d’opérations intellectuelles
par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités
qu’elle poursuit, les démontre et les vérifie3.
Méthode juridique
La méthode juridique est celle qui nous a permis de
recourir aux textes légaux et autres articles à caractère
juridique ayant trait en la matière.
4.2. Techniques
La technique est l'ensemble des moyens ou outils mis à la
disposition de la méthode pour assurer son opérationnalité.
Technique documentaire
Consiste à étudier et analyser les documents pour avoir
des informations sur les faits ou les phénomènes que l'on
étudie.4 Elle nous a été très utile dans la définition des concepts
opératoires de notre sujet et dans l'analyse du cas d'étude.
Tout travail scientifique demande au moins un minimum de la
connaissance sur le thème à traiter.
Cette technique nous a permis de recueillir des
informations utiles dans les ouvrages, mémoires antérieurs,
cours de certains professeurs, et aussi dans les rapports
administratifs de la douane et de certaines informations livrées
par différents fonctionnaires de cette même régie financière,
cette technique nous a permis également de faire recours à la
bibliothèque et aux consultations des sites internet.
3 PINTO, R et GRAWTZ M., Méthodes des sciences sociales, éd. Dalloz, Paris,
1971, p. 289
4 MULUMBATI, Op. Cit, p.26
9
Technique d'interview directe
L'interview directe est celle dont les questions visent à
savoir directement ce que les sujets enquêtés pensent,
ressentent, désirent, savent, font ou sont.5
Par cette technique, il nous a été possible d'accéder à
certaines informations nécessaires suite à l'entretien que nous
avons eu avec certains responsables de la Direction Générale
des Douanes et Accises Sous-Direction de Kinshasa.
Technique d'observation directe
L'observation directe est cette forme d'observation qui
porte directement sur les faits sociaux étudiés, qu'il s'agisse
des individus, des groupes d'individus, des institutions, etc. 6
Cette technique nous a facilité d'opérer sur terrain et même
procéder à des vérifications de certaines informations afin de
déceler les réalités des faits.
5. DELIMITATION DU SUJET
Pour éviter de traiter un sujet de recherche vague, nous
avons délimité notre sujet dans le temps et dans l'espace.
Dans le temps, notre recherche porte sur une période allant
2019-2024.
5 Idem, p. 28
6 Ibidem
10
Dans l'espace, notre étude porte sur la Direction Générale
des Douanes et Accises. Nous appréhendons ainsi la
douane dans sa présentation, son historique, son
organisation, son fonctionnement, sa priorité fixée, sa
politique générale, ainsi les stratégies utilisées pour la
mobilisation et matérialisation de sa politique.
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Outre l'introduction et la conclusion générales, le présent
travail s'articule autour de deux chapitres qui se complètent, à
savoir :
Chapitre premier traite les considérations théoriques sur la
direction générale de douane et Accise.
Chapitre deuxième concerne l’impact de Contrôle de
l’inspection générale de finance pour le développement
économique de la RD Congo.
11
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS THEORIQUES
SUR LE DROIT DE DOUANE
Tout travail scientifique n'aura de sens et de la valeur que
lorsque ses résultats sont mis à la disposition des praticiens ou
lecteurs et son contenu ne posent pas des problèmes et
d'application. C'est ainsi qu'avant d'aborder le fond de notre
travail, il est utile pour nous d'en définir les principaux concepts
opératoires afin de mieux cerner le sujet sous examen.
SECTION 1 : DEFINITIONS DES CONCEPTS
OPERATIONNELS
I.1.1. Douane
Le mot « douane » peut revêtir trois sens différents.
Il désigne l'Administration publique chargée de percevoir
des droits et taxes sur les marchandises exportées ou
importées ou encore fabriquées localement ;
Ce mot désigne en suite le lieu où est installé le bureau
de la douane c'est-à-dire, l'ensemble de bâtiment,
hangars, terre pleine, enclos, cours, Beach où s'effectuent
les opérations et les formalités douanières ;
En fin la douane désigne également la taxe perçue par
l'Administration douanière appelée Droit des Douane (DD)
qui représente les droits d'entrée et de sortie, taxe,
redevances perçues à l'occasion de l'importation, du
transit, de l'exploitation ou de sortie des marchandises de
l'entrepôt.7
Quant au Dictionnaire Petit Robert, la douane est une
branche publique chargée d'établir et de percevoir les droits
imposés sur les marchandises, à la sortie ou à l'entrée d'un
7 Législation douanière, disposition préliminaire, article 1 ère
Décret du 29 janvier 1949, p. 2 8 Dictionnaire des langues françaises
Petit Robert, Paris, 1997, p.325 9 Idem, p. 568
12
pays.8 La douane est l'Administration qui perçoit les droits
imposés sur les marchandises exportées ou importées. 9
I.1.2. Accises
Le droit d'accises ou de consommation est un impôt
indirect qui frappe la consommation de certains produits
désignés par la loi, conformément à l'article 2 de l'Ordonnance
– Loi, le fait générateur de l'imposition à ce droit est :
La production locale des biens de consommation
désignés ;
L'importation de ces mêmes produits sur le Territoire
nationale.8
La Direction Générale des Douanes et Accises en sigle «
DGDA » est une entreprise publique chargée de la perception
des droits et taxes sur les marchandises importés, exportées et
certains produits fabriqués localement et jouit d'une
personnalité juridique. Ce service des douanes est le premier
pourvoyeur des recettes de l'Etat.
I.1.3. Recettes
Selon le Dictionnaire Petit Robert, les recettes c'est le total
des sommes d'argent reçues. Le Bureau d'un receveur des
impôts où se fait la centralisation des impôts. 9
1. Recettes fiscales
Les recettes fiscales désignent les sommes reçues par les
administrations publiques provenant des impôts et taxes. Elles
n'incluent pas la cotisation sociale. La structure des recettes
fiscales est très différente d'un pays à l'autre, ces différences
reflètent des choix nationaux en matière de fiscalité selon les
priorités économiques et sociales.10
8 Ordonnance Loi, n°68-010 du 6 janvier 1968 portant Législation des accises,
mis à jour 1990, p. 1-2
9 Dictionnaire des langues françaises Petit Robert, op.cit.,p. 902
10 Dictionnaire économique, 2e éd. Arman collin, Paris 2007, p. 404
13
2. Fiscalité
La fiscalité, système de contribution obligatoires prélevées
par l'Etat, le plus souvent sous forme d'impôt, pesant sur les
personnes, sur les entreprises et sur les biens. Les impôts et
taxes douaniers financent le budget des collectivités locales, et
contribuent notamment aux dépenses de l'éducation, de
justice, d'infrastructures routières, sans être affectés à un
financement particulier.11
Le droit fiscal de la RD Congo reconnait les différents
impôts en vigueur dont : les impôts ou contribution directs et
les impôts et contribution indirects. Les impôts directs
comprennent :
Les impôts directs sur le revenu.
Les impôts directs sur la fortune.
a)Les impôts directs sur les revenus comprennent :
La contribution mobilière
La contribution sur le revenu locatif
La contribution professionnelle sur le revenu
La contribution personnelle minimum
La contribution exceptionnelle sur la rémunération des
expatriés.
b) Les impôts directs sur la fortune comprennent :
La contribution foncière
La contribution sur le véhicule et
La contribution sur la superficie de la concession et
hydrocarbure.
Les impôts indirects comprennent :
11 John alma, l'impact de la douane dans les finances publiques et
développement socio-économique cité dans le site web : www.memoireonline.com, P. 1
14
La contribution ou impôt sur chiffre d'affaires (CCA ou ICA)
dont l'ICA à l'importation et à l'exportation.
Les droits des douanes (d'entrée et de sortie)
Les droits d'accises ou de consommation
Les taxes conjoncturelles temporaires et
L'ICA à l'intérieur
3. Non fiscalité
L'Etat ne couvre pas uniquement des échanges financiers
avec les impôts, il existe en plus de ces derniers qui
représentent la source importante, d'autres que nous appelons
taxes non fiscales. Ces principales ressources non fiscales de
l'Etat sont :
Les taxes administratives ;
Les ressources domaniales ;
Les ressources parafiscales ;
Les ressources extra fiscales.
Taxes administratives
Une taxe administrative est une rémunération pour un
service rendu.12
Ressources domaniales
Les ressources du domaine public de l'Etat se composent
des revenues que l'Etat tire de la gestion des biens et droits
mobilier et immobilier de ce domaine public ou privé. Exemple :
Vente de bois de forêt ; droit de pêche.15
Parafiscalité
Une parafiscalité est un prélèvement opéré par certains
organismes public ou semi-public, économiques et sociaux sur
12 MULWABA, Finances publiques, UNIKAL, 3e graduat
économie, 2010-2011, inédit 15 Idem
15
les usagers des services qu'ils offrent en vue d'assurer leur
financement autonome.13 Mais selon le dictionnaire
économique, la parafiscalité est constituée des prélèvements
obligatoires affectés à d'autres organismes de l'Etat ou des
collectivités Territoriales.14
Ressources extra fiscales
Pour financer ses dépenses publiques, l'Etat peut en plus
des ressources fiscales, domaniales et parafiscales, recourir à
trois autres sources des revenus extra fiscaux à savoir : les
emprunts, les capitaux extérieurs et le financement monétaire,
l'Etat ne recourt à ces moyens que dans le cas d'une impasse
budgétaire (décaissement supérieur à l'encaissement). 15
Comme nous parlons de la douane, il y a lieu de signaler
que les recettes douanières font parties des impôts indirects,
principalement sur :
Les droits des douanes (d'entrée et de sorties)
Les droits d'accises ou de consommation ;
Les taxes conjoncturelles temporaires et l'ICA à l'intérieur.
Nous ne saurons pas parler de la fiscalité sans pour autant
jeter un regard sur le budget de l'Etat qui est la finalité même
des ressources douanières.
I.1.4. Droit de douane
Un droit de douane est une taxe prélevée sur un produit
importé. Certains droits spécifiques sont prélevés sous forme
d'une somme fixe par unité de marchandise importée. Un droit
de douane est un droit d’importation (tarif) perçu sur les
marchandises entrant dans un pays, conformément à la liste
tarifaire du pays.
13 Ibidem, op.cit
14 MULWABA, Op. Cit.
15 Idem
16
En général, l’autorité ou l’agence en douane d’un pays
impose et perçoit les droits de douane. Les droits de douane
diffèrent selon les produits. Les entreprises qui veulent vendre
des marchandises à l’échelle internationale doivent comprendre
les listes tarifaires des pays où ils projettent de les exporter.
Toutefois, les sources utilisées pour le droit douanier sont les
suivantes : Constitution politique : plusieurs articles
mentionnant et expliquant les droits de douane. Les lois du
pays : chaque pays a des lois qui doivent être respectées dans
les coutumes. Conventions : ratifiées par la législature et
signées par l'État.
Les activités douanières dans notre pays remontent
d'avant GATT (General Agrément on Tarifs and Trade). Déjà en
1885, le Roi belge Léopold II organisait les perceptions des
droits des douanes à BANANA et BOMA, tous les deux dans la
province du Kongo-central. A cette époque les services des
douanes existaient sous l'appellation de corps des grandes
frontières. Crée par Ordonnance N° 33/245 du 31 Janvier 1949,
en suite, de la section de recherche et de surveillance
douanière, crée par Ordonnance Loi N° 14 au 24 Janvier 1964.
Par souci de nationaliser toutes les entreprises publiques,
le 15 Mai 1979, le Président de la République du Zaïre à
l'époque, Monsieur MOBUTU SESE SEKO, signera une
Ordonnance Loi n°79/113 pour leur conférer l'autonomie
financière. C'est à la même date que sera créé de l'Office des
Douanes et Accises (OFIDA), actuel DGDA par Ordonnance
N°19-114 dont les objectifs et la mission sont restés
traditionnels. Après 30 ans, le Gouvernement Congolais par
Décret N° 09/43 du 3 Décembre 2009 crée la DGDA.
17
La Douane reste une institution d'intérêt général, placée
sous l'autorité du Gouvernement et aussi un Service Public qui
se charge de percevoir pour le compte de l'Etat les droits et
taxes sur les marchandises importées et exportées ou
fabriquées localement, ces services se chargent aussi de faire
respecter la législation douanière et veille aussi à l'importation
des armées, de poudre à feu de chasse et de stupéfiant.
SECTION 2 : NOTIONS GENERALES SUR LE
DEVELOPPEMENT
I.2.1. Définitions
Le mot développement est sans aucun doute l’un des mots
qui a soulevé les plus de controverses : qui a sa portée réelle
pour arriver à une formulation certains de ce qui est le
développement mais de nombreux auteurs ont tenté de
proposer des définitions privilégiant tel autel autre critère.
Nous retiendrons quelques-unes :
François PERROUX l’a défini comme étant la combinaison
des changements mentaux et sociaux d’une population qui
rend apte à faire croître cumulativement et durablement
son produit réel global16 ;
Quant à J.M. ALBERTINI le développement est défini
comme disparité progressive des articulations et de la
domination17 en cours il suppose l’apparition d’un monde
nouveau et non le grossissement quantitatif de ce qui
existe déjà.
Pour BREMOND J le développement constitue un physoïde
d’acclimate le tison largement irréversible et séculaire. Il
est secoué par la longueur à travers ses recherches
cicatrisantes et mènes des phases des crises18.
16 PERROUX F. ; L’économie du 20ème siècle, PUF, Paris, 1965, p. 155.
17 ALBERTINI J.M. Mécanisme du sous-développement, Hatier, paris 1984, p.254
18 BREMOND J., Mécanisme du sous-développement et développement, Ed. Hatier, Paris
1974, P. 334.
18
I.2.2. Types
Le types de développement se résument en ce que le
sociologue François PERROUX appel croissance, progrès et
développement qui touchent chaque domaine de la vie
humaine. Eu égard de ce qui précède, nous pourrions citer les
types de développement suivants.
A. Le développement économique
Le développement implique la productivité qui se mesure
par la somme de la production sur les moyens utilisés dont la
finalité est aussi le calcul du produit intérieur brut (PIB).
Pour savoir le niveau de vie de chaque habitant dans un
Etat, l’activité économique a été caractérisée par une
croissance régulière et soutenue dans certains pays du monde
dit pays développés.
B. Développement durable
Le développement durable « est un développement qui
répond aux besoins des générations présentes sans
compromettre la capacité des générations futures ». 19 Selon la
formulation consacrée par le rapport Brundtland (« notre avenir
à tous », 1987) le développement durable a trouvé depuis les
années 1990 un large écho dans la communauté internationale.
C. Le développement social
Le développement social implique l’ethnique ou la morale.
C’est à dire, la manière d’être dans la société. Il consiste en un
changement profond des conditions de vie d’une façon
objective et l’amélioration généralisée de l’ensemble de
l’activité sociale et économique. Il s’agit des changements qui
touchent en même temps la mentalité de gens. Le but du
développement social pour toute société est d’assurer le bien-
19 Dictionnaire économique, op. cit, p. 128
19
être pour toutes les personnes ou de promouvoir une société
vraiment humaine20. Ce but doit être déterminant pour tout
politique sociale, Aussi, le développement social est
essentiellement pour le bon fonctionnement de toute société.
a. Le développement mental24
Le développement mental d’autant que le développement
dans son sens large implique le changement des mentalités
d’un peuple donné, ainsi, le développement est d’abord mental
avant d’être matériel.
b. Le développement scientifique
Il résulte de la recherche fondamentale suivie de la
recherche appliquée et de la recherche du développement
partant de l’amélioration de ce qui existe dans un pays ou dans
une entreprise.
D. Le développement des structures liées à l’esprit
d’entrepreneur
La production dans l’entreprise existante ou à créer. Les
structures désignent aussi l’entreprise elle-même que ses
organes.
1. Le développement politique21
C’est le développement qui découle de la démocratie
participative. Cette approche implique la participation du
peuple au processus électoral, à l’élaboration de la constitution
sanctionnée par la voie du référendum populaire.
2. Le développement culturel
C’est le développement de la culture liée à la société. C’est
le cas de ce qui s’est produit en Chine Populaire sous Mao
Zedong.
20 HARTIER J. ; Le vocabulaire des échanges commerciaux et
expression n°197. 24Banque mondiale, Rapport annuel, 1979, p ; 52.
21 PERROUX F., Op. Cit., P. 16.
20
E. Le développement agricole
Est le seul moyen d’améliorer le niveau et les conditions de
vie des habitants se trouvant dans le développement et dans
l’agriculture. Seule source des revenues pour les habitants 22.
F. Le développement humain23
C’est un processus consistant à élargir les champs des
possibilités ouvertes aux individus. Cela passe par le
développement des capacités des potentialités humaines.
Selon le premier rapport des Nations Unies pour le
développement (PNUD) publié en 1990, « le développement
humain est un processus qui conduit à l'élargissement de la
gamme des possibilités qui s'offrent à chacun », les quelles
impliquent « qui soient réalisées trois conditions essentielles :
vivre longtemps et en bonne santé, acquérir un savoir et avoir
accès aux ressources nécessaires pour jouir d'un niveau de vie
convenable. Si ces conditions ne sont pas satisfaites, des
nombreuses possibilités restent inaccessibles ».
Définition du développement humain sur le site internet :
le développement humain vise avant tout la dignité humaine en
créant un environnement dans lequel les individus peuvent
développer pleinement leur potentiel et mener une vie
productive et créative en accord avec leurs besoins et leurs
intérêts.
Le développement humain c'est pour :
Vivre longtemps en bonne santé et à l'abri de l'insécurité ;
Acquérir des connaissances et des savoirs ;
Accéder aux ressources nécessaires ;
22 SERGES J. ; Actions pour le développement en République du Zaïre, Centre
d’Etudes pour l’Action Sociales « CEPAS » Kinshasa ; 1991, p. 10.
23 CLARENCE J., DIAS et DAVISS GILLES ; Droit de la
personne, démocratique et développement
démocratique, Ed. Montréal, 1993, p. 8
21
Etre en mesure de participer à la vie de la collectivité ;
Préserver l'environnement pour les générations à venir ;
Appliquer l'égalité entre l'homme et femme.
La définition des concepts de base de notre sujet nous
permet de mettre un accent particulier sur un grand ensemble,
considéré ici comme « les recettes douanières » dans lequel
est inclus un ensemble appelé « la fiscalité ou droits et taxes
douaniers » de ce dernier est inséré le budget qualifié de sous
ensemble dont l'étude ne peut se faire sans associer l'analyse
de deux précédents. Le budget de l'Etat est un instrument
indispensable de la gestion rationnelle de la chose publique,
dans lequel sont retracées les dépenses et recettes d'une
manière prévisionnelle.
C'est dans les dépenses publiques que nous trouverons les
aspects sociaux et économiques du développement ou de la
reconstruction de notre pays. Ces aspects seront réalisables par
l'impact des recettes constatées par différents services
générateurs ou pourvoyeurs des ressources de l'Etat au courant
de l'année budgétaire.
I. Le développement auto - centré
C’est le développement qui consiste à fournir les efforts
pour la mobilisation des produits locaux à consommer dont
l’excédent est destiné à l’exportation en évitant ainsi beaucoup
d’importations avec toutes ses conséquences sur la balance des
paiements.
J. Le développement communautaire
Il consiste à créer les microprojets et macro projets dans le
processus de la production locale. C’est le développement qui
veut promouvoir un mieuxêtre pour toute la communauté grâce
à la participation active de celle-ci. Dans ce les animateurs
spécialement formés parcourent les villages pour rendre les
gens conscients de leurs besoins mais surtout de leur
apprendre qu’ils doivent et peuvent s’aider eux-mêmes et leur
montrer comment ils doivent le faire. Ils cherchent également
22
dans le groupe les chefs naturels d’enthousiasmes leurs frères
et mener à bonne fin les projets entreprises, etc.
I.2.3. Théories
1.Le développement exogène ou extraverti
Parfois appelé développement hétéro - centré, c’est le
développement qui a longtemps caractérisé les pays africains et
qui consiste à compter sur les autres. Les pays développés
autour des quels gravitent les pays en développement SAMIR
AMIN a pu parler du centre et de la périphérie, le centre étant
les pays du Nord et la périphérie ceux du Sud. Selon SAMIR
AMIN cette théorie est le soubassement l’enrichissement des
pays développés.
2.Le développement endogène ou introverti
Par développement endogène au développement self
reliant selon l’acceptation Anglo-saxonne on entend un
développement qui consiste à s’appuyer sur ses efforts
personnels.
3.Le développement en tache d’huile
Le développement en tâche d’huile est cette métaphore de
recherche de la croissance en magnitude d’un pays, d’une
région ou d’une zone géographique donnée allant d’un point
focal vers les autres points ou entités qui en subissent les effets
positifs et concrets par la loi du multiplicateur. Il atterrit en un
point donné pour s’entendre à tout le voisinage par son effet
multiplicateur.
D’où l’expression de ce développement en tâche d’huile
dans le jargon économico social actuel. Depuis, cette
recommandation innovatrice de l’OMS, l’expression de tâche
d’huile est d’usage dans le domaine du développement. A
présent, nous entamons le deuxième chapitre de ce travail.
23
CHAPITRE DEUXIEME : IMPACT DE DROIT DOUANE POUR
LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA RD CONGO
Avant d'entamer l'analyse scientifique de notre sujet, il
nous serait très utile de présenter le cadre de notre étude la
Douane dans son historique, son évaluation nationale, son
fonctionnement et sa structure organique, son objet social, ses
procédures et formalités de dédouanement.
SECTION 1 : BREVE PRESENTATION DE LA DGDA ET
L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA DOUANE
La douane n'est pas une invention de notre époque parler
de la douane équivaut à situer dans le temps et dans l'espace
ses origines lointaines, ses différentes dénominations, ses
missions spécifiques, ses structures et mécanismes de
fonctionnement. C'est aussi discuter des instruments juridiques
nationaux permettant aux parties en présence, opérateurs
économiques et douaniers, de se mouvoir. D'importantes
étapes ont marqué l'histoire et l'évolution de l'administration
des douanes et accises à travers les différentes civilisations du
monde en général et le Congo en particulier.
L'origine arabe du mot douane »fait l'unanimité au sein
des différents chercheurs, étymologiquement le mot « douane »
fut emprunté dans la langue française, d'abord, sous la forme
dohanne (1281) puis doane et duane (1441), à l'ancien italien
doane qui lui vient de douana en latin pour désigner l'édifice où
l'on percevait les droits d'entrée et de sortie des marchandises.
En 1372, douana désignait aussi les services administratifs
superviseurs des opérations de perception.
Dans l'antiquité, le concept « douane » vient du mot «
divane » qui désignait le lieu des réunions des administrations
des finances. Des pays tels que l'Inde, l'Egypte, la Chine, la
Grèce ont pratiqué le prélèvement de l'impôt sur le commerce
des marchandises étrangères.
Même chose au temps de Rois Romains qui utilisaient les
protorias aux droits perçus dans les ports à l'entrée et à la
24
sortie des marchandises grâce à un système de fermage. Les
droits des douanes subsistèrent sous les Mérovingiens et
carologiens, et étaient après charlemagne et avec
l'affaiblissement du pouvoir central et à l'avènement du régime
féodal, les droits des douanes furent confondus avec les
multiples taxes instaurées par les seigneurs.
Au Congo, à partir des événements de la conférence de
Berlin du 26 Février 1885 et de la colonisation du 15 Novembre
1908, trois grandes périodes ont marqués l'histoire et
l'évolution de l'Administration des Douanes et Accises :
La période précoloniale ou la période de l'Etat indépendant
du Congo (EIC) ;
La période coloniale ou la période du Congo Belge ;
La période post-coloniale ou la période du Congo
indépendant.32(*)
II.1.1. Brève présentation de la DGDA
La DGDA est une entreprise dotée d'une personnalité
juridique et d'une autonomie financière, chargée de la
mobilisation des recettes à l'importation, à l'exportation ainsi
que les recettes d'accises. Les droits de Douanes concernent
toutes les marchandises qui entrent et qui sortent de pays. Les
droits d'Accises visent certaines marchandises limitativement
énumérées, lorsqu'elles sont importées ou fabriquées
localement.
Crée par le Premier Ministre de la RD Congo. Il s'agit du
Décret N° 09/43 du 3 Décembre 2009 portant création et
fonctionnement de la DGDA sous forme d'établissement public
rattaché au Ministère des Finances. La DGDA est de ce fait régie
par la loi n° 78-114 du 06 Janvier 1978 portant dispositions
générales applicables aux entreprises publiques. Ses activités
s'étendent sur toute la RD Congo et son siège Administratif est
établi à Kinshasa.
25
1. Structures administratives
Placée sous l'autorité directe du Ministre des Finances, la
DGDA est constituée d'une direction générale comprenant :
D'une administration centrale ;
Des directions provinciales ;
Des bureaux de douanes ;
Des succursales
Des postes frontaliers ;
Des représentations à l'étranger.
2. Structure financière
La DGDA génère trois types des finances :
Des fiances du Trésor Public comprenant les recettes des
droits et taxes des douanes, les droits et taxes des accises
et divers.
Des finances propres, ces dernières sont organisées en
budget propre comprenant le budget de fonctionnement, le
budget d'investissement et le budget de trésorerie.
Des finances de services générateurs de la législation
connexe.
3. De la gestion de la DGDA
Par rapport à l'ensemble des activités de la DGDA, le
Directeur Général est le responsable de son fonctionnement. A
ce sujet, il doit : organiser ses activités, la diriger, la
coordonner, la contrôler. La DGDA est l'un des services
pourvoyeurs des recettes de l'Etat congolais, à l'instar de la
DGI, DGRAD. Ces trois services contribuent significativement au
budget de l'Etat.
26
4. Evolution au niveau national
Les activités douanières dans notre pays remontent
d'avant GATT (General Agrement on Tarifs and Trade). Déjà en
1885, le Roi belge Léopold II organisait les perceptions des
droits des douanes à BANANA et BOMA, tous les deux dans la
province du Bas- Congo. A cette époque les services des
douanes existaient sous l'appellation de corps des grandes
frontières. Crée par Ordonnance N° 33/245 du 31 Janvier 1949,
en suite, de la section de recherche et de surveillance
douanière, crée par Ordonnance Loi N° 14 au 24 Janvier 1964.
Par souci de nationaliser toutes les entreprises publiques,
le 15 Mai 1979, le Président de la République du Zaïre à
l'époque, Monsieur MOBUTU SESE SEKO, signera une
Ordonnance Loi N°79/113 pour leur conférer l'autonomie
financière. C'est à la même date que sera créé de l'Office des
Douanes et Accises (OFIDA), actuel DGDA par Ordonnance
N°19-114 dont les objectifs et la mission sont restés
traditionnels. Après 30 ans, le Gouvernement Congolais par
Décret N° 09/43 du 3 Décembre 2009 crée la DGDA.
La Douane reste une institution d'intérêt général, placée
sous l'autorité du Gouvernement et aussi un Service Public qui se
charge de percevoir pour le compte de l'Etat les droits et taxes
sur les marchandises importées et exportées ou fabriquées
localement, ces services se chargent aussi de faire respecter la
législation douanière et veille aussi à l'importation des armées,
de poudre à feu de chasse et de stupéfiant.
5. Evolution sur le plan juridique
Sur le plan Administratif, la DGDA est régie par la Loi N°
79-002 du 06 Janvier 1978, portant disposition générales
applicables aux entreprises publiques. L'Administration se
réfère au code du travail et à la convention collective et au
statut du personnel, jouissant d'une certaine particularité, il
présente certaines caractéristiques d'une entreprise privée
notamment par les conditions d'embauche et de prestation de
27
service. Sur le plan technique, la loi douanière trouve son
fondement sur :
Décret 09/43 du 3 Décembre 2009 portant la création et
organisation de la DGDA ;
Ordonnance Loi N° 10/010/2010 portant code des douanes ;
La Loi accisienne, Ordonnance Loi 68/010 du 6 Janvier 1968
relative aux droits d'accises ou de consommations ;
Loi 08/02 du 16 Mai 2008 modifiant et complétant
l'Ordonnance - Loi 68/010 ;
La Loi N° 003/002 du 13 Mars 2003 portant sur le nouveau
Tarif des droits et taxes à l'importation et la Loi 003/02 du
13 Mars 2003 portant sur le nouveau Tarif des droits et
taxes à l'exportation ;
Le Décret n° 05/183 du 30 Décembre 2005 instituant le
Guichet Unique de dédouanement des marchandises à
l'importation et à l'exportation en RD Congo.
II.1.2. Organisation administrative de la douane
Il est toujours pour tous d'assimiler les missions d'une
douane moderne, elle de 21ème siècle, pour s'attendre à des
résultats satisfaisants. La mission de l'administration douanière
comme nous avons vu ci-haut est de percevoir les droits, taxes
et de redevances dus à l'Etat en vue de lui donner les moyens
de financer son programme économique, mais depuis quelques
années déjà, du fait d'opérer aux frontières de leurs Pays
respectif, les administrations douanières du monde réunies au
sein de l'Organisation Mondiales des Douanes (OMD) se sont
vues confier des nouvelles missions ou autres missions qui
concernent plusieurs aspects de la vie nationale et du
commerce international.
Il s'agit notamment des missions suivantes :
Protéger la société et son patrimoine ;
28
Lutter contre le trafic d'armes à feu, le terrorisme et de la
criminalité transnationale organisée ;
Lutter contre les migrations clandestines ;
Lutter contre les substances chimiques qui appauvrissent la
couche d'ozone, et contrôler les matières radioactives ;
Lutter contre la corruption et la fraude ;
Lutter contre la contrefaçon et la piraterie ainsi que le
blanchissement d'argent ;
Identifier les précurseurs chimiques nécessaires à la
fabrication des stupéfiants, et lutter contre le trafic des
drogues, des stupéfiants et des substances psychotropes ;
Protéger l'environnement en luttant contre le commerce
international des espèces rares de faune et flore sauvage
menacées d'extinction.
II.1.3. Politique douanière
La RD Congo notre Pays ne peut se développer sans
moyen financier (ressources internes et externes). Pour arriver
à pourvoir l'Etat de ses ressources internes, la douane se fixe
au préalable une priorité, celle de la mobilisation et la
maximisation des recettes du Trésor Public (TP). La douane a
adopté la politique de la réforme et de modernisation de la
douane congolaise comme sa politique générale.
1. Projet de réforme et de modernisation de la douane en
RD Congo
a)L'objet du projet :
L'augmentation significative, rapide et durable des recettes,
La transformation de l'administration douanière en une plus
moderne et conforme aux normes internationales,...
b) Eléments clés du programme de reforme
29
1. Sur le plan opérationnel
Assistance directe aux activités opérationnelles à savoir :
Le dédouanement de l'importation et exportation des
marchandises, Lutter contre la fraude commerciale,...
2. Sur le plan Technique
L'analyse des systèmes informatiques aux fins
d'amélioration de l'infrastructure ;
L'installation su système interactif de l'Organisation
Mondiale des Douanes, y compris l'équipement
informatique requis ;
Joindre à SYDONIA sur l'ensemble de territoire. (SYNODIA :
c'est logiciel informatique utiliser par la Direction Générale
des Douanes et Accisses)
3. Sur le plan formation
Formation des gestionnaires et du personnel sur le plan
technique et en matière de gestion ;
Séminaire sur des sujets spécifiques à la douane ;
Formation interactive informatisée pour permettre à
l'ensemble du personnel de se développer au travers des
nouveaux sujets dans leur propre temps et à leur propre
rythme.
2. Cadre théorique de la maximisation des recettes : les
assignations budgétaires, les cadres programmes
L'implication du Gouvernement de la République en l'appui
des reformes amorcées par la douane est justifiée par le fait
que depuis la récession de la GECAMINES, la douane est
devenue la régie par excellence qui alimente le budget de l'Etat
Congolais, elle intervient, pour l'heure à plus de 40 % dans son
financement.
30
Concrètement, l'obligation des résultats rendus en terme
de maximisation des recettes se ramène à l'établissement des
contrats programmes entre le gouvernement et les différents
mandataires des entreprises et autres organismes publics d'une
part, et d'autre part entre ces derniers et les services leur
dépendant directement attachés à la mobilisation et à la
perception des recettes dues à l'Etat.
Tarif des Droits et Taxes de Douane
La reforme tarifaire de 2003 a conduit aux lois n° 002/03 à
l'importation et 003/03 à l'exportation du Mars 2003. Le taux
des Droits des Douanes a été modulés au tour de 5% et 20% et
15% pour la TVA à l'importation. Ils varient entre 3% et 10%
pour les Droits de consommation (DC).
La Loi douanière
C'est l'Ordonnance Loi n° 10/02 du 20 Août 2010 portant
code des douanes.
Les formalités de dédouanement
C'est l'ensemble des procédures qui permettent à
l'opérateur économique de faire pour être en possession de sa
marchandise. Il sied de signaler qu'avec l'arrivée du module
informatique Sydonia ++, plusieurs bureaux douaniers à travers
la République sont déjà connectés, et que la douane congolaise
est informatisée, c'est pour répondre aux exigences des
standards internationaux mais parmi le reste des bureaux non
encore informatisés, l'entrepôt public de Tanganyika fait partie,
c'est-à-dire à ce dernier le système de dédouanement
traditionnel continue.
Etant donné que la Sous- Direction douanière de Kalemie
n'est pas encore configurée dans le système informatique
Sydonia ++, nous vous exonérons de ces différentes étapes de
dédouanement, donc cela ne fera pas l'apanage de la présente
31
étude, plutôt nous allons nous concentrer sur le Système
manuel
1. Procédure et formalités de dédouanement manuel à
Kalemie
Il y a deux étapes principales à savoir : les formalités
préalables et formalités proprement dites.
Remise de manifeste : La douane sera informée de la
cargaison à l'intérieur des bateaux ou des boats par
l'entremise du capitaine, ce dernier lui remet la liste de
colisage de toute la situation se trouvant à bord;
Pointage lors de déchargement : La douane établit les
fiches de pointage à chaque demande de déclaration par
l'opérateur économique;
La conduite en douane : conduire les marchandises au lieu
de débarquement jusqu'à l'entrepôt douanier, consiste à
escorter les marchandises au niveau de la frontière
jusqu'aux bureaux des douanes.
La prise en charge : Reconnaitre la présence physique des
marchandises dans l'entrepôt douanier et inscrire dans un
registre appelé 148 toutes les informations nécessaires
caractérisant la marchandise.
b) Formalités proprement dites
Dépôt de la déclaration finale : Au moment où juste après
quelques jours de l'arrivée de la marchandise, le déclarant
établit la déclaration conformément à la loi, sur laquelle il
renseigne toutes les informations ayant trait à la
marchandise, après quoi, il est censé de la déposer à la
recette ;
L'examen d'acceptation ou de recevabilité de la
déclaration : A ce niveau, l'accepteur qui est l'agent de la
recette commis à la vérification documentaire de la
déclaration du point de vue forme, pour justement certifié
32
si le déclarant à respecter comme il le faut le remplissage
normatif selon la loi de toutes les cases de la déclaration ;
Le paiement : Le résultat de l'accepteur sanctionne la suite
de la déclaration, soit il rejette la déclaration amenée par
le déclarant pour la simple raison que qu'elle n'a pas été
très bien remplie ou alors si c'est le contraire, en ce
moment il donnera l'aval pour le paiement au niveau de la
recette ;
La validation : C'est lorsque le receveur prouve par le
cachet que le paiement a effectivement eu lieu ;
Le décorticage ou le désenliassement : C'est l'étape selon
laquelle le receveur procède à la séparation de quatre
volets de la déclaration (Déclarant- bureau- contre
vérification- statistique ;)
La vérification : A pour tâche première de reprendre le
travail de l'accepteur c'est-à-dire elle se rassure si les
documents sont bien établis ou s'ils sont conformes. Aussi
elle a pour rôle de confronter les trois éléments ci- après :
la déclaration, les annexes ou autrement appelées les
pièces jointes ainsi que la marchandise physique de la
déclaration. Et enfin la vérification procède à refaire le
travail du déclarant par rapport à ce qui sera vu
physiquement, si les calculs sont exacts, le certificat de
vérification sera rempli avec comme mention: vérification
conforme, si cela n'est pas le cas, la déclaration sera
renvoyée à la recette pour paiement du supplément ;
La main levée ou l'enlèvement : Après avoir bonnement
accomplies toutes les procédures, le chef d'entrepôt apure
la sortie dans le carnet 148 et la brigade constate la sortie.
SECTION 2 : DROIT DE DOUANE ET SON IMPACT SUR LE
DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA RD CONGO
Cette section qui boucle notre travail contient en son sein
deux sections dont la première abordera les sources des
recettes de la DGDA et la deuxième quant- elle énumérera le
niveau des recettes douanières de 2018-2020, et l'impact des
33
recettes douanières sur le développement socio-économique de
la RD. Congo.
II.2.1. Les sources des recettes douanières
1. Les recettes douanières
Les recettes douanières, c'est l'ensemble des droits et
taxes perçus par la douane pour le compte de l'Etat. Elles sont
considérées également comme le niveau d'entrées des deniers
publics dans le Trésor Public.
Elles constituent le niveau de participation de la douane
dans le budget de l'Etat. Elles sont donc considérées comme
apport pécuniaire de la douane dans la caisse de l'Etat. C'est
cette procédure qui consiste à renflouer le Trésor Public. Pour
arriver à mobiliser et à maximiser les recettes dans
l'administration douanière en vue de renflouer le Trésor Public,
la Douane passe par plusieurs étapes qui vont du fait
générateur, de l'évaluation des droits et taxes jusqu'au
paiement des dettes douanières.
Etant donné que le service de perception douanière
n'étant pas singulière, il importe nécessaire de rappeler ci-
dessous les différentes étapes qui nous amène à atteindre le
niveau de la recette réalisée par la Direction Générale des
Douanes et Accises.
Le fait générateur pour l'impôt douanier étant l'importation
ou l'exportation des marchandises respectivement à l'entrée de
celles-ci dans le sol Congolais ou alors à leur sortie vers
l'étranger dans le cas où elles ne sont ni exemptées, et ni
exonérées conformément à la loi tarifaire et au code des
douanes en vigueur.
2. Les marchandises
Toutes choses, sans exception, telles que matières brutes
ou ouvrées, denrées, animaux, véhicules, instrument de
paiement (monnaies métalliques ou fiduciaires), effets publics,
34
titres de sociétés originaires ou non d'un pays, commerçables
ou non, ayant ou non une valeur commerciale, soumises ou non
aux droits et taxes à l'importation ou à l'exportation. 24
A) Le dédouanement des marchandises
1. Les formalités de dédouanement
Comme nous l'avons bonnement souligné dans notre
deuxième chapitre, c'est l'ensemble des procédures qui
permettent à l'opérateur économique d'accomplir pour être en
possession de sa marchandise, pour les cas précis de Kinshasa,
cela va du manifeste à la main levée.
2. Les services concernés au dédouanement
Cinq services sont concernés au dédouanement :
Office Congolais de Contrôle (OCC) ;
Office de gestion et frets multimodaux (OGEFREM) ;
Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) ;
Commerce Extérieur ;
Fonds de Promotion de l'Industrie.
B) La tarification douanière
1. Tarif des droits et taxes
La loi tarifaire contient toutes les modalités de taxation,
c'est-à-dire pour taxer la marchandise à l'importation ou à
l'exportation la douane se réfère au tarif des droits et taxes à
l'import et à l'export. Les marchandises sont dédouanées en
vertu d'une déclaration détaillée souscrite par le déclarant ou
par l'opérateur économique lui-même.
a) Déclaration des marchandises
L'acte fait dans la forme prescrite par la douane, par lequel
les intéressés indiquent le régime douanier auquel les
24 Ordonnance Loi n° 10/010/2010 portant code des douanes
35
marchandises seront assignées et communiquent les éléments
dont la douane exige à la déclaration pour l'application de ce
régime.
Dans une déclaration on trouve :
Les informations sur la marchandise c'est-à-dire la nature
de la marchandise, la quantité, le poids, pays d'origine et
de provenance ;
Les pièces jointes qui accompagnent la marchandise, il
s'agit des factures, les lettres de transport, les notes
d'assurance ; Le montant à payer.
b) Déclarant
La personne qui fait la déclaration de marchandise.
2. Les régimes économiques
Ce sont les différentes assignations qui prennent les
déclarations ou ensemble des modèles des déclarations. 25
Nous avons deux sortes des régimes économiques :
1. Le régime de droit
commun ; 2. Le régime
économique suspensif.
1. Les régimes de droit commun ou de consommation
Ces régimes concernent les déclarations qui sont
conditionnées par le paiement ou soit de l'exonération, nous
avons :
I.D : Importation Définitive : C'est après avoir acquitté des
paiements des droits et taxes y afférents et toutes les
autres formalités douanières que l'opérateur économique
25 Ordonnance Loi n° 10/010/2010 portant code des douanes
36
récupère ses marchandises définitivement, autrement dit
c'est l'entrée définitive de la marchandise.
S.D : Sortie Définitive, c'est lorsque les marchandises
partent à l'étranger définitivement pour ne plus revenir au
Pays, il sied de signaler ici qu'à l'importation le paiement
est la règle tandis qu'à l'exportation le paiement constitue
l'exception.
D.S.I : Déclaration Simplifiée à l'Importation, est la forme
miniature de l'ID, c'est-à-dire, il se comporte presque de la
même façon avec l'importation définitive sauf que celle- ci
est établie en fonction des marchandises ayant une faible
valeur lors de leur importation.
Exemple : cinq chaises en plastique
D.S.E : Déclaration Simplifiée à l'Exportation, on recourt à
ce régime lorsqu'il s'agit de l'exportation ou de la sortie de
marchandise de faibles valeurs.
D.C : Déclaration Conditionnelle, cette forme de
déclaration est rarement souscrite par la plu part des
opérateurs économiques, ce régime est souscrit à l'entrée
des marchandises dans le Pays.
2. Les régimes économiques suspensifs
Cette catégorie de régimes consiste à la suspension des
paiements des droits et taxes, ils sont caractérisés par la
caution, la durée et les signes de reconnaissance, nous pouvons
donc citer :
I.T : Importation Temporaire, c'est lorsque la marchandise
entre pour un temps dans le Pays c'est-à-dire la
marchandise a des séjours limités dans le Pays, après bien
sûr ces séjours, elle sera réexportée vers le Pays de
provenance.
37
S.T: Sortie Temporaire, c'est lorsque la marchandise sort
vers l'étranger pour quelques séjours, à l'expiration de ces
derniers, elle sera réimportée.
C : cabotage, est un régime douanier établi en fonction
d'une marchandise qui quitte un Pays à un coin donné et
sollicite le Territoire d'un pays étranger pour rentrer dans
le même Pays de provenance dans un autre coin pour des
raisons d'ordre géographique, etc.
T : Transit, lorsque la marchandise sollicite un quel conque
pays pour transiter mais la destination est un autre Pays.
3. Le code des douanes
Est le principal instrument, par ce qu'il contient toute
l'organisation de la Direction Générale des Douanes et Accises.
4. Les législations connexes
La Douane collabore avec d'autres administrations ou
institutions et perçoit certaines taxes pour leur compte. Et
également, en l'occasion de l'importation et de l'exportation la
Douane applique les différentes réglementations de ces
services à la frontière car elle les représente valablement.
C) LA METHODOLOGIE DE CALCUL DES DROITS & TAXES
1. La valeur en douane
La valeur en douane des marchandises importées est la
valeur transactionnelle, c'est-à-dire le prix effectivement payé
ou à payer pour les marchandises lorsqu'elles sont vendues
pour l'exportation à destination du Pays d'importation, après
ajustement conformément à la loi ci- dessous.
En RD Congo, la loi n° 009/03 du 18 Mars 2003 confère au
vérificateur le pouvoir de se servir de six différentes méthodes
pour contrôler l'exactitude de la valeur calculée par le
déclarant. Entant que paramètre contenu dans la déclaration en
38
détail, la valeur en douane est une grandeur dont naturellement
la détermination est de l'apanage du déclarant.
La valeur en douane c'est la valeur CAF c'est Coût
Assurance et Fret ou CIF (Cost Inssurance Fret), cette dernière
est la sommation de trois éléments comme ils sont clairement
énumérés :
C= Coût ou Cost ou FOB : Fret on Bord : Prix d'achat et ou
plus les frais accessoires.
A= Assurance ou Inssurance
F= Fret
La valeur CAF a comme formule : CAF= FOB+ FRET+
ASSURANCE Exemple : Etablissement « Merci Seigneur »
importe une moto ayant une valeur de 1500$, le coût du fret
(transport et autres) s'éleve à 400$ et l'assurance payée est de
200$. Le taux de change est de 1$ = 920 FC.
Quelle sera la valeur CAF ?
Solution
Données Inconnus : Formule
FOB = 1500$ Valeur CAF ? Val. CAF= FOB+FRET+ASSURANCE
Fret = 400$
Assurance = 200$
En appliquant la formule, la Val. CAF =
1500+400+200= 2100$ CAF en FC = 2100 x 920 =
1.932.000FC
39
a) Droits de douane
Les droits de douane à l'importation ou les droits d'entrée,
sont des droits qui sont assis sur la valeur CAF. Ce sont des
différents taux de marchandises se trouvant dans le tarif des
droits et taxes à l'importation et à l'exportation. Chaque
marchandise à son taux précis des droits de douane adopté par
la commission tarifaire par rapport à la situation économique du
Pays.
En prenant l'exemple ci-haut, pour déterminer les droits de
douane que l'opérateur économique doit payer à la DGDA, on
va appliquer la formule suivante :
Droits de Douane (DD) = CAF x TAUX DD
100
Ainsi, avec la position tarifaire 87.11.90.00, nous avons
comme taux des droits de douane 20% et d'Impôt sur chiffre
d'affaire (ICA) 15%.
Pour déterminer le montant des droits de douane à payer
on fait :
1.932.000 X 20 = 386.400 FC
100
b) L'Impôt sur le Chiffre d'Affaire (ICA)
L'impôt sur le chiffre d'affaires à l'importation est calculé
sur la valeur CAF augmentée des droits de douane.
Nous prenons l'exemple ci-haut, l'ICA sera :
ICA = Val. CAF + DD x TAUX ICA = 1.932.000 + 386.400 x 15 =
347.760 FC
100 100
Le montant total à payer à la DGDA ou à percevoir sera :
DD +ICA = 386.400 FC + 347.760 FC = 734.160 FC
40
Les droits d'accises ou droit de consommation
Ce sont des impôts qui frappent la consommation de
certaines marchandises qui sont importées ou fabriquées
localement. Les droits de consommation à l'importation, à
l'exception des huiles minérale dont la base imposable est le
prix moyen frontière fiscal, sont assis sur la valeur CAF
augmentée des droits de douane. Pour le cas de notre exemple,
la moto n'est pas frappée par les droits de consommation ou
d'accises.
d) Taxe Conjoncturelle ou Temporaire
La taxe conjoncturelle est une taxe complémentaire à
l'importation.
e) La législation connexe
Comme la douane perçoit certaines taxes pour le compte
d'autres administrations, nous allons aussi déterminer leur
montant dans le cas de notre exemple.
Pour :
FPI : (Val. CAF + DD) x 0.02%
OGEFREM : Val. CAF x 0,59%
T.R. : Val. CAF x 0,01%
Prêt compte buc (DGI) : Val. CAF x 0,01%
1. FPI : (1.932.000 + 386.400) x 0,02 = 46.368 FC 2.
OGEFREM : 1.932.000 x 0,59 = 1.139.880 FC
3. T.R. : 1.932.000 x 0,01 = 19.320 FC 4. DGI : 1.932.000
x 0,01 = 19.320 FC
A percevoir pour d'autres administrations :
FPI+OGEFREM+TR+DGI
41
= 46.368 FC + 1.139.880 FC + 19.320 FC + 19.320 FC =
1.224.888 FC
II.2.2. Le niveau des recettes douanières réalisées par la
DGDA Kinshasa de 2018- 2020
Dans cette section, nous analyserons la part des recettes
réalisées par la DGDA pour le compte du trésor public et ensuite
nous essaierons de comparer les recettes prévues à celle
réalisées par celle-ci enfin de dégager les écarts.
II.2.2.1. Les recettes douanières de 2018
Pour l'année 2018, la prévision pour la direction générale
des douanes et accises se sont élevées à 976.600.000.000.00
CDF et les recettes réalisées s'élèves à 985.356.554.295.67
CDF. Après la lecture de la prévision et de la réalisation de
recettes de l'année 2018, nous remarquons un dépassement de
8.8770555430009 CDF entre la réalisation et la prévision de
2018 qui se chiffre respectueusement de 985.600.000.000 CDF
et 976.356.554.295.67 CDF soit un taux de réalisation de
204,38%.26
II.2.2.2. Recettes douanières de 2019
Les attentes en recettes de la DGDA assigné pour
l'exercice fiscal 2019 sont en ordre de 988.500.000.000.00Fc et
les recettes réalisées s'élève à 959.531.514.685.38 Fc.
Durant cette année 2019 les réalisations étaient de
559.531.514.685.38 Fc et les assignations de
588.500.000.000.00Fc donc un dépassement
28.968.485.314.62 Fc. La réalisation et la prévision de 2019 se
chiffrent en taux de 95.08 % par rapport à l'année 2019 ou les
recettes étaient de 424.219.554.295.67Fc, il se dégage un écart
de 135.211.960.389.71 Fc.27
26 Rapport annuel 2017 et 2018, DGDA, Direction Générale.
27 Rapport annuel 2021, DGDA, Direction Générale, p 19-23
42
II.2.2.3. Les recettes douanières de 2020
Les assignations budgétaires pour la DGDA, étaient
élevées à 928.503.786.615.00 Fc et la réalisation de
754.509.284.485.78Fc reparties mensuellement comme suite :
754.509.284.484.78, a été perçu comme recettes des
droits et taxes à l'importation et l'exportation durant
l'année 2019 contre 928.503.786.615.00Fc des
assignations en taux 81,26%. Il se dégage un dépassement
de 163.994.502.130.22.
Par rapport à l'année 2019 ou les recettes étaient de
559.531. 514.685.38, il y a écart positif de
28
194.977.769.799.40.
II.2.2.4. Vision globale assignations et réalisations de la
DGDA
Au sujet de la mobilisation des recettes, il faut retenir que
depuis 2018 les recettes réalisées par la DGDA ne font que
s'accroître en 2019, les recettes étaient de 424.219.554.295.65,
en 2019 étaient de l'ordre de
559.531.514.685.38 ; en 2020 de 754.509.284.484.78 Fc
Il ressort de ces tableaux les assignations budgétaires de
ces trois années retenues dans notre étude se lèvent à
300.609.640.110.99, FC contre les réalisations de
2.739.515.730.122.89Fc. Il y a un écart positif de
2.438.906.090. 011,90 Fc. Pour l'année 2018, le directeur
général et son comité de gestion ont organisé la 4 e session des
directeurs de la DGDA tenue du 25 au 27 juillet, a mis en
exergue la détérioration de cette régie financière à contribuer
efficacement à l'élargissement de l'assiette fiscale et la
mobilisation des recettes douanières.
28 Rapport annuel 2021, DGDA, Direction Générale, p 24
43
Partis des recommandations de 3e session tenue en début
d'année, ces directeurs se sont fondés sur les assignations
budgétaires définies pour ce deuxième semestre et de
l'élaboration des stratégies. Pour y parvenir sans tergiverser, ils
ont planché sur un plafond de 880 milliards de FC de par les
recettes engagés au premier semestre tous les espoirs sont
permis avec 511.656.277Fc (soit un taux d'exécution de 107%
et une plus-value de plus de 42 milliards) la DGDA vise encore
plus haut.
Cette performance se décline avec les efforts des
provinces qui ont affiché des taux d'exécutions prometteurs :
province d'orientale 161%, Katanga 102%, Nord-Kivu 119%,
Sud-Kivu 104%, Kongo-Central 102%, Kinshasa aéro 101% etc. 29
Pour étayer notre sujet sous examen, il est important de relever
également le rôle économique de la douane, «la douane »n'a
pas qu'un rôle fiscale, elle a aussi un rôle économique dissuasif
ou incitatif :
soit pour favoriser les importations ou au contraire protéger
une production nationale ;
soit par une fiscalité pouvant être négative favoriser
certains courants d'échanges.
Le droit de douane est un instrument privilégié permettant
à la politique douanière d'un pays de jouer son rôle
économique. Son maniement est parfois délicat. Le droit
protecteur au droit de caractère économique :
sont établis dans le but principale de stimuler et protéger la
production nationale face à la concurrence étrangère ;
placent les considérations économiques avant les
considérations budgétaires. Ils ont donc pour objet
secondaire, mais non négligeable, de procurer des recettes
au trésor à l'instar des droits de douane, discaux ;
29 MPENGO Mbey Sam, op.cit. p.82
44
existent surtout à l'importation, et seulement sur les
produits concurrents étrangers et leurs hauteurs dépend du
but recherché,
peuvent être fixés de manière souveraine (droits
autonomes) ou contractuelle (droits contractuels ou
consolidés)30
Le rôle économique de la douane se manifeste à travers
les régimes douaniers économiques en raison des fonctions
économiques qu'ils offrent à l'intérieur ou à l'extérieur du
territoire douanier, à savoir ce stockage, l'utilisation ou la
transformation.
Le principe de fonctionnement des régimes obéit le plus
souvent au schéma-type indiqué ci-après :
l'octroi du régime comprenant deux étapes : la demande et
l'autorisation (article 150 du code) ;
30 KIMPENENE Luzolo (B), les régimes douaniers économiques, 11e session de formation
douanière de base,
Avril, 2007, p.6
45
le fonctionnement et bénéfice du régime, dont les étapes
sont : le placement, la garantie, le séjour et l'apurement 31
Les exigences d'ordre économiques ont engendré une
évolution du rôle de la douane, en développant à côté du rôle
fiscal qui demeure, la mission économique, qui doit occuper
désormais une place non négligeable. La douane entend ainsi
affirmer son rôle dans la promotion des échanges et le
développement des entreprises nationales. C'est dans ce
contexte que verront le jour les régimes économiques dont la
notion est encore récente. Elle s'est substituée à celle de «
régime suspensif ».
Le rôle économique que révèle la douane se visualisant à
travers ses régimes douaniers économique, faudra-t-il
souligner, à un impact ou incidence sur le développement
économique et social national.
II.2.3. L'impact des recettes douanières sur le
développement socio- économique de la RD Congo
Comme les recettes douanières font parties du budget de
l'Etat, cette dernière donne à l'Etat des moyens financiers pour
définir sa politique (aspect budgétaire) et dont l'impact se
matérialise à travers les aspects économiques et sociaux.
1. Les aspects économiques et sociaux
Toute politique économique a des conséquences sociales,
réciproquement la politique sociale à des implications
économiques. D'une manière globale, voici les aspects socio-
économiques qui résultent l'implication de la douane en
générale et de la Sous -Direction de Tanganyika en particulier
dans l'exécution du budget de l'Etat, les quels aspects ci-
dessous et dont la liste n'est pas exhaustive. Il s'agit de :
31 Benoit KIMPENENE, op.cit., p.8-10
^CQUES LE GRAND, une stratégie de changement d'une administration publique, en
management des systèmes complexes, de Boecks & Laders, 1993, Ie édition, Paris, 1996,
p.191.
46
Faciliter la tâche au Gouvernement d'atteindre le point
d'achèvement de la dette extérieure, enfin de dégager les
ressources supplémentaires au financement des activités
de développement ;
De la réhabilitation et de la réfection des infrastructures
sociales de base telles que les écoles, les hôpitaux, les
ports et aéroports ; les routes, l'eau et l'électricité, etc.
De la mobilisation des recettes internes donnant à l'Etat
les moyens Importants pour sa politique gouvernementale
en fin d'atteindre le développement intégral ;
Occasionner l'augmentation tant soit peu du salaire des
fonctionnaires ;
Simplifier la promotion de l'agriculture priorité des priorités
par l'octroi des intrants modernes ;
Paiement régulier des soldes des policiers et militaires
pour l’établissement de la paix sur toute l'étendue de la
Républiques, et plus particulièrement dans le Nord
Katanga.
2. L'apport des recettes douanières dans le
développement social de la RD Congo
La RD Congo comme dans beaucoup des Pays en
développement, les recettes fiscales jouent un rôle important
dans la répartition des charges publiques et d'interventionnisme
étatique. Ces recettes sont un moyen pour une intervention
dans la vie socio- économique.
La DGDA a pour objectif d'alimenter la Caisse de l'Etat
enfin que cette dernière puisse financer les différents projets de
la Nation toute en entière dont la première bénéficiaire sera la
Population. Voici quelques exemples de réalisation sur le plan
socio- économique :
Dans l'ensemble du Territoire national :
47
Réhabilitation de l'hôpital du cinquantenaire à Kinshasa,
Construction du pont Kinsuka à kinshasa,32
Construction des 7 écoles dans les territoires de : walikale,
Masisi, Nyarangongo, Rutshuru, Lubero, Beni et Butembo
dans le nord-Kivu.
Constructions d'un marché moderne à Masi-manimba,
dans la ville de Bandundu et l'octroi de dix tonnes des
médicaments et équipements, sanitaires aux zones de
santé de Bandundu et d'Idiofa dans la province de
Bandundu.
Pose câble à fibre optique à MOANDA au Kongo-central
L'octroi de 18 tracteurs agricoles à Kindu, la réhabilitation
du barrage électrique de Nkunda et la construction d'une
clinique universitaire à Tunda dans la province de
Maniema.
Lodja, Lubefu, Kole, Katakokombe et Lusambo, les cinq
territoires du district de Sankuru, ont reçu du matériel de
cantonnage manuel
Un aéroport moderne dans le territoire de Pweto au
Katanga ;
Construction de l'hôpital du cinquantenaire et pont Kinsuka
à Kinshasa ; Pose du câble à fibre optique à MOANDA au
Bas- CONGO.
Construction d'un marché moderne à MASI-MAMBA dans la
ville de BANDUNDU et l'octroi de dix tonnes des
médicaments et équipements sanitaire aux zones de santé
de Bandundu et d'Idiofa dans la province de Bandundu ;
L'octroi de 18 tracteurs agricoles à Kindu ; la réhabilitation
du Barrage hydro-électrique de NKUNDA et la construction
d'une clinique universitaire à Tunda dans la province du
Maniema ;
32 http//www,cinqchantiers-rdc.com/Provinces/Kinshasa/index.ht*rrf
48
Lodja, Lubefu, Kole, Katako kombe et Lusambo, les cinq
Territoires du District de Sankuru, ont reçu du matériel de
cantonnage manuel.
Un aéroport moderne en construction dans le Territoire de
Pweto au Katanga.
A Kalemie à titre exemplatif
Hôpital général de référence doté d'un frigo mortuaire ;
La réhabilitation de la route dans la ville par la société
safricas et office de route à l'intérieur de Kalemie ;
Réhabilitation de l'hôpital général de référence et clinique
d'Etat (colline d'Etat) ;
Renforcement des transformateurs électriques par la
Société Nationale d'Electricité dans la ville de Kalemie.
Toutes ces actions citées ci-haut ne sont pas exhaustives,
c'est-à-dire nous n'avons tiré que quelques réalisations qui
nous ont frappés.
De toutes ces réalisations susmentionnées sur le plan de
réhabilitation et d'entretien d'infrastructures ; de constructions
diverses ; d'assistance, de renforcement, d'appui de la
Puissance Publique dans différents domaines, les
49
recettes de la douane en général ont contribué énormément
pour que ces actions soient menées.
Pour rappel, nous l'avions grandement souligné au niveau
de notre introduction que l'Etat pour financer ses grands projets
recourt à deux voies, la première ce sont : les emprunts ou les
dettes obtenues auprès des partenaires étrangers et la
deuxième ce sont les efforts nationaux qui se justifient par les
impôts et taxes supportés par les contribuables. Or, les recettes
douanières aussi se trouvent dans cette deuxième catégorie
susvisée dans le paragraphe précédent. Etant donné qu'à
l'heure actuelle, la Douane Congolaise participe à plus de 40%
dans le budget de l'Etat Congolais, ses recettes constituent
même le socle de l'économie Congolaise.
C'est chaque année que les recettes douanières
augmentent, le plus souvent, la Direction Générale des
Douanes et Accises surpasse les assignations budgétaires, cela
même est le cas des années sous examens de notre travail. La
raison principale de surpassement des prévisions budgétaires
est du fait que, l'économie de notre Pays la République
Démocratique du Congo est extravertie, c'est-à-dire par
manque des productions locales, nous importons plus que nous
exportons.
50
CONCLUSION
Nous voici arrivés au terme de notre travail dont le sujet
est « l’impact des recettes douanières dans le développement
socio-économique de la RD Congo de 2018 à 2020 ». Hormis
l'introduction générale et la conclusion, ce travail est subdivisé
en deux chapitres.
Au premier chapitre nous nous sommes bornés aux
considérations théoriques sur le droit de douane, et le
deuxième chapitre quant à lui est consacré à l'impact de droit
de douane sur le développement économique de la RD Congo.
Notre objectif dans ce travail consiste à savoir l’impact de
droit de douane dans le développement économique de la RD
Congo. Toutefois, nous avons utilisé la méthode juridique et les
techniques documentaires, d'interview et d'observation directe.
Pour y arriver, notre problématique à nécessité quelques
interrogations à savoir :
Les recettes douanières ont-elles favorisées le
développement socioéconomique de la RD Congo ?
Quel est l'impact des recettes douanières dans le social de
la Population congolaise ?
Quelles sont les mesures financières à retenir pour
parvenir à mobiliser les recettes douanières et accisiennes
?
Les préoccupations aux questions de la problématique
nous ont amené à proposer ce qui suit comme réponses
provisoires en vue d'une recherche approfondie sur cette étude.
Les recettes douanières font partie du budget de l’Etat
étant donné que la Direction Générale des Douanes et
Accises occupe une place importante dans les réalisations
budgétaires, nous osons croire cela aurait de retombées
positives dans la vie de la Population tant dans le social
que dans l'économie.
51
Les mobilisations et maximisations des recettes
douanières permettent à l'Etat d'actionner ou de financer
des projets sur le plan national dont la première
bénéficiaire sera la population congolaise.
Pour mobiliser les recettes douanières, la Direction
Générale des Douanes et Accises est appelée à accomplir
la mission fiscale qui consiste principalement à la
perception par la Direction Générale des Douanes et
Accises des droits et taxes pour le compte de l'Etat et à
lutter contre la fraude.
Après analyse, il résulte que la Direction Générale de
Douanes et Accises à une importance majeur pour notre pays
d'abord au regard des avantages économiques et les recettes
importantes qu'elle réalise. Durant les années sous examen, les
assignations budgétaires de la DGDA sont élevées à : 406 400
000 000,00à FC en 2018 ; 538 500 000 000,00FC en 2019 ; 928
503 783 615,00FC en 2020. Tandis que les réalisations des
années reprises ci-haut se sont chiffrées respectivement à : 424
219 554 295,67FC en 2018 ; 559 531 514 685,38FC en
2019 ; 754 509 284 484.78FC en 2020 ; et de 1001 255 376
657,06FC en 2021. En comparant les prévisions budgétaires
aux réalisations, nous avons remarqué qu'en 2018 la DGDA a
enregistrée une plus-value pour le compte du trésor public,
mais en 2019, 2020, 2021.
Les actions de la DGDA ont un impact visible et se
concrétisent dans le volet social. Au sujet de la mobilisation des
recettes, nous devons retenir que depuis 2018, les recettes
réalisées par la DGDA ne font que s'accroitre et cette
croissance est l'œuvre de tous les douaniers. Ceci prouve que la
DGDA peut mettre la barre si haute et mobiliser les recettes
plus importantes par rapport à celles qu'elle a recouvrées dans
les années sous examens, pour accroître le compte du trésor et
permettre à l'Etat de couvrir ses dépenses. Cette contribution
très significative consiste à appuyer le budget de l'Etat à
engendrer les finances publiques et à apporter le
développement socio économique.
52
En somme, le constat est que La DGDA peut faire plus,
mais si elle n'arrive pas à mobiliser d'abondantes recettes, cela
est tributaire aux problèmes liés à la taxation, à la fraude
documentaire. Nous devons signaler que la RD Congo est
certainement l'un des pays les plus concernés par la fraude
douanière en Afrique. La difficulté est amplifiée par le fait que la
fraude est favorisée par ceux-là même dont la mission est de la
combattre.
Pour atteindre ces assignations il faudra aussi que la DGDA
s'engage résolument dans la lutte contre la fraude et la
corruption en appliquant la stratégie de la connectivité par la
poursuite des reformes douanières notamment l'informatisation
des services et l'implantation des guichets uniques dans tous
grand bureaux de douane.
BIBLIOGRAPHE
I. TEXTES LEGAUX
Ordonnance Loi n° 10/010/2010 portant code des douanes
Ordonnance Loi n°68-010 du 6 janvier 1968 portant
Législation des accises, mis à jour 1990
II. OUVRAGES
ALBERTINI J.M., Mécanisme du sous-développement, Hatier,
Paris, 1984
BREMOND J., Mécanisme du sous-développement et
développement, Ed. Hatier, Paris, 1974
CLARENCE J., DIAS et DAVISS GILLES, Droit de la personne,
démocratique et développement démocratique, Ed. Montréal,
1993
CQUES LE GRAND, une stratégie de changement d'une
administration publique, en management des systèmes
complexes, de Boecks & Laders, 1993, Ie édition, Paris, 1996
53
KIMPENENE Luzolo B., les régimes douaniers économiques,
11ème session de formation douanière de base, Avril, 2007
PERROUX F., L’économie du 20ème siècle, PUF, Paris, 1965
PINTO R. et GRAWTZ M., Méthodes des sciences sociales, éd.
Dalloz, Paris, 1971
RONGERE cité par MULUMBATI N, Manuel de sociologie, éd.
Africa, Lubumbashi, 1980
SERGES J., Actions pour le développement en République du
Zaïre, Centre d’Etudes pour l’Action Sociales « CEPAS »,
Kinshasa, 1991
SHOMBA K.S., Méthodologie de la recherche scientifique,
PUK, Kinshasa, 2002
III. DICTIONNAIRES
Dictionnaire des langues françaises Petit Robert, Paris, 1997
Dictionnaire économique, 2e éd. Arman collin, Paris, 2007
IV. ARTICLES ET REVUES
Banque mondiale, Rapport annuel, 1979
Rapport annuel 2017 et 2018, DGDA, Direction Générale.
V. NOTES DE COURS
MULWABA, Finances publiques, UNIKAL, 3e graduat économie,
2010-2011
VI. NOTES DE COURS
http//www,cinqchantiers-rdc.com/Provinces/Kinshasa/
index.ht*rrf
John alma, l'impact de la douane dans les finances publiques
et développement socio-économique cité dans le site web :
www.memoireonline.com
54
TABLE DES MATIERES
DEDICACE......................................................................................................2
REMERCIEMENTS............................................................................................3
INTRODUCTION..............................................................................................1
1. PROBLEMATIQUE.....................................................................................1
2. HYPOTHESES DU TRAVAIL........................................................................5
3. CHOIX ET INTERET DU SUJET.....................................................................5
3.1. Intérêt personnel................................................................................6
3.2. Intérêt scientifique.............................................................................6
3.3. Intérêt sociétal...................................................................................6
4. METHODES ET TECHNIQUES DU TRAVAIL...................................................6
4.1. Méthode............................................................................................6
4.2. Techniques........................................................................................7
5. DELIMITATION DU SUJET...........................................................................8
55
6. SUBDIVISION DU TRAVAIL.........................................................................9
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS THEORIQUES SUR LE DROIT DE DOUANE
...................................................................................................................10
SECTION 1 : DEFINITIONS DES CONCEPTS OPERATIONNELS..........................10
I.1.1. Douane.........................................................................................10
I.1.2. Accises..........................................................................................10
I.1.3. Recettes........................................................................................11
I.1.4. Droit de douane.............................................................................14
SECTION 2 : NOTIONS GENERALES SUR LE DEVELOPPEMENT........................16
I.2.1. Définitions.....................................................................................16
I.2.2. Types............................................................................................16
I.2.3. Théories........................................................................................20
CHAPITRE DEUXIEME : IMPACT DE DROIT DOUANE POUR LE DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE DE LA RD CONGO....................................................................21
SECTION 1 : BREVE PRESENTATION DE LA DGDA ET L’ORGANISATION
ADMINISTRATIVE DE LA DOUANE................................................................21
II.1.1. Brève présentation de la DGDA......................................................22
II.1.2. Organisation administrative de la douane ........................................24
II.1.3. Politique douanière........................................................................25
SECTION 2 : DROIT DE DOUANE ET SON IMPACT SUR LE DEVELOPPEMENT
ECONOMIQUE DE LA RD CONGO.................................................................29
II.2.1. Les sources des recettes douanières...............................................29
II.2.2. Le niveau des recettes douanières réalisées par la DGDA Kinshasa de
2018- 2020............................................................................................36
II.2.3. L'impact des recettes douanières sur le développement socio-
économique de la RD Congo....................................................................40
CONCLUSION...............................................................................................44
BIBLIOGRAPHE.............................................................................................47
TABLE DES MATIERES...................................................................................49