« DEMOGRAPHIE »
Nom : BARIFIDIMANANTENA
Prénom : Miantra Fahendrena
N° :203/eco/L2
Année :2024-2025
PLAN :
I Approche théorique
Section I :
Contexte :
1-1Histooire de la démographie
1-2Les grands theorie démographie
1-3Indicateur démographie
Section II
Concept :
2-1Définition démographie
2-2Différente branche de la démogrphie
Secteur III
3-1approche de la démographie sur l’économie
3-2Bllocage de la démographie sur le développement
II- Approche empirique
Section 1 :
I. État des lieux démographique à Madagascar
1-1Une population en pleine expansion
1-2 Une population très jeune
1-3. Comparaison avec d’autres pays
SECTEUR II
II. Le taux de croissance démographique à Madagascar
2-1 Un taux élevé mais stable
2-2 Raisons de cette croissance
2-3 Risques associés
SECTEUR III.
III Les blocages démographiques sur le développement de
Madagascar
3-1« L’éducation : un système saturé
3-2. La santé : des besoins qui dépassent les capacités
3 -3Le logement : une urbanisation non maîtrisée
3-4. Le marché du travail : une bombe à retardement
3-5. Une pression sur les ressources et l’environnement
I- APPROCHE THEORIE
Section 1:
Contexte :
1-1 HISTORIQUE DE LA DEMOGRAPHIE :
La démographie moderne débute avec les travaux de Thomas Robert Malthus, qui publie en
1798 son Essai sur le principe de population et ses effets sur le perfectionnement futur de la
société. C'est à compter de la publication de ce livre que les préoccupations de démographie
économique vont constituer un champ de réflexion à part entière. Question typiquement
économique posée dans cet ouvrage : l'augmentation de population est-elle bénéfique ou
non pour la société et l'économie ? Malthus répond par la négative : pour lui, les animaux et
des plantes n'a pas de limites. En revanche, la progression des ressources est quant à elle
beaucoup moins rapide. Pour résumer, la population croît comme une progression
géométrique, alors que les subsistances croissent de façon arithmétique :
(Malthus, Essai sur le principe de population)
1-2 LES GRANDES THEORIE DEMOGRAPHIE :
Théorie de Malthus :
« La population progresse plus vite que les subsistances » ce q qui engendre un « déséquilibre
croissant »
Elle souligne que la croissance démographie peut dépasser les capacités de production cela
engage le déséquilibre croissant
*Robert Thomas Malthus/ Ministere de economies des Finance
Théorie de la transition démographie
Proposée par Frank Notestein en 1945 elle explique le passage progressif des sociétés d’un
regime de forte natalite et mortalité à un regime de faible natalite et mortalite ,en lien avec le
developpement économie et social
*Théorie de la transition démographique
1-3 Indicateur démographie :
Les indicateurs démographiques sont des outils essentiels pour analyser la structure et
L’évolution d’une population. Ils permettent de comprendre les dynamiques
Démographiques et d’évaluer leur impact sur le développement économique.
Taux de natalité
C’est le nombre de naissances. Un taux élevé indique une population jeune, ce qui peut être
un défi selon les capacités économiques du pays.
Taux de mortalité
Il correspond au nombre de décès . Un taux de mortalité faible traduit souvent une
amélioration des conditions de vie, de santé et d’accès aux soins.
Taux de fécondité
C’est le nombre moyen d’enfants par femme. Il est la vue de croissance
future de la population. Un taux supérieur à 2,1 assure un renouvellement des générations.
Section : 2
Concept :
2-1 Définition démographie et but de l’étude
Définition :
Le mot « demographie » vient du grec » demos » peuple et graphein « ecrire » . Elle désigne
l’étude statistique des populations humaines : taille, Structure évolution, répartitions géo
graphique et mouvements (naissances, décès ,migration)
Définition selon des auteurs :
*Connaissance mathématique des populations, de leurs mouvements généraux, de leur état
physique, civil, intellectuel et moral » (Achille Guillard3, 1855) ;
*« Description des peuples quant à la population » (Littré, 1870) ;
* « Science de la population : elle en constate l’état, elle en étudie les mouvements,
principalement dans la naissance, le mariage, la mort et dans les migrations, où elle s’efforce
de parvenir jusqu’à la connaissance des lois qui la régissent » (Emile Levasseur, 1889) ;
* « Application des méthodes statistiques à l’étude des populations ou, plus généralement,
des collectivités humaines » (Michel Huber, 1938) ;
* « Description statistique des populations humaines en ce qui concerne leur état à une
date donnée et les événements démographiques qui se produisent dans ces populations »
(Roland Pressat, 1961) ;
But de l’étude de démographie selon des auteurs :
- « Etude des populations humaines » (Marcel Croze, 1965) ;
- « Science statistique de la population, étude quantitative des populations humaines »
(Alain Birou, 1966) ;
- « Etude du nombre, de la distribution, de la composition et de la dynamique des groupes
ou des populations, et des facteurs qui les expliquent » (Léon Tabah, 1966) ;
- « Etude des caractères quantitatifs et qualitatifs de l’état et du mouvement des populations
humaines » (Paul Hugon, 1971).
- « Science sociale positive qui étudie l’état et le mouvement de la population humaine sous
son aspect numérique » (Joseph Boute, 1976).
- « Etude des populations humaines en rapport avec leur renouvellement par le jeu des
naissances, des décès et des mouvements migratoires » (Roland Pressat, 1978).
- « Science qui a pour objet l’étude des populations humaines et traitant de leur dimension,
de leur évolution et de leurs caractères généraux, envisagés principalement d’un point de
vue quantitatif » (L. Henry, 1981).
2-2Differente branche de la démographie
1) La démographie qualitative
Elle est uniquement à la distribution des caractères qualitatifs- intellectuels, physiques,
sociaux. Donc c’est l’étude des caractéristique non chiffrées (sante, éducation, culture)
L’expression démographie qualitative est d’ailleurs impropre car cette branche fait
largement appel aux méthodes quantitatives.
2) La démographie économique
Analyse les effets de la population sur l’économie et inversement
3) La démographie sociale
Porte sur le lien entre population et structure sociales
(famill ,empoi ,conditions de vie )
4) La démographie historique
Se base sur les archives pour comprendre les dynamique passées. Elle s’occupe des
populations du passé pour lesquelles on dispose des sources écrites ; quand ces sources
manquent, l’étude des populations anciennes prend le nom de paléodémographie.
SECTION 3 :
3-1Apport de la démographie sur l’économie
La démographie joue un grand rôle dans l’économie. Il joue un rôle déterminant dans l'explication
de la croissance économique et dans la notion de développement durable.
a) Économiques et sociales :
Les données démographie trouve des décisions publiques comme : politique des retraites et
politique de l’emploi.
- La politique des retraites :
La connaissance taux de dépendance (nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus divisé
par les personnes âgées de 15 à 64 ans) dans le pays, et surtout la connaissance de son
évolution, est ou devrait être une donnée précieuse pour l'élaboration des politiques de
retraite.
- La politique de l'emploi :
• Quand la population augmente vite, cela signifie un afflux de jeunes 20 ans plus tard sur le
marché du travail.
• Quand la croissance démographique se ralentit, c'est l'inverse, avec éventuellement la
nécessité de faire appel à l'immigration.
b) La construction des infrastructures publiques et privées :
Théoriquement, la construction ou la disparition d'infrastructures collectives tient compte
des données et des prévisions démographiques :
• les hôpitaux,
• les routes,
• les logements sociaux,
• les écoles,
• les universités,
• etc.
Pour construire ces infrastructures, il faut non seulement tenir compte du nombre total de la
population, de sa structure par âge, mais il faut aussi tenir compte de sa répartition sur le
territoire. Certaines zones sont plus peuplées que d'autres.
c) Démographie, consommation et épargne
Les variables démographiques ont une incidence sur les grandes variables
macroéconomiques telles que la consommation et l'épargne. La théorie du revenu
permanent de Milton Friedman est basée sur la notion d'un cycle de revenu vital. De façon
plus générale, il est clair que le niveau d'épargne varie au cours de la vie. On a coutume de
décrire le cycle de l'épargne comme une courbe "en cloche". Négatif au début de la vie, le
niveau d'épargne augmente petit à petit pour atteindre un maximum vers la fin de la vie
active. Puis, il commence à décliner vers la retraite (pas toujours cependant car il y a de plus
en plus de retraités qui continuent à accumuler après avoir cessé toute activité).
d) Démographie et mondialisation :
En général, ce sont des hommes et des femmes relativement jeunes qui quittent leur pays
pour émigrer vers des pays qui offrent des perspectives économiques intéressantes.
Rappelons qu'un pays comme les États-Unis attire près d'un million d'immigrants par an.
De même, on voit aujourd'hui les conséquences des épidémies comme le sida, qui sont
dramatiques sur le plan humain et économique. L’ampleur et la rapidité de diffusion de ces
épidémies, sont la conséquence directe du processus de mondialisation qui engendre, et par
conséquent, accélère la circulation des hommes sur la planète.
3-2 Blocage démographie sur le développement :
Une population jeune : une pression sur l’école, la santé, le logement et l’emploi :
Dans de nombreux pays en développement, comme ceux d’Afrique ou d’Asie du Sud, une
grande partie de la population a moins de 25 ans. Cela peut sembler positif car une jeunesse
nombreuse pourrait soutenir l’économie à long terme. Mais en réalité, cette situation crée des
défis importants pour les États, notamment en matière d’éducation, de santé, de logement et
d’emploi.
a) L’école débordée par le nombre d’élèves
Quand il y a trop d’enfants à scolariser, les écoles n’arrivent plus à suivre. Il manque
des salles de classe, des enseignants et du matériel. Dans certaines régions, il y a
parfois 50 ou 60 élèves par classe. Cela nuit à la qualité de l’enseignement et pousse
beaucoup d’élèves à abandonner l’école trop tôt. Résultat : beaucoup de jeunes
n’ont pas les compétences nécessaires pour trouver un bon emploi plus tard.
( Notestein,1945)
b) Des besoins de santé plus grands que les moyens
Une population jeune demande beaucoup de services de santé : vaccinations, soins
pour les enfants, suivi des mères pendant et après la grossesse… Mais dans beaucoup
de pays, les hôpitaux sont trop peu nombreux, les médecins manquent et les
médicaments sont souvent chers ou absents. Cela met en danger la santé des jeunes
générations.( OMS)
c) Le logement en crise, surtout en ville
Beaucoup de jeunes familles s’installent en ville pour chercher un avenir meilleur.
Mais les villes ne sont pas préparées à accueillir autant de monde. Cela provoque la
construction rapide de quartiers mal équipés, souvent sans eau courante, ni
électricité, ni sanitaires. Ces quartiers deviennent des bidonvilles où les conditions de
vie sont très difficiles. (Lewis 1954)
d) Un marché du travail incapable d’absorber tous les jeunes
Chaque année, des millions de jeunes arrivent sur le marché du travail. Mais les
entreprises ne créent pas assez d’emplois, surtout dans le secteur formel. Beaucoup
de jeunes doivent accepter des petits boulots précaires, ou restent au chômage. Cela
peut provoquer de la frustration, voire des tensions sociales. (Becker, Schultz)
Avoir une population jeune n’est pas toujours un avantage. Si l’État n’a pas les
moyens d’offrir une bonne éducation, des soins, un logement décent et un accès à
l’emploi, cette jeunesse devient une charge pour l’économie. Pour que cette
situation se transforme en opportunité, il faut investir massivement dans les
services publics et les politiques sociales.
II -THEORIE EMPIRIQUE
Section 1
I. État des lieux démographique à Madagascar
1-1Une population en pleine expansion
En 2024, la population malgache est estimée à environ 30 millions d’habitants . Cette
croissance est constante depuis plusieurs décennies. En 1960, Madagascar comptait environ
5 millions d’habitants. Cela signifie que la population a été multipliée par six en un peu plus
de 60 ans. (source : INSTAT).
Cette augmentation rapide s’explique par plusieurs facteurs :
Un taux de fécondité élevé : chaque femme a en moyenne 3,9 enfants (Banque
mondiale, 2023).
Une baisse progressive de la mortalité infantile.
Une amélioration modeste mais réelle de l’espérance de vie, aujourd’hui autour de
67 ans.
1-2 Une population très jeune
Plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, ce qui montre une structure très jeune.
Cela peut représenter un avantage à long terme (main-d’œuvre abondante), mais cela
nécessite d’énormes investissements dans l’éducation, la santé, l’emploi, etc.
(Source ISNTAT de Madagascar
Source (INSTAT de Madagascar)
1-3. Comparaison avec d’autres pays
Source banque mondial dans les années 2023
Indicateur Madagascar France Nigeria
démographiqu
e
Taux de 3,9 1,8 5,3
fécondité
Taux de 30 11 36
natalité (‰)
Espérance de 82 55
67
vie (ans)
% de jeunes (- ≈ 70 %
25 ans)
≈ 60 % ≈ 30 %
Madagascar se situe entre les pays développés comme la France et les pays en forte
croissance comme le Nigeria. Mais contrairement à la France, les infrastructures et
ressources économiques du pays sont limitées pour absorber cette jeunesse.
SECTEUR II
II. Le taux de croissance démographique à Madagascar
2-1 Un taux élevé mais stable
Le taux de croissance démographique est d’environ 2,7 % par an . À ce rythme, la
population pourrait atteindre 45 à 50 millions d’ici 2050 si aucune transition démographique
n’a lieu. (INSTAT, 2023)
2-2 Raisons de cette croissance
Fécondité encore élevée, malgré les efforts de sensibilisation sur la planification
familiale.
Amélioration de la santé publique, notamment en milieu urbain.
Migrations internes (exode rural vers les grandes villes).
2-3 Risques associés
Cette croissance dépasse la capacité de l’économie à créer des emplois et à fournir
des services essentiels.
Elle exerce une pression énorme sur les ressources naturelles, notamment la terre,
l’eau et les forêts.
L’accès aux services publics (éducation, santé, logement) devient de plus en plus
difficile.
SECTEUR III.
III Les blocages démographiques sur le développement de
Madagascar
3-1« L’éducation : un système saturé
Le nombre d’enfants scolarisés augmente rapidement. Mais le nombre de classes,
enseignants et manuels ne suit pas. Dans certaines zones rurales, il n’est pas rare de voir
plus de 60 élèves par classe, parfois sans table ni tableau. Ce phénomène compromet la
qualité de l’enseignement et augmente le taux d’abandon scolaire.
3-2. La santé : des besoins qui dépassent les capacités
Une population jeune implique une demande élevée en services de santé : vaccinations,
soins maternels, suivi des nourrissons… Or, le pays manque cruellement d’infrastructures
médicales. Dans les campagnes, les hôpitaux sont rares et le personnel qualifié est souvent
absent. Cela a un impact direct sur la mortalité infantile et l’espérance de vie.
3 -3Le logement : une urbanisation non maîtrisée
L’exode rural pousse de nombreuses familles vers les villes. Mais les grandes agglomérations
comme Antananarivo ne sont pas préparées à accueillir cette vague démographique.
Résultat : prolifération de bidonvilles, sans eau potable, sans électricité, ni assainissement.
Cela crée des conditions de vie très précaires et accentue les inégalités sociales.
3-4. Le marché du travail : une bombe à retardement
Chaque année, des milliers de jeunes arrivent sur le marché du travail, mais les opportunités
sont limitées. L’essentiel de l’activité économique reste informelle (petits commerces,
agriculture de subsistance). Le chômage et le sous-emploi alimentent la pauvreté, mais aussi
les tensions sociales.
3-5. Une pression sur les ressources et l’environnement
La croissance démographique contribue à la déforestation, à la surexploitation des sols et à
la dégradation des écosystèmes. Ces phénomènes menacent directement l’avenir du pays
et freinent la lutte contre la pauvreté.