Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou
Faculté des Sciences
Département de Mathématique
Dr Ahmed Amirou Algorithmiques et Bases de données_____________________________
Chapitre3 :
Le modèle Entité/Association
Introduction
Il est difficile de modéliser un domaine sous une forme directement utilisable par un SGBD. Une
ou plusieurs modélisations intermédiaires sont donc utiles, le modèle Entité-Association constitue
l'une des premières et des plus courantes. Ce modèle, permet une description naturelle du monde
réel à partir des concepts d'entité et d'association. Basé sur la théorie des ensembles et des
relations, ce modèle se veut universel et répond à l'objectif d'indépendance données-programmes.
Ce modèle, utilisé pour la phase de conception, s'inscrit notamment dans le cadre d'une méthode
plus générale et très répandue qui est la méthode de MERISE.
Méthode de M.E.R.I.S.E. (Méthode d'Étude et de Réalisation Informatique pour les Systèmes
d'Entreprise) est certainement le langage de spécification le plus répandu dans la communauté de
l'informatique des systèmes d'information, et plus particulièrement dans le domaine des bases de
données. En effet, Merise réussit le compromis difficile entre le souci d'une modélisation précise
et formelle, et la capacité d'offrir un outil et un moyen de communication accessible aux non-
informaticiens. Un des concepts clés de la méthode Merise est la séparation des données et des
traitements. L'expression conceptuelle des données conduit à une modélisation des données en
entités et en associations. Merise propose une démarche, dite par niveaux, En effet, pour aborder
la modélisation d'un système, il convient de l'analyser en premier lieu de façon globale et de se
concentrer sur sa fonction : c'est-à-dire de s'interroger sur ce qu'il fait avant de définir comment il
le fait. Ces niveaux de modélisation sont organisés dans une double approche données/traitements.
Les trois niveaux de représentation des données sont détaillés ci-dessous. La modélisation se
réalise en trois étapes principales qui correspondent à trois niveaux d'abstraction différents.
Définitions du modèle Entité-Association
✓ Conçu en 1976, est à la base de la plupart des méthodes de conception. Dans tous les cas
la conception repose sur deux concepts complémentaires, entité et association.
✓ Il est aussi fréquemment nommé Entité-Relation et parfois Entité-Relation-Attribut.
✓ Il permet de décrire un domaine d'application sous la forme d'un schéma conceptuel :
ensembles d'entités, dotées de propriétés et en association les unes avec les autres,
✓ Il à pour caractéristiques d'être simple et suffisamment puissant pour représenter des
structures relationnelles. Surtout, il repose sur une représentation graphique qui facilite
considérablement sa compréhension.
✓ Il propose des concepts (principalement les entités, les associations et les attributs)
permettant de décrire un ensemble de données relatives à un domaine défini afin de les
intégrer ensuite dans une BD.
Conception des bases de données
Les BD constituent le cœur du système d’information. La conception de ces bases est la tâche la
plus ardue du processus de développement du système d’information.
Les méthodes de conception préconisent une démarche en étapes et font appel à des modèles pour
représenter les objets qui composent les systèmes d’information, les relations existantes entre
ces objets ainsi que les règles sous-jacentes.
La modélisation se réalise en trois étapes principales qui correspondent à trois niveaux
d’abstraction différents :
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Chaque niveau du SGBD remplit (réalise) un certain nombre de fonctions :
Le niveau externe
Le concept de vue permet d'obtenir l'indépendance logique. La modification du schéma logique
n’entraîne pas la modification des applications (une modification des vues est cependant
nécessaire)
Chaque vue correspond à la perception d’une partie des données, mais aussi des données qui
peuvent être synthétisées à partir des informations représentées dans la BD (par ex. statistiques)
– Niveau externe réalise :
o L'enregistrement est décrit par des vues ;
o Environnement de programmation (intégration avec un langage de programmation) ;
o Interfaces conviviales et Langages de 4e Génération (L4G) ;
o Outils d’aides (e.g. conception de schémas) ;
o Outils de saisie, d’impression d’états.
L'enregistrement est décrit comme un bloc d'emplacement mémoires consécutifs (mots ou octets)
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Le niveau conceptuel
Il contient la description des données et des contraintes d’intégrité (Dictionnaire de Données). Le
modèle conceptuel des données (MCD) décrit les entités du monde réel, en termes d'objets, de
propriétés et de relations, indépendamment de toute technique d'organisation et d'implantation des
données. Ce modèle se concrétise par un schéma entités-associations représentant la structure du
système d'information, du point de vue des données. Le schéma logique découle d’une activité de
modélisation
– Niveau logique réalise :
o Définition de la structure de données : Langage de Description de Données (LDD)
o Consultation et Mise à Jour des données : Langages de Requêtes (LR) et Langage de
Manipulation de Données (LMD) ;
o Gestion de la confidentialité (sécurité) ;
o Maintien de l’intégrité ;
Résulte de la traduction du schéma conceptuel en un schéma propre à un type de BD.
L'enregistrement est décrit par son contenu significatif et ses relations
Le niveau interne
Il correspond aux structures de stockage et aux moyens d’accès (index). Le modèle physique des
données (MPD) permet d'établir la manière concrète dont le système sera mis en place (SGBD
retenu).
– Niveau physiques :
o gestion sur mémoire secondaire (fichiers) des données, du schéma, des index ;
o Partage de données et gestion de la concurrence d’accès ;
o Reprise sur pannes (fiabilité) ;
o Distribution des données et interopérabilité (accès aux réseaux).
Le niveau physique est utilisé pour décrire les méthodes d’organisation et d’accès aux données
de la base.
I. Modélisation conceptuel
La modélisation est une étape fondamentale de la conception de la BD dans la mesure où, d’une
part, on y détermine le contenu de la BD et, d’autre part, on y définit la nature des relations entre
les concepts principaux.
Éléments constitutifs du modèle entités-associations
La représentation du modèle entités-associations s'appuie sur trois concepts de base :
• L’objet ou entité : L'objet est une entité ayant une existence propre.
• L’association : L'association est un lien ou relation entre objets sans existence propre.
• La propriété : La propriété est la plus petite donnée d'information décrivant un objet ou
une association
On désigne par entité tout objet identifiable et pertinent pour l'application
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Concernant le choix des noms :
❖ Pour les types entité, choisissez un nom commun décrivant le type entité (ex. : Étudiant,
Enseignant, Matière). Certains préfèrent mettre le nom au pluriel (ex : Étudiants,
Enseignants, Matières). Restez cependant cohérents, soit tous les noms de type entité sont
au pluriel, soit ils sont tous au singulier.
❖ Pour les types association, choisissez un verbe à l'infinitif, éventuellement à la forme
passive ou accompagné d'un adverbe (ex. : Enseigner, Avoir lieu dans).
❖ Pour les attributs, utilisez un nom commun au singulier éventuellement accompagné du
nom du type entité ou du type association dans lequel il se trouve (ex. : nom de client,
numéro d'article).
Concernant le choix des identifiants des types entité :
❖ Évitez les identifiants composés de plusieurs attributs (comme, par exemple, un identifiant
formé par les attributs nom et prénom d'un type association Personne),
❖ Évitez les identifiants susceptibles de changer au cours du temps (comme la plaque
d'immatriculation d'un véhicule).
❖ Évitez les identifiants du type chaîne de caractère.
Définition Entité
• Une Entité est un objet, un événement, un lieu, une personne, une chose, identifiable sans
ambiguïté, une chose concrète ou abstraite qui peut être reconnue distinctement et qui est
caractérisée par son unicité.
Remarque :
❖ La notion d'identité est primordiale. C'est elle qui permet de distinguer les entités les
unes des autres, et donc de dire qu'une information est redondante ou qu'elle ne l'est
pas. Il est indispensable de prévoir un moyen technique pour pouvoir effectuer cette
distinction entre entités au niveau de la base de données : on parle d'identifiant ou de
clé.
❖ La pertinence est également essentielle : on ne doit prendre en compte que les
informations nécessaires pour satisfaire les besoins.
• La première étape d'une conception consiste à identifier les entités utiles. On peut souvent
le faire en considérant quelques cas particuliers.
• La deuxième est de regrouper les entités en ensembles : en général on ne s'intéresse pas à
un individu particulier mais à des groupes.
Classe d’entités : c'est un regroupement d'entités de même nature. Un ensemble d'entités
Un type entité désigne un ensemble d'entités qui possèdent une sémantique et des propriétés
communes.
Il est maintenant possible de décrire un peu plus précisément les entités par leur type.
❖ Son nom ;
❖ La liste de ses attributs
❖ Le domaine où l'attribut prend ses valeurs : les entiers, les chaînes de caractères ;
1. Les entités :
Définit comme un objet pouvant être identifie distinctement.
Il existe deux catégories d’entités :
- Entités régulières : son existence ne dépend pas de l’existence d’une autre entité.
- Entités faibles : son existence dépend de l’existence d’une autre entité.
Exemple : l’entité CONTRAT n’existe que si l’entité CLIENT correspondante est présente.
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Client Véhicule Contrat Accident
Figure N° 1 : LES ENTITES
2. Les attributs : (Attribut ou propriété)
❖ Un attribut (ou une propriété) est une caractéristique associée à un type entité ou à un
type association.
❖ Une donnée élémentaire que l'on perçoit sur une entité ou une association
❖ Un attribut peut être obligatoire ou facultatif et avoir un domaine de valeurs.
❖ Un attribut est désigné par un nom et prend ses valeurs dans un domaine énumérable
comme les entiers, les chaînes de caractères, les dates, etc.
Client Véhicule Contrat Accident
Num Véhicule Num Contrat
Num Client Num Accident
Marque Type
Nom Nom
Année_V Date_C
Adresse Adresse
Figure N° 2 : LES ATTRIBUTS
Valeur
Au niveau du type entité ou du type association, chaque attribut possède un domaine qui définit
l'ensemble des valeurs possibles qui peuvent être choisies pour lui (entier, chaîne de caractères,
booléen...). Au niveau de l'entité, chaque attribut possède une valeur compatible avec son
domaine.
Remarque : On parle d'entité pour désigner une classe d'entités et d'association pour désigner
une classe d'association
Identifiant ou clé
Un identifiant (ou clé) d'un type entité ou d'un type association est constitué par un ou plusieurs
de ses attributs qui doivent avoir une valeur unique pour chaque entité ou association de ce type.
Exemples d'identifiant : le numéro de sécurité sociale pour une personne, le numéro
d'immatriculation pour une voiture, le code ISBN d'un livre pour un livre (mais pas pour un
exemplaire).
Identifiant = clé primaire :
Propriété ou groupe de propriétés dont la valeur identifie sans ambiguïté une entité ou une liaison
d'une classe.
Objectif : chaque occurrence doit pouvoir être repérée de manière unique et sans ambiguïté, pour
être distinguée de toutes les autres
Identifiant d'une classe d'entités
❖ Attributs ou groupe d'attributs qui permet de repérer une occurrence de manière unique.
❖ On souligne l'identifiant.
❖ On privilégie l'identifiant le plus court, le plus naturel (n° bon de commande, n° étudiant ,
)
❖ Identifiant non variable dans le temps.
Identifiant d'une association
Implicite, obtenu en juxtaposant les identifiants des entités qui participent à la liaison
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Définition Clé
Soit E un type d'entité et A l'ensemble des attributs de E. Une clé de E est un sous-ensemble
minimal de A permettant d'identifier de manière unique une entité parmi n'importe quelle
extension de E.
Exemple : Prenons quelques exemples pour illustrer cette définition. Un internaute est caractérisé
par plusieurs attributs : son email, son nom, son prénom, la région où il habite.
L'email constitue une clé naturelle puisqu'on ne trouve pas, en principe, deux internautes ayant
la même adresse électronique.
En revanche l'identification par le nom seul paraît impossible puisqu'on constituerait facilement
un ensemble contenant deux internautes avec le même nom. On pourrait penser à utiliser la paire
(nom, prénom), mais il faut utiliser avec modération l'utilisation d'identifiants composés de
plusieurs attributs, quoique possible, peut poser des problèmes de performance et complique les
manipulations par SQL.
Remarque :
Il est possible d'avoir plusieurs clés pour un même ensemble d'entités. Dans ce cas on en choisit
une comme clé primaire, et les autres comme clés secondaires. Le choix de la clé (primaire) est
déterminant pour la qualité du schéma de la base de données. La valeur d'une clé primaire est
connue pour toute entité et ne doit jamais avoir besoin de modification.
Les caractéristiques d'une clé :
Le choix de la clé (primaire) est déterminant pour la qualité du schéma de la base de données. Les
caractéristiques d'une bonne clé primaire sont les suivantes :
❖ Sa valeur est connue pour toute entité ;
❖ On ne doit jamais avoir besoin de la modifier ;
❖ Enfin, pour des raisons de performance, sa taille de stockage doit être le plus petit possible.
Définition Clé d’une association :
La clé d'une association (binaire) entre un type d'entité E1 et un type d'entité E2 est le couple
constitué de la clé c1 de E1 et de la clé c2 de E2.
3. Association ou relation
❖ Représentent les liens existants entre les entités. Une association (ou une relation) est un
lien entre 2 ou plusieurs entités.
❖ Contrairement aux entités, les relations n’ont pas de relations propres. Les relations sont
caractérisées, comme les entités, par un nom et éventuellement des attributs.
Type association :
Un type association (ou un type relation) désigne un ensemble de relations qui possèdent les
mêmes caractéristiques. Le type association décrit un lien entre plusieurs type entité. Les
associations de ce type association lient des entités de ces type entité.
Remarque : Une association est souvent nommée occurrence ou instance de son type association.
Associations binaires :
On va maintenant décrire les relations (ou associations) entre des ensembles d'entités.
Une association binaire entre les ensembles d'entités E1 et E2est un ensemble de couples e1, e2,
avec e1 E1et e2E2.
Une association permet de relier, une ou plusieurs entités. Le rôle détermine la façon dont les
entités sont reliées.
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DE 0, 1 : une entité de A peut être reliée à aucune ou à une seule entité de B
A B
0, 1
DE 1, 1 : une entité de A est reliée à une seule entité de B
B
A 1, 1
De 0 à plusieurs (0, N) : une entité de A peut être reliée à aucune ou à plusieurs entités de B
A B
0, N
De 1 à plusieurs (1, N) : une entité de A peut être reliée à une ou plusieurs entités de B
A B
1, N
Rôle d'une association
❖ Le rôle d'une association est défini par deux nombres (min, max) représentant le
nombre de fois minimum et le nombre de fois maximum qu’une entité participe à une
association.
❖ Les valeurs possibles sont : (0, 1), (1, 1), (0, N), (1, N)
Cardinalités
On indique les cardinalités aux deux extrémités d'un lien d'association entre deux types d'entités
TA et TB. Les cardinalités pour TA sont placées à l'extrémité du lien allant de TA vers TB et les
cardinalités pour TB sont l'extrémité du lien allant de TB vers TA.
Soit une association E1, E2 entre deux types d'entités. La cardinalité de l'association pour Ei pour
i {1,2} est une paire [min, max] telle que :
• Le symbole max (cardinalité maximale) désigne le nombre maximal de fois où une entité ei
de Ei peut intervenir dans l'association.
En général, ce nombre est 1 (au plus une fois) ou ; (plusieurs fois, nombre indéterminé), noté par
le symbole ∞, ou N.
• Le symbole min (cardinalité minimale) désigne le nombre minimal de fois où une entité ei de
Ei peut intervenir dans la relation. En général, ce nombre est 1 (au moins une fois) ou 0.
La cardinalité d'une patte reliant un type association et un type entité précise le nombre de fois
minimal et maximal d'interventions d'une entité du type entité dans une association du type
association. La cardinalité minimale doit être inférieure ou égale à la cardinalité maximale. La
cardinalité d'une entité par rapport à une relation s'exprime sous forme d'un couple : (cardinalité
minimale ; cardinalité maximale)
A B
Min, Max Min, Max
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Min : Correspond à la réponse à la question : combien de fois au moins une entité de A est reliée
à une entité de B
Cardinalité minimale : nombre minimal de fois où une occurrence de l'entité participe à une
relation de ce type vaut 0 ou 1 en général.
Max : correspond à la réponse à la question : combien de fois au plus une entité de A est reliée à
une entité de B
Cardinalité maximale : nombre maximal de fois où une occurrence de l'entité participe à une
relation de ce type vaut 0, 1 ou " n " (pour " plusieurs fois ")
Remarque :
Ces questions, il faut les poser dans les deux sens de A vers B puis de B vers A.
❖ Une cardinalité minimale est toujours 0 ou 1
❖ Une cardinalité maximale est toujours 1 ou n. Ainsi, si une cardinalité maximale est
connue et vaut 2, 3 ou plus, alors nous considérons qu'elle est indéterminée et vaut n.
❖ Une cardinalité maximale de 0 n'a pas de sens, car elle rendrait le type association inutile.
❖ Une cardinalité minimale de 1 doit se justifier par le fait que les entités du type entité en
question ont besoin de l'association pour exister.
❖ La discussion autour d'une cardinalité minimale de 0 ou de 1 n'est intéressante que
lorsque la cardinalité maximale est 1.
❖ Lors de la traduction vers un schéma relationnel, lorsque la cardinalité maximale est n,
nous ne ferons pas la différence entre une cardinalité minimale de 0 ou de 1
❖ La description complète d’une relation nécessite la définition précise de la participation
des entités. La cardinalité est le nombre de participation d’une entité à une relation.
Cardinalité un à un : si et seulement si un employé ne peut être directeur que dans un seul
département et un département n’a qu’un seul employé comme directeur.
a1
b1 b5
a2
b2
a3
b3
Employe
Département Num d’employe
Nom 1 1 Nom
Adresse Directeur Adresse
Date_entrée
Fonction
Figure N° 3 : CARDINALITE UN à UN
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Cardinalité un à plusieurs : un département peut occuper plusieurs employés qui réalisent
différentes fonctions mais chaque employé ne fait partie que d’un seul département.
a1 b1 b5
a2 b2 b6
a3 b3
a4 b4
Employe
Département
Num d’employe
Nom N 1 Nom
Adresse Occupe Adresse
Date_entrée
Fonction
Figure N° 4 : CARDINALITE UN à PLUSIEURS
Cardinalité plusieurs à plusieurs : un type de produit peut être fabriqué en plusieurs usines et
une usine donnée peut fabriquer plusieurs types de produits.
a1
a2 b1 b5
a3 b2 b6
a4 b3
b4
Usine
Produit
Nom N N
Adresse Fabrication Num Produit
Libellé
Catégorie
Figure N° 5 : CARDINALITE PLUSIEURS à PLUSIEURS
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Client
Appartient 0-N Num Client 0-N Signe
Nom
Adresse
1-1
1-1
Contrat
Véhicule 1-1 0-1 Num Contrat
Couvert
Num Véhicule Type
Marque Date_C
Année_V
0-N Accident
Concerne Num Accident 0-N
Nom
Adresse
Figure N° 6 : CARDINALITES MINIMALES ET MAXIMALES
4. L’identifiant : parmi tous les attributs de l’entité, l’identifiant est un attribut ou un
ensemble d’attributs permettant de déterminer une et une seule entité à l’intérieur de
l’ensemble. Graphiquement les identifiants sont les attributs soulignés. L’entité faible aura
un identifiant composé de l’identifiant de l’entité dont elle dépend et d’un autre attribut.
Client
Appartient 0-N 0-N Signe
Num Client
0-N Nom
Adresse
1-1
1-1
Véhicule
Num Véhicule Contrat
Marque
1-1 0-1 Num Contrat
Couvert
Année_V Type
Date_C
0-N Accident
Concerne 0-N Num Accident
Nom
Adresse
Figure N° 7: LES IDENTIFIANTS
Une situation à modéliser peut avoir plusieurs schémas différents, chaque modèle présentant des
avantages et des inconvénients.
Pour mesurer la qualité d’une modélisation ER il existe plusieurs critères à utiliser de manière
combinée :
• L’expressivité : traduit la richesse sémantique du schéma. Peut-être caractérisée par
exemple par le nombre de concepts et/ou contraintes exprimés dans le tableau ;
• La minimalité : tend à privilégier les schémas avec un nombre de redondances minimales ;
• La lisibilité : consiste à évaluer la représentation graphique proprement dite ;
• La simplicité : privilégie les schémas contenant un nombre de concepts minimum. On peut
la mesurer par exemple en calculant le nombre d’entités et d’associations présentes sur un
schéma.
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