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Table Des Matières: 1.1 Position Du Problème

Ce document traite des machines thermiques, en se concentrant sur leur fonctionnement, notamment les moteurs, réfrigérateurs et pompes à chaleur, ainsi que sur les principes thermodynamiques qui les régissent. Il aborde des concepts clés tels que le théorème de Carnot, les cycles thermiques et la cogénération, tout en soulignant l'importance d'une bonne compréhension des principes de thermodynamique. Enfin, il met en évidence les différences entre les machines motrices et réceptrices, ainsi que les performances et rendements associés.

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Table Des Matières: 1.1 Position Du Problème

Ce document traite des machines thermiques, en se concentrant sur leur fonctionnement, notamment les moteurs, réfrigérateurs et pompes à chaleur, ainsi que sur les principes thermodynamiques qui les régissent. Il aborde des concepts clés tels que le théorème de Carnot, les cycles thermiques et la cogénération, tout en soulignant l'importance d'une bonne compréhension des principes de thermodynamique. Enfin, il met en évidence les différences entre les machines motrices et réceptrices, ainsi que les performances et rendements associés.

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XVI : Machines thermiques

Table des matières


1 Introduction 1
1.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Résultats généraux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

2 Machines motrices 3
2.1 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Théorème de Carnot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3 Étude de quelques cycles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.1 Cycle de Carnot pour un gaz parfait . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.3.2 Cycle d’Otto/Beau de Rochas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.4 Cogénération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

3 Machines réceptrices 6
3.1 Principe de fonctionnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Théorème de Carnot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.3 Exemple de cycle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.4 Pompe à chaleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Ce chapitre, dernier chapitre de thermodynamique de l’année, met en œuvre les principes acquis lors des précédents chapitres a��n
d’étudier le fonctionnement de di�férents types de machines thermiques : moteurs, réfrigérateurs, pompe à chaleur... Il s’agit en quelque
sorte de l’apex de ce que l’on peut vous demander un thermodynamique; une bonne maîtrise des cours précédents est donc primordiale.

Les élèves confondent souvent les diagrammes de Clapeyron pour une machine thermique et pour un corps pur diphasé :

1 Introduction
1.1 Position du problème
On s’intéresse dans ce chapitre au fonctionnement de machines thermiques : moteurs, réfrigérateurs, et pompes à chaleur. Toutes
sont modélisées par un système thermodynamique échangeant, au cours de plusieurs transformations formant un cycle :
— du travail avec un autre système mécanique ou électrique (« l’extérieur »),
— des transferts thermiques avec un ou plusieurs thermostats.
En d’autres termes, une machine thermique transforme un travail en transfert thermique, ou réciproquement. Là encore, on peut
imaginer une analogie hydrodynamique : une machine utilise un gradient d’énergie déjà existant pour fournir un travail, ou au contraire,
crée un gradient d’énergie en consommant du travail. Par exemple :
— une roue à aube utilise un gradient d’énergie potentielle de pesanteur (une rivière qui coule à ��anc de montagne, par exemple),
pour tourner et fournir ainsi un travail,
— un moteur de voiture utilise un gradient d’énergie thermique, c’est-à-dire une di�férence de température entre au moins deux
sources, pour faire comprimer/détendre un gaz, ce qui fait bouger des pistons et tourner les roues d’une voiture.
Certaines de ces machines sont réversibles :
— attachez un âne pour faire tourner la roue à aube et vous transfèrerez de l’eau de l’aval vers l’amont (vous créez donc un gradient
d’énergie en échange d’un travail),
— faites tourner un moteur de Stirling à la main et vous constaterez qu’une di�férence de température se crée.

On s’intéressera surtout ici aux machines dithermes : une source chaude, et une source froide.

Édouard L� C��� 1 Lycée Louis Thuillier 2023/2024


1.2 Résultats généraux
On représente une machine thermique grâce au
schéma ci-contre. Notons que W, Qc et Qf peuvent
tous êtres positifs ou négatifs.

Écriture des principes thermodynamiques : Pour le système considéré (en général le ��uide contenu dans la machine) :

On en déduit en particulier l’inégalité de Clausius :

Dé��nition : On dé��nit la « performance » d’une machine comme :

À retenir — Généralités

Une machine thermique échange du Q avec au moins deux sources en échange de W . On dé��nit alors sa performance comme :

Eutile
⌘= .
Ecoûteuse

Pour un moteur, ⌘ < 1, on parle de rendement. Pour un récepteur,on peut avoir ⌘ > 1, on parle d’e���cacité.

Édouard L� C��� 2 Lycée Louis Thuillier 2023/2024


2 Machines motrices
2.1 Principe
Un moteur fournit du travail, et on a donc pour un moteur :

Conclusion : Le moteur fait passer de l’énergie thermique (Q) de la source chaude à la source froide, et prélève en passant un travail
W qu’il utilise mécaniquement.

2.2 Théorème de Carnot


On s’intéresse au rendement d’un tel moteur. Ici,
— l’énergie utile est W (on s’intéresse au travail mécanique fourni par le moteur, et on met un pour que ce soit positif),
— l’énergie coûteuse est Qc : c’est le carburant qu’on brûle pour ��xer la température de la source chaude. La source froide est dans
l’extrême majorité des cas gratuite : il s’agira de l’atmosphère pour un moteur, ou d’une rivière/de la mer pour une centrale nucléaire.
On a alors :

Théorème de Carnot : Le rendement maximal d’une moteur ditherme est celui obtenu pour un cycle réversible. On a alors ⌘ =
Tf
1 Tc .

Conséquences :
— Pour avoir un rendement maximal, il faut avoir Tf et Tc les plus éloignées possibles, et Sc le plus petit possible (idéalement 0).
— On voit ici qu’une création d’entropie s’accompagne d’un manque à gagner du point de vue du travail : si Sc > 0, c’est que du
travail n’a pas été récupéré (typiquement, de l’énergie est perdue sous forme de chaleur à cause des frottements).
— Pour avoir un cycle réversible, et donc pas d’entropie créée, il faut un cycle extrêmement lent. Carnot est donc peu pratique
dans la vraie vie, même s’il permet de calculer le rendement maximal d’une machine. En général, on cherche en fait plutôt à optimiser la
puissance d’une machine qu’à augmenter son rendement.

Ordre de grandeur :
— Pour une centrale nucléaire, la source froide est en général une rivière à 300 K tandis que le cœur du réacteur est plutôt à 600
K. On a donc ⌘Carnot ' 0, 5. En pratique, c’est plutôt 30 40 �.

Édouard L� C��� 3 Lycée Louis Thuillier 2023/2024


— Pour une voiture, la source froide est l’atmosphère à 300 K tandis que le moteur lui-même est plutôt à 3000 K. On a donc
⌘Carnot ' 0, 9. En pratique, c’est plutôt 30 40 � aussi.

Théorème : Un moteur est au moins ditherme (c’est d’ailleurs une des formulations historiques du second principe).

2.3 Étude de quelques cycles


2.3.1 Cycle de Carnot pour un gaz parfait
Ce cycle est à connaître par cœur. Il s’agit
d’un cycle réversible.

Problèmes :
— Étant très lent, il est peu réalisable en pratique.
— Cela se voit peu, mais le diagramme est en fait très étiré, et W (correspondant à l’air du diagramme) est en fait assez faible.

2.3.2 Cycle d’Otto/Beau de Rochas

Il s’agit d’un moteur à explosion à 4 temps :


— admission isobare AB 1 ,
— compression adiabatique réversible BC,
— combustion isochore CD (la combustion
étant rapide, on considère V ' cte); il s’agit de la phase
d’apport d’énergie utile,
— détente adiabatique réversible DE,
— ouverture de la soupape, échappement : une
isochore EB puis une isobare BA.

On trouvera quelques ressources supplémentaires sur les sites suivants :


— https://youtu.be/OaZw6fxlFRk?t=68
— http://ressources.univ-lemans.fr/AccesLibre/UM/Pedago/physique/02/mnthermo.html

Quel est le rendement de ce moteur ?

1. Attention, il s’agit ici d’un système ouvert, et il faut bien utiliser un diagramme de Watt pour di�férencier A0 et A : ces deux points sont confondus dans un
diagramme de Clapeyron.

Édouard L� C��� 4 Lycée Louis Thuillier 2023/2024


Ordre de grandeur :
— Pour ↵ = 9 (idéalement le plus grand possible, mais cela peut poser des problèmes d’auto-allumage), on trouve ⌘ = 0, 58.
— Pour un moteur réel, ⌘ = 0, 3 0, 4.
— Le rendement de Carnot avec TF = 300 K et TC = 1700 K donne ⌘ = 0, 82 > 0, 59. Notons cependant que la température
de la source chaude est débattable dans la mesure où il n’y a pas vraiment de thermostat chaud ici.

Nota Bene : Il y a toute une zoologie de cycles possibles que je ne passe pas en revue ici. La marche à suivre et de toute façon toujours
la même : on applique les deux principes sur di�férentes parties du cycle pour calculer le rendement. Notons en��n que les cycles réels
di�fèrent de ces modèles théoriques qui ne sont que des approximations de la réalité.

2.4 Cogénération
Idée : Le transfert thermique donné à la source froide est perdu, ce qui correspond à une perte d’énergie que l’on pourrait réutiliser
pour autre chose. Comparons alors les deux machines ci-dessous :

Ordre de grandeur :
— Sans cogénératation, on a typiquement ⌘ = 0, 3 0, 4.
— Avec, on a monte à environ 0, 8 0, 9 pour CF ' 1.

Inconvénient :
— C’est un système relativement peu ��exible.
— Il faut un bon système de distribution (c’est possible en ville où le réseau est dense, mais plus compliqué à la campagne par
exemple).

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3 Machines réceptrices
Il s’agit surtout de machines frigori��ques. On supposera que c’est le cas sauf mention explicite contraire.

3.1 Principe de fonctionnement


Le but est ici de produire du froid : il faut donc prendre de l’énergie thermique
à la source froide (l’intérieur du frigo), ce qui implique d’en donner à la source
chaude (l’arrière du frigo). Pour reprendre l’analogie hydraulique, on transfert de
l’eau de l’aval vers l’amont de la rivière. Évidemment, cela n’est pas gratuit, et coûte
un certain travail qu’il faut donner à la machine (sous forme électrique pour un
frigo d’appartement par exemple).

Ici, on veut donc produire du froid, et on a donc Qf > 0.

Conclusion : Le frigo prélève donc du Q à la source froide (il la refroidit) et la donne à la source chaude (il la chau�fe). Comme ce
n’est pas le sens spontané d’évolution, il faut fournir du travail à la machine.

Question : Peut-on laisser la porte d’un frigo ouverte l’été pour rafraîchir une pièce?

3.2 Théorème de Carnot


Ici, l’e���cacité s’écrit donc :

Notons qu’en général, e 1, et qu’idéalement, e doit être le plus grand possible.


Tf
Théorème de Carnot : Pour un frigo, l’e���cacité maximale correspond à un cycle réversible, et alors, emax = Tc Tf .

Ordre de grandeur : Pour un congélateur avec une source froide à 18°C = 255 K et la source chaude à 300 K, on a e ' 5, 7.
Dans la vraie vie, c’est plutôt autour de 2. C’est peu, mais gardons en tête qu’une e���cacité très grande est souvent le signe qu’on ne fait
pas grand chose d’intéressant : pour le rendement de Carnot par exemple, ça revient par exemple à avoir Tc ' Tf , et dans ce cas, oui
l’e���cacité est très grande, mais votre frigo ne sert pas à grand chose (vous ne refroidissez que très peu).

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3.3 Exemple de cycle

On considère le cycle suivant sur du R134 et on utilise le diagramme « des frigoristes » ci-dessous :
— 1 2 : compression adiabatique réversible depuis une vapeur saturante à 10°C (intérieur du congélo) jusqu’à une température
de 35°C (arrière du congélo)
— 2 3 : refroidissement : liquéfaction complète isobare,
— 3 4 : détente de Joule Thomson jusqu’à 10°C (pas de travail utile)
— 4 1 : évaporation complète isobare

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