Méca
Méca
2 2
1 1
y(m)
y(m)
0 0
→1 →1
→2 →2
→2 →1 0 1 2 →2 →1 0 1 2
x(m) x(m)
Question : Quelle figure correspond à quel point de vue ? On voit alors que le mouvement est relatif à l’observateur.
Definition : Référentiel
C’est un solide qu’on considère comme fixe et auquel est lié l’observateur du mouvement.
Le référentiel est caractérisé par :
• un repère R(O, ↑ →u ,↑
x
→u ,↑
→u ); y z
• une horloge qui définit une origine des temps t = 0 et la mesure des instants suivants t.
Remarque :
• Un instant t ou t1 , qui correspond à une coordonnée temporelle par rapport à son origine.
• Une durée !t = t2 → t1 qui correspond à la variation de temps séparant deux instants t1 et t2 .
• Les trois vecteurs ↑
→
u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z peuvent être quelconques tant qu’ils ne sont pas colinéaires et qu’ils sont fixes dans
R.
• Définir un référentiel est la première étape lors d’une étude de mécanique. On ne peut étudier un mouvement si
on ne sait pas dans quel référentiel on se place. Pour le définir, il faut préciser à quel objet le référentiel est lié, et
donner une origine et trois axes.
Une base (↑
→
u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z ) est orthonormée directe si :
• Vecteurs normés : ↓→ u↑↓ = ↓→
x
↑↓ = ↓→
u ↑↓ = 1
u y z
• Base directe : →
u↑ →
↑ → ↑
x ↔ uy = uz (règle de la main droite)
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→
↑ ↑
→ ↑
→
avec W qui est orthogonal au plan défini par P et Q . On a également
→
↑ ↑
→ ↑ → ↑
→ ↑ →
↓W ↓ = ↓ P ↓↓ Q ↓ sin(ω) avec ω( P , Q )
Lié au centre du Soleil et à trois étoiles «fixes», c’est-à-dire su!samment lointaines pour nous paraître fixes sur la durée
du problème. Le soleil tourne dans le référentiel mais son centre est fixe. Noté RK .
Lié au centre de la Terre et à trois étoiles «fixes». En translation par rapport au référentiel héliocentrique. La Terre
tourne dans le référentiel mais son centre est fixe. Noté RG .
Lié à la Terre, il peut se présenter en un point quelconque de la planète. Il est en rotation autour du centre de la Terre
par rapport au référentiel géocentrique. C’est très souvent le référentiel classique en laboratoire. Noté RT .
Definition : Trajectoire
La trajectoire d’un point M , dans un référentiel donné, est l’ensemble des positions de ce point au cours du temps,
rapportées à un repère fixe dans ce référentiel.
Remarque :
Pour un même système d’étude on pourra en fonction de la situation considérer le système comme un point matériel
ou pas. Par exemple dans le cas de la rotation de la Terre autour du Soleil, l’étude de la trajectoire ne nécessite pas de
prendre en compte la rotation de la Terre sur elle-même ni son rayon qui est très petit devant la distance Terre-Soleil
(RT = 6400 km ↗ dST = 150 ↘ 106 km). En revanche si on souhaite étudier le mouvement de rotation de la Terre on ne
pourra alors plus la considérer comme un point matériel.
La position du point M , par rapport au point O fixe dans un référentiel R, à un instant donné, est défini par la vecteur
position :
↑
→ →→↑
r (t) = OM (t)
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→→↑ →
↑
uy
OM (t) = x(t)↑
→
u x + y(t)↑
→
u y + z(t)↑
→
uz →
↑
ux
O y
x
Propriété :
↑
→
Pour un vecteur P quelconque dans le repère cartésien, on peut calculer ses coordonnées (Px , Py , Pz ) en faisant la
projection du vecteur sur chaque axe du repère. Pour ça on utilise le produit scalaire :
↑
→ ↑ ↑
→ ↑ ↑
→ ↑
Px = P · →
u x ; Py = P · →
u y ; Pz = P · →
uz
→→↑ ω
OM (t) = r(t)↑
→
u r (t) + z(t)↑
→
uz H
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↑
→
Propriété : Expression de dl à partir d’un schéma
Coordonnées cartésiennes : z + dz
On a les coordonnées du point M à l’instant t : (x, y, z)
M (t + dt)
On a les coordonnées du point M à l’instant t + dt :
z
(x + dx, y + dy, z + dz)
M (t) dz
où dx, dy et dz correspondent à la variation élémentaire
→
↑ dx
sur chaque coordonnée entre t et t + dt uz
dy
→
↑u
→
↑
ux y y
↑
→ x y + dy
dl ≃ dx↑
→
u x + dy ↑
→
u y + dz ↑
→
uz x + dx
O
Coordonnées cylindriques : z + dz
On a les coordonnées du point M à l’instant t : (r, ε, z)
M (t + dt)
On a les coordonnées du point M à l’instant t + dt :
z
(r + dr, ε + dε, z + dz)
M (t) dz
où dr, dε et dz correspondent à la variation élémentaire
→
↑
sur chaque coordonnée entre t et t + dt uz dr
rdω
→
↑uy
→
↑
ux
↑
→ O r r + dr
dl ≃ dr↑
→
u r + rdε↑
→
u ω + dz ↑
→
uz ω
H(t) H(t + dt)
ω + dω
Coordonnées sphériques :
On a les coordonnées du point M à l’instant t : (r, ε, z)
M (t + dt)
On a les coordonnées du point M à l’instant t + dt :
(r + dr, ε + dε, z + dz)
dr
où dr, dε et dz correspondent à la variation élémentaire →
↑
uz r+ rdω
sur chaque coordonnée entre t et t + dt
→
↑ r →
↑
uy
ux
O
↑
→
r sin ωd
ε
dl ⇐ dr↑
→
u r + rdε↑
→
u ω + r sin(ε)dϑ→
u↑
ε
M (t) dr
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↑
→
On note généralement v = ↓↑
→
v ↓.
Remarque :
La vitesse, tout comme la position et la trajectoire, dépend du référentiel. C’est pour cela que nous préciserons toujours
dans sa notation ainsi que celle de la dérivée, le référentiel.
Il ne faut pas confondre référentiel et système de coordonnée. On peut exprimer un vecteur dans une base mobile
(cylindrique ou sphérique) et le dériver dans une référentiel associé à une base fixe (cartésienne).
Pour obtenir l’expression du vectuer vitesse du point M dans le référentiel R en coordonnées cartésiennes il existe deux
méthodes :
→→↑
• Dérivation directe : On calcule directement la dérivée de l’expression de OM (t) dans le référentiel donné.
→→↑ ''
↑
→ d OM '
v (M )/R (t) = '
dt '
R
'
d(x(t)↑→u x + y(t)↑
→u y + z(t)↑
→
u z ) ''
= '
dt R
' ' '
dx ↑ dy ↑ dz ↑ d↑
→u x '! u y ''!
d↑
→ d↑
→ '!
u z!
= →ux+ →
uy + u z + x(t) !!'' + y(t) !!
→
' + z(t) !
'
'
dt dt dt !dt R !dt R !dt R
On obtient alors : ↑
→
v (M )/R (t) = ẋ↑
→
u x + ẏ ↑
→
u y + ż ↑
→
uz
Remarque :
⇒→ ↑ (
La norme de la vitesse en coordonnée cartésienne vaut : v = ↓↑→v↓= ↑ v ·→ v = ẋ2 + ẏ 2 + ż 2
Par soucis d’allégement des notations, les dérivées des grandeurs scalaires comme x, y, z, r, ε et ϑ seront notée ẋ, ...
Pour obtenir l’expression du vecteur vitesse du point M dans le référentiel R en coordonnées cylindriques il existe deux
méthodes :
→→↑
• Dérivation directe : On calcule directement la dérivée de l’expression de OM (t) dans le référentiel donné.
→→↑ '
↑
→ dOM ''
v (M )/R (t) = '
dt '
R
'
d(r(t)↑→
u r (t) + z(t)↑
→
u z ) ''
= '
dt R
↑
→ ' '
dr ↑→ dz ↑
→ d u r '' d↑
→ '!
u z!
= ur + u z + r(t) ' + z(t) ! ''
dt dt dt R !dt R
On doit alors calculer la dérivée du vecteur ↑→u par rapport au temps dans le référentiel R.
r
' '
d↑
→
u r '' d(cos(ε(t))↑
→
u x + sin(ε(t))↑
→
u y ) '' dε ↑
→ ↑
→ ↑
→
= ' = dt (→ sin(ε(t)) u x + cos(ε(t)) u y ) = ε̇ u ω
dt ' R dt R
On obtient alors : ↑
→
v (M )/R (t) = ṙ↑
→
u r + rε̇↑
→
u ω + ż ↑
→
uz
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Remarque :
Un mouvement peut être accéléré même si la norme de la vitesse reste constante. Pour savoir si un mouvement est non
↑
→
accéléré il faut que le vecteur accélération soit nul, autrement dit ↑
→
a (M )/R (t) = 0 .
On obtient alors : ↑
→
a (M )/R (t) = ẍ↑
→
u x + ÿ ↑
→
u y + z̈ ↑
→
uz
On obtient alors : ↑
→
a (M )/R (t) = (r̈ → rε̇2 )↑
→
u r + (2ṙε̇ + rε̈)↑
→
u ω + z̈ ↑
→
uz
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↑
→
v (M )/R
→
u↑ =
T →→→→→↑
↓v(M )/R ↓
ϖ
On définit le vecteur normal →
u↑ →
↑
N comme le vecteur orthogonal à uT tourné d’un angle + .
2
On admet alors que l’expression pour un trajectoire plane de l’accélération d’un point M dans le repère de Frenet
s’exprime :
↑
→ v 2 ↑ dv →
a (M )/R = → uN + u↑
T
R dt
dv
avec R le rayon de courbure de la trajectoire au point M , v la norme du vecteur vitesse et la dérivée temporelle de
dt
la norme du vecteur vitesse.
5 Exemples :
Exemple : Mouvement de vecteur accélération constant
↑
→ →→↑ ↑
→
a 0 = a0 ↑
→
u z et OM (t = 0) = 0 et ↑
→
v (t = 0) = v0x ↑
→
u x + v0z ↑
→
u z = v0 (cos ω↑
→
u x + sin ω↑
→
u z)
a0 x2 a0
z= 2 2
+ z tan ω = 2 (1 + tan2 ω)x2 + x tan ω
2v0 cos ω 2v0
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Dans ce chapitre nous allons voir les trois lois fondamentales sur lesquelles reposent toute la théorie classique de la
mécanique Newtonienne ainsi que la liste des forces à connaître pour le programme.
Le but est d’abord d’illustrer la méthodes de résolution sur des exemples simples vu en terminal mais dont la rédaction
et la rigueur devront être en cohérence avec la manipulation des vecteurs et des coordonnées cinématique vu au chapitre
précédent.
On verra ensuite l’introduction des forces de frottements et l’impact sur le mouvement d’un point.
1 Principe d’inertie
Definition : Masse inertielle
C’est une grandeur caractéristique d’un point matériel qui est :
• positive ;
• conservative, elle est constante au cours du mouvement pour un système fermé ;
• extensive, additive ;
• invariante par changement de référentiel en mécanique classique.
Remarque :
↑
→
p M/R = m↑
→
v M/R en kg · m · s→1
Si aucune action mécanique ne s’énerve sur un système on dit qu’il est isolé.
Si toutes les actions mécaniques qui s’exercent sur un système se compensent, alors il est pseudo-isolé.
Un référentiel est galiléen ssi il est en translation rectiligne et uniforme par rapport à un autre référentiel galiléen.
Il n’existe pas de référentiel strictement galiléen. En revanche on peut supposer qu’un référentiel est supposé galiléen si
le temps de l’expérience est petit devant le temps caractéristique du mouvement :
• Le référentiel terrestre RT (!t ↗ Tjour ) ;
• Le référentiel géocentrique RG (!t ↗ Tannée ) ;
• Le référentiel héliocentrique RS (!t ↗ Tgalaxie ) ;
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Remarque :
Chaque force possède un point d’application car les objets réels ne sont pas des points matériel mais des solides. Dans
le modèle du point matériel on suppose que toutes les forces s’appliquent sur le point matériel.
Dans un référentiel galiléen Rg , la dérivée temporelle de la quantité de mouvement d’un point matériel M , de masse m
↑
→
est égale à la résultante F ext↑M des forces extérieures s’appliquant au point matériel.
'
d↑
→
p M/Rg '
' =↑ →
F ext↑M
dt '
Rg
Remarque :
Le PFD est une équation di"érentielle vectorielle, elle cache donc trois équations di"érentielles scalaires appelées équa-
tions du mouvements. Les solutions de ces équations du mouvements avec les conditions initiales données sont appelées
équations horaires du mouvement.
L’Interaction gravitationnelle
sur M1 :
↑
→ m1 m2 →
Expression : F 2↑1 = →G 2 ↑
1
u 2↑1
r
u↑
→
r
→→→→↑ 2↑
direction : colinéaire à M2 M1 ; 1
Sens : Toujours attractive. ↑
→ M2
→→→↑ m1 m2 uy
Norme : ↓F2↑1 ↓ = G 2 ;
r
O↑ →
ux x
Point d’application : Le centre de gravité ;
Type : Force à distance.
avec G = 6,67 ↘ 10→11 m3 · kg→1 · s→2 la constante de gravitation universelle, r la distance entre M et M et ↑
1 2
→
u le 2↑1
vecteur unitaire qui part de M2 en direction de M1 .
Le poids
↑
→
On considère une masse m soumise au champ de pesanteur terrestre ↑
→
g . On caractérise alors le poids P qu’exerce la
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avec g = 9,81 m · s→2 l’accélération de la pesanteur de direction verticale et dirigée vers le bas.
La direction et la norme de ↑ →
g dépendent en pratique de l’altitude et des coordonnées du point M à la surface de la
Terre.
↑
→T
Norme : À calculer ;
Point d’application : L’attache du fil ; ε
↑
→u
Type : Force de contact.
On considère une masse m en contact avec une surface. La surface exerce une force appelée réaction normale et notée
↑
→ ↑
→
R N sur la masse m. On caractérise alors R N :
↑
→ →↑ →
Expression : R N = ↓RN ↓↑ n
direction : orthogonale à la surface ; ↑
→
RN
Sens : De la surface vers la masse ; ↑
→
M n
Norme : À calculer ;
Pt d’application : Barycentre de la surface de
contact ;
Type : Force de contact.
La poussée d’Archimède
Soit un système immergé dans un fluide au repos. La résultante des forces de pression est appelée poussée d’Archimède
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↑
→
” A est égale à l’opposé du poids du fluide déplacé.
↑
→
On caractérise ” A par :
↑
→
Expression : ” A = →φf luide V ↑ →
g ↑
→
”A
direction : verticale ;
Sens : vers la surface (vers le haut) ; +
→↑ M
Norme : ↓”A ↓ = V φf luide g ; ↑
→
g
Point d’application : centre de gravité du fluide déplacé ;
Type : Force de contact.
Avec V le volume de fluide déplacé, et φf luide la masse volumique du fluide déplacé.
Exemple :
Un glaçon de forme cylindrique (hauteur h = 3 cm, rayon R = 1 cm) flotte à la surface d’une eau à 0 ↓ C. Le cylindre est
immergé d’une hauteur x = 2,8 cm. Quelle est la norme de la poussée d’Archimède ?
On calcule tout d’abord le volume du glaçon immergé Vi = ϖR2 x. On en déduit alors la norme de la poussée d’Archimède :
→↑
↓”A ↓ = ϖR2 xφl g = 3,14 ↘ (1 ↘ 10→2 )2 ↘ 1,00 ↘ 103 ↘ 9,81 ≃ 30,1 N
• Faire un schéma en utilisant des couleurs avec en évidence la ou les BOND utiles, les coordonnées du points M ,
d’autres paramètres importants.
• Définir le système étudié ! (Dans certains exercices plusieurs points matériels existent et il faut bien définir le système).
• Choisir un référentiel et préciser sa nature (galiléen, supposé galiléen, ou non galiléen).
• Faire le bilan des actions mécaniques extérieur s’appliquant au système, dans le bilan exprimer chaque action mécanique
dans la BOND utilisée.
• Appliquer le PFD.
• Faire une projection du PFD dans la BOND choisie.
• Obtenir la ou les équations du mouvement.
• Résoudre la ou les équations du mouvement pour obtenir les équations horaires du mouvement.
• Obtenir l’équation de la trajectoire en éliminant le temps dans les équations horaire.
On appelle champ de pesanteur uniforme lorsque la résultante des forces extérieure qui s’applique à un point M de
masse m s’écrit : →↑
↑
→
F = m↑ →g où ↑ →
g = C te
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Équations du mouvements : /↑
→
uz : z̈ = →g Équations du mouvements : /↑
→
ux : ẍ = 0
Équation horaire : Équation horaire :
On cherche tous les points M (X, Z) accessible via un tir de vitesse initiale v0 fixé et en cherchant un angle initiale ω :
1 X2 1 X2 1 X2
Z = → g 2 (1 + tan2 (ω)) + tan(ω)X g 2 tan2 (ω) → X tan(ω) + Z → g 2
2 v0 2 v0 2 v0
Il existe une solution à cette équation si : ! ↭ 0
- . - .
1 X2 1 X2 2gZ X2 v2 gX 2
! = X2 → 4 ↘ Z → g 2 g 2 = X 2 1 → 2 → g 2 2 =⇑ Z ↫ 0 →
2 v0 2 v0 v0 v0 2g 2v02
z
ω = ϖ/4
v2 gX 2
Z= 0 →
2g 2v02
O v02 /g x
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↑
→ →↑
v (M )/R = ↑
→
v lim = C te
v(↼ ) = g↼ = vlim
d↑
→v vlim d↑
→
u d↑
→u
= =⇑ +↑
→
u = →↑
→
uz
dt ↼ dt̃ dt̃
Temps long : (vitesse limite) t ⇔ ↼ alors le terme dérivé est négligeable et on obtient : ↑
→
u ⇐ →↑
→
u z.
Temps cours : soit t ↗ ↼ alors on peut faire un DL1 de u↑
→
↑
→ d↑
→u
u (t̃) = ↑
→
u (0) + (0)(t̃ → 0)
dt̃
En utilisant l’équation di"érentielle et →
↑=↑
u 0
→
v0 /vlim on obtient :
↑
→
u ⇐→
↑ → (→
u ↑+↑
u →
u z )t̃
0 0
Soit ↓→
↑↓ ↗ 1 :
u 0 Soit ↓→
↑↓ ⇔ 1 :
u 0
- .
↑
→ t
u ⇐→
↑ → t̃↑
u 0
→
u z ↖⇑ ↑
→
v =↑
→
v0 → gt↑
→
uz ↑
→ →
↑ ↑
→ ↑
→
u ⇐ u0 (1 → t̃) ↖⇑ v = v0 1 →
↼
Ce qui revient à considérer un mouvement sans frotte- Ce qui donne un mouvement rectiligne uniformément dé-
ment. céléré.
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d↑
→v vlim d↑
→
u d↑
→u
= =⇑ + u↑
→
u = →↑
→
uz
dt ↼ dt̃ dt̃
Temps long : (vitesse limite) t ⇔ ↼ alors le terme dérivé est négligeable et on obtient : ↑
→
u ⇐ →↑
→
u z.
Temps cours : soit t ↗ ↼ alors on peut faire un DL1 de u↑
→
↑
→ d↑
→u
u (t̃) = ↑
→
u (0) + (0)(t̃ → 0)
dt̃
En utilisant l’équation di"érentielle et →
↑=↑
u 0
→
v0 /vlim on obtient :
↑
→
u ⇐→
↑ → (u →
u ↑ ↑ →
0 0 u0 + u z )t̃
Soit ↓→
↑↓ ↗ 1 :
u 0 Soit ↓→
↑↓ ⇔ 1 :
u 0
- .
↑
→ v0 t
u ⇐→
↑ → t̃↑
u 0
→
u z ↖⇑ ↑
→
v =↑
→
v0 → gt↑
→
uz ↑
→
u ⇐→
↑(1 → u t̃) ↖⇑ ↑
u 0 0
→
v = ↑
→
v 0 1 →
vlim ↼
Ce qui revient à considérer un mouvement sans frotte- Ce qui donne un mouvement rectiligne uniformément dé-
ment. céléré.
5 Mouvement circulaire
Exemple : Pendule simple
↑
→ ↑
→ M
Bilan des forces : dans la base polaire ( u r , u ω )
↑
→
• P = m↑ →g = m[(↑→g ·→
↑)↑
u → ↑
→ → ↑↑ → ↑
→ ↑
→
r u r + ( g · uω ) u ω ] = mg(cos ε u r → sin ε u ω ) ; ↑
→↑
↑
→ ↑
→ P→
ur
• T = →T ↑ →
u r avec T = ↓ T ↓
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Ẍ + ↽02 X = 0
Loi de Hook
On considère une masse m accrochée à un ressort de longueur à vide l0 et de constante de raideur k. Lorsque le ressort
→
↑
est déformé et qu’il possède une longueur l il exerce une action mécanique sur la masse m appelée force de rappel Fr .
→
↑
On caractérise alors Fr :
→
↑
Expression : Fr = →k(l → l0 )↑ →u O →
↑
→ u↑
x ↑
→ O → u↑
x
direction : colinéaire au ressort ; u u
→
↑
uy →
↑
uy
Sens : opposé à l’élongation (l →
l0 ) ↑
→
u; l0
l
l0
→
↑ l
Norme : ↓Fr ↓ = k|l → l0 | ;
Point d’application : Point d’at- M
tache du ressort ; →
↑ →↑
Type : Force de contact. Fr Fr
M
On considère un point M de masse m lié à un ressort de raideur k et longueur à vide l0 qui est fixé à son extrémité en
O. Le ressort et la masse sont posés sur un support horizontal et la masse glisse sans frottement.
Référentiel : Terrestre supposé galiléen.
Système : {M (m)}
Bilan des actions mécaniques : →
u↑
x
↑
→ →
↑ m
• P = →mg uz ;
↑
→ O
• R N = RN → ↑;
u z M
↑
→ ↑
→
• F = →k(l → l0 ) u x ; l
↑
→ ↑ → ↑
→
PFD : m↑→a = P + RN + F
/↑
→u : x mẍ = →k(x → l ) 0
k k
Équation du mouvement : ẍ + x = l0
/ m m
k
on pose ↽0 = .
m
Soit un point M de masse m lié à un ressort vertical dont l’extrémité haute est fixée à un point O.
Système : {M (m)}
Bilan des actions mécaniques :
↑
→
• P = mg → ↑;
u z
↑
→
• F = →k(l → l0 )↑
→
uz;
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O
→
↑
u z
l
M
↑
→ ↑ →
PFD : m↑
→
a (M )/R = F + P
/↑
→
uz : mz̈ = →k(z → l0 ) + mg
Position d’équilibre : On cherche z = zéq = C te solution de l’équation précédente avec ż = z̈ = 0 :
mg
0 = →k(zéq → l0 ) + mg =⇑ zéq = l0 +
k
k k mg
Équation du mouvement : z̈ +
z= l0 +
m m k
Allongement du ressort : Par commodité on pose Z = z → zéq tel que ż = Ż et z̈ = Z̈
/
k k
Z̈ + Z = 0 et on pose ↽0 =
m m
On considère que le système masse-ressort amorti est soumis à une force de frottement fluide linéaire :
↑
→
f = →ϱ↑→v
L’équation du mouvement vérifiée par l’allongement du ressort par rapport à sa position d’équilibre X = x → Xeq peut
se mettre sous la forme :
↽0
Ẍ + Ẋ + ↽02 X = 0
Q
Pour résoudre cette équation on doit chercher les racines de l’équation caractéristique :
- .
2 ↽0 2 2 1
r + r + ↽0 = 0 =⇑ ! = ↽0 →4
Q Q2
/ /
1 ↽0 1 ↽0 1
• Si ! > 0 alors Q < et le régime est apériodique : r1 = → + ↽0 2
→1 r2 = → → ↽0 →1
2/ 2Q 4Q 2Q 4Q2
1
on pose alors # = ↽0 → 1 et la solution s’écrit :
4Q2
ω0t
→ 2Q
X(t) = e [Ach (#t) + Bsh (#t)]
avec (A, B) ↙ R2 deux constantes d’intégrations à déterminer avec X(0) et Ẋ(0).
1 ↽0
• Si ! = 0 alors Q = et le régime est critique : r1 = r 2 = →
2 2Q
ω 0t
→ 2Q
La solution s’écrit : X(t) = e (A + Bt)
avec (A, B) ↙ R deux constantes d’intégrations à déterminer avec X(0) et Ẋ(0).
2
/
1 ↽0 1 ↽0
• Si ! < 0 alors Q > et le régime est pseudo-périodique : r1 = → + j↽0 1→ r2 = → →
/ 2 2Q 4Q2 2Q
1
j↽0 1 →
4Q2
/
1
on pose alors ↽ = ↽0 1 → et la solution s’écrit :
4Q2
ω 0t
→ 2Q
X(t) = e [A cos (↽t) + B sin (↽t)]
avec (A, B) ↙ R2 deux constantes d’intégrations à déterminer avec X(0) et Ẋ(0).
76
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Soit un point M de masse m lié à un ressort vertical dont l’extrémité haute est fixée à un point O.
↑
→
Le point M est soumis à une force de frottement fluide f = →ω↑ →v.
Système : {M (m)}
O
Bilan des actions mécaniques :
↑
→ →
↑
• P = mg → ↑;
u z u z
↑
→ ↑
→ ↑
→ l
• f = →ω v = →ωż u z
↑
→
• F = →k(l → l )↑
→u ;
0 z
M
↑
→ ↑→ ↑ →
PFD : m↑
→
a (M )/R =F +P + f
/↑
→
uz : mz̈ = →k(z → l0 ) + mg → ωż
mg
0 = →k(zéq → l0 ) + mg → 0 =↓ zéq = l0 +
k
ω k k ! mg "
Équation du mouvement : z̈ +
ż + z = l0 +
m m m k
Allongement du ressort : Par commodité on pose Z = z → zéq tel que ż = Ż et z̈ = Z̈
ω k
Z̈ + Ż + Z = 0
m m
# ↔
k km
et on pose ε0 = et Q =
m ω
xp (t) = Xm cos(εt + ϑ)
On considère un point M de masse m accroché à l’extrémité d’un ressort de raideur k et lié en un point O mobile de
↑
→
position x0 (t) = A cos(εt). Le point M est soumis aux forces de frottements fluides f = →ω↑
→
v.
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→
u↑
x
m
O
M
x0 (t) x(t)
4 Capacité numérique
Definition : Méthode d’Euler appliquée aux équation d’ordre 2
On peut appliquer la méthode d’Euler en considérant deux équations di!érentielle d’ordre 1 couplée :
dy dx
(t) = x(t) et = F (x(t), y(t), t)
dt dt
On peut alors construire les suites de N nombres suivantes :
tf → t0
• tk = t0 + k ↘ ϖt avec k ↗ [0; N → 1] et ϖt =
N →1
• yk+1 = yk + xk ↘ ϖt avec y0 = y0
• xk+1 = xk + F (, xk , yk , tk ) ↘ ϖt avec x0 = x0
Les N couples (tk , yk ) les coordonnées des N points approchés de la courbe y(t).
dy
Les N couples (tk , xk ) représentent les coordonnées des N points approchés de la courbe (t).
dt
À l’aide de python, résoudre numériquement une équation di!érentielle du deuxième ordre non linéaire et faire apparaître
l’e!et des termes non linéaires.
On cherche à définir une nouvelle fonction python qui prendra en paramètre y0 , x0 , t0 , tf , F les paramètres mathématiques
et N le paramètre numérique.
import numpy as np
def Euler(y0,x0,t0,tf,F,N):
y,x=np.zeros(N),np.zeros(N)
dt=(tf-t0)/(N-1)
t=np.array([t0+k*dt for k in range(N)])
y[0]=y0
x[0]=x0
for k in range(1,N):
y[k]=y[k-1]+x[k]*dt
x[k]=x[k-1]+F(y[k-1],x[k-1],t[k-1])*dt
return t,y,x
def F(y,x,t):
return ....... #à compléter en fonction du problème à résoudre
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' ' ) N
* N ' N
↑
→ M2
→ ↑
↑ → M2 ( ↑
→ ↑
→ ( M2
→ ↑
↑ → ( ↑
→
W ( F )M1 →M2 = F · dl = Fi · dl = Fi · dl = W (Fi )M1 →M2
M1 M1 i=1 i=1 M1 i=1
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1 ↑
Ec = m→
v 2M/R
2
Remarque :
Dépend de R
Remarque :
Le travail exprime l’énergie reçue par le point matériel au cours du mouvement de M1 vers M2 . C’est un transfert
d’énergie. Il ne faut pas confondre l’énergie d’un système comme son énergie cinétique qui est une variable d’état du
système et ne dépend donc que de l’état du système.
Tandis qu’une énergie est calculée à un instant donnée, un transfert d’énergie s’e!ectue au cours d’un mouvement. Le
travail n’est donc pas une variable d’état du système.
Dans un référentiel galiléen Rg , la dérivée temporelle de l’énergie cinétique d’un point matériel est égale à la somme des
puissances des forces qui lui sont appliquées :
$ (N
dEc $$ ↑
→
= P(Fi )
dt $Rg i=1
Démonstration :
↑
→
On considère un point matériel M de masse m en mouvement dans le référentiel galiléen Rg et soumis à N forces Fi .
On applique le principe fondamental de la dynamique au point M :
$
d↑
→ (N
v M Rg $$ ↑
→
m = Fi
dt $Rg i=1
$
d↑
→ (N
v M Rg $$ ↑
→ ↑
→ ↑
m $ · v M/Rg = Fi · →
v M/Rg
dt Rg i=1
↑
→2 $ $
1 d v M/Rg $$ (N (N
↑
→ dEc $$ ↑
→
m $ = P(Fi ) =↓ $ = P(Fi )
2 dt $
i=1
dt Rg i=1
Rg
Exemple :
↑
→
ux
On étudie un pendule pensant, on assimile un solide de masse m à un point matériel O
accroché à un fil idéal de masse négligeable et de longueur l supposée inextensible. l ↑
→
uε
Système : Point matériel M de masse m. ↑
→
uz ϱ ↑
→
T M
Référentiel : Terrestre noté RT supposé galiléen et de repère RT (O, ↑
→
u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z ).
↑
→
Bilan des forces : dans la base polaire (↑
→
u r, ↑
→
u ε) P↑→
ur
↑
→
• P = m↑
→g = m[(↑→g ·→
↑)↑
u → ↑
→ → ↑↑ → ↑
→ ↑
→
r u r + ( g · uε ) u ε ] = mg(cos ϱ u r → sin ϱ u ε ) ;
↑
→ ↑
→
• T = →T ↑
→
u r avec T = ≃ T ≃
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On applique le TPC :
$
dEc $$ ↑
→ ↑
→ ↑
→ →
= P( P ) + P( T ) = mglϱ̇→
↑·→
u ↑ ↑ → ↑
z u ε + ≃ T ≃u r · u ε
dt $RT
= →mglϱ̇ sin(ϱ) + 0
g
mlϱ̈ϱ̇ = →mglϱ̇ sin(ϱ) =↓ ϱ̈ + sin ϱ = 0
l
Dans un référentiel galiléen Rg , la variation de l’énergie cinétique d’un point matériel M qui se déplace de la position
M1 à l’instant t1 à la position M2 à l’instant t2 est égale à la somme des travaux des forces qui lui sont appliquées :
N
( ↑
→
!Ec = Ec (t2 ) → Ec (t1 ) = W (Fi )M1 →M2
i=1
Démonstration :
↑
→
On considère un point matériel M de masse m en mouvement dans le référentiel galiléen Rg et soumis à N forces Fi .
On applique le théorème de la puissance cinétique au point M :
(N ' t2
$ ↑
→
dEc $$ (N
↑
→ Ec (t2 ) → Ec (t1 ) = P(Fi )dt
= P(Fi ) i=1 t1
dt $ Rg i=1
' t2 $ ' t2 (
N N
(
dEc $$ ↑
→ ↑
→
$ dt = P(Fi )dt !Ec = W (Fi )M1 →M2
t1 dt Rg t1 i=1 i=1
Exemple :
A
Soit un pratiquant du saut à ski, il part ans élan du sommet A d’un tremplin. La
vitesse du skieur en B doit être inférieur à vmax = 30 m · s↑1 . On réalise une étude ↑
→
n
pour un skieur qui s’élance sans vitesse initiale en négligeant les frottements pour M
évaluer la hauteur hmax du tremplin et sa longueur emax . h
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1 →→→→↑ 2 1 v2
2
m≃vM/RT ≃ (tB ) = mgh < mvmax =↓ hm ax = max
2 2 2g
La hauteur maximale est indépendante de la longueur e du tremplin dans ce modèle. Un modèle plus évolué avec prise
en compte du travail des forces de frottements feraient intervenir la longueur e du tremplin.
Propriété : Gradient
Lorsqu’une force est conservative et qu’on peut définir son énergie potentielle, on définit alors l’opérateur vectoriel
gradient :
→
↑ →→↑ →→↑ ↑
→
Fc = →gradEp avec gradEp · dl = dEp
L’opérateur gradient d’une fonction de plusieurs variable d’espaces dépend du système de coordonnée utilisé. En coor-
donnée cartésienne il s’écrit :
→→↑ ςf ↑
→ ςf ↑
→ ςf ↑
→
gradf = ux+ uy + uz
ςx ςy ςz
ςf ςf
où correspond à la dérivée partielle de f par rapport à x en considérant y et z comme des constantes, correspond
ςx ςy
à la dérivée partielle de f par rapport à y en considérant x et z comme des constantes, etc.
Démonstration :
↑
→
On considère un point matériel M de masse m en mouvement dans le référentiel galiléen Rg et soumis à N forces Fi
→
↑c →→↑
dont Nc forces conservatives Fi et Nnc forces non conservatives Finc . On applique le théorème de l’énergie cinétique au
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Dans un référentiel galiléen, la variation !Em de l’énergie mécanique, entre deux position M1 et M2 , d’un point matériel
→
↑
soumis à des forces conservatives de résultante Fc vaut :
→↑
!Em = Em (M2 ) → Em (M 1) = W (Fnc )M1 →M2
Si toutes les forces qui travaillent sont conservatives alors l’énergie mécanique est une constante du mouvement et le
système est qualifié de conservatif.
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Une position d’équilibre d’un système mécanique est une position telle que si on abandonne sans vitesse le système dans
cette position, il y reste.
Soit un point matériel M de masse m en mouvement conservatif dans le référentiel Rg . Le point M possède une énergie
potentielle Ep (x). À l’équilibre le point M peut alors être aux positions xeq tel que la somme des forces appliquées au
point soit nulle :
dEp
F (x = xeq ) = → (x = xeq ) = 0
dx
Definition : Stabilité
La stabilité d’une position d’équilibre se définit en abandonnant le système sans vitesse au voisinage de cette position :
• si le système se rapproche de sa position d’équilibre, c’est que celle-ci est stable ;
• si le système s’éloigne de sa position d’équilibre, c’est que celle-ci est instable.
Propriété : Stabilité
Soit un point matériel M de masse m en mouvement conservatif dans le référentiel Rg . Le point M possède une énergie
potentielle Ep (x). On étudie la position d’équilibre xeq en posant x = xeq + ϖx :
dEp dEp d2 Ep
F (xeq + ϖx) = → (x + ϖx) = → (x = xeq ) → (x = xeq )ϖx + o(ϖx)
dx dx dx2
On a alors :
• Un équilibre stable si pour ϖx > 0 on a F (x) < 0 pour que la force ramène le point vers la gauche donc :
d2 Ep
(x = xeq ) > 0
dx2
d2 Ep
(x = xeq ) < 0
dx2
Soit un point matériel M soumis à une énergie potentielle Ep (x). Si le mouvement est conservatif le point M possède
une énergie mécanique Em tel que :
1
Em = Ec + Ep (x) = mẋ2 + Ep (x) ↭ Ep (x)
2
Sans énergie cinétique, un point matériel ne peut pas accéder aux régions de l’espace où Ep (x) > Em .
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3.000 3.000
Ep (J)
Ep (J)
2.000 2.000
1.000 1.000
→10 →5 0 5 →10 →5 0 5
x(m) x(m)
dEp 1 d2 Ep + ,
Ep (x) = Ep (xeq ) + (x = xeq )(x → xeq ) + (x = xeq )(x → xeq )2 + o (x → xeq )2
dx 2 dx2
Or par définition de la position d’équilibre stable on a :
dEp d2 Ep
(x = xeq ) = 0 et (x = xeq ) = k > 0
dx dx2
On peut alors appliquer le théorème de l’énergie mécanique entre t = 0 et t :
1 1
mẋ2 + Ep (xeq ) + k(x → xeq )2 = Em (t = 0)
2 2
Si on dérive cette équation on obtient l’équation du mouvement :
mẍ + kx = kxeq
qui est l’équation du mouvement d’un oscillateur harmonique correspondant à un système masse-ressort.
Au voisinage de l’équilibre on peut donc modéliser tout système conservatif par un oscillateur harmonique.
Ep (ϱ) = mgl(1 → cos ϱ)
ϱ2
Ep (ϱ) = mgl
2
15
Ep (J)
10
0
→150 →100 →50 0 50 100 150
ϱ(°)
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On considère la force coulombienne d’une particule 2 de charge q2 sur une particule 1 de charge q1 :
↑
→ 1 q1 q2 ↑
→ ↑
→
F 2→1 = u 2→1 = q1 E 2 (r)
4φ↼0 r2
↑
→ q2
On appelle alors E 2 (r) = le champ électrique créé par la particule 2.
4φ↼0 r2
Un champ stationnaire est un champ dont les caractéristiques sont indépendantes du temps :
↑
→ ↑
→
E (M, t) = E (M )
Un champ uniforme est un champ dont les caractéristiques sont les mêmes en tout point de l’espace :
↑
→ ↑
→
E (M, t) = E (t)
Si on étudie un proton de masse mp = 1,67 ↘ 10↑27 kg et de charge q = 1,60 ↘ 10↑19 C plongé dans un champ
électrostatique uniforme de module E = 1,0 V · m↑1 à la surface de la Terre :
• Fg ⇒ mg = 1,6 ↘ 10↑26 N
• Fe ⇒ qE = 1,6 ↘ 10↑16 N
On a alors toujours Fe ⇑ Fg .
Ordre de grandeur de champ électrique ou magnétique :
• Antenne mobile E ⇓ 101 V · m↑1 à 102 V · m↑1 ;
• Condensateur E ⇓ 102 V · m↑1 à 104 V · m↑1 ;
• Champ de claquage de l’air E ⇓ 106 V · m↑1 ;
• Champ magnétique terrestre B ⇓ 5 ↘ 10↑5 T ;
• Aimants puisants de moteurs B ⇓ 0,3 T ;
• IRM B ⇓ 6 T ;
Si on compare en ordre de grandeur la force électrique et la force magnétique on a :
Fe E
=
Fm vB
Pour un champ électrostatique E ⇓ 103 V · m↑1 et un champ magnétostatique B ⇓ 0,3 T la vitesse pour que les deux
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2 Aspect énergétique
Propriété : Puissance fournie par un champ électrique
↑
→
Soit une particule de charge q soumise à un champ électrostatique E , la puissance de la force de Lorentz s’exprime :
↑
→ ↑
→ →→↑
P( F ) = q E · →
vM/R
Le champ électrique peut alors augmenter ou diminuer l’énergie cinétique de la particule en fonction de son orientation
et du signe de q.
↑
→ →↑ ↑ → ↑ ↑
→
P( F ) = q →
v→ →
M/R ⇐ B · v M/R = 0
$
dEc $$
Si on applique le théorème de la puissance cinétique on voit alors que : = 0 L’énergie cinétique de la particule
dt $R
est donc constante, la force de Lorentz magnétique peut donc modifier la trajectoire de la particule sans changer son
énergie cinétique.
où Ep,elec est l’énergie potentielle électrique associée dont l’expression dépend uniquement de la charge de la particule et
↑
→
de la forme du champ électrique E (voir cours de physique de deuxième année).
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Lycée Jean Bart MPSI 2024-2025
Démonstration :
On considère une particule chargée de charge q dans un référentiel R(O, ↑ →u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z ) placée dans un champ électrosta-
↑
→ ↑
→ ↑
→ ↑
→
tique uniforme E = E0 u y et dans un champ mangétostatique uniformément nul B 0 = 0 .
À l’instant t = 0 la particule possède une vitesse ↑
→
v 0 = v0 (cos ↽↑
→
u x + sin ↽↑
→u y ).
Système : On étudie la particule de masse m et de charge q assimilée à un point M .
Référentiel : On se place dans le référentiel du laboratoire R(O, ↑
→
u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z ) supposé galiléen.
Bilan des forces :
↑
→ ↑
→
• F = q E = qE0 ↑
→
uy;
↑
→ ↑
→ ↑
→ ↑
→
• P = →mg u avec ≃ P ≃ ⇔ ≃ F ≃ ;
z
↑
→ q↑→
a M/R = E
m
↑
→ q qE0 t qE0 t2
a M/R = ẍ↑
→
u x = E0 ↑
→
u x =↓ ẋ(t) = + v0 =↓ x(t) = + v0 t
m m 2m
En appliquant une di!érence de potentiel U entre deux électrodes planes, parallèles et distantes de d, on obtient un
champ électrique perpendiculaire aux grilles, dirigé vers les potentiels décroissants et de norme :
U
E=
d
Soit une particule unitialement au repos dans un référentiel galiléen R et assimilée à un point M , de masse m et de
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Lycée Jean Bart MPSI 2024-2025
↑
→
charge q soumise à un champ électrostatique uniforme E = E0 ↑ →
u x tel qu’on impose une di!érence de potentiel U entre
deux électrodes distantes de d. La vitesse de la particule après avoir parcouru la distance d est :
#
2|qU |
vf =
m
Démonstration :
On considère deux plaques métallique séparées d’une distance d soumise
à une di!érence de tension U . ↑
→
On suppose que le champ électrostatique entre les deux plaques est uni- E
forme :
↑
→
ux
O A
↑
→ Ux U
E = E0 ↑
→
u x donc V (x) = V (x = 0) → donc E0 =
d d
et donc que le potentiel électrique est de la forme :
Ux d
V (x) = v(x = 0) + U
d
On étudie une particule chargée de masse m et de charge q sans vitesse
initiale à la position x = 0.
Système : On étudie la particule de masse m et de charge q assimilée à un point M .
Référentiel : On se place dans le référentiel du laboratoire R(O, ↑
→
u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z ) supposé galiléen.
Bilan des forces :
↑
→ →↑ ↑ →
• F = q→v→
M/R ⇐ B ;
↑
→ ↑
→ ↑
→
• P = →mg ↑→u z avec ≃ P ≃ ⇔ ≃ F ≃ ;
Théorème de l’énergie cinétique : On applique le TEC entre le point O et le point A :
1
!Ec = Ec (tA ) → Ec (tO ) = Ec (tA ) = mv 2
2 f
Le travail de la force de Lorentz électrique s’obtient en faisant la di!érence de potentiel :
' A ' A
↑
→
W ( F )O→A = → dEp = →q dV = qV (x = 0) → qV (x = d) = qU
O O
On considère qu’on peut appliquer les résultat issu de la mécanique Newtonienne tant que la vitesse des particules et
inférieure à 0,1c avec c = 3 ↘ 108 m · s↑1 .
90
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dv ↑ v 2 →↑
↑
→a M/R = "" → uT + uN
"dt R
↑
→
On a également l’expression de la vitesse : ↑
→
v M/R = v0 →
u↑ →↑
T ↖↓ F = |qB0 |v0 uN
v02 →↑
Principe fondamental de la dynamique : m uN = |qB0 |v0 →
u↑
N
R
mv0
En projetant sur le vecteur →
u↑
N on obtient : R =
|qB0 |
On considère le mouvement d’une particule chargée de masse m et de charge q dans un champ magnétostatique uniforme
↑
→
B = B0 ↑
→u z . À t = 0 la particule est placée au point O avec une vitesse initiale ↑
→
v 0 = v0 ↑
→
u x.
Système : On étudie la particule de masse m et de charge q assimilée à un point M .
Référentiel : On se place dans le référentiel du laboratoire R(O, ↑
→
u x, ↑
→
u y, ↑
→
u z ) supposé galiléen.
Bilan des forces :
↑
→ ↑
→
• F = q E = qE0 ↑
→
uy;
↑
→ ↑
→ ↑
→
• P = →mg ↑→u avec ≃ P ≃ ⇔ ≃ F ≃ ;
z
On applique le PFD :
mẍ↑
→
u x + mÿ ↑
→
u y = qB0 (ẏ ↑
→
u x → ẋ↑→u y)
qB
/↑→ 0
u x : ẍ = ẏ
m
qB0
/↑
→
u y : ÿ = → ẋ et z̈ = ż = z = 0
m
On intègre entre l’instant t = 0 et l’instant t :
qB0
ẋ(t) → ẋ(t = 0) = (y(t) → y(t = 0))
m
qB0
ẏ(t) → ẏ(t = 0) = → (x(t) → x(t = 0))
m
Or à t = 0 on a x(t = 0) = y(t = 0) = ẏ(t = 0) = 0 et ẋ(t = 0) = v0 :
qB0
ẋ = y + v0
m
qB0
ẏ = → x
m
91
Lycée Jean Bart MPSI 2024-2025
Dans un référentiel galiléen R, la dérivée temporelle du moment cinétique d’un point matériel M calculé en un point
fixe O est égale au moment résultant en O des forces appliquées :
↑
→ $
d L O (M )/R $$ →
↑ ↑ →
$ = M O( F )
dt $
R
Démonstration :
On applique le principe fondamental de la dynamique à un point M de masse m dans un référentiel supposé galiléen R :
↑
→ $
↑
→ ↑
→ →→↑ →→→↑ →→↑ ↑ → d L O (M )/R $$ →
↑ ↑ →
m a M/R = F =↓ mOM ⇐ aM/R = OM ⇐ F =↓ $ = M O( F )
dt $
R
→→↑ $
dOM ⇐ → v→→↑ $
M/R $ →↑ →→→↑ →→↑ →→→↑ →→↑ →→→↑
Sachant que : $ =→v→
M/R ⇐ vM/R + OM ⇐ aM/R = OM ⇐ aM/R
dt $
R
→→↑ →→→↑ $$
dOM ⇐ vM/R $ ↑
→
On obtient : m $ = MO ( F )
dt $
R
94
Lycée Jean Bart MPSI 2024-2025
(↑
→ ↑
→
• Fi = 0 alors le système est pseudo-isolé.
i
(↑
→ →→↑
• Fi ≃ OM alors la résultante des forces est orientée vers O à tout instant.
i
dL! (M )/R ↑
→
= M! ( F )
dt
l
Système : Point matériel M de masse m.
↑
→
uε
Référentiel : Terrestre noté RT supposé galiléen et de repère RT (O, ↑ →
u x, ↑→ u y, ↑
→
u z ).
↑
→
T
↑
→ ↑
→ M
Bilan des forces : dans la base polaire ( u r , u ε )
↑
→
• P = m↑ →g = m[(↑→
g ·→↑) ↑
u → ↑
→ → ↑↑ → ↑
→ ↑
→
r u r + ( g · uε ) u ε ] = mg(cos ϱ u r → sin ϱ u ε ) ; ↑
→↑
↑
→ ↑
→ P→
ur
• T = →T ↑ →
u avec T = ≃ T ≃
r
On obtient alors :
→→↑ ↑→ →→↑ ↑ → ↑
→ →↑ → ↑
ml2 ϱ̈↑
→
u z = OM ⇐ T + OM ⇐ P = 0 + mgl cos ϱ→
↑⇐→
u r
↑ → mgl sin ϱ↑
u r
→
ur ⇐↑
→
uε
On a alors : lϱ̈↑
→
u z = →g sin ϱ↑
→
uz
On fait la projection suivant ↑
→u z et on retrouve l’équation du mouvement d’un pendule simple :
g
ϱ̈ + sin ϱ = 0
l
95
Lycée Jean Bart MPSI 2024-2025
Exemple :
La force d’interaction gravitationnelle avec G = 6,67 ↓ 10→11 m3 · kg→1 · s→2 exercée par O(m1 ) sur M (m2 ) :
↑
→ m1 m2 ↑
→
F = →G ur
r2
La force d’interaction coulombienne exercée par une particule en O de charge q1 sur une particule en M de charge q2
avec ω0 = 8,85 ↓ 10→12 F · m→1 la permittivité du vide :
↑
→ 1 q1 q2 ↑
→
F = ur
4εω0 r2
Dans le référentiel héliocentrique, chaque planète décrit, dans le sens direct, une trajectoire elliptique, dont le Soleil
occupe l’un des foyers.
Dans le référentiel héliocentrique, l’aire balayée par le rayon vecteur Soleil-planète est proportionnel au temps mis pour
la décrire.
!t
F A
A !t
Soleil
Dans le référentiel héliocentrique, le carré de la période de révolution sidérale d’une planète est proportionnel au cube
du demi-grand axe de l’ellipse qu’elle décrit.
T 2 ↔ a3
• Le nom et l’ordre des planètes du système solaire : «Me Voilà Tout Mouillé, J’étais Sous Un Nuage» pour
Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune ;
• Pour la Terre on a : MT = 6,0 ↓ 1024 kg, RT = 6,4 ↓ 103 km ;
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Remarque :
Ces lois sont basées sur l’observation expérimentale de Tycho Brahé. Elles sont démontrée par Newton ensuite.
Toutes ces lois découlent des démonstrations suivantes ainsi que de calcul de l’étude des coniques hors programme.
Une force est dite conservative s’il est possible de lui associer une énergie potentielle Ep telle que son travail élémentaire
s’exprime
→ ↑
↑ →
ϑW = F · dl = →dEp
Un point matériel M est soumis à un champ de force centrale de centre O si, tout au long de son mouvement, la force
→→↑ →→↑
qui lui est appliquée est colinéaire à OM . La force étant colinéaire au vecteur OM , le système de coordonnée préférentiel
est le système de coordonnées sphériques.
→
↑ →
↑
uε
→→↑ ur
↑
→ →→↑ OM ε
F = F (OM ) →→↑ M
↗OM ↗
r →
↑
→
↑ uω
uz
→→↑
↑
→ OM
F = F (M ) →→↑ →
↑
uy
→
↑
ux
↗OM ↗ O
↑
→ ω
F = F (r, ϖ, ϱ)↑
→
ur H
Une force centrale conservative dérive d’une énergie potentielle Ep (r) telle que :
↑
→ dEp ↑
F = F (r)↑
→
ur = → →
ur
dr
Exemple :
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On en déduit que le moment cinétique du point M calculé au centre O est une constante du mouvement.
Le vecteur moment cinétique est à chaque instant orthogonal au vecteur position et au vecteur vitesse. Si le moment
cinétique est constant vectoriellement alors le mouvement reste dans le même plan orthogonal au moment cinétique. On
peut alors définir un repère cylindrique d’axe (Oz) orthogonal au plan du mouvement.
C = r2 ϖ̇ = C te
→→↑
Cette loi est appelée loi des aires car l’aire balayée par la vecteur OM est proportionnelle au temps.
3 Aspects énergétiques
Propriété : Application du TEM
↑
→
Soit un point M de masse m soumis à une force centrale conservative de centre O F en mouvement dans un référentiel
galiléen R. La force centrale conservative dérive d’une énergie potentielle Ep (r) et on applique le théorème de l’énergie
mécanique :
Em = Ec + Ep = C te
On obtient alors :
1 2 1 C2
Em = mṙ + m 2 + Ep (r) = C te
2 2 r
1 C2
Epe! (r) = Ep (r) + m 2
2 r
1 2
Le terme Ece! = mṙ est appelé énergie cinétique e!ective.
2
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Dans ce cas là, la trajectoire du point M est elliptique ou circulaire autour du point O.
• On définit l’état de di!usion d’un point M si la solution se met sous la forme d’un interval semi-ouvert [r1 , +≃[
tel que :
Epe! (r1 ) = Em
Dans ce cas là, la trajectoire du point M est hyperbolique ou parabolique et sort du puit de potentiel.
L’énergie potentielle gravitationnelle d’une particule M de masse m autour d’un astre O de masse mO est :
mmO
Ep (r) = →G
r
D’où l’énergie potentielle e!ective :
1 C2 mMO
Epe! (r) = m 2 →G
2 r r
Elle possède un minimum en r = r0 où :
dEpe! mC 2 mmO C2
(r0 ) = → 3 + G = 0 =↘ r0 =
dr r0 r 2 G mO
L’énergie mécanique minimale pour laquelle on a une trajectoire circulaire vaut donc :
G mO m
Emin = → = →E0
2r0
Epe! r
On trace la courbe de en fonction de :
E0 r0
5
3
Epef f
E0
→1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
r
r0
avec E0 l’énergie potentielle e!ective minimale et r0 le rayon pour une énergie potentielle e!ective minimale (Epef f (r0 ) =
E0 ).
On observe alors deux types d’états :
• Les états liés pour lesquels l’énergie mécanique Em,lié < 0. La particule est alors confinée entre les positions r1 et
r2 tel que Epef f (r1/2 ) = Em,lié .
• Les états de di!usions pour lesquels l’énergie mécanique Em,di!usion ↭ 0. La particule est alors libre dans tout
l’espace r ↭ r3 tel que Epef f (r3 ) = Em,di!usion .
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Remarque :
On oppose les solides aux systèmes déformables dont les points peuvent se déplacer les uns par rapport aux autres. Les
déformations ou les ruptures du solide sont exclues de cette étude.
Definition : Translation
Un solide (S) est en translation lorsque les directions du repère lié au solide sont fixes par rapport au référentiel d’étude.
Si le solide est en translation, tous ses points ont à chaque instant le même vecteur vitesse. On décide alors d’étudier le
mouvement d’un seul point du solide, celui du centre de masse G :
→→↑ !
↑
→ dOG !!
v G↑S/R = !
dt !
R
Lors d’une translation rectiligne, tous les points du solide (S) ont une trajectoire rectiligne selon des droites parallèle
entre elles.
Lors d’une translation circulaire, tous les points du solide (S) ont une trajectoire circulaire de même rayon mais de
centre di!érents.
La vitesse angulaire d’un solide (S) est la dérivée temporelle ς = ϖ̇ de l’angle repérant sa position. L’accélération
angulaire du solide est la dérivée temporelle de sa vitesse angulaire ς̇ = ϖ̈.
On se place en coordonnée cylindrique avec le point O du centre du repère appartenant l’axe de rotation !. On pose
↑
→
u z colinéaire à ! et on définit la vitesse d’un point M appartenant (S) dans R :
→→↑ !!
↑
→ d OM ! →→→↑ →→↑
v M ↑S/R = ! = ”S/R ⇐ OM = rς ↑
→uω
dt !
R
avec ”S/R = ς ↑
→
u z.
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