Centre Des Classes Préparatoires Mohammed 6
D’Excellence -BENGUERIR-
Nombre de catalan
Classe : MPSI4
Problème.
Partie 1 : quelques propriétés
1 2n
Considérons, pour tout entier naturel n, cn = n+1 · cn est appelé nombre de Catalan d’indice n.
n
1. Calculer c0 , c1 , c2 et c3 .
2(2n+1)
2. Montrer que, ∀n ∈ N, cn+1 = n+2 cn . En déduire la monotonie de (cn ).
2n 2n 2n 2n − 1
3. Prouver toutes les relations suivantes : ∀n ∈ N∗ , cn = n1 = − = 2
n+1 .
n+1 n n+1 n
4. Justifer que ∀n ∈ N, cn ∈ N.
5. Donner un équivalent de cn lorsque n tend vers +∞.
Partie 2 : Les chemis de Dyck
On considère dans cette partie des chemins menant dans le plan de l’origine du repère jusqu’au point de
coordonnées (n, m), en respectant les conditions suivantes : à chaque pas, on se déplace d’une unité vers la
droite, ou bien d’une unité vers le haut. On note ∆ l’ensemble des points du plan de coordonnées (x, y) situés
sous la droite d’équation y = x (c’est-à-dire tels que y ≤ x ), et on note δn,m le nombre de chemins menant de
(0, 0) à (n, m) et situés entièrement dans ∆ (autrement dit, ne traversant pas la diagonale). Un exemple avec
(n, m) = (4, 3)
1. (a) Que vaut δn,0 (pour tout entier n )? Que vaut δn,m si m > n ?
(b) Justifier que δn,n = δn,n−1 (si n ≥ 1 ) et δn,m = δn−1,m + δn,m−1 si m < n.
(c) En déduire la valeur de δn,1 (pour n ≥ 1 ) et de δn,2 (pour n ≥ 2 ).
(d) Donner la liste des δn,m pour toutes les valeurs de n et de m inférieures ou égales à 6 , en les présentant
sous forme d’un tableau de type «triangle de Pascal».
1
n−m+1 n+m
2. (a) Montrer par récurrence sur n que δn,m = n+1 .
n
(b) En déduire que δn,n = cn .
3. On va maintenant établir une relation de récurrence vérifiée par les nombres de Catalan. Soit P un chemin
de ∆, d’origine A(0, 0) et d’extrémité B(n, n), avec n ≥ 1. On sait qu’il y a exactement cn façons de
former P.
(a) On suppose que P ne rencontre la diagonale y = x qu’en A et B. Montrer que le nombre de façons
différentes de former le chemin P est cn−1 .
(b) On suppose que P rencontre y = x en au moins un point autre que A et B. Soit k l’abscisse minimum
(comprise entre 1 et n − 1 ) de ces points d’intersection. Pour chaque valeur de k, montrer qu’il y a
ck−1 cn−k façons de former P.
X n
(c) En déduire que pour tout n de N, on a cn+1 = ck cn−k
k=0