Dr MAGUENOUCHE
EHS Ali Ait Idir
La sclérose en plaques (SEP )est une maladie
inlammatoire chronique et neurodegenerative du système
nerveux central
Affection neurologique la plus fréquente de l’adulte jeune ⇨
1ere cause du handicap non traumatique.
caractérisée:
Anatomopathologie: par des lésions de demyelinisation au
sein de la substance blanche du SNC
Clinique: *Poussées /Rémission pouvant laisser des
séquelles définitives
* phase de progression
continue dés le début de la maladie
ou fait suite à une période de poussées.
Incidence: 1-3/100000h/an.
Prévalence:
zone à haut risque: ≥ 30/100000H =nord( d’Europe,Amérique )
Zone à risque moy: 5-30/100000H= sud d’Europe, Maghreb.
Zone à faible risque: <5/100000H= Asie, Afrique,Amérique Sud.
Algerie: classé ds zone de moy prevalence(15-30 /100000H), actuellement
selon les resultats de theses , la prevalence =40-45/100000H.
La pop de race Noir est moins atteinte que la blanche.
Age: 20-40 (70%)
Sexe ratio: 2-3 F/1H
Origine multifactorielle
On ne connaît pas la cause exacte de la sclérose en
plaques,
Il existe certains facteurs qui prédisposent à la SEP:
Etudes de migrations
Les migrants: avt15ans→ risque =pays d’accueil
après15ans → risque= pays d’origine
Cas familiaux et études de jumeaux
prévalence: fratrie:4%
jumeau homozygote:25%
Typage HLA
HLA- DR1 et DR2 démontrée chez les blanc
Facteurs infectieux
Infection EPSTEIN BAR VIRUS
Autres
- hypo vit D
- Tabac
- obesité
La SEP semblerait êtrebbb la conséquence d’une aggression
infectieuse lointaine chez un sujet génétiquement prédisposé
et aboutissant à une destruction immunologique spécifique de
la myéline du SNC
Mécanisme causal:
maladie démyélinisante auto-immune (Dysfonctionnement du
système immunitaire)
activation dans le Sang puis pénétration au niveau du SNC en
traversant la barriere hemato encephalique (BHE ) des:
Lymphocytes T auto-réactives ⇨Sécrétion de produits
inflammatoires (Cytokines)
Macrophages activés: destruction de la myéline
Lymphocytes B ⇨ cellules présentatrices d’Ag et sécrétrices
d’auto-anticorps dirigés contre les protéines de la myéline
Finalité:
1- démyélinisation du SNC + inflammation: poussée SEP
2- dégénérescence axonale à long-terme: handicap durable
Symptomatologie multifocale évoluant par
poussées.
Signes inauguraux:
Plus 1/3 cas poly symptomatiques dés le début.
*Signes moteurs=35-40%
*NORB=25%
*Troubles sensitifs subjectifs=20%
*Diplopie 5-10%
*Troubles de l’équilibre=5-10%
*Troubles sphinctériens=5%
1/Signes moteurs:
Fréquent dés le début.
◦ présents au cours de l’évolution ds 80%
◦ Allant d’une faiblesse musculaire discrète à une
tétraplégie
◦ Claudication intermittente avec réduction du périmètre
de marche.
L’examen clinique:
Un Sd pyramidal avec:
Déficit Moteur,
hypertonie spastique,
hyper réflectivité des ROT,
BaBinsKi.
2/Signes visuels: nevrite obtique retrobulbaire
(NORB)
Inaugurale de la maladie dans 25% des cas
Baisse rapide d’acuité visuelle:
Flou visuel, scotome central, dyschromatopsie
Douleurs oculaires ou retro orbitaire spontanées
accentuées par mvts externes de l’œil, pression
exercée sur le GO
Fond d’oeil normal
Evolution favorable
3/Signes sensitifs:
Paresthésies: membre, face, tronc = dysesthesies, brûlures,
picotements ,fourmiment, engourdissements.
Signe de Lhermitte: très évocateur, non pathognomonique =
décharge électrique au nv du rachis et des membres lors de
la flexion de la tète =atteinte de la moelle cervicale.
DL névralgiques au cours de l’évolution.
examen: Appalesthesie, ataxie, signe de Romberg.
4/sd cérébelleux:
Statistique ou cinétique
Trouble de l’équilibre à la marche
Incoordination motrice
Asynergie du tronc ,marche ébrieuse
5/Signes d’atteinte du tronc cérébral:
tbles oculomoteurs:
Diplopie:révélatrice, plus fréquente,peut être paroxystique.
Ophtalmoplégie Inter Nucléaire:sujet jeune: très
évocatrice ( atteinte du faisceau longitudinal median)
Sd vestibulaire :
Sensation vertigineuse ou des vertiges vrais
Nystagmus vertical, horizontal, horizonto-rotatoire.
Sd vestibulaire incomplet et dysharmonieux.
Atteinte du trijumeau.
Paresthésies voire névralgies d’allure essentielle.
Autres NC:
PFP ou C inaugure dans 5%.
Tbles de déglutition:formes évoluées.
Abolition du réflexe nauséeux.
6/Tbles génito-sphinctériens:
Quasi constante au cours de l’évolution.
-Miction impérieuse.
-Dysurie.
-évolution vers l’incontinence n’est pas rare.
-Svt associe à une constipation.
-Tbles sexuels:impuissance, frigidité.
7/Tbles thymiques:
Euphorie, dépression, suicide, rires et pleurs
spasmodiques.
8/Tbles cognitifs:
Difficultés de raisonnement.
Tbles de l’attention.
Lenteur dans le traitement de l’information
9/Fatigue:
N’est pas rare
N’est pas liée à la sévérité de la mdie
IRM:++++
Anomalies de la substance blanche se présentant:
- hyposignal T1
- hypersignal T2 et T2 flair
leur répartition et leur aspect évoquent des lésions de
démyélinisation:
siège de prédilection
Péri ventriculaire,
juxtacortical,
sous tentorielle,
médullaire
Arrondies ou ovalaire,
taille variable: qlq mm à qlq cm.(>3mm)
Perpendiculaire à l’axe des ventricules
- T1 avec injection de Gadolinium :
les lésions rehaussées/Gado sont évolutives.
L’hyper signal induit /Gado est nodulaire ou annulaire.
Axiale.Flair IRM
MEDULLAIRE
T2 SAGITALE
T1 sag. T2 Fair sag.
T1 Gado T1 T2
axial.
Étude de LCR:
Affirmation d’une réaction inflammatoire du SNC.
Élimination d’une autre cause( processus infectieux ).
Cytochimie: - Protéinorachie Nle ou <1g/l.
- Pliocytose modérée < 50elts/mm3 avec
nette prédominance lymphocytaire
Immunoelectrophorese des proteines: bandes
oligoclonale des IgG temoin d’un synthese intrathecale
PL peut être Normale.
Potentiel evoqués cerebraux:
PEV+
Autres
Bilan sanguin Normal:
Absence d’un Sd inflammatoire est un argument
diagnostic différentiel avec certaines maladies
systémiques à expression neurologique.
En Abs des signes clinique ou biologique
pathognomonique de maladie,le diagnostic reste
d’élimination plus qu’un DGc positif
Il repose sur les critères d’orientation:
Age début:20-40 ans (moy 30 ans).
Sexe : prédominance féminine.
Abs syndrome inflammatoire systémique.
Dissémination ds le tps des lésions.
• Dissémination ds l’espace des lésions.
Inflammation chr du SNC.
Criteres de Mac Donald
2001,2005,2010,2017……….
Criteres Mac Donald 2017: Forme RR
Forme rémittente
Plus frequente(80%)
Évolue par des poussées bien individualisées laissant ou
non des séquelles sans progression du handicap entre les
poussées.
30 à 55 % st d’emblée multifocales ( dissémination spatiale).
Évolue vers F progressive secondaire ds 80%.
Poussée= apparition, réapparition ou aggravation en Abs
d’hyperthermie, de symptômes et de signes neuro
durant au – 24 h avec régression totale ou partielle.
L’intervalle requis entre 2 poussées doit etre>ou=30js
Le phénomène d'Uhthoff: est une aggravation transitoire des
symptômes lors de l'exercice physique ou à la chaleur.
SEP progressive secondaire:
Évolution progressive du déficit neuro après une phase
rémittente( moy:15ans)
Physiopathologie :la phase inflammatoire de la maladie n’est plus
déterminante ,la perte cellulaire devient prépondérante.
Le début de la phase secondairement progressive détermine le
pronostic au long terme .
sa prévention est l'objectif thérapeutique le plus important.
SEP progressive-primaire:
Forme progressive d’emblée
la maladie évolue progressivement , sans poussées.
traitement plus difficile.
• Handicap évolue sans poussée individualisable.
SEP progressive avec poussée:
Sur un fond de progression , des poussées peuvent survenir
Atteinte diffuse du SNC d'évolution est souvent rémittente:
Vasculites (LED, PAN)
Maladie de Behçet
Sarcoïdose
Encéphalomyélite aiguë disséminée
syndrome de Devic
Artérites cérébrales primitives ou secondaires
Atteinte systématisée du SNC d'évolution progressive
Dégénérescences spino-cérébelleuses
Sclérose combinée de la moelle épinière
Myélopathie chronique associée au virus HTLV-1
Maladies métaboliques (adrenomyéloneuropathie…)
Atteinte localisée du SNC d'évolution rémittente
Tumeurs cérébrales
Lymphome primitif du système nerveux central
Malformation vasculaire de la moelle ou du tronc cérébral
Tumeurs de la moelle épinière
Atteinte localisée d'évolution progressive
Malformation d'Arnold-Chiari
Tumeurs cérébrales (fosse postérieure, moelle épinière)
Kyste arachnoïdien
TRT de la poussée.
TRT de fond.
TRT symptomatique
Hospitalisation/REPOS
◦ Cure de corticoïdes (solumedrol)par voie
intraveineuse à fortes doses : 1g/j pendant 3 à 5
jours
◦ Après trt infection (ECBU+++)
◦ Associée à un régime désodé et pauvre en sucre
◦ Surveillance de la TA, tolérance digestive et
psychique
L’objectif est de ralentir la progression de la maladie et de diminuer le
nombre des poussées.
Immunomodulateurs :
Interféron bêta :
Beta1b : BETAFERON : 250ug1j/2 en SC
Beta1a : REBIF 22/44Uug: 1SC/ 3 fois par semaine
AVONEX30ug : 1 IM / semaine
PLEGRIDY 125ug(peginterfeon )1SC/15j (depuis 2014)
Effets secondaires
syndrome pseudo-grippal +++
hépatite, leucopénie, thrombopénie
syndrome dépressif
Acétate de glatiramère COPAXONE 20mg : 1 SC/ jour
40mg : 3fois/semaine
Effets secondaires
douleur thoracique
allergies
depuis 2014, deux traitements de fond par voie
orale sont disponibles : f RR 1ere intention
le diméthyl fumarate (TECFIDERA) 120 et
240mg (1cp2x/j) ( générique : « Sclera » en
Algerie)
le tériflunomide( AUBAGIO)14mg (1 cp/j).
effets indésirables digestifs
bouffées congestives,
La surveillance biologique de ces traitements
est obligatoire (numération formule
et transaminases).
fingolimod, GILENYA 0.5mg(1gel/J)
disponible depuis 2012,
est le premier traitement par voie orale de la SEP. (C’est
un modulateur des récepteurs à la sphingosine-1-
phosphate, qui bloque certains lymphocytes hors de la
circulation, dans les ganglions lymphatiques. )
Trt de 2eme intention, f RR active
Il réduit la fréquence des poussées de 50 % à 2 ans
réduit la progression du handicap.
debut du trt en hospitalisation, surveillance card , 6h
apres la 1ere prise
Effets IIaires:
troubles de conduction cardiaque à l’instauration du
traitement,
de troubles visuels (œdème maculaire)
Immunossupresseur
anticorps monoclonaux (Mab)
Natalizumab (TYSABRI)300mg/4semaines IV
[( Anti α 4- intégrine) Bloque le passage des
lymphocytes activés au niveau de la BHE ]
Formes agressives ou échec du TRTde première
intention
surveillance hemato, infection urinaire
Risque :LEMP (0.1/1000)
la mitoxantrone, NOVANTRONE
12mg/M2 tous les3 mois sur 2ans,
dose cumulative max140mg/m2
dans les formes agressives
toxicité cardiaque oblige à une surveillance cardio.
Une surveillance hématologique est également nécessaire
de manière prolongée, du fait d’un risque de leucémie
myéloïde aiguë chez moins de 1 % des patients ;
Autres
IMMUREL 50 dans les FRP
METHOTREXATE dans les FSP
ENDOXAN dans les formes sévères(FR/ FSP )
◦ Kinésithérapie en dehors des poussées +++
◦ Soutien psychologique +++
◦ Lutte contre la spasticité : Baclofène ( LIORESAL )
◦ Trt des douleurs phénomènes paroxystiques
:TEGRETOL, NEURONTIN, Anti-dépresseurs
◦ Trt des troubles sphinctériens
◦ Trt de la fatigue: Amantadine (MANTADIX)
évolution imprévisible
50% des patients nécessiteraient une aide
unilatérale après 15ans d’évolution
Il existe des formes bénignes( EDSS<3 après 15 -
20 ans d’evolution)
La SEP est une maladie inflammatoire
démyélinisante chronique du SNC
Touche surtt adulte jeune , sexe feminin
Etiologie:facteur endogene(genetique)
facteur exogene( environement)
inflammation focale → plaques → poussées ;
dégénérescence diffuse → atrophie → progression.
manifestation initiale :surtt motrice, NORB,
sensitive,
Phase d’etat:signes moteurs, sensitf, visuels,
cerebelleux, tbls sphincteriens, cognitifs……..
Le diagnostic est un diagnostic de
probabilité, reposant sur des critères
variables basés sur quatre éléments
fondamentaux :
dissémination dans le temps ;
dissémination dans l’espace ;
inflammation localisée au SNC ;
pas d’autre explication.
L’orientation diagnostique est basée sur :
clinique : atteinte multifocale, poussée clinique
IRM +++ : DS ,DT
LCS : inflammation intracérébrale
(± PEV).
Le traitement de la SEP repose sur plusieurs types
de prise en charge complémentaires :
traitement de la poussée ;
traitement symptomatique ;
traitement de fond.
Prise en charge multidisciplinaire et en réseau.
Pronostic fonctionnel : dépend de la forme clinique.