Table des matières :
Table des matières
Table des matières : .................................................................................................................... 2
Table des illustrations : ............................................................................................................... 2
REMERCIEMENT ......................................................................................................................... 4
I. INTRODUCTION .................................................................................................................. 6
II. LA STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE ............................................................................... 6
1) Le noyau ............................................................................................................................. 6
2) Le manteau ......................................................................................................................... 6
3) La croute terrestre .............................................................................................................. 7
III. FORMATION ET EVOLUTION DES CONTINENTS .............................................................. 8
4) Les temps Précambrien : .................................................................................................... 8
2) Du Cambrien à la Pangée : ............................................................................................... 10
3) Le dénombrement de la Pangée : du Jurassique à nos jours ........................................... 14
IV. FORMATION ET EVOLUTION DES OCEANS ....................................................................... 16
1) L’océan primitif (il y a environ 4,4 milliards d’années) : ................................................... 16
2) L’évolution des premiers océans : .................................................................................... 17
3) L’évolution des océans à travers les supercontinents : .................................................... 17
4) La formation des océans actuels : .................................................................................... 17
5) Les processus géologiques influençant l’évolution des océans : ..................................... 17
V. Conclusion ........................................................................................................................ 18
VI. Résumé ......................................................................................................................... 19
Table des illustrations :
Figure 1 : Répartition de la coupe anatomique de la Terre ........................................................ 7
Figure 2 : Le planisphère qui suit montre la répartition des premiers noyaux continentaux .... 9
Figure 3 : RODINIA au PRECAMBRIEN ........................................................................................ 9
Figure 4 : RODINIA à la fin du PRECAMBRIEN .......................................................................... 10
Figure 5 : Rifting continental .................................................................................................... 10
Figure 6 : L’ouverture de IAPETUS ............................................................................................ 11
Figure 7 : Evolution de RODINIA ............................................................................................... 11
Figure 8 : Ouverture d’une zone de subduction ....................................................................... 12
Figure 9 : Formation de la chaîne taconienne .......................................................................... 12
Figure 10 : Collision des microcontinents ................................................................................ 13
2
Figure 11 : Fermeture progressive de l’océan Rhéïque entre GONDWANA et LAURENTIA-
BALTICA ..................................................................................................................................... 13
Figure 12 : Formation de la PANGEE d’Alfred Wegener ........................................................... 14
Figure 13 : la PANGEE en fragmentation .................................................................................. 15
Figure 14 : Evolution des continents ........................................................................................ 16
Figure 15 : Les continents d’Aujourd’hui .................................................................................. 16
Figure 16 : Estimation de future Terre après 250 Ma............................................................... 19
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REMERCIEMENT
Tout d’abord, nous tenons à remercier le Dieu Tout Puissant de nous avoir donné le temps, la santé
et la force, ainsi que le courage pour pouvoir accomplir à réaliser ce livre.
Mais aussi, ce dernier est réalisée grâce à l’approbation et à l’aide de plusieurs personnes, à savoir :
• R.P Hilarion RAKOTOARISON SJ, le Père Directeur de l’U-Magis Madagascar, y compris
l’Ecole Supérieure de Bâtiments et Travaux Publics,
Dr Haja Nirina RAVELOALISON, Chef de département de l’ESBTP, qui a assumé sa responsabilité
pour le bon fonctionnement des enseignant au sein de ce département,
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I. INTRODUCTION
L’étude de la formation des continents et des océans est essentielle pour comprendre l’évolution
de la Terre et ces processus géodynamiques. Depuis des milliards d’années, les continents se
fragmentent, dérivent et se rassemblent sous l’effet des mouvements des plaques tectoniques,
tandis que les océans se forment et disparaissent. Comprendre ces mécanismes permet
d’expliquer la répartition actuelle des reliefs, des ressources naturelles et des phénomènes
géologiques tels que les séismes et les volcans. L’étude de cette dynamique repose sur l’analyse des
roches, la géophysique et la modélisation numérique, qui permettent de reconstituer l’histoire de
la Terre et d’anticiper ses évolutions futures. Ces connaissances sont cruciales non seulement pour
la recherche scientifique, mais aussi pour la gestion des risques naturels et l’exploitation durable
des ressources terrestres.
II. LA STRUCTURE INTERNE DE LA TERRE
Comme résultats de la propagation des ondes sismiques au cours du siècle précédent, les
géologues ont une meilleure connaissance et une version assez claire de ce que les couches à l’
intérieur de la Terre sont formées.
On peut essentiellement distinguer trois (3) couches concentriques séparés par deux (2)
discontinuités majeures. De l’intérieur vers l’extérieur, on distingue : le noyau, le manteau et la
croûte.
1) Le noyau
Les études ont montré que le noyau est divisé en deux (2) parties :
• Noyau externe : de profondeur entre 2900 et 5155 km ; est constitué d’un alliage de fer
liquide de densité d=9,5.
• Noyau interne ou graine: de profondeur de 5155 km vers le bas centre de la Terre à 6371
km avec un rayon d’environ 1220 km est un alliage de fer solide qui peut atteindre une
température de plus de 4700°C. Même s’il est chaud que le noyau externe, il est solide car
il plus profond en étant soumis à une pression plus grande densité d=12.
2) Le manteau
Le manteau de la Terre forme une couche d’épaisseur de 2885 km entourant le noyau. Il constitue
la plus grande partie de la Terre qui est formé uniquement d’une roche ultramafique (sombre et
dense) très abondant sur notre planète appelé .
Presque tout le manteau est solide comme une roche. La roche du manteau est si chaude qu’elle
est assez souple à couler. Ce flux se déroule lentement à une vitesse moins de 15cm par an. Souple
signifie simplement que sur de longues périodes de temps le manteau peut changer de forme sans
être cassé. Une partie du manteau est fondu en formant le magma.
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3) La croute terrestre
La croûte terrestre est la partie supérieure rigide de la Terre, sa base est définie par la discontinuité
de Moho. Elle se divise en deux (2) parties :
• La croûte continentale : s’étend sur une épaisseur de 30 à 65 km de densité d=2,4 à 2,7.
• La croûte océanique : s’étend sur une épaisseur entre 5 à 15 km, de densité d=2,8 à 3,2.
Des discontinuités importantes séparent croûte, manteau et noyau :
• La discontinuité de MOHOROVICIC (MOHO) qui est un contraste de densité entre la croûte
terrestre et le manteau.
• La discontinuité de GUTENBERG qui est aussi un contraste de densité entre le manteau et
le noyau.
Une troisième 3eme discontinuité sépare noyau interne et noyau externe : la discontinuité de
LEHMANN.
- La LITHOSPHÈRE, couche d‛épaisseur variable (environ 100 km) est constituée par la
croûte et la partie supérieure du manteau supérieur, solide et peu déformable.
- En dessous, l‛ASTHÉNOSPHÈRE, solide et beaucoup plus déformable, s‛étend sous la
lithosphère dans le manteau supérieur jusqu’à une profondeur mal connue.
Figure 1 : Répartition de la coupe anatomique de la Terre
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La composition chimique des différentes enveloppes de le Terre
III. FORMATION ET EVOLUTION DES CONTINENTS
On considère que le système solaire s'est formé par la condensation d'un gigantesque nuage de
gaz et de poussières et que les planètes, dont la Terre, se sont formées par accrétion de matières il
y a 4,55 Giga-Années (Ga). La différenciation chimique a amené vers le centre de la terre les
éléments lourds, comme le fer et le nickel, et a concentré dans le manteau, puis finalement dans la
croûte, des éléments de moins en moins lourds.
4) Les temps Précambrien :
Les premiers noyaux archéens se retrouvent au cœur des boucliers précambriens (plages vertes
sur le planisphère ci-dessous) et occupent une surface bien inférieure à la surface actuelle des
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continents. Évidemment, c'est là leur répartition actuelle qui n'a rien à voir avec celle du
Précambrien.
Figure 2 : Le planisphère qui suit montre la répartition des premiers noyaux continentaux
La période archéenne qui couvre en temps, un milliard et demi d'années, demeure la moins bien
connue. Tout ce qu'on peut avancer, c'est que les premiers noyaux continentaux étaient en
formation et que des océans ont occupé une partie de la surface terrestre à compter de 3,8 Ga. On
peut supposer aussi que cette nouvelle croûte terrestre était bombardée d'une pluie de
météorites, une pluie beaucoup plus intense qu'aujourd'hui.
Il y a environ 700 Millions d’années (Ma) , les masses continentales de la planète étaient
suffisamment rassemblées pour qu'on puisse parler d'un mégacontinent. Ce continent a été appelé
Rodinia. Nous savons que le découpage actuel de nos masses continentales n'existe que depuis
l'ouverture de l'Atlantique, il n'y a que quelques 170 Ma.
Ci-dessous, les bandes rouge-orangé indiquent des orogènes (chaînes de montagnes). AM:
Amazonia. AO: Antartica oriental. AUS: Australia. B: Baltica. C: Congo. G: Groenland. IND: India. K:
Kalaharia. M: Madagascar. S: Siberia.
Figure 3 : RODINIA au PRECAMBRIEN
L'histoire du Phanérozoïque (regroupement du Paléozoïque, Mésozoïque et Cénozoïque) nous
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est beaucoup mieux connue. L'histoire qui va du Cambrien jusqu'à la Pangée à la fin du Carbonifère
(de 544 à 250 Ma) à travers une suite de cartes paléogéographiques qui montrent comment les
masses continentales se sont déplacées durant cet intervalle de temps, selon la dynamique décrite
par la théorie de la tectonique des plaques.
Par la suite, ce mégacontinent s'est fragmenté et des morceaux de croûte continentale ont
commencé à "dériver" les uns par rapport aux autres, entraînés par le déplacement de plaques
tectoniques.
Figure 4 : RODINIA à la fin du PRECAMBRIEN
À la fin du Précambrien (Néoprotérozoïque), entre -650 et -600 Ma, une accumulation de chaleur
sous le grand continent Rodinia a soulevé celui-ci et créé des forces de tension qui ont
progressivement développé des rifts continentaux, entre autres à la hauteur de la chaîne de
Grenville; ceux-ci vont contribuer à disperser les pièces.
Figure 5 : Rifting continental
2) Du Cambrien à la Pangée :
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Vers -560 Ma, deux continents ont commencé à se détacher de Rodinia et à s'individualiser.
Les géologues ont nommé ces anciens continents Laurentia et Siberia. Ce qui restait de
Rodinia était une grande masse continentale qu'on a appelé Gondwana englobant le
Précambrien. 20 Ma plus tard, un troisième continent, Baltica, s'est détaché de Rodinia au
tout début du Cambrien, il y a 540 Ma.
Progressivement s'ouvrait un océan entre Laurentia et Gondwana, un océan que les géologues ont
appelé l'Océan Iapétus . On doit donc supposer l'existence d'une dorsale médio-océanique entre
Laurentia et Gondwana.
Figure 6 : L’ouverture de IAPETUS
Les flèches rouges indiquent le déplacement relatif des trois petits continents.
Figure 7 : Evolution de RODINIA
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Plus au large, des quantités énormes de sédiments provenant de l'érosion de la chaîne de
Grenville se déposaient au pied du talus continental, sur le glacis. À ce stade, Gondwana
demeurait relativement stationnaire.
Il y a 500 Ma, à la toute fin du Cambrien, après le début de l'ouverture de Iapetus, il s'est
développé à la marge sud de Laurentia, une zone de subduction, créant du même coup un arc
volcanique insulaire. Le mouvement s'était renversé.
Figure 8 : Ouverture d’une zone de subduction
Vers la fin de l'Ordovicien, il y a 450 Ma, Iapetus continuait à se refermer. L'arc volcanique
insulaire qui se trouvait au large de Laurentia entra en collision avec la marge continentale de
Laurentia: une chaîne de montagne s'est formée, la chaîne taconienne, la première phase de la
formation des Appalaches.
Il s'est agi d'une collision de type lithosphère océanique contre lithosphère continentale.
Sur la carte ci-dessous, les flèches rouges indiquent le déplacement des continents.
Figure 9 : Formation de la chaîne taconienne
Au début du Silurien, il y a 440 Ma, l'espace océanique (Iapétus) entre Laurentia, Baltica et
Siberia continuait à se refermer.
L'un de ces microcontinents, le plus occidental, était Avalonia (Avalonia tire son nom de la
péninsule d'Avalon à Terre-neuve qui est formée par cet ancien microcontinent). Depuis le début
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du Cambrien, Gondwana était demeuré passablement stationnaire. Il amorce ici sa migration
vers le nord.
Au milieu du Silurien, il y a 430 Ma, Iapetus était un océan étroit entre Laurentia et Baltica. La
collision Baltica-Laurentia s'amorçait au sud. Gondwana migrait vers le nord.
À la fin du Silurien - début Dévonien, il y a quelque 420 Ma, l'Océan Iapetus était presque
refermé.
La faible élévation de la chaîne taconienne a permis une érosion rapide qui, couplée à un
enfoncement tectonique, a amené un envahissement progressif de la mer. Il s'est donc développé,
entre Laurentia et Avalonia, un bassin marin (toujours l'océan Iapétus) recevra les sédiments
provenant de l'érosion de la jeune chaîne taconienne et du continent Laurentia, ainsi que des
épanchements volcaniques reliés possiblement à une zone de subduction au large de la chaîne
taconienne.
Figure 10 : Collision des microcontinents
Durant la période allant de -420 à - 380 Ma la collision se fera progressivement du sud vers le nord
pour former la chaîne acadienne au sud (seconde phase des Appalaches) et la chaîne
calédonienne. Cette grande chaîne acadienne calédonienne est venue souder Baltica à Laurentia
pour former une plus grande masse continentale.
Figure 11 : Fermeture progressive de l’océan Rhéïque entre GONDWANA et LAURENTIA-BALTICA
13
Au milieu du Dévonien, il y a 380 Ma, l'ensemble des masses continentales se regroupait. L'océan
Rhéïque était presque fermé. C'était le début de la collision entre Gondwana et Laurentia-
Baltica, deux grandes masses continentales.
La collision se terminera 20 à 40 Ma plus tard, autour de -340 Ma, avec la fermeture du bras de
mer entre les deux masses continentales et la formation de la chaîne des Mauritanides (Maroc),
aussi appelée la chaîne hercynienne.
C'est finalement à la fin du Carbonifère, il y a 300 Ma, que s'est terminé le regroupement des
pièces continentales pour former ce mégacontinent d’Alfred Wegener, la Pangée, une histoire de
près de 300 Ma. Ce mégacontinent de la Pangée va demeurer stable jusqu'à la fin du Trias, soit
pour une période d'environ 100 Ma, où il commencera à se fragmenter pour donner naissance,
entre autres, à l'Atlantique .
Figure 12 : Formation de la PANGEE d’Alfred Wegener
3) Le dénombrement de la Pangée : du Jurassique à nos jours
Il aura fallu plus de 200 Ma pour rassembler tous les morceaux de la Pangée, soit de l'Ordovicien
au Permien. Il en faudra 200 autres, soit de la fin du Trias à aujourd'hui, pour disperser les
morceaux de la Pangée, une dispersion qui se poursuit toujours. Puisque ces événements sont les
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plus près de nous, en temps, nous avons des détails plus précis, surtout qu'en plus, cette fois, nous
connaissons les planchers océaniques.
Au Trias et au début du Jurassique, les principaux mouvements se sont faits du côté de la Téthys,
un océan à l'est de la Pangée.
La fragmentation de la Pangée a commencé fin-Trias/début-Jurassique, mais c'est vers la fin du
Jurassique, il y a 160 Ma, que la fragmentation est devenue plus évidente et qu'elle a commencé
à individualiser les masses continentales que nous connaissons aujourd'hui.
Les flèches noires indiquent le sens de fragmentation.
Figure 13 : la PANGEE en fragmentation
Il y eut un début de rupture entre l'Amérique du Sud et l'Afrique. Une dorsale ouvrit un océan
entre le bloc de l'Afrique-Amérique du Sud et le bloc de l'Antarctique-Inde-Australie; une mer
linéaire commence à se développer.
Un peu plus tard au Crétacé, soit il y a 80 Ma, la séparation entre l'Amérique du Sud et
l'Afrique fut définitive; une longue mer linéaire, avec une dorsale médiane, divisait ces deux
continents.
Au début du Tertiaire (Éocène), il y a 40 Ma, l'océan Atlantique était véritablement individualisé.
L'Inde a rejoint une série de microcontinents qui commencent à s'agglomérer. La Téthys se
refermait de plus en plus pour former progressivement le système alpin en Afrique du Nord, et de
l'Europe à l'Iran. C'est ici qu'est née la Méditerranée.
Au Miocène, il y a à peine 10 Ma, la configuration des continents et des océans ressemblent
passablement à ce que nous avons aujourd'hui. L'Inde a embouti tous ces microcontinents et les a
comprimés vers la Chine pour former l'Himalaya.
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Figure 14 : Evolution des continents
Finalement la poursuite de tous ces mouvements a conduit à la configuration actuelle des
continents et des plaques lithosphériques.
Figure 15 : Les continents d’Aujourd’hui
IV. FORMATION ET EVOLUTION DES OCEANS
La formation des océans, un phénomène parallèle à la formation des continents est un élément clé
dans l’histoire de la planète Terre. Leur formation et leur évolution sont étroitement liées à la
tectonique des plaques, aux cycles des supercontinents et aux phénomènes géologiques qui
façonnent la croûte terrestre.
1) L’océan primitif (il y a environ 4,4 milliards d’années) :
Après la formation de la Terre, la température était très élevée, empêchant l’eau liquide d’exister
puis après la formation de la Terre (environ 100 millions d’années), la planète s’est refroidie
permettant la condensation de la vapeur d’eau.
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De grandes quantités d’eau issues des volcans et des météorites ont rempli les bassins océaniques,
formant les premiers océans.
2) L’évolution des premiers océans :
Il y a 3,8 milliards d’années, les océans étaient déjà bien établis, permettant l’émergence des
premières formes de vie. L’activité tectonique a commencé à modeler la croûte terrestre,
influençant la répartition des océans et continents.
3) L’évolution des océans à travers les supercontinents :
Rodinia et l’Océan Mirovia
L’océan Mirovia entourait Rodinia, mais il a disparu avec la fragmentation du supercontinent (1,1
milliard - 750 millions d’années).
Pangée et l’Océan Téthys
Il y a 335 millions d’années, toutes les terres étaient regroupées en un seul supercontinent : la
Pangée.
L’Océan Téthys existait entre certaines masses continentales avant que la Pangée ne commence à
se fragmenter.
4) La formation des océans actuels :
Les océans que nous connaissons aujourd’hui résultent de la séparation des continents et de
l’expansion des fonds marins. L’ouverture de l’Atlantique Nord il y a 200 millions d’années a
marqué la formation des océans modernes. Il y a 200 millions d’années, la Pangée commence à se
disloquer. Cette dislocation entraine d’abord l’ouverture de l’Atlantique Nord, suivi de
l’Atlantique Sud, séparant l’Amérique de l’Afrique. Lorsque Madagascar et l’Inde se sont séparées
de l’Afrique et de l’Antarctique, l’océan Indien s’est ouvert. L’océan Pacifique est l’un des plus
anciens et il subit aujourd’hui un rétrécissement à cause de la subduction des plaques océaniques
sous les continents.
5) Les processus géologiques influençant l’évolution des océans :
L’expansion des fonds océaniques
Le magma remonte au niveau des dorsales océaniques (ex : dorsale médio-atlantique), créant de la
nouvelle croûte océanique et élargissant les océans.
La théorie de l’expansion des fonds océaniques , formulée par Robert Sinclair Dietz en 1961, elle
repose sur l’idée que le plancher océanique se forme au niveau des dorsales et s’étend avant de
plonger dans les fosses océaniques. Inspiré des travaux de Harry Hess, ce modèle s’appuie sur les
courants de convection du manteau. Des preuves comme les mesures sismiques de Maurice
Ewing, la cartographie de Heezen et Tharp, et les anomalies magnétiques découvertes par
Mason et Raff viennent le confirmer.
La subduction et la fermeture des océans
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Certaines plaques océaniques disparaissent sous les plaques continentales (subduction),
rétrécissant les océans.
La subduction est un processus géologique où une plaque tectonique océanique plonge sous une
autre plaque, généralement continentale, en raison de leur mouvement convergent. Ce
phénomène entraîne la formation de fosses océaniques profondes et d’arcs volcaniques. Au fil du
temps, la subduction peut conduire à la fermeture d’un océan lorsque toute la lithosphère
océanique est consommée. Ce processus est souvent accompagné de collisions continentales,
formant des chaînes de montagnes. Ainsi, la subduction joue un rôle clé dans le cycle des océans
et la dynamique de la croûte terrestre.
V. Conclusion
En somme, la formation des continents et des océans résulte de processus géodynamiques
complexes régis par la tectonique des plaques. Ces mouvements continus modifient la surface
terrestre, influençant la répartition des reliefs, des ressources naturelles et des phénomènes
géologiques tels que les séismes et les éruptions volcaniques. L’étude de ces mécanismes, grâce à
la géologie, la géophysique et la modélisation numérique, permet non seulement de mieux
comprendre l’histoire de la Terre, mais aussi d’anticiper ses évolutions futures. Dans le domaine du
Génie Civil, cette connaissance est assez importante pour la gestion des risques naturels, la
conception d’infrastructures adaptées aux contraintes géologiques et l’exploitation durable des
ressources du sous-sol. Ainsi, la compréhension de la dynamique terrestre constitue un enjeu
majeur pour la science et l’ingénierie. Une telle histoire suscite des questions.
Pourquoi un grand continent comme la Pangée ou Rodina en arrive-t-il à se fragmenter?
Y a-t-il eu plusieurs de ces rassemblements-démembrements dans le passé?
Nous n'avons pas de réponses définitives à ces questions, mais au moins une hypothèse
intéressante. C'est l'hypothèse avançée par les chercheurs Nance, Worsley et Moody (Pour la
Science,1988) qu'on a qualifié de "cycle des mégacontinents". Cette hypothèse veut qu'un
mégacontinent comme la Pangée, entouré de zones de subduction, reste immobile par rapport au
manteau. La chaleur s'accumule donc sous celle-ci; les matériaux prennent de l'expansion,
amenant un soulèvement du continent. Il s'établit des tensions dans le continent, tensions qui vont
contribuer à fragmenter la masse continentale.
Après la fragmentation, un bloc immobile reste surélevé. Pourquoi les pièces vont-elles par la suite
se rassembler? L'explication tient dans le vieillissement de la lithosphère océanique aux marges
d'un océan qui s'agrandit de plus en plus.
En tenant compte du mouvement actuel des plaques, il est possible d’extrapoler, quoiqu’avec de
nombreuses incertitudes, la dérivée des continents pour les prochains millions d’années. L’Afrique
refermant la Méditerranée, devrait poursuivre sa dérivée vers le Nord, pivotant dans le sens des
aiguilles d’une montre, et se souder à l’Amérique du Nord, formant un nouveau supercontinent,
qui enfermera les océans Atlantique et Indien, qui auront fusionné.
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Figure 16 : Estimation de future Terre après 250 Ma
VI. Résumé
On pourrait résumer de façon succincte l'histoire des continents et des océans à travers les temps
géologiques, par les quelques points suivants :
L'Archéen, la période la plus vieille du Précambrien, a vu la formation des premiers noyaux
continentaux, alors qu'au Protérozoïque, c'est l'augmentation du volume des masses
continentales par leur accrétion qui a dominé.
On pourrait dire que le Paléozoïque se caractérise par : un temps, deux mouvements. Premier
mouvement, c'est le démembrement du mégacontinent Rodina de la fin du Protérozoïque.
Deuxième mouvement, c'est le rassemblement qui conduit à la Pangée. Ce grand rassemblement
cause des collisions entre les plaques, collisions qui produisent des chaînes de montagnes, comme
le système Appalaches-Calédonides, le système Mauritanides-Hercynides.
On serait presque tenté de dire que l'histoire du Mésozoïque-Cénozoïque, c'est l'histoire de
l'Atlantique. Mais il y a plus. C'est le démembrement de la Pangée certes, mais ici aussi des
collisions de plaques ont produit des chaînes de montagnes, comme le système des Alpes et des
Atlas, les cordillères des Amériques et, la petite dernière, l'Himalaya.
On vient de voir que durant les temps géologiques, il y a eu des rassemblements de continents
pour former des mégacontinents et des périodes où ces mégacontinents ont été fragmentés et
leurs pièces dispersées; une sorte de valse des continents. Manifestement, la tectonique des
plaques a été active pratiquement tout au long de l'histoire de la Terre, du moins depuis le
Protérozoïque.
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