INTRODUCTION
0.1 Contexte et justification du projet
L’agriculture est un pilier fondamental de l’économie de la République Démocratique du Congo,
assurant la sécurité alimentaire et les revenus de nombreuses familles rurales. Parmi les
cultures les plus stratégiques, le bananier joue un rôle essentiel tant pour la consommation
locale que pour les marchés régionaux. Toutefois, sa multiplication reste un défi majeur en
raison de la lenteur des méthodes traditionnelles basées sur les rejets naturels, qui limitent
l’accès à des plants de qualité en quantité suffisante.
Face à cette problématique, la macropropagation est une solution innovante permettant
d’accélérer la production de plants vigoureux et sains dans des conditions contrôlées. Cette
technique est particulièrement pertinente pour améliorer la disponibilité de certaines variétés
locales, dont le comportement en macropropagation reste peu étudié.
C’est dans cette optique que ce projet vise à évaluer le potentiel prolifératif de deux variétés
spécifiques de bananiers, MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba, en utilisant la macropropagation
comme technique de multiplication.
0.2 Problématique
Les variétés de bananiers cultivées en RD Congo présentent des caractéristiques variées qui
influencent leur productivité, leur résistance aux maladies et leur capacité de multiplication.
Parmi elles, MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba sont largement cultivées pour leurs qualités
agronomiques, mais leur potentiel de prolifération en macropropagation reste peu documenté.
La variété MBUDI 1 : Connue pour sa robustesse et sa résistance aux conditions climatiques
locales, elle est prisée par les agriculteurs pour sa production stable. Cependant, sa capacité à
se multiplier rapidement par macropropagation n’a pas encore été évaluée de manière
scientifique, ce qui limite l’optimisation de sa culture à grande échelle.
La variété Makolo ya Ntaba : Réputée pour ses qualités organoleptiques et sa bonne adaptation
aux sols de la région, cette variété est également confrontée à des défis de multiplication. Son
cycle de développement et son potentiel de prolifération en conditions de macropropagation
restent à explorer pour proposer des techniques efficaces aux producteurs.
Ces incertitudes soulèvent une question centrale :
Quelle est la capacité de prolifération de ces deux variétés de bananiers en macropropagation
au site Lwama 1, et quels sont les facteurs influençant leur développement ?
En répondant à cette problématique, cette étude contribuera à fournir des recommandations
pratiques pour améliorer la production de plants et optimiser la culture du bananier dans la
région.
0.3 Objectifs
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer le potentiel prolifératif des variétés de bananiers
MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba en macropropagation au site Lwama 1, afin d’optimiser leur
multiplication et d’améliorer leur disponibilité pour les producteurs.
Spécifiquement, ce travail consiste à :
● Déterminer le taux de prolifération de chaque variété en macropropagation.
● Comparer la vitesse de croissance des plantules issues des deux variétés.
● Identifier les facteurs influençant la réussite de la macropropagation pour ces variétés.
● Proposer des recommandations pour améliorer la production de plants à grande échelle.
0.4 Hypothèses de recherche
Dans le cadre de cette étude, nous formulons les hypothèses suivantes :
La variété MBUDI 1 présente un taux de prolifération plus élevé en macropropagation que
Makolo ya Ntaba en raison de ses caractéristiques physiologiques.
La croissance des plantules varie significativement entre les deux variétés sous les mêmes
conditions expérimentales.
Certains facteurs environnementaux du site Lwama 1 influencent la prolifération des deux
variétés en macropropagation.
0.5 Cadre et méthodologie du projet
a) Délimitation spatio-temporelle
● Présentation du site Lwama 1
Le site Lwama 1 est situé dans la ville de Kindu, en République Démocratique du Congo. Il se
caractérise par un climat tropical humide, avec des précipitations abondantes et une
température moyenne favorable à la culture du bananier. Le sol, majoritairement argilo-
limoneux, offre des conditions propices à la croissance des plants, bien que sa fertilité puisse
varier selon les parcelles.
● Période de l’étude
L’étude sera réalisée sur une période de 3 mois, couvrant les différentes étapes de la
macropropagation, de la préparation des rejets à l’évaluation des plantules développées.
b) Matériels et méthodes
Matériels utilisés
● Matériel végétal : rejets des variétés MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba
● Matériel de culture : substrats de croissance (sciure de bois, sable, compost), pots ou
bacs de multiplication
Équipements : sécateurs, bistouris, arrosoirs, thermomètres, hygromètres
Produits phytosanitaires : fongicides et insecticides pour prévenir les infections
Méthode de macropropagation appliquée
La macropropagation sera réalisée selon les étapes suivantes :
1. Sélection et préparation des rejets : choix des rejets sains, désinfection et découpage selon
la technique adaptée.
2. Mise en condition en pépinière : plantation des rejets dans des substrats contrôlés sous
ombrière.
3. Suivi de la prolifération : observation de l’émergence des plantules, arrosage et contrôle des
maladies.
4. Évaluation des performances : comparaison du taux de prolifération et de la croissance des
plantules.
Paramètres mesurés
Taux de prolifération : nombre de nouvelles plantules produites par rejet.
Vitesse de croissance : hauteur et développement foliaire des plantules.
Taux de survie : proportion de plantules viables après la phase de multiplication.
c) Plan expérimental et analyse des données
Organisation des essais
Un essai en bloc randomisé sera mis en place, avec X répétitions par variété pour assurer une
comparaison statistique fiable.
Méthodes statistiques utilisées
Moyennes et écarts-types pour comparer les performances des variétés.
Analyse de variance (ANOVA) pour tester les différences significatives entre les traitements.
Régression pour identifier les facteurs influençant la prolifération et la croissance.
0.6 Gestion et mise en œuvre du projet
a) Calendrier des activités
Un calendrier détaillé des activités sera présenté sous forme de tableau, couvrant les étapes
suivantes :
● Préparation du site et acquisition du matériel
● Mise en place des rejets et début de la macropropagation
● Suivi des paramètres de croissance et collecte des données
● Analyse des résultats et rédaction du rapport
b) Budget prévisionnel
Un tableau récapitulatif présentera les coûts liés à :
L’achat du matériel végétal et des intrants
Les équipements et outils nécessaires
La main-d’œuvre et le suivi expérimental
Introduction
0.1 Contexte et justification du projet
L’agriculture constitue un secteur clé pour le développement économique de la République
Démocratique du Congo (RDC), en particulier dans les zones rurales où elle est la principale
source de revenus et de subsistance pour une grande partie de la population. Le bananier,
parmi les cultures vivrières les plus importantes, joue un rôle stratégique tant dans la sécurité
alimentaire que dans l’économie locale. En RDC, la culture du bananier est essentielle pour
nourrir la population, mais elle fait face à de nombreux défis, dont la lenteur des méthodes
traditionnelles de multiplication par rejets naturels, qui limite l'accès à des plants de qualité en
quantité suffisante.
Dans ce contexte, la technique de la macropropagation offre une alternative prometteuse pour
augmenter la production de plants de bananiers de qualité, tout en réduisant le temps
nécessaire pour obtenir des plants prêts à être mis en terre. La macropropagation, méthode de
multiplication végétative qui consiste à propager des plants à partir de rejets ou de bourgeons
sous des conditions contrôlées, permet d’accélérer la production de plantes vigoureuses. Cette
méthode est particulièrement pertinente pour des variétés locales telles que MBUDI 1 et Makolo
ya Ntaba, dont les caractéristiques agronomiques sont bien adaptées aux conditions
climatiques de la RDC, mais dont le potentiel de multiplication en macropropagation n’a pas
encore été suffisamment exploré.
Ce projet vise donc à évaluer le potentiel prolifératif de ces deux variétés spécifiques de
bananiers en utilisant la technique de la macropropagation, afin de déterminer si cette méthode
peut être un levier pour augmenter la productivité du secteur bananier en RDC.
0.2 Problématique
Les bananiers cultivés en RDC, notamment les variétés MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba, sont
connus pour leur productivité et leur résistance aux conditions climatiques locales. Cependant,
malgré leur importance économique, les méthodes de multiplication conventionnelles basées
sur les rejets naturels demeurent lentes et inefficaces, ce qui freine l'expansion à grande
échelle de ces variétés. En outre, bien que ces variétés soient cultivées sur de larges
superficies, leur potentiel de prolifération via la macropropagation n’a pas été étudié de manière
approfondie.
La variété MBUDI 1, particulièrement appréciée pour sa résistance aux conditions climatiques
rigoureuses et sa production stable, présente un potentiel de multiplication élevé en conditions
naturelles, mais les moyens pour exploiter efficacement ce potentiel en macropropagation n’ont
pas été validés de manière scientifique. Cette lacune empêche une exploitation à grande
échelle de cette variété, freinant ainsi l'amélioration de la production de bananes.
La variété Makolo ya Ntaba, quant à elle, est cultivée pour ses qualités organoleptiques, mais
elle est moins étudiée en termes de multiplication végétative. Les défis liés à la multiplication
rapide de cette variété, notamment dans le cadre de la macropropagation, demeurent mal
compris.
La question principale qui guide cette étude est donc la suivante : Quel est le potentiel de
prolifération des variétés MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba en macropropagation, et quels sont les
facteurs environnementaux et physiologiques qui influencent leur croissance et leur
productivité ?
Répondre à cette question permettra de combler un vide important dans la littérature et de
fournir des recommandations pratiques pour améliorer la disponibilité de ces variétés de
bananiers dans la région, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à l’autosuffisance en
RDC.
0.3 Objectifs
L'objectif principal de cette étude est d’évaluer le potentiel prolifératif des variétés MBUDI 1 et
Makolo ya Ntaba en macropropagation, au site Lwama 1, afin de maximiser la multiplication de
ces variétés et d’améliorer leur disponibilité pour les producteurs locaux. Plus précisément, ce
projet vise à :
Évaluer le taux de prolifération de chaque variété en macropropagation, en déterminant le
nombre de nouvelles plantules produites par rejet.
Comparer la vitesse de croissance des plantules issues des deux variétés, en mesurant la
hauteur et le développement foliaire sous des conditions de culture contrôlées.
Identifier les facteurs environnementaux et physiologiques influençant la réussite de la
macropropagation, notamment la qualité du sol, les conditions climatiques, ainsi que les
caractéristiques propres à chaque variété.
Proposer des recommandations pratiques pour améliorer les méthodes de multiplication et
optimiser la production à grande échelle des variétés étudiées.
0.4 Hypothèses de recherche
Les hypothèses suivantes sont formulées pour guider l’étude :
1. Hypothèse 1 : La variété MBUDI 1 aura un taux de prolifération plus élevé que Makolo ya
Ntaba en macropropagation, en raison de sa meilleure résistance aux stress environnementaux
et de ses caractéristiques physiologiques.
2. Hypothèse 2 : La vitesse de croissance des plantules sera significativement plus rapide pour
la variété MBUDI 1 comparée à Makolo ya Ntaba, en raison de différences dans les besoins en
nutriments et la capacité d’adaptation aux conditions de culture.
3. Hypothèse 3 : Les conditions environnementales du site Lwama 1 (température, humidité,
type de sol) auront un impact significatif sur le taux de prolifération et la survie des plantules,
avec des variations selon la variété étudiée.
0.5 Cadre et méthodologie du projet
Délimitation spatio-temporelle
Présentation du site Lwama 1
Le site Lwama 1, situé à Kindu dans la province du Maniema, offre un environnement favorable
à la culture du bananier, caractérisé par un climat tropical humide, propice à la croissance des
plantes tropicales. Le sol du site est principalement argilo-limoneux, ce qui permet une rétention
d’eau adéquate tout en offrant de bonnes conditions de drainage. Toutefois, la fertilité du sol
varie d’une parcelle à l’autre, ce qui pourrait influencer les résultats de l’étude.
Période de l’étude
L’étude sera réalisée sur une période de 3 mois, couvrant les phases de préparation des rejets,
de multiplication des plantules et d’évaluation de leur croissance.
Méthodes et matériels
Matériels utilisés
Matériel végétal : Rejets des variétés MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba provenant de plants sains.
Équipements de culture : Substrats de croissance tels que sciure de bois, sable et compost,
ainsi que des pots ou bacs de multiplication.
Équipements de mesure : Sécateurs, bistouris, thermomètres, hygromètres pour mesurer la
température et l’humidité.
Produits phytosanitaires : Fongicides et insecticides pour prévenir les maladies et assurer la
santé des plantules.
Méthode de macropropagation
La macropropagation sera réalisée en quatre étapes : sélection des rejets, mise en pépinière,
suivi de la prolifération, et évaluation des performances des plantules.
Paramètres mesurés
Les paramètres mesurés sont cruciaux pour évaluer les performances des variétés de
bananiers en macropropagation. Ces critères sont définis comme suit :
● Taux de prolifération : Le taux de prolifération mesure le nombre de nouvelles plantules
générées à partir des rejets de bananier. Ce paramètre est important pour évaluer
l’efficacité de la macropropagation pour chaque variété. Il est calculé en divisant le
nombre total de plantules obtenues par le nombre initial de rejets utilisés.
● Vitesse de croissance : La vitesse de croissance est mesurée à l'aide de plusieurs
indicateurs, dont la hauteur des plantules, l'étendue des feuilles et la formation de
racines. Ces données permettent de comparer la rapidité avec laquelle les plantules se
développent dans différentes conditions environnementales et pour chaque variété.
● Taux de survie : Le taux de survie des plantules mesure la proportion de plantules
vivantes après une période donnée. Ce paramètre est essentiel pour évaluer la
résilience des plantules obtenues par macropropagation et identifier les facteurs
susceptibles d'affecter leur croissance ou survie (qualité des rejets, substrats, traitement
phytosanitaire, etc.).
● Qualité des plantules : Outre la quantité et la croissance, l’observation de la qualité des
plantules est également importante. Cette observation inclut des critères tels que la
couleur des feuilles, la résistance aux maladies et la vigueur générale des plantules.
Ces éléments peuvent aider à déterminer si les conditions de macropropagation sont
optimales pour chaque variété.
Calendrier des activités
Un calendrier bien structuré est essentiel pour assurer le bon déroulement du projet. Voici une
proposition de répartition des activités :
Budget prévisionnel
Le budget prévisionnel permet de planifier les coûts et de garantir que toutes les ressources
nécessaires sont disponibles pour le bon déroulement du projet. Voici une estimation des coûts
à prévoir :
Plan de gestion du projet
La mise en œuvre du projet suivra les étapes suivantes pour assurer la réussite :
1. Sélection des rejets et préparation des substrats : Cette étape inclut l'achat et la sélection de
rejets sains des variétés MBUDI 1 et Makolo ya Ntaba, ainsi que la préparation des substrats
pour assurer une croissance optimale.
2. Installation du site de multiplication : Les rejets seront plantés dans des pépinières sous
ombrière pour les protéger du soleil direct, avec un arrosage régulier et un suivi quotidien.
3. Suivi de la croissance : Des visites régulières du site permettront d’observer les plantules, de
mesurer les paramètres de croissance et de contrôler les maladies. Des ajustements seront
effectués en fonction des observations.
4. Analyse des résultats : Après la collecte des données, une analyse statistique approfondie
sera réalisée pour déterminer les variabilités dans la prolifération et la croissance des plantules.
Ces données serviront à comparer les performances des deux variétés et à évaluer les facteurs
influençant leur développement.