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Docu Droit 1290

La loi n°12-90 relative à l'urbanisme définit les termes clés liés à l'urbanisme, tels que les communes urbaines et les centres délimités, et établit le cadre pour la création de schémas directeurs d'aménagement urbain. Ces schémas visent à planifier le développement urbain sur une période maximale de 25 ans, en coordonnant les actions des différents acteurs impliqués. La loi impose également des obligations de conformité aux projets de lotissement et de construction avec les dispositions des schémas directeurs et des plans de zonage.

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Docu Droit 1290

La loi n°12-90 relative à l'urbanisme définit les termes clés liés à l'urbanisme, tels que les communes urbaines et les centres délimités, et établit le cadre pour la création de schémas directeurs d'aménagement urbain. Ces schémas visent à planifier le développement urbain sur une période maximale de 25 ans, en coordonnant les actions des différents acteurs impliqués. La loi impose également des obligations de conformité aux projets de lotissement et de construction avec les dispositions des schémas directeurs et des plans de zonage.

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Loi n°12-90 relative à l'urbanisme

Titre I : définitions préliminaires


Article 1 :
Pour l'application des dispositions de la présente loi et des textes pris pour son
application, on entend par :
- "Communes urbaines" : les municipalités et centres dotés de la personnalité
morale et de l'autonomie financière dits "centres autonomes" ;
- "Centres délimités" : une partie du territoire d'une commune rurale, dont les
limites sont fixées par voie réglementaire ;
- "Zones périphériques des communes urbaines et des centres délimités" : des
territoires ruraux avoisinant ces agglomérations. Les zones périphériques des villes
s'étendent sur quinze kilomètres à compter du périmètre municipal ; celles des
centres délimités sont définies dans chaque cas par l'acte réglementaire qui fixe le
périmètre du centre.
Dans le cas de chevauchement de deux zones périphériques, le décret qui les
institue ou à défaut un décret spécial fixe la limite de chacune d'elles ;
- "Groupement d'urbanisme" : un ensemble territorial comprenant en tout ou en
partie une ou plusieurs communes urbaines ou centres délimités, leur zone
périphérique et éventuellement des territoires ruraux avoisinants en étroite relation
économique avec lesdits communes ou centres et dont le développement rationnel
est lié à la réalisation d'un aménagement d'ensemble et/ou à la réalisation
d'équipements communs.
Les limites du groupement d'urbanisme sont fixées par voie réglementaire.

Titre II : documents d'urbanisme


Chapitre 1 : schéma directeur d'aménagement urbain

Section 1-1 : Champ d'application – Définition

Article 2 :
Le schéma directeur d'aménagement urbain s'applique à un territoire dont le
développement doit faire l'objet d'une étude globale par suite de l'interdépendance
sur les plans économique, commercial et social des différentes composantes de ce
territoire.
Ledit territoire peut comprendre une ou plusieurs communes urbaines et/ou un ou
plusieurs centres délimités et éventuellement partie ou totalité d'une ou plusieurs
communes rurales avoisinantes.

Article 3 :
Le schéma directeur d'aménagement urbain planifie, pour une durée ne pouvant
excéder 25 ans, l'organisation générale du développement urbain du territoire
auquel il s'applique.
Il coordonne les actions d'aménagement entreprises par tous les intervenant,
notamment par l'Etat, les collectivités locales, les établissements publics et les
organismes bénéficiant du concours ou de la participation financière de ces
personnes morales de droit public.
Section 1-2 : Objet

Article 4 :
Le schéma directeur d'aménagement urbain a pour objet notamment :

1°- de déterminer les choix et les options d'aménagement qui doivent régir le
développement harmonieux économique et social du territoire concerné ;

2°- de déterminer les zones nouvelles d'urbanisation et les dates à compter


desquelles elles pourront être ouvertes à l'urbanisation en préservant notamment
les terres agricoles et les zones forestières dont les limites sont fixées par voie
réglementaire ;

3°- de fixer la destination générale des sols en déterminant la localisation :


- des zones agricoles et forestières ;
- des zones d'habitat avec leur densité ;
- des zones industrielles ;
- des zones commerciales ;
- des zones touristiques ;
- des zones grevées de servitudes telles que les servitudes non aedificandi, non altius
tollendi et les servitudes de protection des ressources en eau ;
- des sites naturels, historiques ou archéologiques à protéger et/ou à mettre en
valeur ;
-des principaux espaces verts à créer, à protéger et/ou à mettre en valeur ;
-des grands équipements tels que le réseau principal de voirie les installations
aéroportuaires, portuaires et ferroviaires, les principaux établissements sanitaires,
sportifs et d'enseignement ;
-des zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.

4°- de déterminer les secteurs à restructurer et/ou à rénover ;

5°- de définir les principes d'assainissement et les principaux points de rejet des
eaux usées et les endroits devant servir de dépôt aux ordures ménagères ;

6°- de définir les principes d'organisation des transports ;

7°- d'arrêter la programmation des différentes phases de sa mise en oeuvre et de


préciser les actions
prioritaires à mener, en particulier d'ordre technique juridique et institutionnel.
Article 5 :
Le schéma directeur d'aménagement urbain comprend :
des documents graphiques constitués notamment par des cartes d'utilisation des
sols dont celles définissant les zones agricoles et forestières et éventuellement
un plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine historique ;

un rapport justifiant et explicitant le parti d'aménagement tel qu'il est figuré sur
les cartes d'utilisation des sols, déterminant les mesures à mettre en oeuvre pour
la réalisation des objectifs arrêtés par ledit parti et indiquant les phases
d'exécution des dispositions prévues, notamment celles auxquelles les zones
concernées seront dotées de plans de zonage, plans d'aménagement et plans de
développement.

Section 1-3 : Etude du schéma directeur d'aménagement


urbain : Procédure d'instruction et d'approbation

Article 6 :
Le projet de schéma directeur d'aménagement urbain est établi à l'initiative de
l'administration avec la
participation des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions
fixées par un décret réglementaire.
Article 7 :
Préalablement à son approbation par l'administration, le projet de schéma directeur
d'aménagement
urbain est soumis à l'examen des conseils communaux et, le cas échéant, à celui du
conseil de la communauté
urbaine, conformément aux dispositions du dahir portant loi n°1-76-583 du 5
chaoual 1396 (30 septembre 1976)
relatif à l'organisation communale.

Lesdits conseils peuvent formuler, dans le délai de trois mois à compter de la date à
laquelle ils ont été saisis,
des propositions qui sont étudiées par l'administration en liaison avec les conseils
communaux intéressés.
A défaut de faire connaître leur opinion dans ce délai, lesdits conseils sont censés ne
pas avoir de propositions à
émettre.

Article 8 :
Le schéma directeur d'aménagement urbain est révisé dans les formes et conditions
prévues pour son
établissement et son approbation.

Section 1-4 : Effets du schéma directeur d'aménagement urbain

Article 9 :
L'Etat, les collectivités locales, les établissements publics et les personnes morales de
droit privé dont le capital est souscrit entièrement par les personnes publiques
précitées sont tenus de respecter les dispositions du schéma directeur
d'aménagement urbain.

Article 10 :
Tout projet de lotissement ou de groupe d'habitations et tout projet de construction
ne peuvent être autorisés en l'absence d'un plan d'aménagement ou d'un plan de
zonage s'ils ne sont pas compatibles avec les dispositions édictées par le schéma
directeur d'aménagement urbain concernant les zones nouvelles d'urbanisation et la
destination générale des sols.

Article 11 :
Les plans de zonage, les plans d'aménagement et les plans de développement
prévus par le dahir n°1-60-063 du 30 hija 1379 (25 juin 1960) relatif au
développement des agglomérations rurales, doivent respecter les dispositions des
schémas directeurs d'aménagement urbain, prévues en application des 1°, 2°, 3°et
4°de l'article 4 ci-dessus.
Section 1-5 : Dispositions diverses

Article 12 :
Les plans d'aménagement, les plans de zonage et les plans de
développementapplicables à des territoires faisant l'objet d'un schéma directeur
d'aménagement urbain et homologués à la date de publication du texte approuvant
ce schéma directeurr, continuent à produire leurs effets sous serve que leurs
dispositions soient compatibles avec les options dégagées par ledit schéma
directeur.
•Au cas où les dispositions des plans d'aménagement ou des plans de zonage visés à
l'alinéa qui précède, contrarieraient les orientations fondamentales arrêtées par le
schéma directeur d'aménagement urbain, une décision de mise à l'étude est prise
par le président du conseil communal, après délibération de ce conseil dans un délai
maximum d'un mois à compter de la date d'approbation dudit schéma,
conformément aux dispositions de l'article 21 de la présente loi, afin de définir les
zones à doter de nouveaux plans d'aménagements.

Chapitre 2 : plan de zonage

Section 2-1 : Objet

Article 13 :
Le plan de zonage a pour objet de permettre à l'administration et aux collectivités
locales de prendre les mesures conservatoires nécessaires à la préparation du plan
d'aménagement et à préserver les orientations du schéma directeur d'aménagement
urbain. A cette fin :
- il définit l'affectation des différentes zones suivant l'usage principal qui doit en être
fait telles que zone d'habitat, zone industrielle, zone commerciale, zone touristique,
zone agricole et zone forestière ;
- il délimite les zones dans lesquelles toute construction est interdite ;
- il localise les emplacements réservés aux équipements principaux et sociaux tels
que voies principales, dispensaires, écoles et espaces verts ;
- il définit les zones à l'intérieur desquelles un sursis à statuer peut être opposé par
le président du conseil communal à toute demande d'autorisation de lotir, de créer
un groupe d'habitations et à toute demande de permis de construire.

Article 14 :
Le plan de zonage comprend :
- un document graphique
- un règlement définissant les règles d'utilisation du sol
Section 2-2 : Etude, procédure d'instruction
et d'approbation et effets du plan de zonage

Article 15 :
Le projet de plan de zonage est établi à l'initiative de l'administration avec la
participation des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions
fixées par décret réglementaire.

Article 16 :
Préalablement à son approbation par l'administration, le projet de plan de zonage
est soumis à l'examen des conseils communaux intéressés et, le cas échéant, à celui
du conseil de la communauté urbaine, conformément aux dispositions du dahir
portant loi n° 1-76-583 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976) relatif à l'organisation
communale.
Lesdits conseils peuvent formuler dans le délai de deux mois à compter de la date à
laquelle ils ont été saisis, des propositions qui sont étudiées par l'administration en
liaison avec les collectivités locales intéressées.
A défaut de faire connaître leur opinion dans ce délai, lesdits conseils sont censés ne
pas avoir de propositions à émettre.

Article 17 :
Les plans de zonage ont effet pendant une période maximum de deux ans à partir
de la date de publication du texte d'approbation

Chapitre 3 : plan d’aménagement

Section 3-1 : Champ d’application

Article 18 :
Le plan d'aménagement est établi :
a) pour tout ou partie d'un des territoires désignés au premier alinéa de l'article
premier ci- dessus. Toutefois un plan d'aménagement ne pourra êtreétabli pour
partie d'un groupement d'urbanisme que si ledit groupement est doté d'un schéma
directeur d'aménagement urbain ;
b) pour tout ou partie du territoire d'une ou plusieurs communes rurales, ayant une
vocation spécifique telle que touristique, industrielle ou minière et dont le
développement urbain prévisible
justifie un aménagement contrôlé par l'administration sur proposition des conseils
communaux compétents ou à défaut à la demande du gouverneur de la préfecture
ou de la province concernée.
Section 3-2 : Objet du plan d’aménagement

Article 19 :
Le plan d'aménagement a pour objet de définir tout ou partie des éléments
énumérés ci-après :
1°- L'affectation des différentes zones suivant l’usage principal qui doit en être fait ou
la nature des activités dominantes qui peuvent y êtreexercées telles que zone
d'habitat, zone industrielle, zone commerciale, zone touristique, zone maraîchère,
zone agricole et zone forestière ;
2°- Les zones dans lesquelles toute construction est interdite ;
3°- Les limites de la voirie (voies, places, parkings) à conserver, à modifier ou à créer ;
4°- Les limites des espaces verts publics (boisements, parcs, jardins), des terrains de
jeux et des espaces libres divers tels que les espaces destinés aux manifestations
culturelles et folkloriques, à conserver, à modifier ou à créer :
5°- Les limites des espaces destinés aux activités sportives à créer conformément
aux dispositions de l'article 61 de la loi n°06-87 relative à l'éducation physique et aux
sports promulguée par le dahir n°1-88-172 du 13 chaoual 1409 (19 mai 1989), et les
limites des mêmes espaces à conserver ou à modifier
6°- Les emplacements réservés aux équipements publics tels que les équipements
ferroviaires et leurs dépendances, les équipements sanitaires, culturels et
d'enseignement
ainsi que les bâtiments administratifs, les mosquées et les cimetières ;
7°- Les emplacements réservés aux équipements collectifs et installations d'intérêt
général dont la réalisation incombe au secteur privé tels que centres commerciaux,
centres de loisirs ;
8°- Les quartiers, monuments, sites historiques ou archéologiques, sites et zones
naturelles telles que zones vertes publiques ou privées à protéger ou à mettre en
valeur pour des motifs d'ordre esthétique, historique, culturel, et éventuellement les
règles qui leur sont applicables ;
9°- Les règles d'utilisation des sols et les règles applicables à la construction,
notamment les hauteurs minima ou maxima du bâtiment et de chacune des parties,
le mode de clôture, les conditions d'implantation et d'orientation des immeubles, les
parkings couverts ou non, les distances des bâtiments entre eux, le rapport entre la
surface constructible et la surface totale du terrain, les servitudes architecturales
10°- Les servitudes établies dans l'intérêt de l'hygiène, de la circulation, de
l'esthétique, de la sécurité et de la salubrité publique et éventuellement les
servitudes découlant de législations particulières ;
11°- Les zones à ouvrir à l'urbanisation suivant une périodicité déterminée;
12°- Les périmètres des secteurs à restructurer et des secteurs à rénover ;
13°- Les zones dont l'aménagement fait l'objet d'un régime juridique particulier.
•Le plan d'aménagement indique éventuellement celles de ses dispositions prévues
en application des paragraphes 1°, 9°et 11°du présent article qui peuvent à
l'occasion d'une demande de création d'un lotissement ou d'un groupe d'habitations,
faire l'objet d'une modification particulière. Il fixe à cet effet les conditions dans
lesquelles cette modification peut être apportée.
Section 3-2 : Objet du plan d’aménagement

Article 20 :
Le plan d'aménagement comprend :
un ou plusieurs documents graphiques
un règlement définissant les règles d'utilisation du sol, les servitudes et autres
obligations imposées en vue de la réalisation d'un aménagement ordonné et
cohérent ainsi que les règles de construction applicables à la zone concernée.

Section 3-3 : Etude d’un plan d’aménagement :


Procédure d'instruction et d'approbation

Article 21 :
Préalablement à l'établissement d'un plan d'aménagement, un arrêté dit "arrêté
de mise à l'étude du plan d'aménagement" peut fixer les limites du territoire pour
lequel l'étude du plan d'aménagement est envisagée.
Le président du conseil communal édicte de sa propre initiative ou sur demande de
l'administration l'arrêté de mise à l'étude après délibération dudit conseil.
Cet arrêté a effet pendant six mois à compter de la date de sa publication au
"Bulletin officiel", et peut être renouvelé une seule fois pour une période d'égale
durée.

Article 22 :
Dès la publication de l'arrêté visé à l'article précédent, le président du conseil
communal surseoir à statuer sur toutes les demandes d'autorisation de lotir, de
créer un groupe d'habitations ou de construire dans le territoire concerné.
Toutefois, il peut délivrer des autorisations de lotir, de créer des groupes
d'habitations ou de construire, après accord de l'administration, si le projet est
compatible avec les dispositions du schéma directeur d'aménagement urbain prises
en application de l'article 4 ci-dessus, 2° et 3°et, à défaut d'un schéma directeur, s'il
est compatible avec la vocation de fait du secteur concerné.

Article 23 :
Le projet de plan d'aménagement est établi à l'initiative de l'administration avec la
participation des collectivités locales et approuvé dans les formes et conditions
fixées par un décret réglementaire.

Article 24 :
Préalablement à son approbation par l'administration, le projet de plan
d'aménagement est soumis à l'examen du ou des conseils communaux intéressés et,
le cas échéant, à celui du conseil de la communauté urbaine.
Lesdits conseils peuvent formuler dans le délai de deux mois à compter de la date à
laquelle ils ont été saisis, des propositions qui sont étudiées par l'administration en
liaison avec les collectivités locales intéressées.
A défaut de faire connaître leur opinion dans ce délai, lesdits conseils sont censés ne
pas avoir de propositions à émettre.
Article 25 :
Le projet de plan d'aménagement donne lieu à une enquête publique d'un mois qui
se déroule concomitamment à l'examen du projet par le ou les conseils communaux
intéressés.
Cette enquête a pour objet de permettre au public de prendre connaissance du
projet et de formuler d'éventuelles observations.
les moyens de publication et de publicité sont assurés par le président du conseil
communal avant la date du début de l'enquête.
Les observations formulées au cours de cette enquête sont étudiées par le conseil
communal, lors de l'examen par ses soins du projet de plan d'aménagement, avant
d'être soumises à l'administration.

Article 26 :
La modification du plan d'aménagement est effectuée dans les formes et conditions
prévues pour son établissement et son approbation.

Section 3-4 : Effets du PA

Article 27 :
A compter de la date de clôture de l'enquête publique visée à l'article 25 ci- dessus et
jusqu'à la parution du texte l'approbation du projet de plan d'aménagement, ne
peuvent être autorisés les travaux de construction et de plantation ainsi que les
créations de lotissements ou de groupes d'habitations, qui ne sont pas conformes
aux prescriptions dudit projet.
A compter de la même date, les dispositions du plan d'aménagement ou de zonage,
s'il en existe un, cessent d'être applicables.
Toutefois, si la publication du texte, visé au premier alinéa du présent article,
n'intervient pas dans le délai de douze mois à compter de la date de clôture de
l'enquête publique, le projet de plan cesse d'être opposable.

Article 28 :
Le texte d'approbation du plan d'aménagement vaut déclaration d'utilité publique
des opérations nécessaires à la réalisation des équipements prévus aux paragraphes
3°, 4°, 5°, 6°et 12°de l'article 19 ci-dessus.
Les effets de la déclaration d'utilité publique cessent à l'expiration d'un délai de 10
ans à compter de la date de publication au "Bulletin officiel" du texte d'approbation
du plan d'aménagement et aucune nouvelle déclaration d'utilité publique
poursuivant le même objet ne peut intervenir sur les zones réservées auxdits
équipements avant un délai de 10 ans.

Lorsque les propriétairesreprennent la disposition de leurs terrains à la cessation


des effets de la déclaration d'utilité publique, l'utilisation desdits terrains doit alors
être conforme à l'affectation de la zone dans laquelle ils sont situés.
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, les terrains réservés aux affectations
prévues par les paragraphes 3°, 4°, 5°et 6°de l'article 1 9 ci-dessus, peuvent recevoir
à titre provisoire une destination autre que celle prévue par le plan d'aménagement,
après autorisation de la commune. Cette autorisation n'est délivrée que si
l'affectation provisoire ne compromet pas la réalisation de l'équipementprévupar le
plan. Dans tous les cas le propriétaire est tenu de remettre les lieux en état au
moment de la réalisation dudit équipement.

Article 29 :
Le plan d'aménagement peut également valoir acte de cessibilité des terrains
nécessaires à la réalisation des équipements prévus aux paragraphes 3°, 4°, 5°et
6°de l'article 19 ci-dessus.
A cette fin, il désigne les propriétés frappées de de cessibilité en mentionnant leur
consistance, leur superficie et le nom des propriétaires présumés
Les dispositions prévues par la loi n°7-81 relativ e à l'expropriation pour cause
d'utilité publique et à l'occupation temporaire, promulguée par le dahir n°1-81-254
du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982), sont applicables au plan d'aménagement valant
cessibilité, en ce qui concerne les formalités auxquelles il est soumis et ses effets.
Toutefois la durée de l'enquête prévue à l'article 10 de laloi précitée, est limitée à un
mois comme il est dit à l'article 25 ci-dessus.

Article 30 :
Les indemnitésauxquelles donnera lieu l'acquisition des terrains nécessaires à la
réalisation des équipements prévus aux paragraphes 3°, 4°, 5°et 6°de l'article 19 ci-
dessus sont fixées en ce qui concerne :
- la voirie, en tenant compte des éléments définis par les articles 37 et 38 ci-après ;
- les équipementsautres que la voirie, conformément aux dispositions prévues par la
loi précitée n°7-81 relative à l'expropriation pour ca use d'utilité publique et à
l'occupation temporaire.
Chapitre 4 : Arretés d’alignemets

Section 4-1 : Etude-Procédure


d'instruction et d'approbation

Article 32 :
Des arrêtés des présidents des conseils communaux après délibération desdits
conseils peuvent décider la création des voies communales, places et parkings
publics communaux, la modification de leur tracé ou de leur largeur ou leur
suppression totale ou partielle. Ils sont assortis d'un plan indiquant les limites de
ladite voirie. Ces arrêtés peuvent également valoir actes de cessibilité des terrains
nécessaires à la réalisation des opérations qu'ils fixent. A cette fin ils désignent les
propriétés frappées de cessibilité en mentionnant leur consistance, leur superficie et
le nom des propriétaires présumés.

Article 33 :
Les arrêtés d'alignement ainsi que les arrêtés d'alignement emportant cessibilité
sont pris après avis conforme de l'administration qui examine la compatibilité du
projet avec le schéma directeur d'aménagement urbain et/ou le plan
d'aménagement s'ils existent. Ces arrêtés doivent recueillir les visas prévus par la
réglementation en vigueur, préalablement à l'ouverture d'une enquête publique.

Article 37 :
La commune procède soit à l'amiable, soit par voie d'expropriation à l'acquisition des
immeubles tombant dans les emprises de la voirie communale en faisant application
des règles particulières suivantes :
Le propriétaire de toute parcelle devenant ou demeurant riveraine de la voirie
communale projetée, est tenu de contribuer gratuitement à la création de cette
voirie jusqu'à concurrence de la valeur d'une portion de son terrain équivalente à un
rectangle d'une largeur de dix mètres et d'une longueur égale à la longueur de
façade dont disposera la parcelle sur ladite voirie.
Cette contribution ne saurait toutefois dépasser la valeur du quart de la parcelle ;
-Sur la demande du propriétaire, toute portion de terrain laissée hors des emprises
de la voirie communale, mais devenant inconstructible au regard des règlements en
vigueur, est obligatoirement acquise par la commune ;
- Le propriétaire de chaque parcelle est en conséquence, après prélèvement sur la
parcelle des emprises de la voirie et, en outre, s'il y a lieu, des portions
inconstructibles, soit créancier, soit redevable d'une indemnité différentielle, selon
que la valeur des surfaces, prélevées. sera supérieure ou inférieure à la contribution
ci-dessus définie qui lui est imposée
Chapitre 4 : Arretés d’alignemets

Section 4-1 : Etude-Procédure


d'instruction et d'approbation

Article 32 :
Des arrêtés des présidents des conseils communaux après délibération desdits
conseils peuvent décider la création des voies communales, places et parkings
publics communaux, la modification de leur tracé ou de leur largeur ou leur
suppression totale ou partielle. Ils sont assortis d'un plan indiquant les limites de
ladite voirie. Ces arrêtés peuvent également valoir actes de cessibilité des terrains
nécessaires à la réalisation des opérations qu'ils fixent. A cette fin ils désignent les
propriétés frappées de cessibilité en mentionnant leur consistance, leur superficie et
le nom des propriétaires présumés.

Article 33 :
Les arrêtés d'alignement ainsi que les arrêtés d'alignement emportant cessibilité
sont pris après avis conforme de l'administration qui examine la compatibilité du
projet avec le schéma directeur d'aménagement urbain et/ou le plan
d'aménagement s'ils existent. Ces arrêtés doivent recueillir les visas prévus par la
réglementation en vigueur, préalablement à l'ouverture d'une enquête publique.

Article 37 :
La commune procède soit à l'amiable, soit par voie d'expropriation à l'acquisition des
immeubles tombant dans les emprises de la voirie communale en faisant application
des règles particulières suivantes :
Le propriétaire de toute parcelle devenant ou demeurant riveraine de la voirie
communale projetée, est tenu de contribuer gratuitement à la création de cette
voirie jusqu'à concurrence de la valeur d'une portion de son terrain équivalente à un
rectangle d'une largeur de dix mètres et d'une longueur égale à la longueur de
façade dont disposera la parcelle sur ladite voirie.
Cette contribution ne saurait toutefois dépasser la valeur du quart de la parcelle ;
-Sur la demande du propriétaire, toute portion de terrain laissée hors des emprises
de la voirie communale, mais devenant inconstructible au regard des règlements en
vigueur, est obligatoirement acquise par la commune ;
- Le propriétaire de chaque parcelle est en conséquence, après prélèvement sur la
parcelle des emprises de la voirie et, en outre, s'il y a lieu, des portions
inconstructibles, soit créancier, soit redevable d'une indemnité différentielle, selon
que la valeur des surfaces, prélevées. sera supérieure ou inférieure à la contribution
ci-dessus définie qui lui est imposée

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