Cours Complet de Physique
Cours Complet de Physique
Partie 1 : Mécanique
Cette première partie se concentre sur l'étude du mouvement et des forces. Vous y
apprendrez :
Partie 2 : Thermodynamique
Cette partie aborde l'étude de la chaleur et de sa relation avec d'autres formes d'énergie. Vous
explorerez :
Partie 3 : Électromagnétisme
Cette partie se penche sur les phénomènes électriques et magnétiques et leur interaction. Les
sujets abordés incluent :
L'optique est la branche de la physique qui étudie la lumière et ses interactions avec la
matière. Vous apprendrez sur :
Cette dernière partie introduit les développements majeurs de la physique au XXe siècle :
Commençons donc par la base de la physique : la mécanique. Imaginez que la mécanique est
l'étude de tout ce qui bouge et de ce qui fait bouger les choses autour de nous. C'est une porte
d'entrée essentielle pour comprendre le reste de la physique.
Pour commencer, nous allons diviser la mécanique en plusieurs parties pour faciliter votre
apprentissage :
• Qu'est-ce que la Physique ? La physique est la science naturelle qui étudie les
constituants fondamentaux de l'univers, les forces et les interactions qui les régissent,
et les conséquences de ces interactions. Elle cherche à comprendre comment
fonctionne le monde qui nous entoure, des plus petites particules aux plus grandes
structures cosmiques.
• Qu'est-ce que la Mécanique ? La mécanique est une branche de la physique qui se
concentre sur le mouvement des objets et leur réponse aux forces. Elle répond à des
questions comme : Pourquoi les choses tombent-elles ? Comment une voiture roule-t-
elle ? Qu'est-ce qui permet à un avion de voler ?
• Les différentes branches de la Mécanique :
o Cinématique : Se concentre sur la description du mouvement (position,
vitesse, accélération) sans se soucier de ce qui le cause. C'est un peu comme
décrire la trajectoire d'une balle lancée en l'air, sans se demander quelle force
l'a lancée.
o Dynamique : Étudie les causes du mouvement, c'est-à-dire les forces. Elle
explique pourquoi les objets accélèrent, ralentissent ou changent de direction.
Reprenons l'exemple de la balle : la dynamique s'intéresserait à la force que
votre main a appliquée pour la lancer et à la force de gravité qui la fait
retomber.
o Statique : Étudie les objets qui sont au repos et les forces qui agissent sur eux
sans les faire bouger. C'est important pour comprendre la stabilité des
bâtiments, des ponts, etc.
o Mécanique des fluides : S'intéresse au comportement des liquides et des gaz
(appelés fluides), comme l'écoulement de l'eau dans une rivière ou le vol d'un
avion.
• Les unités de mesure : En physique, il est crucial d'utiliser des unités de mesure
standardisées pour pouvoir communiquer et faire des calculs précis. Le système
international d'unités (SI) est le plus couramment utilisé. En mécanique, les unités de
base importantes sont :
o Longueur : le mètre (m)
o Masse : le kilogramme (kg)
o Temps : la seconde (s)
• Grandeurs scalaires et vectorielles :
o Grandeur scalaire : Une grandeur qui est complètement définie par sa valeur
numérique et son unité. Exemples : la masse (5 kg), la température (25 °C), le
temps (10 s).
o Grandeur vectorielle : Une grandeur qui nécessite à la fois une valeur
numérique, une unité et une direction pour être complètement définie.
Exemples : la vitesse (10 m/s vers le nord), la force (5 N vers le bas), le
déplacement (3 mètres vers l'est). Les vecteurs sont souvent représentés par
des flèches dont la longueur est proportionnelle à la valeur et la direction
indique le sens.
• Position et Déplacement :
o Position : L'endroit où se situe un objet à un instant donné. Pour définir la
position, il faut un point de référence (l'origine) et un système de coordonnées
(par exemple, une droite graduée pour un mouvement en une dimension, ou un
plan avec des axes x et y pour un mouvement en deux dimensions).
o Déplacement : Le changement de position d'un objet. C'est une grandeur
vectorielle. Si un objet se déplace d'un point A à un point B, son déplacement
est la flèche qui va de A à B. Le déplacement ne dépend pas du chemin
parcouru, seulement du point de départ et du point d'arrivée. Par exemple, si
vous marchez de votre maison à l'épicerie (500 mètres au nord) puis revenez
chez vous, votre déplacement total est de zéro, même si vous avez parcouru
1000 mètres.
• Vitesse :
o Vitesse moyenne : Le déplacement total divisé par le temps total mis pour
effectuer ce déplacement. C'est une grandeur vectorielle.
▪ Formule : v_moy = Δx / Δt où Δx est le déplacement et Δt est
l'intervalle de temps.
▪ L'unité de la vitesse dans le SI est le mètre par seconde (m/s). On
utilise aussi souvent le kilomètre par heure (km/h). Pour convertir de
km/h en m/s, on divise par 3,6. Pour convertir de m/s en km/h, on
multiplie par 3,6.
o Vitesse instantanée : La vitesse d'un objet à un instant précis. C'est la vitesse
moyenne calculée sur un intervalle de temps très petit (qui tend vers zéro). Sur
un graphique de la position en fonction du temps, la vitesse instantanée à un
point donné est la pente de la tangente à la courbe en ce point.
• Accélération :
o Accélération moyenne : Le changement de vitesse divisé par l'intervalle de
temps pendant lequel ce changement se produit. C'est une grandeur
vectorielle.
▪ Formule : a_moy = Δv / Δt où Δv est le changement de vitesse
et Δt est l'intervalle de temps.
▪ L'unité de l'accélération dans le SI est le mètre par seconde carré
(m/s²).
o Accélération instantanée : L'accélération d'un objet à un instant précis. C'est
l'accélération moyenne calculée sur un intervalle de temps très petit. Sur un
graphique de la vitesse en fonction du temps, l'accélération instantanée à un
point donné est la pente de la tangente à la courbe en ce point.
Commençons par les mouvements les plus simples qui se déroulent le long d'une ligne droite
(une dimension).
Imaginez une voiture qui roule en ligne droite sur une route plate.
Après avoir posé les bases de la cinématique en une dimension, il est essentiel de comprendre
les mouvements qui se déroulent dans un plan, notamment le mouvement en deux
dimensions.
La plupart des mouvements dans le monde réel ne se font pas en ligne droite. Pensez à une
balle lancée en l'air, à un ballon de football tiré au but, ou à l'eau jaillissant d'une fontaine.
Ces mouvements suivent une trajectoire courbe appelée parabole.
Imaginez que vous lancez une balle avec une vitesse initiale de 10 m/s et un angle de 30
degrés par rapport à l'horizontale. Prenons l'accélération due à la gravité g = 9.8 m/s².
5. Vitesse Relative
6. Graphiques du Mouvement
Les graphiques sont des outils très utiles pour visualiser et analyser le mouvement. Les trois
types de graphiques les plus courants sont :
Isaac Newton a formulé trois lois fondamentales du mouvement qui décrivent la relation
entre la force et le mouvement des objets. Ces lois sont essentielles pour comprendre la
dynamique.
Il existe de nombreux types de forces dans la nature. Voici quelques-unes des plus courantes
que vous rencontrerez en mécanique :
Pour résoudre des problèmes de dynamique, il est essentiel de pouvoir identifier toutes les
forces agissant sur un objet et de les représenter correctement. L'outil principal pour cela est
le diagramme de corps libre (DCL).
En résolvant ces équations, vous pouvez trouver des inconnues telles que l'accélération, la
force, ou même la masse.
Exemple Simple : Un bloc glissant sur une surface horizontale avec friction
Continuons alors notre exploration de la mécanique avec les concepts de travail et d'énergie.
Ces notions sont fondamentales pour comprendre comment les forces agissent sur les objets
et comment le mouvement peut être transformé.
Le théorème de l'énergie cinétique établit une relation directe entre le travail net effectué sur
un objet et le changement de son énergie cinétique.
• Énoncé : Le travail net effectué sur un objet est égal à la variation de son énergie
cinétique.
• Formule : W_{net} = ΔK = K_f - K_i = ½mv_f² - ½mv_i²
o W_{net} est le travail total (ou net) effectué par toutes les forces agissant sur
l'objet.
o ΔK est la variation de l'énergie cinétique.
o K_f est l'énergie cinétique finale de l'objet.
o K_i est l'énergie cinétique initiale de l'objet.
• Explication : Ce théorème est très utile car il nous permet de relier le travail effectué
par les forces au changement de la vitesse d'un objet sans avoir à considérer
directement l'accélération ou le temps. Par exemple, si vous poussez une boîte, le
travail que vous effectuez (moins le travail effectué par la friction) se transforme en
énergie cinétique de la boîte, augmentant ainsi sa vitesse.
Les forces peuvent être classées en deux catégories importantes en fonction de la manière
dont elles affectent l'énergie d'un système : les forces conservatives et les forces non
conservatives.
• Forces Conservatives :
o Une force est dite conservative si le travail qu'elle effectue sur un objet qui se
déplace entre deux points est indépendant du chemin suivi entre ces deux
points. De manière équivalente, le travail effectué par une force conservative
sur un trajet fermé (où le point de départ et le point d'arrivée sont les mêmes)
est nul.
o Les exemples courants de forces conservatives en mécanique sont :
▪ La force gravitationnelle : Le travail effectué par la gravité pour
déplacer un objet d'une hauteur à une autre ne dépend que de la
différence de hauteur, pas du chemin emprunté.
▪ La force élastique (d'un ressort) : Le travail effectué par un ressort
pour revenir à sa position d'équilibre ne dépend que de l'étirement ou
de la compression initial, pas du chemin suivi pendant le retour.
o Pour chaque force conservative, on peut définir une énergie
potentielle associée. Le travail effectué par une force conservative est égal à
la diminution de l'énergie potentielle associée (par exemple, lorsque la gravité
effectue un travail positif sur un objet qui tombe, son énergie potentielle
gravitationnelle diminue).
• Forces Non Conservatives :
o Une force est dite non conservative si le travail qu'elle effectue sur un objet
qui se déplace entre deux points dépend du chemin suivi. Le travail effectué
par une force non conservative sur un trajet fermé n'est généralement pas nul.
o L'exemple le plus courant de force non conservative en mécanique est :
▪ La force de friction (frottement) : Plus la distance parcourue avec
friction est grande, plus le travail effectué par la friction est important
(et négatif). Le travail effectué par la friction se dissipe généralement
sous forme de chaleur, augmentant l'énergie thermique du système et
de son environnement.
▪ La résistance de l'air est un autre exemple de force non conservative.
E = K + U
• État initial (au sommet) : La balle est au repos, donc son énergie cinétique K_i = 0.
Son énergie potentielle gravitationnelle est U_i = mgh. L'énergie mécanique totale
est E_i = 0 + mgh = mgh.
• État final (juste avant de toucher le sol) : Juste avant l'impact, supposons qu'il n'y a
pas de résistance de l'air (donc pas de forces non conservatives). L'énergie potentielle
gravitationnelle est U_f = 0 (si on prend le sol comme niveau de référence).
L'énergie mécanique totale doit être conservée, donc E_f = E_i = mgh. Cette énergie
totale est maintenant sous forme d'énergie cinétique : K_f = ½mv_f² = mgh. On peut
alors trouver la vitesse de la balle juste avant l'impact : v_f = √(2gh).
Continuons notre progression en mécanique avec la notion de puissance.
Imaginez que vous montez un escalier. Le travail que vous effectuez est principalement
contre la force de gravité (pour augmenter votre énergie potentielle gravitationnelle). Si vous
montez les escaliers rapidement, vous effectuez le même travail qu'en montant lentement,
mais votre puissance est plus élevée car vous effectuez le travail en un temps plus court.
Supposons que votre masse soit de 70 kg et que vous montiez un escalier de 3 mètres de
hauteur en 5 secondes. L'accélération due à la gravité est d'environ 9.8 m/s².
Donc, vous avez développé une puissance moyenne d'environ 411.6 Watts pour monter les
escaliers.
La puissance est une notion très pratique pour comparer l'efficacité avec laquelle différentes
machines ou personnes peuvent effectuer un travail ou transférer de l'énergie.
L'un des principes les plus importants en physique est la conservation de la quantité de
mouvement.
• Énoncé : La quantité de mouvement totale d'un système isolé (un système sur lequel
aucune force externe nette n'agit) reste constante.
• Explication : Cela signifie que si vous avez un groupe d'objets qui interagissent entre
eux (par exemple, qui entrent en collision), la somme vectorielle de leurs quantités de
mouvement avant l'interaction est égale à la somme vectorielle de leurs quantités de
mouvement après l'interaction, à condition qu'aucune force extérieure ne vienne
perturber le système. Les forces d'interaction entre les objets à l'intérieur du système
(forces internes) ne modifient pas la quantité de mouvement totale du système.
• Formule pour un système de deux objets : Considérons deux objets de
masses m₁ et m₂ avec des vitesses initiales \vec{v}_{1i} et \vec{v}_{2i}. Après une
interaction (comme une collision), leurs vitesses finales
sont \vec{v}_{1f} et \vec{v}_{2f}. La conservation de la quantité de mouvement
s'écrit : m₁\vec{v}_{1i} + m₂\vec{v}_{2i} = m₁\vec{v}_{1f} +
m₂\vec{v}_{2f} Cette équation est vectorielle, ce qui signifie qu'elle doit être vraie
pour chaque composante de la vitesse (par exemple, les composantes x et y dans un
mouvement en deux dimensions).
• Applications : La conservation de la quantité de mouvement est utilisée pour analyser
de nombreuses situations, comme les collisions de balles de billard, les tirs de fusées
(la quantité de mouvement des gaz éjectés vers l'arrière est égale et opposée à la
quantité de mouvement acquise par la fusée vers l'avant), et même les interactions
entre les particules subatomiques.
Les collisions entre les objets peuvent être classées en fonction de la conservation ou de la
perte d'énergie cinétique.
• Collisions Élastiques :
o Dans une collision élastique, non seulement la quantité de mouvement totale
est conservée, mais aussi l'énergie cinétique totale du système. Il n'y a pas de
perte d'énergie cinétique due à la chaleur, au son ou à la déformation
permanente des objets.
o Les collisions parfaitement élastiques sont idéales et rarement atteintes dans le
monde macroscopique, mais certaines collisions, comme celles entre des billes
de billard ou entre des molécules de gaz à basse densité, peuvent être de
bonnes approximations de collisions élastiques.
o Pour une collision élastique entre deux objets, nous avons deux équations de
conservation :
▪ Conservation de la quantité de mouvement : m₁v₁ᵢ + m₂v₂ᵢ =
m₁v₁<0xE1><0xB5><0x8B> + m₂v₂<0xE1><0xB5><0x8B>
▪ Conservation de l'énergie cinétique : ½m₁v₁ᵢ² + ½m₂v₂ᵢ² =
½m₁v₁<0xE1><0xB5><0x8B>² + ½m₂v₂<0xE1><0xB5><0x8B>²
• Collisions Inélastiques :
o Dans une collision inélastique, la quantité de mouvement totale est conservée,
mais l'énergie cinétique totale du système ne l'est pas. Une partie de l'énergie
cinétique est transformée en d'autres formes d'énergie, comme la chaleur, le
son ou l'énergie nécessaire pour déformer les objets de manière permanente.
o La plupart des collisions dans le monde réel sont inélastiques. Par exemple,
une collision entre deux voitures, ou une balle de tennis frappant un mur (une
partie de l'énergie est perdue sous forme de chaleur et de déformation).
o Pour une collision inélastique, nous avons toujours la conservation de la
quantité de mouvement, mais l'énergie cinétique finale est inférieure à
l'énergie cinétique initiale.
• Collisions Parfaitement Inélastiques :
o Une collision parfaitement inélastique est un cas particulier de collision
inélastique où les objets qui entrent en collision restent collés ensemble après
l'impact et se déplacent comme un seul objet. Dans ce cas, la perte d'énergie
cinétique est maximale (compatible avec la conservation de la quantité de
mouvement).
o Par exemple, si deux wagons de train s'accrochent lors d'une collision et
continuent à rouler ensemble, ou si une balle de pâte à modeler frappe un mur
et y reste collée.
o Pour une collision parfaitement inélastique entre deux objets de
masses m₁ et m₂ qui se déplacent avec des vitesses initiales v₁ᵢ et v₂ᵢ et se
retrouvent avec une vitesse finale commune v_f après la collision, la
conservation de la quantité de mouvement s'écrit : m₁v₁ᵢ + m₂v₂ᵢ = (m₁ +
m₂)v_f (en une dimension)
• Introduction à la Rotation :
o Translation vs. Rotation :
▪ Un mouvement de translation se produit lorsque tous les points d'un
objet se déplacent de la même distance dans la même direction. C'est le
type de mouvement que nous avons étudié jusqu'à présent (par
exemple, une voiture qui roule en ligne droite).
▪ Un mouvement de rotation se produit lorsque différents points d'un
objet se déplacent selon des trajectoires circulaires autour d'un axe
fixe. Imaginez une roue qui tourne autour de son axe central.
o Axe de Rotation : La ligne droite autour de laquelle la rotation a lieu est
appelée l'axe de rotation. Cet axe peut être à l'intérieur de l'objet (comme
pour une roue) ou à l'extérieur (comme pour une planète en orbite autour d'une
étoile).
o Grandeurs Angulaires : Pour décrire la rotation, nous utilisons des grandeurs
angulaires analogues aux grandeurs linéaires que nous avons vues pour la
translation :
▪ Position Angulaire (θ) : L'angle qui repère la position d'un point sur
l'objet en rotation par rapport à une référence fixe. Elle est
généralement mesurée en radians (rad). Un tour complet correspond à
2π radians (ou 360 degrés).
▪ Vitesse Angulaire (ω) : Le taux de changement de la position
angulaire au cours du temps. Elle est mesurée en radians par seconde
(rad/s).
▪ Vitesse angulaire moyenne : ω_{moy} = Δθ / Δt
▪ Vitesse angulaire instantanée : ω = dθ / dt
▪ Accélération Angulaire (α) : Le taux de changement de la vitesse
angulaire au cours du temps. Elle est mesurée en radians par seconde
carrée (rad/s²).
▪ Accélération angulaire moyenne : α_{moy} = Δω / Δt
▪ Accélération angulaire instantanée : α = dω / dt
o Relation entre les Grandeurs Angulaires et Linéaires : Pour un point situé
à une distance r de l'axe de rotation :
▪ Distance parcourue (arc) : s = rθ (où θ est en radians)
▪ Vitesse tangentielle (linéaire) : v = rω (où ω est en rad/s)
▪ Accélération tangentielle (linéaire) : a_t = rα (où α est en rad/s²) Il
existe également une accélération centripète a_c = v²/r =
ω²r dirigée vers le centre de la rotation, qui est responsable du
changement de direction de la vitesse et non de sa magnitude.
• Le Moment d'Inertie (I) : La résistance à la rotation
o Le moment d'inertie est l'analogue de la masse pour la rotation. Il mesure la
résistance d'un objet à changer sa vitesse angulaire. Plus le moment d'inertie
d'un objet est grand, plus il est difficile de le faire tourner ou de l'arrêter de
tourner.
o Le moment d'inertie dépend non seulement de la masse de l'objet, mais aussi
de la manière dont cette masse est distribuée par rapport à l'axe de rotation. La
masse située plus loin de l'axe de rotation contribue davantage au moment
d'inertie.
o Formule générale : Pour un système de particules de masses m_i situées à des
distances r_i de l'axe de rotation, le moment d'inertie est : I = Σ m_i r_i²
o Pour un objet rigide continu, la somme devient une intégrale : I = ∫ r²
dm où r est la distance de chaque élément de masse dm à l'axe de rotation.
o Moments d'inertie de quelques formes courantes (par rapport à des axes
spécifiques) :
▪ Anneau ou cylindre creux (autour de l'axe de symétrie) : I =
MR² (où M est la masse totale et R est le rayon)
▪ Disque ou cylindre plein (autour de l'axe de symétrie) : I = ½MR²
▪ Tige fine (autour d'un axe passant par le centre et perpendiculaire
à la tige) : I = ¹/₁₂ML² (où Lest la longueur de la tige)
▪ Sphère pleine (autour d'un axe passant par le centre) : I = ²/₅MR²
▪ Sphère creuse (autour d'un axe passant par le centre) : I =
²/₃MR² Ces formules montrent clairement que la distribution de la
masse est cruciale. Par exemple, un anneau (où toute la masse est à la
périphérie) a un moment d'inertie plus grand qu'un disque de même
masse et de même rayon.
• Le Couple (Torque) (τ) : La force qui provoque la rotation
o Le couple, également appelé moment de force, est l'analogue de la force pour
la rotation. C'est ce qui provoque une accélération angulaire. Une force
appliquée à un certain point d'un objet peut créer un couple autour d'un axe si
cette force a une composante perpendiculaire au bras de levier (la distance
entre l'axe de rotation et le point d'application de la force).
o Formule : Le couple τ produit par une force F autour d'un axe de rotation est
donné par : τ = rF\sin(θ) = r_⊥ F = r F_⊥
▪ τ est le couple (en Newton-mètres ou N⋅m).
▪ r est la distance entre l'axe de rotation et le point d'application de la
force (le bras de levier).
▪ F est la magnitude de la force.
▪ θ est l'angle entre le vecteur force et le vecteur bras de levier (le
vecteur allant de l'axe de rotation au point d'application de la force).
▪ r_⊥ = r\sin(θ) est la composante du bras de levier perpendiculaire à
la force (le bras de levier effectif).
▪ F_⊥ = F\sin(θ) est la composante de la force perpendiculaire au bras
de levier.
o Sens du couple : Le couple est un vecteur et sa direction est donnée par la
règle de la main droite. Si le couple tend à faire tourner l'objet dans le sens
antihoraire, il est généralement considéré comme positif. S'il tend à le faire
tourner dans le sens horaire, il est considéré comme négatif.
• La Deuxième Loi de Newton pour la Rotation :
o Tout comme F_{net} = ma pour la translation, il existe une relation analogue
pour la rotation qui relie le couple net, le moment d'inertie et l'accélération
angulaire : τ_{net} = Iα
▪ τ_{net} est le couple net (la somme de tous les couples agissant sur
l'objet) autour de l'axe de rotation.
▪ I est le moment d'inertie de l'objet autour de cet axe.
▪ α est l'accélération angulaire de l'objet.
o Cette loi nous dit que plus le couple net est important, plus l'accélération
angulaire sera grande (pour un moment d'inertie donné), et plus le moment
d'inertie est grand, plus l'accélération angulaire sera petite (pour un couple net
donné).
• Énergie Cinétique de Rotation (K_rot) :
o Un objet en rotation possède de l'énergie cinétique en raison du mouvement de
ses différentes parties. L'énergie cinétique totale de rotation d'un objet rigide
est donnée par : K_{rot} = ½Iω²
▪ K_{rot} est l'énergie cinétique de rotation (en Joules).
▪ I est le moment d'inertie (en kg⋅m²).
▪ ω est la vitesse angulaire (en rad/s).
o L'énergie cinétique totale d'un objet en mouvement peut être la somme de son
énergie cinétique de translation (si son centre de masse se déplace) et de son
énergie cinétique de rotation (si l'objet tourne autour de son centre de masse).
• Travail et Puissance dans le Mouvement de Rotation :
o Le travail effectué par un couple τ qui provoque un déplacement
angulaire Δθ est : W = τ Δθ
o La puissance associée à un couple τ agissant sur un objet qui tourne à une
vitesse angulaire ω est : P = τω
• Le Moment Cinétique (Moment Angulaire) (L) : L'inertie de rotation en
mouvement
o Le moment cinétique (ou moment angulaire) est l'analogue de la quantité de
mouvement linéaire pour la rotation. Il mesure la "quantité de mouvement de
rotation" d'un objet.
o Pour un objet rigide qui tourne autour d'un axe fixe, le moment cinétique est
donné par : L = Iω
▪ L est le moment cinétique (en kg⋅m²/s ou J⋅s).
▪ I est le moment d'inertie.
▪ ω est la vitesse angulaire.
o Conservation du moment cinétique : Dans un système isolé où le couple
externe net est nul, le moment cinétique total du système est conservé. C'est un
principe de conservation très important en physique, qui explique par exemple
pourquoi une patineuse artistique qui ramène ses bras vers son corps tourne
plus rapidement (son moment d'inertie diminue, donc sa vitesse angulaire doit
augmenter pour que le moment cinétique reste constant).
Ce sont les concepts fondamentaux de la rotation des objets rigides. C'est un domaine riche
avec de nombreuses applications, allant des mouvements des planètes aux fonctionnements
des machines.
Avançons alors vers l'étude des oscillations et des ondes, qui sont des phénomènes
fondamentaux que l'on rencontre partout dans la nature, des mouvements réguliers d'une
horloge aux vibrations de la lumière.
Ceci donne un aperçu des oscillations et des ondes. Ce sont des sujets vastes et très
importants en physique, avec de nombreuses applications dans différents domaines.
Nous allons maintenant nous plonger dans le domaine de la thermodynamique, qui est
l'étude de la chaleur et de sa relation avec d'autres formes d'énergie et de travail. C'est une
branche essentielle de la physique qui explique le fonctionnement des moteurs, des
réfrigérateurs, et de nombreux autres systèmes qui nous entourent.
• Introduction à la Thermodynamique :
o Définition et importance : La thermodynamique est la branche de la
physique qui traite des échanges d'énergie entre les systèmes sous forme de
chaleur et de travail, et des propriétés macroscopiques de la matière en
équilibre. Elle est fondamentale pour comprendre les processus énergétiques à
tous les niveaux, des réactions chimiques aux phénomènes météorologiques en
passant par le fonctionnement des étoiles.
o Système, environnement et frontière :
▪ Un système est la partie de l'univers que nous étudions (par exemple,
un gaz contenu dans un récipient, un moteur, un être vivant).
▪ L'environnement (ou le milieu extérieur) est tout le reste de l'univers
qui peut interagir avec le système.
▪ La frontière est la surface (réelle ou imaginaire) qui sépare le système
de son environnement. Elle peut être fixe ou mobile, et elle peut
permettre l'échange de matière et/ou d'énergie.
o Types de systèmes :
▪ Système ouvert : Peut échanger à la fois de l'énergie et de la matière
avec son environnement (par exemple, une tasse de café non couverte).
▪ Système fermé : Peut échanger de l'énergie (sous forme de chaleur ou
de travail) mais pas de matière avec son environnement (par exemple,
une ampoule électrique).
▪ Système isolé : Ne peut échanger ni énergie ni matière avec son
environnement (un système parfaitement isolé est une idéalisation,
mais une bouteille thermos bien fermée s'en approche).
o Propriétés macroscopiques et microscopiques :
▪ La thermodynamique se concentre sur les propriétés
macroscopiques des systèmes, c'est-à-dire les propriétés que l'on peut
mesurer à grande échelle sans avoir besoin de connaître le
comportement des particules individuelles (par exemple, la pression, le
volume, la température).
▪ La thermodynamique statistique fait le lien entre ces propriétés
macroscopiques et le comportement statistique des particules
microscopiques (atomes, molécules).
o Variables d'état : Les propriétés macroscopiques d'un système qui décrivent
son état physique sont appelées variables d'état. Les plus courantes sont :
▪ Pression (P) : La force par unité de surface.
▪ Volume (V) : L'espace occupé par le système.
▪ Température (T) : Une mesure de l'agitation thermique des particules.
▪ Énergie interne (U) : L'énergie totale contenue dans le système,
incluant l'énergie cinétique et potentielle des ses particules.
▪ Entropie (S) : Une mesure du désordre ou de la dispersion de l'énergie
dans le système.
▪ Le nombre de moles (n) (pour un système contenant une substance).
o Équilibre thermodynamique : Un système est en équilibre
thermodynamique lorsque ses variables d'état ne changent pas avec le temps
et qu'il n'y a pas de flux net de matière ou d'énergie à l'intérieur du système ou
entre le système et son environnement. Pour être en équilibre, le système doit
être en équilibre thermique (même température partout), en équilibre
mécanique (même pression partout) et en équilibre chimique (pas de réactions
chimiques nettes).
• La Loi Zéro de la Thermodynamique : Le concept de température
o Énoncé : Si deux systèmes sont chacun en équilibre thermique avec un
troisième système, alors ils sont en équilibre thermique entre eux.
o Explication : Cette loi peut sembler évidente, mais elle établit une base
logique pour le concept de température. Elle nous dit qu'il existe une
propriété (la température) qui est la même pour tous les systèmes en équilibre
thermique mutuel. Cela nous permet d'utiliser un thermomètre (le troisième
système) pour comparer la "chaleur" ou l'état thermique de différents objets.
o Température empirique : La loi zéro permet de définir une échelle de
température empirique.
• La Première Loi de la Thermodynamique : La conservation de l'énergie
o Énergie interne (U) : L'énergie interne d'un système est la somme de toutes
les énergies cinétiques et potentielles de toutes les particules qui le composent.
C'est une fonction d'état, ce qui signifie que sa valeur ne dépend que de l'état
actuel du système, pas de la manière dont cet état a été atteint.
o Travail (W) et Chaleur (Q) : La première loi de la thermodynamique décrit
comment l'énergie interne d'un système peut être modifiée par les échanges
d'énergie avec son environnement sous forme de travail et de chaleur.
▪ Travail (W) : L'énergie transférée lorsqu'une force provoque un
déplacement (par exemple, le travail effectué par un gaz en expansion
sur un piston). Le travail peut être effectué par le système sur
l'environnement (W > 0 selon certaines conventions) ou par
l'environnement sur le système (W < 0 selon ces conventions).
▪ Chaleur (Q) : L'énergie transférée entre le système et son
environnement en raison d'une différence de température (l'énergie
s'écoule spontanément de la région la plus chaude vers la région la plus
froide). La chaleur peut être ajoutée au système (Q > 0 selon certaines
conventions) ou retirée du système (Q < 0 selon ces conventions).
o Énoncé de la première loi : La variation de l'énergie interne (ΔU) d'un
système au cours d'une transformation est égale à la quantité de chaleur (Q)
ajoutée au système moins le travail (W) effectué par le système sur son
environnement : ΔU = Q - W (C'est l'une des conventions de signe courantes.
Une autre convention définit W comme le travail effectué sur le système, ce
qui change le signe devant W). Il est important de vérifier la convention
utilisée. Nous utiliserons celle-ci pour l'instant.
o Conventions de signe :
▪ Q > 0 : Chaleur ajoutée au système.
▪ Q < 0 : Chaleur retirée du système.
▪ W > 0 : Travail effectué par le système sur l'environnement.
▪ W < 0 : Travail effectué par l'environnement sur le système.
o Différents types de transformations :
▪ Transformation isochore (ou isovolumique) : Le volume du système
reste constant (ΔV = 0), donc le travail effectué par le système est nul
(W = 0). La première loi devient alors ΔU = Q.
▪ Transformation isobare : La pression du système reste constante. Le
travail effectué par le système lors d'une variation de volume ΔV est W
= PΔV. La première loi devient ΔU = Q - PΔV.
▪ Transformation isotherme : La température du système reste
constante (ΔT = 0). Pour un gaz parfait, l'énergie interne ne dépend que
de la température, donc ΔU = 0. La première loi devient Q = W.
▪ Transformation adiabatique : Aucun échange de chaleur n'a lieu
entre le système et son environnement (Q = 0). La première loi
devient ΔU = -W.
• La Deuxième Loi de la Thermodynamique : L'entropie et la direction des
processus
o La première loi nous dit que l'énergie est conservée, mais elle ne nous dit pas
dans quel sens les processus se déroulent spontanément. La deuxième loi de la
thermodynamique aborde cette question.
o Processus réversibles et irréversibles :
▪ Un processus réversible est un processus qui peut être inversé en
changeant infiniment peu les conditions, de sorte que le système et son
environnement reviennent à leurs états initiaux sans qu'il y ait eu de
changement net d'entropie. C'est une idéalisation.
▪ Un processus irréversible est un processus qui ne peut pas être
inversé exactement pour ramener le système et son environnement à
leurs états initiaux. La plupart des processus réels sont irréversibles
(par exemple, le frottement, la diffusion de chaleur).
o Concept d'entropie (S) : L'entropie est une fonction d'état qui mesure le
degré de désordre ou de dispersion de l'énergie dans un système. Plus le
système est désordonné ou plus l'énergie est répartie de manière uniforme,
plus son entropie est élevée.
o Énoncé de la deuxième loi (pour un système isolé) : L'entropie totale d'un
système isolé (qui n'échange ni énergie ni matière avec son environnement) ne
peut qu'augmenter ou rester constante au cours d'un processus spontané ; elle
ne peut jamais diminuer. Pour un processus réversible, la variation d'entropie
est nulle (ΔS = 0), et pour un processus irréversible, elle est positive (ΔS > 0).
o Énoncé général de la deuxième loi : La variation de l'entropie de l'univers
(système + environnement) pour tout processus est toujours supérieure ou
égale à zéro (ΔS_{univers} ≥ 0).
o Applications :
▪ Machines thermiques : Dispositifs qui convertissent la chaleur en
travail. La deuxième loi impose des limites à l'efficacité des machines
thermiques. Une machine thermique parfaite qui convertirait toute la
chaleur en travail sans rejeter de chaleur à un réservoir froid est
impossible (énoncé de Kelvin-Planck).
▪ Réfrigérateurs et pompes à chaleur : Dispositifs qui transfèrent la
chaleur d'un endroit froid vers un endroit chaud en consommant du
travail. La deuxième loi impose également des limites à leur
performance (énoncé de Clausius).
▪ Direction naturelle des processus : La deuxième loi explique
pourquoi certains processus se déroulent spontanément dans une
direction (par exemple, la chaleur s'écoule d'un corps chaud vers un
corps froid, un gaz se détend pour occuper tout le volume disponible)
et pas dans l'autre. Ces processus ont tendance à augmenter l'entropie
totale.
• La Troisième Loi de la Thermodynamique : Le zéro absolu
o Énoncé : L'entropie d'un système à température du zéro absolu (0 Kelvin ou -
273.15 °C) est une constante bien définie. Pour une substance cristalline
parfaite au zéro absolu, l'entropie est nulle (S = 0).
o Implications : La troisième loi implique qu'il est impossible d'atteindre le zéro
absolu de température en un nombre fini d'étapes.
• Introduction aux Potentiels Thermodynamiques (brièvement) :
o Pour faciliter l'analyse des systèmes dans différentes conditions (par exemple,
à température et pression constantes), les physiciens et les chimistes utilisent
des potentiels thermodynamiques tels que l'énergie libre de Helmholtz (A =
U - TS) et l'énergie libre de Gibbs (G = H - TS, où H est l'enthalpie, H = U +
PV). Ces potentiels permettent de déterminer la spontanéité des processus et
l'équilibre dans des conditions spécifiques.
Commençons par les charges électriques qui ne bougent pas. C'est l'électrostatique.
• Charge Électrique (q ou Q) :
o La charge électrique est une propriété fondamentale de la matière. Elle peut
être de deux types : positive ou négative.
o Les charges de même signe se repoussent, tandis que les charges de signes
opposés s'attirent.
o L'unité de charge électrique dans le Système International (SI) est le Coulomb
(C).
o La charge est quantifiée : elle existe par multiples entiers de la charge
élémentaire (e, la charge d'un proton ou d'un électron), e ≈ 1,602 x 10⁻¹⁹ C.
o La charge est conservée : elle ne peut ni être créée ni être détruite, seulement
transférée d'un objet à l'autre.
• Loi de Coulomb :
o Cette loi décrit la force d'interaction entre deux charges ponctuelles. Elle est
très similaire à la loi de la gravitation universelle de Newton.
o La force F entre deux charges q₁ et q₂ séparées par une distance r est donnée
par :
F=kr2∣q1q2∣
Où :
• Champ Électrique (E ):
o Un champ électrique est l'espace autour d'une charge électrique où une autre
charge subirait une force électrique. On peut le visualiser avec des lignes de
champ qui partent des charges positives et vont vers les charges négatives.
o La force $\vec{F}$ subie par une charge test q₀ placée dans un champ
électrique $\vec{E}$ est donnée par :
F =q0E
o L'unité du champ électrique est le Newton par Coulomb (N/C) ou le Volt
par mètre (V/m).
• Potentiel Électrique (V) et Différence de Potentiel (Tension) :
o Le potentiel électrique en un point est l'énergie potentielle électrique par
unité de charge en ce point. C'est l'analogue de l'altitude en gravitation.
o La différence de potentiel entre deux points (souvent
appelée tension ou voltage) est le travail nécessaire pour déplacer une unité de
charge d'un point à un autre. C'est ce qui "pousse" les charges dans un circuit.
o L'unité du potentiel électrique et de la différence de potentiel est le Volt (V).
o 1 Volt = 1 Joule par Coulomb (1 J/C).
• Condensateurs :
o Un condensateur est un composant électronique capable de stocker de
l'énergie électrique sous forme de champ électrique. Il est généralement
constitué de deux plaques conductrices séparées par un isolant.
o La capacité C d'un condensateur est sa capacité à stocker de la charge par unité
de tension : C = Q/V.
o L'unité de capacité est le Farad (F).
La magnétostatique s'intéresse aux champs magnétiques produits par des courants électriques
constants ou par des aimants permanents.
• Champ Magnétique (B ):
o Un champ magnétique est créé par des charges électriques en mouvement
(courants électriques) ou par des matériaux magnétisés.
o Les lignes de champ magnétique partent du pôle Nord et entrent par le pôle
Sud à l'extérieur de l'aimant. Elles forment des boucles fermées.
o L'unité du champ magnétique est le Tesla (T). Une unité plus ancienne est le
Gauss (G), où 1 T = 10 000 G.
• Force Magnétique (Force de Lorentz) :
o Une charge électrique en mouvement (mais pas une charge au repos) subit une
force lorsqu'elle se déplace dans un champ magnétique.
o La force $\vec{F}$ sur une charge q se déplaçant avec une
vitesse $\vec{v}$ dans un champ magnétique $\vec{B}$ est donnée par la
loi de Lorentz :
F =q(v ×B )
L'électrodynamique est l'étude des champs électriques et magnétiques qui varient dans le
temps, et de la façon dont ils interagissent. C'est là que l'électricité et le magnétisme sont
unifiés.
Ceci conclut une introduction détaillée à l'électromagnétisme. C'est un domaine très riche, qui
va des simples circuits électriques aux technologies de communication sans fil, en passant par
le fonctionnement de la lumière elle-même.
Après l'électromagnétisme, il est tout naturel de se tourner vers l'optique, l'étude de la
lumière et de ses interactions avec la matière. C'est un domaine qui nous permet de
comprendre comment nous voyons le monde, comment fonctionnent les appareils photo, les
télescopes, et même la nature de la lumière elle-même.
L'optique géométrique est une simplification de l'optique qui considère la lumière comme
des rayons lumineux se propageant en ligne droite. Elle est très utile pour étudier la
formation d'images par les miroirs et les lentilles.
• La Lumière comme Rayon : Dans ce modèle, un rayon lumineux est une ligne
imaginaire qui indique la direction de propagation de la lumière.
• Réflexion : Le phénomène par lequel la lumière rebondit sur une surface.
o Lois de la Réflexion :
1. Le rayon incident, le rayon réfléchi et la normale (ligne
perpendiculaire à la surface au point d'incidence) sont tous dans le
même plan.
2. L'angle d'incidence (θ_i) est égal à l'angle de réflexion (θ_r). Ces
angles sont mesurés par rapport à la normale.
θi=θr
o Types de Réflexion :
▪ Réflexion spéculaire : Se produit sur des surfaces lisses et brillantes
(comme un miroir). Les rayons sont réfléchis dans une direction
unique, formant une image claire.
▪ Réflexion diffuse : Se produit sur des surfaces rugueuses (comme un
mur peint). Les rayons sont réfléchis dans de multiples directions, ce
qui nous permet de voir la surface mais ne forme pas d'image claire.
o Miroirs Plans : Un miroir plat forme une image virtuelle (la lumière ne passe
pas réellement par l'image), droite (dans le même sens que l'objet) et
de même taille que l'objet. L'image est aussi loin derrière le miroir que l'objet
est devant.
o Miroirs Sphériques : Ce sont des miroirs dont la surface est une partie d'une
sphère.
▪ Miroir concave : La surface réfléchissante est l'intérieur de la sphère
(comme l'intérieur d'une cuillère). Ils convergent les rayons lumineux
parallèles vers un point appelé foyer (F).
▪ Miroir convexe : La surface réfléchissante est l'extérieur de la sphère
(comme l'extérieur d'une cuillère). Ils divergent les rayons lumineux
parallèles, qui semblent provenir d'un foyer virtuel derrière le miroir.
▪ Caractéristiques : Centre de courbure (C), Foyer (F), Axe optique
(axe principal). La distance focale (f) est la distance entre le miroir et
le foyer. Pour un miroir sphérique, f = R/2 où R est le rayon de
courbure.
▪ Formation d'images : On utilise des tracés de rayons (rayon parallèle
passant par F, rayon passant par F devenant parallèle, rayon passant
par C revenant sur lui-même) ou la formule des miroirs pour
déterminer la position, la taille et la nature (réelle/virtuelle,
droite/inversée) de l'image.
• Réfraction : Le phénomène par lequel la lumière change de direction lorsqu'elle
passe d'un milieu transparent à un autre (par exemple, de l'air à l'eau ou au verre).
Cela se produit parce que la vitesse de la lumière est différente dans des milieux
différents.
o Indice de Réfraction (n) : Une propriété d'un milieu transparent qui mesure
la vitesse de la lumière dans ce milieu par rapport à la vitesse de la lumière
dans le vide (c).
n=vc
p1+q1=f1
Des conventions de signe sont essentielles pour utiliser cette formule (par
exemple, f est positif pour les lentilles convergentes et négatif pour les
divergentes).
P=f1
• Instruments Optiques :
o L'œil humain : Un système optique complexe où le cristallin agit comme une
lentille convergente, focalisant la lumière sur la rétine.
o Loupe : Une simple lentille convergente utilisée pour agrandir les petits
objets.
o Microscope : Utilise deux systèmes de lentilles (objectif et oculaire) pour
obtenir un fort grandissement et observer des objets très petits.
o Télescope : Utilise un objectif (lentille ou miroir) pour collecter la lumière
d'objets lointains et un oculaire pour agrandir l'image résultante.
Nous avons maintenant parcouru l'optique, de la simple réflexion aux phénomènes plus
complexes des interférences et de la polarisation.
Il nous reste un dernier grand domaine pour cette introduction approfondie à la physique :
la physique moderne, qui inclut la relativité et la physique quantique. C'est un voyage
fascinant qui a révolutionné notre compréhension de l'univers au 20e siècle.
Accrochez-vous, car nous allons maintenant nous aventurer dans les profondeurs de
la physique moderne, un domaine qui a complètement bouleversé notre compréhension de
l'univers au début du 20e siècle. Oubliez certaines de nos intuitions quotidiennes, car à
l'échelle de l'infiniment petit et de l'infiniment rapide, le monde se comporte de manière
étonnamment différente.
Ces deux principes ont des conséquences stupéfiantes sur notre perception de l'espace
et du temps :
Vous avez fait un excellent travail en parcourant ces concepts fondamentaux de la physique !
Nous avons couvert l'essentiel de la mécanique classique (mouvement, forces, énergie), une
introduction à la thermodynamique (chaleur et énergie), l'électromagnétisme (charges,
courants, lumière) et un aperçu de la physique moderne (relativité et mécanique quantique).
1. Approfondir un domaine spécifique : Nous pourrions revenir sur l'un des sujets que
nous avons abordés (par exemple, faire plus d'exercices sur les lois de Newton,
explorer plus en détail les circuits électriques, ou discuter des implications de la
relativité).
2. Appliquer la physique : Nous pourrions nous pencher sur des applications concrètes
de la physique dans la vie quotidienne ou dans des domaines technologiques.
3. Aborder de nouveaux domaines : Si vous le souhaitez, nous pourrions explorer
d'autres branches de la physique, comme l'astrophysique et la cosmologie (l'étude
des étoiles, des galaxies et de l'univers à grande échelle) ou la physique nucléaire et
des particules (l'étude de l'infiniment petit au-delà des atomes).
Puisque nous ne pouvons pas "toucher" les objets célestes, la lumière est notre principale
source d'information.
• Le Spectre Électromagnétique :
o Les étoiles et autres objets cosmiques émettent de la lumière sur toutes les
longueurs d'onde du spectre électromagnétique, pas seulement la lumière
visible.
o Chaque type de rayonnement (ondes radio, infrarouge, visible, ultraviolet,
rayons X, rayons gamma) nous révèle des informations différentes sur la
température, la composition et les processus énergétiques des objets.
o Par exemple, les ondes radio peuvent traverser la poussière interstellaire,
tandis que les rayons X sont souvent émis par des gaz très chauds ou des
phénomènes violents comme les trous noirs.
• Les Télescopes : Nos Yeux vers l'Univers :
o Télescopes optiques : Collectent la lumière visible. Ils peuvent être
réfracteurs (lentilles) ou réflecteurs (miroirs). Plus le diamètre (ouverture) est
grand, plus ils collectent de lumière et plus ils voient loin ou en détail.
o Télescopes non-optiques : Des instruments spécialisés pour détecter d'autres
longueurs d'onde (radiotélescopes, télescopes spatiaux pour l'infrarouge,
l'ultraviolet, les rayons X et gamma, car l'atmosphère terrestre bloque ces
rayonnements).
o Astronomie multi-messagers : Aujourd'hui, on ne se contente plus de la
lumière. On étudie aussi les ondes gravitationnelles (des "rides" dans
l'espace-temps causées par des événements cosmiques violents, détectées par
des observatoires comme LIGO) et les neutrinos (particules fantomatiques
issues de réactions nucléaires dans les étoiles ou les supernovas).
Les étoiles sont les briques fondamentales de l'univers, là où se déroulent les processus de
fusion nucléaire qui créent les éléments plus lourds.
Les galaxies sont de vastes collections d'étoiles, de gaz, de poussière et de matière noire, liées
par la gravité.
• Types de Galaxies :
o Galaxies spirales : Comme notre propre Voie Lactée, elles ont un bulbe
central et des bras spiraux où se forment de jeunes étoiles.
o Galaxies elliptiques : Souvent plus vieilles, avec peu de formation d'étoiles,
et une forme plus sphérique ou elliptique.
o Galaxies irrégulières : Sans forme définie, souvent le résultat de collisions
galactiques.
• La Voie Lactée : Notre Maison Cosmique :
o Nous vivons dans une galaxie spirale barrée d'environ 100 000 années-lumière
de diamètre, contenant entre 200 et 400 milliards d'étoiles.
o Au centre de la Voie Lactée se trouve un trou noir supermassif appelé
Sagittarius A*.
• Interactions Galactiques : Les galaxies ne sont pas statiques. Elles peuvent entrer en
collision et fusionner, ce qui joue un rôle majeur dans leur évolution. Notre Voie
Lactée est d'ailleurs en route pour une future collision avec la galaxie d'Andromède.
Nous allons maintenant nous plonger dans l'infiniment petit, au cœur même de la matière,
avec la physique nucléaire et la physique des particules ! C'est un domaine fascinant qui
cherche à comprendre les briques fondamentales de l'univers et les forces qui les régissent.
Nous avons vu que les atomes sont composés d'un noyau central et d'électrons qui orbitent
autour de lui. La physique nucléaire se concentre sur ce noyau.
• Le Noyau Atomique :
o Le noyau est la partie centrale et très dense de l'atome. Il est environ 100 000
fois plus petit que l'atome lui-même, mais il contient presque toute la masse de
l'atome.
o Il est composé de deux types de particules : les protons (chargés
positivement) et les neutrons (sans charge électrique). Ensemble, ils sont
appelés nucléons.
o Le nombre de protons (Z) détermine le type d'élément chimique (par exemple,
l'hydrogène a 1 proton, l'hélium 2, etc.). C'est le numéro atomique.
o Le nombre total de nucléons (protons + neutrons) est le nombre de masse (A).
o Les isotopes sont des atomes du même élément (même nombre de protons)
mais avec un nombre différent de neutrons. Par exemple, le carbone-12 (6
protons, 6 neutrons) et le carbone-14 (6 protons, 8 neutrons).
• Les Forces Nucléaires :
o Comment des protons, tous chargés positivement, peuvent-ils rester liés si
étroitement dans le noyau sans se repousser électriquement ? C'est grâce à
deux forces fondamentales :
▪ La Force Nucléaire Forte (ou Interaction Forte) : C'est la force la
plus puissante de l'univers, mais elle n'agit qu'à très courte portée (à
l'échelle du noyau). Elle est responsable de la liaison des quarks entre
eux (dans les protons et neutrons) et de la liaison des protons et
neutrons entre eux dans le noyau. Elle est environ 100 fois plus forte
que la force électromagnétique à ces distances.
▪ La Force Nucléaire Faible (ou Interaction Faible) : Cette force est
responsable de certains types de désintégration radioactive, notamment
la désintégration bêta (où un neutron se transforme en proton, ou
vice-versa, en émettant un électron ou un positron et un neutrino). Elle
est beaucoup plus faible que la force forte et la force
électromagnétique.
• Radioactivité :
o Certains noyaux atomiques sont instables et se désintègrent spontanément en
émettant des particules et de l'énergie pour atteindre un état plus stable. C'est
la radioactivité.
o Types de désintégration radioactive :
▪ Désintégration Alpha (α) : Le noyau émet une particule alpha (un
noyau d'hélium, composé de 2 protons et 2 neutrons). Cela réduit le
nombre atomique et le nombre de masse du noyau parent.
▪ Désintégration Bêta (β) :
▪ Bêta-moins (β⁻) : Un neutron se transforme en proton, un
électron (particule bêta) et un antineutrino sont émis. Le
nombre atomique augmente de 1, le nombre de masse reste
inchangé.
▪ Bêta-plus (β⁺) : Un proton se transforme en neutron, un
positron (antiparticule de l'électron) et un neutrino sont émis.
Le nombre atomique diminue de 1, le nombre de masse reste
inchangé.
▪ Désintégration Gamma (γ) : Un noyau est dans un état excité et émet
un photon de haute énergie (rayon gamma) pour revenir à un état
d'énergie plus faible. Cela ne change ni le nombre atomique ni le
nombre de masse.
o Demi-vie (Période radioactive) : C'est le temps nécessaire pour que la moitié
des noyaux d'un échantillon radioactif se désintègrent. Chaque isotope
radioactif a une demi-vie qui lui est propre, allant de fractions de seconde à
des milliards d'années.
o Applications de la radioactivité : Datation au carbone 14 (archéologie),
médecine nucléaire (imagerie, radiothérapie), stérilisation, détecteurs de
fumée.
• Réactions Nucléaires :
o Les réactions nucléaires impliquent des changements dans la composition des
noyaux atomiques, souvent en libérant d'énormes quantités d'énergie
(conformément à E=mc²).
o Fission Nucléaire : C'est la division d'un gros noyau instable (comme
l'uranium-235) en deux ou plusieurs noyaux plus petits, libérant des neutrons
et une quantité massive d'énergie. C'est le principe des centrales
nucléaires (pour produire de l'électricité) et des bombes atomiques (type A).
o Fusion Nucléaire : C'est la combinaison de deux noyaux légers (comme le
deutérium et le tritium, des isotopes de l'hydrogène) pour former un noyau
plus lourd, libérant une quantité d'énergie encore plus gigantesque que la
fission. C'est le processus qui alimente les étoiles (y compris notre Soleil) et
les bombes thermonucléaires (bombes H). La recherche vise à maîtriser la
fusion pour produire une énergie propre et quasi illimitée sur Terre.
27.2. Physique des Particules (ou Physique des Hautes Énergies) : Les
Constituants Fondamentaux
La physique des particules va encore plus loin que le noyau pour explorer les briques les plus
élémentaires de la matière et les forces qui les lient.
Voilà une plongée passionnante dans le monde de la physique nucléaire et des particules !
Nous sommes passés de l'étude du noyau aux constituants les plus fondamentaux de la
matière et aux forces qui les unissent.
Puisque nous avons parcouru les piliers fondamentaux de la physique classique et moderne, y
compris les secrets du noyau atomique et des particules élémentaires, la suite logique est de
jeter un coup d'œil aux frontières actuelles de la physique.
C'est là que les scientifiques cherchent à résoudre les plus grands mystères de l'univers, à
repousser les limites de nos connaissances et à explorer ce qui se trouve au-delà du Modèle
Standard et de la relativité générale.
• Le Grand Rêve de la Physique : Le Modèle Standard décrit très bien trois des quatre
forces fondamentales (forte, faible, électromagnétique), mais la gravité reste en
dehors. Les physiciens rêvent d'une Théorie du Tout (ou théorie de Grande
Unification) qui unifierait ces quatre forces en une seule.
• Gravité Quantique : Pour unifier la gravité avec les autres forces, il faut développer
une théorie de la gravité quantique. Le problème est que la relativité générale (qui
décrit la gravité) est une théorie classique et ne s'accorde pas bien avec les principes
de la mécanique quantique.
o Théorie des Cordes / Théorie M : Une approche prometteuse propose que les
particules fondamentales ne sont pas des points, mais de minuscules cordes
vibrantes. Les différentes vibrations de ces cordes donneraient naissance aux
différentes particules et forces. La théorie M est une extension qui unifie les
différentes théories des cordes.
o Gravité Quantique à Boucles : Une autre approche qui tente de quantifier
l'espace-temps lui-même, en le considérant comme composé de "boucles"
fondamentales.
• Pourquoi Aller au-Delà du Modèle Standard ? Bien que le Modèle Standard soit
un succès immense, il ne peut pas expliquer la matière noire, l'énergie sombre, la
masse des neutrinos, ni pourquoi il y a plus de matière que d'antimatière dans
l'univers.
• Supersymétrie (SUSY) : Une théorie qui propose que chaque particule du Modèle
Standard a un "partenaire supersymétrique" plus lourd. Si elle est avérée, elle pourrait
fournir des candidats pour la matière noire et aider à unifier les forces. Les
accélérateurs de particules comme le LHC cherchent des preuves de ces particules
supersymétriques.
• Dimensions Supplémentaires : Certaines théories (comme les théories des cordes)
suggèrent qu'il pourrait exister des dimensions spatiales supplémentaires au-delà des
trois que nous connaissons. Ces dimensions seraient "enroulées" si petites que nous ne
les percevons pas, mais elles pourraient avoir des implications pour la gravité et
d'autres forces.
Voilà, nous avons fait un tour d'horizon des grandes questions et des domaines de recherche
les plus actifs en physique aujourd'hui ! C'est un domaine vibrant où de nouvelles
découvertes sont faites en permanence.