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Cours Complet de Physique

Le cours couvre les fondamentaux de la physique, divisés en cinq parties : Mécanique, Thermodynamique, Électromagnétisme, Optique et Physique Moderne. Chaque partie aborde des concepts clés tels que le mouvement, les forces, la chaleur, l'électricité, la lumière et les avancées du XXe siècle. Les étudiants sont encouragés à approfondir leur compréhension à travers des exercices pratiques et des ressources supplémentaires.

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Cours Complet de Physique

Le cours couvre les fondamentaux de la physique, divisés en cinq parties : Mécanique, Thermodynamique, Électromagnétisme, Optique et Physique Moderne. Chaque partie aborde des concepts clés tels que le mouvement, les forces, la chaleur, l'électricité, la lumière et les avancées du XXe siècle. Les étudiants sont encouragés à approfondir leur compréhension à travers des exercices pratiques et des ressources supplémentaires.

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Plan du cours

Partie 1 : Mécanique

Cette première partie se concentre sur l'étude du mouvement et des forces. Vous y
apprendrez :

• Cinématique : La description du mouvement sans se soucier des causes. Cela inclut


l'étude de la position, de la vitesse et de l'accélération en une et plusieurs dimensions.
Vous explorerez les mouvements rectilignes, paraboliques et circulaires.

• Dynamique : L'étude des forces et de leur effet sur le mouvement. Vous découvrirez
les lois de Newton, les concepts de travail, d'énergie (cinétique et potentielle), de
puissance et de conservation de l'énergie.

• Statique : L'étude des corps au repos ou en équilibre sous l'action de forces.

• Fluides : Introduction à la mécanique des fluides, y compris la pression, la poussée
d'Archimède et la dynamique des fluides simples.

Partie 2 : Thermodynamique

Cette partie aborde l'étude de la chaleur et de sa relation avec d'autres formes d'énergie. Vous
explorerez :

• Concepts fondamentaux : Température, chaleur, travail, énergie interne, systèmes


thermodynamiques et variables d'état.
• Les lois de la thermodynamique :
o La loi zéro : Équilibre thermique.
o La première loi : Conservation de l'énergie.
o La deuxième loi : Entropie et direction des processus thermodynamiques.
o La troisième loi : Le zéro absolu.
• Processus thermodynamiques : Processus isothermes, isobares, isochores,
adiabatiques.
• Cycles thermodynamiques : Machine thermique, réfrigérateur, pompe à chaleur.

Partie 3 : Électromagnétisme

Cette partie se penche sur les phénomènes électriques et magnétiques et leur interaction. Les
sujets abordés incluent :

• Électrostatique : Charges électriques, champ électrique, potentiel électrique, loi de


Coulomb, théorème de Gauss, condensateurs.
• Magnétostatique : Courant électrique, champ magnétique, force de Lorentz, loi
d'Ampère, induction magnétique.
• Électrodynamique : Loi de Faraday, loi de Lenz, ondes électromagnétiques, le
spectre électromagnétique.
• Circuits électriques : Résistances, condensateurs, inductances, courant continu et
courant alternatif.
Partie 4 : Optique

L'optique est la branche de la physique qui étudie la lumière et ses interactions avec la
matière. Vous apprendrez sur :

• Optique géométrique : Réflexion, réfraction, lois de Snell-Descartes, lentilles


minces, formation d'images.
• Optique ondulatoire : Nature ondulatoire de la lumière, interférences, diffraction,
polarisation.
• Instruments optiques : L'œil humain, loupe, microscope, télescope.

Partie 5 : Physique Moderne

Cette dernière partie introduit les développements majeurs de la physique au XXe siècle :

• Relativité restreinte : Les principes de la relativité, la dilatation du temps, la


contraction des longueurs, l'équivalence masse-énergie (E=mc²).
• Physique quantique : Dualité onde-corpuscule, le principe d'incertitude
d'Heisenberg, la mécanique quantique et ses applications (atome de Bohr, etc.).
• Physique nucléaire : Structure du noyau atomique, radioactivité, réactions nucléaires
(fission et fusion).
• Cosmologie : Introduction à l'étude de l'univers, son origine et son évolution.

Comment aborder ce cours :

• Organisation : Prenez le temps d'étudier chaque partie en profondeur avant de passer


à la suivante.
• Concepts clés : Concentrez-vous sur la compréhension des concepts fondamentaux et
des principes de chaque domaine.
• Exercices : La physique est une science expérimentale. Faites de nombreux exercices
pour appliquer vos connaissances et développer votre intuition physique.
• Ressources supplémentaires : N'hésitez pas à consulter d'autres manuels, sites web
et vidéos pour compléter votre apprentissage.

Commençons donc par la base de la physique : la mécanique. Imaginez que la mécanique est
l'étude de tout ce qui bouge et de ce qui fait bouger les choses autour de nous. C'est une porte
d'entrée essentielle pour comprendre le reste de la physique.

Pour commencer, nous allons diviser la mécanique en plusieurs parties pour faciliter votre
apprentissage :

1. Introduction à la Physique et à la Mécanique :

• Qu'est-ce que la Physique ? La physique est la science naturelle qui étudie les
constituants fondamentaux de l'univers, les forces et les interactions qui les régissent,
et les conséquences de ces interactions. Elle cherche à comprendre comment
fonctionne le monde qui nous entoure, des plus petites particules aux plus grandes
structures cosmiques.
• Qu'est-ce que la Mécanique ? La mécanique est une branche de la physique qui se
concentre sur le mouvement des objets et leur réponse aux forces. Elle répond à des
questions comme : Pourquoi les choses tombent-elles ? Comment une voiture roule-t-
elle ? Qu'est-ce qui permet à un avion de voler ?
• Les différentes branches de la Mécanique :
o Cinématique : Se concentre sur la description du mouvement (position,
vitesse, accélération) sans se soucier de ce qui le cause. C'est un peu comme
décrire la trajectoire d'une balle lancée en l'air, sans se demander quelle force
l'a lancée.
o Dynamique : Étudie les causes du mouvement, c'est-à-dire les forces. Elle
explique pourquoi les objets accélèrent, ralentissent ou changent de direction.
Reprenons l'exemple de la balle : la dynamique s'intéresserait à la force que
votre main a appliquée pour la lancer et à la force de gravité qui la fait
retomber.
o Statique : Étudie les objets qui sont au repos et les forces qui agissent sur eux
sans les faire bouger. C'est important pour comprendre la stabilité des
bâtiments, des ponts, etc.
o Mécanique des fluides : S'intéresse au comportement des liquides et des gaz
(appelés fluides), comme l'écoulement de l'eau dans une rivière ou le vol d'un
avion.
• Les unités de mesure : En physique, il est crucial d'utiliser des unités de mesure
standardisées pour pouvoir communiquer et faire des calculs précis. Le système
international d'unités (SI) est le plus couramment utilisé. En mécanique, les unités de
base importantes sont :
o Longueur : le mètre (m)
o Masse : le kilogramme (kg)
o Temps : la seconde (s)
• Grandeurs scalaires et vectorielles :
o Grandeur scalaire : Une grandeur qui est complètement définie par sa valeur
numérique et son unité. Exemples : la masse (5 kg), la température (25 °C), le
temps (10 s).
o Grandeur vectorielle : Une grandeur qui nécessite à la fois une valeur
numérique, une unité et une direction pour être complètement définie.
Exemples : la vitesse (10 m/s vers le nord), la force (5 N vers le bas), le
déplacement (3 mètres vers l'est). Les vecteurs sont souvent représentés par
des flèches dont la longueur est proportionnelle à la valeur et la direction
indique le sens.

2. Cinématique : Décrire le Mouvement

Maintenant, entrons dans le vif du sujet avec la cinématique.

• Position et Déplacement :
o Position : L'endroit où se situe un objet à un instant donné. Pour définir la
position, il faut un point de référence (l'origine) et un système de coordonnées
(par exemple, une droite graduée pour un mouvement en une dimension, ou un
plan avec des axes x et y pour un mouvement en deux dimensions).
o Déplacement : Le changement de position d'un objet. C'est une grandeur
vectorielle. Si un objet se déplace d'un point A à un point B, son déplacement
est la flèche qui va de A à B. Le déplacement ne dépend pas du chemin
parcouru, seulement du point de départ et du point d'arrivée. Par exemple, si
vous marchez de votre maison à l'épicerie (500 mètres au nord) puis revenez
chez vous, votre déplacement total est de zéro, même si vous avez parcouru
1000 mètres.
• Vitesse :
o Vitesse moyenne : Le déplacement total divisé par le temps total mis pour
effectuer ce déplacement. C'est une grandeur vectorielle.
▪ Formule : v_moy = Δx / Δt où Δx est le déplacement et Δt est
l'intervalle de temps.
▪ L'unité de la vitesse dans le SI est le mètre par seconde (m/s). On
utilise aussi souvent le kilomètre par heure (km/h). Pour convertir de
km/h en m/s, on divise par 3,6. Pour convertir de m/s en km/h, on
multiplie par 3,6.
o Vitesse instantanée : La vitesse d'un objet à un instant précis. C'est la vitesse
moyenne calculée sur un intervalle de temps très petit (qui tend vers zéro). Sur
un graphique de la position en fonction du temps, la vitesse instantanée à un
point donné est la pente de la tangente à la courbe en ce point.
• Accélération :
o Accélération moyenne : Le changement de vitesse divisé par l'intervalle de
temps pendant lequel ce changement se produit. C'est une grandeur
vectorielle.
▪ Formule : a_moy = Δv / Δt où Δv est le changement de vitesse
et Δt est l'intervalle de temps.
▪ L'unité de l'accélération dans le SI est le mètre par seconde carré
(m/s²).
o Accélération instantanée : L'accélération d'un objet à un instant précis. C'est
l'accélération moyenne calculée sur un intervalle de temps très petit. Sur un
graphique de la vitesse en fonction du temps, l'accélération instantanée à un
point donné est la pente de la tangente à la courbe en ce point.

3. Types de Mouvement (en une dimension) :

Commençons par les mouvements les plus simples qui se déroulent le long d'une ligne droite
(une dimension).

• Mouvement rectiligne uniforme (MRU) : Un mouvement où la vitesse de l'objet


reste constante (en valeur et en direction) et donc son accélération est nulle.
o La position de l'objet change de manière linéaire avec le temps.
o Formules principales :
▪ v = constante
▪ x = x₀ + vt où x est la position au temps t, x₀ est la position initiale
au temps t=0, et v est la vitesse constante.
• Mouvement rectiligne uniformément varié (MRUV) : Un mouvement où
l'accélération de l'objet reste constante.
o La vitesse de l'objet change de manière linéaire avec le temps.
o Formules principales :
▪ a = constante
▪ v = v₀ + at où v est la vitesse au temps t, v₀ est la vitesse initiale au
temps t=0, et a est l'accélération constante.
▪ x = x₀ + v₀t + ½at²
▪ v² = v₀² + 2a(x - x₀)
Exemple Simple :

Imaginez une voiture qui roule en ligne droite sur une route plate.

• Si la voiture maintient son compteur à 60 km/h : Elle effectue un mouvement


rectiligne uniforme. Sa vitesse est constante, et son accélération est nulle. Si elle part
d'une position initiale de 0 mètre, après 1 heure (3600 secondes), elle aura parcouru
60 000 mètres (60 km). Convertissons 60 km/h en m/s : 60 / 3.6 ≈ 16.67 m/s. Donc,
après 3600 s, la position sera x = 0 + 16.67 * 3600 ≈ 60012 m. La petite
différence est due à l'arrondi.
• Si la voiture démarre à l'arrêt (vitesse initiale de 0 m/s) et accélère de manière
constante à 2 m/s² : Elle effectue un mouvement rectiligne uniformément varié.
o Après 5 secondes, sa vitesse sera v = 0 + 2 * 5 = 10 m/s.
o Après 5 secondes, la distance parcourue sera x = 0 + 0 * 5 + ½ * 2 *
(5)² = 25 mètres..

Après avoir posé les bases de la cinématique en une dimension, il est essentiel de comprendre
les mouvements qui se déroulent dans un plan, notamment le mouvement en deux
dimensions.

4. Mouvement en Deux Dimensions : Le Mouvement Parabolique

La plupart des mouvements dans le monde réel ne se font pas en ligne droite. Pensez à une
balle lancée en l'air, à un ballon de football tiré au but, ou à l'eau jaillissant d'une fontaine.
Ces mouvements suivent une trajectoire courbe appelée parabole.

• Décomposition du Mouvement : La clé pour analyser un mouvement en deux


dimensions est de le considérer comme la combinaison de deux mouvements
indépendants : un mouvement horizontal et un mouvement vertical. Ces deux
mouvements se produisent simultanément mais n'interfèrent pas l'un avec l'autre.
o Mouvement Horizontal : En l'absence de résistance de l'air, il n'y a aucune
force horizontale agissant sur l'objet une fois qu'il est lancé. Par conséquent, la
vitesse horizontale de l'objet reste constante. C'est un mouvement rectiligne
uniforme (MRU).
o Mouvement Vertical : La seule force agissant verticalement (près de la
surface de la Terre) est la force de gravité, qui provoque une accélération
constante vers le bas (environ 9,8 m/s²). C'est un mouvement rectiligne
uniformément varié (MRUV). L'accélération verticale est donc constante et
égale à l'accélération due à la gravité (g).
• Analyse de la Vitesse et de l'Accélération :
o Vitesse Initiale : Lorsque vous lancez un objet avec une vitesse initiale, cette
vitesse a une composante horizontale (v₀ₓ) et une composante verticale (v₀y).
Si l'angle de lancement par rapport à l'horizontale est θ, alors :
▪ v₀ₓ = v₀ * cos(θ)
▪ v₀y = v₀ * sin(θ)
o Vitesse à un Instant T : À n'importe quel instant t pendant le vol :
▪ La composante horizontale de la vitesse reste constante : vₓ = v₀ₓ =
v₀ * cos(θ)
▪ La composante verticale de la vitesse change à cause de la
gravité : v_y = v₀y - gt = v₀ * sin(θ) - gt (le signe moins
indique que la gravité agit vers le bas).
o Accélération :
▪ L'accélération horizontale est nulle : aₓ = 0
▪ L'accélération verticale est constante et égale à -g (environ -9.8 m/s²).
• Position à un Instant T : Pour trouver la position de l'objet à un instant t, nous
analysons séparément les déplacements horizontal et vertical :
o Déplacement Horizontal : x = x₀ + v₀ₓ * t = x₀ + v₀ * cos(θ) * t (si
la position initiale horizontale x₀ est 0, alors x = v₀ * cos(θ) * t).
o Déplacement Vertical : y = y₀ + v₀y * t - ½gt² = y₀ + v₀ * sin(θ) *
t - ½gt² (si la position initiale verticale y₀ est 0, alors y = v₀ * sin(θ) *
t - ½gt²).
• Caractéristiques Importantes du Mouvement Parabolique :
o Portée (R) : La distance horizontale totale parcourue par le projectile avant de
retomber à sa hauteur de départ (si y₀ est la même que la hauteur d'arrivée). La
portée maximale est atteinte lorsque l'angle de lancement est de 45 degrés.
o Hauteur Maximale (H) : L'altitude maximale atteinte par le projectile au-
dessus de son point de départ. Au point de hauteur maximale, la vitesse
verticale du projectile est nulle (v_y = 0).
o Temps de Vol (T) : Le temps total que le projectile passe en l'air. Il est égal
au double du temps nécessaire pour atteindre la hauteur maximale.

Exemple : Lancer d'une balle

Imaginez que vous lancez une balle avec une vitesse initiale de 10 m/s et un angle de 30
degrés par rapport à l'horizontale. Prenons l'accélération due à la gravité g = 9.8 m/s².

1. Composantes de la vitesse initiale :


o v₀ₓ = 10 * cos(30°) ≈ 10 * 0.866 ≈ 8.66 m/s
o v₀y = 10 * sin(30°) = 10 * 0.5 = 5 m/s
2. Analyse du mouvement :
o Horizontalement, la vitesse reste constante à environ 8.66 m/s.
o Verticalement, la vitesse initiale est de 5 m/s vers le haut, mais elle diminue à
cause de la gravité (environ 9.8 m/s² vers le bas).
3. Calcul de la hauteur maximale : Au sommet de la trajectoire, v_y = 0. En utilisant
la formule v_y = v₀y - gt, on a 0 = 5 - 9.8 * t, ce qui donne un temps pour
atteindre la hauteur maximale de t ≈ 0.51 s. La hauteur maximale est alors y = 0
+ 5 * 0.51 - ½ * 9.8 * (0.51)² ≈ 1.28 mètres.
4. Calcul du temps de vol : Le temps de vol est environ le double du temps pour
atteindre la hauteur maximale, soit environ 2 * 0.51 = 1.02 secondes.
5. Calcul de la portée : La distance horizontale parcourue pendant le temps de vol est x
= 8.66 * 1.02 ≈ 8.83 mètres.

5. Vitesse Relative

La vitesse d'un objet dépend du point de référence de l'observateur. C'est le concept


de vitesse relative.
• Observateurs Différents : Si vous êtes dans un train en mouvement, votre vitesse par
rapport au train est nulle (si vous êtes assis), mais votre vitesse par rapport au sol est
la même que celle du train.
• Formule Générale : La vitesse de l'objet A par rapport à l'objet B (ou à un
observateur sur B) est donnée par :v_{A/B} = v_A - v_B Où :
o v_{A/B} est la vitesse relative de A par rapport à B.
o v_A est la vitesse absolue de A (par rapport à un point de référence fixe,
comme le sol).
o v_B est la vitesse absolue de B (par rapport au même point de référence fixe).
• Exemples :
o Un bateau traversant une rivière : La vitesse du bateau par rapport à la rive
est la combinaison de sa vitesse dans l'eau et de la vitesse du courant de la
rivière. Si le bateau se dirige perpendiculairement au courant, il sera quand
même emporté par le courant et sa trajectoire par rapport à la rive sera
diagonale.
o Deux voitures sur une autoroute : Si deux voitures roulent dans la même
direction à des vitesses différentes, la vitesse relative de la voiture la plus
rapide par rapport à la voiture la plus lente est la différence entre leurs
vitesses. Si elles roulent en sens opposé, leurs vitesses relatives s'additionnent.
o Un avion dans le vent : La vitesse de l'avion par rapport au sol (sa vitesse au
sol) est la somme vectorielle de sa vitesse par rapport à l'air (sa vitesse
aérodynamique) et de la vitesse du vent.

6. Graphiques du Mouvement

Les graphiques sont des outils très utiles pour visualiser et analyser le mouvement. Les trois
types de graphiques les plus courants sont :

• Graphique Position-Temps (x-t) :


o L'axe vertical représente la position de l'objet.
o L'axe horizontal représente le temps.
o La pente de la courbe à un instant donné représente la vitesse instantanée
à cet instant.
o Pour un MRU, le graphique est une droite dont la pente est constante (la
vitesse).
o Pour un MRUV, le graphique est une parabole (car la position dépend du
temps au carré).
• Graphique Vitesse-Temps (v-t) :
o L'axe vertical représente la vitesse de l'objet.
o L'axe horizontal représente le temps.
o La pente de la courbe à un instant donné représente l'accélération
instantanée à cet instant.
o L'aire sous la courbe entre deux instants donnés représente le
déplacement total de l'objet pendant cet intervalle de temps.
o Pour un MRU, le graphique est une droite horizontale (vitesse constante).
o Pour un MRUV, le graphique est une droite inclinée dont la pente est
constante (l'accélération constante).
• Graphique Accélération-Temps (a-t) :
o L'axe vertical représente l'accélération de l'objet.
o L'axe horizontal représente le temps.
o Pour un MRU, le graphique est une droite horizontale sur l'axe des temps
(accélération nulle).
o Pour un MRUV, le graphique est une droite horizontale (accélération
constante).
o L'aire sous la courbe entre deux instants donnés représente le
changement de vitesse total de l'objet pendant cet intervalle de temps.

En résumé, pour la cinématique :

• Le mouvement en deux dimensions peut être analysé en considérant indépendamment


les mouvements horizontal et vertical.
• Le mouvement parabolique est un exemple courant où la vitesse horizontale est
constante et le mouvement vertical est soumis à la gravité.
• La vitesse relative dépend du point de référence de l'observateur.
• Les graphiques du mouvement (position-temps, vitesse-temps, accélération-temps)
fournissent des informations précieuses sur le mouvement d'un objet.

Passons maintenant à la dynamique, qui est la branche de la mécanique qui explique


pourquoi les objets se mettent en mouvement, s'arrêtent ou changent de direction. La
dynamique est basée sur le concept fondamental de force.

5. Dynamique : Les Causes du Mouvement

• Force : Qu'est-ce qui fait bouger les objets ?


o Intuitivement, on sait qu'une poussée ou une traction peut modifier le
mouvement d'un objet. En physique, nous appelons ces interactions une force.
o Une force est une interaction qui, lorsqu'elle n'est pas contrebalancée, a
tendance à modifier le mouvement d'un objet. Une force peut amener un objet
au repos à se mettre en mouvement, un objet en mouvement à changer sa
vitesse (en augmentant sa valeur, en la diminuant ou en changeant sa
direction), ou à se déformer.
o La force est une grandeur vectorielle, ce qui signifie qu'elle a une magnitude
(une valeur) et une direction.
o Unité de force : Le Newton (N). Un Newton est défini comme la force
nécessaire pour donner à une masse de 1 kilogramme une accélération de 1
mètre par seconde carrée (1 N = 1 kg⋅m/s²).
• Masse : La mesure de la résistance au changement de mouvement
o La masse est une propriété intrinsèque d'un objet qui mesure sa résistance à
l'accélération lorsqu'une force lui est appliquée. En d'autres termes, plus un
objet a de masse, plus il est difficile de changer sa vitesse.
o La masse est une grandeur scalaire, elle n'a pas de direction.
o Unité de masse : Le kilogramme (kg).
o Différence entre masse et poids : Il est crucial de distinguer la masse du
poids.
▪ Masse : La quantité de matière contenue dans un objet. Elle reste
constante quel que soit l'endroit où se trouve l'objet dans l'univers.
▪ Poids : La force gravitationnelle exercée par la Terre (ou un autre
corps céleste) sur un objet. Le poids est une force et dépend donc de la
masse de l'objet et de l'accélération due à la gravité à l'endroit où il se
trouve. Votre masse est la même sur la Lune et sur Terre, mais votre
poids est différent car la gravité lunaire est plus faible.
▪ Formule du poids : P = mg, où m est la masse et g est l'accélération due
à la gravité (environ 9.8 m/s² à la surface de la Terre). L'unité du poids
est le Newton (N).

6. Les Lois de Newton : Les Fondements de la Dynamique

Isaac Newton a formulé trois lois fondamentales du mouvement qui décrivent la relation
entre la force et le mouvement des objets. Ces lois sont essentielles pour comprendre la
dynamique.

• Première loi de Newton (Loi d'inertie) :


o Énoncé : Un objet au repos reste au repos et un objet en mouvement continue
à se déplacer à une vitesse constante en ligne droite, à moins qu'une force nette
n'agisse sur lui.
o Explication : Cette loi stipule que les objets ont une tendance naturelle à
conserver leur état de mouvement. C'est ce qu'on appelle l'inertie. Un objet ne
changera pas de vitesse (ni en magnitude ni en direction) à moins qu'une force
extérieure ne le contraigne à le faire. Par exemple, une balle posée sur le sol
restera immobile jusqu'à ce qu'une force (comme un coup de pied) la mette en
mouvement. Une fois en mouvement, si aucune force (comme la friction ou la
résistance de l'air) ne s'oppose, elle continuerait à se déplacer indéfiniment en
ligne droite à la même vitesse.
o Force nette : Il est important de noter que c'est la force nette (la somme
vectorielle de toutes les forces agissant sur l'objet) qui détermine si l'état de
mouvement change. Si plusieurs forces agissent sur un objet mais qu'elles
s'annulent mutuellement (la force nette est nulle), l'objet restera dans son état
de mouvement initial.
• Deuxième loi de Newton (Loi fondamentale de la dynamique) :
o Énoncé : L'accélération d'un objet est directement proportionnelle à la force
nette agissant sur lui et inversement proportionnelle à sa masse. L'accélération
a la même direction que la force nette.
o Formule : F_{net} = ma
▪ F_{net} est la force nette (en Newtons).
▪ m est la masse de l'objet (en kilogrammes).
▪ a est l'accélération de l'objet (en mètres par seconde carrée).
o Explication : Cette loi établit une relation quantitative entre la force, la masse
et l'accélération. Plus la force nette appliquée à un objet est grande, plus son
accélération sera importante (pour une masse donnée). Inversement, pour une
force nette donnée, plus la masse de l'objet est grande, plus son accélération
sera petite. La direction de l'accélération est toujours la même que celle de la
force nette. Par exemple, si vous poussez une voiture (force nette dans une
direction), elle accélérera dans cette direction. Si la voiture est très lourde
(grande masse), l'accélération sera plus faible que si elle était légère (petite
masse), pour la même force de poussée.
• Troisième loi de Newton (Loi d'action-réaction) :
o Énoncé : Pour chaque action, il existe une réaction égale et opposée.
o Explication : Cette loi signifie que lorsque deux objets interagissent, ils
exercent l'un sur l'autre des forces égales en magnitude mais opposées en
direction. Par exemple, lorsque vous marchez, votre pied pousse le sol vers
l'arrière (l'action), et le sol vous pousse vers l'avant avec une force égale (la
réaction) vous permettant d'avancer. Un autre exemple est celui d'une fusée :
elle éjecte des gaz vers l'arrière (l'action), et les gaz exercent une force égale
vers l'avant sur la fusée (la réaction), la propulsant dans l'espace. Il est
important de noter que la force d'action et la force de réaction agissent
toujours sur des objets différents.

7. Différents Types de Forces Rencontrées en Mécanique

Il existe de nombreux types de forces dans la nature. Voici quelques-unes des plus courantes
que vous rencontrerez en mécanique :

• Force gravitationnelle (Poids) :


o La force d'attraction universelle entre tous les objets ayant une masse. À la
surface de la Terre, c'est la force qui attire les objets vers le centre de la Terre.
Comme mentionné précédemment, le poids d'un objet est la force
gravitationnelle exercée sur lui par la Terre (ou un autre corps céleste).
o Formule : P = mg
• Force Normale (N) :
o La force exercée par une surface sur un objet en contact avec elle. Elle est
toujours perpendiculaire à la surface de contact. Par exemple, si un livre est
posé sur une table, la table exerce une force normale vers le haut sur le livre
pour contrebalancer son poids et l'empêcher de tomber à travers la table. La
magnitude de la force normale dépend des autres forces agissant sur l'objet
(dans la direction perpendiculaire à la surface).
• Force de Friction (f) :
o La force qui s'oppose au mouvement relatif (ou à la tentative de mouvement)
entre deux surfaces en contact. La friction agit parallèlement à la surface de
contact et dans la direction opposée au mouvement (ou à la force qui essaie de
provoquer le mouvement).
o Il existe deux types principaux de friction :
▪ Friction statique (f_s) : La force qui empêche deux surfaces
immobiles de se mettre en mouvement l'une par rapport à l'autre. Elle
peut varier en magnitude jusqu'à une valeur maximale (f_s,max) qui
dépend des matériaux des surfaces et de la force normale entre elles
(f_s,max = μ_s * N, où μ_s est le coefficient de friction statique).
▪ Friction cinétique (f_k) : La force qui s'oppose au mouvement relatif
entre deux surfaces qui glissent l'une sur l'autre. La friction cinétique
est généralement constante pour des surfaces données et est également
proportionnelle à la force normale (f_k = μ_k * N, où μ_k est le
coefficient de friction cinétique). Le coefficient de friction cinétique
(μ_k) est souvent inférieur au coefficient de friction statique (μ_s).
• Tension (T) :
o La force exercée par une corde, un câble, un fil ou tout autre objet similaire
lorsqu'il est tiré ou tendu. La tension est dirigée le long de la corde et tire
également sur les objets attachés à ses extrémités. Si la corde est idéale (sans
masse et inextensible), la tension est la même en tout point de la corde.
• Force de Ressort (F_ressort) :
o La force exercée par un ressort lorsqu'il est étiré ou comprimé par rapport à sa
longueur naturelle. La magnitude de la force du ressort est proportionnelle à la
distance dont le ressort est étiré ou comprimé (loi de Hooke).
o Formule : F_{ressort} = -kx, où k est la constante de raideur du ressort
(une mesure de sa rigidité) et x est le déplacement du ressort par rapport à sa
longueur naturelle (le signe moins indique que la force du ressort est toujours
opposée au déplacement).
• Force Appliquée (F_app) :
o Terme général utilisé pour désigner toute force externe qui est appliquée à un
objet par un agent externe (par exemple, une personne qui pousse un meuble).

8. Application des Lois de Newton : Le Diagramme de Corps Libre

Pour résoudre des problèmes de dynamique, il est essentiel de pouvoir identifier toutes les
forces agissant sur un objet et de les représenter correctement. L'outil principal pour cela est
le diagramme de corps libre (DCL).

• Comment dessiner un DCL :


1. Isolez l'objet d'intérêt : Imaginez que vous séparez l'objet du reste de son
environnement.
2. Représentez l'objet par un point ou un schéma simple.
3. Dessinez toutes les forces externes qui agissent sur l'objet : Pour chaque
force, dessinez une flèche partant du point (ou du schéma de l'objet) dans la
direction de la force. La longueur de la flèche peut être indicative de la
magnitude de la force (bien que ce ne soit pas toujours à l'échelle exacte).
4. Nommez chaque force : Indiquez le type de force (par exemple, Poids (P ou
mg), Normale (N), Friction (f), Tension (T), Force Appliquée (F_app)).
5. Définissez un système de coordonnées : Choisissez des axes x et y
appropriés pour faciliter l'analyse des forces (par exemple, si le mouvement
est principalement horizontal, alignez l'axe x avec cette direction).
• Résolution de problèmes : Une fois que vous avez le DCL, vous pouvez appliquer la
deuxième loi de Newton dans chaque direction (x et y) :
o ΣF_x = ma_x (la somme des forces dans la direction x est égale à la masse
multipliée par l'accélération dans la direction x).
o ΣF_y = ma_y (la somme des forces dans la direction y est égale à la masse
multipliée par l'accélération dans la direction y).

En résolvant ces équations, vous pouvez trouver des inconnues telles que l'accélération, la
force, ou même la masse.

Exemple Simple : Un bloc glissant sur une surface horizontale avec friction

1. Objet : Un bloc de masse m.


2. Forces agissant sur le bloc :
o Poids (P = mg) : Dirigé vers le bas.
o Force Normale (N) : Exercée par la surface, dirigée vers le haut.
o Force de Friction Cinétique (f_k) : Opposée au mouvement (si le bloc glisse
vers la droite, la friction est vers la gauche).
o Supposons qu'une force appliquée (F_app) tire le bloc vers la droite.
3. Diagramme de Corps Libre :
oDessinez un point représentant le bloc.
oDessinez une flèche vers le bas et la nommez P ou mg.
oDessinez une flèche vers le haut et la nommez N.
oDessinez une flèche vers la droite et la nommez F_app.
oDessinez une flèche vers la gauche et la nommez f_k.
4. Application de la deuxième loi de Newton :
o Direction y (verticale) : Si le bloc ne se soulève pas et ne s'enfonce pas dans
la surface, l'accélération verticale est nulle (a_y = 0). Donc, ΣF_y = N - mg
= 0, ce qui signifie que N = mg.
o Direction x (horizontale) : L'accélération horizontale a_x est donnée
par ΣF_x = F_app - f_k = ma_x. Si on connaît F_app et le coefficient de
friction cinétique (pour calculer f_k = μ_k * N = μ_k * mg), on peut
trouver l'accélération du bloc.

Continuons alors notre exploration de la mécanique avec les concepts de travail et d'énergie.
Ces notions sont fondamentales pour comprendre comment les forces agissent sur les objets
et comment le mouvement peut être transformé.

9. Travail (Work) : L'énergie en action

• Définition physique du travail : Quand dit-on qu'une force effectue un travail ?


o En physique, le travail n'est pas simplement l'effort que vous ressentez
lorsque vous poussez quelque chose. Il a une définition très précise : une force
effectue un travail sur un objet lorsque cette force provoque un déplacement
de l'objet dans la direction (ou une composante de la direction) de la force.
o Imaginez que vous poussez une lourde boîte sur le sol. Si la boîte se déplace
dans la direction de votre poussée, alors vous effectuez un travail sur la boîte.
Cependant, si vous poussez un mur, même si vous exercez une force et vous
fatiguez, le mur ne bouge pas, et donc vous n'effectuez aucun travail sur le
mur au sens physique du terme.
• Formule du travail effectué par une force constante : Si une force constante F est
appliquée à un objet qui subit un déplacement d, et que l'angle entre le vecteur force et
le vecteur déplacement est θ, alors le travail W effectué par cette force est donné par : W
= F · d · cos(θ)
o W est le travail (en Joules).
o F est la magnitude de la force (en Newtons).
o d est la magnitude du déplacement (en mètres).
o θ est l'angle entre la direction de la force et la direction du déplacement (en
degrés ou en radians).
• Unité de mesure du travail : Le Joule (J).
o Le Joule est l'unité de travail dans le Système International (SI). Il est défini
comme le travail effectué par une force de 1 Newton lorsqu'elle déplace un
objet d'une distance de 1 mètre dans la direction de la force.
o 1 Joule (J) = 1 Newton-mètre (N⋅m) = 1 kg⋅m²/s².
• Travail positif, négatif et nul :
o Travail positif (W > 0) : Le travail est positif lorsque la composante de la
force est dans la même direction que le déplacement (l'angle θ est inférieur à
90 degrés). Par exemple, lorsque vous poussez une boîte et qu'elle se déplace
dans la même direction que votre poussée, vous effectuez un travail positif sur
la boîte.
o Travail négatif (W < 0) : Le travail est négatif lorsque la composante de la
force est opposée à la direction du déplacement (l'angle θ est supérieur à 90
degrés). Par exemple, la force de friction effectue un travail négatif sur un
objet en mouvement car elle s'oppose au déplacement. Vous effectuez
également un travail négatif lorsque vous retenez une boîte que quelqu'un
d'autre essaie de soulever.
o Travail nul (W = 0) : Le travail est nul dans trois cas principaux :
▪ Si la force est nulle (F = 0).
▪ Si le déplacement est nul (d = 0).
▪ Si la force est perpendiculaire au déplacement (l'angle θ est de 90
degrés, et cos(90°) = 0). Par exemple, si vous portez une valise en
marchant sur un sol plat, la force que vous exercez (vers le haut pour
contrer la gravité) est perpendiculaire au déplacement (horizontal),
donc vous n'effectuez aucun travail (au sens physique) sur la valise.
• Travail effectué par une force variable (introduction conceptuelle) : Si la force
qui agit sur un objet n'est pas constante, le calcul du travail devient plus complexe et
nécessite l'utilisation du calcul intégral. Conceptuellement, on peut imaginer diviser le
trajet en de petits segments où la force est approximativement constante et additionner
le travail effectué sur chaque segment.

10. Énergie (Energy) : La capacité à effectuer un travail

• Définition de l'énergie : L'énergie est la capacité d'un système à effectuer un travail.


Si un objet possède de l'énergie, il a le potentiel de modifier son propre état ou celui
d'un autre objet en exerçant une force et en provoquant un déplacement.
• Unité de mesure de l'énergie : L'unité d'énergie dans le SI est également le Joule
(J), car l'énergie est la mesure de la capacité à effectuer un travail.
• Différentes formes d'énergie : L'énergie se manifeste sous de nombreuses formes.
En mécanique, les deux formes les plus importantes sont :
o Énergie cinétique (K) : L'énergie qu'un objet possède en raison de son
mouvement. Plus un objet a de masse et plus il se déplace rapidement, plus
son énergie cinétique est grande.
▪ Formule de l'énergie cinétique : K = ½mv²
▪ K est l'énergie cinétique (en Joules).
▪ m est la masse de l'objet (en kilogrammes).
▪ v est la vitesse de l'objet (en mètres par seconde).
o Énergie potentielle gravitationnelle (U_g) : L'énergie qu'un objet possède en
raison de sa position dans un champ gravitationnel. Elle est souvent mesurée
par rapport à un niveau de référence arbitraire (comme le sol). Plus un objet
est haut au-dessus du niveau de référence, plus son énergie potentielle
gravitationnelle est grande.
▪ Formule de l'énergie potentielle gravitationnelle (près de la surface de
la Terre) : U_g = mgh
▪ U_g est l'énergie potentielle gravitationnelle (en Joules).
▪ m est la masse de l'objet (en kilogrammes).
▪ g est l'accélération due à la gravité (environ 9.8 m/s²).
▪ h est la hauteur de l'objet au-dessus du niveau de référence (en
mètres).
o Autres formes d'énergie (mention rapide) : Il existe de nombreuses autres
formes d'énergie, telles que l'énergie élastique (stockée dans un ressort
comprimé ou étiré), l'énergie thermique (associée à l'agitation des atomes et
des molécules), l'énergie chimique (stockée dans les liaisons chimiques),
l'énergie nucléaire (stockée dans le noyau des atomes), l'énergie lumineuse
(transportée par les ondes électromagnétiques), etc. En mécanique, nous nous
concentrerons principalement sur l'énergie cinétique et l'énergie potentielle.

11. Le Théorème de l'Énergie Cinétique : Le lien entre le travail et le mouvement

Le théorème de l'énergie cinétique établit une relation directe entre le travail net effectué sur
un objet et le changement de son énergie cinétique.

• Énoncé : Le travail net effectué sur un objet est égal à la variation de son énergie
cinétique.
• Formule : W_{net} = ΔK = K_f - K_i = ½mv_f² - ½mv_i²
o W_{net} est le travail total (ou net) effectué par toutes les forces agissant sur
l'objet.
o ΔK est la variation de l'énergie cinétique.
o K_f est l'énergie cinétique finale de l'objet.
o K_i est l'énergie cinétique initiale de l'objet.
• Explication : Ce théorème est très utile car il nous permet de relier le travail effectué
par les forces au changement de la vitesse d'un objet sans avoir à considérer
directement l'accélération ou le temps. Par exemple, si vous poussez une boîte, le
travail que vous effectuez (moins le travail effectué par la friction) se transforme en
énergie cinétique de la boîte, augmentant ainsi sa vitesse.

12. Forces Conservatrices et Non Conservatrices : Deux types d'interactions

Les forces peuvent être classées en deux catégories importantes en fonction de la manière
dont elles affectent l'énergie d'un système : les forces conservatives et les forces non
conservatives.

• Forces Conservatives :
o Une force est dite conservative si le travail qu'elle effectue sur un objet qui se
déplace entre deux points est indépendant du chemin suivi entre ces deux
points. De manière équivalente, le travail effectué par une force conservative
sur un trajet fermé (où le point de départ et le point d'arrivée sont les mêmes)
est nul.
o Les exemples courants de forces conservatives en mécanique sont :
▪ La force gravitationnelle : Le travail effectué par la gravité pour
déplacer un objet d'une hauteur à une autre ne dépend que de la
différence de hauteur, pas du chemin emprunté.
▪ La force élastique (d'un ressort) : Le travail effectué par un ressort
pour revenir à sa position d'équilibre ne dépend que de l'étirement ou
de la compression initial, pas du chemin suivi pendant le retour.
o Pour chaque force conservative, on peut définir une énergie
potentielle associée. Le travail effectué par une force conservative est égal à
la diminution de l'énergie potentielle associée (par exemple, lorsque la gravité
effectue un travail positif sur un objet qui tombe, son énergie potentielle
gravitationnelle diminue).
• Forces Non Conservatives :
o Une force est dite non conservative si le travail qu'elle effectue sur un objet
qui se déplace entre deux points dépend du chemin suivi. Le travail effectué
par une force non conservative sur un trajet fermé n'est généralement pas nul.
o L'exemple le plus courant de force non conservative en mécanique est :
▪ La force de friction (frottement) : Plus la distance parcourue avec
friction est grande, plus le travail effectué par la friction est important
(et négatif). Le travail effectué par la friction se dissipe généralement
sous forme de chaleur, augmentant l'énergie thermique du système et
de son environnement.
▪ La résistance de l'air est un autre exemple de force non conservative.

13. Conservation de l'Énergie Mécanique : Un principe fondamental

Dans un système où seules les forces conservatives effectuent un travail, l'énergie


mécanique totale du système reste constante. L'énergie mécanique totale E est la somme de
l'énergie cinétique K et de l'énergie potentielle U du système :

E = K + U

• Principe de conservation de l'énergie mécanique : Si seules les forces


conservatives (comme la gravité et la force élastique) effectuent un travail dans un
système, alors l'énergie mécanique totale du système est conservée : K_i + U_i =
K_f + U_f Où les indices i et f représentent les états initial et final du système.
• Explication : Ce principe est extrêmement puissant pour résoudre de nombreux
problèmes en mécanique. Il nous dit que l'énergie peut être convertie d'une forme à
une autre (par exemple, l'énergie potentielle gravitationnelle peut se transformer en
énergie cinétique lorsqu'un objet tombe), mais l'énergie totale reste la même tant que
seules les forces conservatives sont à l'œuvre.
• Cas où des forces non conservatives sont présentes : Si des forces non
conservatives (comme la friction) effectuent un travail, l'énergie mécanique totale du
système n'est pas conservée. Le travail effectué par les forces non conservatives est
égal à la variation de l'énergie mécanique totale : W_{nc} = ΔE = (K_f + U_f) -
(K_i + U_i) Où W_{nc} est le travail effectué par les forces non conservatives. Ce
travail est souvent négatif et correspond à une perte d'énergie mécanique
(généralement transformée en énergie thermique).

Exemple Simple : Une balle qui tombe

Laissez tomber une balle d'une hauteur h.

• État initial (au sommet) : La balle est au repos, donc son énergie cinétique K_i = 0.
Son énergie potentielle gravitationnelle est U_i = mgh. L'énergie mécanique totale
est E_i = 0 + mgh = mgh.
• État final (juste avant de toucher le sol) : Juste avant l'impact, supposons qu'il n'y a
pas de résistance de l'air (donc pas de forces non conservatives). L'énergie potentielle
gravitationnelle est U_f = 0 (si on prend le sol comme niveau de référence).
L'énergie mécanique totale doit être conservée, donc E_f = E_i = mgh. Cette énergie
totale est maintenant sous forme d'énergie cinétique : K_f = ½mv_f² = mgh. On peut
alors trouver la vitesse de la balle juste avant l'impact : v_f = √(2gh).
Continuons notre progression en mécanique avec la notion de puissance.

14. Puissance (Power) : La vitesse à laquelle le travail est effectué

• Définition de la puissance : La puissance est une grandeur physique qui décrit le


taux auquel le travail est effectué ou l'énergie est transférée. En d'autres termes, elle
nous dit à quelle vitesse une force peut effectuer un travail ou à quelle vitesse
l'énergie peut être convertie d'une forme à une autre.
• Puissance moyenne : La puissance moyenne P_moy est définie comme le travail
total W effectué divisé par l'intervalle de temps Δt pendant lequel ce travail est
effectué, ou comme le taux de changement de l'énergie ΔE par rapport au
temps : P_{moy} = \frac{W}{Δt} = \frac{ΔE}{Δt}
o P_{moy} est la puissance moyenne (en Watts).
o W est le travail effectué (en Joules).
o Δt est l'intervalle de temps (en secondes).
o ΔE est la variation de l'énergie (en Joules).
• Puissance instantanée : La puissance instantanée P est le taux d'exécution du travail
ou de transfert d'énergie à un instant précis. Elle peut être définie comme la dérivée
du travail par rapport au temps : P = \frac{dW}{dt} Pour une force F agissant sur
un objet qui se déplace à une vitesse instantanée v, la puissance instantanée est
donnée par le produit scalaire de la force et de la vitesse : P = \vec{F} \cdot
\vec{v} = F · v · \cos(θ) Où θ est l'angle entre la direction de la force et la
direction de la vitesse.
• Unité de mesure de la puissance : Le Watt (W).
o L'unité de puissance dans le Système International (SI) est le Watt (W). Un
Watt est défini comme un Joule de travail effectué (ou d'énergie transférée)
par seconde.
o 1 Watt (W) = 1 Joule/seconde (J/s) = 1 kg⋅m²/s³.
• Autres unités de puissance : Bien que le Watt soit l'unité SI, d'autres unités de
puissance sont parfois utilisées, notamment :
o Le cheval-vapeur (ch ou hp pour horsepower) : Une unité de puissance
couramment utilisée pour les moteurs. 1 cheval-vapeur est environ égal à 746
Watts.
o Le kilowatt (kW) : Utilisé pour mesurer des quantités de puissance plus
importantes (1 kW = 1000 W). C'est l'unité couramment utilisée pour la
puissance des appareils électriques et des véhicules électriques.
• Exemples d'application de la puissance :
o Une ampoule électrique : Une ampoule de 100 W consomme 100 Joules
d'énergie électrique par seconde et les convertit en lumière et en chaleur.
o Un moteur de voiture : Un moteur puissant peut effectuer une grande
quantité de travail (comme accélérer la voiture rapidement) en un court laps de
temps, donc il a une puissance élevée. La puissance d'un moteur est souvent
exprimée en chevaux-vapeur ou en kilowatts.
o Un athlète : Un coureur qui monte une côte rapidement effectue du travail
contre la gravité à un taux élevé, donc il développe une puissance importante.

Exemple Simple : Monter des escaliers

Imaginez que vous montez un escalier. Le travail que vous effectuez est principalement
contre la force de gravité (pour augmenter votre énergie potentielle gravitationnelle). Si vous
montez les escaliers rapidement, vous effectuez le même travail qu'en montant lentement,
mais votre puissance est plus élevée car vous effectuez le travail en un temps plus court.

Supposons que votre masse soit de 70 kg et que vous montiez un escalier de 3 mètres de
hauteur en 5 secondes. L'accélération due à la gravité est d'environ 9.8 m/s².

1. Travail effectué : Le travail effectué contre la gravité est égal à l'augmentation de


votre énergie potentielle gravitationnelle : W = ΔU_g = mgh = 70 kg * 9.8 m/s² *
3 m = 2058 Joules.
2. Puissance moyenne : La puissance moyenne que vous développez est : P_{moy} =
\frac{W}{Δt} = \frac{2058 J}{5 s} = 411.6 Watts.

Donc, vous avez développé une puissance moyenne d'environ 411.6 Watts pour monter les
escaliers.

La puissance est une notion très pratique pour comparer l'efficacité avec laquelle différentes
machines ou personnes peuvent effectuer un travail ou transférer de l'énergie.

Continuons alors notre exploration de la mécanique avec les concepts de quantité de


mouvement et d'impulsion. Ces notions sont particulièrement utiles pour analyser les
interactions entre les objets, notamment lors des collisions.

15. Quantité de Mouvement (Momentum) : L'inertie en mouvement

• Définition : La quantité de mouvement (souvent désignée par la lettre p) d'un objet


est une mesure de sa masse en mouvement. Elle prend en compte à la fois la masse de
l'objet et sa vitesse. Intuitivement, un objet lourd qui se déplace rapidement possède
une grande quantité de mouvement et est difficile à arrêter.
• Formule : La quantité de mouvement p d'un objet de masse m se déplaçant à une
vitesse v est donnée par : \vec{p} = m \vec{v}
o \vec{p} est le vecteur quantité de mouvement (en kg⋅m/s).
o m est la masse de l'objet (en kilogrammes).
o \vec{v} est le vecteur vitesse de l'objet (en mètres par seconde).
• Nature vectorielle : La quantité de mouvement est une grandeur vectorielle, ce qui
signifie qu'elle a à la fois une magnitude (une valeur) et une direction. La direction de
la quantité de mouvement est la même que la direction de la vitesse.
• Unité de mesure : L'unité de mesure de la quantité de mouvement dans le Système
International (SI) est le kilogramme-mètre par seconde (kg⋅m/s).
• Importance : La quantité de mouvement est une notion très importante en physique
car elle est conservée dans un système isolé (en l'absence de forces externes nettes),
ce qui nous permet d'analyser les collisions et les interactions entre les objets.

16. Impulsion (Impulse) : Le changement de quantité de mouvement

• Définition : L'impulsion (souvent désignée par la lettre J) est une mesure du


changement de la quantité de mouvement d'un objet. Elle est causée par une force
agissant sur l'objet pendant un certain temps.
• Formule : L'impulsion \vec{J} exercée sur un objet par une force
nette \vec{F}_{net} pendant un intervalle de temps Δt est donnée par : \vec{J} =
\vec{F}_{net} Δt
o \vec{J} est le vecteur impulsion (en Newton-secondes ou N⋅s).
o \vec{F}_{net} est le vecteur force nette agissant sur l'objet (en Newtons).
o Δt est l'intervalle de temps pendant lequel la force agit (en secondes).
• Nature vectorielle : L'impulsion est également une grandeur vectorielle, avec la
même direction que la force nette.
• Unité de mesure : L'unité de mesure de l'impulsion est le Newton-seconde (N⋅s). Il
est important de noter que 1 N⋅s est équivalent à 1 kg⋅m/s (car 1 N = 1 kg⋅m/s²).

17. Le Théorème de l'Impulsion-Quantité de Mouvement : Le lien direct

Le théorème de l'impulsion-quantité de mouvement établit une relation fondamentale entre


l'impulsion exercée sur un objet et le changement de sa quantité de mouvement.

• Énoncé : L'impulsion exercée sur un objet est égale au changement de la quantité de


mouvement de cet objet.
• Formule : \vec{J} = Δ\vec{p} = \vec{p}_f - \vec{p}_i = m\vec{v}_f -
m\vec{v}_i Où :
o \vec{p}_i est la quantité de mouvement initiale de l'objet.
o \vec{p}_f est la quantité de mouvement finale de l'objet.
o \vec{v}_i est la vitesse initiale de l'objet.
o \vec{v}_f est la vitesse finale de l'objet.
• Importance : Ce théorème est extrêmement utile pour analyser les situations où une
force agit sur un objet pendant un court laps de temps, comme lors d'une collision ou
d'un impact. Il nous permet de relier la force et la durée de l'interaction au
changement de la vitesse de l'objet. Par exemple, lorsqu'une batte frappe une balle de
baseball, la force exercée par la batte pendant le court instant de contact provoque un
changement important de la quantité de mouvement de la balle.

18. Conservation de la Quantité de Mouvement : Un principe universel

L'un des principes les plus importants en physique est la conservation de la quantité de
mouvement.

• Énoncé : La quantité de mouvement totale d'un système isolé (un système sur lequel
aucune force externe nette n'agit) reste constante.
• Explication : Cela signifie que si vous avez un groupe d'objets qui interagissent entre
eux (par exemple, qui entrent en collision), la somme vectorielle de leurs quantités de
mouvement avant l'interaction est égale à la somme vectorielle de leurs quantités de
mouvement après l'interaction, à condition qu'aucune force extérieure ne vienne
perturber le système. Les forces d'interaction entre les objets à l'intérieur du système
(forces internes) ne modifient pas la quantité de mouvement totale du système.
• Formule pour un système de deux objets : Considérons deux objets de
masses m₁ et m₂ avec des vitesses initiales \vec{v}_{1i} et \vec{v}_{2i}. Après une
interaction (comme une collision), leurs vitesses finales
sont \vec{v}_{1f} et \vec{v}_{2f}. La conservation de la quantité de mouvement
s'écrit : m₁\vec{v}_{1i} + m₂\vec{v}_{2i} = m₁\vec{v}_{1f} +
m₂\vec{v}_{2f} Cette équation est vectorielle, ce qui signifie qu'elle doit être vraie
pour chaque composante de la vitesse (par exemple, les composantes x et y dans un
mouvement en deux dimensions).
• Applications : La conservation de la quantité de mouvement est utilisée pour analyser
de nombreuses situations, comme les collisions de balles de billard, les tirs de fusées
(la quantité de mouvement des gaz éjectés vers l'arrière est égale et opposée à la
quantité de mouvement acquise par la fusée vers l'avant), et même les interactions
entre les particules subatomiques.

19. Types de Collisions : Différentes manières d'interagir

Les collisions entre les objets peuvent être classées en fonction de la conservation ou de la
perte d'énergie cinétique.

• Collisions Élastiques :
o Dans une collision élastique, non seulement la quantité de mouvement totale
est conservée, mais aussi l'énergie cinétique totale du système. Il n'y a pas de
perte d'énergie cinétique due à la chaleur, au son ou à la déformation
permanente des objets.
o Les collisions parfaitement élastiques sont idéales et rarement atteintes dans le
monde macroscopique, mais certaines collisions, comme celles entre des billes
de billard ou entre des molécules de gaz à basse densité, peuvent être de
bonnes approximations de collisions élastiques.
o Pour une collision élastique entre deux objets, nous avons deux équations de
conservation :
▪ Conservation de la quantité de mouvement : m₁v₁ᵢ + m₂v₂ᵢ =
m₁v₁<0xE1><0xB5><0x8B> + m₂v₂<0xE1><0xB5><0x8B>
▪ Conservation de l'énergie cinétique : ½m₁v₁ᵢ² + ½m₂v₂ᵢ² =
½m₁v₁<0xE1><0xB5><0x8B>² + ½m₂v₂<0xE1><0xB5><0x8B>²
• Collisions Inélastiques :
o Dans une collision inélastique, la quantité de mouvement totale est conservée,
mais l'énergie cinétique totale du système ne l'est pas. Une partie de l'énergie
cinétique est transformée en d'autres formes d'énergie, comme la chaleur, le
son ou l'énergie nécessaire pour déformer les objets de manière permanente.
o La plupart des collisions dans le monde réel sont inélastiques. Par exemple,
une collision entre deux voitures, ou une balle de tennis frappant un mur (une
partie de l'énergie est perdue sous forme de chaleur et de déformation).
o Pour une collision inélastique, nous avons toujours la conservation de la
quantité de mouvement, mais l'énergie cinétique finale est inférieure à
l'énergie cinétique initiale.
• Collisions Parfaitement Inélastiques :
o Une collision parfaitement inélastique est un cas particulier de collision
inélastique où les objets qui entrent en collision restent collés ensemble après
l'impact et se déplacent comme un seul objet. Dans ce cas, la perte d'énergie
cinétique est maximale (compatible avec la conservation de la quantité de
mouvement).
o Par exemple, si deux wagons de train s'accrochent lors d'une collision et
continuent à rouler ensemble, ou si une balle de pâte à modeler frappe un mur
et y reste collée.
o Pour une collision parfaitement inélastique entre deux objets de
masses m₁ et m₂ qui se déplacent avec des vitesses initiales v₁ᵢ et v₂ᵢ et se
retrouvent avec une vitesse finale commune v_f après la collision, la
conservation de la quantité de mouvement s'écrit : m₁v₁ᵢ + m₂v₂ᵢ = (m₁ +
m₂)v_f (en une dimension)

Ces concepts de quantité de mouvement et d'impulsion sont essentiels pour comprendre de


nombreux phénomènes physiques liés aux interactions entre les objets.

Poursuivons notre étude de la mécanique en nous intéressant maintenant à la rotation des


objets rigides. Jusqu'à présent, nous avons principalement considéré des objets comme des
points ou des masses ponctuelles. Cependant, dans le monde réel, les objets ont une taille et
une forme, et ils peuvent également tourner.

20. Rotation des Objets Rigides : Le monde qui tourne

• Introduction à la Rotation :
o Translation vs. Rotation :
▪ Un mouvement de translation se produit lorsque tous les points d'un
objet se déplacent de la même distance dans la même direction. C'est le
type de mouvement que nous avons étudié jusqu'à présent (par
exemple, une voiture qui roule en ligne droite).
▪ Un mouvement de rotation se produit lorsque différents points d'un
objet se déplacent selon des trajectoires circulaires autour d'un axe
fixe. Imaginez une roue qui tourne autour de son axe central.
o Axe de Rotation : La ligne droite autour de laquelle la rotation a lieu est
appelée l'axe de rotation. Cet axe peut être à l'intérieur de l'objet (comme
pour une roue) ou à l'extérieur (comme pour une planète en orbite autour d'une
étoile).
o Grandeurs Angulaires : Pour décrire la rotation, nous utilisons des grandeurs
angulaires analogues aux grandeurs linéaires que nous avons vues pour la
translation :
▪ Position Angulaire (θ) : L'angle qui repère la position d'un point sur
l'objet en rotation par rapport à une référence fixe. Elle est
généralement mesurée en radians (rad). Un tour complet correspond à
2π radians (ou 360 degrés).
▪ Vitesse Angulaire (ω) : Le taux de changement de la position
angulaire au cours du temps. Elle est mesurée en radians par seconde
(rad/s).
▪ Vitesse angulaire moyenne : ω_{moy} = Δθ / Δt
▪ Vitesse angulaire instantanée : ω = dθ / dt
▪ Accélération Angulaire (α) : Le taux de changement de la vitesse
angulaire au cours du temps. Elle est mesurée en radians par seconde
carrée (rad/s²).
▪ Accélération angulaire moyenne : α_{moy} = Δω / Δt
▪ Accélération angulaire instantanée : α = dω / dt
o Relation entre les Grandeurs Angulaires et Linéaires : Pour un point situé
à une distance r de l'axe de rotation :
▪ Distance parcourue (arc) : s = rθ (où θ est en radians)
▪ Vitesse tangentielle (linéaire) : v = rω (où ω est en rad/s)
▪ Accélération tangentielle (linéaire) : a_t = rα (où α est en rad/s²) Il
existe également une accélération centripète a_c = v²/r =
ω²r dirigée vers le centre de la rotation, qui est responsable du
changement de direction de la vitesse et non de sa magnitude.
• Le Moment d'Inertie (I) : La résistance à la rotation
o Le moment d'inertie est l'analogue de la masse pour la rotation. Il mesure la
résistance d'un objet à changer sa vitesse angulaire. Plus le moment d'inertie
d'un objet est grand, plus il est difficile de le faire tourner ou de l'arrêter de
tourner.
o Le moment d'inertie dépend non seulement de la masse de l'objet, mais aussi
de la manière dont cette masse est distribuée par rapport à l'axe de rotation. La
masse située plus loin de l'axe de rotation contribue davantage au moment
d'inertie.
o Formule générale : Pour un système de particules de masses m_i situées à des
distances r_i de l'axe de rotation, le moment d'inertie est : I = Σ m_i r_i²
o Pour un objet rigide continu, la somme devient une intégrale : I = ∫ r²
dm où r est la distance de chaque élément de masse dm à l'axe de rotation.
o Moments d'inertie de quelques formes courantes (par rapport à des axes
spécifiques) :
▪ Anneau ou cylindre creux (autour de l'axe de symétrie) : I =
MR² (où M est la masse totale et R est le rayon)
▪ Disque ou cylindre plein (autour de l'axe de symétrie) : I = ½MR²
▪ Tige fine (autour d'un axe passant par le centre et perpendiculaire
à la tige) : I = ¹/₁₂ML² (où Lest la longueur de la tige)
▪ Sphère pleine (autour d'un axe passant par le centre) : I = ²/₅MR²
▪ Sphère creuse (autour d'un axe passant par le centre) : I =
²/₃MR² Ces formules montrent clairement que la distribution de la
masse est cruciale. Par exemple, un anneau (où toute la masse est à la
périphérie) a un moment d'inertie plus grand qu'un disque de même
masse et de même rayon.
• Le Couple (Torque) (τ) : La force qui provoque la rotation
o Le couple, également appelé moment de force, est l'analogue de la force pour
la rotation. C'est ce qui provoque une accélération angulaire. Une force
appliquée à un certain point d'un objet peut créer un couple autour d'un axe si
cette force a une composante perpendiculaire au bras de levier (la distance
entre l'axe de rotation et le point d'application de la force).
o Formule : Le couple τ produit par une force F autour d'un axe de rotation est
donné par : τ = rF\sin(θ) = r_⊥ F = r F_⊥
▪ τ est le couple (en Newton-mètres ou N⋅m).
▪ r est la distance entre l'axe de rotation et le point d'application de la
force (le bras de levier).
▪ F est la magnitude de la force.
▪ θ est l'angle entre le vecteur force et le vecteur bras de levier (le
vecteur allant de l'axe de rotation au point d'application de la force).
▪ r_⊥ = r\sin(θ) est la composante du bras de levier perpendiculaire à
la force (le bras de levier effectif).
▪ F_⊥ = F\sin(θ) est la composante de la force perpendiculaire au bras
de levier.
o Sens du couple : Le couple est un vecteur et sa direction est donnée par la
règle de la main droite. Si le couple tend à faire tourner l'objet dans le sens
antihoraire, il est généralement considéré comme positif. S'il tend à le faire
tourner dans le sens horaire, il est considéré comme négatif.
• La Deuxième Loi de Newton pour la Rotation :
o Tout comme F_{net} = ma pour la translation, il existe une relation analogue
pour la rotation qui relie le couple net, le moment d'inertie et l'accélération
angulaire : τ_{net} = Iα
▪ τ_{net} est le couple net (la somme de tous les couples agissant sur
l'objet) autour de l'axe de rotation.
▪ I est le moment d'inertie de l'objet autour de cet axe.
▪ α est l'accélération angulaire de l'objet.
o Cette loi nous dit que plus le couple net est important, plus l'accélération
angulaire sera grande (pour un moment d'inertie donné), et plus le moment
d'inertie est grand, plus l'accélération angulaire sera petite (pour un couple net
donné).
• Énergie Cinétique de Rotation (K_rot) :
o Un objet en rotation possède de l'énergie cinétique en raison du mouvement de
ses différentes parties. L'énergie cinétique totale de rotation d'un objet rigide
est donnée par : K_{rot} = ½Iω²
▪ K_{rot} est l'énergie cinétique de rotation (en Joules).
▪ I est le moment d'inertie (en kg⋅m²).
▪ ω est la vitesse angulaire (en rad/s).
o L'énergie cinétique totale d'un objet en mouvement peut être la somme de son
énergie cinétique de translation (si son centre de masse se déplace) et de son
énergie cinétique de rotation (si l'objet tourne autour de son centre de masse).
• Travail et Puissance dans le Mouvement de Rotation :
o Le travail effectué par un couple τ qui provoque un déplacement
angulaire Δθ est : W = τ Δθ
o La puissance associée à un couple τ agissant sur un objet qui tourne à une
vitesse angulaire ω est : P = τω
• Le Moment Cinétique (Moment Angulaire) (L) : L'inertie de rotation en
mouvement
o Le moment cinétique (ou moment angulaire) est l'analogue de la quantité de
mouvement linéaire pour la rotation. Il mesure la "quantité de mouvement de
rotation" d'un objet.
o Pour un objet rigide qui tourne autour d'un axe fixe, le moment cinétique est
donné par : L = Iω
▪ L est le moment cinétique (en kg⋅m²/s ou J⋅s).
▪ I est le moment d'inertie.
▪ ω est la vitesse angulaire.
o Conservation du moment cinétique : Dans un système isolé où le couple
externe net est nul, le moment cinétique total du système est conservé. C'est un
principe de conservation très important en physique, qui explique par exemple
pourquoi une patineuse artistique qui ramène ses bras vers son corps tourne
plus rapidement (son moment d'inertie diminue, donc sa vitesse angulaire doit
augmenter pour que le moment cinétique reste constant).

Ce sont les concepts fondamentaux de la rotation des objets rigides. C'est un domaine riche
avec de nombreuses applications, allant des mouvements des planètes aux fonctionnements
des machines.
Avançons alors vers l'étude des oscillations et des ondes, qui sont des phénomènes
fondamentaux que l'on rencontre partout dans la nature, des mouvements réguliers d'une
horloge aux vibrations de la lumière.

21. Oscillations et Ondes : Les mouvements qui se répètent et qui se propagent

• Partie 1 : Oscillations (Mouvement Harmonique Simple)


o Introduction et définition d'une oscillation : Une oscillation est un
mouvement répétitif autour d'une position d'équilibre. Pensez à un pendule qui
se balance, à un ressort qui vibre après avoir été étiré ou comprimé, ou au
mouvement d'une corde de guitare pincée. Ces mouvements se répètent dans
le temps.
o Le mouvement harmonique simple (MHS) : C'est le type d'oscillation le
plus fondamental. Un système effectue un MHS lorsque la force de rappel qui
le ramène à sa position d'équilibre est directement proportionnelle à son
déplacement par rapport à cette position et est orientée dans le sens opposé au
déplacement.
o Exemples de systèmes en MHS :
▪ Le pendule simple (pour de petites oscillations) : Un poids (la
masse) suspendu à un fil léger et inextensible, qui oscille sous l'effet de
la gravité. La force de rappel est une composante de la force
gravitationnelle.
▪ Une masse attachée à un ressort : Si une masse est fixée à un ressort
et qu'on l'écarte de sa position d'équilibre, le ressort exerce une force
de rappel (force de Hooke) proportionnelle à l'étirement ou à la
compression.
o Équation du mouvement harmonique simple : Le déplacement x(t) d'un
objet en MHS en fonction du temps t peut être décrit par une fonction
sinusoïdale (sin ou cos) : x(t) = A \cos(ωt + φ) Où :
▪ A est l'amplitude de l'oscillation (le déplacement maximal par rapport
à la position d'équilibre).
▪ ω est la fréquence angulaire (en radians par seconde), qui est liée à la
vitesse de l'oscillation.
▪ t est le temps.
▪ φ est la phase initiale (en radians), qui détermine la position de l'objet
au temps t = 0.
o Période (T) et fréquence (f) :
▪ Période (T) : Le temps nécessaire pour effectuer une oscillation
complète (un cycle). Elle est mesurée en secondes. La période est
inversement proportionnelle à la fréquence angulaire : T = 2π / ω.
▪ Fréquence (f) : Le nombre d'oscillations complètes par unité de temps.
Elle est mesurée en Hertz (Hz), où 1 Hz = 1 cycle par seconde. La
fréquence est l'inverse de la période : f = 1 / T = ω / 2π.
o Énergie dans le MHS : Dans un système en MHS idéal (sans frottement),
l'énergie mécanique totale (la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie
potentielle) est conservée et oscille entre ces deux formes.
▪ Pour une masse m sur un ressort de constante de raideur k, l'énergie
potentielle élastique est U = ½kx²et l'énergie cinétique est K = ½mv².
L'énergie totale est E = ½kA² = ½mv_{max}², où v_{max} = ωA est la
vitesse maximale.
▪ Pour un pendule simple de longueur L et de masse m (pour de petites
oscillations), l'énergie potentielle gravitationnelle et l'énergie cinétique
s'échangent de manière similaire.
• Partie 2 : Ondes
o Introduction et définition d'une onde : Une onde est une perturbation qui se
propage à travers un milieu (ou dans le vide) en transportant de l'énergie, sans
transporter de matière de manière permanente. Pensez aux vagues à la surface
de l'eau, aux ondes sonores dans l'air, ou aux ondes lumineuses dans le vide.
o Ondes transversales et longitudinales :
▪ Ondes transversales : Les particules du milieu oscillent
perpendiculairement à la direction de propagation de l'onde. Exemple :
les vagues à la surface de l'eau, les ondes sur une corde vibrante, les
ondes électromagnétiques (comme la lumière et les ondes radio).
▪ Ondes longitudinales : Les particules du milieu oscillent
parallèlement à la direction de propagation de l'onde, en se comprimant
et en se dilatant. Exemple : les ondes sonores dans l'air (les molécules
d'air se rapprochent et s'éloignent dans la direction du son).
o Caractéristiques d'une onde :
▪ Amplitude (A) : Le déplacement maximal des particules du milieu par
rapport à leur position d'équilibre. Elle est liée à l'énergie transportée
par l'onde (une plus grande amplitude signifie plus d'énergie).
▪ Longueur d'onde (λ) : La distance spatiale entre deux points
consécutifs de l'onde qui sont en phase (par exemple, deux crêtes ou
deux creux). Elle est mesurée en mètres.
▪ Fréquence (f) : Le nombre d'oscillations (ou de cycles d'onde) qui
passent en un point donné par unité de temps. Elle est mesurée en
Hertz (Hz). La fréquence de l'onde est la même que la fréquence de la
source qui a produit l'onde.
▪ Période (T) : Le temps nécessaire pour qu'un cycle d'onde complet
passe en un point donné. Elle est l'inverse de la fréquence : T = 1 / f.
▪ Vitesse de propagation (v) : La vitesse à laquelle la perturbation
(l'onde) se déplace à travers le milieu. Elle est liée à la longueur d'onde
et à la fréquence par la relation : v = λf.
o L'équation des ondes (introduction conceptuelle) : Le déplacement d'une
onde progressive sinusoïdale peut être décrit par une équation mathématique
qui dépend à la fois de la position x et du temps t. Par exemple, pour une onde
se propageant dans la direction x positive : y(x, t) = A \cos(k x - ω t +
φ) Où k = 2π / λ est le nombre d'onde. Cette équation capture les variations
spatiales et temporelles de l'onde.
o Principe de superposition des ondes : Lorsque plusieurs ondes se
rencontrent en un point, le déplacement résultant en ce point est la somme
vectorielle des déplacements de chaque onde individuelle.
o Interférences : Le phénomène qui se produit lorsque deux ondes (ou plus) se
superposent. L'interférence peut être constructive (si les ondes sont en phase,
leurs amplitudes s'ajoutent, créant une onde résultante plus grande) ou
destructive (si les ondes sont en opposition de phase, leurs amplitudes se
soustraient, créant une onde résultante plus petite, voire nulle).
o Battements : Le phénomène d'interférence entre deux ondes de fréquences
légèrement différentes, qui produit une variation périodique de l'amplitude de
l'onde résultante. On perçoit cela comme des "pulsations" dans le son.
o Ondes stationnaires : Des ondes qui semblent immobiles, résultant de la
superposition de deux ondes progressives de même fréquence et de même
amplitude se propageant dans des directions opposées (par exemple, une onde
se propageant sur une corde fixée aux deux extrémités et se réfléchissant). Les
ondes stationnaires présentent des points d'amplitude nulle appelés nœuds et
des points d'amplitude maximale appelés ventres.
o Réflexion et réfraction des ondes :
▪ Réflexion : Lorsqu'une onde rencontre une surface ou une interface
entre deux milieux, une partie de l'onde est réfléchie (renvoyée).
▪ Réfraction : Lorsqu'une onde passe d'un milieu à un autre où sa
vitesse de propagation est différente, sa direction de propagation peut
changer (elle est réfractée). La réfraction est responsable de la façon
dont la lumière se courbe en passant de l'air à l'eau.
o Le spectre électromagnétique : La lumière est une onde électromagnétique.
Il existe un large spectre d'ondes électromagnétiques, allant des ondes radio
(très basse fréquence et longue longueur d'onde) aux rayons gamma (très haute
fréquence et courte longueur d'onde), en passant par les micro-ondes,
l'infrarouge, la lumière visible, l'ultraviolet et les rayons X. Toutes ces ondes
se propagent dans le vide à la vitesse de la lumière (environ 3 x 10⁸ m/s).

Ceci donne un aperçu des oscillations et des ondes. Ce sont des sujets vastes et très
importants en physique, avec de nombreuses applications dans différents domaines.

Nous allons maintenant nous plonger dans le domaine de la thermodynamique, qui est
l'étude de la chaleur et de sa relation avec d'autres formes d'énergie et de travail. C'est une
branche essentielle de la physique qui explique le fonctionnement des moteurs, des
réfrigérateurs, et de nombreux autres systèmes qui nous entourent.

22. Thermodynamique : La science de la chaleur et de l'énergie

• Introduction à la Thermodynamique :
o Définition et importance : La thermodynamique est la branche de la
physique qui traite des échanges d'énergie entre les systèmes sous forme de
chaleur et de travail, et des propriétés macroscopiques de la matière en
équilibre. Elle est fondamentale pour comprendre les processus énergétiques à
tous les niveaux, des réactions chimiques aux phénomènes météorologiques en
passant par le fonctionnement des étoiles.
o Système, environnement et frontière :
▪ Un système est la partie de l'univers que nous étudions (par exemple,
un gaz contenu dans un récipient, un moteur, un être vivant).
▪ L'environnement (ou le milieu extérieur) est tout le reste de l'univers
qui peut interagir avec le système.
▪ La frontière est la surface (réelle ou imaginaire) qui sépare le système
de son environnement. Elle peut être fixe ou mobile, et elle peut
permettre l'échange de matière et/ou d'énergie.
o Types de systèmes :
▪ Système ouvert : Peut échanger à la fois de l'énergie et de la matière
avec son environnement (par exemple, une tasse de café non couverte).
▪ Système fermé : Peut échanger de l'énergie (sous forme de chaleur ou
de travail) mais pas de matière avec son environnement (par exemple,
une ampoule électrique).
▪ Système isolé : Ne peut échanger ni énergie ni matière avec son
environnement (un système parfaitement isolé est une idéalisation,
mais une bouteille thermos bien fermée s'en approche).
o Propriétés macroscopiques et microscopiques :
▪ La thermodynamique se concentre sur les propriétés
macroscopiques des systèmes, c'est-à-dire les propriétés que l'on peut
mesurer à grande échelle sans avoir besoin de connaître le
comportement des particules individuelles (par exemple, la pression, le
volume, la température).
▪ La thermodynamique statistique fait le lien entre ces propriétés
macroscopiques et le comportement statistique des particules
microscopiques (atomes, molécules).
o Variables d'état : Les propriétés macroscopiques d'un système qui décrivent
son état physique sont appelées variables d'état. Les plus courantes sont :
▪ Pression (P) : La force par unité de surface.
▪ Volume (V) : L'espace occupé par le système.
▪ Température (T) : Une mesure de l'agitation thermique des particules.
▪ Énergie interne (U) : L'énergie totale contenue dans le système,
incluant l'énergie cinétique et potentielle des ses particules.
▪ Entropie (S) : Une mesure du désordre ou de la dispersion de l'énergie
dans le système.
▪ Le nombre de moles (n) (pour un système contenant une substance).
o Équilibre thermodynamique : Un système est en équilibre
thermodynamique lorsque ses variables d'état ne changent pas avec le temps
et qu'il n'y a pas de flux net de matière ou d'énergie à l'intérieur du système ou
entre le système et son environnement. Pour être en équilibre, le système doit
être en équilibre thermique (même température partout), en équilibre
mécanique (même pression partout) et en équilibre chimique (pas de réactions
chimiques nettes).
• La Loi Zéro de la Thermodynamique : Le concept de température
o Énoncé : Si deux systèmes sont chacun en équilibre thermique avec un
troisième système, alors ils sont en équilibre thermique entre eux.
o Explication : Cette loi peut sembler évidente, mais elle établit une base
logique pour le concept de température. Elle nous dit qu'il existe une
propriété (la température) qui est la même pour tous les systèmes en équilibre
thermique mutuel. Cela nous permet d'utiliser un thermomètre (le troisième
système) pour comparer la "chaleur" ou l'état thermique de différents objets.
o Température empirique : La loi zéro permet de définir une échelle de
température empirique.
• La Première Loi de la Thermodynamique : La conservation de l'énergie
o Énergie interne (U) : L'énergie interne d'un système est la somme de toutes
les énergies cinétiques et potentielles de toutes les particules qui le composent.
C'est une fonction d'état, ce qui signifie que sa valeur ne dépend que de l'état
actuel du système, pas de la manière dont cet état a été atteint.
o Travail (W) et Chaleur (Q) : La première loi de la thermodynamique décrit
comment l'énergie interne d'un système peut être modifiée par les échanges
d'énergie avec son environnement sous forme de travail et de chaleur.
▪ Travail (W) : L'énergie transférée lorsqu'une force provoque un
déplacement (par exemple, le travail effectué par un gaz en expansion
sur un piston). Le travail peut être effectué par le système sur
l'environnement (W > 0 selon certaines conventions) ou par
l'environnement sur le système (W < 0 selon ces conventions).
▪ Chaleur (Q) : L'énergie transférée entre le système et son
environnement en raison d'une différence de température (l'énergie
s'écoule spontanément de la région la plus chaude vers la région la plus
froide). La chaleur peut être ajoutée au système (Q > 0 selon certaines
conventions) ou retirée du système (Q < 0 selon ces conventions).
o Énoncé de la première loi : La variation de l'énergie interne (ΔU) d'un
système au cours d'une transformation est égale à la quantité de chaleur (Q)
ajoutée au système moins le travail (W) effectué par le système sur son
environnement : ΔU = Q - W (C'est l'une des conventions de signe courantes.
Une autre convention définit W comme le travail effectué sur le système, ce
qui change le signe devant W). Il est important de vérifier la convention
utilisée. Nous utiliserons celle-ci pour l'instant.
o Conventions de signe :
▪ Q > 0 : Chaleur ajoutée au système.
▪ Q < 0 : Chaleur retirée du système.
▪ W > 0 : Travail effectué par le système sur l'environnement.
▪ W < 0 : Travail effectué par l'environnement sur le système.
o Différents types de transformations :
▪ Transformation isochore (ou isovolumique) : Le volume du système
reste constant (ΔV = 0), donc le travail effectué par le système est nul
(W = 0). La première loi devient alors ΔU = Q.
▪ Transformation isobare : La pression du système reste constante. Le
travail effectué par le système lors d'une variation de volume ΔV est W
= PΔV. La première loi devient ΔU = Q - PΔV.
▪ Transformation isotherme : La température du système reste
constante (ΔT = 0). Pour un gaz parfait, l'énergie interne ne dépend que
de la température, donc ΔU = 0. La première loi devient Q = W.
▪ Transformation adiabatique : Aucun échange de chaleur n'a lieu
entre le système et son environnement (Q = 0). La première loi
devient ΔU = -W.
• La Deuxième Loi de la Thermodynamique : L'entropie et la direction des
processus
o La première loi nous dit que l'énergie est conservée, mais elle ne nous dit pas
dans quel sens les processus se déroulent spontanément. La deuxième loi de la
thermodynamique aborde cette question.
o Processus réversibles et irréversibles :
▪ Un processus réversible est un processus qui peut être inversé en
changeant infiniment peu les conditions, de sorte que le système et son
environnement reviennent à leurs états initiaux sans qu'il y ait eu de
changement net d'entropie. C'est une idéalisation.
▪ Un processus irréversible est un processus qui ne peut pas être
inversé exactement pour ramener le système et son environnement à
leurs états initiaux. La plupart des processus réels sont irréversibles
(par exemple, le frottement, la diffusion de chaleur).
o Concept d'entropie (S) : L'entropie est une fonction d'état qui mesure le
degré de désordre ou de dispersion de l'énergie dans un système. Plus le
système est désordonné ou plus l'énergie est répartie de manière uniforme,
plus son entropie est élevée.
o Énoncé de la deuxième loi (pour un système isolé) : L'entropie totale d'un
système isolé (qui n'échange ni énergie ni matière avec son environnement) ne
peut qu'augmenter ou rester constante au cours d'un processus spontané ; elle
ne peut jamais diminuer. Pour un processus réversible, la variation d'entropie
est nulle (ΔS = 0), et pour un processus irréversible, elle est positive (ΔS > 0).
o Énoncé général de la deuxième loi : La variation de l'entropie de l'univers
(système + environnement) pour tout processus est toujours supérieure ou
égale à zéro (ΔS_{univers} ≥ 0).
o Applications :
▪ Machines thermiques : Dispositifs qui convertissent la chaleur en
travail. La deuxième loi impose des limites à l'efficacité des machines
thermiques. Une machine thermique parfaite qui convertirait toute la
chaleur en travail sans rejeter de chaleur à un réservoir froid est
impossible (énoncé de Kelvin-Planck).
▪ Réfrigérateurs et pompes à chaleur : Dispositifs qui transfèrent la
chaleur d'un endroit froid vers un endroit chaud en consommant du
travail. La deuxième loi impose également des limites à leur
performance (énoncé de Clausius).
▪ Direction naturelle des processus : La deuxième loi explique
pourquoi certains processus se déroulent spontanément dans une
direction (par exemple, la chaleur s'écoule d'un corps chaud vers un
corps froid, un gaz se détend pour occuper tout le volume disponible)
et pas dans l'autre. Ces processus ont tendance à augmenter l'entropie
totale.
• La Troisième Loi de la Thermodynamique : Le zéro absolu
o Énoncé : L'entropie d'un système à température du zéro absolu (0 Kelvin ou -
273.15 °C) est une constante bien définie. Pour une substance cristalline
parfaite au zéro absolu, l'entropie est nulle (S = 0).
o Implications : La troisième loi implique qu'il est impossible d'atteindre le zéro
absolu de température en un nombre fini d'étapes.
• Introduction aux Potentiels Thermodynamiques (brièvement) :
o Pour faciliter l'analyse des systèmes dans différentes conditions (par exemple,
à température et pression constantes), les physiciens et les chimistes utilisent
des potentiels thermodynamiques tels que l'énergie libre de Helmholtz (A =
U - TS) et l'énergie libre de Gibbs (G = H - TS, où H est l'enthalpie, H = U +
PV). Ces potentiels permettent de déterminer la spontanéité des processus et
l'équilibre dans des conditions spécifiques.

La thermodynamique est un domaine vaste et profond avec de nombreuses applications


pratiques et théoriques. Nous avons ici couvert les lois fondamentales.

Après la mécanique et la thermodynamique, nous allons plonger dans un autre pilier


fondamental de la physique : l'électromagnétisme. C'est le domaine qui décrit les
phénomènes électriques et magnétiques, qui sont en réalité deux facettes d'une même force.
Sans l'électromagnétisme, pas d'électricité, pas d'aimants, pas de radio, pas de lumière... bref,
une grande partie du monde moderne n'existerait pas !
23. Électromagnétisme : Les forces invisibles qui nous
entourent
L'électromagnétisme est l'étude des forces qui agissent entre les particules chargées. Ces
forces se manifestent sous forme de champs électriques et de champs magnétiques.

23.1. Électrostatique : Les charges au repos

Commençons par les charges électriques qui ne bougent pas. C'est l'électrostatique.

• Charge Électrique (q ou Q) :
o La charge électrique est une propriété fondamentale de la matière. Elle peut
être de deux types : positive ou négative.
o Les charges de même signe se repoussent, tandis que les charges de signes
opposés s'attirent.
o L'unité de charge électrique dans le Système International (SI) est le Coulomb
(C).
o La charge est quantifiée : elle existe par multiples entiers de la charge
élémentaire (e, la charge d'un proton ou d'un électron), e ≈ 1,602 x 10⁻¹⁹ C.
o La charge est conservée : elle ne peut ni être créée ni être détruite, seulement
transférée d'un objet à l'autre.
• Loi de Coulomb :
o Cette loi décrit la force d'interaction entre deux charges ponctuelles. Elle est
très similaire à la loi de la gravitation universelle de Newton.
o La force F entre deux charges q₁ et q₂ séparées par une distance r est donnée
par :

F=kr2∣q1q2∣

Où :

▪ F est la force (en Newtons, N).


▪ q₁ et q₂ sont les magnitudes des charges (en Coulombs, C).
▪ r est la distance entre les charges (en mètres, m).
▪ k est la constante de Coulomb, k ≈ 8,9875 x 10⁹ N⋅m²/C².
o La force est attractive si les charges sont de signes opposés et répulsive si
elles sont de même signe.

• Champ Électrique (E ):
o Un champ électrique est l'espace autour d'une charge électrique où une autre
charge subirait une force électrique. On peut le visualiser avec des lignes de
champ qui partent des charges positives et vont vers les charges négatives.
o La force $\vec{F}$ subie par une charge test q₀ placée dans un champ
électrique $\vec{E}$ est donnée par :

F =q0E
o L'unité du champ électrique est le Newton par Coulomb (N/C) ou le Volt
par mètre (V/m).
• Potentiel Électrique (V) et Différence de Potentiel (Tension) :
o Le potentiel électrique en un point est l'énergie potentielle électrique par
unité de charge en ce point. C'est l'analogue de l'altitude en gravitation.
o La différence de potentiel entre deux points (souvent
appelée tension ou voltage) est le travail nécessaire pour déplacer une unité de
charge d'un point à un autre. C'est ce qui "pousse" les charges dans un circuit.
o L'unité du potentiel électrique et de la différence de potentiel est le Volt (V).
o 1 Volt = 1 Joule par Coulomb (1 J/C).
• Condensateurs :
o Un condensateur est un composant électronique capable de stocker de
l'énergie électrique sous forme de champ électrique. Il est généralement
constitué de deux plaques conductrices séparées par un isolant.
o La capacité C d'un condensateur est sa capacité à stocker de la charge par unité
de tension : C = Q/V.
o L'unité de capacité est le Farad (F).

23.2. Magnétostatique : Les phénomènes magnétiques constants

La magnétostatique s'intéresse aux champs magnétiques produits par des courants électriques
constants ou par des aimants permanents.

• Aimants et Pôles Magnétiques :


o Les aimants ont deux pôles : Nord (N) et Sud (S).
o Les pôles opposés s'attirent, et les pôles identiques se repoussent (analogue
aux charges électriques).
o Contrairement aux charges électriques, on ne peut pas isoler un pôle
magnétique : si vous coupez un aimant en deux, vous obtenez deux aimants
plus petits, chacun avec un pôle Nord et un pôle Sud.

• Champ Magnétique (B ):
o Un champ magnétique est créé par des charges électriques en mouvement
(courants électriques) ou par des matériaux magnétisés.
o Les lignes de champ magnétique partent du pôle Nord et entrent par le pôle
Sud à l'extérieur de l'aimant. Elles forment des boucles fermées.
o L'unité du champ magnétique est le Tesla (T). Une unité plus ancienne est le
Gauss (G), où 1 T = 10 000 G.
• Force Magnétique (Force de Lorentz) :
o Une charge électrique en mouvement (mais pas une charge au repos) subit une
force lorsqu'elle se déplace dans un champ magnétique.
o La force $\vec{F}$ sur une charge q se déplaçant avec une
vitesse $\vec{v}$ dans un champ magnétique $\vec{B}$ est donnée par la
loi de Lorentz :

F =q(v ×B )

Ou, en magnitude : F = |q| v B sin(θ) Où θ est l'angle


entre $\vec{v}$ et $\vec{B}$.
o La direction de cette force est perpendiculaire à la fois à la vitesse et au champ
magnétique (elle est donnée par la règle de la main droite).
o Un courant électrique (qui est un ensemble de charges en mouvement) dans un
champ magnétique subit également une force. C'est le principe de
fonctionnement des moteurs électriques.

23.3. Électrodynamique : Charges et champs en mouvement

L'électrodynamique est l'étude des champs électriques et magnétiques qui varient dans le
temps, et de la façon dont ils interagissent. C'est là que l'électricité et le magnétisme sont
unifiés.

• Courant Électrique (I) :


o Le courant électrique est le flux de charge électrique par unité de temps.
o Unité : l'Ampère (A). 1 Ampère = 1 Coulomb par seconde (1 C/s).
• Loi d'Ohm :
o Décrit la relation entre la tension V aux bornes d'un conducteur, le
courant I qui le traverse, et sa résistance R.
o V = IR
o L'unité de résistance est l'Ohm (Ω).
• Lois de Kirchhoff :
o Loi des nœuds (ou loi des courants) : La somme des courants qui entrent
dans un nœud (point de jonction) d'un circuit est égale à la somme des
courants qui en sortent. C'est une application de la conservation de la charge.
o Loi des mailles (ou loi des tensions) : La somme algébrique des différences
de potentiel (tensions) le long de toute boucle fermée dans un circuit est nulle.
C'est une application de la conservation de l'énergie.
• Loi de Faraday-Lenz (Induction Électromagnétique) :
o Cette loi est cruciale et établit qu'un changement de flux magnétique à
travers une bobine (circuit) induit une force électromotrice (FEM), c'est-à-dire
une tension. C'est le principe des générateurs électriques et des
transformateurs.
o La loi de Lenz donne la direction du courant induit : il s'oppose toujours à la
cause qui lui a donné naissance (conservation de l'énergie).
• Ondes Électromagnétiques :
o La grande unification de l'électricité et du magnétisme vient des équations de
Maxwell, qui ont montré que des champs électriques et magnétiques qui
varient dans le temps peuvent s'engendrer mutuellement et se propager sous
forme d'ondes électromagnétiques.
o Ces ondes ne nécessitent pas de milieu matériel pour se propager et voyagent
dans le vide à la vitesse de la lumière (c ≈ 3 x 10⁸ m/s).
o La lumière visible, les ondes radio, les micro-ondes, les rayons X, etc., sont
toutes des formes d'ondes électromagnétiques, faisant partie du spectre
électromagnétique. Elles ne diffèrent que par leur fréquence et leur longueur
d'onde.

Ceci conclut une introduction détaillée à l'électromagnétisme. C'est un domaine très riche, qui
va des simples circuits électriques aux technologies de communication sans fil, en passant par
le fonctionnement de la lumière elle-même.
Après l'électromagnétisme, il est tout naturel de se tourner vers l'optique, l'étude de la
lumière et de ses interactions avec la matière. C'est un domaine qui nous permet de
comprendre comment nous voyons le monde, comment fonctionnent les appareils photo, les
télescopes, et même la nature de la lumière elle-même.

24. Optique : La Science de la Lumière


L'optique se divise traditionnellement en deux grandes branches : l'optique géométrique, qui
traite la lumière comme des rayons, et l'optique ondulatoire (ou physique), qui considère la
lumière comme une onde.

24.1. Introduction à la Lumière et à l'Optique

• Qu'est-ce que l'Optique ? L'optique est la branche de la physique qui étudie le


comportement et les propriétés de la lumière, y compris ses interactions avec la
matière et la fabrication d'instruments qui l'utilisent ou la détectent.
• La Nature de la Lumière : Pendant longtemps, les scientifiques ont débattu de la
nature fondamentale de la lumière :
o Théorie corpusculaire (Newton) : La lumière est composée de minuscules
particules (corpuscules). Cela expliquait bien la réflexion et la réfraction.
o Théorie ondulatoire (Huygens, Young, Fresnel) : La lumière est une onde.
Cette théorie a pu expliquer des phénomènes comme l'interférence et la
diffraction, que la théorie corpusculaire ne pouvait pas.
o L'unification (Maxwell) : James Clerk Maxwell a montré que la lumière est
une onde électromagnétique. C'est une combinaison de champs électriques et
magnétiques oscillants qui se propagent dans l'espace.
• Le Dualisme Onde-Corpuscule : Au début du 20e siècle, la physique quantique a
révélé que la lumière (et toute la matière !) présente un dualisme onde-particule.
Cela signifie que la lumière peut se comporter à la fois comme une onde (par
exemple, lors de la diffraction) et comme une particule (appelée photon, par exemple,
dans l'effet photoélectrique). Pour l'optique que nous allons étudier, nous utiliserons le
modèle le plus approprié à la situation.

24.2. Optique Géométrique : La lumière comme un rayon

L'optique géométrique est une simplification de l'optique qui considère la lumière comme
des rayons lumineux se propageant en ligne droite. Elle est très utile pour étudier la
formation d'images par les miroirs et les lentilles.

• La Lumière comme Rayon : Dans ce modèle, un rayon lumineux est une ligne
imaginaire qui indique la direction de propagation de la lumière.
• Réflexion : Le phénomène par lequel la lumière rebondit sur une surface.
o Lois de la Réflexion :
1. Le rayon incident, le rayon réfléchi et la normale (ligne
perpendiculaire à la surface au point d'incidence) sont tous dans le
même plan.
2. L'angle d'incidence (θ_i) est égal à l'angle de réflexion (θ_r). Ces
angles sont mesurés par rapport à la normale.
θi=θr

o Types de Réflexion :
▪ Réflexion spéculaire : Se produit sur des surfaces lisses et brillantes
(comme un miroir). Les rayons sont réfléchis dans une direction
unique, formant une image claire.
▪ Réflexion diffuse : Se produit sur des surfaces rugueuses (comme un
mur peint). Les rayons sont réfléchis dans de multiples directions, ce
qui nous permet de voir la surface mais ne forme pas d'image claire.
o Miroirs Plans : Un miroir plat forme une image virtuelle (la lumière ne passe
pas réellement par l'image), droite (dans le même sens que l'objet) et
de même taille que l'objet. L'image est aussi loin derrière le miroir que l'objet
est devant.
o Miroirs Sphériques : Ce sont des miroirs dont la surface est une partie d'une
sphère.
▪ Miroir concave : La surface réfléchissante est l'intérieur de la sphère
(comme l'intérieur d'une cuillère). Ils convergent les rayons lumineux
parallèles vers un point appelé foyer (F).
▪ Miroir convexe : La surface réfléchissante est l'extérieur de la sphère
(comme l'extérieur d'une cuillère). Ils divergent les rayons lumineux
parallèles, qui semblent provenir d'un foyer virtuel derrière le miroir.
▪ Caractéristiques : Centre de courbure (C), Foyer (F), Axe optique
(axe principal). La distance focale (f) est la distance entre le miroir et
le foyer. Pour un miroir sphérique, f = R/2 où R est le rayon de
courbure.
▪ Formation d'images : On utilise des tracés de rayons (rayon parallèle
passant par F, rayon passant par F devenant parallèle, rayon passant
par C revenant sur lui-même) ou la formule des miroirs pour
déterminer la position, la taille et la nature (réelle/virtuelle,
droite/inversée) de l'image.
• Réfraction : Le phénomène par lequel la lumière change de direction lorsqu'elle
passe d'un milieu transparent à un autre (par exemple, de l'air à l'eau ou au verre).
Cela se produit parce que la vitesse de la lumière est différente dans des milieux
différents.
o Indice de Réfraction (n) : Une propriété d'un milieu transparent qui mesure
la vitesse de la lumière dans ce milieu par rapport à la vitesse de la lumière
dans le vide (c).

n=vc

Où v est la vitesse de la lumière dans le milieu. L'indice de réfraction de l'air


est n_air ≈ 1, celui de l'eau est n_eau ≈ 1,33, et celui du verre est n_verre
≈ 1,5.

o Lois de Snell-Descartes : Décrivent la relation entre les angles et les indices


de réfraction lorsque la lumière passe d'un milieu à un autre.

1. Le rayon incident, le rayon réfracté et la normale sont tous dans le


même plan.
2. n₁ sin(θ₁) = n₂ sin(θ₂) Où n₁ et n₂ sont les indices de réfraction
des deux milieux, et θ₁ et θ₂ sont les angles d'incidence et de réfraction
(mesurés par rapport à la normale).
o Profondeur Apparente : La réfraction explique pourquoi un objet sous l'eau
semble moins profond qu'il ne l'est réellement.
o Réflexion Totale Interne : Lorsque la lumière passe d'un milieu plus dense
(indice de réfraction plus élevé) à un milieu moins dense (indice de réfraction
plus faible), il existe un angle critique au-delà duquel la lumière ne peut plus
être réfractée et est entièrement réfléchie à l'intérieur du milieu dense. Ce
principe est utilisé dans les fibres optiques.
• Lentilles Minces : Les lentilles sont des dispositifs transparents qui utilisent la
réfraction pour courber les rayons lumineux et former des images.
o Types de lentilles :
▪ Lentilles convergentes (ou convexes) : Plus épaisses au centre qu'aux
bords. Elles convergent les rayons lumineux parallèles vers un foyer
réel.
▪ Lentilles divergentes (ou concaves) : Plus minces au centre qu'aux
bords. Elles divergent les rayons lumineux parallèles, qui semblent
provenir d'un foyer virtuel.
o Caractéristiques : Centre optique (le centre de la lentille), Foyers (F et F').
o Formule des Lentilles Minces (Relation de Conjugaison) : Relie la distance
de l'objet (p), la distance de l'image (q) et la distance focale (f) de la lentille.

p1+q1=f1

Des conventions de signe sont essentielles pour utiliser cette formule (par
exemple, f est positif pour les lentilles convergentes et négatif pour les
divergentes).

o Grandissement (G) : Le rapport entre la taille de l'image (h') et la taille de


l'objet (h), et aussi entre les distances de l'image et de l'objet : G = h'/h = -
q/p. Un G négatif indique une image inversée.
o Puissance d'une lentille (P) : Mesure la capacité d'une lentille à faire
converger ou diverger la lumière. Elle est l'inverse de la distance focale,
mesurée en dioptries (δ) lorsque f est en mètres.

P=f1

• Instruments Optiques :
o L'œil humain : Un système optique complexe où le cristallin agit comme une
lentille convergente, focalisant la lumière sur la rétine.
o Loupe : Une simple lentille convergente utilisée pour agrandir les petits
objets.
o Microscope : Utilise deux systèmes de lentilles (objectif et oculaire) pour
obtenir un fort grandissement et observer des objets très petits.
o Télescope : Utilise un objectif (lentille ou miroir) pour collecter la lumière
d'objets lointains et un oculaire pour agrandir l'image résultante.

24.3. Optique Ondulatoire (ou Optique Physique) : La lumière comme une


onde
L'optique ondulatoire étudie les phénomènes qui ne peuvent pas être expliqués par le modèle
des rayons lumineux et qui nécessitent de considérer la nature ondulatoire de la lumière.

• Interférences : Le phénomène qui se produit lorsque deux ondes lumineuses


cohérentes (de même fréquence et ayant une relation de phase constante) se
superposent, produisant un motif de zones lumineuses (interférence constructive) et
sombres (interférence destructive).
o Expérience des fentes de Young : L'expérience classique qui démontre la
nature ondulatoire de la lumière en montrant un motif d'interférence (franges)
lorsqu'une lumière passe à travers deux petites fentes rapprochées.
• Diffraction : Le phénomène par lequel la lumière s'étale ou se courbe lorsqu'elle
rencontre un obstacle ou une ouverture dont la taille est comparable à sa longueur
d'onde. C'est pourquoi on peut entendre quelqu'un derrière un coin, même si on ne le
voit pas (les ondes sonores ont des longueurs d'onde plus grandes que les ondes
lumineuses, ce qui rend la diffraction du son plus perceptible dans la vie courante).
o Diffraction par une fente unique : Produit un motif de bande centrale
brillante et de bandes latérales de moins en moins lumineuses.
o Réseaux de diffraction : Des dispositifs avec de nombreuses fentes
rapprochées qui produisent des motifs de diffraction et d'interférence très nets,
utiles pour décomposer la lumière en ses différentes longueurs d'onde
(spectroscopie).
• Polarisation : La lumière non polarisée est constituée d'ondes dont les champs
électriques oscillent dans toutes les directions perpendiculaires à la direction de
propagation. La lumière polarisée est de la lumière dont les oscillations du champ
électrique sont confinées à un seul plan.
o Filtres polarisants : Absorbent les ondes lumineuses qui ne sont pas alignées
avec leur axe de polarisation, ne laissant passer que la lumière polarisée.
Utilisés dans les lunettes de soleil polarisantes et les écrans LCD.
o Polarisation par réflexion : La lumière réfléchie sur une surface non
métallique (comme l'eau ou le verre) est partiellement polarisée.

Nous avons maintenant parcouru l'optique, de la simple réflexion aux phénomènes plus
complexes des interférences et de la polarisation.

Il nous reste un dernier grand domaine pour cette introduction approfondie à la physique :
la physique moderne, qui inclut la relativité et la physique quantique. C'est un voyage
fascinant qui a révolutionné notre compréhension de l'univers au 20e siècle.

Accrochez-vous, car nous allons maintenant nous aventurer dans les profondeurs de
la physique moderne, un domaine qui a complètement bouleversé notre compréhension de
l'univers au début du 20e siècle. Oubliez certaines de nos intuitions quotidiennes, car à
l'échelle de l'infiniment petit et de l'infiniment rapide, le monde se comporte de manière
étonnamment différente.

25. Physique Moderne : Le Tournant du XXe Siècle


Jusqu'à la fin du 19e siècle, la physique classique (Newton, Maxwell, etc.) semblait expliquer
presque tout. Cependant, quelques "petites" anomalies et observations inexpliquées ont
poussé les scientifiques à chercher de nouvelles théories, conduisant à deux révolutions
majeures : la relativité et la mécanique quantique.

25.1. La Relativité (Albert Einstein) : Espace, Temps et Énergie Redéfinis

La théorie de la relativité d'Einstein a transformé notre perception de l'espace, du temps et de


la gravité.

• La Relativité Restreinte (1905) : Mouvement à Grande Vitesse Cette théorie


s'applique aux objets se déplaçant à des vitesses proches de celle de la lumière et
repose sur deux principes fondamentaux :
1. Principe de Relativité : Les lois de la physique sont les mêmes pour tous les
observateurs se déplaçant à une vitesse constante les uns par rapport aux autres
(appelés "référentiels inertiels"). Imaginez que vous êtes dans un train sans
fenêtres se déplaçant en douceur ; vous ne pouvez pas savoir si vous êtes en
mouvement ou au repos sans regarder dehors.
2. Constance de la Vitesse de la Lumière : La vitesse de la lumière dans le vide
(c, environ 300 000 km/s) est la même pour tous les observateurs, quelle que
soit leur propre vitesse ou la vitesse de la source lumineuse. C'est le point le
plus contre-intuitif et le plus fondamental de la théorie.

Ces deux principes ont des conséquences stupéfiantes sur notre perception de l'espace
et du temps :

o Dilatation du Temps : Le temps s'écoule plus lentement pour un objet en


mouvement par rapport à un observateur au repos. Si vous voyagiez très vite
dans l'espace, votre montre (et votre corps) ralentirait par rapport à quelqu'un
resté sur Terre. C'est un effet réel et mesurable (par exemple, avec des
horloges atomiques à bord d'avions ou avec les particules cosmiques).
o Contraction des Longueurs : La longueur d'un objet en mouvement semble
plus courte dans la direction de son mouvement pour un observateur au repos.
Plus l'objet va vite, plus il semble se contracter.
o Perte de Simultanéité : Deux événements qui se produisent simultanément
pour un observateur peuvent ne pas l'être pour un autre observateur en
mouvement relatif. La simultanéité n'est pas absolue.
o Équivalence Masse-Énergie (E=mc²) : C'est la formule la plus célèbre de la
physique ! Elle stipule que la masse (m) et l'énergie (E) sont deux formes
interchangeables de la même chose. Une petite quantité de masse peut être
convertie en une énorme quantité d'énergie (comme dans les réactions
nucléaires du Soleil ou les bombes atomiques), et inversement, l'énergie peut
se transformer en masse. c² est juste un énorme facteur de conversion.
• La Relativité Générale (1915) : Gravité et Espace-Temps La relativité générale est
une théorie de la gravitationqui a remplacé la loi de la gravitation universelle de
Newton.
o La Gravité comme Courbure de l'Espace-Temps : Einstein a proposé que
la gravité n'est pas une force mystérieuse qui agit à distance, mais une
manifestation de la courbure de l'espace-temps causée par la présence de
masse et d'énergie. Les objets massifs (comme les planètes ou les étoiles)
déforment l'espace-temps autour d'eux, et c'est cette déformation qui dicte la
façon dont les autres objets (et la lumière) se déplacent. Imaginez une boule de
bowling sur un trampoline tendu : elle crée une dépression, et une bille roulant
près de la boule de bowling sera déviée vers elle, comme si elle était "attirée".
o Conséquences : La relativité générale a prédit des phénomènes comme la
déviation de la lumière par la gravité (observée lors des éclipses solaires),
l'existence des trous noirs (des régions de l'espace-temps si fortement
courbées que rien, pas même la lumière, ne peut s'en échapper) et des ondes
gravitationnelles (des "rides" dans l'espace-temps qui se propagent à la
vitesse de la lumière, détectées pour la première fois en 2015).

25.2. La Physique Quantique : Le Monde Étrange de l'Infiniment Petit

La mécanique quantique est la théorie qui décrit le comportement de la matière et de l'énergie


à l'échelle atomique et subatomique. Elle est incroyablement précise et à la base de toute la
technologie moderne, mais ses concepts sont souvent contre-intuitifs.

• Le Monde Microscopique : À l'échelle de l'atome, les lois de la physique classique


ne fonctionnent plus. Par exemple, les électrons ne tournent pas autour du noyau
comme des planètes autour du Soleil.
• Quantification de l'Énergie : Max Planck a introduit l'idée que l'énergie n'est pas
continue mais est émise ou absorbée par paquets discrets appelés quanta. C'était une
idée révolutionnaire. Plus tard, Niels Bohr a appliqué cette idée aux atomes, suggérant
que les électrons ne peuvent occuper que des niveaux d'énergie spécifiques autour du
noyau.
• Le Photon : Le Quantique de Lumière
o Einstein a étendu l'idée de Planck en proposant que la lumière elle-même est
composée de paquets d'énergie appelés photons.
o L'effet photoélectrique (l'émission d'électrons par un matériau lorsqu'il est
éclairé par la lumière) ne pouvait être expliqué que si la lumière était
composée de ces particules d'énergie. Cela a renforcé l'idée du dualisme onde-
particule de la lumière.
• Dualité Onde-Particule :
o Louis de Broglie a étendu le concept : non seulement la lumière peut agir
comme une particule, mais les particules de matière (comme les électrons,
les protons, et même les atomes entiers) peuvent aussi se comporter comme
des ondes !
o Cette dualité est fondamentale en mécanique quantique. Par exemple, le
microscope électronique utilise la nature ondulatoire des électrons pour "voir"
des objets beaucoup plus petits que ce que la lumière visible permet.
• Principe d'Incertitude de Heisenberg :
o Un des principes les plus célèbres et les plus déroutants de la mécanique
quantique. Il stipule qu'il est impossible de connaître simultanément avec une
précision absolue certaines paires de propriétés d'une particule, comme
sa position et sa quantité de mouvement (sa vitesse). Plus vous mesurez
l'une avec précision, moins vous pouvez mesurer l'autre avec précision.
o Ce n'est pas un problème lié à nos instruments de mesure ; c'est une propriété
fondamentale de la nature à l'échelle microscopique.
• Nature Probabiliste :
o En mécanique quantique, on ne peut pas toujours prédire avec certitude le
résultat d'une mesure unique. Au lieu de cela, la théorie décrit la probabilité
qu'un certain résultat se produise. Les particules ne sont pas "ici" ou "là" mais
existent plutôt comme une "nuage" de probabilités (décrit par une fonction
d'onde) jusqu'à ce qu'une mesure les force à prendre une position ou un état
défini.
• Implications et Applications :
o La physique quantique est la base de notre compréhension des atomes,
des molécules et de la chimie.
o Elle a donné naissance à des technologies révolutionnaires comme
les lasers (utilisés dans les lecteurs CD/DVD, les fibres optiques, les
chirurgies), les semi-conducteurs (composants clés des ordinateurs et des
smartphones), les transistors, la résonance magnétique nucléaire (IRM) en
médecine, et ouvre la voie à l'informatique quantique de demain.

Vous avez fait un excellent travail en parcourant ces concepts fondamentaux de la physique !
Nous avons couvert l'essentiel de la mécanique classique (mouvement, forces, énergie), une
introduction à la thermodynamique (chaleur et énergie), l'électromagnétisme (charges,
courants, lumière) et un aperçu de la physique moderne (relativité et mécanique quantique).

Où allons-nous à partir d'ici ?


Maintenant que nous avons posé ces bases solides, plusieurs chemins s'offrent à nous, selon
ce qui vous intéresse le plus :

1. Approfondir un domaine spécifique : Nous pourrions revenir sur l'un des sujets que
nous avons abordés (par exemple, faire plus d'exercices sur les lois de Newton,
explorer plus en détail les circuits électriques, ou discuter des implications de la
relativité).
2. Appliquer la physique : Nous pourrions nous pencher sur des applications concrètes
de la physique dans la vie quotidienne ou dans des domaines technologiques.
3. Aborder de nouveaux domaines : Si vous le souhaitez, nous pourrions explorer
d'autres branches de la physique, comme l'astrophysique et la cosmologie (l'étude
des étoiles, des galaxies et de l'univers à grande échelle) ou la physique nucléaire et
des particules (l'étude de l'infiniment petit au-delà des atomes).

26. Astrophysique et Cosmologie : L'Exploration de


l'Univers
L'astrophysique utilise les lois de la physique que nous avons étudiées (mécanique,
thermodynamique, électromagnétisme, relativité et mécanique quantique) pour expliquer les
phénomènes célestes.

26.1. Les Outils de l'Astrophysicien : Lumière et Télescopes

Puisque nous ne pouvons pas "toucher" les objets célestes, la lumière est notre principale
source d'information.

• Le Spectre Électromagnétique :
o Les étoiles et autres objets cosmiques émettent de la lumière sur toutes les
longueurs d'onde du spectre électromagnétique, pas seulement la lumière
visible.
o Chaque type de rayonnement (ondes radio, infrarouge, visible, ultraviolet,
rayons X, rayons gamma) nous révèle des informations différentes sur la
température, la composition et les processus énergétiques des objets.
o Par exemple, les ondes radio peuvent traverser la poussière interstellaire,
tandis que les rayons X sont souvent émis par des gaz très chauds ou des
phénomènes violents comme les trous noirs.
• Les Télescopes : Nos Yeux vers l'Univers :
o Télescopes optiques : Collectent la lumière visible. Ils peuvent être
réfracteurs (lentilles) ou réflecteurs (miroirs). Plus le diamètre (ouverture) est
grand, plus ils collectent de lumière et plus ils voient loin ou en détail.
o Télescopes non-optiques : Des instruments spécialisés pour détecter d'autres
longueurs d'onde (radiotélescopes, télescopes spatiaux pour l'infrarouge,
l'ultraviolet, les rayons X et gamma, car l'atmosphère terrestre bloque ces
rayonnements).
o Astronomie multi-messagers : Aujourd'hui, on ne se contente plus de la
lumière. On étudie aussi les ondes gravitationnelles (des "rides" dans
l'espace-temps causées par des événements cosmiques violents, détectées par
des observatoires comme LIGO) et les neutrinos (particules fantomatiques
issues de réactions nucléaires dans les étoiles ou les supernovas).

26.2. Les Étoiles : Cycles de Vie et Types

Les étoiles sont les briques fondamentales de l'univers, là où se déroulent les processus de
fusion nucléaire qui créent les éléments plus lourds.

• Naissance d'une Étoile :


o Les étoiles naissent dans de gigantesques nuages de gaz et de poussière
(nébuleuses).
o Sous l'effet de leur propre gravité, ces nuages commencent à se contracter.
o À mesure que la matière se condense, la pression et la température augmentent
en son centre.
o Lorsque la température atteint des millions de degrés Celsius, les réactions
de fusion nucléaire démarrent : l'hydrogène se transforme en hélium, libérant
une énorme quantité d'énergie. C'est une proto-étoile qui devient une étoile
"allumée".
• La Séquence Principale :
o Une fois allumée, une étoile passe la majeure partie de sa vie (des millions à
des milliards d'années) dans une phase stable appelée la séquence principale.
o Pendant cette phase, la force de gravité qui tend à faire s'effondrer l'étoile est
équilibrée par la pression de radiation générée par les réactions de fusion en
son cœur.
o La masse de l'étoile détermine sa durée de vie et son destin. Les étoiles plus
massives sont plus chaudes, plus brillantes, mais vivent beaucoup moins
longtemps.
• Fin de Vie des Étoiles :
o Lorsque l'étoile a épuisé son "carburant" d'hydrogène dans son cœur, son
équilibre est rompu, et elle commence sa transformation.
o Étoiles de faible à moyenne masse (comme notre Soleil) : Elles se
transforment en géantes rouges (leur enveloppe externe se dilate
énormément). Ensuite, elles perdent leurs couches externes, formant
une nébuleuse planétaire, et le cœur résiduel se contracte en une naine
blanche (un objet très dense qui se refroidit lentement).
o Étoiles massives (plus de 8 fois la masse du Soleil) : Leur fin est beaucoup
plus dramatique. Après la phase de géante rouge, elles peuvent devenir
des supergéantes rouges et finalement s'effondrer sur elles-mêmes dans une
explosion gigantesque appelée supernova.
▪ Le cœur résiduel de la supernova peut devenir une étoile à
neutrons (un objet incroyablement dense, où les protons et les
électrons ont fusionné pour former des neutrons).
▪ Si l'étoile initiale était extrêmement massive, le cœur résiduel peut
s'effondrer au-delà de tout point, formant un trou noir (une région de
l'espace-temps d'où rien, pas même la lumière, ne peut s'échapper,
comme nous l'avons vu avec la relativité générale).

26.3. Les Galaxies : Les Univers-Îles

Les galaxies sont de vastes collections d'étoiles, de gaz, de poussière et de matière noire, liées
par la gravité.

• Types de Galaxies :
o Galaxies spirales : Comme notre propre Voie Lactée, elles ont un bulbe
central et des bras spiraux où se forment de jeunes étoiles.
o Galaxies elliptiques : Souvent plus vieilles, avec peu de formation d'étoiles,
et une forme plus sphérique ou elliptique.
o Galaxies irrégulières : Sans forme définie, souvent le résultat de collisions
galactiques.
• La Voie Lactée : Notre Maison Cosmique :
o Nous vivons dans une galaxie spirale barrée d'environ 100 000 années-lumière
de diamètre, contenant entre 200 et 400 milliards d'étoiles.
o Au centre de la Voie Lactée se trouve un trou noir supermassif appelé
Sagittarius A*.
• Interactions Galactiques : Les galaxies ne sont pas statiques. Elles peuvent entrer en
collision et fusionner, ce qui joue un rôle majeur dans leur évolution. Notre Voie
Lactée est d'ailleurs en route pour une future collision avec la galaxie d'Andromède.

26.4. La Cosmologie : L'Univers dans son Ensemble

La cosmologie est l'étude de l'origine, de l'évolution et de la structure à grande échelle de


l'univers.

• Le Big Bang : L'Origine de l'Univers :


o La théorie dominante sur l'origine de l'univers est le Big Bang. Selon cette
théorie, l'univers a commencé il y a environ 13,8 milliards d'années à partir
d'un état extrêmement chaud et dense, puis s'est étendu et refroidi.
o Preuves du Big Bang :
▪ L'expansion de l'Univers (Loi de Hubble) : Les galaxies s'éloignent
les unes des autres, et plus elles sont lointaines, plus elles s'éloignent
rapidement. Cela suggère un début où tout était rassemblé.
▪ Le Fond Diffus Cosmologique (CMB - Cosmic Microwave
Background) : Un rayonnement micro-ondes omniprésent, vestige de
la chaleur du jeune univers (environ 380 000 ans après le Big Bang,
lorsque l'univers est devenu transparent). C'est la "première lumière"
de l'univers.
▪ L'abondance des éléments légers : Les proportions d'hydrogène,
d'hélium et de lithium observées dans l'univers correspondent aux
prédictions des modèles du Big Bang pour la nucléosynthèse
primordiale.
• L'Expansion de l'Univers :
o L'univers est en expansion continue. Ce n'est pas que les galaxies se
déplacent dans l'espace, mais plutôt que l'espace lui-même s'étire entre les
galaxies.
o Énergie Sombre : Curieusement, l'expansion de l'univers ne ralentit pas à
cause de la gravité, mais elle accélère. Les scientifiques attribuent cette
accélération à une force mystérieuse appelée énergie sombre, dont la nature
est encore inconnue. Elle représenterait environ 68% de la densité d'énergie de
l'univers.
• Matière Noire :
o Les observations de la rotation des galaxies et des mouvements des amas de
galaxies suggèrent qu'il y a beaucoup plus de masse présente que ce que nous
pouvons voir. Cette masse "manquante" est appelée matière noire.
o La matière noire n'interagit pas avec la lumière (d'où son nom), et sa nature est
également l'un des plus grands mystères de la physique moderne. Elle
représenterait environ 27% de la densité d'énergie de l'univers.
o La matière ordinaire (celle dont nous sommes faits, et que nous voyons dans
les étoiles et les galaxies) ne représente qu'environ 5% de l'univers.
• Le Destin de l'Univers :
o Le destin ultime de l'univers dépend de la densité de matière et d'énergie
sombre.
o Avec l'accélération de l'expansion, le scénario le plus probable est le "Big
Freeze" ou "Mort Thermique" : l'univers continuera à s'étendre indéfiniment,
devenant de plus en plus froid et vide à mesure que les étoiles s'éteignent et
que la matière se disperse

Nous allons maintenant nous plonger dans l'infiniment petit, au cœur même de la matière,
avec la physique nucléaire et la physique des particules ! C'est un domaine fascinant qui
cherche à comprendre les briques fondamentales de l'univers et les forces qui les régissent.

27. Physique Nucléaire et Particules : Au Cœur de la


Matière et de l'Univers
Ces branches de la physique étudient la structure et les propriétés des noyaux atomiques
(physique nucléaire) et les constituants fondamentaux de la matière et leurs interactions
(physique des particules).
27.1. Physique Nucléaire : Le Noyau Atomique

Nous avons vu que les atomes sont composés d'un noyau central et d'électrons qui orbitent
autour de lui. La physique nucléaire se concentre sur ce noyau.

• Le Noyau Atomique :
o Le noyau est la partie centrale et très dense de l'atome. Il est environ 100 000
fois plus petit que l'atome lui-même, mais il contient presque toute la masse de
l'atome.
o Il est composé de deux types de particules : les protons (chargés
positivement) et les neutrons (sans charge électrique). Ensemble, ils sont
appelés nucléons.
o Le nombre de protons (Z) détermine le type d'élément chimique (par exemple,
l'hydrogène a 1 proton, l'hélium 2, etc.). C'est le numéro atomique.
o Le nombre total de nucléons (protons + neutrons) est le nombre de masse (A).
o Les isotopes sont des atomes du même élément (même nombre de protons)
mais avec un nombre différent de neutrons. Par exemple, le carbone-12 (6
protons, 6 neutrons) et le carbone-14 (6 protons, 8 neutrons).
• Les Forces Nucléaires :
o Comment des protons, tous chargés positivement, peuvent-ils rester liés si
étroitement dans le noyau sans se repousser électriquement ? C'est grâce à
deux forces fondamentales :
▪ La Force Nucléaire Forte (ou Interaction Forte) : C'est la force la
plus puissante de l'univers, mais elle n'agit qu'à très courte portée (à
l'échelle du noyau). Elle est responsable de la liaison des quarks entre
eux (dans les protons et neutrons) et de la liaison des protons et
neutrons entre eux dans le noyau. Elle est environ 100 fois plus forte
que la force électromagnétique à ces distances.
▪ La Force Nucléaire Faible (ou Interaction Faible) : Cette force est
responsable de certains types de désintégration radioactive, notamment
la désintégration bêta (où un neutron se transforme en proton, ou
vice-versa, en émettant un électron ou un positron et un neutrino). Elle
est beaucoup plus faible que la force forte et la force
électromagnétique.
• Radioactivité :
o Certains noyaux atomiques sont instables et se désintègrent spontanément en
émettant des particules et de l'énergie pour atteindre un état plus stable. C'est
la radioactivité.
o Types de désintégration radioactive :
▪ Désintégration Alpha (α) : Le noyau émet une particule alpha (un
noyau d'hélium, composé de 2 protons et 2 neutrons). Cela réduit le
nombre atomique et le nombre de masse du noyau parent.
▪ Désintégration Bêta (β) :
▪ Bêta-moins (β⁻) : Un neutron se transforme en proton, un
électron (particule bêta) et un antineutrino sont émis. Le
nombre atomique augmente de 1, le nombre de masse reste
inchangé.
▪ Bêta-plus (β⁺) : Un proton se transforme en neutron, un
positron (antiparticule de l'électron) et un neutrino sont émis.
Le nombre atomique diminue de 1, le nombre de masse reste
inchangé.
▪ Désintégration Gamma (γ) : Un noyau est dans un état excité et émet
un photon de haute énergie (rayon gamma) pour revenir à un état
d'énergie plus faible. Cela ne change ni le nombre atomique ni le
nombre de masse.
o Demi-vie (Période radioactive) : C'est le temps nécessaire pour que la moitié
des noyaux d'un échantillon radioactif se désintègrent. Chaque isotope
radioactif a une demi-vie qui lui est propre, allant de fractions de seconde à
des milliards d'années.
o Applications de la radioactivité : Datation au carbone 14 (archéologie),
médecine nucléaire (imagerie, radiothérapie), stérilisation, détecteurs de
fumée.
• Réactions Nucléaires :
o Les réactions nucléaires impliquent des changements dans la composition des
noyaux atomiques, souvent en libérant d'énormes quantités d'énergie
(conformément à E=mc²).
o Fission Nucléaire : C'est la division d'un gros noyau instable (comme
l'uranium-235) en deux ou plusieurs noyaux plus petits, libérant des neutrons
et une quantité massive d'énergie. C'est le principe des centrales
nucléaires (pour produire de l'électricité) et des bombes atomiques (type A).
o Fusion Nucléaire : C'est la combinaison de deux noyaux légers (comme le
deutérium et le tritium, des isotopes de l'hydrogène) pour former un noyau
plus lourd, libérant une quantité d'énergie encore plus gigantesque que la
fission. C'est le processus qui alimente les étoiles (y compris notre Soleil) et
les bombes thermonucléaires (bombes H). La recherche vise à maîtriser la
fusion pour produire une énergie propre et quasi illimitée sur Terre.

27.2. Physique des Particules (ou Physique des Hautes Énergies) : Les
Constituants Fondamentaux

La physique des particules va encore plus loin que le noyau pour explorer les briques les plus
élémentaires de la matière et les forces qui les lient.

• Le Modèle Standard de la Physique des Particules :


o C'est la théorie la plus aboutie que nous ayons pour décrire les particules
élémentaires et trois des quatre forces fondamentales de la nature (forte, faible,
électromagnétique). La gravité n'est pas incluse.
o Il classe les particules en deux grandes catégories :
▪ Particules de Matière (Fermions) : Ce sont les constituants
fondamentaux de la matière. Elles sont divisées en :
▪ Quarks : Il y a six "saveurs" de quarks : up (u), down (d),
charm (c), strange (s), top (t), et bottom (b). Les protons et les
neutrons ne sont pas des particules élémentaires ; ce sont
des hadrons (composés de quarks). Un proton est composé de
deux quarks up et un quark down (uud), et un neutron de un
quark up et deux quarks down (udd).
▪ Leptons : Il y a six types de leptons : l'électron (e⁻),
le muon (μ⁻), le tauon (τ⁻) et leurs trois neutrinos associés
(ν_e, ν_μ, ν_τ). Les neutrinos sont des particules très légères et
très difficiles à détecter.
▪ Particules Médiatrices de Force (Bosons de jauge) : Ce sont les
"messagers" qui transmettent les forces entre les particules de matière.
▪ Photon (γ) : La particule médiatrice de l'interaction
électromagnétique. Il est responsable de la lumière, de
l'électricité et du magnétisme.
▪ Gluons (g) : Les particules médiatrices de l'interaction forte.
Ils "collent" les quarks ensemble pour former des protons et des
neutrons.
▪ Bosons W⁺, W⁻ et Z⁰ : Les particules médiatrices de
l'interaction faible. Ils sont impliqués dans les désintégrations
radioactives.
▪ Graviton (hypothétique) : La particule hypothétique qui
transmettrait la gravité. Elle n'a pas encore été détectée et n'est
pas encore intégrée au Modèle Standard.
• Le Boson de Higgs : La particule qui donne de la masse
o En 2012, le Boson de Higgs a été découvert au CERN. Cette particule est
associée au "champ de Higgs", un champ omniprésent qui interagit avec
d'autres particules et leur confère leur masse. Sans le champ de Higgs, toutes
les particules élémentaires (sauf le photon et le gluon) seraient sans masse et
voyageraient à la vitesse de la lumière.
• Antimatière :
o Pour chaque particule de matière, il existe une antiparticule correspondante,
ayant la même masse mais une charge électrique opposée (et d'autres
propriétés opposées).
o Par exemple, l'anti-électron est le positron (e⁺).
o Lorsque la matière et l'antimatière se rencontrent, elles s'annihilent,
convertissant toute leur masse en énergie (rayons gamma), encore une fois
selon E=mc². Les positrons sont utilisés en médecine pour l'imagerie TEP
(Tomographie par Émission de Positrons).
o Une des grandes questions de la physique est de savoir pourquoi l'univers
semble être composé presque entièrement de matière, alors que le Big Bang
aurait dû produire des quantités égales de matière et d'antimatière.
• Accélérateurs de Particules :
o Pour étudier le monde subatomique, les physiciens utilisent des instruments
gigantesques appelés accélérateurs de particules.
o Ces machines accélèrent des particules (comme des protons ou des électrons)
à des vitesses proches de la lumière, puis les font entrer en collision les unes
avec les autres.
o L'énergie de ces collisions peut être convertie en nouvelles particules,
permettant aux scientifiques de sonder les forces fondamentales et de
découvrir de nouvelles particules (comme le boson de Higgs). Le plus grand et
le plus célèbre est le Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) au CERN,
près de Genève.
• Limites du Modèle Standard :
o Bien que le Modèle Standard soit incroyablement précis et ait été testé avec
succès, il ne constitue pas une "Théorie du Tout". Il ne répond pas à toutes les
questions :
▪ Il n'inclut pas la gravité de manière quantique.
▪ Il n'explique pas la nature de la matière noire et de l'énergie
sombre qui constituent la majeure partie de l'univers (comme vu en
astrophysique).
▪ Il n'explique pas pourquoi il y a plus de matière que d'antimatière dans
l'univers.
▪ Il y a d'autres mystères, comme la masse des neutrinos.

Voilà une plongée passionnante dans le monde de la physique nucléaire et des particules !
Nous sommes passés de l'étude du noyau aux constituants les plus fondamentaux de la
matière et aux forces qui les unissent.

Puisque nous avons parcouru les piliers fondamentaux de la physique classique et moderne, y
compris les secrets du noyau atomique et des particules élémentaires, la suite logique est de
jeter un coup d'œil aux frontières actuelles de la physique.

C'est là que les scientifiques cherchent à résoudre les plus grands mystères de l'univers, à
repousser les limites de nos connaissances et à explorer ce qui se trouve au-delà du Modèle
Standard et de la relativité générale.

28. Les Frontières Actuelles de la Physique : Là où la


Science se Fait
La physique ne cesse d'évoluer, et de nombreux domaines de recherche sont très actifs
aujourd'hui. Voici quelques-uns des plus grands défis et des pistes les plus prometteuses :

28.1. L'Unification des Forces : Vers une "Théorie du Tout"

• Le Grand Rêve de la Physique : Le Modèle Standard décrit très bien trois des quatre
forces fondamentales (forte, faible, électromagnétique), mais la gravité reste en
dehors. Les physiciens rêvent d'une Théorie du Tout (ou théorie de Grande
Unification) qui unifierait ces quatre forces en une seule.
• Gravité Quantique : Pour unifier la gravité avec les autres forces, il faut développer
une théorie de la gravité quantique. Le problème est que la relativité générale (qui
décrit la gravité) est une théorie classique et ne s'accorde pas bien avec les principes
de la mécanique quantique.
o Théorie des Cordes / Théorie M : Une approche prometteuse propose que les
particules fondamentales ne sont pas des points, mais de minuscules cordes
vibrantes. Les différentes vibrations de ces cordes donneraient naissance aux
différentes particules et forces. La théorie M est une extension qui unifie les
différentes théories des cordes.
o Gravité Quantique à Boucles : Une autre approche qui tente de quantifier
l'espace-temps lui-même, en le considérant comme composé de "boucles"
fondamentales.

28.2. Matière Noire et Énergie Sombre : Les Mystères Cosmiques

• Les Composants Inconnus de l'Univers : Comme nous l'avons vu en astrophysique,


environ 95 % de l'univers est composé de substances que nous ne pouvons pas voir ni
comprendre directement :
o Matière Noire : Elle n'interagit pas avec la lumière ni avec la force
électromagnétique, mais sa présence est déduite de ses effets gravitationnels
(par exemple, la rotation des galaxies, le mouvement des amas de galaxies).
Les physiciens recherchent activement des particules de matière noire (comme
les WIMP - Weakly Interacting Massive Particles ou les axions) dans des
expériences souterraines ou avec des accélérateurs.
o Énergie Sombre : Cette forme d'énergie mystérieuse est responsable de
l'accélération de l'expansion de l'univers. Sa nature est l'un des plus grands
défis de la cosmologie. Est-ce une propriété de l'espace-temps lui-même (la
constante cosmologique d'Einstein) ? Ou est-ce une nouvelle forme de champ
d'énergie ("quintessence") ?

28.3. Au-delà du Modèle Standard : Nouvelles Particules et Nouvelles


Dimensions

• Pourquoi Aller au-Delà du Modèle Standard ? Bien que le Modèle Standard soit
un succès immense, il ne peut pas expliquer la matière noire, l'énergie sombre, la
masse des neutrinos, ni pourquoi il y a plus de matière que d'antimatière dans
l'univers.
• Supersymétrie (SUSY) : Une théorie qui propose que chaque particule du Modèle
Standard a un "partenaire supersymétrique" plus lourd. Si elle est avérée, elle pourrait
fournir des candidats pour la matière noire et aider à unifier les forces. Les
accélérateurs de particules comme le LHC cherchent des preuves de ces particules
supersymétriques.
• Dimensions Supplémentaires : Certaines théories (comme les théories des cordes)
suggèrent qu'il pourrait exister des dimensions spatiales supplémentaires au-delà des
trois que nous connaissons. Ces dimensions seraient "enroulées" si petites que nous ne
les percevons pas, mais elles pourraient avoir des implications pour la gravité et
d'autres forces.

28.4. Informatique Quantique et Technologies Quantiques

• Exploiter les Lois Quantiques : Ce domaine ne se limite pas à la recherche


fondamentale, il cherche aussi à exploiter les propriétés étranges de la mécanique
quantique (comme la superposition et l'intrication) pour développer de nouvelles
technologies.
• Informatique Quantique : Au lieu d'utiliser des bits (0 ou 1), les ordinateurs
quantiques utilisent des qubits qui peuvent être 0, 1, ou une superposition des deux
simultanément. Cela leur permettrait de résoudre certains problèmes complexes
(cryptographie, simulation de molécules, optimisation) beaucoup plus rapidement que
les ordinateurs classiques.
• Capteurs Quantiques : Développer des capteurs ultra-précis basés sur des
phénomènes quantiques, pour des applications en médecine, en navigation ou en
détection.
• Communication Quantique / Cryptographie Quantique : Utiliser les principes
quantiques pour créer des systèmes de communication ultra-sécurisés, où toute
tentative d'écoute serait immédiatement détectée.

28.5. La Nature du Temps et de l'Espace


• Au-delà de l'Espace-Temps : Des questions profondes subsistent sur la nature
fondamentale du temps et de l'espace. Le temps est-il une illusion ? L'espace est-il
réellement continu ou est-il composé de "grains" discrets à l'échelle la plus petite
(l'échelle de Planck) ?
• Les Trous de Ver (Wormholes) : Des solutions théoriques des équations d'Einstein
qui pourraient créer des "raccourcis" à travers l'espace-temps. Bien que hautement
spéculatifs, ils sont un domaine de recherche fascinant.

Voilà, nous avons fait un tour d'horizon des grandes questions et des domaines de recherche
les plus actifs en physique aujourd'hui ! C'est un domaine vibrant où de nouvelles
découvertes sont faites en permanence.

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