Commentaire Olympe de Gouges - Postambule
Commentaire Olympe de Gouges - Postambule
Olympe de Gouges est une femme de lettres qui s'inscrit dans le mouvement des Lumières par ses
œuvres qui militent pour l’évolution de la société.
Ainsi elle participe pleinement à la Révolution française en promouvant notamment l’égalité entre
les hommes et les femmes.
Son féminisme combatif fait d’elle une figure singulière et marquante de la Révolution française.
La militante meurt guillotinée en 1793 pour avoir dénoncé la politique de Robespierre sous la
Terreur et pour avoir pris la position en faveur du roi.
Cette déclaration réécrit la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 pour
énoncer les principes de l'égalité entre les sexes
Nous nous demanderons comment Olympe de Gouges demande aux femmes de
s'affranchir de leur situation durant la Révolution
Après avoir étudié le discours violent qu’adopte Olympe de Gouge en appelant les femmes pour
leur faire prendre conscience de la situation dans laquelle elles sont. Nous analyserons l’inégalité
entre les hommes et les femmes qui s’est grandement accentuée depuis la Révolution. Enfin
nous verrons comment elle encourage les femmes à se battre pour leurs droits.
Mouvement
1. After studying the violent discourse adopted by Olympe de Gouges in calling the
femmes pour leur faire prendre conscience de la situation dans laquelle elles sont
Nous analyserons l’inégalité entre les hommes et les femmes qui s’est grandement.
accentuée depuis la Révolution
3. Enfin nous verrons comment elle encourage les femmes à se battre pour leurs droits
Analyse:
Le postambule débute avec O. de G. qui s’adresse aux femmes en les interpellant mais elle
utilise le singulier ce qui montre qu’il s’agit d’une valeur générale « Femme, réveille-toi ! », cette
l'apostrophe est destinée aux femmes pour les mobiliser, l'emploi du verbe à l'impératif exprime un
ordre et nous y trouvons également une métaphore du sommeil «réveille-toi». L’auteur essaie de
sonner la cloche d’alarme aux femmes sur leur situation pour cela elle emploie «Le toscin de la
raison» qui est une métaphore avec la Révolution mais aussi qui fait penser à un réveil bruyant et
brutal sur une situation urgente. Ce son est très fort et se fait donc bien entendre en effet nous
retrouvons une hyperbole avec «se fait entendre dans tout l’univers». Après cette alerte qui a
retenti O. de G. emploi de nouveau l’impératif «reconnais tes droits» pour montrer qu’il s’agit de
quelque chose de grave et qu’il faut réagir rapidement, une urgence. L’auteur nous montre
ensuite les choses qui ont rendu les femmes faibles vis-à-vis des hommes grâce à l'énumération
de vocabulaires négatifs «de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges» tout en
insistant fortement à l’aide du mot "puissant" qui montre l’intensité de cette énumération. En
adoptant un langage imagé O. de G. essaie de démontrer le soleil, le feu, la guerre, la vérité sur
la liberté des femmes elle utilise donc «Le flambeau de la vérité» qui est une métaphore
hyperbolique de la Révolution. Cette période étant négative notamment pour les femmes qui ont
des droits extrêmement restreints la rédactrice assimile cela en utilisant «les nuages de la sottise
et de l’usurpation" qui est un vocabulaire très dépréciatif. Par la suite O. de G. veut comparer la
situation de l’homme à celle d’un esclave en nous montrant l’ancien état des hommes avec leur
absence de dignité, en effet «l’homme esclave» est une hyperbole des hommes à cette époque.
Étant donné qu'avant la Révolution, les hommes n'étaient pas aussi libres, ils ont agi car
comme l’auteur nous dit ils ont «multiplié ses forces» et «briser ses fers». Cependant les
hommes n’auraient pas pu avancer et agir sans l’aide des femmes ce qui est démontré grâce au
pronom possessif «tiennes» qui rappellent que les femmes se sont battues aux côtés des
hommes durant la Révolution. Lors de cette époque les hommes ne sont pas du tout
reconnaissant de ce que les femmes ont fait pour eux, cela est mis en avant par le parallélisme
«Devenu libre... devenu injuste» et la répétition du verbe «devenu», l’emploi de l’adjectif «injuste»
fait partie du vocabulaire de l’oppression. Olympe de Gouge fait appel aux femmes, à ses
lectrices de façon générale car elle emploie le mot « femmes » au pluriel dans une tonalité tragique
«Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ?». La rédactrice fait une répétition.
du mot «femmes» ce qui fait une pause entre les deux mots dans son discours. Cela s’ensuit
d’une question rhétorique car elle veut faire réagir les femmes «quand cesserez-vous d’être
« aveugles », on voit ici qu’Olympe de Gouge vouvoie ses lectrices en employant le pronom
«vous», cette question a pour but de faire ouvrir les yeux aux femmes sur cette situation car ici
l'adjectif «aveugles» a une consonance négative.
L'auteur commence ici avec une question cette fois-ci concrète «Quels sont les avantages que
vous avez recueilli dans la Révolution ? » et les femmes sont mises devant le fait accompli lors
de cette question. La réponse à cette question s’ensuit directement avec un rappel de la lutte des
femmes contre l’oppression masculine «Un mépris plus marqué…que vous reste-t-il donc?» mais
c'est Olympe de Gouges qui y répond et non ses lectrices. Dans sa réponse elle adopte un
vocabulaire faisant référence à l’oppression qui met en avant le manque d’intérêt envers les
femmes avec «mépris» et «dédain», où l’on retrouve un pléonasme. On peut également retrouver
une gradation avec la répétition de l’adverbe de comparaison «plus marqué...plus signalé».
Olympe de Gouge rappelle ensuite la lutte contre l’oppression des hommes «Dans les
siècles...que vous reste-t-il donc ? en insistant sur l’ancienne époque où rien ne se passait
«Dans les siècles de corruptions» car le pouvoir des femmes sur des hommes était très faible
voir même inexistant «vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes». Le postambule
continue avec une question cette fois-ci rhétorique qui montre que les femmes ont échoué lors de
la Révolution et n’ont gagné aucune liberté «Votre empire est détruit; que vous reste-t-il donc?»
dans cette phrase nous retrouvons une parataxe avec le point-virgule qui sépare les deux
propositions et les verbes sont conjugués différemment, dans la première proposition il est
conjugué au passé composé «est détruit» ce qui montre une action accomplie et dans la seconde
"reste" est au présent ce qui accentue la situation urgente qui se présente aux femmes. Par la
l'auteur essaie de démontrer que les hommes sont très méprisants de par leurs actions ou
même leur caractère et que la conviction des femmes est la dernière solution pour elles de se
sortir de cette situation «La conviction des injustices de l’homme» pour cela elle insiste fortement
en utilisant le nom «injustices» qui fait partie du vocabulaire de l’oppression. Olympe de Gouge
essaie ensuite de pousser les femmes à revendiquer leur « patrimoine » ce qui correspond à l’égalité
de leurs droits à la ligne 13, elle emploie ici l’adjectif «sage» qu’elle associe à «décret» pour
qualifier les droits des femmes qui sont raisonnables contrairement à ceux des hommes, puis elle
finit en associant les lois des femmes à l’égalité naturelle pour souligner le fait que les deux
les sexes sont de la même nature et ont la même égalité.
La rédactrice essaie ensuite de rassurer les femmes sur leur situation «Qu’auriez-vous...des
noces de Cana?», elle fait cela dans le but de leur faire comprendre qu’elles vont avoir de très
bonnes démarches et qu’il faut absolument qu’elles les mettent en œuvre. La seconde question
est une question rhétorique qui critique le christianisme car elle compare le «Législateur des
« noces de Cana » au Christ, il s’agit donc d’une périphrase car elle évoque une personne par un
nom synonyme. Par la suite, on peut retrouver un parallèle entre le « Législateur des noces de
Cana» et les «législateurs français» qui sont en fait l’assemblée Nationale. Cette phrase
introduite par le verbe craindre insiste sur la peur que les femmes ont à l’égard des hommes. Les
les femmes ne devraient cependant plus craindre la justice ou encore les hommes car tout cela n’a
plus aucun lien à présent, l’auteur nous dit « cette morale, longtemps accrochée aux branches de la
politique, mais qui n’est plus de saison». Toutefois, les hommes mettront du temps à comprendre
et à montrer qu'ils ne sont pas supérieurs aux femmes car ils les questionnent en leur demandant
«qu’y a-t-il de commun entre nous ?», cette question posée par les hommes montre que d’après
eux ils n’ont rien en commun avec les femmes et qu’elles sont inférieures à eux. Cela s’ensuit par
ce qu’Olympe de Gouge répond à la place des femmes ce qui crée un effet de rupture,
notamment marqué par le pronom «tout» au début de la phrase. S’ajoute à cela une réponse
des législateurs envisagés par Olympe de Gouges que l’on retrouve dans la proposition
subordonnée circonstancielle de condition «s’ils s’obstinaient», suivie par une expression qui
montre la tyrannie des hommes «en contradiction avec leurs principes». Elle guide et incite les
femmes à lutter pour l’égalité «opposez courageusement...prétentions de supériorité» en leur
indiquant de s'«opposez» pour cela elle adopte l'utilisation de l'impératif ce qui indique un ordre
puis nous retrouvons un enchaînement de verbes à l’impératif et d’action «opposez…
«réunissez...déployez», nous voyons ensuite deux termes s’opposer «force de la raison» avec
«vaines prétentions» il s’agit donc d’une antithèse qui oppose les femmes et les hommes.
L'auteur démontre que les femmes font partie de la période des Lumières, en effet nous
retrouvons «raison» et «philosophie» qui sont du vocabulaire devant être employé par les
femmes à cette période au sujet des Lumières. Nous pouvons également déduire qu’il s’agit
d’une période d’affrontement car nous retrouvons « étendards », « énergie » et « rampant à vos
pieds» qui font partie du champ lexical du combat. Olympe de Gouge envisage toujours une
victoire de la part des femmes, elle évoque donc une future victoire «vous verrez bientôt» avec le
verbe qui est au futur ce qui signifie que cela ne s’est pas encore produit et l’adverbe «bientôt»
qui évoque la certitude d'une victoire proche. La victoire évoquée est celle auprès des hommes,
en effet la rédactrice les compare à de mauvaises personnes «ces orgueilleux, non serviles
adorateurs rampant à vos pieds" qui de plus seront très obéissant envers elles. Elle nous
explique que si les femmes l’emportent, cette victoire rendra les hommes fiers «fiers de partager
avec vous les trésors de l’Être Suprême», les majuscules soulignent l’importance de «l’Être
Suprême» qui n’est autre que Dieu ce qui rappelle les valeurs de liberté et d’égalité. Pour
terminer la première partie de ce postambule Olympe de Gouge insiste sur la puissance des
femmes «Quelles que soient... n’avez qu’à le vouloir» en rappelant que peu importe le problème
auquel elles seront confrontées si elles le veulent et qu’elles s’en donnent les moyens elles
pourront réussir.
Conclusion : O. de G. incite les femmes à ne pas se laisser faire et à se défendre contre les
hommes qui essaient d’avoir de l’autorité sur elles