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Antigone - Brecht

L'adaptation d'Antigone de Sophocle par Bertolt Brecht se déroule à Berlin en avril 1945 et met en scène deux sœurs découvrant le corps de leur frère déserteur, pendu après avoir été accusé de trahison. Antigone défie l'ordre de Créon, qui interdit d'enterrer son frère Polynice, et se retrouve confrontée à la tyrannie de son oncle, menant à des tragédies personnelles et collectives. La pièce explore les thèmes de la loi divine contre la loi humaine, la rébellion et les conséquences de la guerre.

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Antigone - Brecht

L'adaptation d'Antigone de Sophocle par Bertolt Brecht se déroule à Berlin en avril 1945 et met en scène deux sœurs découvrant le corps de leur frère déserteur, pendu après avoir été accusé de trahison. Antigone défie l'ordre de Créon, qui interdit d'enterrer son frère Polynice, et se retrouve confrontée à la tyrannie de son oncle, menant à des tragédies personnelles et collectives. La pièce explore les thèmes de la loi divine contre la loi humaine, la rébellion et les conséquences de la guerre.

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Antigone de Sophocle, adaptée par Bertolt Brecht

Résumé de l'œuvre

Prólogo :

L'action se déroule à Berlin, en avril 1945. Au lever du soleil, deux sœurs rentrent chez elles après un
attaque aérienne. Ils trouvent que quelqu'un était là et a laissé de la nourriture et un sac, et reconnaissent dans ces signes leur
frère qui était en train de se battre dans la guerre. Ils commencent à manger et entendent des cris terrifiants dehors. Le
La sœur Second veut sortir voir ce qui se passe, mais la Première l'en empêche. Quand elles vont sortir pour aller à
travailler trouve son frère pendu à la porte de la maison. C'était lui qui avait crié auparavant. Le
La Sœur Seconde demande à l'autre un couteau pour le décrocher. La Première lui prévient que si elles le font,
elles les pendront aussi. La Soeur Deuxième décide de le faire quand même, mais quand elle arrive à
umbral se trouve avec un SS, qui explique qu'il a été pendu parce qu'il était un "lâche qui a trahi son pays"
(un déserteur). La Sœur Aînée nie connaître son frère. La scène se termine par un discours de
Je regardai ma sœur./ Pour libérer son frère et lui redonner la vie,/ irait-elle chercher la mort?/ Il avait
un seul souhait : vivre.

Antigone

L'action se déroule devant le palais de Créon, à Thèbes. C'est l'aube. Antigone est en train de ramasser de la poussière.
Dans une cruche, elle rencontre sa sœur Ismène. Elle lui raconte la mort de ses frères dans la guerre de
Thèbes contre Argos : son frère Étéocle est mort au combat à Argos, tandis que Polynice s'est enfui de la
bataille et fut poursuivi et tué par son oncle Créon, tyran de Thèbes. Créon interdit qu'on ensevelisse
Polynice, puisqu'en fuyant la bataille, il est devenu un traître. Son corps doit pourrir à l'extérieur de la
Antigone décide de défier cet ordre (ou loi imposée par le gouvernant) et demande à Ismène si elle est
disposée à l'aider à l'enterrer et à se conformer à ce que exige la coutume, la loi divine, c'est-à-dire enterrer les
des proches. Ismène lui dit que ce ne sont que des femmes, qu'elles ne peuvent rien contre les hommes et refuse de la suivre
puisqu'elle affirme n'avoir pas le courage de se rebeller. Après cette discussion, Antigone s'en va avec le vase pour enterrer.
son frère et Ismène entrent dans le palais.
Font leur apparition en ce moment les Anciens de Thèbes (le chœur) qui dans leur premier chant font une
éloge à Créonte parce qu'il a vaincu dans la guerre. Créonte sort du palais et annonce la destruction d'Argos
et il demande aux Anciens d'approuver son ordre de ne pas enterrer Polynice et de punir quiconque tenterait de le faire,
nom de la patrie. Les anciens approuvent cet ordre.
Un garde entre et informe Créon que quelqu'un a enterré Polynice : il l'a recouvert d'une fine poussière pour que
les oiseaux de proie ne le voient pas. Créon ordonne au garde de trouver celui qui a commis ce "délit".
Après un chant du chœur (« Il y a une multitude de choses prodigieuses,/ mais, de toutes, la plus prodigieuse est le »
homme...”), le garde revient en ramenant Antigone et raconte qu'après avoir suivi les instructions
de Créonte et enlever la poussière qui couvrait le cadavre, lui et un autre garde s'éloignèrent de celui-ci, car il dégageait un
Une odeur très forte, depuis une colline proche d'où ils pouvaient l'observer. C'est ainsi qu'ils ont vu comment Antigone couvrait
le cadavre de son frère avec la poussière qu'il avait dans une jarre. Créonte demande à Antigone si elle ne savait pas que
elle avait promulgué une loi interdisant d'enterrer Polynice. Elle lui répond qu'elle n'allait pas suivre ses lois mais
les divines qui lui ordonnaient de le faire. Quand Créon lui reproche d'égaliser ses deux frères, à
malgré que l'un est mort au combat et l'autre comme déserteur, elle lui rétorque que "Ce n'est pas la même chose de mourir pour toi/
que mourir pour la patrie.” et moins “Pour la conquête d'une terre étrangère.” Pendant cet affrontement
Entre Ismène qui dit à Créon être coupable avec sa sœur. Antigone ne consent pas qu'il le veuille.
l'aider seulement par des mots.
Créonte ordonne qu'on les emmène et ensuite il fait en sorte que son garde du corps remette l'épée aux Anciens, comme
signe que la guerre s'était terminée par une victoire. À son tour, un vieil homme remet à Créon une
masque de Bacchus comme symbole du début des festivités pour la victoire.
À ce moment-là, entre Hémon, fils de Créon et promis d'Antigone, pour supplier pour la vie de son amante et
l'informer qu'il y a un "profond malaise" dans la ville, car malgré ses annonces, les soldats n'ont pas
regressé. Il lui reproche que "...beaucoup le soupçonnent,/ que ce que tu proposes en préparant déjà le festin de la
victoria/ est l'élimination sanglante/ de tous ceux qui ont un jour éveillé ta colère.” Comme il ne peut pas faire
changer de détermination à Créon, Hémon s'en va et renonce à la conduite de ses armées. Créon décide
punir seulement Antigone, en l'enterrant vivante.
Les Anciens mettent des masques de Bacchus et indiquent qu'ils entendent les festivités pour la victoire dans la ville.
Antigone est conduite à purger sa peine et les Anciens, dans le chant qui suit, lui reprochent que jusqu'à ce que
non, il n'était pas touché à l'un de ses frères, elle ne s'était pas rebellée contre le gouvernement de Thèbes.
Entre Tiresias, le devin aveugle, suivi par Créon, qui révèle que la guerre n'est pas encore terminée et annonce
sa destruction. Après sa sortie, les Anciens interpellent Créon sur les soldats qui ne sont toujours pas
ils sont revenus, ce à quoi Créon accepte que la guerre continue encore et qu'ils ne la gagnent pas. Un arrive un
messager depuis le champ de bataille et il annonce à Créonte que l'armée a été vaincue par Argos et que
son autre fils, Megareo, est mort. Après avoir annoncé la nouvelle, le messager meurt. Comme le peuple d'Argos
marche sur Thèbes, les Anciens pressent Créon de se réconcilier avec son fils Hémon, pour qu'il se mette
à la tête de la défense, laissant Antigone en liberté. Créon accepte cette proposition désespérée et sort. Se
les danses des festivités s'arrêtent. Une jeune fille messagère apparaît et annonce que Hémon s'est suicidé : il est allé à la
tumba où on avait enfermé Antigone vivante et il trouva qu'elle s'était pendue. Quand son père arrive,
Hémon se plante une épée, se tuant. Créonte entre, portant le manteau d'Hémon et annonce que "Thèbes
doit mourir, mourra avec moi,/ sera anéantie et abandonnée aux vautours.” Les Anciens concluent l'œuvre
avec un chant dans lequel on nomme les coupables de l'avoir suivi et c'est pourquoi ils seront exterminés par l'ennemi
que se rapproche. Les vers finaux remettent en doute la sagesse qui supposément les soutenait : « Le temps est
trop court et tout est destin./ Personne ne peut vivre assez longtemps/ pour connaître des jours heureux, des jours faciles,/
pour supporter le crime avec patience / et acquérir la sagesse avec l'âge.

Espaces

Prélude :
E.R.R.: Refuge antiaérien et maison des sœurs à Berlin
E.V.R. : Front de bataille. Extérieur de la maison où ils torturent le frère

Antigone
E.R.R.: Devant le palais de Créon à Thèbes
E.V.R.: Intérieur du palais. Extérieur de la ville où se décompose le cadavre de Polynice. Ville d'Argos,
où l'on se bat. Chemin entre la ville d'Argos et Thèbes. Tombe où Antigone est enterrée vivante.

Temps

Prólogo
Avril 1945. Cela commence à l'aube (en déterminant que les sœurs sortent d'un abri antiaérien, se
ferait référence à un passé, la nuit où une attaque aérienne aurait eu lieu dans la ville). On fait
il fait également référence à un temps antérieur où le frère a laissé ses affaires dans la maison. Entre l'arrivée
entre les sœurs à la maison et le moment où elles découvrent le cadavre, un temps indéterminé s'écoule.
marqué comme « l'heure d'aller au travail ».
Suivant les caractéristiques du théâtre épique, la première sœur raconte les actions au passé avant que les
réalisent, marquant ainsi une distance avec les faits que le spectateur voit (les actions des personnages), déjà
qui ont été narrés auparavant par l'un des personnages au passé.

Antigone :

Selon ce qu'Aristote a déjà déterminé dans la Poétique en analysant les tragédies de Sophocle, Antigone a une unité.
de temps (un jour) et d'espace. Commence à l'aube (c'est la seule disdascalie temporelle du texte). Dans le
début, à partir des mots d'Antigone qui narrent la mort de ses frères, on remonte à un passé
proche, et il en est de même pour tous les récits de cette tragédie : ceux du gardien sur l'enterrement de Polynice et le
découverte d'Antigone en le faisant, celle du messager qui raconte la défaite de l'armée de Thèbes à Argos
et la mort de Megareo, celui de la demoiselle qui raconte la mort d'Antigone et d'Hémon. Il y a aussi un récit
ce que l'avenir indique : la prémonition de Tirésias.
Aussi dans cette partie du texte, bien que d'une manière différente, l'action est interrompue
cfr. essais de Benjamin sur Brecht) par des narrations qui dans ce cas renvoient à des actions qui ne se
ils montrent sur scène (continuant ainsi une caractéristique propre à la tragédie grecque).

Personnages

Prélude :

- Sœur Première : c'est celle qui raconte les événements qui se déroulent dans la scène au passé. Face aux questions de la
Sœur sur ce qu'elles trouvent dans la maison, elle se montre évasive. Elle empêche sa sœur de sortir pour voir quoi.
cela se passe à l'extérieur et il renie son frère au SS, comme formes de « protection ». (On pourrait établir un
parallèle avec Ismène
- Sœur Seconde : C'est celle qui pose des questions sur les signes de la présence de quelqu'un dans sa maison et se donne.
compte de ce que c'était son frère. Il veut sortir voir ce qui se passe à l'extérieur et après avoir découvert le
le cadavre veut le décrocher. C'est dominé par la sœur. (Certaines caractéristiques peuvent être liées aux
de Antigone, pas le fait qu'elle suive les ordres de sa sœur)
- Soldat des SS : représentant du pouvoir militaire. Il répète le discours de la "patrie" qui détermine que quiconque
ne lutte pas quand on lui ordonne ainsi, c'est un lâche et un traître.

Antigone

Antigone : déterminée à affronter le pouvoir de la ville pour remplir ses devoirs familiaux et
traditionnels. Mais elle ne montre pas de sentiments envers les vivants : elle ne pardonne pas à sa sœur de ne pas l'avoir aidée,
elle ne pense pas à son fiancé Hémon. Elle est seulement guidée par un objectif, lui rendre les honneurs funèbres.
frère. Comme le reproche le chœur des vieillards, c'est seulement quand il meurt qu'il se rebelle contre le pouvoir
représenté par son oncle Créon.
- Créon : tyran de Thèbes. Oncle d'Antigone. Père d'Hémon. Son propre nom signifie en grec
«gouvernante». Représentante d'un pouvoir tyrannique qui trompe ses sujets dans des entreprises d'enrichissement
propre. Il n'a pitié de personne, pas même de ses enfants. Il n'écoute pas les autres et est aveuglé (cf.
parlement Tiresias) à ce qui se passe autour de lui. Il convertit arbitrairement sa destruction en destruction
de tout un peuple. Équilibre sa volonté avec celle de la ville. Cache la vérité des faits de la guerre.
Il veut faire de sa loi une loi absolue. Il se montre en dernière instance comme le lâche qui désigne dans
Polynice.
- Ismène : sœur d'Antigone. Elle choisit de se soumettre à la loi de Créon plutôt que d'enterrer son frère. Mais
veut rejoindre sa sœur, s'attribuant également la responsabilité d'un acte qu'il a refusé de réaliser, quand
cette est découverte et amenée devant Créon.
- Hémon : fils cadet de Créon. Fiancé d'Antigone. Il fait face à son père pour intercéder en faveur d'Antigone et
il lui fait savoir du mécontentement qu'il y a dans la ville contre lui. Il abandonne le commandement de l'armée et se suicide
à côté d'Antigone.
- Tirésias : devin aveugle. Il anticipe la fin de la tragédie.
Enfant qui guide Tirésias (personnage muet)
- Gardien : Veille à ce que l'ordre de Créon de ne pas enterrer Polynice soit respecté. Arrête Antigone. Montre
méfiance lorsqu'il parle devant Créon et peur de ce qu'il pourrait révéler : « Le mort appartenait aux hauts
et il doit avoir des amis dans les hautes sphères.
- Messager : annonce la défaite à Argos et la mort de Mégare.
- Jeune messagère : raconte la mort d'Antigone et d'Hémon
- Anciens de Thèbes : chœur. Conseil de Créon. Ils approuvent d'abord ses décisions et fêtent le
supposé triomphe contre Argos. Mais c'est aussi celui qui (dans le deuxième état) caractérise l'homme comme un
«monstre prodigieux». Il reproche à Antigone d'avoir gardé le silence jusqu'à ce que le pouvoir tyrannique de Créon le touche.
personnellement. À la fin de l'œuvre, il commence à soupçonner Créon parce que les soldats ne reviennent pas et celui-ci
vous rappelle qu'ils étaient en faveur de vos plans de guerre. Lorsque la fin de la ville se précipite,
ils poussent Créon à changer ses décisions et dans le chant final, il reconnaît son manque de sagesse pour l'avoir suivi.
Structure de base

Noyau de soutien : Les sœurs de Berlin


Noyau de début : Décision d'Antigone d'enterrer Polynice. Négatif d'Ismène à l'aider.
Noyau de soutien : Approbation de la loi de Créonte par le conseil des anciens
Noyau de soutien : Aprehension d'Antigone. Confrontation entre obéir à la loi du gouvernant ou à la loi divine
Noyau de soutien : Célébrations pour la fausse victoire. Intercession échouée d'Hémon pour Antigone
Noyau de soutien : Condamnation d'Antigone
Noyau de soutien
Noyau de dénouement : Défaite à Argos. Mort d'Antigone et d'Hémon. Destruction du pouvoir de Créon

Quelques données sur cette adaptation d'Antigone (tirées de Lasso de la Vega, De Sophocle à Brecht)

L'Antigone de Sophocle, réélaborée pour la scène selon la traduction de Hölderlin


c'est une traduction de 1804, en vers, qui respecte la métrique du texte grec, dans le cas des dialogues, le
trémètre iambique
Elle a été créée en 1948, dans un théâtre de Chur, en Suisse, sur une scène plane très éclairée et sans rideau.
fondo, les acteurs étaient assis sur des bancs attendant leur tour dans une posture utérine. Quand Antigone entrait,
disait sur un ton à part : « Alors Antigone pleura amèrement sur le sort de ses frères. » et puis
il commençait à réciter son rôle.
Cette adaptation d'Antigone a de nouveau été mise en scène par Brecht en 1952, à Greiz, mais a remplacé le
prólogo situé à Berlin par l'introït suivant :
Nous vous demandons
que vous cherchiez, dans vos âmes, des faits similaires
del passé le plus proche. Et maintenant
dirigés vers nous et vers les autres acteurs
que voyez-vous entrer en action sur cette petite scène
où, autrefois, sous les crânes féroces d'un barbare
culte sacrificiel, à l'époque du primitivisme sauvage, l'humanité
il s'est levé grand.

Notes pour une analyse d'Antigone

Dans une perspective plus formelle, l'œuvre révèle des caractéristiques de la proposition.
du théâtre épique de Brecht : en particulier en ce qui concerne l'anticipation de la fable et l'interruption de la
action, qui amènerait à une réflexion de la part du spectateur (et ici les concepts de théâtre s'entrelacent
didactique et dialectique, ainsi que la proposition d'un récepteur actif). Tout d'abord, le prologue anticipe la
action de la tragédie, comme un reflet anticipé, mais la situant spécifiquement dans le présent de la
Seconde Guerre et du pouvoir dans le régime nazi. Les attitudes des deux personnages sont également anticipées.
feminins, mais avec un investissement sur qui est la sœur dominante dans la relation. Dans ce prologue,
de plus, l'action n'est pas représentée mais narrée (beaucoup des dialogues de la Sœur Première sont
dans le passé, comme si l'on racontait des actions qui se sont déjà produites, mais qui cependant se représentent
après). D'autre part, le choix d'Antigone suspend déjà toute action, puisque son anecdote, son
l'histoire devrait être connue (on reprend ici une caractéristique du théâtre grec) et en plus, également dans la
tragédie il y a une grande prédominance de la narration et des anticipations du dénouement (le devin Tirésias a cette
fonction). Une fois toute tension annulée chez le spectateur par la connaissance de la fin, celui-ci peut réfléchir sur ce
ce qui est représenté dans la scène.
Revenant sur la connaissance de l'anecdote, il est nécessaire de signaler que Brecht la modifie avec
Concernant la tragédie de Sophocle. Selon ses propres affirmations, Antigone est la tentative d'utiliser un texte
ajeno, respectant suffisamment sa propre forme, mais "comme matière fondamentale d'intentions très
d'autres" (Brecht). Brecht modifie la lutte avec Argos : dans le mythe grec, Polynice et Étéocle sont les fils d'Œdipe.
Quand ils atteignent l'âge de la majorité, ils décident de partager le trône de Thèbes : ils intercaleraient le pouvoir, chacun
l'un d'eux serait roi pendant un an. Cependant, Étéocle refuse de donner le pouvoir à Polynice après son année.
de règne. Polynice s'exile à Argos et depuis là, il organise une expédition pour conquérir Thèbes. Un événement se produit
une bataille à l'extérieur de cette ville et Étéocles et Polynice s'entretuent. Créon prend le pouvoir à
la mort de ceux-ci et décide d'enterrer Étéocle puisqu'il est mort en défendant la ville de Thèbes et d'interdire le
enterrement de Polynice parce qu'il est mort en attaquant Thèbes. Chez Brecht, cette lutte est homologuée à la
guerre de conquête menée par le nazisme pendant la Seconde Guerre : Créon décide de conquérir Thèbes
c'est en luttant à Argos que meurt Étéocle et, en désertant de l'armée, Polynice. De cette manière, on renie
de toute justification possible pour la loi de Créon. Le pouvoir se montre totalement arbitraire et intéressé uniquement
en lui-même. Bien qu'il y ait une confrontation entre les lois de la polis (établies par les hommes) et les
lois traditionnelles (des dieux), cela montre l'arbitraire absolu de la première, lorsque dans Sophocle le
la tension est donnée parce que les deux sont justes.
On pourrait lire le prologue de l'Antigone de Brecht en relation avec Terreur et misères..., puisque cela
montre ici une scène supplémentaire sur la désarticulation des relations interpersonnelles dans la société pendant
le nazisme, ainsi que l'atome du pouvoir, son enchevêtrement dans la quotidienneté (les sœurs n'ouvrent pas la
porte pour savoir qui est ou sauver celui qui crie, la Première Sœur nie son propre frère.
Le prologue ancre également la représentation de la tragédie dans le présent, historisant l'action,
la référant à un temps et un espace déterminés et ne l'éloignant pas (et, par conséquent, en la closant) dans un
temps et espace mythiques.
Je trouve pertinent de penser cette œuvre à partir de l'analyse des vertus quotidiennes et des vices du
pouvoir que fait Todorov dans "Frente au limite" : confrontés à une décision limite (suivre une loi tyrannique et faire
comme si on ne voyait pas —l'entrée d'Ismène au palais après avoir refusé d'aider sa sœur peut se lire
c'est-à-dire plier devant ce pouvoir ou désobéir à cette loi et mourir exécuté), la question qui se
plantea est comment agir. L'attitude d'Antigone tomberait, cependant, dans la vertu héroïque, puisque
pour elle, l'engagement est absolu (cette lecture est peut-être trop attachée à la tragédie de Sophocle, mais je pense
que se maintient également dans ce texte). Ce sont les attitudes d'Ismène voulant connaître le même sort que son
sœur et celle d'Hémon en affrontant Créon, celles qui se rapprocheraient des vertus quotidiennes postulées dans
ce texte (le soin et la dignité, respectivement).

Quelques commentaires :

Dans un texte de J.S. Lasso de la Vega, De Sófocles à Brecht, il est souligné que « Brecht n'a pas construit son
pièce sur le fond d'une lutte dynastique, au sein d'un clan de rois et de grands seigneurs. Ce n'est pas lagens(famille),
sino lapolis (ville) le fond de scène du drame”. À son tour, il commente que Brecht cherche “à contempler
objectivement le sujet 'sur le plan étrange du pouvoir', présenter des problèmes objectifs que le spectateur
actualise en prenant position devant eux.
Marta Nussbaum dans "La Antigone de Sophocle : conflit, vision et simplification" dans La fragilité
du bien. Fortune et éthique dans la tragédie et la philosophie grecque soulignent une similarité entre Antigone et les martyrs
de la tradition chrétienne. (je le mentionne pour donner de l'autorité à mon commentaire par rapport au texte de Todorov)
George Steiner en Antígonas. La traversée d'un mythe universel à travers l'histoire de l'Occident commente
sur les modifications de Brecht au chœur sophocléen : « L'ode [finale] se termine par un fugue choral de quatre
voix. Les anciens suivent Créonténach unten, « au gouffre ». La « main compulsive » (swingbare Hand) du
le pouvoir de l'État s'est imposé. Tous ces chagrins et désolations ne profiteront qu'à l'ennemi qui se
approche pour détruire la ville. Nimmer genügt, « jamais assez » l'acquisition de la sagesse dans la vieillesse.
C'est une caractéristique de correction brechtienne de Sophocle.
Et ailleurs, il commente : « La guerre moderne efface la différence entre la police et le champ de bataille. (...) le
enfer urbain des années 1940. Déserteurs, adolescents terrifiés, soldats séparés de leurs
des unités brisées étaient accrochées aux lampadaires de Berlin. Toute tentative de libérer ses
des corps couverts de mouches était puni par une exécution immédiate. C'est le début effrayant de la
Antigone de Brecht, une variante de Sophocle et du Sophocle de Hölderlin, qui a été représentée pour la première fois
en 1948. Un corps se balance devant la porte. L'une des sœurs brandit un couteau. L'homme apparaît.
de la Gestapo.

Antigone de Brecht : Métalangage avec "Bréviaire d'esthétique théâtrale" de Brecht et "Tentatives sur
Brecht de Walter Benjamin
D'un point de vue plus formel, dans l'œuvre, on peut déterminer des caractéristiques de la proposition du théâtre
épique de Brecht : en particulier en relation avec l'anticipation de la fable et l'interruption de l'action, que
Cela entraînerait une réflexion de la part du spectateur (et ici se lient les concepts de théâtre didactique et
dialectique, ainsi que la proposition d'un récepteur actif).

Benjamin, dans son texte, tente de caractériser le théâtre épique de Brecht, en soulignant ses caractéristiques essentielles et
le contrastant avec le 'théâtre actuel' comme il l'appelle pour le différencier.
Dans Antigone, nous pouvons trouver certaines de ces caractéristiques de manière notable :

PROLOGUE
Tout d'abord, le prologue anticipe l'action de la tragédie, la situant spécifiquement dans le présent de la
Seconde Guerre mondiale et du pouvoir dans le régime nazi. La préface regroupe toute la pièce, il y a des noyaux qui se
aglutinent dans le prologue et se répandent dans toute l'œuvre. Cette décision d'ajouter ce prologue avec ses
les personnages paradigmatiques et leur relation homologue avec les séquences 1 et 2 englobent deux procédures qui
nous pouvons considérer comme caractéristiques du théâtre brechtien :

Distanciation de lieu : Le fait de placer le prologue à Berlin en 1945 nous permet d'observer comment les coordonnées de
la tragédie se transpose en 1945, année contemporaine à sa première pour renforcer les intentions didactiques du
théâtre de Brecht, incitant à comparer de manière condensée, ce qui va se dérouler dans la tragédie
proprement dite avec les conditions récentes en Europe, sous les avatars de la guerre, la faim, le
mortalité, la désertion. Le prologue ancre en outre la représentation de la tragédie dans le présent, historiant la
action, en la référant à un temps et un espace déterminés et en ne l'éloignant pas (et, par conséquent, en la clôturant) dans
un temps et un espace mythiques.

Anticipation de la fable :
Selon ses propres affirmations, Antigone est la tentative d'utiliser un texte étranger, en respectant suffisamment
sa forme propre, mais « comme matière fondamentale d'intentions très diverses » (Brecht). D'une certaine manière, la
élection d'Antigone, en tant que tragédie grecque reconnue au préalable par le public et de plus, plaçant le
un prologue qui agit comme une anticipation de ce qui vient se "dépouille la scène de son sensationalisme dramatique"
Comme le dit Brecht, le théâtre épique devrait faire en sorte que la tension se concentre davantage sur les événements que sur le...
dénouement. Cela converge avec l'idée de public que Brecht avait comme actif, preneur de positions,
médiante, mais ces actions se renforcent lorsque le public ne s'inquiète pas tant de la résolution
dramatique du conflit car il le connaît déjà. Cela leur permet de se concentrer sur les événements, afin de pouvoir les penser
de manière critique.

Desdoblement du personnage - interruption de l'action : À différentes instances, la H1 se dédouble pour


narrer ce qui s'est passé dans le temps passé. Cela fait partie de l'interruption du processus d'action que Benjamin
établit comme l'une des caractéristiques du théâtre épique : « ce que B a éliminé, c'est la catharsis, l'exonération »
des passions par le biais de l'imprégnation avec le héros. L'art du théâtre épique consiste à provoquer le
étonnement et non la compréhension, Le théâtre épique doit représenter des situations, pas développer des situations,
il s'agit de les découvrir ou de les manquer. Cela se fait en interrompant l'action.” Le prologue est analysable
pour ce qui a été dit et comme on le dit.
Deux autres instances dans la pièce clés où cela est raconté le font les ancêtres et se produisent dans la dernière apparition
d'Antigone (p. 109) et à la fin de la pièce, où ils narrent leur propre malheur lorsque tous les faits
tragiques ont été perpétrés.

Héros non tragique : Brecht ne prend pas les personnages d'un point de vue héroïque, c'est la société qui est héroïque.
Les sœurs ont des attitudes lâches et tombent dans le désespoir à cause de la faim, mangeant la nourriture du
ennemi par exemple.

Changement de la fable :
Au-delà du prologue, en s'enfonçant dans la tragédie elle-même, il est nécessaire de souligner que Brecht la modifie avec
Concernant la tragédie de Sophocle. Brecht modifie la lutte avec Argos : dans le mythe grec, Polynice et É téocle
ils sont les fils d'Œdipe. Quand ils atteignent l'âge adulte, ils décident de partager le trône de Thèbes : ils s'entrechoqueront
Au pouvoir, chacun d'eux serait roi pendant un an. Cependant, Étéocle refuse de donner le pouvoir à Polynice.
après son année de règne. Polynice s'exile à Argos et depuis là-bas organise une expédition pour conquérir
Tebas. Une bataille se déroule à l'extérieur de cette ville et Étéocle et Polynice s'entretuent.
Créon prend le pouvoir à la mort de ces derniers et décide d'enterrer Étéocle car il est mort en défendant la ville de
Tebas et interdire l'enterrement de Polynice car il est mort en attaquant Thèbes. Chez Brecht, pour sa part, ce combat est
homologuée à la guerre de conquête menée par le nazisme pendant la Seconde Guerre : Créon décide
conquérir Thèbes et c'est en combattant à Argos que meurt Étéocle et, en désertant l'armée, Polynice. De cette
manière, on renonce à toute justification possible de la loi de Créon. Cela renforce également l'effet avec le
préface qui parle de la désertion dans la guerre et de ses conséquences.

En plus de ce grand changement, il y a également des mentions constantes des intérêts politiques et économiques sur
guerre qui diffèrent du texte de Sophocle. Au-delà des références antérieures à Tirésias, cela est plus
délimité dans un affrontement que Créon a avec le chœur après le départ de l'oracle où il désavoue le
véritable état de la guerre. « La guerre qui frappe Argos, nous a entraînés, elle n'est pas terminée ni ralentit. »
bien”. Le pouvoir se montre totalement arbitraire et intéressé uniquement par lui-même. Bien qu'il y ait une confrontation
entre les lois de la polis (établies par les hommes) et les lois traditionnelles (des dieux), celle-ci montre
l'arbitraire absolu de la première, quand chez Sophocle la tension est donnée parce que les deux sont justes. Ce
changement de marque d'un côté, l'intention clairement politique de Brecht qui à travers ces changements
met l'accent sur l'effet politique de la tragédie, plus que sur le philosophique ou l'existentiel qui peut être vu dans
Sophocle. Cela parle du théâtre épique car il a une intention politique claire qu'il veut souligner pour
que se mènent les manœuvres politiques au-dessus des citoyens et sur la guerre elle-même. Comme dit Brecht dans
su Brevario de esthétique théâtrale "tout art qui se dit sans parti appartient au parti dominant". Son
le théâtre est politique, et il prend une place politique en mettant en avant cet aspect de Créon pour qu'il serve d'exemple à ce que
que la direction politique fait avec la guerre et ses intérêts. Il mentionne que le théâtre a besoin de
s'adresser à la réalité pour être en mesure et avoir le droit de produire des images efficaces. La tragédie a besoin
cette reformulation pour parler de la réalité.

Réappropriation des textes selon les époques : Comme déjà mentionné, il n'y a pas une utilisation de la tragédie de
Sofocle d'une manière textuelle mais B se réapproprie ces textes d'une manière personnelle et politique. Dans
Le Bréviaire de l'esthétique théâtrale parle de la manière dont les textes et le théâtre en eux-mêmes changent de perspectives au fil du temps.
du temps et des personnages qui autrefois signifiiaient quelque chose, maintenant signifient quelque chose de différent. Attitude critique
Concernant tant le niveau de la représentation, le texte dramatique, l'interprétation, l'action, etc., cela se manifeste dans son
Antigone par le changement de la fable pour accentuer la dimension politique, l'adhésion du prologue, l'utilisation
de la narration. Il incite à ce que les époques doivent s'approprier les textes, en les rendant leurs, voir comment ils parlent.
de la situation actuelle. Nous pouvons denoter la force (sémantique) du texte de Sophocle qui continue à parler de la
réalité en Allemagne de Brecht.

Pieza didactique : B choisit cette œuvre en raison de son analogie avec son moment présent. À travers les procédures
mentionnés, l'intention est de décomposer le spectre de la vie pour en tirer l'expérience. Le
l'auditoire devait reconnaître et analyser les processus montrés par les acteurs, c'est pourquoi tous ces éléments sont utilisés
procédures pour faire ressentir les situations et les personnages, c'est un effort pour faire reconnaître les processus
des sociales latentes sous la situation. Dans ce cas, il y aurait une intention de rendre compte de la guerre
comme intérêt politique et excuse économique, la façade de la direction politique parlant de la liberté et de
honneur national et de la façon dont on segmente les opposants à la politique dominante et on les stigmatise comme
traîtres ou déserteurs de la patrie lorsqu'ils tentent de dévoiler ces procédures. Tout comme le fait le théâtre épique
avec le théâtre, remet en question son caractère récréatif et ébranle sa pertinence sociale en lui retirant sa fonction dans
l'ordre capitaliste.

Gestus : Libération de la représentation (aristotélique mimétique – plaisir d'imiter)

Dans ce dernier travail, Gestus, (ou gestisch) est fréquemment associé à un adjectif ou un nom, qui
ils clarifient leur matérialité (« le terrain gestuel », « le contenu gestuel », « la substance gestuelle »), leur caractère
social (« un Gestus social », « le Gestus de base ») ou sa faculté pour la démonstration (« le Gestus général de
dimensions sociales
Toutes ces définitions ont une dimension sociale commune : « Un Gestus caractérise les relations entre la
gente” (G.W. 16, 753). “Le royaume des attitudes adoptées par les personnages entre eux, c'est ce que nous appelons le
royaume de geste. Toute l'attitude physique, le ton de la voix et l'expression faciale, sont déterminés par une action
Les personnages se maudissent, s'adulent, s'instruisent mutuellement, et ainsi de suite.
Quand Mère Courage mord la pièce de monnaie qu'un acheteur vient de lui donner, elle vérifie aussi un Gestus
social totalement précis : celui de la vendeuse suspicieuse motivée par la perspective de gain. Cet acte de
Mordre la monnaie établit une large gamme de liens sociaux (futurs clients, producteurs d'argent et de
biens sociaux, auteurs et victimes de pratiques frauduleuses, etc.).

Le Gestus ne doit pas être associé à la pantomime, "une branche à part des arts de la scène, tout comme le
théâtre, l'opéra et la danse”. Il se distingue de la gestualité (Gestik), qui “existe dans la vie quotidienne et prend une
forme spécifique au théâtre" (G.W. 16, 752). Elle n'a pas non plus de rapport avec les actions conventionnelles (la
main levée pour indiquer la nécessité de s'arrêter, par exemple), les gestes illustratifs (déclamation) ni les
gestes esthétiques expressifs (danse).

Le problème de son extension est aussi complexe que celui de sa spécificité. Le Gestus peut être un simple
mouvement corporel de l'acteur (expression faciale), une forme particulière de se conduire (gestualité), une
relation physique entre deux personnages ou événements scéniques (une figure formée par un groupe de personnages), la
conduite commune d'un groupe, l'attitude collective des personnages dans une pièce, ou l'action de remise globale
que se produit entre la scène et le public par l'intermédiaire de la mise en scène. Cette série de différents
des types que Gestus révèle l'expansion constante de la notion de Gestus social. Tout ce qui surgit, dans son
La première manifestation, en tant qu'indicateur d'une attitude, devient un signe intentionnel émis par l'acteur. Le
l'acteur contrôle constamment sa gestualité, dans le but d'indiquer une attitude sociale, caractéristique et un
mode de comportement.

Il va de soi que cet effort n'est pas réalisé pour que l'acteur reproduise des stéréotypes de la
relations sociales; l'acteur doit rechercher les signes les plus subtils et cachés de la perception normale. De cette
forma arrivera directement à se lier à la réalité sociale, son évolution et les formes les plus modernes de
idéologie, toujours assumée dans le but de codifier entre les membres d'une classe ou de différents groupes
socio-professionnels.

Gestus social et actions de base : Parmi les multiples formes du Gestus, Brecht parvient à distinguer entre le
Gestus social simplement incidental —caractéristique d'un acteur ou d'un événement scénique particulier— et le Gestus
básico (Grundgestus) caractéristique de la représentation ou d'une action particulière.
Le Gestus de base décrit une version condensée de l'histoire ; il constitue le substrat inaliénable des
relations gestuelles entre, au plus, deux personnes; une relation qui doit toujours être lisible, quelles que soient
fussent les options de la mise en scène. Ce Gestus (fermé à l'énonciation, un terme linguistique qui
décrit l'attitude du narrateur envers sa narration) nous donne la clé de la relation entre la pièce représentée et
le public. L'attitude de l'auteur envers le public, la relation entre l'époque représentée et le temps dans lequel
on travaille le style collectif d'agir des personnages, etc., sont quelques-uns des paramètres du Gestus de base.
Aujourd'hui, nous pourrions aussi l'appeler le "discours de la mise en scène" ou de la "structure de la représentation".
péché, néanmoins, insister, comme le fait Brecht, sur le caractère physique (geste et attitude) de ces relations avec le
public.

Une fois ce contexte général du Gestus souligné, il devient possible, à travers une série d'approches,
indiquer ses propriétés et son importance pour la théorie du théâtre. Le Gestus semble être un instrument remarquable
pour révéler les contradictions entre action et personnage, être social et être individuel, logos et geste, distance et
identification.

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