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CORRECTION DU DS n°6
Partie I
Partie A
1. Par hypothèse, T2 = 2X T1 − T0 = 2X 2 − 1 ; ensuite, T3 = 2X T2 − T1 = 2X (2X 2 − 1) − X = 4X 3 − 3X ; enfin, T4 =
2X T3 − T2 = 2X (4X 3 − 3X ) − (2X 2 − 1) = 8X 4 − 8X 2 + 1.
Donc T2 = 2X 2 − 1 T3 = 4X 3 − 3X T4 = 8X 4 − 8X 2 + 1 . /1
n−1
2. Montrons par récurrence double sur n que ∀n ∈ N , deg(Tn ) = n et son coefficient dominant est 2
∗
.
• Initialisations pour n = 1 et n = 2 :
Par hypothèse, T1 = X , donc deg(T1 ) = 1, et son coefficient dominant est 1 = 21−1 .
Par 1., T2 = 2X 2 − 1, donc deg(T2 ) = 2, et son coefficient dominant est 2 = 22−1 . /1
• On suppose que pour un n ∈ N∗ , deg(Tn ) = n, deg(Tn+1 ) = n + 1, et les coefficients dominants respectifs de
Tn et Tn+1 sont 2n−1 et 2n . Montrons que deg(Tn+2 ) = n + 2, et son coefficient dominant est 2n+1 .
Par hypothèse de récurrence, deg(Tn+1 ) = n + 1 et deg(Tn ) = n,
donc deg(2X Tn+1 ) = n + 2 > deg(Tn ). Par conséquent, deg(Tn+2 ) = n + 2.
De plus, le coefficient dominant de Tn+2 est celui de 2X Tn+1 , c’est-à-dire 2 × 2n = 2n+1
par hypothèse de récurrence. /1
n−1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N , deg(Tn ) = n et son coefficient dominant est 2
∗
.
De plus, deg(T0 ) = 0 de coefficient dominant égal à 1.
3. Montrons par récurrence sur n que ∀n ∈ N, T2n est pair, et T2n+1 est impair.
• Par hypothèse, T0 = 1 est pair, et T1 = X est impair. /1
• On suppose que pour un n ∈ N, T2n est pair, et T2n+1 est impair.
Montrons que T2n+2 est pair, et T2n+3 est impair.
Par hypothèse de récurrence, T2n+1 est impair, donc 2X T2n+1 est pair.
Comme T2n est pair par hypothèse de récurrence, alors T2n+2 = 2X T2n+1 − T2n est pair.
On montre de même que T2n+3 est impair. /1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N, T2n est pair, et T2n+1 est impair .
4. (a) Montrons par récurrence double sur n que ∀n ∈ N, Tn (1) = 1.
• Par hypothèse, T0 (1) = 1 et T1 (1) = 1, donc la récurrence est initialisée pour n = 0 et n = 1. /1
• On suppose que pour un n ∈ N, Tn (1) = 1 et Tn+1 (1) = 1. Montrons que Tn+2 (1) = 1.
Tn+2 (1) = 2 × 1 × Tn+1 (1) − Tn (1) = 2 − 1 = 1 par hypothèse de récurrence. /1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N, Tn (1) = 1 .
(b) Si n est pair, alors par 3., Tn (−1) = Tn (1) = 1 ; et si n est impair, alors par 3., Tn (−1) = −Tn (1) = −1.
Donc ∀n ∈ N, Tn (−1) = (−1)n . /1
(c) Comme ∀k ∈ N , Tk+1 = 2X Tk − Tk−1 , alors Tn+2 (0) = −Tn (0) pour tout n ∈ N.
∗
De plus, T0 (0) = 1 et T1 (0) = 0, donc par récurrence :
Si n = 2p est pair, alors Tn (0) = (−1)p
/1
Si n est impair, alors Tn (0) = 0
5. (a) Montrons par récurrence double sur n que ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
• Initialisations pour n = 0 et n = 1 :
T0 (cos θ) = 1 = cos(0) = cos(0 × θ) ; et T1 (cos θ) = cos θ = cos(1 × θ). /1
• On suppose que pour un n ∈ N, Tn (cos θ) = cos(nθ) et Tn+1 (cos θ) = cos((n + 1)θ).
Montrons que Tn+2 (cos θ) = cos((n + 2)θ).
Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ Tn+1 (cos θ)−Tn (cos θ) = 2 cos θ cos((n+1)θ)−cos(nθ) par hypothèse de récurrence ;
alors Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ [cos(nθ) cos θ − sin(nθ) sin θ] − cos(nθ)
= cos(nθ)(2 cos2 θ − 1) − sin(nθ) sin(2θ) = cos(nθ) cos(2θ) − sin(nθ) sin(2θ) = cos(nθ + 2θ). /1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
(b) Unicité de Tn :
On suppose qu’il existe un autre polynôme T qui vérifie ∀θ ∈ R, T (cos θ) = cos(nθ) ;
alors ∀θ ∈ R, T (cos θ) = Tn (cos θ), donc ∀x ∈ [−1, 1], T (x) = Tn (x).
T et Tn sont donc deux polynômes qui coïncident en une infinité de réels : ils sont égaux. /1
(c) Finalement, Pour tout n ∈ N, Tn est le seul polynôme qui vérifie : ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ) .
π π
6. (a) D’après 5., Tn (cos θ) = 0 ⇐⇒ cos(nθ) = 0 ⇐⇒ nθ = 2 + kπ, k ∈ Z ⇐⇒ θ = 2n + kπ
n , k ∈ Z.
n o
π
Donc Tn (cos θ) = 0 pour θ ∈ 2n + kπ
n , k ∈ Z . /1
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π
(b) Les mesures 2n + kπ
n pour k ∈ 0, n − 1, sont dans [0, π] et deux à deux distinctes.
Par injectivité de la fonction cos sur [0, π] et par 6.(a), Tn possède n racines distinctes dans [−1, 1] .
π
Par 2., deg(Tn ) = n, donc les n racines de Tn sont les réels cos( 2n + kπ
n ) pour k ∈ 0, n − 1 . /2
7. On dérive par rapport à θ la relation qui définit Tn : ∀θ ∈ R, − sin θTn′ (cos θ) = −n sin(nθ).
Alors les n − 1 réels cos( kπ ′
n ), pour k ∈ 1, n − 1, sont des racines distinctes de Tn , qui est de degré n − 1.
Donc les racines de Tn′ sont les réels cos( kπ
n ), pour k ∈ 1, n − 1 . /1
Partie B
n m
a k x k et Q(x) = b k x k dans R[X ], et λ ∈ R. On note p = max(n, m).
P P
1. Soient P (x) =
k=0 k=0
(a) Montrons que L(P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 :
• Si P = 0, alors ∀t ∈ [−1, 1], P (t ) = 0, donc L(P ) = 0.
• Si L(P ) = 0, alors ∀t ∈ [−1, 1], P (t ) = 0 ; donc le polynôme P admet une infinité de racines : P = 0.
On a donc prouvé que ∀P ∈ R[X ], L(P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 .
(b) Montrons que N (P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 :
N (P ) = 0 ⇐⇒ ∀k ∈ 0, n, a k = 0 ⇐⇒ P = 0 : on a prouvé que ∀P ∈ R[X ], N (P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 . /1
(c) Montrons que L(λP ) = |λ|L(P ) :
L(λP ) = sup |λP (t )| = sup |λ|.|P (t )| = |λ| sup |P (t )| = |λ|L(P ),
t ∈[−1,1] t ∈[−1,1] t ∈[−1,1]
donc ∀P ∈ R[X ], ∀λ ∈ R, L(λP ) = |λ|L(P ) .
(d) Montrons que N (λP ) = |λ|N (P ) :
n
λP (x) = λa k x k , donc N (λP ) = max |λa k | = |λ| max |a k | = |λ|N (P ),
P
k=0 0ÉkÉn 0ÉkÉn
donc ∀P ∈ R[X ], ∀λ ∈ R, N (λP ) = |λ|N (P ) . /1
(e) Montrons que L(P +Q) É L(P ) + L(Q) :
Soit t ∈ [−1, 1] ; alors |P (t ) +Q(t )| É |P (t )| + |Q(t )| É L(P ) + L(Q).
Cette relation est vraie pour tout t ∈ [−1, 1], donc L(P +Q) = sup |P (t ) +Q(t )| É L(P ) + L(Q).
t ∈[−1,1]
Finalement, ∀(P,Q) ∈ R[X ]2 , L(P +Q) É L(P ) + L(Q) .
(f) Montrons que N (P +Q) É N (P ) + N (Q) :
p
(a k + b k )t k , et ∀k ∈ 0, p, |a k + b k | É |a k | + |b k |, donc
P
∀t ∈ [−1, 1], (P +Q)(t ) =
k=0
max |a k + b k | É max |a k | + max |b k |, et on a prouvé que ∀(P,Q) ∈ R[X ]2 , N (P +Q) É N (P ) + N (Q) . /1
0ÉkÉp 0ÉkÉn 0ÉkÉm
(g) Comme R[X ] est un R-espace vectoriel, on a prouvé que L et N sont des normes sur R[X ] . /1
n n
2. Soit P ∈ Rn [X ] ; alors par inégalité triangulaire, ∀t ∈ [−1, 1], |P (t )| É |a k |.|t k | É
P P
|a k |
k=0 k=0
n
N (P ) = (n + 1)N (P ). Alors ∀P ∈ Rn [X ], L(P ) É (n + 1)N (P ) .
P
Donc ∀t ∈ [−1, 1], |P (t )| É /1
k=0
n n
X k ; les coefficients de Q valent tous 1, donc N (Q) = 1 ; et Q(1) =
P P
3. Soit Q = 1 = n + 1, donc L(Q) Ê n + 1 =
k=0 k=0
(n + 1)N (Q). D’après B.2., on a aussi L(Q) É (n + 1)N (Q), donc L(Q) = (n + 1)N (Q).
n
X k , alors L(Q) = (n + 1)N (Q) .
P
Finalement, si Q =
k=0
On ne peut donc pas améliorer l’inégalité de B.2. /1
4. ∀t ∈ [−1, 1], ∃θ ∈ R, t = cos θ, donc L(Tn ) = sup |Tn (cos θ)| = sup | cos(nθ)| par A.5.
θ∈R θ∈R
Donc L(Tn ) É 1 ; de plus, par A.4., Tn (1) = 1, donc L(Tn ) Ê 1. Finalement, ∀n ∈ N, L(Tn ) = 1 . /1
5. (a) R[X ] est un R-espace vectoriel, et ϕ est à valeurs dans R.
Rπ Rπ
(b) Soit (P,Q) ∈ R[X ]2 . Alors ϕ(Q, P ) = 0 Q(cos θ)P (cos θ)d θ = 0 P (cos θ)Q(cos θ)d θ = ϕ(Q, P )
Donc ϕ est symétrique. /1
3 2
Rπ
R π (P 1 , P 2 ,Q) ∈ R[X ] et (λ,Rµ)π ∈ R ; alors ϕ(λP 1 + µP 2 ,Q) = 0 (λP 1 (cos θ) + µP 2 (cos θ))Q(cos θ)d θ
(c) Soient
= λ 0 P 1 (cos θ)Q(cos θ)d θ + µ 0 P 2 (cos θ)Q(cos θ)d θ par linéarité de l’intégrale,
donc ϕ(λP 1 + µP 2 ,Q) = λϕ(P 1 ,Q) + µϕ(P 2 ,Q).
Par symétrie, ϕ est aussi linéaire par rapport à sa deuxième variable, donc bilinéaire. /1
Rπ
(d) Soit P ∈ R[X ]. Alors ϕ(P, P ) = 0 P 2 (cos θ)d θ Ê 0 par croissance de l’intégrale. Donc ϕ est positive. /1
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Rπ
(e) Soit P ∈ R[X ] tel que ϕ(P, P ) = 0 ; alors 0 P 2 (cos θ)d θ = 0 ; or θ 7→ P 2 (cos θ) est continue et positive sur [0, π],
donc ∀θ ∈ [0, π], P 2 (cos θ) = 0, donc P (cos θ) = 0.
P polynôme admet donc une infinité de racines sur [−1, 1] : P = 0 et ϕ est définie. /1
Finalement, ϕ est une forme bilinéaire symétrique définie positive, donc ϕ est un produit scalaire sur R[X ] .
Rπ Rπ
6. (a) Soit n ∈ N∗ ; alors ϕ(Tn , Tn ) = 0 Tn2 (cos θ)d θ = 0 cos2 (nθ)d θ par A.5.
Rπ h iπ Rπ
θ
Donc ϕ(Tn , Tn ) = 0 1+cos(2nθ)
2 d θ = 2 + sin(2nθ)
4n = π2 si n ∈ N∗ . Et ϕ(T0 , T0 ) = 0 1 = π.
0
π
Donc ∀n ∈ N∗ , ϕ(Tn , Tn ) = 2 et ϕ(T0 , T0 ) = π . /1
(b) Soient n et m deux entiers naturels distincts ; alors n + m ̸= 0 et n −hm ̸= 0, et iπ
Rπ Rπ
ϕ(Tn , Tm ) = 0 cos(nθ) cos(mθ)d θ = 0 cos((n+m)θ)+cos((n−m)θ)
2 d θ = sin((n+m)θ) sin((n−m)θ)
2(n+m) + 2(n−m) 0
Donc ∀(m, n) ∈ N2 , m ̸= n, ϕ(Tn , Tm ) = 0 . /1
7. On note ∥.∥ la norme euclidienne associée à ϕ ; alors (Tk )0ÉkÉn est une famille orthogonale de Rn [X ], et ∀k ∈
0, n, ∥Tk ∥ ̸= 0 par 6.(a) ; c’est donc une famille libre de Rn [X ].
Elle comporte n + 1 éléments, et dim Rn [X ] = n + 1 : c’est donc une base de Rn [X ].
n
Alors par définition, ∀P ∈ Rn [X ], ∃!(α0 , . . . , αn ) ∈ Rn+1 , P = αk Tk .
P
/1
k=0
De plus, les αk sont les coordonnées de P dans la base (Tk )0ÉkÉn , donc par bilinéarité de ϕ, et par 6.,
π
ϕ(P, T0 ) = α0 ϕ(T0 , T0 ) = πα0 , et ∀k
R π ∈ 1, n, ϕ(P, Tk ) = αk ϕ(TkR, T k ) = 2 αk .
π
De plus, ∀k ∈ 0, n, |ϕ(P, Tk )| É 0 |P (cos θ)|.|Tk (cos θ)|d θ É 0 L(P ) × 1d θ = πL(P ).
Alors |α0 | É L(P ) et ∀k ∈ 1, n, |αk | É 2L(P ). Dans tous les cas, ∀k ∈ 0, n, |αk | É 2L(P ) . /2
8. Soit n ∈ N ; par B.1., N est une norme, donc par inégalité triangulaire,
∗
N (Tn+1 ) = N (2X Tn − Tn−1 ) É 2N (X Tn ) + N (Tn−1 ) ; or les coefficients de X Tn sont 0 et les coefficients de Tn ,
donc N (X Tn ) = N (Tn ). Alors ∀n ∈ N∗ , N (Tn+1 ) É 2N (Tn ) + N (Tn−1 ) . /1
p
9. Montrons par récurrence sur n que ∀n ∈ N, N (Tn ) É q n , où q = 1 + 2.
• Initialisations pour n = 0 et n = 1 : p
T0 = 1, donc N (T0 ) = 1 = q 0 ; et T1 = X , donc N (T1 ) = 1 É 1 + 2 = q 1 .
• On suppose que pour un n ∈ N, N (Tn ) É q n et N (Tn+1 ) É q n+1 ; montrons que N (Tn+2 ) É q n+2
2q n+1 + q n par p
Par 8., N (Tn+2 ) É 2N (Tn+1 ) + N (Tn ) É p hypothèse de récurrence.
n n
Donc N (Tn+2 ) É qp (2q + 1) = p q (3 + 2 2) car
p q = 1 + 2;
de plus, q 2 = (1 + 2)2 = 1 + 2 2 + 2 = 3 + 2 2, donc N (Tn+2 ) É q n × q 2 = q n+2
p
On a donc montré par récurrence sur n que ∀n ∈ N, N (Tn ) É q n , où q = 1 + 2 . /2
n
10. Soit P ∈ Rn [X ] ; alors par 7. et par inégalité triangulaire, N (P ) É
P
|αk |N (Tk ) donc par 7. encore, N (P ) É
k=0
n n
q k par 9.
P P
2L(P )N (Tk ) É 2L(P )
k=0 k=0
q n+1 −1 q n+1 −1 p p
Alors N (P ) É 2L(P ) q−1 = 2L(P ) p = 2 L(P )(q n+1 − 1) É q n+1 2 L(P ).
2
p
Finalement, ∀P ∈ Rn [X ], N (P ) É q n+1 2 L(P ) . /2
Partie II
1. (a) L’image r (u) d’un vecteur u de R3 orthogonal à a est donnée par ∀u ∈ Vect(a)⊥ , r (u) = (cos θ) u + (sin θ) a ∧ u .
/1
3 3
(b) R est de dimension finie, donc par le cours, R = Vect(a) ⊕ Vect(a) . ⊥
Soit v ∈ R3 . Alors il existe un unique couple (u, w) de Vect(a)⊥ × Vect(a) tel que v = u + w
où ∃!λ ∈ R, w = λa, puisque a est non nul (car unitaire).
Finalement, tout vecteur v de R3 s’écrit de manière unique v = u + λa avec a et u orthogonaux . /1
3
(c) Soit v ∈ R . Alors v = u + λa avec u ⊥ a.
Plus précisément, λ = 〈a, x〉 car λa est le projeté orthogonal de v sur Vect(a) et a est unitaire.
Par linéarité de r , r (v) = r (u) + λr (a) donc ∀v ∈ R3 , r (v) = (cos θ) u + (sin θ) a ∧ u + λa par 1.(a). /2
2. (a) f et g sont des réflexions de R3 , donc des isométries de R3 de déterminant −1.
Alors leur composée f ◦ g est une isométrie de R3 et det( f ◦ g ) = det( f ). det(g ) = (−1).(−1) = 1.
Donc f ◦ g est une rotation de R3 . /1
(b) Par changement de base adaptée, g (i ) = i ; g ( j ) = −k et g (k) = − j . De plus, f (i ) = − j ; f ( j ) = −i et f (k) = k.
Alors f ◦ g (i ) = f (i ) = − j ; f ◦ g ( j ) = f (−k) = −k ; et f ◦ g (k) = f (− j ) = i
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0 0 1
donc la matrice de f ◦ g dans la base (i , j , k) de R3 est M = −1 0 0 . /1
0 −1 0
(c) Les colonnes de M − I 3 vérifient C 1 −C 2 +C 3 = 03,1 , donc l’axe de f ◦ g est dirigé par a = (1, −1, 1).
Une mesure θ de l’angle de f ◦ g est tel que 1 + 2 cos θ = Tr(M ) = 0, donc cos θ = − 21 , et θ = ± 2π
3 .
¯ ¯
¯1 0 1 ¯
Enfin, le signe de sin θ est le signe de det(i , f ◦ g (i ), a) = ¯¯ 0 −1 −1¯¯ = −1 < 0.
¯ ¯
¯0 0 1¯
Finalement, f ◦ g est la rotation d’angle − 2π
3 autour de l’axe dirigé par a = (1, −1, 1) . /2
(d) On calcule g ◦ f (i ) = g (− j ) = k ̸= − j = f ◦ g (i ), donc f et g ne commutent pas . /1
(e) f ◦ g est une rotation de R3 , donc 1 en est valeur propre. Notons λ et λ̄ ses autres valeurs propres.
La somme des valeurs propres vaut la trace de la matrice trouvée au 2.(b), et le produit vaut le déterminant,
2i π 2i π
donc λ + λ̄ = −1 et λλ̄ = 1, et les valeurs propres de f ◦ g sont 1, e 3 et e− 3 .
De même, on montre que g ◦ f est la rotation de même axe que f ◦ g , et d’angle opposé, donc :
les valeurs propres de g ◦ f sont les mêmes que celles de f ◦ g . /2
3. On note A la matrice de l’énoncé, et u l’endomorphisme de matrice A dans la base canonique (i , j , k).
3
0 − 45
3
0 45
5 5 1 0 0
A AT = 0 1 0 0 1 0 = 0 1 0 = I 3 donc u ∈ O(R3 ) car (i , j , k) est orthonormée.
4 3
5 0 5 − 5 0 35
4
0 0 1
9
De plus, det(u) = det(A) = 25 + 16
25 = 1, donc u est une rotation de R .
3
−2 4
5 0 −5
A − I3 = 0 0 0 de colonnes C 1 ,C 2 ,C 3 , avec C 2 = 03,1 , donc Ker (u − Id) = Vect( j ) est l’axe de u.
4 −2
5 0 5
De plus, Tr(A) = 53 + 1 + 53 = 2 cos θ + 1, où θ est une mesure de l’angle de u, donc cos θ = 35 .
¯1 3 0 ¯
¯ ¯
5
Enfin, le signe de sin θ est celui de det(i , u(i ), j ) = ¯¯0 0 1¯¯ = − 54 < 0.
¯ ¯
¯0 4 0 ¯
5
3
Finalement, u est la rotation d’angle θ autour de Vect( j ), avec cos θ = 5 et sin θ = − 45 . /3
4. (a) ϕ est bien définie et à valeurs dans R3 qui est un R-espace vectoriel.
Soient u et v dans R3 , α et β dans R. Vérifions que ϕ(αu + βv) = αϕ(u) + βϕ(v).
ϕ(αu + βv) = αu + βv + λ〈αu + βv, a〉a
= αu + βv + λα〈u, a〉a + λβ〈v, a〉a par bilinéarité du produit scalaire
= α (u + λ〈u, a〉a) + β (v + λ〈v, a〉a) = αϕ(u) + βϕ(v). Donc ϕ est linéaire.
On a donc montré que ϕ est un endomorphisme de R3 . /1
(b) ϕ est une isométrie de R3 ⇐⇒ ∀u ∈ R3 , ∥ϕ(u)∥ = ∥u∥ ⇐⇒ ∀u ∈ R3 , ∥ϕ(u)∥2 = ∥u∥2
Soit u ∈ R3 . On évalue ∥ϕ(u)∥2 = 〈ϕ(u), ϕ(u)〉 = 〈u + λ〈u, a〉a, u + λ〈u, a〉a〉, et par bilinéarité :
∥ϕ(u)∥2 = 〈u, u〉 + 2λ〈u, a〉〈u, a〉 + λ2 〈u, a〉2 〈a, a〉 = ∥u∥2 + 2λ〈u, a〉2 + λ2 ∥a∥2 〈u, a〉2
3 2 2 2 2
Alors ϕ est une isométrie ⇐⇒ ∀u ¤ ∈ R , 2λ〈u, a〉 + λ ∥a∥ 〈u, a〉 = 0
3 2 2
⇐⇒ ∀u ∈ R , 〈u, a〉 2 + λ∥a∥ = 0 ou λ = 0
£
⇐⇒ λ = 0 ou 2 + λ∥a∥2 = 0 car la relation doit être vérifiée pour tout u de R3 , en particulier u = a
2
⇐⇒ λ = 0 ou λ = − ∥a∥ 2 qui est bien défini car a ̸= 0R3 , donc ∥a∥ ̸= 0
2
Finalement, ϕ est une isométrie de R3 si et seulement si λ = 0 ou λ = − ∥a∥ 2 . /2
2
(c) Si λ = 0, alors ϕ = IdR3 . On suppose maintenant que λ = − ∥a∥ 2.
2
On calcule ϕ(a) = a − ∥a∥ 2 〈a, a〉a = a − 2a = −a.
2 2
Soit u ∈ Vect(a)⊥ . Alors ϕ(u) = u − ∥a∥2 〈u, a〉a = u − ∥a∥2 .0.a = u.
Si ϕ est une isométrie, alors ϕ est l’identité ou la symétrie orthogonale par rapport au plan Vect(a)⊥ . /2
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