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Le document présente la correction d'un devoir de mathématiques, abordant des concepts tels que les polynômes de Chebyshev, leurs propriétés et démonstrations par récurrence. Il traite également des normes sur les espaces de polynômes et des relations entre les racines des polynômes. Enfin, il établit des résultats sur l'unicité des polynômes et leurs comportements en fonction de certaines conditions.

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Correction du DS n°6 Page 1 sur 4

CORRECTION DU DS n°6

Partie I
Partie A
1. Par hypothèse, T2 = 2X T1 − T0 = 2X 2 − 1 ; ensuite, T3 = 2X T2 − T1 = 2X (2X 2 − 1) − X = 4X 3 − 3X ; enfin, T4 =
2X T3 − T2 = 2X (4X 3 − 3X ) − (2X 2 − 1) = 8X 4 − 8X 2 + 1.
Donc T2 = 2X 2 − 1 T3 = 4X 3 − 3X T4 = 8X 4 − 8X 2 + 1 . /1
n−1
2. Montrons par récurrence double sur n que ∀n ∈ N , deg(Tn ) = n et son coefficient dominant est 2

.
• Initialisations pour n = 1 et n = 2 :
Par hypothèse, T1 = X , donc deg(T1 ) = 1, et son coefficient dominant est 1 = 21−1 .
Par 1., T2 = 2X 2 − 1, donc deg(T2 ) = 2, et son coefficient dominant est 2 = 22−1 . /1
• On suppose que pour un n ∈ N∗ , deg(Tn ) = n, deg(Tn+1 ) = n + 1, et les coefficients dominants respectifs de
Tn et Tn+1 sont 2n−1 et 2n . Montrons que deg(Tn+2 ) = n + 2, et son coefficient dominant est 2n+1 .
Par hypothèse de récurrence, deg(Tn+1 ) = n + 1 et deg(Tn ) = n,
donc deg(2X Tn+1 ) = n + 2 > deg(Tn ). Par conséquent, deg(Tn+2 ) = n + 2.
De plus, le coefficient dominant de Tn+2 est celui de 2X Tn+1 , c’est-à-dire 2 × 2n = 2n+1
par hypothèse de récurrence. /1
n−1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N , deg(Tn ) = n et son coefficient dominant est 2

.
De plus, deg(T0 ) = 0 de coefficient dominant égal à 1.
3. Montrons par récurrence sur n que ∀n ∈ N, T2n est pair, et T2n+1 est impair.
• Par hypothèse, T0 = 1 est pair, et T1 = X est impair. /1
• On suppose que pour un n ∈ N, T2n est pair, et T2n+1 est impair.
Montrons que T2n+2 est pair, et T2n+3 est impair.
Par hypothèse de récurrence, T2n+1 est impair, donc 2X T2n+1 est pair.
Comme T2n est pair par hypothèse de récurrence, alors T2n+2 = 2X T2n+1 − T2n est pair.
On montre de même que T2n+3 est impair. /1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N, T2n est pair, et T2n+1 est impair .
4. (a) Montrons par récurrence double sur n que ∀n ∈ N, Tn (1) = 1.
• Par hypothèse, T0 (1) = 1 et T1 (1) = 1, donc la récurrence est initialisée pour n = 0 et n = 1. /1
• On suppose que pour un n ∈ N, Tn (1) = 1 et Tn+1 (1) = 1. Montrons que Tn+2 (1) = 1.
Tn+2 (1) = 2 × 1 × Tn+1 (1) − Tn (1) = 2 − 1 = 1 par hypothèse de récurrence. /1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N, Tn (1) = 1 .
(b) Si n est pair, alors par 3., Tn (−1) = Tn (1) = 1 ; et si n est impair, alors par 3., Tn (−1) = −Tn (1) = −1.
Donc ∀n ∈ N, Tn (−1) = (−1)n . /1
(c) Comme ∀k ∈ N , Tk+1 = 2X Tk − Tk−1 , alors Tn+2 (0) = −Tn (0) pour tout n ∈ N.

De plus, T0 (0) = 1 et T1 (0) = 0, donc par récurrence :


Si n = 2p est pair, alors Tn (0) = (−1)p
/1
Si n est impair, alors Tn (0) = 0
5. (a) Montrons par récurrence double sur n que ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
• Initialisations pour n = 0 et n = 1 :
T0 (cos θ) = 1 = cos(0) = cos(0 × θ) ; et T1 (cos θ) = cos θ = cos(1 × θ). /1
• On suppose que pour un n ∈ N, Tn (cos θ) = cos(nθ) et Tn+1 (cos θ) = cos((n + 1)θ).
Montrons que Tn+2 (cos θ) = cos((n + 2)θ).
Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ Tn+1 (cos θ)−Tn (cos θ) = 2 cos θ cos((n+1)θ)−cos(nθ) par hypothèse de récurrence ;
alors Tn+2 (cos θ) = 2 cos θ [cos(nθ) cos θ − sin(nθ) sin θ] − cos(nθ)
= cos(nθ)(2 cos2 θ − 1) − sin(nθ) sin(2θ) = cos(nθ) cos(2θ) − sin(nθ) sin(2θ) = cos(nθ + 2θ). /1
Par le principe de récurrence, ∀n ∈ N, ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ).
(b) Unicité de Tn :
On suppose qu’il existe un autre polynôme T qui vérifie ∀θ ∈ R, T (cos θ) = cos(nθ) ;
alors ∀θ ∈ R, T (cos θ) = Tn (cos θ), donc ∀x ∈ [−1, 1], T (x) = Tn (x).
T et Tn sont donc deux polynômes qui coïncident en une infinité de réels : ils sont égaux. /1
(c) Finalement, Pour tout n ∈ N, Tn est le seul polynôme qui vérifie : ∀θ ∈ R, Tn (cos θ) = cos(nθ) .
π π
6. (a) D’après 5., Tn (cos θ) = 0 ⇐⇒ cos(nθ) = 0 ⇐⇒ nθ = 2 + kπ, k ∈ Z ⇐⇒ θ = 2n + kπ
n , k ∈ Z.
n o
π
Donc Tn (cos θ) = 0 pour θ ∈ 2n + kπ
n , k ∈ Z . /1

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π
(b) Les mesures 2n + kπ
n pour k ∈ ‚0, n − 1ƒ, sont dans [0, π] et deux à deux distinctes.
Par injectivité de la fonction cos sur [0, π] et par 6.(a), Tn possède n racines distinctes dans [−1, 1] .
π
Par 2., deg(Tn ) = n, donc les n racines de Tn sont les réels cos( 2n + kπ
n ) pour k ∈ ‚0, n − 1ƒ . /2

7. On dérive par rapport à θ la relation qui définit Tn : ∀θ ∈ R, − sin θTn′ (cos θ) = −n sin(nθ).
Alors les n − 1 réels cos( kπ ′
n ), pour k ∈ ‚1, n − 1ƒ, sont des racines distinctes de Tn , qui est de degré n − 1.
Donc les racines de Tn′ sont les réels cos( kπ
n ), pour k ∈ ‚1, n − 1ƒ . /1

Partie B
n m
a k x k et Q(x) = b k x k dans R[X ], et λ ∈ R. On note p = max(n, m).
P P
1. Soient P (x) =
k=0 k=0
(a) Montrons que L(P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 :
• Si P = 0, alors ∀t ∈ [−1, 1], P (t ) = 0, donc L(P ) = 0.
• Si L(P ) = 0, alors ∀t ∈ [−1, 1], P (t ) = 0 ; donc le polynôme P admet une infinité de racines : P = 0.
On a donc prouvé que ∀P ∈ R[X ], L(P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 .
(b) Montrons que N (P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 :
N (P ) = 0 ⇐⇒ ∀k ∈ ‚0, nƒ, a k = 0 ⇐⇒ P = 0 : on a prouvé que ∀P ∈ R[X ], N (P ) = 0 ⇐⇒ P = 0 . /1
(c) Montrons que L(λP ) = |λ|L(P ) :
L(λP ) = sup |λP (t )| = sup |λ|.|P (t )| = |λ| sup |P (t )| = |λ|L(P ),
t ∈[−1,1] t ∈[−1,1] t ∈[−1,1]
donc ∀P ∈ R[X ], ∀λ ∈ R, L(λP ) = |λ|L(P ) .
(d) Montrons que N (λP ) = |λ|N (P ) :
n
λP (x) = λa k x k , donc N (λP ) = max |λa k | = |λ| max |a k | = |λ|N (P ),
P
k=0 0ÉkÉn 0ÉkÉn
donc ∀P ∈ R[X ], ∀λ ∈ R, N (λP ) = |λ|N (P ) . /1
(e) Montrons que L(P +Q) É L(P ) + L(Q) :
Soit t ∈ [−1, 1] ; alors |P (t ) +Q(t )| É |P (t )| + |Q(t )| É L(P ) + L(Q).
Cette relation est vraie pour tout t ∈ [−1, 1], donc L(P +Q) = sup |P (t ) +Q(t )| É L(P ) + L(Q).
t ∈[−1,1]

Finalement, ∀(P,Q) ∈ R[X ]2 , L(P +Q) É L(P ) + L(Q) .


(f) Montrons que N (P +Q) É N (P ) + N (Q) :
p
(a k + b k )t k , et ∀k ∈ ‚0, pƒ, |a k + b k | É |a k | + |b k |, donc
P
∀t ∈ [−1, 1], (P +Q)(t ) =
k=0
max |a k + b k | É max |a k | + max |b k |, et on a prouvé que ∀(P,Q) ∈ R[X ]2 , N (P +Q) É N (P ) + N (Q) . /1
0ÉkÉp 0ÉkÉn 0ÉkÉm

(g) Comme R[X ] est un R-espace vectoriel, on a prouvé que L et N sont des normes sur R[X ] . /1
n n
2. Soit P ∈ Rn [X ] ; alors par inégalité triangulaire, ∀t ∈ [−1, 1], |P (t )| É |a k |.|t k | É
P P
|a k |
k=0 k=0
n
N (P ) = (n + 1)N (P ). Alors ∀P ∈ Rn [X ], L(P ) É (n + 1)N (P ) .
P
Donc ∀t ∈ [−1, 1], |P (t )| É /1
k=0
n n
X k ; les coefficients de Q valent tous 1, donc N (Q) = 1 ; et Q(1) =
P P
3. Soit Q = 1 = n + 1, donc L(Q) Ê n + 1 =
k=0 k=0
(n + 1)N (Q). D’après B.2., on a aussi L(Q) É (n + 1)N (Q), donc L(Q) = (n + 1)N (Q).
n
X k , alors L(Q) = (n + 1)N (Q) .
P
Finalement, si Q =
k=0
On ne peut donc pas améliorer l’inégalité de B.2. /1
4. ∀t ∈ [−1, 1], ∃θ ∈ R, t = cos θ, donc L(Tn ) = sup |Tn (cos θ)| = sup | cos(nθ)| par A.5.
θ∈R θ∈R
Donc L(Tn ) É 1 ; de plus, par A.4., Tn (1) = 1, donc L(Tn ) Ê 1. Finalement, ∀n ∈ N, L(Tn ) = 1 . /1
5. (a) R[X ] est un R-espace vectoriel, et ϕ est à valeurs dans R.
Rπ Rπ
(b) Soit (P,Q) ∈ R[X ]2 . Alors ϕ(Q, P ) = 0 Q(cos θ)P (cos θ)d θ = 0 P (cos θ)Q(cos θ)d θ = ϕ(Q, P )
Donc ϕ est symétrique. /1
3 2

R π (P 1 , P 2 ,Q) ∈ R[X ] et (λ,Rµ)π ∈ R ; alors ϕ(λP 1 + µP 2 ,Q) = 0 (λP 1 (cos θ) + µP 2 (cos θ))Q(cos θ)d θ
(c) Soient
= λ 0 P 1 (cos θ)Q(cos θ)d θ + µ 0 P 2 (cos θ)Q(cos θ)d θ par linéarité de l’intégrale,
donc ϕ(λP 1 + µP 2 ,Q) = λϕ(P 1 ,Q) + µϕ(P 2 ,Q).
Par symétrie, ϕ est aussi linéaire par rapport à sa deuxième variable, donc bilinéaire. /1

(d) Soit P ∈ R[X ]. Alors ϕ(P, P ) = 0 P 2 (cos θ)d θ Ê 0 par croissance de l’intégrale. Donc ϕ est positive. /1

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(e) Soit P ∈ R[X ] tel que ϕ(P, P ) = 0 ; alors 0 P 2 (cos θ)d θ = 0 ; or θ 7→ P 2 (cos θ) est continue et positive sur [0, π],
donc ∀θ ∈ [0, π], P 2 (cos θ) = 0, donc P (cos θ) = 0.
P polynôme admet donc une infinité de racines sur [−1, 1] : P = 0 et ϕ est définie. /1
Finalement, ϕ est une forme bilinéaire symétrique définie positive, donc ϕ est un produit scalaire sur R[X ] .
Rπ Rπ
6. (a) Soit n ∈ N∗ ; alors ϕ(Tn , Tn ) = 0 Tn2 (cos θ)d θ = 0 cos2 (nθ)d θ par A.5.
Rπ h iπ Rπ
θ
Donc ϕ(Tn , Tn ) = 0 1+cos(2nθ)
2 d θ = 2 + sin(2nθ)
4n = π2 si n ∈ N∗ . Et ϕ(T0 , T0 ) = 0 1 = π.
0
π
Donc ∀n ∈ N∗ , ϕ(Tn , Tn ) = 2 et ϕ(T0 , T0 ) = π . /1
(b) Soient n et m deux entiers naturels distincts ; alors n + m ̸= 0 et n −hm ̸= 0, et iπ
Rπ Rπ
ϕ(Tn , Tm ) = 0 cos(nθ) cos(mθ)d θ = 0 cos((n+m)θ)+cos((n−m)θ)
2 d θ = sin((n+m)θ) sin((n−m)θ)
2(n+m) + 2(n−m) 0
Donc ∀(m, n) ∈ N2 , m ̸= n, ϕ(Tn , Tm ) = 0 . /1
7. On note ∥.∥ la norme euclidienne associée à ϕ ; alors (Tk )0ÉkÉn est une famille orthogonale de Rn [X ], et ∀k ∈
‚0, nƒ, ∥Tk ∥ ̸= 0 par 6.(a) ; c’est donc une famille libre de Rn [X ].
Elle comporte n + 1 éléments, et dim Rn [X ] = n + 1 : c’est donc une base de Rn [X ].
n
Alors par définition, ∀P ∈ Rn [X ], ∃!(α0 , . . . , αn ) ∈ Rn+1 , P = αk Tk .
P
/1
k=0
De plus, les αk sont les coordonnées de P dans la base (Tk )0ÉkÉn , donc par bilinéarité de ϕ, et par 6.,
π
ϕ(P, T0 ) = α0 ϕ(T0 , T0 ) = πα0 , et ∀k
R π ∈ ‚1, nƒ, ϕ(P, Tk ) = αk ϕ(TkR, T k ) = 2 αk .
π
De plus, ∀k ∈ ‚0, nƒ, |ϕ(P, Tk )| É 0 |P (cos θ)|.|Tk (cos θ)|d θ É 0 L(P ) × 1d θ = πL(P ).
Alors |α0 | É L(P ) et ∀k ∈ ‚1, nƒ, |αk | É 2L(P ). Dans tous les cas, ∀k ∈ ‚0, nƒ, |αk | É 2L(P ) . /2
8. Soit n ∈ N ; par B.1., N est une norme, donc par inégalité triangulaire,

N (Tn+1 ) = N (2X Tn − Tn−1 ) É 2N (X Tn ) + N (Tn−1 ) ; or les coefficients de X Tn sont 0 et les coefficients de Tn ,


donc N (X Tn ) = N (Tn ). Alors ∀n ∈ N∗ , N (Tn+1 ) É 2N (Tn ) + N (Tn−1 ) . /1
p
9. Montrons par récurrence sur n que ∀n ∈ N, N (Tn ) É q n , où q = 1 + 2.
• Initialisations pour n = 0 et n = 1 : p
T0 = 1, donc N (T0 ) = 1 = q 0 ; et T1 = X , donc N (T1 ) = 1 É 1 + 2 = q 1 .
• On suppose que pour un n ∈ N, N (Tn ) É q n et N (Tn+1 ) É q n+1 ; montrons que N (Tn+2 ) É q n+2
2q n+1 + q n par p
Par 8., N (Tn+2 ) É 2N (Tn+1 ) + N (Tn ) É p hypothèse de récurrence.
n n
Donc N (Tn+2 ) É qp (2q + 1) = p q (3 + 2 2) car
p q = 1 + 2;
de plus, q 2 = (1 + 2)2 = 1 + 2 2 + 2 = 3 + 2 2, donc N (Tn+2 ) É q n × q 2 = q n+2
p
On a donc montré par récurrence sur n que ∀n ∈ N, N (Tn ) É q n , où q = 1 + 2 . /2
n
10. Soit P ∈ Rn [X ] ; alors par 7. et par inégalité triangulaire, N (P ) É
P
|αk |N (Tk ) donc par 7. encore, N (P ) É
k=0
n n
q k par 9.
P P
2L(P )N (Tk ) É 2L(P )
k=0 k=0
q n+1 −1 q n+1 −1 p p
Alors N (P ) É 2L(P ) q−1 = 2L(P ) p = 2 L(P )(q n+1 − 1) É q n+1 2 L(P ).
2
p
Finalement, ∀P ∈ Rn [X ], N (P ) É q n+1 2 L(P ) . /2

Partie II
1. (a) L’image r (u) d’un vecteur u de R3 orthogonal à a est donnée par ∀u ∈ Vect(a)⊥ , r (u) = (cos θ) u + (sin θ) a ∧ u .
/1
3 3
(b) R est de dimension finie, donc par le cours, R = Vect(a) ⊕ Vect(a) . ⊥

Soit v ∈ R3 . Alors il existe un unique couple (u, w) de Vect(a)⊥ × Vect(a) tel que v = u + w
où ∃!λ ∈ R, w = λa, puisque a est non nul (car unitaire).
Finalement, tout vecteur v de R3 s’écrit de manière unique v = u + λa avec a et u orthogonaux . /1
3
(c) Soit v ∈ R . Alors v = u + λa avec u ⊥ a.
Plus précisément, λ = 〈a, x〉 car λa est le projeté orthogonal de v sur Vect(a) et a est unitaire.
Par linéarité de r , r (v) = r (u) + λr (a) donc ∀v ∈ R3 , r (v) = (cos θ) u + (sin θ) a ∧ u + λa par 1.(a). /2
2. (a) f et g sont des réflexions de R3 , donc des isométries de R3 de déterminant −1.
Alors leur composée f ◦ g est une isométrie de R3 et det( f ◦ g ) = det( f ). det(g ) = (−1).(−1) = 1.
Donc f ◦ g est une rotation de R3 . /1
(b) Par changement de base adaptée, g (i ) = i ; g ( j ) = −k et g (k) = − j . De plus, f (i ) = − j ; f ( j ) = −i et f (k) = k.
Alors f ◦ g (i ) = f (i ) = − j ; f ◦ g ( j ) = f (−k) = −k ; et f ◦ g (k) = f (− j ) = i

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 
0 0 1
donc la matrice de f ◦ g dans la base (i , j , k) de R3 est M = −1 0 0 . /1
0 −1 0
(c) Les colonnes de M − I 3 vérifient C 1 −C 2 +C 3 = 03,1 , donc l’axe de f ◦ g est dirigé par a = (1, −1, 1).
Une mesure θ de l’angle de f ◦ g est tel que 1 + 2 cos θ = Tr(M ) = 0, donc cos θ = − 21 , et θ = ± 2π
3 .
¯ ¯
¯1 0 1 ¯
Enfin, le signe de sin θ est le signe de det(i , f ◦ g (i ), a) = ¯¯ 0 −1 −1¯¯ = −1 < 0.
¯ ¯
¯0 0 1¯
Finalement, f ◦ g est la rotation d’angle − 2π
3 autour de l’axe dirigé par a = (1, −1, 1) . /2

(d) On calcule g ◦ f (i ) = g (− j ) = k ̸= − j = f ◦ g (i ), donc f et g ne commutent pas . /1


(e) f ◦ g est une rotation de R3 , donc 1 en est valeur propre. Notons λ et λ̄ ses autres valeurs propres.
La somme des valeurs propres vaut la trace de la matrice trouvée au 2.(b), et le produit vaut le déterminant,
2i π 2i π
donc λ + λ̄ = −1 et λλ̄ = 1, et les valeurs propres de f ◦ g sont 1, e 3 et e− 3 .
De même, on montre que g ◦ f est la rotation de même axe que f ◦ g , et d’angle opposé, donc :
les valeurs propres de g ◦ f sont les mêmes que celles de f ◦ g . /2
3. On note A la matrice de l’énoncé, et u l’endomorphisme de matrice A dans la base canonique (i , j , k).
3
0 − 45
 3
0 45
  
5 5 1 0 0
A AT =  0 1 0  0 1 0  = 0 1 0 = I 3 donc u ∈ O(R3 ) car (i , j , k) est orthonormée.
4 3
5 0 5 − 5 0 35
4
0 0 1
9
De plus, det(u) = det(A) = 25 + 16
25 = 1, donc u est une rotation de R .
3
 −2 4
5 0 −5
A − I3 =  0 0 0  de colonnes C 1 ,C 2 ,C 3 , avec C 2 = 03,1 , donc Ker (u − Id) = Vect( j ) est l’axe de u.
4 −2
5 0 5
De plus, Tr(A) = 53 + 1 + 53 = 2 cos θ + 1, où θ est une mesure de l’angle de u, donc cos θ = 35 .
¯1 3 0 ¯
¯ ¯
5
Enfin, le signe de sin θ est celui de det(i , u(i ), j ) = ¯¯0 0 1¯¯ = − 54 < 0.
¯ ¯
¯0 4 0 ¯
5
3
Finalement, u est la rotation d’angle θ autour de Vect( j ), avec cos θ = 5 et sin θ = − 45 . /3

4. (a) ϕ est bien définie et à valeurs dans R3 qui est un R-espace vectoriel.
Soient u et v dans R3 , α et β dans R. Vérifions que ϕ(αu + βv) = αϕ(u) + βϕ(v).
ϕ(αu + βv) = αu + βv + λ〈αu + βv, a〉a
= αu + βv + λα〈u, a〉a + λβ〈v, a〉a par bilinéarité du produit scalaire
= α (u + λ〈u, a〉a) + β (v + λ〈v, a〉a) = αϕ(u) + βϕ(v). Donc ϕ est linéaire.
On a donc montré que ϕ est un endomorphisme de R3 . /1
(b) ϕ est une isométrie de R3 ⇐⇒ ∀u ∈ R3 , ∥ϕ(u)∥ = ∥u∥ ⇐⇒ ∀u ∈ R3 , ∥ϕ(u)∥2 = ∥u∥2
Soit u ∈ R3 . On évalue ∥ϕ(u)∥2 = 〈ϕ(u), ϕ(u)〉 = 〈u + λ〈u, a〉a, u + λ〈u, a〉a〉, et par bilinéarité :
∥ϕ(u)∥2 = 〈u, u〉 + 2λ〈u, a〉〈u, a〉 + λ2 〈u, a〉2 〈a, a〉 = ∥u∥2 + 2λ〈u, a〉2 + λ2 ∥a∥2 〈u, a〉2
3 2 2 2 2
Alors ϕ est une isométrie ⇐⇒ ∀u ¤ ∈ R , 2λ〈u, a〉 + λ ∥a∥ 〈u, a〉 = 0
3 2 2
⇐⇒ ∀u ∈ R , 〈u, a〉 2 + λ∥a∥ = 0 ou λ = 0
£

⇐⇒ λ = 0 ou 2 + λ∥a∥2 = 0 car la relation doit être vérifiée pour tout u de R3 , en particulier u = a


2
⇐⇒ λ = 0 ou λ = − ∥a∥ 2 qui est bien défini car a ̸= 0R3 , donc ∥a∥ ̸= 0

2
Finalement, ϕ est une isométrie de R3 si et seulement si λ = 0 ou λ = − ∥a∥ 2 . /2
2
(c) Si λ = 0, alors ϕ = IdR3 . On suppose maintenant que λ = − ∥a∥ 2.
2
On calcule ϕ(a) = a − ∥a∥ 2 〈a, a〉a = a − 2a = −a.
2 2
Soit u ∈ Vect(a)⊥ . Alors ϕ(u) = u − ∥a∥2 〈u, a〉a = u − ∥a∥2 .0.a = u.

Si ϕ est une isométrie, alors ϕ est l’identité ou la symétrie orthogonale par rapport au plan Vect(a)⊥ . /2

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