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CCB1

Le document présente un concours blanc en mathématiques, comprenant des épreuves d'algèbre et de probabilités. Les candidats doivent résoudre des problèmes liés aux matrices, aux déterminants, et aux variables aléatoires. Les instructions précisent l'importance de la présentation et de la justification des résultats.

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Rayan Boukert
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Concours Blanc - Epreuve 1 Page 1 sur 2

Concours Blanc Epreuve 1

Jeudi 06/03/2025 – 08h-12h


L’usage de calculatrices est interdit.

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements


entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront
pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.

Problème I – Algèbre

On désigne par n un entier naturel strictement supérieur à 1. On note Mn (Z) l’ensemble des matrices carrées de taille
n, à coefficients dans Z et on désigne par I n la matrice identité de Mn (Z).

PARTIE A

1. À quelle condition nécessaire et suffisante portant sur son déterminant, une matrice A de M2 (R) est-elle in-
versible ? Exprimer alors det(A −1 ) en fonction de det(A).
µ ¶
a c
2. Soit A = ∈ M2 (Z) ; (a, b, c, d ) ∈ Z4 .
b d
Montrer que A admet une matrice inverse A −1 et que A −1 est, elle aussi, un élément de M2 (Z) si, et seulement
si, det(A) ∈ {−1, 1}.
Donner alors l’expression de A −1 en fonction de a, b, c, d .
On notera désormais SL 2 (Z) le sous-ensemble de M2 (Z), constitué des matrices M telles que det(M ) = 1.
µ ¶
5 c
3. Déterminer les couples (b, c) ∈ Z2 tels que A 4 = ∈ SL 2 (Z).
b 1

PARTIE B

On désignera par C 2 (Z) l’ensemble des matrices A de M2 (Z) telles qu’il existe un entier naturel p, non nul, vérifiant
Ap = I2.
Pour chaque matrice A de C 2 (Z), on admet qu’il existe un plus petit entier naturel q non nul tel que A q = I 2 , on le note
h(A) ; il est ¶ l’ordre de la matrice A.
µ appelé
a c
Soit A = une matrice de C 2 (Z), d’ordre h(A) = p.
b d
1. Montrer que A admet une matrice inverse A −1 appartenant à M2 (Z).
En déduire les valeurs possibles de det(A).
2. Vérifier que A −1 ∈ C 2 (Z). Comparer h(A) et h(A −1 ).
3. On notera λ1 et λ2 les valeurs propres complexes, éventuellement confondues, de A.
Montrer que λ1 et λ2 sont de module 1.
4. Exprimer en fonction de λ1 et λ2 la trace, Tr(A), de la matrice A.
5. En déduire que Tr(A) ∈ {−2, −1, 0, 1, 2}.
µ ¶ µ ¶
2 −3 0 −1
6. Montrer que les matrices C = et D = appartiennent à C 2 (Z) et déterminer leurs ordres. La
1 −2 1 −1
matrice produit C D appartient-elle à C 2 (Z) ?
On note χ A (X ) = det(X I 2 − A) le polynôme caractéristique de la matrice A.
7. Exprimer χ A (X ) en fonction de det(A) et Tr(A).
8. Vérifier qu’il y a 10 polynômes caractéristiques possibles ; déterminer dans chacun des cas les valeurs propres
de A. En utilisant B.3, vous excluerez 4 de ces cas.
9. Dans les six cas restants, montrer que A est diagonalisable dans C et déterminer l’ordre de A.
10. En déduire l’existence et la valeur du plus petit entier naturel non nul p 2 tel que :

∀A ∈ C 2 (Z) A p2 = I2

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Concours Blanc - Epreuve 1 Page 2 sur 2

PARTIE C

Dans cette partie, n est un entier strictement positif, E désigne un espace vectoriel réel de dimension finie n, L (E )
l’ensemble des endomorphismes de E , IdE l’identité de E et 0E l’endomorphisme nul de E .
1. Dans cette question, E est de dimension 2. On considère la base B = (e 1 , e 2 ) de E .
On considère l’application linéaire f ayant pour matrice, dans la base B :
µ ¶
1 1 −1
M=
3 −2 2
(a) Montrer que f est un projecteur. Quel est son rang ?
(b) Déterminer le noyau et l’image de f .
2. Dans cette question, E est de dimension 3. On considère la base B = (e 1 , e 2 , e 3 ) de E .
D désigne la droite vectorielle engendrée par le vecteur ϵ1 = e 1 + 3e 2 − e 3 et P le plan engendré par les vecteurs
ϵ2 = e 1 − e 3 et ϵ3 = 2e 1 − e 2 .
Déterminer la matrice, dans la base B, du projecteur sur P parallèlement à D.
3. Dans cette question et jusqu’à la fin de cette partie, p désignera un projecteur de E , où E est un espace vectoriel
de dimension n.
Montrer que Ker (p) et Im (p) sont supplémentaires dans E .
(Indication : on pourra écrire, pour x ∈ E , x = [x − p(x)] + p(x).)
4. Soit q l’endomorphisme défini par : q = IdE − p. Montrer que q est un projecteur de E .
Déterminer le noyau et l’image de q. Calculer p ◦ q et q ◦ p.
5. Soient p 1 et p 2 deux projecteurs de E et q = p 1 + p 2 − p 2 ◦ p 1 .
(a) Montrer que si p 1 ◦ p 2 = 0E , alors q est un projecteur de E .
(b) Montrer que Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ) ⊂ Ker (q).
(c) Montrer que si p 1 ◦ p 2 = 0E , alors Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ) = Ker (q).

Problème II – Probabilités
Soit p un réel appartenant à l’intervalle ouvert ]0; 1[. On note q = 1 − p.
On dispose dans tout l’exercice d’une même pièce dont la probabilité d’obtenir PILE vaut p.
On procède à l’expérience suivante E : « On effectue une succession illimitée de lancers de la pièce ».
On note :
• pour tout entier naturel non nul n, X n la variable aléatoire égale au nombre de PILE obtenus lors des n premiers
lancers de la pièce ;
• pour tout entier naturel non nul j , F j l’événement : « La pièce donne FACE lors du j -ième lancer » ;
• Y la variable aléatoire égale au nombre de FACE obtenus avant l’apparition du second PILE.
Par exemple, si les lancers ont donné dans cet ordre : « FACE, PILE, FACE, FACE, PILE », alors Y = 3.
On admet que les variables aléatoires X n (n ∈ N∗ ) et Y sont définies sur un même espace probabilisé modélisant
l’expérience E .
1. Soit n un entier naturel non nul.
Donner la loi de X n . Préciser la valeur de son espérance E(X n ) et de sa variance V(X n ).
2. Déterminer les valeurs prises par la variable aléatoire Y .
3. Donner les valeurs des probabilités :

P (Y = 0), P (Y = 1) et P (Y = 2)

4. Soit n un entier naturel. Justifier que les événements :

(Y = n) et (X n+1 = 1) ∩ F n+2

sont égaux.
5. Prouver que :
∀n ∈ N, P (Y = n) = (n + 1)p 2 q n
6. Vérifier par le calcul que :
+∞
X
P (Y = n) = 1
n=0

7. Démontrer que la variable aléatoire Y possède une espérance E(Y ) et donner sa valeur.
8. Soit k ∈ N∗ . On note Yk la variable aléatoire égale au nombre de FACE obtenus avant l’apparition du k-ième
PILE. En particulier, on a Y2 = Y .
En généralisant la méthode utilisée dans les questions précédentes, déterminer la loi de Yk .

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