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Le document présente la correction d'un concours blanc en mathématiques, axé sur l'algèbre et les propriétés des matrices. Il traite des conditions d'inversibilité des matrices, des déterminants, des valeurs propres, et des polynômes caractéristiques. La conclusion souligne que l'ordre de toute matrice dans un certain ensemble est limité à des valeurs spécifiques, avec des implications sur les puissances de ces matrices.

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Correction du Concours Blanc - Epreuve 1 Page 1 sur 4

CORRECTION DU CONCOURS BLANC - EPREUVE 1

PROBLÈME I - ALGÈBRE
Partie A
/1 1. Soit A ∈ M2 (R). A est inversible si et seulement si det(A) ̸= 0 .
1
De plus, si A est inversible, alors det(A −1 ) = det(A) .

2. • Supposons que A est inversible et que A −1 ∈ M2 (Z).


1
Alors det(A) ∈ Z∗ et det(A −1 ) ∈ Z avec det(A −1 ) = det(A) par 1. ;
1
det(A) et det(A) sont des entiers, donc det(A) = ±1.
• Réciproquement, supposons que det(A) = ad − bc = ±1.
Alors det(A) ̸= 0, donc A est inversible par 1. µ ¶ µ ′¶
x x
Inversons alors A par la résolution du système A = ′ d’inconnues x et y, où (x ′ , y ′ ) ∈ R2 .
y y
µ ¶ µ ′¶
ax + c y = x ′ (ad − bc)x = d x ′ − c y ′
½ ½
x x
A = ′ ⇐⇒ ⇐⇒
y y bx + d y = y ′ (ad − bc)y = −bx ′ + a y ′
µ ¶ µ ¶
d −c d −c
/2 donc A −1 = ad 1−bc =± ∈ M2 (Z)
−b a −b a
On a donc prouvé que A est inversible et A −1 ∈ M2 (Z) si et seulement si det(A) = ±1 .
µ ¶
−1 d −c
De plus, dans ce cas, A = ± .
−b a
µ ¶
5 c
3. Soient b et c dans Z. Alors A 4 = ∈ SL 2 (Z) ⇐⇒ 5 − bc = 1 ⇐⇒ bc = 4
b 1
/1 Donc A 4 ∈ SL 2 (Z) ⇐⇒ (b, c) ∈ {(1, 4), (−1, −4), (2, 2), (−2, −2), (4, 1), (−4, −1)} .

Partie B
1. A ∈ C 2 (Z), et h(A) = p ∈ N∗ , donc A p = I 2 . Ainsi, A.A p−1 = I 2 avec p − 1 ∈ N : on reconnaît que A est inversible,
et que A −1 = A p−1 . Or A ∈ M2 (Z), donc A p−1 ∈ M2 (Z).
On a montré que si A ∈ C 2 (Z), alors A est inversible, et A −1 ∈ M2 (Z) .
/1,5 De plus, d’après A-3., si A ∈ C 2 (Z), alors det(A) = ±1 .
2. Pour A ∈ C 2 (Z) d’ordre h(A) = p, on calcule :
(A −1 )p = (A p )−1 = I 2−1 = I 2 , donc A −1 ∈ C 2 (Z), et h(A −1 ) É h(A).
/1 On procède de même pour A −1 ∈ C 2 (Z) d’ordre h(A −1 ) : son inverse A ∈ C 2 (Z), et h(A) É h(A −1 ).
Finalement, si A ∈ C 2 (Z), alors A −1 ∈ C 2 (Z) et h(A) = h(A −1 ) .
3. Soit λ une valeur propre complexe de A. Alors AX = λX pour X ∈ M2,1 (C) et X ̸= 0.
On pourrait montrer par récurrence sur p que ∀p ∈ N, A p X = λp X .
Or pour p = h(A), A p = I 2 , donc X = λp X . De plus, X ̸= 0, donc λp = 1, et donc |λ| = 1.
/1 Finalement, si A ∈ C 2 (Z), alors ses valeurs propres complexes λ1 et λ2 sont de module 1 .
λ1
µ ¶

4. Toute matrice complexe est trigonalisable, donc il existe P ∈ GL2 (C) telle que P −1 AP = T = donc
0 λ2
Tr(A) = Tr(P −1 AP ) = λ1 + λ2 .
/1 On a prouvé que si A ∈ C 2 (Z), alors Tr(A) = λ1 + λ2 somme de ses valeurs propres .
5. A ∈ C 2 (Z), donc Tr(A) ∈ Z. De plus, par B-4., |Tr(A)| = |λ1 + λ2 | É |λ1 | + |λ2 | = 1 + 1 = 2 par B-3.
/1 Donc Tr(A) ∈ Z ∩ [−2, 2] et on a prouvé que si A ∈ C 2 (Z), alors Tr(A) ∈ {−2, −1, 0, 1, 2} .
6. Les matrices Cµ et D sont µ M2 (Z).
¶ µ bien ¶dans ¶
2 2 −3 2 −3 4 − 3 −6 + 6
De plus, C = = = I 2 donc C ∈ C 2 (Z) et h(C ) = 2 .
1 −2 1 −2 2 − 2 −3 + 4
µ ¶µ ¶ µ ¶
0 −1 0 −1 −1 1
De même, D 2 = = et D 3 = D 2 .D = I 2 donc D ∈ C 2 (Z) et h(D) = 3 .
1 −1 1 −1 −1 0
p p
µ ¶
−3 1
On calcule C D = de polynôme caractéristique X 2 + 2X − 1 = (X + 1 + 2)(X + 1 − 2).
−2 1
p
/3 Les valeurs propres de C D sont −1 ± 2 de modules différents de 1, donc par B-3., C D ̸∈ C 2 (Z) .

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Correction du Concours Blanc - Epreuve 1 Page 2 sur 4

¯ ¯
¯X − a −c ¯¯
7. On calcule χ A (X ) = det(X I 2 − A) = ¯¯ = (X − a)(X − d ) − bc = X 2 − (a + d )X + ad − bc
−b X − d¯
/1 Donc χ A (X ) = X 2 − Tr(A)X + det(A) .
8. Par B-1., det(A) peut prendre 2 valeurs différentes, et par B-5., Tr(A) peut prendre 5 valeurs différentes
donc A peut avoir 2 × 5 = 10 polynômes caractéristiques différents .
Cas det(A) Tr(A) χ A (X ) valeurs propres de A
2
1 1 −2 X + 2X + 1 −1 (double)
2 1 −1 X2 + X +1 j et j 2
3 1 0 X2 +1 i et −i
4 1 1 X2 − X +1 − j et − j 2
/3,5 5 1 2 X 2 − 2X + 1 1 (double)
p p
6 −1 −2 X 2 + 2X − 1 −1 −p 2 et −1p+ 2 exclu par B-3.
−1+ 5 −1− 5
7 −1 −1 X2 + X −1 2 et 2 exclu par B-3.
8 −1 0 X2 −1 1 et
p
−1 p
1+ 5 1− 5
9 −1 1 X2 − X −1 2p et 2 p exclu par B-3.
10 −1 2 X 2 − 2X − 1 1 − 2 et 1 + 2 exclu par B-3.
9. Dans les cas 2,µ3, 4 et¶8, les valeurs ¶ de A sont distinctes, donc A est diagonalisable.
µ propres
j 0 2 j2 0
De plus, D 2 = ̸= I 2 , D 2 = ̸= I 2 , et D 23 = I 2 , donc h(A) = 3 dans le cas 2.
0 j2 0 j
On procède de même pour les cas 3, 4 et 8.
Cas n°1, où −1 est valeur propre double :
−1 α
µ ¶
χ A (X ) est scindé, donc A est trigonalisable, et A = P T P , où P ∈ GL2 (R) et T =
−1
avec α ∈ R.
0 −1
Or A ∈ C 2 (Z), donc avec h(A) = p,¶on obtient A p = I 2 , ou encore : P T p P −1 = A p = I 2 , donc T p = I 2 .
p
−pα(−1)p
µ
(−1)
De plus, T p = et p ∈ N∗ , donc α = 0, et A est diagonalisable !
0 (−1)p
Enfin, dans ce cas n°1, Tr(A) = −2 donc A ̸= I 2 , et A 2 = I 2 , donc h(A) = 2.
Cas n°5 : comme pour le cas n°1, A est diagonalisable, et dans ce cas, A = I 2 , donc h(A) = 1.
Finalement, dans tous les cas, si A ∈ C 2 (Z), alors A est diagonalisable dans C .
Cas det(A) Tr(A) χ A (X ) valeurs propres de A h(A)
1 1 −2 X 2 + 2X + 1 −1 (double) 2
2 1 −1 X2 + X +1 j et j 2 3
/2 Tableau récapitulatif des ordres de A : 3 1 0 X2 +1 i et −i 4
2
4 1 1 X − X +1 − j et − j 2 6
5 1 2 X 2 − 2X + 1 1 (double) 1
8 −1 0 X2 −1 1 et −1 2
10. Par ce qui précède, l’ordre de toute matrice de C 2 (Z) est 1, 2, 3, 4 ou 6.
Soit A dans C 2 (Z). Alors A 12 = (A 1 )12 = (A 2 )6 = (A 3 )4 = (A 4 )3 = (A 6 )2 = I 2 .
Donc ∀A ∈ C 2 (Z), A 12 = I 2 , et le plus petit p 2 ∈ N∗ tel que A p 2 = I 2 existe, avec p 2 É 12.
De plus, soient F ∈ C 2 (Z) d’ordre 4, et G ∈ C 2 (Z) d’ordre 6.
/1 Alors F 4 = F 8 = F 12 = I 2 et G 6 = G 12 = I 2 et aucune autre puissance de F ou de G inférieure à 12 ne donne I 2 : le
plus petit entier naturel non nul tel que F p = G p = I 2 est bien 12, et donc p 2 Ê 12.
Finalement, le plus petit entier naturel non nul p 2 tel que ∀A ∈ C 2 (Z), A p 2 = I 2 , existe et vaut 12 .

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Correction du Concours Blanc - Epreuve 1 Page 3 sur 4

Partie C
µ ¶µ ¶ µ ¶ µ ¶
1 12 −1 1 −1 1 3 −3 1 1 −1
1. (a) On calcule M = = = = M , donc f ◦ f = f .
9 −2 2 −2 2 9 −6 6 3 −2 2
Comme f est linéaire, alors f est un projecteur .
/2 rg( f ) = rg(M ). De plus, les lignes de M sont proportionnelles, donc rg(M ) É 1.
Enfin, M ̸= 02 , donc rg(M ) Ê 1. Finalement, rg( f ) = 1 .
(b) On note C 1 et C 2 les colonnes de M ; alors C 1 + C 2 = 02,1 , donc Vect(1, 1) ⊂ Ker ( f ). De plus, par le théorème
du rang, dim(Ker ( f )) = 2 − rg( f ) = 1 par (a), donc Ker ( f ) = Vect((1, 1)) .
/2 Par ailleurs, Im ( f ) = Vect(C 1 ,C 2 ) = Vect(C 1 ) car C 2 = −C 1 , donc Im ( f ) = Vect((1, −2)) .
2. On note p le projecteur sur P parallèlement à D, et B sa matrice.
   1
 p(ϵ1 ) = 0  p(e 1 ) + 3p(e 2 ) − p(e 3 ) = 0  p(e 2 ) = 3 (−e 1 + e 3 ) L 1 − L 2
Alors p(ϵ2 ) = ϵ2 ⇒ p(e 1 ) − p(e 3 ) = e 1 − e 3 ⇒ p(e 1 ) = 2 (p(e 2 ) + 2e 1 − e 2 ) = 61 (5e 1 − 3e 2 + e 3 )
1

p(ϵ3 ) = ϵ3 2p(e 1 ) − p(e 2 ) = 2e 1 − e 2 p(e 3 ) = p(e 1 ) − e 1 + e 3 = 61 (−e 1 − 3e 2 + 7e 3 )


  
 
5 −2 −1
1
/2 Finalement, la matrice de p relativement à B est B = −3 0 −3 .
6
1 2 7
3. • Montrons que Ker (p) ∩ Im (p) = {0E }
Soit y ∈ Ker (p) ∩ Im (p). Alors p(y) = 0E et ∃x ∈ E , p(x) = y.
Or p(x) = p(p(x)) = p(y) = 0E , donc p(x) = 0E , c’est-à-dire y = 0E : on a montré que Ker (p) ∩ Im (p) ⊂ {0E }.
De plus, Ker (p) ∩ Im (p) est un espace vectoriel, d’où {0E } ⊂ Ker (p) ∩ Im (p). Ainsi, Ker (p) ∩ Im (p) = {0E }.
• Montrons que Ker (p) + Im (p) = E
Soit x ∈ E ; montrons que x ∈ Ker (p) + Im (p). On remarque que x = x − p(x) + p(x).
Or, p(x − p(x)) = p(x) − p(p(x)) = p(x) − p(x) = 0E , donc x − p(x) ∈ Ker (p).
Alors x = [x − p(x)] + p(x) avec x − p(x) ∈ Ker (p) et p(x) ∈ Im (p) : on a montré que E ⊂ Ker (p) + Im (p).
/2 Enfin, Ker (p) + Im (p) ⊂ E , donc Ker (p) + Im (p) = E
Finalement on a montré que Ker (p) ⊕ Im (p) = E .
4. (a) p ∈ L (E ) donc q = IdE − p ∈ L (E ) ; de plus, q ◦ q = (IdE − p) ◦ (IdE − p) = IdE − 2p + p = IdE − p = q
et on a montré que q est un projecteur de E .
(b) Déterminons le noyau de q. Soit x ∈ E .
x ∈ Ker (q) ⇐⇒ q(x) = 0E ⇐⇒ x − p(x) = 0E ⇐⇒ p(x) = x ⇐⇒ x ∈ Im (p), donc Ker (q) = Im (p) .
(c) Déterminons l’image de q. Soit x ∈ E .
x ∈ Im (q) ⇐⇒ q(x) = x ⇐⇒ x − p(x) = x ⇐⇒ p(x) = 0E ⇐⇒ x ∈ Ker (p) donc Im (q) = Ker (p) .
(d) Calculs de p ◦ q et q ◦ p :
p ◦ q = p ◦ (IdE − p) = p − p ◦ p = p − p = 0L (E ) et q ◦ p = (IdE − p) ◦ p = p − p ◦ p = 0L (E )
/2 donc p ◦ q = 0L (E ) et q ◦ p = 0L (E ) .

5. (a) (p 1 , p 2 ) ∈ L (E )2 , donc q ∈ L (E ) ; de plus avec p 1 ◦ p 2 = 0L (E ) , on obtient :


q ◦ q = (p 1 + p 2 − p 2 ◦ p 1 ) ◦ (p 1 + p 2 − p 2 ◦ p 1 )
= p1 ◦ p1 + p1 ◦ p2 − p1 ◦ p2 ◦ p1 + p2 ◦ p1 + p2 ◦ p2 − p2 ◦ p2 ◦ p1 − p2 ◦ p1 ◦ p1 − p2 ◦ p1 ◦ p2 + p2 ◦ p1 ◦ p2 ◦ p1
= p 1 + 0 E − 0 E + p 2 ◦ p 1 + p 2 − p 2 ◦ p 1 − p 2 ◦ p 1 − 0E + 0 E = p 1 + p 2 − p 2 ◦ p 1 = q
/1 On a donc montré que q est un projecteur de E si p 1 ◦ p 2 = 0L (E ) .
(b) Soit x ∈ Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ). Montrons que x ∈ Ker (q).
x ∈ Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ) ⇒ p 1 (x) = p 2 (x) = 0E
Alors q(x) = p 1 (x) + p 2 (x) − p 2 (p 1 (x)) = 0E + 0E − p 2 (0E ) = 0E , donc x ∈ Ker (q)
/1 et on a montré que Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ) ⊂ Ker (q) .
(c) Soit x ∈ Ker (q). Montrons que x ∈ Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ).
x ∈ Ker (q) ⇒ p 1 (x) + p 2 (x) − p 2 (p 1 (x)) = 0E ⇒ p 2 (p 1 (x) + p 2 (x) − p 2 (p 1 (x))) = p 2 (0E )
⇒ p 2 (p 1 (x)) + p 2 (x) − p 2 (p 1 (x)) = 0E ⇒ p 2 (x) = 0E donc Ker (q) ⊂ Ker (p 2 ).
De plus, x ∈ Ker (q) ⇒ p 1 (x) + p 2 (x) − p 2 (p 1 (x)) = 0E ⇒ p 1 (p 1 (x) + p 2 (x) − p 2 (p 1 (x))) = p 1 (0E )
⇒ p 1 (x) + p 1 (p 2 (x)) − p 1 (p 2 (p 1 (x))) = 0E . Or p 1 ◦ p 2 = 0L (E ) , donc p 1 (x) = 0E .
Ainsi, Ker (q) ⊂ Ker (p 1 ). Par conséquent, Ker (q) ⊂ Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ), et avec (b), on a finalement montré
/1 que si p 1 ◦ p 2 = 0E , alors Ker (q) = Ker (p 1 ) ∩ Ker (p 2 ) .

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Correction du Concours Blanc - Epreuve 1 Page 4 sur 4

PROBLÈME II - PROBABILITÉS
1. Soit n ∈ N∗ . On reconnaît que X n est le nombre de succès (obtenir PILE) dans une suite de n épreuves de
Bernoulli identiques et indépendantes de probabilité de succès p, donc :
X n suit une loi binomiale de paramètres n et p pour tout n ∈ N∗ .
/2 Par conséquent, ∀n ∈ N∗ , E(X n ) = np et V(X n ) = np(1 − p) .
2. Y peut prendre toutes les valeurs entières positives ou nulles, via les lancers de la forme (PILE, PILE), (FACE,
/0,5 PILE, PILE), ... (FACE, ..., FACE, PILE, PILE) donc Y (Ω) = N .
| {z }
n fois
3. (a) (Y = 0) = (F̄ 1 , F̄ 2 ) et les lancers sont indépendants, donc P (Y = 0) = P (F̄ 1 )P (F̄ 2 ) = p.p.
/0,5 Alors P (Y = 0) = p 2 .
(b) (Y = 1) = (F 1 , F̄ 2 , F̄ 3 ) ∪ (F̄ 1 , F 2 , F̄ 3 ) ; c’est une réunion disjointe, donc :
P (Y = 1) = P (F 1 , F̄ 2 , F̄ 3 ) + P (F̄ 1 , F 2 , F̄ 3 )
= P (F 1 )P (F̄ 2 )P (F̄ 3 ) + P (F̄ 1 )P (F 2 )P (F̄ 3 ) car les lancers sont indépendants
/1 = (1 − p)p.p + p(1 − p)p donc P (Y = 1) = 2p 2 (1 − p) .
/1 (c) (Y = 2) = (F 1 , F 2 , F̄ 3 , F̄ 4 ) ∪ (F 1 , F̄ 2 , F 3 , F̄ 4 ) ∪ (F̄ 1 , F 2 , F 3 , F̄ 4 ) réunion disjointe, donc comme en (b), P (Y = 2) =
(1 − p)2 p 2 + (1 − p)p(1 − p)p + p(1 − p)2 p, et P (Y = 2) = 3p 2 (1 − p)2 .
4. Soit n ∈ N.
• Si l’événement (Y = n) est réalisé, alors on obtient n FACE avant le second PILE, donc lors des n+1 premiers
lancers, on obtient n FACE et un PILE, et au (n + 2)ème lancer, on obtient un PILE.
Par conséquent, (X n+1 = 1) ∩ F̄ n+2 est réalisé.
• Si l’événement (X n+1 = 1) ∩ F̄ n+2 est réalisé, alors on obtient un PILE lors des n + 1 premiers lancers, donc
/1 aussi n FACE. De plus, on obtient PILE au (n + 2)ème lancer. On obtient donc n FACE avant le second PILE,
et (Y = n) est réalisé.
Par conséquent, ∀n ∈ N, (Y = n) = (X n+1 = 1) ∩ F̄ n+2 .
5. Soit n ∈ N. Les lancers sont indépendants, donc les événements (X n+1 = 1) et F̄ n+2 qui font intervenir des
¡ ¢ 1 Alors npar 4., P (Y = n) = nP (X n+1 = 1)P (F̄ n+2 ).
lancers différents, sont indépendants.
De plus, par 1., P (X n+1 = 1) = n+1
1 p (1 − p) = (n + 1)p(1 − p) .
/1 Enfin, P (F̄ n+2 ) = p, donc ∀n ∈ N, P (Y = n) = (n + 1)p 2 (1 − p)n = (n + 1)p 2 q n .
+∞
1
xn =
P
6. D’après les propriétés sur les séries entières, ∀x ∈] − 1, 1[, S(x) = 1−x
n=0
+∞
1
De plus, S est dérivable sur ] − 1, 1[, et ∀x ∈] − 1, 1[, S ′ (x) = nx n−1 =
P
(1−x)2
n=1
+∞
1
ou encore : ∀x ∈] − 1, 1[, S ′ (x) = (n + 1)x n =
P
(1−x)2
.
n=0
+∞
1
(n + 1)q n converge, et (n + 1)q n = = p12 .
P P
Or p ∈]0, 1[, donc q = 1 − p ∈]0, 1[, donc la série (1−q)2
n n=0
/2 Par conséquent, la série de terme général (n + 1)p 2 q n converge, et sa somme vaut p 2 × p12 = 1.
P +∞
P
Finalement, la série P (Y = n) converge, et P (Y = n) = 1 .
n n=0

7. On continue à utiliser la fonction S de la question précédente : S ′ est dérivable sur ] − 1, 1[,


+∞
2
et ∀x ∈] − 1, 1[, S ′′ (x) = n(n + 1)x n−1 = (1−x)
P
3 (convergence absolue).
n=1
De plus, ∀n ∈ N, nP (Y = n) = n(n + 1)p 2 q n et q ∈]0, 1[, donc la série n(n + 1)q n converge absolument.
P
P
Par conséquent, la série nP (Y = n) converge absolument, et Y admet une espérance finie .
+∞ +∞ 2q
2 2 2
nP (Y = n) = p 2 q n(n + 1)q n−1 = p 2 q (1−q)
P P
/2 On calcule E(Y ) = 3 = p q p 3 donc E(Y ) = p .
n=1 n=1
8. Soit k ∈ N∗ ; comme à la question 2., Yk (Ω) = N.
Soit n ∈ N ; comme à la question 4., (Yk = n) = (X n+k−1 = k − 1) ∩ F̄ n+k .
Les événements (X n+k−1 = k − 1) et F̄ n+k sont¡encore ¢ indépendants,
/1 donc P (Y = n) = P (X n+k−1 = k − 1)P (F̄ n+k ) = n+k−1
k−1 p
k−1 n
q × p.
¡n+k−1¢ k n
Finalement, ∀k ∈ N , Yk (Ω) = N et ∀n ∈ N, P (Yk = n) = k−1 p q .

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